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 Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~

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Dead Master

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MessageSujet: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Mer 27 Mar - 23:02

Première semaine : Réflexion.


Un bip incessant retenait mon souffle, détestant ce bruit me cassant les oreilles, je soupirais de lassitude. A croire que j’avais fondé ma carrière sur ce même bip, me rappelant mes dures années d’enfant coincée dans un laboratoire, à la merci de scientifiques dégénérés. Laissant mon regard se porter sur l’une des machines, je suivais avec insistance cette courbe cardiaque si se formait devant moi. Son pouls était normal, je pouvais déjà me sentir « rassurée » de cela. Pas du tout d’ailleurs en pensant que jamais je ne m’aurais cru, essayer de sauver la vie de ce louveteau. Comment en étais-je arrivée à cela ? Comment se faisait-il que Kaïla-Chan se trouve sur ma table d’opération, branchée à diverses machines avec Yume-Chan à ses côtés, complètement anéantie ? Il fallait revenir quelques jours en arrière pour comprendre.

Le passage en rang, une étape cruciale pour les jeunes gens peuplant mon académie, en ce beau samedi, nous étions des centaines à suivre le combat opposant la chienne de mon ange et celle qui se faisait appeler ma « nièce ». Kaïla s’opposant à Yomi. Rien de bien excitant, alors pourquoi étais-je venue aujourd’hui ? Par simple caprice, cela allait de soi. De plus, j’avais besoin de fuir la maison, même maison qui avait accueillie le jour d’avant un enfant. Rei Yu, cette petite boule de poile qui ne savait se taire. Mais là n’était pas la question, parlons plutôt de ce combat ayant mis à mort l’élève de mon chef-d’œuvre. Les coups volèrent, les éclairs ainsi que les jets de sang, les cris de douleur mélangés à ceux de l’adrénaline de ce combat opposant un nouveau né à un monstre avide de sang. Cela n’avait rien de plaisant, je devais avouer m’être ennuyée durant ce combat. Ce n’est que par mes paroles diverses et celle de mon amante à l’égard de Yume, que nous sommes restées jusqu’au bout. Du moins cette pensée était réaliste jusqu’à ce qu’un élément primordial ne vienne nous sauter aux yeux. Avant de se faire trancher par la lame de Yomi, notre chère Kaïla s’était effondrée, laissant donc des ouvertures monstres à son adversaire. Était-ce sa jauge qui était à sec ? Loin de là, son flux de matérialisation bouillait encore dans tout son corps. Qu’était-ce donc ? Huhu ~

Sa maladie ~ La pierre de notre chère Kaïla vira au rouge, montrant bien que « sa dite maladie » s’était réveillée durant cette lutte d’acharnées. Et qu’y avait-il de mal dans tout cela ? Tant que celle-ci restait dans l’arène, rien, mais une fois dehors cela était une autre histoire. Et cela se produisit bien évidemment. Et c’est également à partir de cet instant que tout se chamboula, Yume-Chan au sol pleurant l’inconscience de son amie, mon arrivée et les cris de mon enfant, le regard pesant de mon amante et mon sourire me disant qu’enfin, j’en avais fini de cette ordure de Kurayami ~

- SAUVE LA ! JE SAIS QUE TU PEUX LE FAIRE ! SAUVE LA AYAME !

Des cris, des paroles qui ne me touchèrent pas. Pourquoi viendrais-je sauver cette chose alors que je n’attendais que sa mort ? Qu’est-ce qui m’avait poussé à le faire ? La détermination de Yume-Chan, ou alors un simple caprice ? Encore maintenant j’hésitais. Il allait de soi également, que si j’arrivais à sauver sa pauvre petite âme, je demanderai quelque chose en retour, mais cela, vous le saurez uniquement à la fin de cette histoire ~

C’est donc ainsi, que le corps de la jeune Kaïla se retrouva sur ma table d’opération. Assise sur une chaise haute devant mon plan de travail à basculer des cellules dans tous les sens en leurs injectant x et x remèdes que j’essayais de créer pour l’enfant malade, je me retrouvais sans ressource. Ce virus était terrible et aussi étrange que cela pouvait l’être, moi-même je ne savais comment m’y prendre pour le soigner. Devrais-je l’arracher tout simplement en lui amputant la moitié du corps, devrais-je le laisser là en l’enfermant dans une sphère de matérialisation ? Bien évidemment que non. Si je devais la soigner, ce n’était pas pour la retrouver dans ce lieu. Soupirant en me levant pour m’approcher de Yume, je déposais ma mains sur sa tête avant de lui adresser quelque parole douce ~

- Yume-Chan sait-elle que je ne suis pas sûre de réussir ce qu’elle me demande ~

Non, je n’étais pas sûre du tout, loin de là d’ailleurs. Mais je ne pouvais mettre des conclusions hâtives tant que je n’aurais pas découpé le corps de Kurayami. Pour le moment celle-ci se faisait vider de sa matérialisation, laissant son corps hors de portée de son pouvoir, ne laissant plus qu’une carcasse humaine sur la table. Pourquoi devais-je faire cela ? Ne dit-on pas qu’une fois pourvue de la matérialisation, plus aucune maladie ne nous touche ? Oui et non ~ Celle que nous avions avant d’être transformé restait, grandissait au point de devenir plus résistante. Dans ce cas-ci, nous pouvions dire que la cellule contaminée de Kaïla s’était nourrie de la matérialisation pour se propager ~ Soit. Là n’était pas le plus important. Me relevant en entendant l’une de mes machines m’annoncer que son corps n’était plus que celui d’une humaine banale, je me déplaçais vers la table pour déposer ma main sur la cicatrice se trouvant sur le cou de mon cobaye. Attirant son dossier jusqu’à mes doigts, je feuilletais les notes d’Akiha, relisant depuis déjà une semaine ces mêmes mots, ces mêmes expériences sur l’enfant malade. Dieu, j’étais tombée amoureuse d’un monstre ~ Quoi de mieux quand nous en étions un, nous-mêmes ~

- C’est un fléau ~ Mais bon, allons voir ce qui se cache là-dessous ~

Matérialisant un scalpel dans ma main, je posais la lame sur ladite maladie. Laissant mes yeux parcourir encore les lignes du dossier alors que je tranchais déjà sa peau, je formais une petite incision partant du haut de son cou jusqu’à la naissance de sa poitrine, utilisant un écarteur pour y voir plus clair, je plongeais mes yeux dans sa peau ouverte. Rien, je ne voyais rien. Levant les yeux vers la machine me montrant son rythme cardiaque, je laissais retomber mes yeux en voyant que rien d’anormal ne se présentait. Serait-il possible que la cellule empoisonnée se serait déplacée ? Ouvrant encore un peu plus le corps mais cette fois-ci, vers le cœur, je m’arrêtais en sentant une chute prochaine arriver. Les humains étaient les pires choses sur lesquelles je devais travailler, ils sont faibles, meurent facilement, dépourvus d’un corps parfait. Des bouts de viandes avariées en somme. Soupirant en laissant une sonde plate tracer son chemin jusqu’à la cellule à atteindre, je laissais mon regard suivre l’écran devant moi. Je la voyais, non, je la sentais mais je ne la voyais pas. Cette chose avait fusionné avec son organisme donc ? ~ Et croire que cela était une invention de mon amante ~ Huhu, je l’aime ~

Sortant ma sonde pour venir y enfoncer un bout de métal pour récupérer des parties de sécrétion du miasme, je me détachais du corps, le laissant comme un vieux déchet pour me poser plus sur ce que j’avais trouvé. Le plaçant dans un petit gobelet que je mis sous un télescope, je regardais celle-ci, s’exciter hors du corps qu’elle parasitait. Injectant un peu de ma matérialisation dedans, je grimaçais en la voyant décupler. Dieu, cette chose était monstrueuse. Soupirant en la laissant brûler dans un coin de mon plan de travail, je m’arrêtais devant le corps, bouteille d’eau en main ramassée sur mon passage. Qu’allais-je faire, comment pouvais-je tuer quelque chose telle que cela ? Mon gène ? Cela était envisageable, mais il allait de soi que je n’étais pas friande à laisser celui-ci soigner Kaïla. Prenant une gorgée en voyant Akiha arriver, je me dirigeais vers l’avant salle de « préparation » pour venir lui toucher deux mots sur ce que j’avais pu voir jusqu’à maintenant.

Me glissant jusque celle-ci en retirant mes gants tachés de sang que je balançais dans la poubelle se trouvant non loin de moi, j’adressais un sourire rayonnant en arrivant à sa hauteur. La prenant dans une petite étreinte avant de poser mes lèvres sur les siennes, je lui quémandais premièrement comment cela se passait-il à la maison ? Était-elle restée avec Rei jusqu'à maintenant ? Cela était possible après tout. Après ces quelques questions d’ordre privé, j’en arrivais vite au vif du sujet ;

- Cette chose en Kaïla-Chan est horrible ~ Moi-même je ne sais comment m’y prendre mon cœur. Je ne compte pointer qui que ce soit du doigt quand Yume-Chan demandera une responsable, il serait préférable que tu te laves de cette histoire Akiha-Chan.

Lui donnant un dernier baiser en l’invitant à me suivre, je rematérialisais des gants avant de m’approcher du corps ouvert. Me penchant dessus pour lui montrer ce que j’avais voulu faire, je me redressais en lui disant ces quelques mots ;

- Le miasme se nourrit du pouvoir de la matérialisation, je n’arrive donc pas à le contenir avec celui-ci. Je ne vois que deux …

M’arrêtant en posant mes yeux sur Yume-Chan, je lui adressais un sourire maternel avant de me diriger vers elle. Déposant ma main sur son front, je l’invitais à m’écouter. Cet endroit n’était pas fait pour elle, surtout si Kaïla se voyait être le bout de chair que j’allais disséquer. Lui demandant donc de partir, je m’attendais également à ce qu’elle refuse. « Si Yume-Chan est là, je ne saurai sauver Kaïla-Chan, il serait préférable que tu partes ». Sa seule réponse fut un visage fermé avant qu’elle me demande de sa voix enraillée « Juste un peu, laisse moi encore rester un peu plus … Ayame. ». Moi ? Vulnérable devant ses demandes ? Je l’avouais. Soupirant en me relevant, je lui demandais tout de même de sortir pour aller me chercher quelques affaires, histoire que de mon côté, je puisse continuer mes explications envers Akiha. La laissant donc sortir sous un accord hésitant, elle partit.

- Je disais donc ~ Lui retirer tout ce qui est contaminé au risque de revoir son organisme recréer la maladie ou utiliser mon gène. Dans les deux cas, l’option numéro une est dérisoire, mais préférable à ma personne. Nous pouvons toujours essayer et en cas de « si jamais », nous nous retournerons sur la deuxième possibilité. Qu’en penses-tu mon cœur ? ~ Comment comptes-tu soigner cette chose infâme ? ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Mer 27 Mar - 23:50

Parfait. Oui, je l'étais. Un petit ajustement dans mon chignon, et j'étais prête pour cette journée des plus intéressantes. Un sourire ravageur sur les lèvres, des habits légers sur le corps, une coiffure impeccable, je pouvais sortir enfin de la salle de bain. Faisons donc résonner mes talons sur le sol, je m'arrêtais un instant dans le couloir surplombant l'espace vital dans lequel je me suis installée pleinement. Ma prochaine destination, sera la chambre de Rei Yu, si je ne l'avais pas vu par dessus la barrière de protection, en train de jouer dans le salon. « Ce môme bouge de trop ! ». C'était vrai, avant d'aller me préparer pour sortir, je l'ai vu à l'étage, tandis que maintenant, il étalait ses joutes en bas. Soupirant légèrement, je pris soin de refermer la porte de sa chambre avant de descendre dans le salon, toujours d'un pas posé. Fixant un instant mon petit garçon qui jouait entre les fauteuils en utilisant des diverses voitures et avions pour faire fonctionner son imagination, je me détournais de lui pour river mon regard sur les deux servantes présentes dans la pièce. Et croire que je devais laisser ce petit avec elles, cela me donnait la chair de poule.

- Rei Yu, je dois partir pour quelques heures. N'oublie pas de ranger tes jouets quand tu auras fini de t'amuser, je ne veux voir aucun d'eux traîner ailleurs que dans ta chambre, à mon retour.

Lui faisant un clin d’œil, je m'approchais de l'enfant pour le prendre dans mes bras, l'arrêtant dans sa démarche pour qu'il m'écoute attentivement. Si Ayame-Sama découvrait son salon jonché de babioles de la sorte quand elle reviendrait de son laboratoire, je ne donnerai pas cher de la peau de Rei Yu. Ce lieu devait rester impeccable, et même moi, je trouvais agaçant de m'asseoir -involontairement- sur un soldat en plastique quand je voudrais regarder la télévision. Enfin, soit, j'étais là pour fixer les règles à cette petite tête blanche. Tant qu'il apprend et écoute, c'est ce qui comptait le plus.

- N'oublie pas, tu ne peux pas rentrer dans la chambre d'Okasama, ni sortir de l'appartement.

Déposant le gamin au sol après un dernier baiser chaste sur sa tignasse, je me détournais de lui afin de me diriger vers la porte de sortie. J'étais déjà en retard -même s'il n'y avait pas forcément d'heure précise- pour ne pouvoir guère m'attarder d'avantage en compagnie de mon petit garçon. Là ; il était temps que j'aille voir l'avancée de ma chère amante fort occupée en ce dimanche. Près de la porte de sortie, je m'arrêtais en me rappelant encore une dernière chose, à croire que c'était le jour aujourd'hui. Main sur la clenche, je tournais ma tête vers l'intérieur de l'espace ouvert tout en déclarant d'une voix douce une dernière recommandation.

- Si tu as faim, demande aux servantes, elles se feront la joie de te servir ~ Si tu veux regarder la tv, c'est d'accord, mais pas plus d'une heure. Et surtout, sois sage, Rei Yu.

Après un dernier regard sévère, je sortis enfin des appartements d'Ayame-Sama. Mais pourquoi donc étais-je si pressée ce dimanche -jour que je devrais passer en compagnie de mon fils et de Dead Master-Sama- pour me dépêcher limite afin d'aller dans les sous-sols. C'était évident quand on savait ce qu'il s'était passé, il y a de cela quelques jours. Mon succès était en train de s'émietter sur une table d'opération après que j'eus osé une manipulation expérimentale sur quelque chose que j'aurais dû laisser en état tel qu'il était. Le virus de Kaïla Kurayami était ma priorité en cette belle journée, cette bactérie que j'ai réussi à dompter il y a de cela quelques années après des nombreuses heures penchées sur le sujet. « Le beau vieux temps, où nous étions libres ~ »... de faire ce qu'on voulait pour sauver les humains ? Certes, mais là n'était pas la question. J'aurais peut-être pas dû m'attaquer à son cas après l'avoir stabilisé, mais en même temps, des nouvelles possibilités se sont ouvertes à moi afin -justement- que je puisse éradiquer complètement ce que j'ai stoppé partiellement dans le passé. Avais-je des remords ? En aucun cas, ce n'était qu'une expérience ratée parmi tant d'autres que j'essayerai de sauver afin que ce soit une réussite totale. Arriverais-je à mes fins ? Je ne saurais le dire. « On verra comment Dead Master s'y prendre ~ Intéressant non ? » Terriblement oui, et rien que pour cela, j'étais prête à passer des journées entières pour regarder l'avancée de cette maladie. Kaïla-Chan avait-elle des chances de survie ? Maigres, mais elles étaient là, et j'aimais les miracles montrant que la médecine n'était pas qu'une science aléatoire.

Pourtant... Je ne m'attendais pas à une réussite soudaine, loin de là. J'ai passé tous mes dossiers sur ce cas à Ayame-Sama, décrivant toutes les expériences que j'ai bien pu faire sur cette enfant pendant des années, l'évolution et même la description des échecs et procédés. Tout y était décrit, mais rien qui puisse anéantir la bactérie entièrement. Et maintenant -après mon injection- rien qui puisse l'arrêter. Du moins c'était mon avis. Un dernier soupir et me voilà descendre dans les sous-sols par le passage du bureau de la directrice. Pourquoi avoir pris ce chemin là, relativement plus long. Simplement pour que je puisse réfléchir dans le calme avant de devoir me confronter à ce cas si particulier. Arrivant donc dans les sous-sols bleutés de matérialisation, je traçais mon chemin jusqu'au laboratoire de Dead Master-Sama, passant tout de même dans le mien afin d'y chercher quelques affaires pouvant m'être utiles pour la tache à venir. Je devais avouer être excitée comme jamais de pouvoir travailler côte-à-côte avec cette brillante scientifique sur un cas tout aussi complexe. À croire qu'un de mes rêves se réalise dans les malheurs de certaines personnes.

Je mis des gants chirurgicaux dans mes poches avant de pénétrer dans le laboratoire où trônait le corps de mon ancienne patiente, je me fis rapidement intercepter par Ayame-Sama -déjà fort occupée à explorer les possibilités- avec des questions n'ayant aucun ordre dans cette pièce pressée par l'urgence. Après tout, combien de temps restait-il de chances vitales à cet enfant, même après qu'elle soit stabilisée ? Pas longtemps, si nous ne trouvions pas de solution rapidement. « Jouissif. Hehe ». Cela l'était, au point que je ne voulais qu'une chose, et c'était d'examiner ce corps viral au plus vite. M'attardant tout de même sur mon amante toujours fidèle à elle-même, je ne pus m'empêcher de lui répondre à ses questions concernant notre petit Rei Yu.

- Cette chose en Kaïla-Chan est horrible ~ Moi-même je ne sais comment m’y prendre mon cœur. Je ne compte pointer qui que ce soit du doigt quand Yume-Chan demandera une responsable, il serait préférable que tu te laves de cette histoire Akiha-Chan.

Ne relevant pas ses paroles, je la suivis dans la pièce du fond pour y découvrir une multitude de machines plus sophistiquées les unes aux autres, toutes connectées au corps couché sur la table d'opération. Il était parfois surprenant de se dire qu'un être humain pouvait être maintenu en vie par ce genre d'engins, et il était encore plus impressionnant de voir qu'autant de tubes et câbles peuvent être reliés à ce même corps. Et tout cela, c'était par ma faute. Pauvre chaton, subir ce genre de choses par une mauvaise manipulation d'un soi-disant scientifique médecin. « Nous avions tenté, nous avons raté, et là, nous avons une chance de nous rattraper ~ ». Je ris ou je pleure sous son ton des plus détendus devant ce cas critique ? Je ne fais rien, je réfléchis. Après tout, si nous réussirons à sauver Kaïla, cela marquera une victoire certaine dans nos projets, il n'y avait que le succès qui comptait à mes yeux. Et il m'était égal de savoir comment les gens me voyaient pour mon sadisme naturel. Aucun regret. Si Yume voudra en découdre, elle devra se passer de mon savoir-faire pour aider son amie. Parlant de cette fille à la cervelle d'un moineau, elle était assise près du corps dans un état pitoyable, à croire que c'était elle qui se trouvait sur la table en inox.

Mettant mes gants avec neutralité, je m'approchais du corps ouvert de Kaïla pour voir ce qu'Ayame-Sama voulait me montrer et à quelles conclusions elle était arrivée. Moi-même, je ne savais pas si nous arriverons à sauver cette enfant de ce qui la rongeait de l'intérieur. C'était de la folie pur et dur de la découper en n'ayant qu'un pour cent de réussite. « Un peu plus avec son gène, hehe » Certes. Mais est-ce que cela suffirait à la sauver si, par après, la matérialisation serait remise dans son corps ; Après tout, c'était mon pouvoir, mon énergie qui l'eut rongé complètement en addition avec les solutés chimiques que je lui ai injecté. Refaire le même procédé que quand elle n’était pas plus haute que trois pommes ? Non, cela n'était plus possible à ce stade. Il fallait tout recommencer, mais dans un autre sens, et plus rapidement. On était dans un point, où il fallait tenter tout et n'importe quoi pour trouver une solution -peut être pas définitive- pour la maintenir en vie. Mais une question s'imposait à mon esprit. Pourquoi Dead Master-Sama essayait de sauver cette gamine qu'elle n'aimait pas ? Personnellement, j'avais des raisons d'essayer, mais elle ? C'était pour Yume. Et cette réalité me sauta aux yeux quand elle délaissa le corps de notre patiente pour venir lui parler d'un ton plus que maternel.

Yume... Elle était déchirée par la maladie de son amie. Moi qui croyais que cette insensible n'aimait qu'elle même, je me voyais quasiment choquée de la voir dans un tel état d'anéantissement dépassant les limites du raisonnable. Yume Kuroi qui ressent des sentiments, et pas n'importe lesquelles. Ceux de l'amitié ? Non, cela allait bien au delà de ça, c'était de l'amour. Mais un amour contraint à rester dans l'ombre sous la peur trônant dans l'esprit des concernées. Et qui était l'obstacle à cette amourette d'enfant, ce n'était autre qu'Ayame-Sama, une sacrée adversité en somme. « Amusant ~ ». Je ne dirais pas cela, parce que même si pour la jeune Kaïla cela ne devait pas être encore compréhensible à son âge, Yume était bien plus mature qu'elle ne paraissait -enfin, peut être- vu qu'elle était plus âgée que moi-même. Oui, pour Yume c'était un vrai amour, le genre de sentiment destructeur mais tout autant réparateur. Si Kaïla mourra, cette fille sera perdue jusqu'à ce que Dead Master-Sama la maîtrise à nouveau. Même si je la détestais, j'étais peinée pour sa petite personne ignorante. Et je l'enviais aussi. Pourquoi donc ? Parce qu'elle aimait d'une émotion pure, sans moindre entrave ternissant l'image dans son esprit. Moi, peut-être jamais je ne ressentirais cette émotion là. Cet amour fou sans moindre contrainte, sans moindre crainte. Oui, j'enviais cette chose sans cervelle. Répugnant. Pourtant... Mon coté gentil me disait de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour que cet amour survive ne serait-ce qu'un jour de plus. « C'est quand même égoïste, sais-tu, Akiha ? » Oui, je le savais. Si je sauve Kaïla pour Yume, Dead Master sera libre à ma personne, ce qui voulait dire que... que j'en ressortirai gagnante de tous les cotés. Voilà que mon objectif était encore plus prononcé par une envie de réussir. Une mine sérieuse sur le visage, bras croisés, je suivis le semblant de Yume des yeux jusqu'à ce qu'elle sorte du laboratoire. Détournant mon regard sur le corps de mon ancienne patiente, je me laissais envahir par mon esprit rationnel sous les paroles chantantes de mon amante.

- Je disais donc ~ Lui retirer tout ce qui est contaminé au risque de revoir son organisme recréer la maladie ou utiliser mon gène. Dans les deux cas, l’option numéro une est dérisoire, mais préférable à ma personne. Nous pouvons toujours essayer et en cas de « si jamais », nous nous retournerons sur la deuxième possibilité. Qu’en penses-tu mon cœur ? ~ Comment comptes-tu soigner cette chose infâme ? ~

Effectivement, retirer cette chose du corps était vain, j'ai déjà essayé de combattre cette monstruosité en la lui arrachant, chose peu aisée sachant que cet organisme propre était vivant et se défendait contre mes assauts. Plus on essaye de l'extraire, plus il s'agrandit et fait mourir son possesseur. L'enlever -même à une vitesse monstre- relevait du même que de tuer Kaïla. De plus, cette chose a tendance à se régénérer, revenir tel un cancer malin, ne laissant place à la guérison. Mais on ne sait jamais, nous pouvons essayer, pour voir ce que cela donnerait. Et puis le gène de la directrice ? Possible que cela fonctionne, mais qui dit qu'après, avec la matérialisation de retour dans son corps, elle pourrait vivre avec ? Personne, en tout cas moi, je ne savais pas. Et Ayame avait l'air de bien dire que -comme c'était moi la fautive de cet état critique- c'était à moi de réparer mes erreurs. Soupirant, yeux braqués sur les machines dans la pièce, je me décidais à laisser sortir mon ombre tout en lui indiquant les fioles que j'eus apportées.

- Je ne saurais vous dire. Si nous étions dans un hôpital normal, cette gamine serait déjà morte, sans moindre chance de survie. Tenter l'impossible à vos cotés est excitant ~

Me mettant de l'autre coté de la table pour donner l'accès à Ayame en face de moi, je laissais mon ombre préparer des fioles -dans un coin de la salle- afin d'y mettre des quantités moindres de la cellule d'Ayame-Sama avec ce que je comptais extraire de cette fille sur la table d'opération. Mes gants bien enfilés, je me saisis sans plus attendre d'une sorte de seringue, mais avec une aiguille beaucoup plus large dont le centre ressemblait plus à un tube qu'autre chose. Un visage plus que tiré par la concentration, je me plongeais entièrement dans ma tache, ne prêtant attention au monde qui m'entourait, ne voyant que la plaie dans laquelle vivait ce virus. Pourquoi étais-je aux commandes au lieu de laisser Akiha le faire ? Parce que ce n'était pas une expérience farfelue, c'était un sauvetage. Plus rien ne transperçait en moi, à part le professionnalisme pur et dur.

- Je vais extraire une partie importante du virus afin de la tester sur le coté avec votre cellule. Par ce fait, je vais l'attaquer, et ainsi, on saura si oui ou non, la première solution est plausible.

Sur cette parole neutre, j'insérais une sonde fine dans le cou du sujet tout en fixant un écran montrant l'image de ce qui se passait à l'intérieur. Contournant les obstacles quelconques pouvait se présenter dans ce corps, j'arrivais rapidement au niveau du corps et là, je me stoppais net. Était-il juste possible de s'en prendre à ce dernier sans endommager son organe vital. Non, je ne pense pas. Mais je vais essayer tout de même. Attachant ma sonde afin qu'elle ne bouge pas avec ma matérialisation, je pris soin de ne pas en utiliser dans son corps, pour ne pas brusquer la bactérie. Les machines en marche, j'enfonçais prudemment l'aiguille en me basant sur l'image à l'écran. Arrivant à son organe avec une lenteur incroyable, je le touchais du bout du métal. Rien, aucune réaction néfaste. Continuant donc, je l'enfonçais encore plus, jusqu'à ce qu'une résistance se présente sous ma main légère. M'arrêtant donc, ne respirant quasiment plus, je procédais au prélèvement, tout aussi lentement jusqu'à ce qu'un « bip » strident ne m'arrête -la seringue à moitié remplie. Ne bougeant plus d'un poil tandis que la tension de Kaïla chutait, seuls mes yeux se levèrent sur l'écran montrant bien qu'elle sombrait.

- Akiha, dix millilitres d'adré... Non. Quinze.

Baissant mes yeux en retirant l'aiguille, je fermais ces derniers, les mains au dessus de l'ouverture, immobile telle une statue sous un « biiiiip » prolongé. J'attendais. J'attendais qu'Akiha s'exécute et injecte le produit dans la perfusion, j'attendais que le pouls revienne dans le cœur comme dans le corps. J'attendais dans un calme effrayant. Et quand le « bip » redevint régulier, seul un sourire s'afficha sur mon visage tandis que mes yeux s'ouvrirent totalement. Ça y est, j'y étais. J'étais prête. Il n'y avait plus de barrières dans mes actions, j'étais dans mon élément, j'étais bien. Passant ce que j'ai réussi à extraire à Akiha pour qu'elle puisse doser les proportions du soluté, je tournais toute mon attention sur l'écran de la sonde, toujours restée dans le corps sur lequel je travaillais. C'était étrange. On aurait dit que le cœur en personne, mutait pour refaire, si pas agrandir, la proportion du virus le recouvrant. Non, c'était pire.

- Le virus est à l’intérieur du cœur et des veines... C'est pire que...« Tu ne l'aurais cru ? Heh. Ca ne fonctionne toujours pas ~ ».

Devrais-je intimer à mon ombre de se concentrer sur sa tâche au lieu de supposer mes dires ? Quelle importance après tout, tant qu'elle arrive à trouver la bonne proportion de la cellule à mettre dans le corps, c'est ce qui comptait. Et encore, qui dit que le virus ne mutera pas de manière à empêcher toute vie de cette fille. Je ne savais pas par où aller, et certainement pas comment procéder. La première chose à faire, était d'extraire cette maladie de ce corps, et ensuite, faire en sorte qu'elle ne revienne par la suite, ainsi donc en utilisant le gène de Dead Master-Sama... Bonne solution, sauf qu'entre temps, je n'avais aucun moyen de me débarrasser de ce cancer viral sans tuer ma patiente. Et puis, si tout se passerait bien, qui dit que la matérialisation pourra à nouveau circuler dans son organisme humain ? Personne. Enlevant la sonde avec précaution et recouvrant la plaie pour qu'elle ne s'infecte pas, je soupirais en enlevant mes gants que je balançais dans une poubelle à l'entrée. Vérifiant constamment les différents écrans dont un simple humain banal ne comprendrait l'utilité, je m'approchais de la directrice d'Undai pour venir poser ma tête sur son épaule dans une étreinte sereine.

- Ayame-Sama, il est impossible de maintenir ce corps en vie dans ces conditions. Cette chose est vivante et réagit aussi vite que nous. Même la transplantation est trop risquée. Arrêter sa circulation vitale pour la relancer par la suite, risquerait de propager des conséquences irréversibles que ce soit sur son corps ou son cerveau... De plus, je ne vois pas comment faire avec ou sans matérialisation...

Kaïla était-elle condamnée à mes yeux ? Je ne saurais le dire, mon esprit de scientifique acharnée ne me laissait penser de la sorte, mais celui -logique- disait clairement que non, humainement parlant, elle ne saura survivre. Combien de temps lui restait-il dans ces conditions là ? Pas longtemps. Peut-être deux ou trois jours, peut-être plus si on la laissait mourir branchée aux machines. Déposant mes lèvres dans un baiser doux sur celles de la scientifique de génie me faisant face, je me reculais de son éminente personne pour jeter un œil sur Akiha qui s’acharnait sans relâche sur ce qu'elle faisait. Au moins une qui ne laissait pas tomber. Serais-je la responsable de la mort de cette enfant ? Oui. Si elle meurt. Dommage, c'était un vrai succès pour ma personne à l'époque. Non, je suis trop douée pour baisser les bras.

- Quoi qu'il en soit, tant qu'elle est en vie, nous pouvons tenter tout. Des suggestions, Ayame-Sama ?

Quitte à transformer son corps en morceaux de chair découpée. Et même si elle survit dans un état critique, ce sera une vie de sauvée. Oui. J'étais un monstre... Ne serait-ce pas mieux de la laisser mourir sans s'acharner sur son corps mourant ? La décision n'appartenait qu'à sa famille, au sens légal du terme. Mais Undai, n'était pas concerné par la loi, n'est-ce pas ? Moi avoir des remords ? C'était plutôt de la compassion de voir un de mes miracles sombrer impitoyablement dans le néant.

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Jeu 28 Mar - 19:50

Le silence s’imposa dans cette pièce en même temps que mon ennui. Assise sur une chaise, je tournais sur moi-même en laissant Akiha-Chan jouer du corps de la pauvre enfant étendue. Ne devrais-je pas la regarder à la place de faire l’imbécile sur mon carrousel imaginaire ? Certes, mais aussi étrange que cela pouvait l’être, je n’avais envie de m’interposer lorsqu’elle tripota le cœur de Kaïla-Chan. Fredonnant un petit air quelconque en tournoyant sur place, je m’arrêtais en déposant mon regard sur l’ombre, posée dans un coin de mon laboratoire, essayant en vain de trouver une solution au miracle de l’enfant malade. Pauvre chose, les deux d’ailleurs, l’une cherchant la vie et l’autre à la sauver ~

Cela était mignon dans un sens, ou pas. Gloussant en me levant de mon dit siège, je me dirigeais d’un pas lent vers la sortie, décidant de l’intervention de ma tendre amante pour aller me chercher un petit verre. Cela faisait bien une semaine que je n’avais plus mis les pieds en dehors de mon laboratoire, restant des heures devant un corps étendu avec Yume-Chan dans mes bras. En terme clair, la situation parfaite pour me rapprocher de mon ange, mais tout de même ~

Traînant dans les couloirs en laissant ma main se poser sur les murs, je marchais d’un pas lent dans une direction prédéfinie. La sortie, mon bureau ? Non ~ Comme si j’allais aller m’acheter quelque chose à la cafétéria alors que mes appartements étaient à deux pas. Gloussant sur cette pensée ridicule, je poursuivis ma démarche jusqu’à un mur sans issue. Posant ma main dessus pour faire apparaître une porte invisible, je poussais celle-ci dans un geste silencieux avant d’arriver chez moi. Personne. Rei Yu se serait-il enfui ? Maaah ~

Ne faisant guère plus attention à l’enfant, j’allais me chercher directement quelques affaires dans le frigo, étalant le tout sur ma table. Me laissant donc ainsi un large choix, je rassemblais « mes courses » dans un petit sac, bouteille de jus en main avant de quitter ce lieu culinaire. Passant par le salon, je regardais une fois de plus autour de moi. Personne. Vraiment ? Intriguée tout de même par tant de calme, je me décidais d’aller voir à l’étage, montant donc les escaliers, je traçais mon chemin dans le couloir en direction de la chambre de mon enfant. Ouvrant celle-ci dans un bruit inaudible, je passais ma tête par l’encadrement pour venir croiser ses yeux vairons. Ha ? ~ Lui faisant un petit signe avant de quitter la pièce avant que sa voix ne vienne se heurter à mon ouïe, un simple claquement de doigts et me voilà déjà de retour dans mon laboratoire. Pourquoi partir si vite si je le cherchais ? Tout simplement parce que chercher quelqu’un ne voulait pas dire, lui parler ~ Oui, cela faisait une semaine qu’il n’avait vu sa chère Okasama, mais tout de même, ce n’était que des vacances parfaites pour moi ~

Déposant mon sac sur le fauteuil dans lequel Yume-Chan se trouvait auparavant, je laissais couler mon regard sur Akiha-Chan. Avait-elle seulement remarqué mon départ ? Je ne pense pas, et cela s’affirma quand l’une des machines reliées à notre cobaye s’emballa. Me relevant pour venir voir ce qu’il se passait, je croisais les bras en laissant la paume de ma main soutenir ma tête d’un air anodin. Ah ? Allait-elle mourir ? ~ Huhu ~ Fixant les actions de ma tendre scientifique, seul un « tic tac » résonnait dans ma tête en voyant la jeune fille s’enfoncer. Il ne lui restait plus qu’une minute et je pourrai la déclarer en mort cérébrale ~ Non, pas aussi fort que cela, mais une minute de plus et elle deviendrait un légume. Dieu, Kaïla Kurayami dans une chaise roulante, de la bave lui coulant des lèvres ~ Huhu, pauvre Yume-Chan ~

Mais il allait de soi que mes espoirs de la naissance d’un nouveau légume furent anéantis quand le rythme de notre chère élève reprit. Faiblement, mais présent ~ Soupirant silencieusement en fermant les yeux, je levais les épaules avant de déposer mes pupilles sur le corps de mon aimée. La laissant s’approcher avec sensualité de ma personne, je tenais son menton d’un air impérial quand celle-ci déposa ses lèvres sur les miennes. La laissant faire avec cet air toujours supérieur, je souris en attrapant ses lèvres de mes dents, la relâchant avant de la mordre à sang, je la laissais se reculer pour venir me donner des informations sur ses faits ;

- Ayame-Sama, il est impossible de maintenir ce corps en vie dans ces conditions. Cette chose est vivante et réagit aussi vite que nous. Même la transplantation est trop risquée. Arrêter sa circulation vitale pour la relancer par la suite, risquerait de propager des conséquences irréversibles que ce soit sur son corps ou son cerveau... De plus, je ne vois pas comment faire avec ou sans matérialisation...

Impossible de maintenir ce corps en vie disait-elle ? Tant qu’il était relié à ces multiples machines, oui, et même … elle avait raison. Mais que pouvais-je faire ? Arrêter le temps autour de sa personne dans un inter-espace ne laissant son état s’aggraver ? Nous n’étions guère dans un film de sciences-fictions bien que cela serait encore possible. Et même, je n’eus jamais fait cela, arrêter le temps une fraction de seconds n’était pas la même chose que laisser ce corps une bonne semaine afin que je trouve le miracle que mon amante attendait. J’avais certes une autre solution en tête ~ La dévoiler ? Pas tout de suite, pas à pas, nous y arriverons ~

- Quoi qu'il en soit, tant qu'elle est en vie, nous pouvons tenter tout. Des suggestions, Ayame-Sama ?

Croisant toujours les bras, je pris un air songeur en réfléchissant à sa demande. Une suggestion, j’en avais une, celle de figer son corps le temps que je trouve quelque chose. Mais que se passera-t-il si sa maladie utilise la couche de matérialisation dans laquelle j’envelopperais le corps ? Deux chances possibles, le miasme ne fera rien, le miasme s’en nourrira. Une fois que celui-ci aura goûté à ma puissance saurais-je encore songé à m’en débarrasser ? Non, cela était trop dangereux … sauf si … Huhu ~

Élargissant mon sourire en me dirigeant vers l’ombre de mon amante, je l’invitais à me laisser sa place pour venir voir la bactérie de plus près. Décomposant celle-ci d’une fine tige métallique en chatouillant ses gênes au microscope, je souris de plus en plus en laissant mon esprit se détacher de mon corps pour se plonger pleinement dans cette chose. Magnifique, tellement que cela allait peut être marcher ~ Huhu ~ Me retournant sourire aux lèvres, j’affichais un petit air coquin sur les lèvres avant de prendre la main de ma tendre Akiha-Chan tout en fixant son ombre pour venir chatouiller leurs ouïes de ma voix mielleuse ;

- Taper pour mieux achever ? Non, je dirais plutôt … « Être la plus forte pour surpasser l’autre » ~

Portant mon doigt à ma bouche, je mordis celui-ci de manière à ce que ma canine s’enfonce dan ma chair et que le goût de mon propre sang se fasse sentir sur ma langue. Laissant quelques gouttes se déverser sur une plaquette transparente, je tendis celle-ci à Akiha-Chan pour venir lui expliquer ma pensée. Après tout, ne l’avait-elle pas dit elle-même, autant essayer le tout pour le tout ~

- Créons une bactérie plus violente contrôlable ~ En espérant que celle-ci se nourrisse de celle qui tue notre petit chiot, nous aurons peut être une chance de la sauver ~ Me suis-tu sur mes idées Akiha-Chan ? ~

Cela était simple, créer un virus plus ravageur pour qu’il « mange » le miasme néfaste. Le problème qui se mettra à la fin du processus si celui-ci fonctionne sera bien entendu d’extraire la nouvelle maladie injectée. Mais pister une chose qui est votre était bien plus facile qu’une autre, autonome, agissant comme un parasite ~ Alors, Deady N° ACZ01 contre cette chose qui rongeait Kaïla-Chan de l’intérieur, qui allait gagner ? ~

- Je te laisse lui faire ses compléments. Nourris là à petite dose du miasme de notre Kaïla-Chan, une fois cela fait, il ne faudra que réécrire son algorithme génétique ~ Ne l’injecte pas tout de suite, il faudra encore y ajouter plus d’une chose pour espérer qu’elle fonctionne ~

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Sam 30 Mar - 11:54

J'étais mitigée. Je ne pourrais dire que mon comportement frôlait l'abandon sinon ce serait comme le déni de ce que je suis. J'étais tout simplement perdue. Ce n'était pas la première fois que je me confrontais à un tel cas extrême et que je le guérissais dans la mesure du possible. Alors pourquoi avais-je les mains liées en cet instant dans ce laboratoire, près de la plus grande scientifique de tous les temps ? Je ne saurais le dire véritablement, je ne voulais même pas me pencher sur la question, préférant continuer ce que j'ai commencé. Qu'était-ce donc, cette impression d'impuissance ? C'étaient mes idées qui n’affluaient pas dans mon esprit pour une seule cause, mais fort contraignante. J'avais le couteau sous la gorge. Je ne pouvais expérimenter ce que je voulais sur cette enfant pour une seule et unique cause, elle ne pouvait pas mourir. Une erreur trop importante de ma part suffirait à l'achever, mais je n'avais droit à ce luxe. Pourquoi donc ? C'était simple si l'on s'y attarde plus en profondeur. Si ma patiente meurt, je vais me considérer comme coupable de mon échec que j'ai moi-même agrémenté dans ce sens. Mais si elle quitte ce monde, la rancœur de Yume traverserait l'esprit d'Ayame-Sama ? Je n'en sais pas plus. La seule chose qui s'en découle est telle que Dead Master-Sama, cette femme sans scrupules, essayait de sauver une fille qu'elle aurait préférée voir morte. Il n'y avait aucune logique dans cela si on ne faisait pas le lien avec Yume, et encore, ce lien m'était obscur.

- Taper pour mieux achever ? Non, je dirais plutôt … « Être la plus forte pour surpasser l’autre » ~

Acceptant la main de la directrice par simple automatisme, je levais mon regard vers elle en même temps que mon ombre décrocha sa vision de ses fioles pour faire de même. Fixant cette femme avec insistance, seule des réflexions et procédés se bousculaient dans ma tête. Comme si chaque parole entendue dans cette salle n'était qu'un amas de réflexions scientifiques faites pour être exploitées rationnellement. Être plus forte pour abattre... Comment faire cela ?

- Créons une bactérie plus violente contrôlable ~ En espérant que celle-ci se nourrisse de celle qui tue notre petit chiot, nous aurons peut être une chance de la sauver ~ Me suis-tu sur mes idées Akiha-Chan ? ~

Affichant un visage avec une expression entre éblouie et étonnée, Un autre virus, encore plus puissant, mais un ne vivant que pour éradiquer le premier. C'était un pari risqué à prendre car aucune chance de réussite n'était présente. Qui dit que l'on arrivera à créer une bactérie en peu de temps, ne vivant que pour détruire cette chose que même la matérialisation agrémente au lieu de l'attaquer ? Il n'y avait pas de résultat prévisible à cent pour cent. Mais si même, cette chose détruisait le virus de Kurayami, ne détruirait-il pas les cellules déjà mélangées à ce virus, en même temps ? Ce serait fort désagréable de voir le cœur de notre patience se faire dévorer par une bactérie puissante qui aurait pour but de détruire celle qui est déjà présente. Un corps sain, mais troué de partout, comme pourrait-on dire. Non... C'était beaucoup plus subtil que ça. Et je le compris sous le rire appréciateur de mon ombre toujours positionnée près des fioles et mélanges chimiques.

- Je te laisse lui faire ses compléments. Nourris là à petite dose du miasme de notre Kaïla-Chan, une fois cela fait, il ne faudra que réécrire son algorithme génétique ~ Ne l’injecte pas tout de suite, il faudra encore y ajouter plus d’une chose pour espérer qu’elle fonctionne ~

C'était une excellente idée ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Parce que c'était une solution radicale dont les chances de réussite ne dépassent pas plus de 0,001 pour cent, si mes estimations sont bonnes. Mais en même temps, si c'était Ayame-Sama qui s'y risquait, je devais avoir confiance en son savoir démesuré, après tout, elle était la meilleure scientifique que ce monde n'aurait -et n'aura peut être- connu. Croisant les bras en fixant à tour de rôle mon mauvais coté et la directrice de Undai, je ne pus m'empêcher de penser à quel point j'étais chanceuse en cet instant. Je jouirais d'être en si bonne compagnie, si la situation n'était pas aussi sérieuse. Changeant mon expression de neutre à un sourire plus franc, je m'approchais à pas de loup vers la femme me faisant face afin de venir l'embrasser délicatement avant de lui souffler quelques mots à l'oreille.

- Brillant. C'est une manière dangereuse, mais excellente en même temps ~

Par contre... Combien de temps prendrait la construction de A à Z de cette bactérie destructrice mais réparatrice ? Cette question ne se posait même pas. Cela pouvait prendre tant des mois que des jours à la base, sauf que nous, nous n'avions que des heures. Cela allait se transformer en une course contre la montre dont le résultat devrait être positif. Aucune erreur possible, voilà le challenge de ma carrière. Créer un virus.

C'est ainsi que je me lançais dans cette tache laborieuse aux cotés d'Ayame-Sama. Testant une et milles solutions chimiques pouvant faire office d'antigène qui absorberait le virus parasite. C'était la première chose à trouver. Chose qui nous pris un temps considérable. Créer un tel gène unique, n'était évident quand on y regarde de plus près. J'ai dû même incorporer le médicament -de mon invention- que j'eus prescrit à la jeune fille mourante quand son virus s'était stabilisé. Ainsi donc, mélangeant mon savoir et celui d'Ayame, nous arrivâmes après quelques longues journées de recherches incessantes à aboutir à un résultat ayant pour but de détruire le virus mère. C'était la première étape. La deuxième concernait d'avantage le fait de s'assurer si cette nouvelle bactérie n'allait pas détruire le corps de Kurayami en même temps que le virus. Pour ce fait, nous avions prélevées des cellules saines de son corps afin de les confronter aux effets secondaires de notre invention. Cela aussi, prit un long temps de réflexion pour que l'on arrive au but. La dernière procédure à vérifier avant de lancer cette chose commanditée par Ayame, dans le corps de notre jeune patiente, était nulle autre que la vérification de tout en même temps. C'est-à-dire, mélanger les cellules saines au virus et à Deady N° ACZ01. Si le résultat s'avéra satisfaisant, ce n'était que grâce au grand savoir de cette magnifique femme. Notre bactérie était prête, après plus d'une semaine d'acharnement, et encore... elle avait certains défauts.

D'ailleurs cela faisait combien de temps que je n'ai plus vu Rei Yu pendant une journée entière ? Longtemps. Même mes cours, je ne les donnais qu'entre deux manipulations biologiques, sans compter mes absences en infirmerie où je devais limite délaisser mes taches aux infirmières de garde. C'était un train de vie d'enfer qui se déroulait dans tout mon espace-temps. Je ne dormais que quelques heures par jour et encore, quand je n'en pouvais plus, ne mangeant qu'entre deux couloirs. Je me demandais parfois à quel point Ayame-Sama était inhumaine pour être aussi résistante. Mais finalement, elle était un peu comme mon ombre, ne vivant qu'à partir d'une matérialisation puisée de nulle part. Sauf que moi, quand Akiha sortait, c'était mon énergie qui s'envolait. C'est ainsi qu'entre deux projets, je ne pus l'utiliser tels des mains en plus, en vue de ma baisse considérable de pouvoir. C'était épuisant. Mais fructifiant. Et le corps de notre patiente ? Toujours aussi « mort », quoi que, il donna quelques signes de vie insouciants entre deux chutes cardiaques. C'était terrible de maintenir ce genre de corps en constant sommeil sans que ce dernier ne veuille s'endormir à tout jamais. « Tu fais dans la poésie maintenant ? » Un rire, un sourire, un baiser, et nous voilà au bout de notre dur labeur. La bactérie fut créée.

- Maintenant, il ne reste qu'à l'injecter et attendre qu'elle agisse, en espérant que cela fonctionnera.

Une fiole en main, je la tendis à Ayame-Sama. Devrais-je dire que les combinaisons de protections étaient de rigueur quand on manipulait une chose aussi dangereuse pouvant nous tuer nous-même -enfin me tuer- si un faux pas serait commis ? Non, je pense que c'était évident. Un dernier soupir, une injection, et l'attente qu'une bactérie ne se concentre que sur le virus à détruire sans pour autant tuer l'enfant. Était-ce possible ? Je ne sais pas. Je ne pensais pas encore si loin, je ne pourrais même pas dire si cela serait assez efficace pour éradiquer cette monstruosité à tout jamais. À tout jamais ? Combien parient qu'un échantillon important de ce virus abominable était déjà quelque part dans un espace fermé aux yeux humains, et ce par la main de la directrice de Undai ? Personnellement, je ne le parie pas, je le sais. « Un petit café ? » Pouvait-on se le permettre ? Non, il y avait encore trop de questions non-élucidées pour se relâcher si près du but.

- Cela fait déjà un moment que je me demande... Pourquoi faites-vous cela ? En quoi sauver cette enfant vous sera bénéfique, à vous qui la détestez ?

Cette question me trottait dans la tête depuis longtemps, depuis le début de cette manipulation en fait. Je savais que ceci avait beaucoup avoir avec Yume -Yume qui changea Undai en une boucherie de ce que j'ai pu entendre- mais aller jusqu'à consacrer tout son temps à son sauvetage, était une chose dont je n'aurais cru Ayame-Sama prête à le faire. Peut-être était ce un défi pour sa personne aussi, de se confronter à une telle maladie ? Je pense qu'il y avait de tout dans cette histoire des plus surprenantes.

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Sam 30 Mar - 13:12

Deuxième semaine: Réalisation

Nous étions arrivées au bout de la création du nouveau virus, une fois injecté dans le corps de notre petite Kaïla, nous n’attendions plus que des résultats. Allait-ce porter ses fruits ? Je ne saurais le dire pour le moment, mais une chose était certaine, il n’y avait que deux choix possibles. Vivre ou mourir. Étendue dans mon divan, je fermais les yeux, espérant un simple moment de calme en vain. Rei était bruyant, les enfants l’étaient tous. Soupirant en me tournant dans tous les sens à la recherche d’un quelconque réconfort en vue de ma fatigue, je renonçais assez vite en entendant une assiette se briser. Malheur, j’allais le tuer.

Décidant que finalement, cet endroit ne serait m’accueillir -étrange de se dire que même chez soi on n’était plus tranquille-, je cherchais désespérément un nouvel endroit accueillant. Chose que je fis en longeant les couloirs pour me retrouver dans l’appartement d’Akiha. Me glissant sans plus attendre dans son lit, je m’emmitouflais dans les couvertures. C’était bon, cela sentait Akiha-Chan ~ Fermant donc les yeux, une heure passa. Moins, terriblement moins en réalité. Une fois assoupie, il fallut que mon cellulaire sonne pour m’avertir que mon repos ne sera pas pour aujourd’hui. Et quelle fut la raison de cela ? Ma patiente entre la vie et la mort ? Non, sa « femme ». Sortant du lit dans un râlement des plus audibles, je me décomposais pour venir me téléporter là où mon chef-d’œuvre faisait son grabuge. Le temps d’une parole ? Même pas. L’arène était une boucherie. Et moi j’allais rentrer en scène de la meilleure des manières ;

Attrapant la tête de mon petit chaton, pour venir l’écraser contre le sol, je ne perdis pas un instant de plus pour l’immobiliser complètement. Ne sachant faire nul mouvement à présent, je pouvais enfin « parler ». Soupirant en caressant son doux visage, la flamme mauve virevoltant à son œil m’attendrissait d’autant plus. Venant la saisir pour lui accorder une étreinte, je coinçais mes bras autour de son petit corps avant de lui murmurer à mi-mot ;

- Ce n’est pas ainsi que tu feras revenir Kaïla-Chan, Yume-Chan ~ Il faut se calmer maintenant …

Un simple mouvement et elle ne fut plus. Lui brisant la nuque avec force, je laissais son corps choir dans mes bras. Pauvre enfant … la perte de sa chose serait bien plus terrible que je n’aurais pu l’imaginer. Voilà l’une des raisons pour lesquelles je me devais de sauver Kurayami, sans elle … mon enfant serait un monstre bien pire que ma personne. Mais sauver sa conquête ne voulait pas dire ne rien recevoir en échange, j’avais une idée sur ce sujet, une idée que je mettais déjà en œuvre. Si j’arrivais à sauver Kaïla, j’en ferai d’elle un pion contrôlable. Le gardant sous ma main pour qu’elle ne me détruise pas, la garder pour qu’elle rende heureuse ma petite Yume-Chan, la garder pour qu’en cas de si jamais, je puisse m’en débarrasser en la pointant comme fautive. De plus, son cas était intéressant également, ce n’était certes pas la première fois que je me retrouvais devant un cas aussi compliqué, mais je devais avouer qu’un certain amusement m’avait entraîné dans sa « résurrection ». Un nouvel aboutissement m’accordant encore plus l’amour de mon chef-d’œuvre. Dieu, j’étais diabolique, mais dans un sens, n’accordais-je pas le bonheur ? Un Dieu de la mort rendant heureux, nous aurions tout vu dans ce monde ~

Portant le corps jusque sa chambre, je la déposais dans son lit. La déshabillant pour venir la couvrir de sa couverture, je lui ôtais par la même occasion sa boucle. Devrais-je la garder avec moi et ne la lui rendre qu’une fois l’opération de Kaïla finie ? Cela serait du suicide, autant pour elle que pour moi. Déposant donc son bijou sur sa table basse, j’y ajoutais un petit mot « Ne la laisse pas te rendre faible mon cœur, n’oublie pas que tu recevras toujours mon amour également, Ayame ~ ». Quelques mots que je trouvais réconfortants bien que cela n’atteindrait sans doute pas Yume-Chan dans le sens que je voulais, mais tout de même. Un fin baiser et je partis.

D’un pas rapide j’arrivais dans mon laboratoire, Akiha devait être à la maison à cette heure-ci, je ne fus donc pas surprise de ne pas la trouver dans ce lieu scientifique. Me rapprochant du corps pour venir caresser le visage de l’enfant allongé depuis bien deux semaines sur la table en inox, je levais un œil suspicieux vers les machines. Son rythme était bas, sa tension moyenne, son corps se faisait alimenter, on pouvait dire que tout allait bien. Me dirigeant à présent vers ma table d’expériences, je pris place sur un tabouret avant de me pencher sur une nouvelle création. A quoi cela servirait-il ? Huhu ~ Afin que Kaïla me soit toujours redevable, ou plutôt mienne. Un fin sourire sur le visage, je créais, essayais, admirais, réussissais. Une simple sphère comportant en son centre un noyau sombre. Enroulé dans la matérialisation pure, un claquement de doigts et il en sera fini de sa personne ~ Et qu’en était-il de « je la sauverai pour Yume-Chan ? ». C’est ce que je faisais, mais j’ajoutais la condition de la sauver pour moi également ~ Une fois la matrice formée, je la plaçais à l’abri des regards dans une petite fiole que j’entreposais dans une de mes étagères.

Retournant à présent vers le corps, je me penchais dessus en l’admirant. Kaïla n’était pas laide, loin de là … était-ce la raison pour laquelle Yume-Chan en était tombée amoureuse ? Peut être, peut être pas ~ Laissant mes mains descendre sur sa peau, je caressais celle-ci avec tendresse. Je ferai d’elle mon nouvel enfant si elle survie ~ Rei Yu aura donc deux sœurs, n’était-ce pas magnifique ? Si, cela l’était. Me détachant donc de l’enfant, je pris place dans le siège me semblant confortable devant ledit cadavre. Croisant les jambes en gardant toujours un œil attentif sur le corps, je ne supportais plus la tentation. Du repos, il m’en fallait.

Mais une fois de plus, ceci fut vain. Sans que je ne sache la raison, les machines s’affolèrent toutes en mêmes temps, me relevant donc pour venir voir ce qu’il se passait, je restais incrédule. Mon virus fonctionnait, mais si ce n’était que fonctionner, cela serait magnifique mais ce ne fut pas le cas. En plus de détruire le miasme attaquant le corps de Kaïla, il se transformait en fin ligament enroulé autour de son cœur. Ouvrant l’enfant sans plus de modération, je plongeais ma main dans son corps. L’hygiène dans tout cela ? N’ai-je pas dit que je m’étais lavée les mains en rentrant et que je portais des gants ? Non ? Parce que ce n’était pas le cas. Et ce fut pour cette raison que je me retenais d’explorer le problème avant d’être passée par la case « désinfection ». Une fois cela fait et entièrement « propre », j’y allais franc jeu. Empoignant le cœur pour le malaxer en essayant donc ainsi de faire reprendre ses battements, je m’arrêtais en laissant mes yeux se déposer sur l’entrée du corps. J’avais … raté ? Oui et non. Oui parce que ce que j’avais créé était devenu horriblement grand et néfaste et non parce que je savais déjà comment le retirer, mais seule cela serait dérangeant. Matérialisant donc mon téléphone … Non. Cela serait inutile, je perdrais trop de temps. Je n’avais qu’une chose à faire, aller la chercher moi-même. Soupirant en retenant le cœur, je matérialisais autour du corps une sorte de halo dans lequel le temps retentirait, une heure passée dehors équivaudrait à une minute dans la bulle. Et encore, je ne maîtrisais pas le temps, j’étais le Dieu de la mort et non pas celui de la vie ! Jurant contre moi-même en sortant du corps, je balançais les gants dans une poubelle avant de me dématérialiser pour apparaître là où l’odeur de l’ombre d’Akiha était la plus prenante. Retraçant mon chemin en suivant la lueur de son cristal, j’arrivais là où elle était. Lui dire quoi que ce soit ? Non, nous devions faire vite. L’attrapant donc dans mes bras, je nous téléportais dans mon laboratoire, d’un mouvement rapide mais noble je lui tendis ses gants avant de mettre les miens et de faire disparaître la bulle. Une minute, trop. Replongeant mon corps dedans, j’invitais Akiha à venir voir ;

- Cela fonctionne, certes. Mais nous avons à présent un nouveau problème Akiha-Chan. Cette chose lacère son cœur, nous avons à présent une chance sur deux de réussite, n’est-ce pas mieux que rien ? Nous verrons cela.

L’invitant à se mettre devant ma personne -ne regardant pas sa tenue-, je lui demandais de me tendre une des fioles se trouvant dans son dos. Concentrée à ce point ? Pour une fois je l’étais. Et je jurais à chaque fois que je regardais ce qu’il se présentait sous mes pupilles verdâtres. Cette chose n’avait pas pris que son cœur comme cible, mais sa colonne vertébrale également. Horreur, Kaïla immobilisée à vie ? Elle me serait inutile dans ces conditions. Laissant un râlement acerbe traverser mes lèvres, je fronçais les sourcils en cherchant un moyen rapide et efficace pour la nettoyer de tout cela … Comment ? Comment ?! Je …

- Le geler.

Levant la main pour venir retirer mon gant, ma robe de combat se matérialisait sans que je m’en rende compte. Cela allait-il me prendre de l’énergie ? Oui parce que j’avais besoin de tout mon attention pour et seules mes griffes acérées pourront toucher directement la bactérie. Enfonçant donc mon doigt tel une tige métallique dans son corps, je frissonnais en sentant mon adversaire du jour. Un plissement des yeux et ce fut une déferlante de matérialisation qui jaillit du corps de l’enfant. Gelant tout le mal sur son passage, je ne ratais rien évitant tout de même de ne pas « attaquer » le reste. Cela revenait à découper une pomme se trouvant derrière une personne en lui faisant face à un mètre de distance. Dieu, si je n’étais pas ce que je suis … Huhu ~

Une fois le tout fait, il ne fallait pas perdre de temps non plus. Tout redevint calme dans cette pièce, seul le bip de constance m’assurant la vie de mon hôte résonnait dans ce laboratoire. A présent, il fallait retirer les parties gelées … Comment ? Huhu, grâce au pouvoir de la matérialisation. Aspirer tel un aimant ce qui était composé de matérialisation, coupant soigneusement pour que cela réussisse et mettre ainsi donc toutes les chances de notre côté. Mais Akiha-Chan n’avait pas l’air dans les meilleures formes, bien au contraire … Devrais-je ? Me déplaçant vers sa personne, j’attrapais son visage tout en coinçant son corps contre la chose lui faisant dos. Ne prenant le temps d’un quelconque romantisme, j’insufflais mon pouvoir entre ses lèvres, l’enroulant ainsi donc dans ma matérialisation. Sa jauge était basse, maintenant elle était deux fois plus remplie que quand celle-ci était à fond. Mordant sa langue par la même occasion pour faire circuler le tout plus rapidement dans son sang, je me détachais en me léchant les lèvres. Y avait-il de la place pour notre relation disant « Je t’aime mon amour, couchons ensemble pour solidifier nos sentiments ? ». Non. Nous n’avons le temps pour cela à présent.

- Allons y.

Froid, posé, calme mais autoritaire. Voilà le visage de la scientifique que j’étais devant un travail « difficile ». Extraire les parties gelées, combien de temps cela nous prendra-t-il ? Serait-ce possible de finir avant une rechute ? Et si c’était le cas, survivrait-elle à une nouvelle attaque ? Je crains que les chances sont minces, nous devions tout faire, ce sera maintenant ou jamais ~

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Sam 30 Mar - 18:08

Ca y est. Le processus était en marche et il fonctionnait parfaitement dans le but pour lequel il avait été créé. Après l'injection, nous avions encore passées quelques heures à tour de rôle pour vérifier si tout se passait comme prévu et si notre patiente ne risquait-elle pas de mourir entre deux battements de cils. Ceci fait, il ne nous restait qu'à attendre, jetant de temps en temps un coup d’œil sur l'avancée -la progression- de la bactérie dans le corps. « Repos... » Mon ombre résuma parfaitement en un seul mot, ce qui découlait de toute cette ambiance tendue. Nous avions réussi un grand pas, maintenant, nous pouvions laisser notre esprit vaguer à un sommeil mérité. Et c'est ce que je me décidais d'accomplir pour être en forme quand le moment d'acclamation viendra. Je ne dirais pas que j'étais sûre de la réussite de notre plan de sauvetage, mais il y avait des grandes chances que cela fonctionne, il n'y avait aucun élément pour venir perturber le cour logique des choses. Ainsi donc, je pouvais déjà me féliciter d'être parvenue à ce stade là. Maintenant, si Kaïla meurt, ce sera bien évidement un échec, mais un échec dont j'eus tiré énormément d'informations et pratiques scientifiques aux cotés d'une femme dont jamais je n'aurais cru la possibilité de travailler avec. Évidemment, si cela se conclura par une réussite, j'en serais d'autant plus aux anges. Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, je n'avais pas à m'en plaindre. Tout de même rassurée de voir la bactérie se propagée comme elle était programmée à le faire, je pouvais me reposer.

Quittant donc le laboratoire de Dead Master-Sama -qui est devenu comme une deuxième maison pour ma personne, à ma plus grande joie- je me décidais enfin à aller voir ce qui se passait chez mon petit Rei Yu. Arrivant donc dans les appartements après avoir emprunté le passage secret, je soupirais de soulagement en voyant ce lieu prêt à me donner le repos. Alala, cela me manquait tellement de me coucher dans un lit pour quelques heures entières de sommeil. Résistante, je l'étais, mais inhumaine, cela non. Voyant mon petit garçon jouer dans le couloir à l'étage, je souris malgré mon état de fatiguée avancée. C'était étrange d'être heureuse de le voir, surtout que je m'en voulais de ne pas passer assez de temps en sa compagnie. « Et alors ? Y a mieux en bas ». Effectivement, si je devais choisir entre cajoler Rei Yu et expérimenter sur Kaïla, honteux que cela pouvait l'être, je choisissais l'opération. Ainsi donc, je vins dire bonjour à la tête blanche, j'eus même la volonté -inimaginable- de passer une petite heure rien qu'à l'écouter déblatérer sur des sujets les plus anodins qui pouvaient exister. Sentant que mon corps lâchait et devenait plus que lourd, j'abandonnais l'enfant en lui promettant ma présence plus constante dès maintenant. Parce qu'après tout, il fallait s'en occuper.

Qu'en était-il de mes étudiants ? Avais-je cours aujourd'hui ? Effectivement, mais ce n'était pas avant quelques heures. Quelques heures que je passerai à dormir. Enfin. Non, une douche avant tout pour me relaxer serait la bienvenue. Ainsi dit, ainsi fait. Après une douche des plus méritées, me voilà vêtue d'un simple T-shirt me descendant jusqu'aux fesses cachant mon unique sous-vêtement. Il était temps de dormir dans la plus belle de ses formes, en mode nonchalant. De toute façon Ayame-Sama n'avait pas l'air d'être dans les parages, alors autant me laisser aller à un caprice quelconque en cette journée crevante. Oui, mon petit plaisir du jour était de dormir dans quelque chose de large et confortable sans pour autant me déshabiller complètement au cas où je croiserais Rei Yu dans les couloirs. Sauf que, mes rêves ne se réalisèrent pas quand je vis des yeux verts apparaître soudainement devant moi avant de... Avant de me retrouver dans le laboratoire, gants en main, visage défait, yeux limite cernés par l’affligeante réalité du corps humain. Mais qu'est-ce que... ?

- Cela fonctionne, certes. Mais nous avons à présent un nouveau problème Akiha-Chan. Cette chose lacère son cœur, nous avons à présent une chance sur deux de réussite, n’est-ce pas mieux que rien ? Nous verrons cela.

Et c'est dans un bruit assourdissant des machines que mon cerveau se remit soudainement en marche rapide. Mettant mes gants tout en tendant une fiole quelconque à la directrice, je ne détachais pas mon regard du corps étendu sous ses yeux sans vraiment le voir. Je comprenais l'urgence de ma présence en ce lieu, mais même dans ce cas de figure, mon corps préférait la douce liturgie de la fatigue. « T'as vu ça ?! » Regardant de plus près sous l'excitation soudaine de mon sombre côté, je voyais parfaitement ce qui se passait devant nous, sous les gestes experts d'Ayame-Sama. La gamine s'enfonçait et ce, à cause du produit miracle qui dut la sauver. Ouvrant la bouche d’incrédulité, je voyais la chose remuer et s'étendre sur toute la partie soignée. Bon sang, comment arrêter ça ?!

- Le geler.

Geler ? Regardant Dead Master-Sama matérialiser sa robe de combat, je ne bronchais pas d'avantage, rivant mon regard sur la partie du corps qui était en tort. Utiliser la matérialisation serait-il trop dangereux ? Non, à condition que tout le virus se soit fait détruire par cette nouvelle bactérie qui lacérait les organes internes de la jeune étudiante. Voyant une sorte de fixation invisible se propager dans la cause de tout se vacarme, je restais intriguée par ce que je voyais. Toute la masse bactérienne était figée sans pour autant arrêter les organes vitaux alimentés par les machines. Ainsi donc la propagation stoppée, les machines reprirent leurs rythmes normaux -lents- pour confirmer que tout était hors du danger. « Il faut s'en débarrasser et vite, heh ». Oui, ces parties gelées ne pouvaient rester dans son corps, cela la tuerait. D'ailleurs, les chutes et les rechutes répétitives seraient malvenues en cet instant. Car si le cœur s'arrête maintenant avec les parties gelées, il y avait peu de chance qu'il reparte par la suite. Il fallait que j'aide Ayame-Sama dans ce processus ne pouvant prendre beaucoup de temps. Mais... Je n'en pouvais plus.

Et cela dut se voir sur mon visage, car la directrice vint près de moi -me surprenant d'ailleurs- pour se saisir de ma bouche sans moindre délicatesse. Grimaçant quand je sentis une douleur vive dans ma bouche suivie d'un goût de fer, je restais perplexe et contrariée quand cette dernière se recula... Non que dis-je, j'ouvris grands les yeux sentant mon énergie revenue, telle une injection d'adrénaline ou un choc de voltage qui me dopa en un souffle.

- Allons y.

Portant ma main à ma bouche, je ne sus détacher mon regard clair de cette femme... Je mouille. Elle était juste magnifique avec son air concentré et sa voix qui me donnait des frissons dans tout le corps. Si autoritaire, si froide, si belle... Je jouis. L'urgence se sentait dans l'air sous mon éblouissement total devant sa personne si sérieuse. Un visage plus qu'émerveillé, j'attrapais une blouse blanche à la volée cachant mon habit des moins... pratiques pour la tâche. Me débarrassant rapidement de ma coupure à la langue. « Sauvage en plus ! Heh. ». Bon sang, il fallait que je me concentre sur le corps de Kurayami afin de la sauver d'une mort imminente aux cotés d'Ayame-Sama... Mais le problème était tel que je n'arrivais pas à penser à autre chose que de vouloir prendre cette femme là et maintenant ~ Aller Akiha, du sang-froid, c'était la dernière ligne entre la vie et la mort de ce petit chaton. Si elle meut, tous nos efforts seront perdus. Et je vis ce même sérieux affiché dans la concentration des traits de la directrice. Me lançant dans la tâche -tout en me promettant de la prendre quand même si notre patiente survie- je procédais à la même chose que mon amante. L'extradition des parties gelées en faisant attention à ne pas endommager tout ce qui était autour, tout en allant vite pour prévenir une quelconque attaque pouvant être fatale à notre patiente. De quoi stresser en somme.

Je ne saurais dire combien de temps cela nous a prit, ni combien de patience a-t-il fallut pour parvenir à se débarrasser de toutes les effluves de la bactérie. Je sais juste qu'à un moment donné, les machines montrèrent des constantes parfaitement stables et qu'on a dû même en débrancher pour ne pas perturber le flux normal du corps. Je pense que nous avions tout retiré, du moins, c'était mon avis. Je laissais tout de même Ayame-Sama vérifier une dernière fois si tout était en ordre et si nous n'avions rien endommagé pendant la procédure. Soupirant pour la énième fois sous un sifflement lugubre de mon deuxième coté, je plaçais une nouvelle perfusion tandis que Dead Master-Sama s'occupait des derniers détails sur le corps. Avions-nous réussi ? Je ne saurais le dire. Je sais juste que nous avions eu énormément de chance que le cœur ne s'est pas arrêté pendant la procédure. Et moi qui riais de ceux qui disaient que même dans la science, la chance était de mise, me voilà chamboulée dans mes idéaux. Me reculant de la table, je retirais mes gants les jetant dans la poubelle avant de croiser les bras et regarder ma chère amante.

- Je pense que nous avons réussies. À présent, il faut attendre son réveil pour confirmer cela.

Pour savoir si elle se réveillera et ne tombera pas dans le coma avec tout le sang perdu et transféré dans son corps. Et encore, si elle se réveillerait, si elle n'aura pas de contusions internes et ne sera pas paralysée par une quelconque dégât à la colonne ayant pu subvenir pendant l'intervention. Il y avait tant de détails qui ne nous donnaient pas la certitude de réussite que je n'avais qu'une envie, qu'était de la réveiller de force pour constater ce qu'il en était. Mais ce n'était pas encore fini. Comment réveiller un corps quasiment mort qui eut l'habitude d'être regorgé de matérialisation depuis bien deux ans déjà non-stop ? Il fallait lui en procurer. Et cela, je laissais à la bonne volonté d'Ayame-Sama.

- Il ne reste qu'à lui procurer de la matérialisation et tout devrait être parfait.

M'approchant de la femme scientifique, j'enroulais mes bras autour de son cou pour venir l'embrasser tendrement. Soupirant de tout cet effort donné auparavant, je me détachais d'elle pour mieux nicher ma tête dans son cou. J'étais heureuse, oui, l'avoir vu ainsi, je n'oubliais pas mon envie de la faire jouir sous mes touchers attentionnés un peu plus tard dans la... étions-nous le soir ? Ou était-ce une nouvelle journée qui commença ? Je ne savais pas. J'étais fatiguée. Une bonne nuit de sommeil était mérité, et elle serait encore meilleure si je pouvais la partager avec cette femme.

- Je suis honorée d'avoir pu accomplir cela à vos cotés, Ayame-Sama. Quand tout ceci sera terminé, je vous promets de vous remercier plus... intimement ~

« Bon boulot. » Oui, c'était un rêve parfait.

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Sam 30 Mar - 18:21

Troisième semaine: Guérison


Mon rêve, mon cauchemar, le temps s’arrête. Les ténèbres me noient dans leur noirceur, je n’en peux plus, je veux partir, je veux sortir, aidez-moi. Sauvez-là. Mon corps entier n’était plus qu’un simple organisme bougeant sans réflexion, mes pensées ensevelies par la tristesse, rien ne se faisait paraître, je ne souriais plus, je ne dormais plus, je ne mangeais plus, je … je sombrais. Ce qui semblait être mon paradis, ma vie, mon amour, tout s’écroula du jour au lendemain, ne laissant plus qu’atrocité dans ce monde que j’avais fait mien. Pourquoi souffrir autant ? Pourquoi étais-je celle qui devait tout supporter, pourquoi devais-je être la seule à souffrir, pourquoi personne ne m’accordait … le vrai bonheur. C’était toujours comme ça, je gagnais quelque chose pour le perdre dans les mois qui suivaient, j’apprenais à aimer pour que finalement on me retire cet amour, ne laissant que haine et tristesse régner sur mon être. Je voulais … je n’en voulais plus. Je ne voulais plus de cette tristesse, de cette mélancolie qui me rongeait, je priais pour que tout s’arrête, je voulais … je la voulais. Je voulais revoir son sourire, son rire, ses cris, ses insultes, son être … Rendez-la moi !

Kaïla. Ne me la retirez pas ! Elle est à moi, elle ne peut pas … elle ne peut pas mourir maintenant. Non, pas encore, je veux encore du temps avec elle, je veux vivre avec elle, je veux aimer avec elle, je la veux. Maintenant … Rendez-là moi ! Arrêtez de me faire souffrir ! Qu’avais-je fait de mal ?! Pourquoi … pourquoi ma vie s’acharnait-elle contre moi ? Je ne savais pas, j’étais une bonne personne … Je faisais ce qu’il y avait de mieux à faire, j’aidais les autres, je punissais ceux qui détruisaient l’équilibre du monde, je souriais, j’étais heureuse alors pourquoi devais-je me faire arracher ce que j’avais de plus cher ?!

Non. Je n’acceptais pas. Accroupie au sol, je pleurais, toutes les larmes de mon corps dévalèrent sur mes joues dans des cris de souffrances. J’avais mal, mon cœur, ma tête, me faisaient mal. Je ne voulais pas de cette douleur, je ne voulais pas de ça ! Arrachez moi mes membres, battez moi à mort, tuez moi, mais ne me l’enlevez pas ! Kaïla … Kaïla … Kaïla !

« Protège toi, relève toi ». Non, je ne savais pas … C’était trop dur, c’était trop insupportable. Je ne voulais pas voir le monde si je ne pouvais pas être avec Kaïla, je ne voulais plus vivre si elle n’était pas avec moi. « Relève toi, ou laisse moi ». Non, elle ne sortira pas … Je ne veux pas de plus de souffrance, je ne voulais pas de sang inutilement … Je ne voulais que Kaïla. « Libère moi et je t’aiderai ». Tu mens, c’est faux … Tu ne feras que tout détruire, arrête ! Silence ! « Libère moi Black Rock Shooter ! ». Non … non … arrête … s’il te plaît … arrête …

C’était trop tard. Mon esprit était faible, je me lassais de tout, je n’appréciais plus rien. Insane en profita, Insane me séquestra dans mon propre corps. Insane agissait, moi je regardais, mes jours s’écoulèrent et moi … Moi j’étais là et j’attendais. Des combats, beaucoup de combats. Du sang, il y en avait tellement … l’arène. L’arène était devenue une boucherie, à chaque fois qu’un combat se déclenchait, elle intervenait, tuant, massacrant les pauvre élèves s’y trouvant … Je devais l’arrêter. Mais je n’avais plus ce pouvoir … Kaïla n’était plus là. Ayame … Ayame. « Ayame … Ayame … Ne viens pas ! ». Si, Ayame devait m’aider, j’avais besoin d’aide, j’avais besoin d’un soutien pour ne pas sombrer ! Je devais la trouver, je devais lui demander son aide … Où était-elle ? Avec Kaïla. Ayame sauvait Kaïla, Ayame tuait Kaïla, Ayame riait de Kaïla. Non, Ayame …

Courant à en perdre haleine dans les couloirs, je bousculais les personnes sur mon chemin sans m’excuser. Ils n’avaient pas à être là, Undai était à moi … Non, je devais arrêter. Taire cette voix … Kaïla. Je courais, courais sans savoir vraiment où j’allais, je passais les couloirs, le bureau de la directrice, les sous-sols, les laboratoires, bousculer, encore et encore pour aller plus vite, m’agrippant au mur pour pivoter, m’écrasant parfois à un tournant. La douleur était vaine comparé à celle que j’avais dans mon cœur. Ayame … Kaïla !

J’arrivais essoufflée dans le laboratoire de Dead Master, poussant la porte pour voir Kaïla sur la table, Ayame autour avec Akiha … Elles étaient toutes là. Mon corps fusait d’un mauve ténébreux alors que ma flamme sautait du mauve au bleu sous ma respiration cassée. Levant les yeux vers les machines, plus rien ne bougeait, plus aucun signe cardiaque … Kaïla était … NON ! Hurlant en entrant dans la pièce comme une furie, je poussais Ayame pour venir secouer Kaïla. Morte. Non, cela était impossible ! Non ! Dégageant du flux de matérialisation qui irradiait toute la pièce de ma puissance alors que tout se perdit en un claquement de doigt. Non … Kaïla ne pouvait pas ! Je refusais ! Il fallait faire quelque chose, elle ne pouvait pas mourir ! Kaïla !

Secouant son corps en laissant mes larmes tomber sur son corps, je cherchais en vain un pouls, mes mains tremblantes, je ne sentais rien. Mort. Hurler était un faible mot comparé au bruit qui traversait mes lèvres, je haletais, je ne savais plus quoi faire, secouer, secouer ne servait à rien. Attrapant le visage de celle à qui je vouais ma vie depuis peu, je l’embrassais, un dernier baiser que je refusais d’accepter, insufflant toute ma matérialisation entre ses lèvres, enrobant son corps de mon essence même de pouvoir, je lui donnais tout, toutes mes réserves, réveille toi !

Tout donner signifiait également mon arrêt de mort … ma jauge était vide. Non … je pouvais encore lui en donner, je devais encore. Ma puissance, mon corps entier créé par Ayame, je devais lui accorder aussi cela, je devais moi aussi réussir à lui donner la puissance d’Ayame. Tout, tout jusqu’à ce que mon corps n’en puisse plus, jusqu’à ce que je tombe. Inconsciente ou morte ? Je ne savais pas, je ne voulais qu’une chose … Kaïla réveille toi.

Un dernier bip, avais-je réussi ? Non … Je ne sais pas.

---Quelques jours plus tard---


Il me fallut tout de même quelques jours pour me ressourcer, après avoir reçue les explications venant d’Akiha et d’Ayame, j’étais restée perplexe quand elles m’eurent dit que seul le temps sera répondre à la question concernant la vie ou la mort de Kaïla. Une semaine que l’opération était finie … Une semaine que j’attendais qu’elle se réveille. J’avais également demandé à ce que l’on bouge son corps, je ne supportais pas la voir sur cette table comme un vulgaire cobaye, si elle devait se réveiller, ce serait chez moi ou chez elle, mais pas ici. Prenant donc le corps de mon amie et toutes les choses à laquelle elle était reliée, Ayame m’aida à la déplacer dans mes appartements. Ma chambre en somme. Prenant l’initiative de m’en occuper, je pris soin de la laver, la changer et même de lui parler sachant pertinemment qu’elle ne m’entendait pas. Mais parfois, certaines personnes disent que les gens dans le coma entendaient quand on leur parlait. Peut être que Kaïla m’entendait ? Je l’espérais, profondément.

Vautrée sur le lit, j’étais à moitié sur le sol alors que seule ma tête reposait sur le matelas. Gardant un œil sur Kurayami, ma main posée sur la sienne, je passais mes journées ainsi. La regarder, lui parler, lui raconter tout et n’importe quoi. Au point même de planifier ce que nous ferons quand elle sera réveillée, passant par une petite virée à la mer ou encore, une nouvelle excursion à Kagoshima. Toutes ces choses là que je voulais faire avec elle … même aller se promener dans le parc, oui, quand elle se réveillera, nous irions dehors. Souriant à cette idée, je fermais les yeux, espérant qu’en les rouvrant … elle me regardera.

- Réveille toi … Kaïla.

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Sam 30 Mar - 19:57

Le noir absolu. Qu'était-ce ? Le néant ? Non, ce n'était pas un abîme, ce n'était pas un vide, ce n'était que du noir solide. La même vision sombre de quand on ferme les yeux en pleine nuit. Les ténèbres réparatrices et rassurantes après une longue journée de travail intensif remplie de soucis inutiles et envahissants. J'aimais le noir. Il n'y avait pas de raison particulière à cela, je n'étais pas genre à déprimer ou encore à vouloir me suicider à chaque coin de rue -même si certains vous diraient le contraire. Ce n'était qu'un constat comme un autre, une manière d'apprécier certaines choses comme celle de détester d'autres. Il y avait une multitude de choses que je n'aimais pas, passant par les réalités de ce monde jusqu'aux gens vivant en exerçant l'injustice. Dis comme cela, ça sonne noble. J'en souris toute seule comme une idiote, sachant qu'il n'y avait aucune bonne cause derrière ces mots. « J'ai mal. » Ma vie, c'est elle qui m'a rendu comme je suis aujourd'hui, pourrais-je dire sans hésitation. Sauf que je ne suis pas sûre que ce soit vraiment le cas, vu que je n'ai vécu que quelques années. Serait-ce pour cette raison que l'on dit que les gens changent ? Parce qu'ils évoluent tous les jours ? Alors, notre personnalité absolue -la vraie- se révèle à la fin de notre vie, aux derniers moments ? C'est étrange.

Pourquoi broyer du noir de la sorte en se posant des questions existentielles ? Je n'étais pas en cours de philosophie non plus. Cours de quoi ? J'y suis jamais allée effectivement. D'ailleurs, il faudra que je me reprenne en main, sinon Mère et Père ne seront pas contents. Ils ont des grands projets pour leur fille unique après tout, et le moins que je puisse faire, c'est de remplir leurs attentes. C'était ridicule, je ne vivais que pour m'amuser après tout. Depuis que je peux sortir de ce manoir, je profite de la vie, de ces années perdues enfermées dans cette maison sans pouvoir sentir les rayons du soleil sur ma peau. Je les détestais tous pour cela ! Alors pourquoi j'essayais de me conformer à leurs envies... Ridicule. Voilà pourquoi j'étais de mauvaise humeur, je râlais contre mes géniteurs pour une stupidité digne d'une adolescente voulant voler de ses propres ailes. Je voulais sortir ce week-end, mais cela ne m'était accordé. Et je rageais encore plus en connaissant la cause de ce chamboulement de mes plans. Une visite médicale à domicile, pour vérifier si tout allait bien dans mon corps. Évidemment, à la tête de ce petit cortège stupide, il n'y avait personne d'autre qu'une certaine Akiha, mais elle, vous ne la connaissez pas. « Undai... ». De quoi... ? Undai Gakuen. J'étais à Undai, dans cette Académie de fous furieux. C'est finalement pour cela que je râlais. Oui.

J'étais en colère parce que je n'avais plus d'alcool dans mes armoires, tout me fut volé par un certain crétin qui s'amusait à traîner dans ma chambre quand il le pouvait. Tout de même, je le traitais peut-être d'imbécile, mais il arrivait à déjouer le règlement de cet asile, se moquant quasiment des surveillants y faisant régner la loi. Quelle loi d'ailleurs ! « Yume... J'ai mal. » Yume... ? Non, non ! Je sais ! Je sais pourquoi j'étais déprimée ! C'était mon passage en rang que je ne pouvais passer car je ne me trouvais pas d'adversaire. Comme si c'était difficile tiens. Probablement, j'aurais pu designer le premier Terminale que je croiserais dans le couloir en sortant d'une salle de classe. Sauf que c'était tout autant dangereux, je ne voulais pas perdre sans ne serait-ce montrer un peu ce que je vaux. Faire ses preuves ? Oui, j'ai fait mes preuves, j'ai trouvé une Terminale pour mon passage en rang, et j'ai réussi à montrer ce que je valais aux yeux de Yume. Je crois.

Je pense que oui, je ne sais plus. Est-ce que j'ai gagné ou non ? Est-ce que c'est fini ou je suis en plein dedans, sonnée d'avoir pris un coup. Non, je ne pouvais me détacher de la réalité, parce que cela signerait mon arrêt de mort. Sauf que... « ça fait mal... J'ai mal ! » Pourquoi ce noir autour de moi est plus pesant ? Pourquoi je ne vois rien, mais j'entends des bruits étranges. Des voix. Yume, la voix de mon amie. Pourquoi elle me manque, si je l'entends ? Étrange, je ne comprends pas. Mais j'ai mal, j'ai vraiment mal, il faut que je vérifie la cause de cette douleur. Ouvrir les yeux, je devais ouvrir les yeux pour regarder, mais je n'y arrivais pas, il n'y avait que le noir et la douleur. Je paniquais, non... Non, c'était un noir apaisant. J'étais bien. Non, je souffrais. Tout mon corps me hurlait la douleur, surtout ma tête. Que faire pour arrêter cela ? Il fallait que je me réveille pour voir si j'ai gagné mon passage en rang ! Il ne faut pas que je dorme, sinon, je vais mourir.

- Réveille toi … Kaïla.

Pardon ? Ouvrant légèrement les yeux, je restais immobile, essayant de m'habituer à la lumière filtrant entre mes paupières. Bon sang, il faisait trop clair, cela me brûlait les yeux, littéralement. Ouvrant la bouche pour inspirer un bon coup, je m'arrêtais en pleine action sous la douleur vive qui m'envahissait. J'étais lourde, mon corps était tellement lourd que je n’arrivais même pas à tourner ma tête vers Yume. Yume... où étions-nous au juste ? Dans sa chambre, je voyais le bleu partout. Sérieusement... Je me rappelle maintenant, j'ai réussi mon passage en rang, je ne sais pas comment, mais je me vis acclamée. J'étais en Terminale ! Alors pourquoi dormais-je encore au lieu de me lever et d'aller fêter cela ? Stupidité, il fallait que je bouge. Mais je n'y arrive pas. Non, quelque chose clochait. J'étais entravée, j'avais mal, j'entendais un bruit trop significatif pour ne pas grimacer. Je n'aimais pas cela. Ouvrant complètement les yeux en réalisant mon malaise, je les baissais pour voir ma chère amie à mes cotés. Dormait-elle ? Autant la réveiller pour qu'elle m'aide à comprendre ce mal être. Voulant parler, je me résous à ne rien dire quand je sentis que toute ma bouche était pâteuse, comme si je n'avais pas parlé depuis des jours. Soupirant, je me décidais d'utiliser les gestes pour ne pas lui faire peur, sauf que même là, j'avais du mal. Trop lourd, j'avais l'impression de peser des tonnes. Fronçant les sourcils, je concentrais toute ma force dans ma main pour venir la déplacer de quelques centimètres afin de toucher la tête de Yume, rien que la frôler pour qu'elle lève son regard bleuté. Souriant en captant son attention, je fis résonner ma voix dans la pièce. Bon sang, comment pouvait-on avoir une voix aussi raillée ?

- Yume... Tu sais... Je crois que j'ai... un peu trop dormi... sur le coup.

Ouais, carrément, je me sentais telle une chiffe mole sans moindre force. Vous voyez, quand vous dormez de trop, vous vous réveillez encore plus fatigué qu'avant et ce accentué par un mal de tête monstre. C'était la même chose pour ma personne, jusqu'à ce que je constate qu'il y avait un autre problème. Des machines... Pas n'importe quelles machines, celle qu'on branche à un corps quand il risque de s'enfoncer à tout jamais dans les ténèbres. Et ces engins au éternel « bip » étaient branchés à moi ! Non, je n'aimais pas cela du tout, je ne voulais pas. Plus.

- Pourquoi... ? Hors de... question !

Il m'était intolérable d'être si mal en point après un simple passage en rang, et encore moins quand c'était Yomi qui m'eut mis dans cet état déplorable. Et encore, hors de question que je sois attachée à ce genre de câbles partant de partout, je ne voulais pas retourner en arrière. Mais qu'est-ce que je faisais là au juste, je ne me rappelle de rien après que Yume m'ait aidée à tenir droit. Je pourrais toujours lui demander plus tard, pour l'instant, il fallait que je me libère de toute cette ferraille. Mais ce n'était pas évident, de un j'avais l'impression d'être desséchée de l'intérieur et de deux, je me sentais comme si un éléphant m'était passé dessus. Me redressant légèrement, j'arrachais un fil au hasard qui se trouvait le plus près de ma main, il n'a pas fallut plus de temps pour qu'un bruit strident se fasse entendre et que ma tête tourne.

- Aide moi... Yume.

Je me fichais grandement de savoir si ces choses étaient là pour que je puisse vivre, mais ce dont j'étais sûre, ce que je ne voulais pas être attachée à des tubes et toutes sortes de perfusions. Rivant mon regard dans celui de ma chère amie, je clignais des yeux en croisant son regard. Quoi ? Et rien qu'en voyant son visage, je ris. Je ne sais même pas pourquoi, mais j'avais l'impression de ne pas l'avoir vu depuis des années. N'abandonnant pas la lute contre les fils -en vain- j'étais mitigée.

-Faim. Soif. Comment... ?

Oui, comment se faisait-il que j'étais là dans un état piteux à ce que je pouvais constater. Non, après les questions, d'abord faut que je me sauve de ce « bip » et que j'aille... J'ai mal. Attends, je suis bien en Terminale là non ? Mais il se passe quoi ici à la fin ?!

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Sam 30 Mar - 22:58

« C’est parce que tu ne lui as jamais dit ce que tu ressentais vraiment ». Faux, je lui ai répété que je l’aimais … plus que tout, sans arrêt, tous les jours … je n’ai cessé de lui avouer mon amour ! « Tu mens, tu le sais. Elle ne sait pas, elle ne sait pas vraiment ». Faux … Elle aussi elle m’aime, elle aussi m’a dit qu’elle m’aimait donc … elle m’aime. Silence. Tais-toi. Tu ne sais pas, tu ne me connais pas ! « Je suis toi ». Tu mens ! Tu ne me comprends pas, tu ne sais pas ce qu’est aimer ! « Je sais ». Faux ! « J’ai aimé, et j’aime toujours ». Foutaises. Tu n’aimes personne, tu n’es que horreur … tu m’obliges à tuer des innocents, tu me rabaisses, tu ne peux pas aimer ! « J’aime Ayame ».

- Yume... Tu sais... Je crois que j'ai... un peu trop dormi... sur le coup.

Silence. Ce n’était qu’un rêve parmi tant d’autres, une fois de plus Kaïla en faisait partie, une fois de plus, je la voyais me parler, m’imaginant comment serait son réveil. Kaïla n’était pas là, Kaïla dormait encore … Kaïla mourrait. Je restais impassible en relevant la tête, regardant la personne devant moi se mouvoir. Ce n’était pas réel. Elle essayait encore de me perturber, elle essayait encore de m’affaiblir en me mettant ma faiblesse sous les yeux. Régir, je devais régir. Non. Ne pas bouger, ne rien dire, écouter … et encore. Faible. Pourquoi devais-je subir la vision de mon amie aussi faible ? Ce n’était pas possible, si elle revenait, elle devait être en forme, elle devait rire, sourire et nous devions partir. Oui, partir et aller fêter son passage en rang -enfin-. Aller se promener dans le parc, boire sur un banc, faire des choses derrière un buisson. Aller au cinéma, regarder un film d’horreur comme ça je serai dans ses bras. Oui, le réveil de Kurayami … celui-ci n’était pas vrai. Je rêvais.

- Pourquoi... ? Hors de... question !

Elle regardait les machines. Elle faisait semblant d’être étonnée comme aurait pu l’être Kaïla en voyant son corps branché à toutes ces machines. Une illusion invraisemblable secrétée par mon esprit perturbé, on se jouait de moi. Ce n’était pas réel … « Tu te voiles encore la face ». Silence. Si cette fille était vraiment Kurayami, si elle s’était vraiment réveillée, je ne t’entendrai plus ! « Tu m’entends parce que tu en as besoin ». Faux, je n’ai besoin que d’une personne ! Je n’ai besoin que de Kaïla ! La vraie, celle qui me sauterait au cou pour venir me dire qu’elle a gagné et que je devais la servir en signe de récompense ! La Kaïla asociale qui … qui me laissait être celle que j’étais.

Détachant mon regard de son corps, je regardais le mien. Vingt ans. mon apparence d’enfant ? Non, rarement, seulement quand … Le sujet n’était pas là. La fenêtre. Undai, nous étions le matin, les cours allaient commencer, je devais aller au conseil et préparer ma journée. Oui, en rentrant pour la pause de dix heures, je viendrai parler avec Kaïla, à midi nous mangerons ensemble, à quinze heure, je lui expliquerai mes périples du jour, à dix huit heures je reviendrai dans ma chambre et je la laisserai me regarder jouer. A vingt-deux heures, je me coucherai à côté d’elle. Un dernier baiser et je dormirai. Non, je la regarderai toute la nuit. Oui, voilà comment ma journée allait se passer. Il fallait que je me réveille maintenant … Que je retourne là où ma place était, dans un monde sans couleur où mon unique amour péri. Oui, mon bonheur fut éphémère … il m’a été retiré trop tôt.

- Aide moi... Yume.

« Aide moi ». Levant les yeux vers Kaïla sans aucune expression sur le visage, je la regardais fixement. Elle me de… Et je crois que c’est à ce moment là que je percutais vraiment ce qu’il se passait sous mes pupilles devenues plus vivantes. Non … Ce ? Entrouvrant la bouche en sentant l’humidité se former à mes yeux, je fixais cette fois-ci avec étonnement le petit corps à moitié endolori se mouvoir devant moi. Elle parlait. Elle respirait … elle vivait ? Me levant aussi vite que j’aurais dû le faire il y a de cela cinq minutes, je la coupais dans sa dernière parole pour venir enlacer mes bras autour de son corps. Kaïla … Non ? C’était vrai ? Elle était vraiment ?

Enfuyant mon visage mélancolique dans son cou, je cherchais ce réconfort que je n’eus pendant un mois. Serrant son corps jusqu’à ce que l’idée de le casser encore plus me passe par la tête, je la relâchais pour venir déposer mon visage sur ses genoux, pleurant à chaudes larmes en gardant ma main dans la sienne en signe de je ne sais quoi. Je me laissais aller … Elle était de retour. Était-ce vraiment elle ? Non, ce n’était pas un rêve, je pouvais sentir son humeur, je pouvais sentir sa vie, sa jauge faire des sauts en elle à cause de son inactivité, mon pouvoir couler dans ses veines, l’odeur d’Ayame imprégnée dans son corps, celle d’Akiha également … Cela avait-il vraiment fonctionné ? Je ne sais pas, mais ça ne pouvait être que ça. Sa maladie … C’était fini, vraiment fini. Maintenant … Maintenant … Pouvais-je être heureuse ?
«  »

- Ka…

Relevant ma tête en essuyant ma tristesse du revers de ma chemise, je débranchais tout ce qui pouvait déranger ma partenaire. Retirant soigneusement ses câbles entres deux reniflements peu gracieux, je fis attention à son corps. Ne laissant que ma tristesse dévaler sur mon visage, je me levais une fois qu’elle fut retirée de tout cela, me retournant pour venir frotter une fois de plus mon visage, je me dirigeais vers ma cuisine pour venir lui chercher de quoi boire ainsi qu’un petit truc à manger. Revenant avec une pseudo demande que je crus entendre, je déposais tout à côté d’elle avant de venir sauter dans ses bras. Me collant à son corps, toujours à la recherche du même réconfort.

- Je t’aime … ne m’abandonne plus Kaïla.

Enfuyant mon visage dans sa peau, je collais ma tête en dessous de son sein, nez contre ses côtes, yeux clos. C’était bon … Jamais, jamais plus je ne voulais me séparer de cela. Dieu … J’étais une fontaine. Une fontaine qui ne savait s’arrêter de pleurer alors que Kurayami n’avait pas l’air de comprendre quoi que ce soit à ce qu’il se passait. Son collier … Elle ne l’avait plus. Plus de pierre grise, ni de rouge, le vide laissant la vision sur une petite cicatrice normalement cachée par un bijou quelconque. Je lui achèterai … oui, je lui offrirai un nouveau collier. Levant un œil mouillé vers Kaïla avec une petite boue mignonne, je ne souris toujours pas. Je voulais … un bisou. Me redressant pour venir attraper ses lèvres, je fermais les yeux en savourant ce contact. Sèches. Ses lèvres étaient sèches, léchant le contour de celles-ci avec sensualité, je refermais notre baiser doux. Nous nous … retrouvions, enfin.

- Je t’aime … Vraiment … Je t’aime Kaïla.

Posant ma main sur sa joue tout en lui faisant cette déclaration dans un murmure, je gardais toujours cette douceur dans ce tendre geste alors qu’une larme vint tracer son chemin jusqu’à nos lèvres. Un goût salé, aussi amer que celui que je portais en moi ces dernières semaines. Je l’aimais … Le savait-elle ? Vraiment ? Je t’aime, et ce plus que tout … Kaïla.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Dim 31 Mar - 13:42

Finalement il était évident que je ne comprenais rien à la situation. Une Yume plus qu'étrange sautant de l'inexpressif à un déluge de sentiments, c'était carrément ingérable. La seule chose que j'arrivais à faire pendant ses états d'âmes plus qu'étonnants, n'était autre que de la regarder avec un air perplexe sur le visage. Non, c'était autre chose, c'était plutôt un mélange entre l'incrédulité et l'incompréhension. Quoi qu'il en soit, me voilà à présent assise tant bien que mal avec ma chère amie pleurant sur mes genoux, tandis que des fils à moitié arrachés pendaient ci-là autour de nous. Jolie image, on aurait cru que je viens de sortir d'une opération qui aurait pu me coûter la vie. Devrais-je lui rappeler que ce n'était qu'un passage en rang d'où je suis sortie épuisée et vidée, mais pas avec la tête arrachée ? Oui, je pense qu'il faudrait que je la rassure parce que là, elle faisait peine à voir.

- Ka…

Quoi ? Je ne sais pas. Remerciant sa personne d'un mouvement de la tête quand elle débrancha ces choses de mon corps, je restais songeuse tandis qu'elle alla dans son coin-cuisine. Pourquoi il y avait-il tant de machines dans cette chambre ? Je ne saurais le dire, d'ailleurs, le comportement de Yume m'inquiétait de plus en plus. Ce glaçon ne serait jamais dans un tel état s'il s'agissait de quelques membres arrachés, n'est-ce pas ? Ce n’est pas comme si cela m'aurait tué, surtout pas dans l'Arène. Alors qu'est-ce qui s'est passé entre ma victoire et mon réveil. Je ne saurais le dire, mais cela n'était pas rassurant. Plongée dans ces pensées n'ayant ni queue ni tête, j'attendis que mon amie revienne avec quelques aliments quelconques. J'avais faim. Non, plutôt soif. Les deux.

- Je t’aime … ne m’abandonne plus Kaïla.

Laissant son corps se coller au mien sans protester, j'affichais un sourire jaune en vue de ce pot de colle. Depuis quand cette fille était si expressive ? Je ne me rappelais pas de ce trait de son caractère de glace. Tout cela, toutes ces questions, me donnaient mal à la tête. Rassurant mon amie complètement dévastée, je lui tapotais le dos en signe de réconfort, sans pour autant comprendre son agissement. Ne pas l'abandonner ? Mais je ne comptais pas le faire, après tout, c'est pour elle -mais aussi pour moi- que j'ai donné tout pour mon passage en rang, pour qu'elle soit fière de moi et que je puisse avancer à ses cotés sans qu'elle n'ait à s'inquiéter inlassablement pour ma personne. À croire que j'ai dû rater un épisode dans lequel j'ai foiré justement la partie « devenir plus fort pour être à la hauteur ». Justement, je n'en savais rien. Et il m'était plus que compliqué de demander quoi à Yume, vu son état.

- Je t’aime … Vraiment … Je t’aime Kaïla.

Soupirant après son baiser plus que quémandeur, je me laissais aller contre le coussin dans mon dos tandis que sa main ne se détachait de mon corps comme si la vie en dépendait. C'était horrible de la voir pleurer ainsi, c'était vraiment terrible de la regarder droit dans les yeux sans savoir comment réagir sous tant de bizarrerie. Mais en même temps, quelque chose me disait que c'était justifié, et ce pas par n'importe quel petit détail. C'était quelque chose de gros, de mauvais. Perdant mon sourire d'ahurie, je le remplaçais par des traits doux. Combien de fois l'ai-je vue aussi mal après que je me sois retrouvée alitée ? Pas beaucoup de fois, et c'était d'autant plus perturbant. Levant tant bien que mal mon bras -finalement je crois que j'ai dormi un peu plus que quelques heures- j'attrapai une mèche de ses longs cheveux afin qu'elle se rapproche de moi. Étant à une distance convenable pour venir me saisir de ses lèvres, j'y déposais un léger baiser, les yeux mi-clos. Ce contact -moi qui détestais le toucher- il m'a manqué, terriblement. Me détachant d'elle d'un centimètre, gardant mon front contre le sien, je lui répondis tout naturellement à sa... ses paroles, en essuyant ses larmes du pouce.

- Je sais Yume, ne t'inquiète pas comme ça. Moi aussi, je t'aime.

Pourquoi tant de sérieux ? Moi-même je n'en avais aucune idée, mais l'ambiance était lourde. Trop lourde pour que je me détende et que je plaisante comme si de rien était. Me reculant complètement d'elle, un sourire rassurant sur le visage, je me saisis de la bouteille se trouvant à coté -plus lente, je ne pouvais l'être je crois- ouvrant cette dernière en prenant une gorgée, je grimaçais. Finalement, je crois que la nourriture attendra... Portant ma main à mon collier par automatisme, je fronçais les sourcils en ne le sentant pas à son éternel emplacement. Le rosaire non plus, n'y était plus. Et là, je tiltais soudainement, tandis que le monde arrêta de tourner autour de moi. Ce n'était pas bon. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais un mauvais pressentiment. Rivant mon regard dans celui de mon amie, je la questionnais des yeux avec incompréhension. Il s'est passé quoi au juste après mon combat ?

- Je suis bien en Terminale non ?

Je pense que oui, vu que je pulsais d’énergie de partout. Même si cela était étrange, vu que j'avais plus l'impression que c'était celle de Yume -que j'utilisais de temps en temps en réserves- plutôt que la mienne qui me régissait. Non, définitivement, je ne comprenais rien du tout à la situation. Il fallait que je me lève, il fallait que je sache pourquoi j'étais dans cet état. Oui, je devais aller voir Akiha, elle devait savoir... Pourquoi elle ? Parce que je n'avais pas mon collier, et à part elle, personne n'était au courant de la présence du rosaire à mon cou. Retirant les draps pour me découvrir, je voulus me lever pour trouver réponse chez les mieux qualifiés pour cette tache. Sauf qu'un nouveau problème se posa en même temps que je n'arrivais à bouger mes membres inférieurs. Comme j'avais du mal avec les bras, c'était encore pire avec les jambes. Et là, je me glaçais totalement.

- Explique-moi Yume.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Dim 31 Mar - 14:11

Je n’étais pas du genre à pleurer pour rien, d’ailleurs, je n’exprimais que très rarement mes sentiments. Ce n’était que quelques personnes de mon entourage qui avaient la chance de me voir dans tous mes états, comme ici d’ailleurs … Kaïla était sans doute la seule qui m’eut vu passer du rire aux larmes, de la joie à la tristesse, du calme à l’énervement. Avoir du sang-froid. J’en avais, sauf quand cela concernait les personnes qui m’étaient chers. Oui, sans elle ... sans Kurayami je ne me trouvais aucun sens à la vie. Avant qu’elle ne soit là, ma vie était régie par les envies d’Ayame, peu à après l’arrivée de mon amie tout changea. Basculant du noir dans le blanc sans passer par la case du gris. C’était étrange de se dire … qu’une personne pouvait faire basculer votre vie alors que nul ne sait quand cela arriverait. Pour ma part, je ne pouvais être que contente de ce changement, après tout … n’étais-je pas une meilleure personne depuis que j’avais rencontré Kaïla ? Non. Car mon comportement était différent qu’avec elle, tous les autres membres de Undai savaient que même avec un peu d’amour en moi, je restais toujours aussi dangereuse pour elles. Alors … devenais-je schizophrène ? Non, je séparais juste vie privée et vie professionnelle. Plus ou moins.

- Je sais Yume, ne t'inquiète pas comme ça. Moi aussi, je t'aime.

Acceptant ses dires tout en laissant ses lèvres se poser sur les miennes, j’affichais un petit sourire rassuré. Elle m’aimait. Foutaises, depuis quand étais-je devenue aussi … Ayame ?! Non, ici c’était différent … Je m’en foutais de paraître conne ou je ne sais quoi, tant que Kaïla savait mes sentiments … j’étais heureuse. Restant tout de même accrochée à elle comme si ma vie en dépendait, je la laissais se mouvoir en suivant ses gestes. Ma main encerclant son bras, je la regardais grimacer après avoir bu. A l’intérieur de Kaïla … Comment était-ce ? Mal sans doute mais en même temps … Ca allait non ? Sinon, elle ne serait pas là, si elle n’allait pas bien, elle serait encore dans le laboratoire. Faux. Elle allait mal, ce qui était logique après avoir été alité pendant plus d’un mois dans un sommeil forcé. Passant ma main dans mes cheveux en déviant mon regard en sentant que les explication n’allaient pas tarder, je fixais un point invisible alors que la voix de Kurayami ne vienne se heurter à mon ouïe. Haha.

- Je suis bien en Terminale non ?

Non, non. Comme tu es « morte » après ton passage en rang, on s’est dit que si jamais tu te réveillerais, tu devrais retourner en seconde. Bah oui, cela paraîtrait logique hein ! Après tout, tu as perdu ton pouvoir sur la table d’opération et que donc sans matérialisation dans ton corps tu ne pouvais plus être à Undai par logique. Mais on t’en a redonné, alors … alors tu recommences tout. Ok ? Aller, ce sera plus rapide, seulement trois ans de plus. Haha, ou pas. Grimaçant sous cette pensée, je ne daignais toujours pas regarder mon amie. Et puis même, elle était conne aussi de me demander ça. Évidemment qu’elle était en terminale.

- Explique-moi Yume.

Non. Et je ne comptais pas le faire. Prenant un air boudeur en sortant du lit, je me dirigeais vers … vers nulle part puisque je restais debout au milieu de ma pièce en me demandant quoi faire. Je ne savais pas lui expliquer, je ne saurais pas trouver les mots et … Et je crois que je n’ai pas le choix. Me retournant en voyant Kaïla se mouvoir, j’étirais mes traits en la voyant comprendre que l’utilisation de ses jambes était compromise. Pourquoi ne savait-elle pas marcher ? Tout simplement parce que sa maladie lui avait rongé sa colonne vertébrale et qu’il lui faudrait facilement une semaine pour réussir à mettre un pied devant l’autre. Avec un peu de chance du moins … Ayame m’avait prévenue qu’il serait possible qu’elle ne sache plus jamais marcher non plus. Chose qui n’arrivera pas d’ailleurs. Nous étions à Undai après tout.

Retournant en direction du lit, je fis un pas devant l’autre tout en gardant un certain self-control sur le visage. M’approchant donc ainsi de mon amie, je la pris dans mes bras pour venir la poser sur le fauteuil du salon. Toujours mieux que son lit après tout. M’asseyant à côté d’elle dans un petit soupir, je me laissais tomber sur son corps.

- Tu es morte.

Haha. La franchise me tuera. Fermant les yeux en logeant mon visage dans son cou tout chaud, je ronronnais. Mais genre, vraiment. Pire qu’un matou ayant perdu son maître pour x et x raisons. « Ton passage en rang, tu l’as réussi … tu es en terminale ». Mais tu es morte ? Non, il fallait que je m’explique maintenant et c’est ce que j’allais faire. Matérialisant une canette dans mes mains pour prendre une gorgée de la boisson sang goût, j’ouvris enfin la bouche pour formuler autre chose que des monosyllabes apocalyptiques.

- Il y a eu pas mal de choses … ton collier s’est brisé lors de ton combat, Ayame m’a dit qu’il avait viré au rouge avant que Yomi ne te le casse. La conclusion de tout cela, tu dois le savoir. Elles ont essayé de te sauver, mais il y a eu pas mal de complications également. Tu es restée un bon mois inconsciente, pour ce qui est de tes jambes … il faudra attendre.

Me recollant à elle -à croire que je ne faisais que ça aujourd’hui-, j’enlaçais sa main dans la mienne. Je ne voulais plus revivre cela. C’était trop dur. Non, mais oui. Que se serait-il passé si Kaïla serait morte ce jour là ? Qu’en serait-il de ma personne ? Comment aurais-je réagi ? Je ne sais pas et je dois avouer que je n’ai pas envie d’y penser.

- J’ai eu … peur. Mais c’est fini maintenant.

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MessageSujet: Re: Dois-je la sauver, ou la tuer ? ~   Lun 1 Avr - 13:46

J'attendais des explications de sa part, j' en avais marre d'être dans l'ignorance d'une chose pourtant, me concernant de près -très près même. Mais Yume n'avait pas l'air de vouloir m'éclairer sur le sujet, préférant rester muette comme une tombe. Au point même que j'ai cru qu'elle allait partir me laissant en plan, à essayer de me bouger. Parce que oui, je n'ai toujours pas réussi à déplacer mes jambes, tandis que mes bras reprenaient plus de vie, plus de force. Personnellement, se voir paralysée -en quelque sorte- n'était pas plaisant, loin de là. Au contraire, cela me stressait au point de vouloir m'évanouir sous le choc. Encore heureux que j'étais une curieuse suicidaire de la vie, sinon j'aurais déjà rejoint le pays des songes et des cauchemars. D'ailleurs, ma vie risquait de se transformer en ces derniers si je ne retrouve pas l'usage de mes jambes... Mais, était-ce la seule chose que j'ai perdue ? Je ne savais pas, mais cette histoire était assez louche pour que je m'inquiète. Au moins, Yume était là pour m'aider, et ce, je le compris dès qu'elle eut la gentillesse de me poser sur son sofa. Infirme... rien que cela ?

- Tu es morte. Ton passage en rang, tu l’as réussi … tu es en terminale

M-M... Morte ?! Comment ça morte ?! Par réflexe, je gigotais dans tous les sens pour regarder si mes membres étaient bien là, si je pouvais toucher ce qui m'entourait ou encore, je vérifiais si mon cœur battait. Et tout cela assez gauchement parce que Yume prit résidence sur mon corps comme si de rien était. Elle me dit ce genre d'affirmation et après elle se comporte comme si de rien était, c'est quoi ce bordel ?! Perplexe, je ne comprenais rien du tout à son charabia. Donc, j'étais morte -alors étais-je un fantôme ? Haha- mais j'étais en Terminale donc. Une bonne nouvelle... Sauf que non, il n'y avait rien de réjouissant là-dedans, je me retrouvais sans usage de mes jambes avec une folle me déclarant défunte. Mon impatience sous le ridicule de ces déclarations se fit sentir dans l'air au point tel, que je voulus repousser mon amie afin de la secouer un bon coup pour qu'elle soit plus claire dans ses propos. Mais je n'eus à le faire, elle agit d'elle-même dans une explication des plus déroutantes.

- Il y a eu pas mal de choses … ton collier s’est brisé lors de ton combat, Ayame m’a dit qu’il avait viré au rouge avant que Yomi ne te le casse. La conclusion de tout cela, tu dois le savoir. Elles ont essayé de te sauver, mais il y a eu pas mal de complications également. Tu es restée un bon mois inconsciente, pour ce qui est de tes jambes … il faudra attendre.

Mes yeux s'écarquillaient de réalisation à chaque information sortant de sa bouche. Mon collier... a viré au rouge. Quand cela arriverait, je serais effectivement dans des beaux draps, et je devrais... Pendant le combat ? Mais à quel moment, je n'ai rien senti pour autant, serait-ce une réaction à retardement. Je n'en savais rien, je n'ai jamais posé la question à Akiha sur ce qui arriverait si la pierre devenait rouge. Il était presque évident que je ne m'en sorte sans séquelles après que cette merde m'aurait rattrapée... Attends ! Quoi ?! Un mois inconsciente ?! Elle se foutait de moi ou quoi ? Impossible ! Cela faisait donc une bonne vingtaine de jours que j'étais dans les vapes après qu'elles... qui elles ?! Quelles complications ?! Et pourquoi Yume avait l'air si détendue à présent ?

- J’ai eu … peur. Mais c’est fini maintenant.

Fini ?! C'était tout sauf terminé. Ma tête était en ébullition tandis que j'essayais de m'extraire de l'étreinte de ma chère Yume. Je comprenais mieux à présent sa soudaine affection démesurée à mon égard. Mais tout de même, je n'allais pas m'arrêter à ces explications incomplètes sachant que c'était ma vie qui avait été en jeu. D'ailleurs par « elles », Yume voulait dire certainement Akiha et donc Dead Master. Là, ça sentait le roussi à plein nez, pourquoi la directrice voudrait me sauver. Et puis encore, j'espérais que les seules complications étaient justement mes jambes... Non mais ! Me redressant totalement en repoussant le pot de colle, je pointais mon doigt sur son nez tout en m'exclamant de vive voix.

- Comment ça fini ?! Attendre combien pour les jambes ?

Ben oui, même si ma maladie s'est déclenchée, j'étais encore là, mais... Les complications... Voudrait-cela dire que je retournais dans l'état des choses d'avant, quand je ne pouvais sortir nulle part sans risquer une crise ? Non, Yume a dit que c'était fini... Oui mais elle l'a dit en connaissance de mon handicap, donc son jugement était plus que dérisoire. Non, il fallait que... Une opération, pourquoi je ne me rappelais de rien, était-ce la raison de mon état ? Sans doute. Il fallait que j’aie des détails de la bouche de la responsable de mon état. Si elle ne l'aurait pas fait, si elle n'aurait pas injecté cette chose en moi, je pourrais continuer à vivre sans devoir subir ce que je subissais aujourd'hui.

- Elle a donc raté son coup...

C'était ridicule. J'éclatais de rire en m'imaginant la situation. Une Akiha qui rate son expérience, et qui essaye de se rattraper par la suite... Non, ce n'était pas amusant, elle a charcuté mon corps une fois de plus et maintenant je me retrouve -en vie certes- mais sans pouvoir marcher. Inacceptable. Il faut que je la voie, tout de suite. Après tout, c'était louche, trop louche pour que je puisse laisser passer ceci sans réagir. En plus, je n'arrivais pas à me mouvoir correctement après ça, j'avais mal -même si c'était supportable- et la cerise sur le gâteau, c'était que... Je n'arrivais pas à matérialiser, comme si mon flux corporel refusait d'agir comme je le souhaitais à cause de mon inactivité. Pourquoi ?

- Yume, tu veux bien me trouver Akiha, et me téléporter là où elle se trouve ?

J'allais la lyncher, j'allais arracher la tête de cette blonde pour mon état actuel. Mais avant, je voulais des explications claires et réponses directes. Combien de temps pour mes jambes ? Je saurais matérialiser comme il se doit ? Et si oui, quand ? J'étais en Terminale après tout, et je voulais fêter cela comme il se doit en massacrant quelques Premières. Haha... Ce n’était pas bon du tout, surtout si Ayame s'en est mêlée.


END

Suite dans un autre Rp : Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.

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