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 Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 8 Mar - 17:58

Ma chambre. Du moins celle que j’avais avant que l’on me mette en cohabitation avec je ne sais qui, fille dont je ne connais la classe et encore moins le nom. On pourrait se demander pourquoi je me retrouve dans une chambre commune alors que j’ai passé deux ans dans une chambre individuelle hum ? Et bien … tout ça, tout ça c’est la faute de notre chère grosse chieuse de directrice. Parce que selon madame, en tant que bonne fille je me devais de faire « des connaissances » et comprendre les humains. Genre quoi, elle quand elle les coupe en morceaux, elle fait connaissance avec peut être ? Salope.

Et c’est ainsi que ma journée commença. Me réveillant, ou plutôt, sortant de la marre de sang que j’eus créé dans ma chambre qui ne le serait plus dans quelques heures, je passais à travers les cadavres en tirant la gueule. J’avais passé la nuit à me divertir ou plutôt à m’extérioriser sur les quelques personnes ayant croisées ma route, entre brûler des organes, déchiqueter des membres pour finalement les scalper de tous les côtés, je n’avais plus que de la bouillie assaisonnée par une marre de sang dans ma pièce. Ranguren couché sur la fenêtre en attendant que je l’autorise à dévorer les corps ainsi que les âmes, je m’en allais vers ma salle de bain, sale comme jamais pour une petite douche matinale. Douche hein ? Récurage en vue du sang que j’avais, incrusté sous les ongles. Me délectant sous une eau froide -je n’aime pas la chaleur-, je nettoyais mon corps en usant une bonne bouteille de gel-douche pour que je me convienne. Une fois cela fait, un tour de séchage et me voilà en serviette dans ma chambre, le sol repeint de rouge.

- Vas y … Je n’ai plus rien à faire d’eux.

Et c’est sur cette unique parole que mon chaton se leva pour venir prendre son petit déjeuner. Le laissant agir à sa guise pendant que je préparais mes derniers cartons, je lançais les boites sur mon lit avant de me décider à m’habiller. Attrapant à la volée un uniforme dans ma garde-robe, je levais la tête pour voir ma bête gratter les os d’un cadavre. Haha, mignon dans son genre. Souriant à cela, je m’approchais de Ranguren pour venir lui tendre un bras que j’eus ramassé au passage. Jouant avec en le lui mettant sous le museau pour finalement le lui retirer, je continuais cette petite mascarade jusqu’à ce que mon réveil sonne, signalant qu’il était l’heure de partir pour moi. Oui, aujourd’hui, c’était vendredi.

Me redressant donc dans un soupir, j’attrapais le sac dans lequel j’avais entreposé les têtes de mes victimes avant de partir. Traînant le fardeau sur le sol en laissant une traînée rouge derrière mon passage, je traçais lentement mon chemin vers le bureau d’Ayame. Passant à travers les élèves en bousculant ceux se trouvant sur mon chemin, je ne réagissais guère à leurs insultes tellement qu’ils m’étaient invisibles. Arrivant devant la grande porte, un fin sourire sur les lèvres et je shootais dedans sans plus de ménagement. Haha.

Entrant dans la pièce, je balayais celle-ci du regard avant de me stopper net en vue d'une personne magnifique, contrastant avec les yeux. Des étoiles remplissant mes pupilles, je me penchais respectueusement devant celle-ci tout en lui accordant un sourire magnifique, une fine parole de salutation remplie d’extase, je me délectais d’avoir eu la chance de la croiser aujourd’hui. Yume-Sama, mon modèle, la femme que j’admirais le plus au monde, celle qui était au-dessus de ma personne, la seule, l’unique.

D’un sourire carnassier en me tournant vers Ayame, je sortis l’une des têtes du sac avant d’envoyer ledit sac vers sa personne, sans plus de ménagement. Me penchant respectueusement tout en exagérant mes gestes, je me redressais pour venir jouer avec l’unique tête qui me restait entre les mains. La tenant par les cheveux tout en laissant un rire faux traverser ma gorge, j’entrepris d’imiter sa voix avec malice dans une unique tirade ;

- A croire que notre chère ancêtre desséchée est toujours sur son trône, ne crois-tu pas qu’il serait tant de te bouger pour me laisser la place, Ô détestable Oba-sama ?

Tout en accentuant mon appellation en la traitant de grand-mère, je lui lançais la tête. Sachant qu’elle allait la réceptionner sans plus de ménagement, je lui accordais une petite surprise de taille. Attendant que ses paumes touchent la joue du cadavre, je comptais jusqu’à trois avant de claquer mes doigts. Spite, de la viande fraîche. Haha ! Et oui, il allait de soit qu’elle presserait la joue de l’homme, et que son sang ne vienne éclabousser le visage détestable de ma chère et tendre directrice. Un sourire victorieux sur les lèvres, une dernière courbette et je ne sus me retenir de lui dire avant de filer ;

- Tous mes hommages, chère tante ~

Riant à pleine bouche, je claquais la porte derrière moi avant de me diriger à l’aveuglette je ne sais où. M’amusant à me repasser ma « surprise » dans la tête, je souriais avec amusement jusqu’à l’arène. Me décidant qu’il serait peut être plaisant d’y faire un tour, je me décidais de passer le mur invisible avant de … de m’arrêter brusquement quand une autre personne en sortit. Humant l’air en fermant les yeux, je fronçais les sourcils. Non … C’est … Yume-Sama ? Non, qui, qui était-elle ?! Me retournant vivement en la regardant de dos, j’agrandis mon sourire quand je vis son bracelet vert pendant à son poignet. Elle, elle sera ma prochaine victime.

Laissant mes yeux tomber sur mon bracelet, je cachais celui-ci sous la tonne d’autres que je portais et tout en prenant un air perdu, j’accourrai vers ladite personne. Posant ma main sur son épaule, je pris un air intimidé en croisant ses billes rouges avant de me reculer, me pencher et bégayer quelques dires ;

- Etto … Hum. Excusez-moi de vous déranger, mais je me suis perdue, et j’aimerais … Non, je vous supplierai votre aide. Je n’arrive plus à retrouver les dortoirs … je suis nouvelle et j’ai … j’ai peur mademoiselle. S’il vous plaît … aidez-moi.

Dieu. Moi, que j’étais réaliste ! Feintant presque une petite larme en déviant le regard, je posais mes pupilles mauves sur son bracelet, le pointant du doigt en lui accordant un fin sourire pour faire genre « de changer de situation », je lui dis avec la plus grande des stupidités ;

- J’ai reçu le même avec mon uniforme, aurais-je dû le porter, mademoiselle ?

Mon uniforme … les couleurs de ma classe ? Même pas, je portais une longue cravate noire à la place de la rouge montrant mon rang de terminale. Il était impossible qu’elle sache à quelle classe j’appartenais et rien que pour cela, j’allais me plaire à la berner. Haha ... faisant une énième courbette, je me présentais par la même occasion. Yomi Tsuchimiya, moi, Dieu.

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Dernière édition par Yomi Tsuchimiya le Ven 8 Mar - 20:43, édité 1 fois
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 8 Mar - 20:43

Ça puait l'horreur à plein nez. Je ne saurais dire depuis combien de temps j'étais coincée là à moitié pliée en priant que tout s'arrête, mais cela devait bien faire une heure au moins. La seule chose dont j'étais bien consciente, c''était que cela puait vraiment ici. Et rien qu'avec l'odeur, j'en remettais une couche n'arrangeant pas la situation désagréable dans laquelle j'étais plongée, oui littéralement noyée sous les effluves et le manque d'air. Encore, si ce n'était que le problème de l'odeur, cela passerait, mais s'étouffer avec était encore plus dérangeant sans oublier que cela ne voulait s'arrêter. L'horreur. Était-ce une façon comme une autre d'être malade ? Je n'en savais rien, mais je n'aimais pas cela.

Je me suis réveillée vers quatre heures du matin en sueurs après une courte nuit, un repos mérité pour mon corps ayant subis des dommages importants quelques heures plus tôt. Blessures et plaies qui avaient disparues avant même que je ne comprenne leur importance, sans laisser de traces mais avec un soupçon de douleur toujours présente pour bien signaler qu'elles étaient là. Grimace sur grimace, c'était les toilettes qui m'accueillirent dans le premier temps tout en étant l'endroit parfait pour vider mon estomac. Pourquoi donc ce genre de réveil assez douloureux et désagréable ? Il ne fallait que retourner quelques heures plutôt, dans une Arène où une tête gisait au sol, donnant la vision sur des yeux vitreux et sombres. Rien qu'en revoyant cette scène, tout mon estomac se retournait au point que je dusse vomir mes tripes dans ce qui ne ressemblait plus à une cuvette mais plus à une bouche d’égout. Oui, c'était juste horripilant.

Vomissant donc pour la cinquième fois depuis mon réveil, je me retenais tant bien que mal à la cuvette pour ne pas tomber la tête, la première dedans. Non mais, un cauchemar ne pouvait me mettre dans cet état... Sauf quand ce même cauchemar était ma réalité. Oui, j'ai tué, et je trouvais cela horrible. Même après sa mort, cette tête blonde me hantait, revenant dans mes souvenirs tel un spectre vengeur. Quelle horreur... et tout ce sang, et cette tête dans on pouvait voir l'intérieur... J'allais vraiment gerber ma bile si je continuais à y repenser et ressassé chaque angle de ma vision en cet instant passé. Et puis encore l’intervention de Dead Master...

-... Hurg.

Carrément, je n'avais plus d'estomac, d'odorat et encore moins de force. C'est donc vers cinq heures du matin que je sortis de ma salle de bain, nauséeuse, tel un zombie titubant tant bien que mal vers son lit pour y retrouver son portable et justement, vérifier l'heure. Comment arriver à se rendormir dans une telle situation ? Il n'y avait pas moyen, et c'est pour cette raison que j'essayais de me trouver une occupation en attendant le petit matin et... huit heures. Et rien qu'en apercevant ce fameux papier de la veille sur ma table de nuit, me fit faire rapidement demi-tour dans la salle d'eau où j'échappais une substance semi-liquide et verdâtre dans le pot. Pestant contre moi-même, j'aérais les lieux tout en me faisant couler un bon bain chaud pour faire partir cette horrible odeur de nourriture périmée. Lavée de partout, brossée et habillée, je me retrouvais tout aussi pâle à me demander ce que je pourrais faire à six heures du matin sans que cela n'affecte mon estomac en bouillie. Et la seule solution qui se présentait à ma personne, était d'aller faire un tour à l'Arène pour... Retourner et défier mes démons.

C'est ainsi que je me retrouvais devant la porte invisible de l'Arène, stressée de découvrir ce qui m'attendait en son antre, et encore plus perturbée par le fait que dans moins de deux heures, je devrai me présenter devant le regard vert de cette femme... Bon sang, même le fait d'avoir faim ne me traversa l'esprit une seule fois. Oui c'était rare, mais je n'avais pas faim, pas du tout même et rien que d'y pensait me donnait la nausée. C'est ainsi que je me retrouvais dans ce lieu « magique », mais pas pour m'entraîner ou me vider la tête, non. Je préférais me torturer et culpabiliser sur mes agissements en m'asseyant en face d'une croix particulièrement effrayante. Fixant donc de mes yeux vitreux ce bout de pierre comme s'il s'agissait du saint Graal, je ne voyais pas le temps passer, me concentrant juste sur cette effigie. Tuer, moi ? Bonne blague... Vraiment... Et rien que parce que cette pensée m'énervait, je me décidais à sortir de ce lieu vide en ce matin.

Soupir après soupir, je sortis de l'Arène sans plus de ménagement, laissant ma robe de combat se transformer en mon uniforme habituel. Me passant la main sur mon visage fatigué, sans moindre sourire, je voulus me diriger vers la cafétéria croyant que mon estomac supporterait une invasion de protéines et vitamines. Mais tous mes projets risqués se firent stopper quand je sentis un contact trop insistant sur mon épaule. Me retournant automatiquement vers la personne qui osait m'interpeller, tout en préparant déjà mon coup de poing bien sentis, je m'arrêtais dans toute démarche de violence, quand ladite personne -qui s'avéra être une fille- se mit à parler de sa voix de paumée.

- Etto … Hum. Excusez-moi de vous déranger, mais je me suis perdue, et j’aimerais … Non, je vous supplierai votre aide. Je n’arrive plus à retrouver les dortoirs … je suis nouvelle et j’ai … j’ai peur mademoiselle. S’il vous plaît … aidez-moi.

Faisant un pas en arrière tout en la narguant de haut -difficile vu qu'elle avait au moins une tête de plus que moi- je ne pus m'empêcher de la détailler. Grande, yeux mauves et perçants, une silhouette fort fine avec de longs cheveux ébènes. Une jolie fille en somme... Enfin, jusqu'à ce qu'elle se mette à parler avec son air d'ahurie. Pourquoi... Il faudra m'expliquer pourquoi cela tombe toujours sur moi. Comme si je n'avais rien d'autre à faire que faire visiter cette maudite Académie à des petits nouveaux qui risqueraient de disparaître une semaine après, morts quelque part dans un coin du parc. J'en fus tellement désespérée de me retrouver en tant que guide touristique, que je ne fis rien du tout à part soupirer de lassitude, déjà prête à lui fausser compagnie ou alors de lui indiquer -d'un simple mouvement démonstratif- où se trouvait le hall pour qu'elle y aille chercher ses fichus informations. Sérieusement, on invitait les gens dans ces lieux, mais on ne leur fournissait aucune information pratique au préalable. Génial.

- J’ai reçu le même avec mon uniforme, aurais-je dû le porter, mademoiselle ?

Fronçant les sourcils en baissant mon regard sur mon bracelet, je remontais mon regard pour détailler sa personne une fois de plus. Aucune boucle d'oreille en vue, aucun cristal brillant montrant son rang... Une vraie paumée de la vie qui risquait de devenir une victime assez rapidement. D'ailleurs, si elle était tombée sur une autre personne, sur quelqu'un d'assez psychopathe, elle serait dans la merde totale. Quoi que, ces derniers temps, les Secondes étaient tolérés en vue de leur faiblesse, c'est après que les choses se corsaient quand un étudiant un peu plus puissant devenait une menace potentielle aux plus forts. Quoi qu'il en soit, cette fille aux allures de perdue de la vie, devait n'être qu'une Seconde de rien du tout. Que faire ? L'aider ou la laisser se débrouiller toute seule ? Bah au moins elle était polie et s'est présentée... Grooo et puis merde, autant faire une bonne action aujourd'hui. Soupirant donc pour la énième fois, je fourrais mes mains dans les poches de ma blouse avant de lui indiquer de la tête que oui, j'étais d'assez bonne humeur pour l'aider -ce qui n'était pas du tout le cas.

- Effectivement, t'aurais dû... Mais après tout, peu importe une Seconde reste une Seconde. Viens, je vais te montrer le chemin.

N'attendant pas à ce qu'elle réagisse ou me réponde, je pris la direction des dortoirs, regardant droit devant moi, espérant ne croiser personne de mes « connaissances » au passage, question de n'avoir pas à me battre devant une gamine qui ne savait rien de cet endroit. Ainsi donc, ne lui prêtant pas plus attention, je marchais à un pas soutenu jusqu'aux dortoirs où je m’engouffrais sans plus attendre. Plus vite je m'en débarrassais, plus vite je serai tranquille et je pourrai retourner dormir ou vaguer à mes occupations. Me dirigeant vers la réception en tournant tout de même mon regard vers la fille qui me suivait, je demandais sa chambre au réceptionniste. Yomi Tsuchimiya, chambre numéro 777. Je ne savais même pas qu'il y avait ce genre de numéro d’accessible dans ces dortoirs. Mais je déduisais que cette chambre ne devait pas être très loin de la mienne. Autant faire le chemin et puis l'abandonner au détour d'un couloir.

-Bon, je t'accompagne jusqu'à ta chambre et après, tu n'auras qu'à te débrouiller, Yomi-San.

Lui donner mon nom ? Aucun intérêt, j'ai finis récemment avec les formules de politesses préférant rester anonyme à ceux que je croisais. Cette école grouillait des gens en tout genre, autant ne pas trop s'avancer sur sa vie privée. Oui, on se croirait vraiment à la guerre ici. Ayant donc le numéro en main, je l'invitais à me suivre jusqu'à sa chambre. Marchant donc dans les couloirs afin de trouver la porte que je voulais, je fis un pas de coté tout en sifflant d’agacement quand je vis des traces de sang sur le sol.

- À croire qu'ils n'ont plus où mettre leur bazar...

Traçant donc mon chemin tout en évitant les traînées de sang qui se dessinaient de temps en temps sur notre passage, je soupirais enfin quand je vis la chambre de ladite Yomi sous mes yeux rubis. Satisfaite, je déchantais rapidement quand je vis que le sang venait d'en dessous de sa porte. Ralentissant le pas, je lui lançais un regard interrogateur en me disant que voilà, elle avait une chambre commune avec une folle furieuse. M'approchant donc de la porte tout en grimaçant, je l'ouvris sans préavis -prenant la mauvaise habitude de rentrer partout et n'importe où de ma chère Yume. Me stoppant net devant la porte, je jurais en découvrant plein de sang et des membres éparpillés un peu partout dans la pièce. Faisant un pas en arrière pour quitter cette scène macabre, je sentis déjà ma nausée revenir au galop avec toutes ces odeurs de fer et de viande peu fraîche.

- Mais qu'est-ce qui...?!

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 8 Mar - 21:24

Pauvre conne. Oui, voilà ce que je pensais de cette fille quand elle accepta ma demande sans « réfléchir » plus que ça. Mais en même temps, je ne pouvais qu’être contente, j’avais une proie, et qui dit proie, dit sacrifice parfait pour vendredi prochain. Souriant de contentement, je suivais sa personne jusqu’au dortoir. Laissant celle-ci gérer ma personne en s’adressant au réceptionniste, je posais un doigt sur mes lèvres quand ledit réceptionniste me jugea du regard. Oui, silence petite créature, laisse-moi jouer et toi … tais-toi. Contente qu’il ne dise rien, je lui adressais un petit clin d’œil alors que ma tendre accompagnatrice traça son chemin jusqu’à ma chambre.

Longeant le couloir en essayant de ne pas marcher dans les traînées de sang que j’eus laissé ce matin, je pris un air « choqué » en voyant ces traces quelconques. Évidemment, bien qu’elle ne prêtait guère plus d’attention que cela, il allait de soi qu’elle se retournait de temps en temps pour savoir si je la suivais bien. En y pensant, qui était-elle ? Je ne savais ni son nom, ni sa classe … à dire vrai, je ne me mélangeais jamais aux autres élèves, les seuls qui eurent le plaisir de me connaître finirent déchiquetés et mangés par Ranguren … Mais alors, dites moi pourquoi elle avait la même odeur que mon idole ? Était-elle proche de Yume-Sama ? Non, je l’aurais su ! Quoi que ? Non … je ne l’aurais pas su. Tout simplement parce que je m’en foutais royalement de ce qu’il y avait autour d’elle, seule sa personne comptait à mes yeux.

Plissant les yeux un instant en la voyant ralentir, je fis de même, laissant mes pas traîner dans les siens, j’avançais à pas de loup quand elle saisit ma poignée et qu’elle vit ce qu’il y avait à l’intérieur. Haha. Donc, changeons nos plans. Maintenant qu’elle a vu l’horreur de ma chambre, devrais-je me saisir d’elle maintenant ? Non, je préférais la viande fraîche … mais en même temps, je pouvais tout aussi bien la capturer et la « mettre » quelque part en attendant la semaine prochaine ? Oui, cela était une bonne idée, il fallait que je fasse cela … Héhé.

- Mais qu'est-ce qui...?!

Me glissant dans son dos pour venir la saisir par les épaules, je me glissais dans son dos en la traînant avec moi vers le centre du couloir. Laissant mon dos se taper à l’un des murs me faisant dos, je matérialisais sous sa gorge mon Katana adoré avant d’élargir mes lèvres dans un sourire dit « de psychopathe » en puissance. En même temps que ma lame se dessina sous sa trachée, mon bracelet brilla de mille feux, laissant signaler -enfin- sa présence à ma victime du jour ;

- Héhé … En tant que première, tu dois savoir qu’il faut faire attention à ne pas tomber bêtement dans la gueule du loup ~

Posant un peu plus ma lame sous sa gorge, je jubilais sur place. Mais bien que je sois contente, une chose restait tout de même bloquée dans ma gorge. Pourquoi cette fille avait la même odeur que Yume-Sama ? C’était inconcevable … si elle l’avait, c’était qu’elle était proche, si elle était proche, c’est qu’elle était importante, si elle était importante, c’est qu’elle prenait ma place ! Non, non, je n’en avais que faire après tout je le savais déjà, j’étais celle que Yume-Sama regardait le plus ! Oui, c’était moi … mais moi je n’avais pas son odeur. Grimaçant de colère sous cette conclusion hasardeuse, je serrais un peu plus ma lame sous sa personne. Yomi … Yomi, Yomi. Restons calme. Nous aimons la viande fraîche, nous ne pouvons la trancher maintenant, oui, je devais la conserver, je devais …

« Bip … BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP, BIP ! »


Ha ?! Descendant les yeux sur son cellulaire qui sonnait, j’eus un moment de recul, ne m’attendant pas à ce que ma pensée vienne se faire interrompre par … ça. Était-ce Yume-Sama qui l’appelait ?! Si c’était le cas … Moi aussi je voulais son numéro !

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 8 Mar - 22:36

Je maudissais cette Académie. Je maudissais tous ceux qui s'y trouvaient – à part des exceptions tels que Yume. Je maudissais cette vie qui était la mienne. Et surtout, je maudissais mon habilité à m'attirer les ennuis et à tomber dans des pièges à tout bout de champ. Ce n'était même pas que je ne réfléchissais pas ou que je n'étais pas prudente, non, c'était que les pires psychopathes s'attaquaient à moi sans une véritable raison. Oui, j'avais la tête à fous furieux, je les attirais carrément et je n'en étais pas fière du tout. Et c'est dans ce contexte là des choses que je me retrouvais tirée en arrière par la dénommée Yomi.

- Héhé … En tant que première, tu dois savoir qu’il faut faire attention à ne pas tomber bêtement dans la gueule du loup ~

Sentant déjà ma colère et mon agacement prendre le dessus, il ne m'a pas fallu plus de temps que cela pour échafauder un plan d'extraction de son emprise. Non, définitivement, je détestais le contact et encore plus maintenant que j'étais de mauvaise humeur depuis ce matin. Et cette fille sortie de nulle part, a trouvé le pire moment possible pour m'embêter avec ses divagations. D'ailleurs c'était quoi là ? Une lame ? Oui cela était bel est bien une arme. Et c'est son cristal d'un rouge pétant qui confirma mes doutes. Je me retrouvais donc, la lame d'une Terminale sous la gorge. La poisse. Oui j'étais vraiment un cas perdu et tristement malchanceux. Ainsi donc, je me retrouvais dans la merde avec une personne cent fois plus forte que moi qui me tenait en otage. La seule question que je me posais -à part celle de comment survivre- était pourquoi elle s'attaquait à moi. Yomi Tsuchimiya, jamais entendu parler. Alors pourquoi je me retrouvais avec cette parfaite inconnue en position de faiblesse ? Je n’en avais strictement aucune idée, mais je savais que cela se présentait mal pour ma personne. Une Terminale... C'était la première fois qu'une telle chose m'arrivait, et si j'en déduis bien, les cadavres dans sa chambre devaient être bien son œuvre. Oui, une folle furieuse qui voulait me découper en morceaux parce que tel était son hobby. Que faire ? Fuir. Comment ? « BIP BIP BIP ».

Stressée de me retrouver piégée comme un rat, je sursautais tout de même en entendant ma sonnerie de portable. Perplexe et donc totalement intriguée par cette chose, je fis limite abstraction de mon agresseur pour me concentrer sur le son qui envahissait mes oreilles. Respirant lentement pour ne pas aggraver une quelconque entaille prochaine sous ma gorge, je jetais des coups d’œil rapides dans le couloir en espérant une aide quelconque arriver. Mais pas moyen, c'était désert ici. Au point même que j'étais livrée à moi-même. Grognant quand la sonnerie devint plus insistante, je ne pus m'empêcher de vouloir vérifier ce qu'il se passait dans ce monde de fous. Après tout j'étais occupée là, on ne pourrait pas m'appeler quand je n'aurais pas une épée sous la gorge prête à me trancher ? Non, bien sûr que non. Un dernier soupir las de ma part et... Je me téléportais juste à coté de cette malade afin de ne pas trop user de mon énergie. Attrapant donc mon cellulaire, je l'approchais de mon oreille dans un « Yume ? » contrarié, tout en faisant signe à Yomi de se taire le temps que je parle. Ayant quand même un semblant de bon sens, je matérialisais ma robe de combat sur moi, regardant fixement cette fille et son épée tranchante. Yume... aide moi.

- Mochi-mochi, y a Deady qui m'a demandé de te dire de venir... Heu pourquoi d'ailleurs?
Je ne saurais dire si j'étais soulagée de l'entendre ou pas sur le coup. En même temps oui, en vue de ma position, je pouvais toujours lui demander de l'aide, même si là je m'en sortais plutôt bien. Mais là, quand elle me rappela que j'étais en retard pour mon « entretien » avec Dead Master, je pâlis tel un zombie sorti tout droit d'une tombe. Ce n'est qu'un rire nerveux qui se plaça dans ma bouche tandis que j'essayais de me dévier de cette entrevue et surtout de la question de Yume.

- Haha... Je suis un peu occupée là tu vois.
- Ouais, mais il serait préférable que tu viennes. Mais pourquoi ?!
- Pas le temps, on en reparle après...
Et là, sous son insistance, je voulus raccrocher sentant déjà l'impatience de ma tortionnaire pointer son nez à l'horizon. Après tout, elle avait toujours son épée dans les mains et elle était beaucoup plus forte que moi aussi. Au pire, je me téléporte encore une fois, avec un peu de chance j'aurais assez de ressources pour ce fait. Bon sang... Mais justement quand je voulus lui consacrer toute mon attention, une autre voix attira mon ouïe de l'autre coté du fil.

- Mais si elle ne vient pas, je lui prendrai sa tête ? ~
Et sur cette parole de la directrice, je laissais tomber toute envie de me défier, préférant obéir à cette menace plus que de me voir tuée pour cela. Après tout, elle était l'absolue, et si je lui faisais encore une fois face, je crois que cette fois-ci, elle ne me laisserait pas passer. Mais en même temps, j'étais curieuse de ce qu'elle pouvait bien me vouloir... C'est pour cette raison que, dans un dernier mot limite crié de ma part, je raccrochais.
- ... J'arrive !
- Elle arrive... Mais pourquoi ?
« BIIIIIIIIIP »

Fourrant mon portable dans une des poches, je lançais un regard fou à mon agresseur avant de... détaler tel un lapin dans le couloir, faisant demi-tour sur moi-même pour ne laisser que la poussière sur mon passage. Courir. Il fallait que je coure, littéralement pour ma vie. Parce que d'un coté j'avais une malade qui voulait faire de moi une de ses pièces de collection, tandis que de l'autre coté j'étais en retard pour une conversation avec le pire monstre de Undai. Ouais, définitivement, j'étais mal barrée de tous les cotés, mais je préférais tout de même me retrouver en compagnie de Yume, peu importe le psychopathe qui me chasserait. Courant donc dans les couloirs, puis dans le parc, je ne pris même pas la peine de me retourner, sachant pertinemment que je me faisais suivre à la trace par cette Yomi. Accélérant donc ma course, bousculant tout ce qui se trouvait sur mon passage, j'arrivais rapidement devant la porte en bois du bureau de Dead Master. Essoufflé, les poumons en feu d'avoir fait tant d'efforts en si peu de temps, je voulus souffler un coup, mais un détail attira mon attention, m'imposant presque de me dépêcher à réagir. Yomi... Cette Tsuchimiya était là à l'autre bout du couloir ! Ouvrant donc la porte à la volée, j'y pénétrais sans plus de cérémonie, trébuchant sur quelque chose au passage.

- Dead M...

Me retrouvant au milieu d'une pagaille sans nom, je restais interloquée devant ce spectacle, voyant tout d'abord la directrice et puis apercevant enfin ma chère amie. Voulant m'excuser de cette irruption brutale, j'étais déjà dans le mouvement quand soudainement je sentis une présence peu amène dans mon dos. Laissant échapper un juron silencieux, je laissais tomber les politesses pour venir naturellement empoigner Yume par l'épaule pour la faire pivoter afin qu'elle se retrouve tel un bouclier entre moi et Yomi.

- Yume ! Cette folle ! Je ne sais pas ce qu'elle a, mais elle me traque depuis tout à l'heure !

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 8 Mar - 23:07

Haha. C’était juste … magnifique. Non, c’était horrible en fait, et je crois que pour la première fois de ma vie, je me retrouve choquée avec une victime se voyant être ma tortionnaire, me laissant donc amèrement sa place … de proie. Encore, si j’avais été rapide, un coup sec et on en parle plus ! Mais bien évidemment, je n’étais pas comme ça et c’est donc ainsi que je vis cette chose étrange m’échapper des mains pour venir se retrouver à côté de moi … Attendez, je beug où elle a disparu de là, pour venir là ?! Interloquée, je restais bouche-bée alors que celle-ci me fit signe de me taire … Et le pire dans tout ça, c’est que je le fis ! Oui, comme une conne je lui fis un signe positif de la tête pour qu’elle réponde au téléphone ! En mode grosse débile, on n’aurait pas pu faire mieux !

Me giflant mentalement face à cela, je n’entendis que très peu de choses de sa conversation, mais ce qui m'a tenu en halène fut qu’elle réponde bel et bien à Yume ! Oui, elle parlait avec Yume-Sama ! D’ici je pouvais entendre sa douce voix mélodieuse, demandant à ce qu’elle la rejoigne … Yume-Sama voulait que cette fille la rejoigne ? Pourquoi, pourquoi voulait-elle cela ?! Fronçant les sourcils en restant bloquée sur le « Yume » de la fille me faisant face, je ne dénigrais retirer mon regard de sa personne, insistant presque pour lui dire, « Ok, c’est Yume-Sama, mais je suis là ! ». Folle, que se passait-il ici ?!

Héhé … Si ce n’était que ça. Après avoir gentiment raccroché, m’avoir jugé du regard, vous savez ce qu’elle a fait ? La meilleure des choses : détaler. Ma réaction, ouvrir la bouche en levant la main avant de fermer la bouche et rabaisser la main. Magnifiquement magnifique ! Courir, elle s’échappait, c’est ça ? Et donc, si elle s’échappe, je dois la poursuivre, donc si je la poursuis, cela veut dire que je pars à la chasse ! Me levant d’un bon en affichant un sourire ravageur, j’enfonçais mon pommeau dans ma paume avant de me mettre à courir à mon tour. Courant à toute vitesse et tranchant tout obstacle se mettant sur ma route, je ne détachais mes pas de sa semelle, l’ayant toujours en vision alors qu’elle accélérait. Vas y mon petit lapin, cours, plus vite, plus loin, je suis juste là, derrière toi pour te dévorer ~

Élargissant mon sourire alors que sa robe de combat volait devant moi, nous arrivâmes rapidement dans le couloir du bâtiment principal, utilisant l’un des coins d’un mur pour pivoter pleinement, j’enfonçais mes doigts dans ledit mur pour tourner plus facilement, la voyant se retourner pour voir où j’étais, je lui adressais un clin d’œil avant de la voir s’engouffrer dans une pièce et pas n’importe laquelle d’ailleurs ~

Arrivant devant le bureau d’Ayame, lame toujours en main, prête à l’abattre sur ma proie, je m’arrêtais net. Net en voyant le foutoir présent dans ledit bureau … Héhé… Pourquoi ? Non, la question n’était pas là puisque je connaissais la réponse et même … Ce n’était pas ma faute n’est-ce pas ? Quand je suis partie d’ici là tantôt, tout était en ordre, serait-ce à cause du petit gag ? Non, Dead Master ne s’emportait pas pour si peu ? Et bien si, et c’est en croisant son regard que je souris jaune. Faisant un pas en avant, je reculais rapidement en sentant qu’il serait néfaste de … de plus rien puisque mon attention, toute entière se tourna vers Yume qui … qui se trouvait dans les bras de ma victime ! Écarquillant les yeux en entrouvrant la bouche, je restais un instant silencieux alors que les paroles de « ma connaissance du jour » fusèrent ;

- Yume ! Cette folle ! Je ne sais pas ce qu'elle a, mais elle me traque depuis tout à l'heure !

Je n’ai pas ris, je n’ai pas réagit, je suis restée silencieuse alors que le rire de la directrice envahit la place. Ne faisant guère attention à elle, je fis un pas en avant en secouant ma tête dans un signe de négation … Pourquoi, pourquoi touchait-elle Yume-Sama ? Pourquoi l’appelait-elle ainsi ? Pourquoi … Qui était-elle ? Dieu, qu’on me le dise ! Levant les mains vers elle à moitié, je les retirais pour venir les poser sur mon cœur, laissant tomber mon épée par la même occasion, laissant celle-ci se dématérialiser. Et c’est quand Yume ouvrit la bouche, que le monde s’arrêta de tourner.

- Haha, sérieusement ? Kaïla ~

Tombant sur le sol, genoux les premiers, je m’effondrais alors que je ne comprenais plus rien à la situation. Levant les yeux vers Ayame pour avoir des réponses, celle-ci leva les épaules en affichant bien ce que je ne voulais voir. Kaïla était une amie à Yume-Sama, elles étaient tellement proches qu’elles n’avaient besoin de suffixes pour se parler, elles osaient … Non, non ! Affichant une petite mine contrariée, je me penchais malgré moi devant Yume-Sama, en laissant mon pardon s’exprimer ;

- Gomenasaï Yume-Sama, je ne savais pas que cette fille était votre !

Me redressant légèrement en affichant une petite mine désolée, je tournais dos à mon interlocutrice avant qu’une chose froide ne vienne se poser sous ma gorge. Riant jaune en sentant cela, je déviais le regard pour voir la faux de Dead Master se dessina sur ma gorge. Après ce court échange de regard, quelle autre réaction eus-je pu avoir qu’éclater de rire et me défaire de son emprise en venant encercler mes bras autour de sa personne tout en lui adressant une étreinte digne de ma personne et lui dire avec amusement ;

- Héhé… Tu ne vas pas me dire que tu m’en veux ma chère tante ? Ce n’était que pour rire, tu sais que j’aime me divertir … Et d’ailleurs …

Fixant à présent la dénommée Kaïla en laissant ma tristesse ainsi que ma plaisanterie du moment de coté, pour aborder un visage neutre, je la dévisageais avant de la pointer du doigt -tout en matérialiser mon Katana qui se dessina dans un allongement de mon dit bras-, je lui demandais donc -enfin- qui elle était.

- Parle enfant de Satan ! Qui diable es-tu pour poser ainsi tes pattes sur Yume-Sama ?!

Enfant de Satan ? J’ai toujours eu envie de dire ça ! ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mar 12 Mar - 20:46

Restant sur mes gardes en vue de ma position délicate entre la maîtresse des lieux et l'inconnue qui m'a pris pour cible, je faisais bien attention à ne pas être dans la ligne de mire de l'une ou de l'autre, gardant mes distances en omettant ma proximité avec Yume. Après tout, c'était la seule -ici présente- saine d'esprit ou du moins, celle qui ne voulait pas ma mort sur le moment. Tenant donc mon amie par les épaules, je suais presque sous tant de pression venant de tous les cotés. En premier lieu, je ne savais pas ce que je faisais dans ce bureau, je ne savais même pas ce qui allait arriver maintenant. Dead Master... Si j'étais là ce n'était pas pour mon bien, j'étais certaine de cela. En plus, je me demandais ce que Yume savait de ma journée de hier. Il ne manquerait juste qu'elle apprenne certains détails que même moi, je préférais garder secret.

- Haha, sérieusement ? Kaïla ~

Ouvrant grand les yeux quand la voix moqueuse de ma pseudo-sauveuse résonna dans cette pièce sombre, j'en restais bouche-bée de ses paroles. Genre quoi ? Je me faisais poursuivre par une Seconde innocente ou quoi ? Parce que franchement, j'avais l'impression que cela l'amusait plus qu'autre chose. Voulant déjà la réprimander sur ses manières, je me fis vite interrompre par ce qui se passait dans cette pièce affreusement oppressante, en attendant un bruit sourd et métallique.

- Gomenasaï Yume-Sama, je ne savais pas que cette fille était votre !

Clignant des yeux tout en me hérissant déjà sous les paroles de cette folle, je n'en pouvais plus de cette situation incompréhensible. Imaginez la gamine -qui devait d'ailleurs avoir le même âge que moi- s'excuser auprès de Yume pour ce qu'elle m'a fait à moi. Comme si cela était suffisant pour que je ne l'accuse pas d'avoir voulu faire de ma personne un morceau de viande traînant quelque part dans sa chambre poisseuse. Horrible. Les gens de Undai étaient touts sauf normaux. Bande de dégénérés... Grimaçant sous tant d'attention pour si peu, je me déplaçais un peu sur le coté afin de ne pas paraître comme une propriété de la grande Black Rock Shooter. Parce que oui, je n'étais pas sienne non plus, je ne vois pas ce que cette Yomi s'imagine elle aussi. Mais il ne fallait pas croire que je pouvais protester, loin de là... Il était mieux que je me taise, du moins le temps que la directrice -toujours présente dans la pièce même si on pourrait croire le contraire- n'intervienne pour menacer Yomi de sa faux éternellement dangereuse. Oui, combien de fois je redoutais que sa lame ne me tranche net ? Trop de fois pour ne pas être surprise par le rire de cette fille du nom de Tsuchimiya, quand c'est sa gorge qui fut la cible de cette arme surpuissante.

- Héhé… Tu ne vas pas me dire que tu m’en veux ma chère tante ? Ce n’était que pour rire, tu sais que j’aime me divertir … Et d’ailleurs …

Retenant de peu un « hein » bien senti sortir de ma bouche à l'entente de ses dires, je devenais de plus en plus dépassée par la situation. Tante... Que voulait-elle dire par là ? Je croyais que la vieille Dead Master n'avait pas de famille à part Yume bien évidemment. Et là, je découvre que celle qui me suivait à la trace était sa... nièce ?! Fronçant les sourcils, ma robe de matérialisation toujours activée, je regardais tour à tour Yomi et la femme à la faux. Non, ne me dites pas qu'elle l'aurait envoyé pour me tuer, de sorte à ce que ma chère amie aux couettes ne puisse remettre toute la faute sur elle. Quelle ignoble personnage cette Dead Master. Elle aurait pu au moins me dire ce qu'elle me voulait avant d'envoyer un de ses pantins pour m'éliminer.

- Parle enfant de Satan ! Qui diable es-tu pour poser ainsi tes pattes sur Yume-Sama ?!

Et là je crois que je sursautais tout en échafaudant un plan de fuite de ce bureau. Parce que oui, Yume était lente à la détente, et j'étais sûre qu'elle ne s'était pas encore aperçue de la vraie mission de Yomi dans cette histoire. Quoi que... Elle trouvait cela étrangement marrant, ce qui me mettait encore plus mal à l'aise. Mais même dans ce cas de figure, pourquoi Dead Master voulait -soi-disant- décapiter la fille aux yeux mauves ? Rien du tout n'avait du sens dans cette histoire. Et je crois que tout cela réunit m'énerva encore plus que les dires de cette dégénérée de Terminale. Encore une fanatique de Yume ?! J'en avais presque marre d'avoir à faire à ces gens typiquement obnubilée par l'inaccessible. Pourquoi... Pourquoi cela tombait toujours sur moi ? Me rendant compte -ou plutôt jugeant- que l'aide de Yume ne sera pas nécessaire ou encore pas assez plausible pour fonctionner, je me décalais d'elle pour me mettre en face de cette Yomi et... et pas grand-chose finalement. Lui faisant un signe de la main pour qu'elle arrête de divaguer avec ses bêtises, je me tournais vers ma chère mangeuse de sandwichs pour lui demander d'une voix rayée par la perplexité.

- Comment cela, tante ?! Tu ne m'as pas dit qu'elle était sans famille et trop vi...

Stoppant net les mots qui sortaient de ma bouche avant même que mon cerveau ne les analyse, je me tournais avec un sourire jaune sur le visage, vers la personne concernée par mes dires. Sentant l'oppression de la pièce me coller à la peau et m'étouffer à chaque respiration, je cherchais un moyen adéquat pour changer de sujet. Chose pas très difficile à trouver en vue que je devais y être de toute façon pour prendre connaissances des envies de la directrice à mon égard. La seule chose qui pourrait me déranger, était la présence de Yume -laquelle je ne voulais pas mettre au courant de mes périples depuis hier. Contournant donc des débris se trouvant au sol, je me plaçais à coté de Yume tout en gardant mes distances avec les deux autres entité présente dans cette salle.

- Dead Master-Sama, puis-je savoir ce que vous me vouliez au juste ?

Grimaçant à la vue d'une tête fraîchement décapitée dans un coin de la pièce, je le poussais un peu du pied -discrètement- pour qu'elle ne soit pas dans mon champ de vision. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé ici, mais cela ne devait pas être trop réjouissant en vue des dégâts. Lançant un regard discret à la dénommée Yomi -dont la présence m'eut presque échappée- j'espérais juste qu'elle n'ouvre pas à nouveau sa bouche. Parce que si c'était le cas, j'allais la massacrer pour la honte qu'elle m'eut foutu en vue de mon irruption dans la pièce. Et en y pensant, j'en voulais toujours à Yume d'avoir trouvé cela amusant, et c'est pour cette raison que je lui murmurais ma pensée en attendant à ce que la directrice m'éclaire enfin.

- Et y a rien d'amusant dans tout cela, Yume.

Croisant les bras dans une position du parfait ennui, je me demandais quand je pourrais partir de là afin de... de me changer les idées de toutes ces choses apprises en ce jour.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mar 12 Mar - 22:47

- Après tout, ce qu’il s’est passé hier, c’était de ta faute.

Yume, ma tendre et magnifique Yume m’abasourdit encore les oreilles avec ses remarques déplacées, en quoi était-ce ma faute que Kaïla avait tué Naoko ? En étais-je responsable ? Certainement pas, je n’avais rien à faire avec cette histoire, du moins, pas entièrement ~ Il était vrai que j’avais été celle qui avait gardé la vidéo des exploits de la jeune enfant, mais de là à me tenir responsable d’une chose telle que la mort de la jeune Oshima ? Dieu, Yume-Chan devrait faire attention à ce qu’elle dit ~

- Et puis même, je me demande dans quel état elle est maintenant … Je ne l’ai pas vue … hier soir.

Levant un sourcil en fixant avec agacement Yume, je l’intimidais de manière à ce qu’elle cesse toute parole. Je n’avais pas envie d’entendre ce qu’elle faisait avec cette gamine, je n’en avais rien à faire, mais disons que je préférais faire la sourde oreille en vue de leur relation. Bien que je la tolérais, ce n’était pas pour autant qu’elle devait prendre le thé à mes côtés pour discuter des positions qu’elle aurait pu entreprendre avec Kurayami. Grimaçant délicatement en me levant, je me dirigeais vers sa personne avant d’y déposer ma main, lui adressant un fin sourire en coin, je finis mon action en lui tirant délicatement l’une de ses mèches avant de lui dire, avec grâce et une douceur personnelle dans la voix ;

- Je ne m’intéresse guère à la relation de Yume-Chan et Kaïla-Chan mon cœur, garde pour toi tes pensées déplacées ~

Voyant mon chaton se teindre de rouge, je retournais à ma place dans un rire silencieux alors que ma personne entière se gratifiait de cette tirade des plus « amusantes ». Prenant ma tasse en main, Descendant mon regard sur ma tendre enfant alors que celle-ci ne put s’empêcher de commenter mes dires par un « Je ne compte pas t’en faire part, rassure toi, Ayame. », je ne sus que glousser à cela. Quelle froideur ~

- A croire que notre chère ancêtre desséchée est toujours sur son trône, ne crois-tu pas qu’il serait tant de te bouger pour me laisser la place, Ô détestable Oba-sama ?

Tournant la tête quand je vis ma porte s’ouvrir dans un grand fracas, je fronçais mes yeux quand je vis la silhouette d’une personne plus que connue à ma grandeur. Tapant ma langue contre mon palet en la voyant, je répondis à son air hautin en croisant les jambes. Étions-nous vendredi ? Maaah, évidemment, sinon pourquoi serait-elle ici ? ~

Regardant le sac traîner jusqu’à mes pieds d’un œil amusé, je ne relevais guère ses dires. La meilleure réponse que l’on pouvait offrir aux imbéciles n’était autre que l’ignorance n’est-ce pas ? Mais hormis cela, venait-elle également pour me clamer de lui rendre sa chambre individuelle ? Et bien non, bien que cela m’étonna, je ne comptais pas relever le sujet ~ Si elle se plaisait à partager sa vie avec une inconnue, qu’elle fasse donc ~ Maaah, pauvre Yomi, pauvre petite chose qui attend tant de reconnaissance de ma personne ~

- Tous mes hommages, chère tante ~

Et là, je crois que pour la première fois, que dis-je, la centième fois, cette enfant avait réussi à me faire exploser. Attrapant naturellement la tête qu’elle me lançais, je la réceptionnais de mes deux mains sans grande difficulté, mais il allait de soi que je n’allais pas prévoir qu’une des veines fraîchement coupées vienne me salir le visage de son liquide vital. Fermant les yeux par instinct, je lâchais ladite tête avant de rester un instant choquée, le sang coulant sur mon visage. Et encore, si ce n’était que ça, il allait de soi que Yume en rajoute une couche en laissant son rire disgracieux traverser la pièce sans compter sur sa moquerie de mauvais goût ;

- Dieu … tu me sembles sale aujourd’hui, Ayame ou plutôt « Oba-Sama » ~

Non … Il fallait que je reste calme, je n’allais pas m’emporter pour une gamine et encore moins pour les moqueries de mon chef-d’œuvre, j’étais une lady, les ladies sont douces, bien élevées, tendres, aimantes et puis …

Tapant du poing sur mon bureau pour le fissurer, j’attrapais ma chaise dans un cri de rage, la balançant sur mes bibliothèques en faisant tomber celles-ci, je poursuivis ma colère sur mon mobilier, attrapant tout ce qui me tombait sous la main pour le jeter à l’autre bout de la pièce. Criant ma fureur en déchirant également les quelques livres se trouvant encore sur mon passage, j’attrapais la moitié de mon bureau pour venir l’envoyer par la fenêtre. Furieuse, en colère, non, on aurait dit une bête enragée et cela continua jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’entier dans mon bureau à part Yume, qui n’avait daigné bouger de sa place. Laissant ma respiration se calmer, je restais immobile parmi ce foutoir avant d’inspirer pleinement et de reprendre mon air joyeux sur le visage.

- Maaah ~

Me dirigeant vers ma bibliothèque, j’attrapais mon siège que je fis rouler jusqu’à mon bureau … ce qu’il en restait du moins. Matérialisant un essuie humide que je me passais sur le visage, je laissais celui-ci de côté avant de croiser les jambes, matérialiser une tasse de thé fumante et venir demander à ma chérie ;

- Et sinon, Kaïla est en retard, ne crois-tu pas qu’il serait judicieux de l’appeler ? ~

Suite à cela, je devais m’attendre à ce que Yume réagisse au quart de tour pour venir me demander « Pourquoi ? Pourquoi elle doit venir ? ». La seule réponse que je lui accordais ? Un fin rire, suivit d’un regard fusilleur pour suivre par un simple « Appelle là ». Une demande ? Non, un ordre et ce fut ce qu’elle fit sans plus tarder bien évidemment. Laissant mon oreille écouter sa conversation, je gloussais légèrement en voyant celle-ci se démener pour avoir une réponse sur la soi-disant venue de Kaïla ici. Et bien oui, l’auriez-vous également oublié ? Ma tendre Kurayami et moi-même avions un contrat ~ Depuis quand ? Depuis hier bien entendu ~

- Mochi-mochi, y a Deady qui m'a demandé de te dire de venir... Heu pourquoi d'ailleurs?

Deady ? En voilà une manière pour s’adresser à sa maîtresse ?! Devrais-je lui signaler ma présence ? Bien entendu et c’est ce que je fis en lui faisant un signe de la main, montrant bien que j’étais là et que donc, j’entendais ce qu’elle disait. Dieu, depuis quand l’éducation de ma chère Yume s’était-elle tant détériorée ?

- Haha... Je suis un peu occupée là tu vois. Tellement occupée qu’elle ne songe même plus à sa vie ?

- Ouais, mais il serait préférable que tu viennes. Mais pourquoi ?! Non, sérieusement je n’en avais que faire, qu’elle vienne ou pas, cela m’était égal ~ Je mens, bien sûr ~

- Pas le temps, on en reparle après...

Et là, je crois que je n’aurais su faire mieux que venir crier depuis ma place cette magnifique « Mais si elle ne vient pas, je lui prendrai sa tête ? ~ », Telle une question demandée avec un soupçon d’ignorance. Il allait de soi que si elle me faisait faux bon, je ne saurai être tendre avec elle ~ Après tout, qui oserait poser un lapin à ma personne ? Personne, personne de ce monde du moins ~ Mais bon, revenons à nos moutons, et ce même mouton n’était autre que Black Rock Shooter, qui, dans sa plus grande bonté me demanda une fois de plus « Elle arrive... Mais pourquoi ? ». Devrais-je lui dire ? Ne devrais-je pas ? Rions à la place, cela ne fera que mieux passer le silence. Silence qui dura une petite minute avant que le soupir las de Yume ne vienne caresser mon oreille. Souriant délicatement, je décroisais mes jambes pour les recroiser alors que sa voix résonna dans la salle ;

- Ne lui fait rien Ayame. Touche là et je te tuerai.

Dieu que cela était perspicace, à se demander comment je pourrai oublier cette information ! Yume-Chan, je suis si fière de toi, regarde comment tu arrives à articuler et divulguer tes pensées ! Tapant des mains avec moquerie, je fixais sa petite personne s’énerver sous mes yeux. « Qui cherche, trouve » non ? Kufkufkuf ~

Maaah, laissons cela pour plus tard, après une bonne dizaine de minutes d’attente, je vis arriver en courant Kaïla, traversant ma porte sans y avoir frappé -quelle manque de politesse-, celle-ci ne dégaina même pas m’adresser une parole qu’elle s’empressa de sa cacher derrière Yume. Yume qui l’accueillit bien évidemment de la meilleure des manière. Et qui suivit Kaïla ? Aussi dure à attendre que cela puisse l’être, ce fut Yomi qui se dessina devant moi. Maaah ~ Finalement cette journée sera intéressante n’est-ce pas ?

Et c’est ce que je compris en voyant les états d’âme de ma tendre Yomi-Chan, passant du blanc pâle pour finir par un rouge prononcé tout en dessinant de l’incompréhension sur son visage, elle sauta du coq à l’âne sans demander son reste, entre venir se plier sur le sol devant Yume-Chan pour finalement se redresser et m’étreindre, que devrais-je en penser ? Maaah, peut être si je n’avais pas voulu la décapiter, je n’aurai pas à supporter ses bras ? Huhu ~

- Parle enfant de Satan ! Qui diable es-tu pour poser ainsi tes pattes sur Yume-Sama ?!

Enfant de Satan donc ? Je ne me souvenais guère d’avoir enfanté quoi que ce soit. Homme ou femme, Kaïla ne venait pas de moi. Je crois du moins, j’avais raison n’est-ce pas ? J’étais toujours pure, aucune chose étrange n’avait eu l’honneur de rentrer en moi et d’en sortir, du moins aucune chose masculine ~ Évidemment, je mens ~ Huhu. Mais bon, revenons au sujet, et ce même sujet n’était autre que notre chère Yomi et Kaïla, choyé par Yume-Chan qui restait étrangement silencieuse. Alors, cela était si étrange que cela de te retrouver devant tes deux élèves, Yume-Chan ? Laissant un rire délicat traverser mes lèvres, je retournais à ma place, tasse de thé en main, prenant une gorgée en attendant la suite ~ Il ne manquait plus qu’une personne dans ce tableau familial, où était donc Akiha-Chan ? Devrais-je l’appeler pour qu’elle nous rejoigne ? Maaah ~

- Comment cela, tante ?! Tu ne m'as pas dit qu'elle était sans famille et trop vi...

Fronçant les sourcils en me relevant déjà pour abattre ma lame entre les deux yeux de Kaïla, je fus forcée de m’arrêter quand un regard -perturbateur- ne vienne stopper toute action de ma part. Toussotant pour montrer ma présence, je ne m’attendais guère à ce que cette infime petite chose se pavane devant moi avec un sourire sur les lèvres. Dieu, qu’en est-il du respect dans tout cela ? Serait-ce possible qu’on la châtiée pour oser dire, dire quoi d’ailleurs ?! Que j’étais un fossile enfui depuis des siècles peut être ? Dieu. Et bien même … Que. Hum. Du calme, il me fallait du calme pendant que Kaïla rouspétait sur x et x raisons déplorables.

Revenant vers mon siège en évitant tant bien que mal le désordre, je pris place sur celui-ci. Croisant les jambes délicatement, je soupirais avant de fermer les yeux. Laissant un temps à ce que le silence revienne, je me détendis dans cette ambiance des plus spéciales. Si j’avais su que Kaïla ramènerait Yomi-Chan avec elle, Dieu seul sait si je l’aurais appelée.

- Il serait temps de faire les présentations, avant que notre chère Kaïla-Chan ne se pose trop de questions, pouvant -aussi malheureux que cela puisse être- lui griller un neurone en se posant une multitude de questions ~

Lançant un regard moqueur à Yume qui n’avait guère daigné bouger de sa place, restant statufiée non loin de Kaïla, je poursuivis d’un ton enchanteur en montrant de la main ma tendre « nièce » bien que celle-ci l’était autant que j’étais un mâle surexcité.

- Cette enfant, Yomi-Chan est … Comment pourrais-je le formuler ? Hum… Yume aurait-elle une idée à me suggérer ? ~

Évidemment que je n’allais pas donner de l’espoir à Yomi en disant ouvertement que celle-ci était ma nièce. Il serait fourbe de ma part de le faire n’est-ce pas ? Non, fourbe n’était pas la bonne expression, il serait plutôt « idiot » de le faire. Pourquoi donc ? Parce que je ne considérais pas cette énergumène comme un membre de ma famille, cela allait de soi. Elle avait beau avoir le sang des Eimin en elle, il n’en restait pas moins que cette partie d’elle était tellement infime qu’on pourrait dire, inexistante.

- Sa famille. Yomi provient de la lignée des Eimin en partie, ses ancêtres partagent la même branche que la famille d’Ayame.

Laissant la voix glaciale de Yume prendre place dans cette atmosphère, je plongeais mon regard dans celui de l’enfant me faisant face. Yomi-Chan, entends-tu ? Même ta chère et tendre Yume-Sama ne te reconnaît pas comme véritable descendante. Quand comprendras-tu enfin qu’il est vain de chercher de la sympathie dans ma personne alors qu’il n’y en a pas ? De l’amour ? Foutaises, cela serait absurde que je …

Maaah, cela dépend quand. Élargissant mon sourire en sentant une personne tant désirée par ma personne approcher, je n’eus le temps que de pencher ma tête pour la voir apparaître dans l'encadrement de la porte qu’une sorte de pied métallique ne vienne frôler son visage à moins de cinq millimètres de celui-ci. Levant un sourcil en ne m’attendant à un tel accueil, je ne pus que glousser quand mon regard se tourna vers une Yume au visage haineux.

- Trois psychopathes dans la pièce c’est bien assez, il est inutile que tu t’y ajoutes Akiha.

Ah ? Trois disait-elle ? Mais de qui parlait-elle donc ? Yomi-Chan, Kaïla-Chan … et moi même ? Maaah, n’aurait-elle pas oublié de se compter ? Et puis, plus on est, plus on tue n’est-ce pas ? ~ Gloussant une fois de plus en venant offrir une main à Akiha pour qu’elle vienne jusqu’à moi, je pris la parole pour « continuer cette présentation ».

- Kaïla-Chan est l’amante de Yume-Chan, Yomi-Chan ~ Du moins, de ce que je crus comprendre jusqu’ici ~

Maaah, Kaïla savait pertinemment bien que je le savais n’est-ce pas ? Et au pire, il fallait bien qu’elle s’en rende compte un jour non ? Quoi qu’il en soit, cela était fait à présent, histoire de voir ce que son joli petit minois pourrait me montrer comme expression à présent. Ah ? Akiha-Chan, évidemment que je devais la présenter également ~

- Cette charmante demoiselle présente à mes côtés n’est autre qu’…

« Une pute. » … Je crois que ce fut la première fois que je perde tant contenance en entendant ces quelques mots traverser la bouche de Yume. Entrouvrant légèrement la bouche en la dévisageant, je crus et je le crois toujours d’ailleurs que j’étais « choquée ».

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 13:56

Cellule, cellule. Je pourrais dire que c'était un don du ciel, même s'il serait plus convenable de le catégoriser dans les offrandes des pires enfers existants dans nos cultures. Mais peu importe comment on regarde cette forme plasmatique entourée de vie, elle ne pouvait qu'apporter bonheur à mes projets. Bonheur et réussite surtout. C'était certainement pour cette raison que j'eus la bonne déduction d'esprit de bien cacher cet « objet » de convoitise dans un endroit sûr. Il était vrai que je ne pouvais garder cette partie de la directrice n'importe où, comme dans un congélateur par exemple. C'est pour cette raison que je l'ai placé dans le laboratoire -caché de la vue des autres scientifiques- dans un endroit discret. Discret dans un sens oui, l'ayant bien induit dans du formol pour qu'elle ne pourrisse pas, il ne me restait qu'à trouver un endroit possible d'accès qu'à moi. Et pour bien terminer la mise en sécurité de ce « bijou », je l'entourais de ma matérialisation afin de pouvoir empêcher un vol quelconque et surtout, savoir quand quelqu'un s'attaquerait à ma possession. Ceci fait, les précautions prises, il ne me restait qu'à expérimenter. Et essayer d'être plus maline que ceux qui m'ont donnés accès à ce savoir inhumain.

- Toujours rien ?

Cela faisait plus d'une semaine que je me cassais l'esprit à relier chaque morceau de l'histoire à un autre, afin de former un tout plausible et logique. Tout cela dans le but de reconstruire une autre de ces cellules vivantes, quitte à devoir copier les propriétés les plus mystiques de cette chose vivante. Pourquoi donc je passais mes jours de libres à travailler sur cela si j'avais le résultat sous mes yeux, trônant fièrement de sa splendeur et son efficacité ? Tout simplement, parce que ce n'était pas suffisant pour ma personne assoiffée du savoir médical. J'avais une cellule pouvant tout guérir sous mes yeux, mais même une chose venant de la directrice de Undai, ne pouvait être suffisante à mes grands projets de sauvetage du monde. C'est pour cette raison qu'après avoir testé son efficacité, je me suis penchée sur sa construction massive dans un cadre très intime -et surtout pas accessible à la directrice. Pourquoi donc cacher mes projets à la femme qui m'a tant donnée et qui m'a juré sa fidélité spirituelle ? Parce que nous étions des monstres, et peu importe combien nous étions proches à présent, les sacrifices étaient là pour mettre les bases, mais pas les infimes agissements de chacune de nous. Ainsi donc, je passais mes nuits de libre dans le laboratoire ou chez moi pour trouver un moyen d'augmenter la productivité de mes ambitions, et tout cela se résumait en un seul mot.

« - Le clonage. »

Pour l'instant, je n'arrivais à rien, et cette procédure prenait du temps, c'est pourquoi je ramais tant bien que mal à arriver à l'autre bout de mes manipulations biologiques. Ce n'était pas nouveau que de cloner des cellules vivantes, j'eus droit d'assister à un clonage d'animal ou encore celui de légumes. Évidemment, il n'était pas facile d'arriver à un bon résultat en créant un être vivant cloné et cela était contre les mœurs des opposants à la révolution scientifique. C'est pourquoi, je n'étais pas certaine d'arriver à ce que je voulais. Après tout, combien de temps vivait un animal cloné ? Pas longtemps, pas assez longtemps pour que je sois satisfaite d'un résultat à court terme. Mais si c'était le seul et unique problème, ce serait encore surmontable, vu que je ne voulais pas que ma cellule vive, mais qu'elle survive. Sauf que, le souci était tel que mes cellules clonées mourraient quelques heures après leurs naissances, et je ne savais expliquer cela. C'est pour cette raison que je me tuais des jours et des jours dans ce laboratoire afin de trouver le fil conducteur, en vain.

Ainsi donc, après une nuit sans sommeil, il fallait que j'aille travailler à l'hôpital. Oui, j'ai repris ce boulot dès que mon poste à Undai se confirma. « Laisse tomber pour aujourd'hui, allons dormir en attendant les résultats. » Même mon ombre ne vivait que pour le but de trouver une solution à notre problème, faisant limite abstraction de tout le reste. Sauf que moi, je devais l'empêcher de me dicter ma conduite afin de ne pas devenir égoïste comme Akiha, et donc, d'aller travailler quand je le devais -et voulais- peu importe mon état physique. C'est donc de la sorte que ma journée se passa entre les murs blancs et les couloirs bondés de cet endroit à l'odeur particulière des médicaments. Et quoi de mieux à faire après une longue journée de labeur ? Alala... Difficile à dire quand cette journée se termine à deux heures du matin. Dormir. Non, prendre un café et se reposer quelques heures avant d'aller donner cours. Oui ma vie était remplie. Tellement que je n'avais pas eut le temps de voir Ayame-Sama depuis deux jours, et rien que pour cela, à la première pause de la journée entre deux cours, je mis dans mon planning l'obligation d'aller la voir afin de ne pas l'inquiéter pour rien. « L'inquiéter ? Avoue que c'est plus par envie de voir ce qu'elle fait qu'autre chose. Avoue que tu aimes garder le contrôle d'une situation quand tu le peux ~ »

- Je ne vois pas de quoi tu parles, Akiha.

Habillée tout en couleur -oui, j'adorais les couleurs- je pris ma pause comme convenu et, la première chose que je fis, était justement d'aller recouvrer la directrice où qu'elle pouvait bien être. Son bureau, bien évidemment. Ainsi donc, me dirigeant tranquillement vers ma destination, suivie de remarques absurdes de ma deuxième moitié, j'arrivais rapidement dans le couloir menant à ce fameux lieu de malfaisance. Décidée et sûre de moi, je claquais mes talons au sol d'un pas soutenu et détendu jusqu'à ce que j'arrive à quelques mètres de la porte qui était entrouverte. « ça pue le sang ici. » Fronçant les sourcils, j'arrivais donc dans l’entrebâillement de ladite porte avec cette mise en garde bien sentie de mon ombre. Sauf que je n'eus le temps de regarder ce qu'il se passait, qu'une chose métallique passa à coté de mon visage pour venir se figer dans le mur de l'autre coté, manquant de peu de trouer un étudiant au passage.

- Trois psychopathes dans la pièce c’est bien assez, il est inutile que tu t’y ajoutes Akiha.

Surprise, je détournais ma tête du projectile pour lancer mon regard hautain à cette voix froide qui osait s'adresser à ma personne. Claquant ma langue sur le palet pour bien signaler mon agacement, je laissais tomber toute remarque cinglante pouvant remettre ce petit être insignifiant à sa place, préférant donc venir auprès de la directrice -contournant une jeune étudiante- afin d’attraper sa main dans une douce étreinte. « Je disais bien que ça pue ici ~ Beaucoup... Beaucoup de gens... Et quel bordel, on dirait un souk. Disgracieux ~ » Faisant donc un tour de la pièce avec mon regard clair, je tombais sur des membres quelconques éparpillés si et là pour la plus grande joie de mon mauvais coté. Fronçant les sourcils, je ne pouvais croire en un tel désordre dans ce bureau, me demandant déjà qu'est-ce qui a bien pu provoquer cela.

- Kaïla-Chan est l’amante de Yume-Chan, Yomi-Chan ~ Du moins, de ce que je crus comprendre jusqu’ici ~

Arrêtant mes investigations pour me concentrer sur les dires d'Ayame-Sama, je levais mon regard en direction de Yume pour juger l'information qui percuta mon esprit. Yume avec Kaïla ? Quel duo. Mais le monde était fait n'importe comment, et si cela pouvait me débarrasser de cette ignorante ayant trop d'importance aux yeux de la directrice, cela m'arrangeait parfaitement. Même si en vue de l'expression de ma chère Kurayami, je pourrais presque croire que cette déclaration était fausse. D'ailleurs... Baissant mon regard une fraction de seconde sur une certaine pierre grise, je le relevais bien vite pour croiser un regard rouge sang et provocateur. Ne faisant que sourire à toute cette ambiance menaçante -que cela vienne de Yume ou de Kaïla- j'en fis tout simplement abstraction pour examiner la dernière actrice dans cette scène macabre. Et toujours, sans dire un mot, ne laissant que mes gestes parler, m'approchant du siège de la directrice pour déposer ma main sur son épaule. Yomi ? Je ne la connaissais pas. N'avais-je pas cours avec cette étudiante ? Non, pas à ma connaissance en tout cas. « Une fraîchement promue, alors peut-être que... » Cela m'était égal en fait, la seule chose qui m'intéressait, c'était ce que cette fille pouvait bien avoir à voir avec tout ce bazar présent ici.

- Cette charmante demoiselle présente à mes côtés n’est autre qu’… Une pute.

Laissant échapper un petit rire en vue de la tête que tirait la directrice, je ne laissais pas plus apparaître sur mon visage qu'un sourire amusé, tandis qu'à l'intérieur de moi mon ombre bouillait de haine « Sale chose minable, je vais lui couper sa langue... Non mieux ! Carrément la décapiter ~ ». Souriant toujours, droite comme un « i » et hautaine, il fallait que j'affirme ma position d'Alfa dominant dans cette pièce dévastée. Je n'allais tout de même pas me laisser rabaisser par une gamine impertinente ne connaissant rien à la vie. Pauvre petit animal. Contournant le siège de ladite maîtresse des lieux, je m'approchais de Yume d'un pas furtif sans faire attention à toute expression que pouvait évoquer son visage. Attrapant ce dernier de ma main ferme, je le soulevais afin que son regard bleuté se rive dans le mien.

- Quel regrettable langage, mon petit chaton ~ Aucune civilité, mais ce n'est pas ta faute, tu es juste... comme ça ~

Relâchant son visage avant qu'elle n'aie l'idée de me mordre ou je ne sais quoi encore pouvant sortir de son cerveau de pois chiche. Je lui tournais le dos, faisant virevolter mes cheveux qui vinrent lui chatouiller le visage, avant de retourner auprès de la directrice. Enfin, c'est ce que je voulus faire, mais je m'arrêtais en enjambant un membre -un bras plus précisément- et fixais la jeune dénommée Yomi d'un regard curieux. « C'est qui elle ? Je ne saurais dire pourquoi pour l'instant, mais elle a une allure intéressante... Fais voir. » Faisant un « non » de la tête plus pour moi-même que pour quiconque d'autre se trouvant ici, je souris à la jeune fille avant de revenir justement près d'Ayame-Sama et, le plus naturellement au monde, m'asseoir sur ses genoux et capturer ses lèvres sans moindre gêne. Au même moment, je laissais ma masse noire s'échapper de mon corps, sous son impatience légendaire. Pourquoi ? Parce qu'elle me fracassait le crâne avec ses envies de sortir afin d'analyser la petite fillette se trouvant dans la pièce. Tandis que mon ombre s'enroulait autour de la fille aux yeux mauves afin de lui demander mille et une questions en mode « T'es qui ? Tu aimes tuer ? Tu veux que je te tue doucement ? ». Soupirant doucement, en entendant tout cela, je revins embrasser la directrice avec plus d'insistance tout en levant mes yeux vers Yume et lui montrant ce que « la pute » pouvait se permettre. Riant presque à tant d'amusement en même temps, je claquais des doigts pour que mon ombre se calme.

« -Bah... Je me demande juste qui a disjoncté pour faire un tel carnage ici, hein Ayame ? ~ »

Laissant résonner sa voix détestable et moqueuse, mon alter-ego afficha un de ses sourires avenant disant bien qu'elle préparait une tirade cinglante pouvant déplaire à l'assemblée -à la directrice je voulais dire. M'installant plus confortablement, je me penchais à l'oreille de cette femme dont le bureau était un désastre, pour lui poser la question à ma manière.

- J'espère que ce n'est rien qui puisse trop vous déplaire, en vue de l'état de votre bureau, Ayame-Sama.

Moi, m'inquiéter ? La nature humaine était faite d'une drôle de manière, je l'avoue. Ou alors, cherchais-je juste le responsable des membres éparpillés par-ci par-là ? Le tout je présume ~

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 15:00

Je crois … que je n’ai tellement rien compris à ce qu’il se passait que toute mon attention ne se porta plus que sur une seule chose dans ce désordre monstre. Et quelle était donc cette chose ? Les pieds de Yume-Sama. Je ne les voyais pas vraiment puisque celle-ci avait ses petite chaussures bleutées, mais je pouvais facilement imaginer sa peau sous ses couches de tissus. Mon dieu, saviez-vous à quel point j’aurais tout donné pour pouvoir poser mes lèvres dessus ? Évidemment, je n’étais pas assez présomptueuse pour venir lui lécher les amygdales, une simple parcelle me suffisait … sa main, oui, sa main était mieux que ses pieds. Mais en même temps, sa main touchait la chose qui était à côté d’elle, chose qui passa de victime « présumée » à victime « renoncée ». Kaïla … ne pourra pas être ma proie. Dieu, je vais en pleurer.

- Trois psychopathes dans la pièce c’est bien assez, il est inutile que tu t’y ajoutes Akiha.

Tournant la tête pour regarder la nouvelle arrivante, je me décalais légèrement sur la gauche pour voir qui celle-ci était. Un fin sourire naquit sur mon visage quand je vis entrer Akiha Ketsuki-Sensei. Comment la connaissais-je ? Par les ragots bien évidemment, il paraîtrait que cette femme était du genre … frivole, gracieuse, intelligente et tout ce qui pouvait la décrire. Personnellement en la regardant, je ne voyais qu’un bout de chair se dandiner à travers mon bazar. Mais en même temps, elle représentait mieux que cela, dans un sens. Si elle était du genre frivole à aller courtiser tout et n’importe quoi, je ne devais pas m’étonner que Deady fasse partie du tas. Mais en même temps, en suivant cette logique, Ayame n’était qu’une partie du « tas » et que donc, il y en avait d’autres et si il y en a d’autres, Ayame se ferait-elle cocufier ? Héhé, hilarant. Tellement que je laissais un fin rire traverser ma bouche, du moins jusqu’à ce que ladite femelle ne vienne prendre la parole après avoir … avoir fait quelque chose de très, très mal.

Elle a touché Yume-Sama. Fronçant les sourcils en voyant sa main se poser sur son menton, je grimaçais de colère, n’écoutant déjà plus qu’à moitié ce qu’elle osait lui dire. « - Quel regrettable langage, mon petit chaton ~ Aucune civilité, mais ce n'est pas ta faute, tu es juste... comme ça ~ ». Regrettable ? Chaton ? Aucune civilité ? Sa faute ?! Mais qui … qui était-elle pour oser faire cela et dire toutes ces méchancetés à ma Yume-Sama ?! Grinçant des dents en zieutant la réaction de Yume, je ne m’attendis pas à une telle impassibilité de sa part. Dieu … Yume-Sama était un Dieu pour accorder tant de sang-froid devant une femme comme elle ! Je l’aimais, je la vénérais, Yume-Sama était mon Dieu. Laissant ma colère s’évaporer pour de la fascination sans fin, j’accordais un fin sourire à Yume-Sama avant qu’une chose morbide mais étrangement « amusante » ne vienne me coller la peau.

« - T'es qui ? Tu aimes tuer ? Tu veux que je te tue doucement ? »

Levant mon regard vers la masse sombre, j’entrouvris la bouche à l’entente de ses questions. Héhé … genre quoi ? Évidemment que j’aime tuer ! Sinon, que ferais-je ici ? Sérieusement, il fallait être con pour poser des questions pareilles. Et en plus de cela, elle voulait me tuer doucement ? Mais viens, faisons ami-ami et on s’arrache chacune un bras, ok ? « - Bah... Je me demande juste qui a disjoncté pour faire un tel carnage ici, hein Ayame ? ~ ». Moi, moi, moi ! Levant le bras pour lui faire signe, je ne fis pas attention aux paroles de la chose blonde en train de bisouter Ayame, laissant ces deux chiennes en chaleurs de côté pour me … me chose sur l’ombre. « Chose » veut dire ici, « concentrer ».

- Héhé … Tuer dis-tu ? Pourquoi ne te montrerai-je pas plutôt, comment, moi j’aime ça ?

Matérialisant mon katana en moins d’une seconde, je me retrouvais avec le manche de celui-ci en main. Laissant mes fins filets de soie caresser l’air, j’affichais un sourire carnassier avant de l’ouvrir en ne disant qu’un seul et unique mot « Ranguren ». Et c’est donc ainsi, que dans un rugissement effroyable, ma bête apparut dans mon dos, élargissant mon sourire, je l’incitais sans mot à venir me débarrasser de la chose sale qui me tournait autour précédemment.

- Je n’aime pas perdre mon temps, vite fait bien fait, n’est-ce pas chère tante ?

Lançant un regard moqueur à Ayame, je me tournais vers Ranguren pour voir ladite masse sombre entre ses crocs, trouée en vain puisque celle-ci se reformait comme si son corps n’était que vapeur. Fronçant les sourcils en voyant que Ranguren ne savait rien faire contre cette chose qui était sortie d’Akiha, je me forçais à arrêter et à faire disparaître mon monstre quand la voix de Yume vint me chatouiller l’ouïe.

- Yomi, ça suffit.

Obéissant directement, ne montrant aucun refus quelconque, je posais un genou à terre devant celle-ci, comme mouvement de soumission. Baissant la tête en attendant qu’elle m’accorde à la relever, je ne dis rien. Le silence, Yume-Sama aimait le calme, je me pliais à elle sans plus de ménagement. Elle était mon Dieu, Dieu avait la voix suprême ici. Me relevant après qu’elle m’eut sifflé un « Relève toi », je me posais à nouveau devant l’assemblée, mais cette fois-ci, sans aucune expression sur le visage. Laissant mes pupilles se hisser jusqu’à celles de Yume, j’essayais en vain de comprendre ce qu’elle me disait de ses yeux envoûtant. Ses yeux … son corps, je vénérais tout.

- Pauvre conne …

Était-ce moi qu’elle traitait ainsi ? Affichant une petite mine offusquée, je compris bien vite que je n’étais pas la cible de ses dires quand elle matérialisa une sorte de lance qu’elle projeta en direction d’Akiha et Ayame. Laissant tomber celle-ci juste devant leurs pieds, Yume-Sama fit un pas en avant pour venir siffler « au couple » du jour ;

- Ne crois pas qu’Ayame t’est acquise, vulgaire jouet défectueux.

Se tournant par la suite vers Kaïla, elle l’attrapa par le visage pour venir déposer délicatement ses lèvres sur les siennes. Restant choquée un court instant en voyant ça, je crois que … que je vais pleurer. Pleurer tellement que je paraîtrai conne. Du moins, c’est ce que je crus faire jusqu’à ce qu’elle attrape Kaïla par le col pour venir la tirer en dehors du bureau, me prenant dans son sillon par la même occasion. Nous traînant donc ainsi par le col, je fis un petit signe à Ayame avant de lui dire « Bon nettoyage Oba-Sama ! » dans un ricanement amusé. Autant partir en beauté n’est-ce pas ? Après tout, n’étais-je pas la responsable de tant de foutoir ? M’en fou.

- Dieu, est-ce possible ne serait-ce qu’un instant que tu ne te crées pas d’ennuis Kaïla ?

Nous retrouvant au sol après que Yume-Sama nous ait jetée hors du bureau, je levais un regard vers Kaïla quand celle-ci se fit assaillir par les paroles de mon Dieu. Affichant un petit sourire amusé en la voyant se faire disputer, je rigolais beaucoup moins quand mon tour vint ;

- Toi … Arg. Yomi ! Tu te rends contre du foutoir que tu as fait ?! Une fois, mais pas deux. En ce qui concerne Kaïla, ce n’est pas un morceau de viande à déchiqueter, hors de question que tu la prennes pour ta victime. Compris ?

Faisant un signe de la tête en prenant un air peiné, je laissais ma seigneurie s’en aller, me laissant seule à présent avec Kaïla … qui … qui était là. Me relevant doucement, je n’eus que le temps de me pencher pour éviter je ne sais quoi nuisant à ma vie. Déviant le regard pour voir une faux plantée dans le mur, je tournais la tête vers Ayame avant de me saisir d’elle et de me mettre à courir pour … ma survie et celle de Kaïla. Bah oui, si Yume me dit que je ne peux pas lui faire du mal, je dois lui faire du bien non ? Et quoi de mieux que de la protéger alors ? Oui, voilà, pour plaire à Yume-Sama, je plairai à Kaïla-Sama !

- Attardée de Dead Master ! Ne sait-elle pas que c’est dangereux de lancer des choses comme ça ?!

Lâchant la main de Kaïla en arrivant dans la cour, je m’accoudais contre un mur avant de soupirer. Journée de merde et toujours pas de victime, génial ! Soupirant une fois de plus sous cette pensée, je déviais mon regard vers Kaïla, me disant qu’il était peut être temps de remettre les points sur les « i ».

- Et croire que j’étais la seule à vivre avec ces monstres. Ravie de savoir que je ne suis pas la seule à être un cas désespéré. Je me représente, cette fois-ci correctement, je suis Yomi Tsuchimiya, tu es Kaïla, c’est ça ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 16:47

Entre mes questions incessantes et les actions irréfléchies de ceux qui me tenaient compagnie, il n'y avait aucune logique à la situation. Un vrai foutoir joliment représenté par le décor tout aussi horrible de la pièce. C'était moi ou cela commençait à sentir le fer pourri dans la pièce. Oui, sans nul doute, je sentais la puanteur de chair fraîche dans chaque parcelle de ma peau. Il me faudrait une bonne douche à présent, mais avant cela, j'avais droit à quelques réponses et moqueries de la part de celle qui devait être ma présumée supérieure dans cette Académie de malades. Étrangement, je restais calme, encaissant toute raillerie à mon égard. Pourquoi donc ? Parce que je ne cherchais pas plus de problèmes que je n'avais déjà sur ma liste. De plus, cette femme me voulait quelque chose, autant limiter les dégâts et les révélations. En y pensant, c'était énervant de se voir ignorer à moitié, n'apportant presque aucune importance à mes dires. Je dis cela, parce que, sous les présentations ambiguës de chaque personne ici présente, je n'avais toujours pas de réponse à ma venue dans ces lieux que je préfère éviter pour une multitude de raisons, dont celle qui se déroulait sous mon regard mitigé.

- Sa famille. Yomi provient de la lignée des Eimin en partie, ses ancêtres partagent la même branche que la famille d’Ayame.

Tournant mon regard intrigué vers Yume quand elle ouvrit sa bouche avec son éternel manque d'expressivité, je ne daignais avancer mon avis sur le sujet. Ses ancêtres... Cela voulait dire que cette Yomi -dont je remarquais le manque d'affinité avec sa présumée « tante »- faisait partie de la même race de tarés que la directrice, à peu près. Il était assez compliqué de retracer l'arbre généalogique des vieilles familles du Japon. Parce que quoi qu'il en soit, il y en avait beaucoup qui étaient liés par une ficelle -minime soit-elle- à une autre famille, traçant ainsi un grand réseau sans fin. Même moi avec mes origines bien établies, je ne saurais remonter plus haut que mes arrière-parents avant de me perdre dans des noms dont jamais je n'ai entendu parler. Alors, je ne devrais pas être étonnée tant que cela de voir une personne venant de la lignée de la directrice, surtout qu'elle était une japonaise de pure souche, n'est-ce pas ? Si. Si, j'étais véritablement sur le cul en apprenant cela. Et Yume... Elle ne m'en a jamais parlé, je me demandais pourquoi. Bah, effectivement, cela ne changeait rien à l'état actuel des choses, si Yomi ne m'aurait pas pris pour cible, je n'en saurais pas plus et cela ne me dérangerait pas non plus. Yume... En y parlant, je me demandais s'il y avait un moyen de retrouver sa propre lignée dans ce grabuge des traditions. Hmm... Même si c'était le cas, je pense que Dead Master aurait effacé toute trace des preuves laissant à penser que ma chère amie avait une autre famille que celle que représentait cette maudite femme.

- Trois psychopathes dans la pièce c’est bien assez, il est inutile que tu t’y ajoutes Akiha.

Sursautant malgré moi quand Yume matérialisa une arme quelconque, je relevais mon regard songeur vers ladite psychopathe. Et quelle ne fut ma grimace quand je découvris une chevelure blonde dans l'encadrement de la porte du bureau. Toujours la même, toujours aussi souriante et surtout, toujours aussi sûre d'elle. Je me lamentais presque quand je vis que Yume manqua sa cible. Oui, oui, j'espérais vraiment que cette chose blonde meure le plus vite possible, de préférence avant d'ouvrir sa bouche ou de faire un pas en avant. Pourquoi la détester à ce point ? J'avais mes raisons, même si j'ai plus ou moins fait la paix avec ma conscience. Mais je ne pouvais que jubiler à voir la haine de Yume envers cette femme, parce qu'elle était une des rares à voir le véritable visage de cette dernière, derrière les apparences.

- Kaïla-Chan est l’amante de Yume-Chan, Yomi-Chan ~ Du moins, de ce que je crus comprendre jusqu’ici ~

Ne quittant pas la nouvelle venue des yeux tout en restant en retrait, je faillis m'étouffer avec ma propre bave quand j'entendis ces propos sortir de la bouche de Dead Master, de cette manière affreusement légère qu'elle avait de dire les choses aussi... invraisemblables. Faisant un « non » de la tête pour signaler au monde entier que c'était faux et que je n'étais en rien l'amante de Yume, juste son amie... avec laquelle elle faisait parfois des choses étranges, je fus désappointée quand personne ne me prêta plus d'attention que cela. Faisant un rictus désapprobateur, je ne bronchais pas plus que cela quand Akiha s'approcha pour juger Yume du regard et lui sortir quelques remarques après le mauvais langage de ma chère amie. Tendue comme d'habitude quand cette blonde était trop près, je la défiais du regard et -inhabituel que cela puisse être- elle s'en alla sans plus ajouter. Soupirant doucement, je me sentais de plus en plus mal à l'aise dans cette ambiance chargée en... en quoi au juste ? Colère ? Amusement ? Haine ? Tout en même temps je crois, mais surtout... de la vénération me laissant complètement déboussolée.

Après que la masse d'Akiha fasse son apparition chargeant d'avantage cette ambiance de plomb, et qu'un monstre dix fois trop grand pour ce bureau apparaisse dans les lieux, je ne savais me retrouver dans le tas. Que faire, quoi dire ? Je crois que la meilleure des solutions serait de laisser tout ce petit monde se débrouiller et partir d'ici en courant. Ou du moins, s'éclipser tel un fantôme de ce foutoir. Chose qui ne devrait pas être difficile dans cette pagaille sans non. Oui, voilà. Sauf que mon voilà se changea rapidement en désespoir certain quand Yume ouvrit sa bouche -oui, Yume qui était toujours à mes cotés en ajoutant son grain de sel à chaque occasion- pour stopper la fille qui m'eut chassée quelques temps auparavant, pour mieux marquer sa suprématie dans les lieux. Restant coite quand je vis Yomi s'arrêter à une seule parole de ma chère amie, je ne pouvais m'empêcher de tirer la tête jusque par terre d'étonnement, tellement la situation me semblait dérisoire. Oui, j'eus déjà l'occasion de voir les fanatiques de Yume lui porter une attention particulière, mais de là avoir un soldat loyal et obéissant à ce point... là non, et surtout non quand on savait qu'il s'agissait de la nièce de Dead Master. Non, définitivement, rien n'avait de sens ici. Je pourrais en rire si l'ambiance n'était pas à la plaisanterie.

- Ne crois pas qu’Ayame t’est acquise, vulgaire jouet défectueux.

Et là, si je ne connaissais pas la relation entre Yume et la directrice, je crois que je resterais perplexe à ses paroles. Et même, encore en sachant cela, je faillis mourir sur place quand cette folle d'emportée m'attrapa pour mieux m'embrasser. Oui ! M'embrasser devant tout ce beau petit monde, sans moindre gêne. Devenant rouge pivoine, je n'eus le pouvoir de protester que je me vis traîner -cette fois sans moindre douceur- en dehors du bureau avec celle qui me servait de présumé agresseur. Et tout cela pour quoi ? Pour nous voir, le cul le premier au sol dans le couloir devant une Yume impériale et sans moindre gentillesse. J'allais la tuer.

- Dieu, est-ce possible ne serait-ce qu’un instant que tu ne te crées pas d’ennuis Kaïla ?

Grognant de mécontentement tout en croisant les bras, mes yeux rubis rivés dans les siens, disant bien que je n'étais en rien fautive et que je lui en voulais pour la scène de jalousie dans le bureau, je ne pus tout de même pas empêcher un ricanement discret sortir d'entre mes lèvres quand c'est cette Yomi qui se fit engueuler par celle qui me servait d'amie. Ne laissant tout de même pas la situation me retomber dessus, je me relevais en même temps que Yume partait après avoir donné ses instructions à la Terminale. Au moins je savais que je ne risquais plus de me faire démembrer par cette dégénérée -enfin, si le pouvoir de Yume était vraiment aussi puissant sur cette fille que cela laissait à paraître.

- Attardée de Dead Master ! Ne sait-elle pas que c’est dangereux de lancer des choses comme ça ?!

Faisant un pas en arrière en voyant justement cette maudite faux dans le mur, je laissais un rire amusé résonner dans le couloir sous les paroles de cette fille. Oui, en y réfléchissant de plus près, elle ne devait pas être en bons termes avec la directrice, chose bien selon mes critères. Mais de là à vénérer Yume... Je crois que j'ai un nouveau sujet pour me moquer de Black Rock Shooter à présent. Serait-ce à cause de cela qu'elle ne m'a jamais touché un mot concernant cette fille ? Probablement. Grimaçant quand je sentis un contact puis un tiraillement ferme m'entraîner dans les couloirs jusqu'à la sortie des bâtiments. Je me dégageais de l'emprise de cette folle nouvelle rencontre avant de soupirer de... de quoi d'ailleurs ? Je ne savais pas par quoi commencer, il n'y avait aucun sens dans cette histoire.

- Et croire que j’étais la seule à vivre avec ces monstres. Ravie de savoir que je ne suis pas la seule à être un cas désespéré. Je me représente, cette fois-ci correctement, je suis Yomi Tsuchimiya, tu es Kaïla, c’est ça ?

Fourrant mes mains dans les poches, restant à une bonne distance de ladite Tsuchimiya, je restais sur mes gardes tout de même. Je fus une fois l'erreur de tomber dans son piège, je n'allais pas recommencer. Même si elle avait l'air étrange, elle restait une Terminale qui voulait me tuer, et donc, elle était un danger potentiel à ma petite personne innocente. Et d'ailleurs, Yume dans tout cela ? Elle s'est barrée me laissant seule à seule avec cette fille. Oui, j'allais lui râler dessus pour le restant de ma vie -oui pas la sienne, vu que je risquais de mourir avant elle, avec ma chance légendaire- pour qu'elle comprenne ses mauvais agissements. Idiote. Et cette Yomi qui la vénérait... Haha. Folie. Reprenant contenance comme il se le devait par mon éducation, je devais avouer que je n'avais plus aucune raison de cacher mon identité, au point où nous étions. Le regard fixe toujours rivé sur elle, je me penchais tout de même respectueusement -après tout elle était mon aînée... je crois- je me décidais à mettre quelques formes à tout cela.

- Kaïla Kurayami. Me voilà rassurée de constater qu'il y a d'autres personnes que Dead Master ne porte pas dans son cœur.

Affichant un petit -micro- sourire pour montrer bien ma plaisanterie -parce que ouais, après tout c'était sa nièce hein, n'oublions pas ce détail !- je remis mes mains dans les poches en me demandant ce que je pourrais faire à présent. Laisser cette fille seule ? Oui, ce serait la meilleure des solutions, même si je n'étais pas rassurée de lui tourner le dos en vue de sa manière de se comporter. D'ailleurs, parlant de l'autre folle aux yeux verts. Je ne sais toujours pas ce qu'elle me voulait. Mais je me voyais mal retourner dans ce bureau pour lui demander quoi, surtout pas si elle était en compagnie de l'autre blonde. Quelle dilemme rester avec la fille dont la chambre ressemblait à une boucherie ou retourner dans le foutoir d'avant ? Rien de tout cela, aller manger. Oui, il fallait que j'aille manger. D'ailleurs, toute cette histoire m'a fait presque oublier mes mésaventures de hier. Ô joie... ou pas.

- Ah ouais... En parlant de ce qu'il s'est passé dans le bureau avec Yume. Oublie, y a rien de vrai là-dedans.

En quelque sorte oui et non, mais je n'avais pas envie que d'autres rumeurs tordues circulent à ce sujet, autant en faire abstraction et étouffer dans l’œuf toute propagation de ces choses là. Sérieusement, je devrais toucher quelques mots à Yume. Serait-ce pour éviter ma colère qu'elle est partie sans crier gare ? Possible, quoi qu'il en soit, j'avais d'autres préoccupations pour le moment. En y pensant, Yomi... Un sourire mi-moqueur, mi-perplexe se peignit sur mon visage avant que les mots ne traversent l'air pour percuter l'esprit de mon interlocutrice.

- En fait... Yume, elle est quoi pour toi Yomi-San ? Parce que... comment dire... tu as l'air de... beaucoup l'apprécier.

Je m'empêchais d'ajouter un « trop pour ce qu'elle vaut véritablement avec son caractère de merde », mais je m’abstins tout de même, sachant pertinemment comment ne pas provoquer les gens. Oui, habiter à Undai apprend le sens de la vie au pire cancre qui pouvait exister sur terre. D'ailleurs en parlant de cancre, cela faisait un moment que je n'ai plus vu Izaya, après notre dernière... entrevue dramatique. En tout cas, je savais qu'il allait bien, c'est ce qui comptait au final. Passant ma main dans les cheveux, je lançais un regard en direction des bâtiments, me demandant s'il serait préférable que j'y aille seule, ou que je me fasse accompagner par cette Yomi. Après tout, je ne le connaissais pas plus que cela à part qu'elle voulut faire de moi de la chair à canon, donc je n'avais pas à lui tenir compagnie ou quoi que ce soit. Au contraire, le mieux serait que je parte tant que j'en ai encore l'occasion. Oui, mais la curiosité me poussait à rester sur place. Enfin soit. Une nouvelle connaissance -Terminale en plus- ne fait jamais de mal tant qu'elle n'attente pas à ma vie.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 17:25

Héhé … Je ne sais même pas pourquoi je riais mais je trouvais cette situation amusante, en quelque sorte du moins. J’avais un but à atteindre à présent, un autre que trouver des cadavres pour Ayame. Non, ce but, le nouveau, était de me faire apprécier par Kaïla et rien que pour cela, j’allais y mettre tout ce que j’avais pour y arriver. Que je doive me traîner au sol ou pas, je le ferai ! Ou pas. Bien qu’elle était proche de Yume-Sama, cette fille restait un déchet de l’humanité. Un être misérable auquel j’étais supérieure … Mais ce même déchet était aimé par mon Dieu, comment … comment devais-je réagir à tout cela ? Laisser couler et faire ami-ami avec des ordures ? Oui, parce que mon but était de plaire à Yume par le biais de Kaïla. Kaïla comment d’ailleurs ?

- Kaïla Kurayami. Me voilà rassurée de constater qu'il y a d'autres personnes que Dead Master ne porte pas dans son cœur.

Bah voilà, Kurayami. Souriant à ses dires alors que je pouvais voir une ride apparaître sur son visage, je plissais les yeux en signe de compréhension. Aimer Ayame, qui serait assez dingue pour ? Même cette Akiha, j’y mets ma main au feu qu’elle n’aime pas la dirlo, elle est avec elle parce que … parce qu’elle aime les vieux ? Haha. Ou pas, la vielle est étrangement bien conservée, en quelque sorte. Ouais, à se demander si elle ne prenait pas ses bains dans du formol. Soit, le sujet n’était pas là, pourquoi Akiha Ketsuki aimerait une chose comme Dead Master ? Il doit bien y avait des raisons bien que mon esprit refuse de trouver une quelconque qualité à Ayame … Peut être pour son rang ? En mode, si la directrice aime Akiha, Akiha aura un avenir prometteur avec Deady ? Mon cul oui ! Elle finira bien plus vite qu’elle ne puisse le croire dans un ravin. Héhé ça serait encore amusant, ouais, vraiment. Et l’ombre dans tout ça ? Étrangement, je ne sais pas pourquoi … mais cette chose étrange, je la trouvais belle. Elle était sombre, elle puait le cadavre mais en même temps … elle avait cette chose qui me disait d’aller vers elle. Pourquoi ? Parce qu’elle paraissait tellement maléfique que cela m’attirait. Yume-Sama serait-elle d’accord que je m’approche de la masse noire ? Yume-Sama m’autoriserait-elle d’apprécier cette chose ? Dieu, répondez à mes prières.

- Ah ouais... En parlant de ce qu'il s'est passé dans le bureau avec Yume. Oublie, y a rien de vrai là-dedans.

Oublier ? Oublier quoi ? Que Yume-Sama lui a caressé les lèvres ? Héhé devrais-je lui dire que si j’oublie ça, elle redeviendrait ma victime ? Parce que si Yume-Sama ne lui avait pas montré un quelconque signe d’appartenance, je ne me serais pas gênée pour venir arracher la langue à cette gamine. Maaah, il ne servait à rien de lui raconter pourquoi je la trouvais tout d’un coup plus intéressante n’est-ce pas ? Autant qu’elle croie que je le suis parce que … parce que Yume-Sama me l’a demandé. Oui … C’est aussi pour cela. Mais en même temps, en revenant à ses demandes, était-elle seulement consciente de la chance qu’elle avait ?! Attendez, elle se fait embrasser par mon dieu et elle … elle joue sa prude ? Je veux bien que Undai n’accorde pas ce genre de relations, mais en même temps … Quand on appartient au sommet, pourquoi se priver de ses avantages ? Si j’étais moi aussi comme elle -que suis-je bête, je le suis-, je ne me priverai pas d’utiliser mes ressources. (Chose que je fais d’ailleurs en faisant mes offrandes du Vendredi ~)

- En fait... Yume, elle est quoi pour toi Yomi-San ? Parce que... comment dire... tu as l'air de... beaucoup l'apprécier.

Déviant le regard vers Kaïla, je restais un instant silencieuse en laissant ma réponse en suspens alors qu’elle était là, prête à se faire hurler dans les oreilles de cette abrutie. Fixant intensément ladite Kaïla, j’ouvris la bouche pour venir lui dire calmement et avec toute la persuasion du monde ce que Yume-Sama représentait pour moi. Mon temps de réflexion ne dura qu’une seconde en fait, ce qui voulait dire qu’elle venait de finir sa phrase que la réponse surgit de ma gorge ;

- Dieu.

Héhé, possible d’être plus claire ? Sans doute pas. Et puis même, c’était le cas, je ne mentais pas, je n’aimais pas les mensonges d’ailleurs. Fermant les yeux un instant, je plongeais ma main dans la poche de ma veste pour venir en sortir deux boites de Pocky-Pocky dont je tendis une à Kurayami avant d’ouvrir la mienne et de sortir un des bâtonnets avec mes dents. Cassant celui-ci se trouvant dans ma bouche, je poursuivis mes dires, avec ce même ton neutre ne dégageant aucun sentiment, comme si mes paroles n’étaient qu’un flot de lettres de l’alphabet se composant dans des phrases ;

- Je l’aime, Yume-Sama est mon modèle et elle le restera toujours. Je ferai tout pour elle, quitte à tuer Ayame pour elle.

Lui adressant un sourire amical, je posais mon dos contre le mur me faisant dos pour venir fermer les yeux en mangeant mes bâtons chocolatés. Pouvait-elle comprendre mes sentiments pour Yume ? Je ne m’attendais à aucune relation avec celle-ci après tout, pour moi, j’étais la fan et elle l’idole. Un fan ne désire que le bien de son idole n’est-ce pas ? Et bien c’est ce que je ressentais pour Black Rock Shooter. Elle était là pour me tendre la main quand j’eus besoin d’elle, je ne pouvais que lui en être reconnaissante et aussi étrange que cela puisse l’être, j’étais persuadée que c’était aussi grâce à elle qu’Ayame ne m’avait toujours pas tué jusqu’ici. J’avais beau être égocentrique, je savais reconnaître la vérité quand elle était sous mes yeux ;

- Sans Yume-Sama, je ne serais rien. Il ne sert à rien de faire semblant Kaïla-San, ça se voit … Yume-Sama est à toi, je le sais.

Lui adressant un petit sourire en me décalant du mur pour venir me placer devant elle, je me penchais légèrement pour venir l’analyser sous toutes les coutures, elle avait l’air forte, jeune et belle. Que valait-elle dans un combat ? Était-elle puissante ? Yume-Sama l’aurait-elle formé ? Si c’était le cas, elle devait l’être. Comment se sont-elles rencontrées, comment … sont-elles vraiment amantes ? Yume-Sama devait l’aimer beaucoup pour … Yume-Sama serait-elle amoureuse de Kaïla-San ? Si c’était le cas … Dieu que j’ai envie de la décapiter. Soit, hum, du calme, ne pas toucher ce qui appartient déjà à sa majesté ~

- Vous avez déjà couché ensemble ? ~

Héhé … perverse ? Non, juste curiosité. Je ne peux pas ? Évidemment que oui, et puis si elle ment, je ne ferai rien, à part la trouer avec les dents de Ranguren, bien entendu.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 18:26

Était-il juste possible de tomber sur une personne normale dans cette Académie ? Une personne sans préjugés, sans envies de meurtres ou encore, sans vénérations aveugles à ceux qui ne le méritent pas ? Non, cela n'était pas possible, et si c'était le cas, ce ne serait pas Undai. Par contre, jamais avant je n'étais tombée -directement- sur une fanatique de ma chère amie des misères. Cela me faisait étrange justement de parler avec une de ces personnes n'ayant rien dans la tête qu'un modèle quelconque qu'elles vénèrent. Personnellement, je n'étais pas obnubilée par qui que ce soit, je n'étais fan de personne sauf de moi-même. Logique non ? Ce serait étrange de me voir coller au cul à une personne quelconque, lui léchant les bottes ou parlant d'elle même dans mon sommeil. Oui, il m'est déjà arrivé de rêver de Yume, mais cela pour d'autres raisons. Hum... Là, n'est pas la question. Le but est de ne pas éclater de rire devant tant de conviction venant de cette Terminale.

- Dieu.

Me sentant mal à l'aise sous l'intensité de ce regard d'un mauve étrange, je n'osais montrer aucune expression que ce soit de la moquerie ou de l'animosité quelconque d'ailleurs. Restant donc de marbre sous sa déclaration moins que claire, je fronçais tout de même les sourcils en me demandant finalement si elle ne se moquait pas de moi. Après tout, dieu quoi ? Dieu, je disais des bêtises ou dieu, Yume était dieu ? Non, il fallait à tout prix que je me retienne de rire afin de ne pas finir, les morceaux du corps flottant dans la baie de Kyoto. Mais... Si Yume lui a formellement interdit de me tuer, alors elle n'allait pas le faire n'est-ce pas ? Quelle importance, rien ni personne n'était fiable dans cette Académie, et la première erreur à faire, c'était de croire en l'autre. De plus, je n'avais guère envie de compter tout le temps sur Kuroi, c'est pour cela que je devais... prendre les choses en main, quitte à en subir les vraies conséquences. Mission numéro un ? Me débarrasser de cette fille. Mission numéro deux ? Aller revoir Dead Master. Mission numéro trois ? Engueuler Yume, et lui exposer tout ce que j'ai appris aujourd'hui.

- Je l’aime, Yume-Sama est mon modèle et elle le restera toujours. Je ferai tout pour elle, quitte à tuer Ayame pour elle.

Faisant des drôles de moues avec mon visage, je détournais finalement la tête -au risque de me faire surprendre par une quelconque attaque- pour me focaliser sur un point invisible. Chose facile quand j'avais faim et je me retrouvais avec une boite de Pocky en main. Remerciant pour ce semblant de nourriture, j’ouvris donc, tout en déviant mes yeux à nouveau sur cette fille étrange, je laissais mon regard songeur couler sur elle. Que pouvait-elle bien voir en Yume pour l'aimer à ce point et le dire si ouvertement ? Pourtant, la Black Rock Shooter n'avait rien à envier aux autres à part la puissance. Elle était un monstre, un glaçon sans remords, une folle sadique et surtout, une perverse comme jamais je n'avais vue. Oui, si l'on regardait d'un autre coté, je l'appréciais parce qu'elle pouvait être douce et attentionnée sous ses airs de psychopathe jalouse, elle était tout aussi compréhensive si on la connaissait un peu mieux... D'ailleurs, jusqu'où Yomi connaissait Yume pour pouvoir affirmer l'aimer ? Ou était-elle assez dérangée pour l'admirer pour sa froideur ? Mangeant mes bâtonnets induits de chocolat, je soupirais légèrement. Tuer Dead Master... Même Yume ne le voulait pas.

- Sans Yume-Sama, je ne serais rien. Il ne sert à rien de faire semblant Kaïla-San, ça se voit … Yume-Sama est à toi, je le sais.

Faisant un pas en arrière avec une expression disant bien « t'approche pas de trop », je laissais une grimace flâner sur mon visage à ses déclarations. Yume à moi ? Je ne considérais pas la chose de la sorte, mais bon, les apparences pouvaient laisser croire le contraire quand on se penchait sur la question. D'ailleurs, il faudrait vraiment que je revoie Yume avant de m'avancer d'avantage sur le sujet, surtout avec une fane folle -plus forte- devant moi. Si elle admirait tant que cela Kuroi, pourquoi avait-elle l'air de ne pas vouloir me tuer ? Les apparences. Je devais me méfier d'elle d'avantage. Je crois.

- Vous avez déjà couché ensemble ? ~

Me reculant complètement de quelques mètres de sa personne trop intrusive, je fis des grands gestes des mains tout en faisant ma tête de choquée de la vie. Non, définitivement, cette fille n'était pas nette, et surtout, elle posait des questions qui ne me plaisaient pas du tout, sans oublier que la réponse pouvait la mettre en colère et donc, me mettre en danger de mort. Que pouvais-je dire à cette Yomi ? Que oui, j'ai déjà couché avec Yume, et ce, plus d'une fois ? Et puis quoi encore, cela ne regardait personne à part les concernées, et cette fille n'en faisait pas partie. De plus, on ne se connaissait que depuis quelques heures -et encore, c'était superflu- et elle me demandait ce genre de choses intimes. Non, je ne le sentais pas du tout là.

- N... Non ! Jamais, je n'aurais... Et puis, cela ne te regarde pas.

Sentant mon visage devenir plus que rouge et mes oreilles fumer, je me maudissais moi-même d'être si expressive à mes temps perdus. Pestant donc contre la fortune qui ne m'était pas favorable depuis quelques jours, je me détournais de cette étrange fille tout en finissant la boite de Pocky d'un air nerveux. Prenant donc l'initiative de partir sans demander mon reste, je me dirigeais vers la mission numéro deux qu'était de revoir la directrice pour savoir enfin ce qu'elle me voulait. Pourquoi insister de la sorte ? Parce qu'elle pouvait encore me tuer sous prétexte que je ne sois pas venue la voir selon ses ordres. Et puis, non, mais qui a permis à cette fille de me parler de cela... Non ! Hors de question que je fuie pour si peu ! M'arrêtant donc dans ma démarche, je fis volte-face et revint -aussi vite que je suis partie- vers ladite Yomi pour me planter devant elle, la pointer de mon indexe et puis m'exclamer avec tout mon caractère d'impulsive.

- Et encore, Yume n'est pas à moi ! Donc si tu veux... Tu... Tu n'as pas couché avec hein ?

Me rendant compte de mon indiscrétion après mes paroles, je toussotais légèrement pour... pour me rendre un peu plus de contenance. Après tout, je ne voulais pas qu'elle me pose des questions étranges, je n'avais pas à lui en poser non plus. Bon sang, qu'est-ce que j'ai fait pour arriver à ce genre de conversation avec cette inconnue. Soupirant de lassitude, changeant de tout au tout mon comportement, je me grattais l'arrière du crâne pour reprendre la parole, cette fois d'une voix ennuyée.

-Soit. Cela ne me regarde en rien. Ravie de t'avoir rencontrée, Yomi-San. À la prochaine.

Lui faisant un signe de la main, je lui fis dos -plus ou moins, je préférais ne pas la perdre de vue quand même- je décidais de partir en direction des bâtiments principaux, là-bas, je pourrais aisément trouver Yume et lui expliquer ma journée d'aujourd'hui. D'ailleurs... Me retournant tout de même tout en marchant à reculons, je lui soufflais une dernière parole sans moindre conviction.

-Un dernier conseil, Yume est compliquée, autant ne pas s'avancer sur le chemin de l’idolâtrie, trop vite.

Laissant sa personne en arrière, je me détournais complètement tout en poursuivant ma marche soutenue. Pourquoi donc lui avoir dit cela ? Je ne saurais le dire. Peut-être parce que j'avais quelques appréhensions en vue de ce que Yume était par rapport à Yomi. Ou alors, que, derrière mes airs d'indifférence, je préférais épargner les problèmes à autrui... Quelle importance, moins de gens me font obstacles, mieux je me sens. Il y aurait un semblant de jalousie en moi ? Non, je ne pense pas. Mais il n'était pas moins vrai, que le fait que cette Yomi aime à ce point Yume, me perturbe gravement. Peu importe... D'abord, j'allais trouver Yume, ensuite je lui dirai quoi pour la directrice et ensuite... Manger.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 19:23

- N... Non ! Jamais, je n'aurais... Et puis, cela ne te regarde pas.

Mensonge, c’était tellement flagrant que je me tenais le ventre de rire. Donc c’était un oui, elle était donc si importante que ça pour Yume-Sama, j’étais contente, contente que mon Dieu était heureux avec ce déchet. Plus je le parlais, plus elle ne semblait pas si mal que ça, oui, Kaïla pouvait peut être convenir à ma majesté finalement. N’était-ce pas étrange ? Moi qui vénérais Yume-Sama, la laisser partir avec une inconnue ? Peut être, mais je n’étais du genre à garder une personne comme acquise. Même si cette personne était Yume-Sama, tant qu’elle m’accordait de l’importance, je ne pouvais qu’être heureuse. Pour le moment d’ailleurs ~ Un jour viendra où je deviendrai la seule que Yume-Sama regardera, oui, je serai au devant des podiums, je serai à la place principale, là … sur ses genoux, ses bras entourant ma fine silhouette ~ Dieu, rien qu’y penser me donnait chaud ~ Et penser que cette gamine avait déjà eu plus … ses mains, ses baisers, et tout et tout ! De la jalousie ? Arg, très peu pour moi ~

- Et encore, Yume n'est pas à moi ! Donc si tu veux... Tu... Tu n'as pas couché avec hein ?

Certains chemins de la vie pouvaient nous paraître étranges, surtout quand toutes vos illusions sur un amour quelconque vient se voir dispersé sous vos pieds. Et cela pourquoi ? Parce que je me retrouvais devant une personne ne comprenant pas la chance qu’elle avait. Comment … comment osait-elle ?! Elle souillait Yume-Sama de ses paroles et moi, je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais rien faire parce que mon Dieu me l’avait demandé, mais ce même Dieu ne comprenait pas qu’il protégeait une chose ne l’aimant pas. Kaïla se jouait de Yume-Sama, je devais la punir. Je devais l’éradiquer, la tuer, la trancher, la décapiter, je vais la… Oui, j’allais bouffer ses organes sur une brochette. Elle va mourir et ce, maintenant, dès maintenant. Ses paroles étaient devenues futiles, j’avais peut être mal compris, mais j’avais entendu quelque chose qui m’avait tellement déplu que je dégainais ma lame sans plus attendre. Faisant dos à présent à cette gamine qui partait comme si de rien était, j’étais rouge de colère. Elle allait … elle devait à présent subir les conséquences de ses erreurs. « Si je voulais, je pouvais coucher avec hein ? ». Ranguren, il fallait qu’il vienne … Non, c’était mon affaire, c’était mon histoire, c’était mon destin !

Matérialisant ma lame, je me retrouvais derrière Kaïla en un instant, sans plus de pitié, je vins lui écraser les jambes du plat de ma lame pour la faire chuter. Me retrouvant devant elle, le regard sévère, je grimaçais de colère devant son petit minois sûr d’elle. Mourir, elle devait mourir, maintenant, oui, maintenant ! Allongeant mon bras sur la gauche en laissant ma lame se former telle une extension, j’étais prête à l’abattre sur cette enfant de misère. Un coup sec, et sa tête volerait. La satisfaction ne serait pas à dévorer son corps, non, ce que je voulais, c’était la voir morte, loin de ce monde humain, loin de Yume-Sama.

- Comment oses-tu … me proposer de coucher avec Yume-Sama alors qu’elle t’accorde le privilège de son amour ?! J’aurais aimé être ton amie, Kaïla. Dommage pour toi.

Lançant ma lame d’un coup vers sa trachée, je ne m’attendais pas à ce que mon geste se voit bloqué par des bras encerclant aussi bien mon corps que mon bras. Immobilisant ma lame ainsi que mes mouvements, je laissais un juron traverser mes lèvres avant de me retourner afin de voir qui était l’imprudent qui me bloquait de ses chaînes. Qui, qui osait me déranger lors de ma sentence ?! A en pâlir quand vous êtes moi et que vous voyez un visage sombre se former sous vos yeux, un visage froid mais si gracieux, un visage ne disant long sur ses motivations et un visage de Black Rock Shooter.

- « Tu n'as pas couché avec … ».

Je ne compris pas, je ne compris pas directement ce qu’elle voulait dire, il me fallut un temps d’attente pour réaliser mon erreur. Erreur que je n’assumais pas dans les premiers instants, une douleur sourde se fit ressentir dans ma poitrine alors que je déviais le regard vers Kaïla. Qu’avais-je encore fait ? Ce monde, je ne veux que le préserver pour y vivre avec Yume-Sama, je ne veux que ça. Être heureuse, comblée et être à ses côtés. Qu’y avait-il de mal dans mon rêve ? Parce que … Parce que je n’étais pas destinée à cela ? Parce que je ne pouvais pas me permettre d’être quelqu’un d’autre que moi. J’étais … qui étais-je ?!

- Elle n’est pas digne de votre amour Yume-Sama !

Je n’eus le temps que de hurler cela avec effroi que je me vis ressentir une douleur vive au niveau de la joue, Yume se trouvait à présent devant moi, le regard sévère, les dents grinçants. Pourquoi me faisait-elle cette tête ? N’étais-je pas là pour elle ? Si, elle devait m’aimer aussi, parce que moi je l’aimais, oui, elle s’enfuirait avec moi si je le lui demandais, Dieu, c’était mon Dieu … Elle s’était occupée de moi, elle m’avait bercé dans ses bras, elle m’aimait, j’en étais sûre, je … je l’adorais tellement.

- Tu n’es pas en droit de me dire qui je dois aimer ou pas. Comprends ce qu’on te dit avant de sauter à la gorge des gens, Yomi.

Non, je n’étais pas en droit, je n’étais en droit de rien si Yume-Sama le refusait. Je devais me pencher à ses envies, j’étais en tort. Et aussi difficile que cela puisse l’être, je devais le reconnaître … Oui, je devais le reconnaître … NON ! J’étais la plus puissante, la plus belle, la plus magnifique, c’était moi, moi et uniquement moi, qui avais le droit sur tout ! Oui, voilà, j’étais Dieu, maintenant … J’étais Dieu ! Me reculant vivement avec un sourire digne d’une psychopathe sur les lèvres, mon katana toujours en main, je laissais ma langue caresser mes lèvres avant de matérialiser ma robe de combat dans un torrent de poussière. En sortant de cet amas d’un coup de vent, je me lançais corps perdu sur mon idole, c’était mon devoir de la remettre dans le droit chemin! Ranguren ! Viens !

Un combat de monstres dans la cour ? Je le faisais vivre, et Yume-Sama était mon adversaire dans ce combat mythique. Kaïla ? Qui était-ce ? Je n’en avais que faire, Yume était ma seule préoccupation. Tellement que je laissais mon katana résonner contre le sien alors qu’elle essayait de retenir ma lame tant bien que mal, non, elle y arrivait et trop facilement à mon goût. Dégageant plus d’énergie dans mes coups, je tapais avec une dextérité monstre, n’étais-je pas un génie prodige après tout ? Oui, je l’étais, tellement que ma lame n’était qu’une extension de mon bras, bougeant dans des tourbillons infatigables. Plaisant, cette adrénaline, cette envie, sa lame avait beau me trancher de partout, je n’en avais que faire, la pierre sur mon front brillait de mille feux alors que mes yeux s’agrandissaient dans cette envie de meurtre. Je voulais tuer Yume-Sama ? Peut être, peut être pas ~

- Jamais je ne vous salirai Ojou-Sama ~ Mon amour pour vous n’a pas de limite Yume-Sama ~ Moi je … Moi je suis parfaite Yume-Sama ~ Ayame serait flattée que je devienne votre, Yume-Sama ~ Oui, laissez moi la remplacer Yume-Sama ~

La folie, elle résonnait en moi alors que Ranguren s’occupait à présent de Yume-Sama, essayant de la dévorer tant bien que mal, essayant de la faire sortir de ses gonds … Et là fut mon erreur. Je ne compris pas pourquoi, mais Yume-Sama n’était plus celle que je croyais, elle était une autre, du mauve avait remplacé son bleu naturel et mes membres se virent coupés, net, propres, plus là. Tombant au sol avec une lame sous la gorge, je regardais cette femme qui ressemblait à Yume me sourire. Yume-Sama ne souriait pas comme ça, qui était-elle ?! Yume-Sama, où était-elle partie ?!

- Yume-Sama … Où êtes-vous partie ? Yume-Sama ?

Non, celle qui me plantait sa lame dans la gorge n’était pas Yume, n’est-ce pas ? Kaïla, ou était Kaïla ? Kaïla ? Dis, dis, dis ! Où est Yume-Sama ?! Oui, elle devait le savoir ? Reconstruisant mes membres en déviant le regard vers Kaïla, je lui demandais silencieusement où se trouvait ma tendre Yume-Sama ? Oui, elle l’aimait hein ? Elle devait savoir ? Où était Yume-Sama ?!

- K… aïl… a... Je … Je ne tie…ns… plus !

Yume-Sama ? Yume-Sama parlait ? Était-elle Yume-Sama ? Je … Oui, c’était Yume-Sama ! D’un geste fou, je m’empalais moi-même sur son épée, laissant sa lame trancher mon corps pour venir entourer mes bras autours de son cou, déposant ainsi dans un flot de sang ma tête sur son épaule. Serrant encore plus cette chose qui me brûlait de l’intérieur. Ranguren … Il n’était plus là. Yume-Sama l’avait-elle tué ? Oui, Ranguren était mort dans ce combat, il reviendra un autre jour, oui, un autre jour. Une étreinte qui ne dura qu’un instant avant que je ne vois mon corps se faire projeter contre un mur, un rire fou résonna et me voilà de nouveau avec une arme non plus plantée dans le ventre mais dans l’épaule, me tenant en lévitation du sol, déchirant ma peau doucement avec douleur ;

- Kaïla… T… N’y toucheras plus !

Je ne sais pas comment ma tête est encore sur mes épaules, je ne sais pas non plus comment ce coup a été dévié, mais une nouvelle arme se trouvait contre ma peau, me protégeant en quelque sorte de celle de Yume-Sama. Mourir. Non, j’aimais Yume-Sama. Mourir. Non ! Je l’aimais, oui, je l’aimais. Silence. Kaïla.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 21:40

J'étais vraiment maudite par le sort, au point que chaque personne que je rencontrais voulait -un jour ou l'autre- voir mon sang couler pour des raisons multiples. Parfois par vengeance, parfois par envie de meurtre, parfois pour jouer et même parfois sans raison valable. En y pensant, cela faisait longtemps que je n'ai plus attaqué qui que ce soit pour le simple plaisir de taper dessus... Oui depuis que mes problèmes ont séquestré toutes mes envies et mon temps libre. Quoi qu'il en soit, là, je me retrouvais dans le pire cas de figure qui pouvait arriver. J'avais mis une Terminale en colère, mais genre vraiment pour je ne sais quelle raison, je l'avais juste prévenu de ne pas chercher Kuroi là où elle ne se trouvait pas et de ne pas apporter trop d'importance à cette vénération à sens unique pour ne pas se voir déçue par la suite. Pourquoi je pensais à cela moi aussi ? Parce que j'étais humaine et je jalousais tout de même cette Yomi, en quelque sorte. Mais ce n'est pas la raison pour laquelle j'allais râler sur Yume hein, on se comprend bien.

- Comment oses-tu … me proposer de coucher avec Yume-Sama alors qu’elle t’accorde le privilège de son amour ?! J’aurais aimé être ton amie, Kaïla. Dommage pour toi.

Je l'ai vu venir, même si je n'ai pas compris le sens de ses mots. Quoi que, peut-être pas complètement. Enfin, pour être sincère, je l'ai vu venir mais je n'eus le temps de réagir afin d'éviter son coup. Coup bien porté pour me déstabiliser. À la longue, je devrais avoir l'habitude de ce genre d'attaque dans le dos pour mieux me retrouver au sol, bloquée pendant la fraction de seconde fatale quand la surprise et la douleur inondent l'esprit, donnant à l'adversaire le peu de temps qu'il faut pour porter un coup fatal à sa victime. Et là, je me trouvais dans la même posture attendant -en quelque sorte- que sa lame vienne se plonger en moi pour mieux m'arracher la tête. Et encore, si j'avais ma robe de combat, j'aurais pu encaisser le coup et le dévier avant qu'elle ne me tranche complètement, mais là, là je n'avais pas ma tenue de combat sur moi. Ce qui, par la même occasion me paralysa encore plus sachant que les blessures reçues seraient beaucoup plus graves, si pas mortelles. Grinçant des dents, des sueurs froides descendant le long de ma tempe, je fermais les yeux à moitié essayant tout de même, dans un dernier espoir- de matérialiser quelque chose afin de me protéger. En vain, je n'avais aucune chance contre cette fille dont la colère dépassait l'entendement.

- « Tu n'as pas couché avec … ».

Et là je ne sais pas si j'étais soulagée ou alors complètement énervée. Mais je dirais plus que cette voix froide m'étant tellement familière, me rassura plus qu'autre chose. Ouvrant donc grand les yeux, toujours sur le sol poussiéreux, je pus voir un spectacle dont je n'aurais jamais imaginé le déroulement, ou la probabilité d'être un jour possible. Restant bouche cousue tandis que la dénommée Yomi se retrouvait emprisonnée par la force de ma sauveuse, je regardais la scène tout en me relevant et essayant de comprendre le pourquoi de ces événements. Coucher avec... Non, la fille au katana aurait mal interprété mes dires ? Croyait-elle vraiment que je laisserais n'importe qui se saisir de Yume comme si elle était offerte sur un plateau ?! Si la situation n'était pas grave en vue de la colère irradiante de Black Rock Shooter, je crois que j'en rirai de cette scène ridicule. Mais là, j'avais plutôt envie de me cacher dans un coin tandis que les dires et insultes fusaient aussi rapidement que les attaques de ces deux personnes fortes. Trop fortes... Quoi que...

- Tu n’es pas en droit de me dire qui je dois aimer ou pas. Comprends ce qu’on te dit avant de sauter à la gorge des gens, Yomi.

Et je crois qu'après cette tirade, qu'après ces simples mots sifflés avec tant d'outrance et de rage, tout s'empila dans un fracas terrible, tel un jeu de cartes ne laissant place à une erreur. Me reculant d'avantage de la zone de combat qui se présentait dans la cour, je crois que je me sentis mal sur le moment. Yume combattait. Yume était en colère contre cette fille qui voulut me tuer à deux reprises en une seule journée. Yume défendait ses principes et surtout mon honneur. Encore... Je ne pouvais la laisser faire, je ne voulais pas la voir se salir les mains pour ma cause désespérée. Non, je ne voulais pas pour qu'elle soit en colère tout simplement parce qu'une fille lui ait dit quelque chose qui me concernait. Oui, mais cela s'adressait à elle aussi. C'était terrible, assez pour que je matérialise ma robe de combat et... et rien du tout. Je restais sans bouger tandis qu'un monstre énorme apparut sous mes yeux, un monstre voulant dévorer ma chère amie. C'était grandiose, le combat battait à son plein tandis que je restais là, impuissante en vue de la force brute de ces deux filles s'opposant. Et par ailleurs, attirant les regards des autres étudiants. Oui, nous étions dans la cour, les combats de cette envergure -et le autres aussi en y pensant- étaient interdits dans cet espace censé être paisible. Et croire que tout cela était -en quelque sorte- ma faute. Impardonnable.

Mais que cela soit intolérable, cela restait un combat de titans, dont je n'avais le niveau. Sauf quand on regardait de plus près, derrière le nuage de poussières que leurs attaques formaient et derrière cette force colossale dont les coups étaient imprégnés. Ces adversaires... Elles ne regardaient pas à ce qu'elles faisaient, oubliant la défense pour mieux se frapper, pour s'asséner des coups fatals sans faire attention à ceux qu'elles recevaient. Sauf que, à un moment donné, je crus constater que Yume essayait de freiner la folie meurtrière de Yomi, en vain. Mais ce fut juste pendant un instant, le temps qu'elle perde patience. Non, ce n'était pas la patience qui lui manquait, c'était... Insane.

- Yume-Sama … Où êtes-vous partie ? Yume-Sama ?

J'écarquillais les yeux tandis que le corps de ladite maîtresse de son monstre -anéanti par la puissance de Yume depuis un moment déjà- se vit percer par la lame de la fille à la flamme mauve. C'était l'horreur. Je ne savais pourquoi, mais quand Yomi tourna son regard vers moi, je voulus empêcher Yume de la tuer. Parce que oui, Black Rock Shooter n'était plus elle-même dans cette apparence monstrueuse que je redoutais à chaque poussée de puissance venant de Yume. Mais pourquoi ne pas vouloir la mort de celle qui voulait la mienne ? Parce que au fond, si elle avait mieux compris ce que je voulais dire, peut-être qu'elle ne m'aurait pas attaqué. Oui, d'accord, cela ne lui donnait pas raison et ne l'excusait pas, mais... Mais quand même, ce n'était pas à Yume... Non, à Insane de la tuer à ma place. J'avais déjà eu mon lot de morts depuis que j'étais là, je ne voulais pas que cela continue. Pas comme cela.

- K… aïl… a... Je … Je ne tie…ns… plus !

Restant paralysée tandis que je pouvais entendre chaque parole qui se prononçait dans cette ambiance mortifiante et étrangement immobile, je ne me décidais pas à bouger. Insane, j'en avais peur. Combien de fois j'eus affaire à ce monstre ? Combien de fois je faillis perdre la vie à cause de sa folie meurtrière. Trop de fois pour que j'ose m'interposer... Trop de fois... Mais pas assez pour que je laisse Yume tuer Yomi à cause d'Insane. Et c'est quand le corps parsemé de blessures de la fille aux yeux mauves vola pour se retrouver contre un mur, que je réalisais l'importance de mon inactivité. Elles étaient peut-être des monstres, mais si elles voulaient combattre, ce serait dans l'Arène et non là, au milieu de toute l'infrastructure, sans moindre chance de survivre si l'attaque serait trop puissante. Et question puissance, il n'y avait pas à se méprendre, c'était vraiment le summum de la matérialisation. Le summum d'un carnage avec toute sa bestialité. Et Dead Master, où était-elle ? Elle devrait voir ce qui se passait ou du moins le ressentir pour venir arrêter tout. Alors... Pourquoi elle n'en faisait rien ?!

- Kaïla… T… N’y toucheras plus ! 

Stop ! Réagissant au quart du tour tandis que l'épée de Yume s'extrayait du corps de sa victime potentielle pour mieux venir lui trancher la tête, je matérialisais ma Silver Sword à toute vitesse et vint m'interposer entre la lame de mon amie et la tête de Yomi. Voyant que ma force de frappe ne serait pas suffisante pour repousser sa puissance et que je risquais de moi-même trancher les cordes vocales de celle que j'essayais de sauver, j'ajoutais une pièce en plus à mon épée géante en même temps que la lame de Yume percuta la mienne. Ainsi donc, munie d'un mini-moteur de projection dans ma Silver Sword, j'eus la force nécessaire pour repousser l'arme de Yume. Soufflant de soulagement en ne sentant aucune chair dans l'épée me servant d'arme, je ne me laissais pas déconcentrer. J'avais en face de moi Insane, je n'avais pas le droit de décrocher mon regard de cette force destructrice. Motivée comme jamais, ou devrais-je dire, plutôt nerveuse, je matérialisais mes cercles d'horloge et je les fis se refermer autour du corps de ma dite amie d'un geste sec. Sachant avec trop de pertinence que je le voudrais, que ces anneaux ne tiendraient pas plus de deux secondes, je lâchais mon épée qui tomba au sol pour... Pour faire une chose complètement stupide selon les gens.

- Yomi ! Si tu arrives encore à bouger, pars d'ici tout de suite !

Ne lui prêtant pas plus d'attention, mais espérant tout de même qu'elle n'allait pas aller à l'encontre de mes ordres, je viens enrouler mes bras autour de Yume, tandis que je sentais déjà mes anneaux céder sous la puissance. Et tout cela avec un calme fou, oui j'étais tellement calme que je me faisais peur moi même. Déposant ma tête sur l'épaule de Yume, je vins lui murmurer quelques mots d'une voix douce, presque trop pour la situation.

- Yume, c'est bon maintenant. Tu peux arrêter.

Dématérialisant mes anneaux qui de toute façon allaient craquer, je plongeais mon regard rubis dans les yeux de mon amie avant de déposer mes lèvres sur les siennes avec toute la douceur du monde. Sentant sa puissance déferler sur mon corps, je serrais d'avantage mon emprise sur son corps avant de m'adresser à nouveau à sa personne enfermée dans l'étau du monstre de puissance qui l'habitait.

- Tu m'as protégé. Personne ne nous fera du mal à présent. Tu ne veux pas me faire du mal, n'est-ce pas ? Je sais que tu ne le veux pas, je sais que tu sauras te contrôler... Je te fais confiance Yume.

Et sur ces mots, fermant les yeux en même temps que mon étreinte se fit plus légère, je dématérialisais ma robe de combat, me laissant envahir par les flux de force qui sortaient du corps de ma chère Yume.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 22:56

Je n’aurais pas dû écouter, ma place n’était pas ici mais j’avais le sale pressentiment que je devais l’être. Yomi était une personne … différente. Je connaissais son point de vue du monde, je savais les peines qu’elle avait pu ressentir, je n’avais pas pitié d’elle … mais en même temps, je comprenais sa douleur. Après tout, cette fille n’avait cherché qu’une famille en arrivant à Undai pour la première fois, oui, elle ne voulait qu’une main tendue de Dead Master à cette époque. Je me souviendrai toujours de sa déception, je me souviendrai également de ma lâcheté d’avoir abandonné cette gamine pas plus haute que trois pommes quand elle m’eut demandé à mon tour, mon aide. J’étais trop jeune, j’étais trop ignorante. Je ne pouvais l’aider, du moins avant. C’est pour cela, que par la suite, quand l’invitation fut envoyée à son domicile, je me décidais d’accepter de m’occuper de sa progression. Les premières années furent faciles, elle apprenait vite, elle avait un talent particulier pour la maîtrise du sabre, je pourrais presque dire qu’elle m’égalait à ce niveau là. Mais son atout était également un désavantage. Elle ne faisait que vivre pour sa lame fine, matérialiser autre chose ? Elle savait le faire, mais elle ne se plaisait que dans l’art de maîtrise du Katana. Quoi qu’il en soit, je n’avais pas à critiquer ses choix, ses choix qui montraient en quelque sorte sa détermination, même en voyant Ranguren pour la première fois j’avais été surprise, Ranguren qui, selon Ayame représentait plus qu’une grosse peluche matérialisée.

Je n’ai jamais vraiment compris le fin mot de l’histoire à vrai dire, selon la directrice, le sabre que manipulait Yomi appartenait à un de ses ancêtres et la bête qui suivait le sabre sortait tout droit d’un comte des Eimin, un truc à en dormir debout en terme clair. Mais comment se faisait-il que Yomi sache matérialiser de telles choses ? Aurait-elle apprit l’existence de ces histoires durant son enfance ? Encore maintenant, je ne savais pas.

Assise dans mon bureau après mon début de journée catastrophique, je feuilletais justement un ancien journal que Dead Master m’avait soigneusement prêtée. Je ne savais pas qu’il y avait des ouvrages sur sa famille, et encore moins qu’elle était assez normale pour ne pas les avoir brûlé depuis longtemps. Tournant les pages à la recherche d’une quelconque information concernant la bête de Yomi, je m’arrêtais sur un titre qui me glaçait le sang. « La bête enchaînée, Ga Rei ». Selon le récit, il s’agissait d’une sorte de bête spirituelle donnée de génération en génération dans l’une des vieilles familles japonaises, ces bêtes -parce qu’il y en avait plusieurs- furent considérées durant de longues décennies comme étant des armes. Ce n’est qu’à partir de l’air Edo que ces bêtes disparurent du jour au lendemain sans que personne ne sache ce qu’elles devinrent. En terme clair une histoire sortie tout droit du fin fond des récits pour finir sur une déception terrible manquant de réponses à mes questions. Soupirant de découragement suite à cela, je me relevais pour venir regarder ce qu’il se passait par la fenêtre.

Haha. Quelle ne fut pas ma surprise de voir Kaïla et Yomi bavarder comme … pardon ? Non que j’écoute aux portes, mais on peut dire que j’étais tout de même choquée en entendant Yomi demander aussi simplement à Kaïla si nous avions couché ensemble. Et encore, je me demande si c’est la réaction de Kaïla ou plutôt les dires de Yomi qui m’ont le plus choquée. Me baffant mentalement en me disant qu’il ne servait à rien d’écouter ces inepties, je me décidais à retourner au travail -à ma lecture en somme-. Mais il fallut bien entendu que mes projets viennent se faire anéantir quand je tournais la tête et que je vis Kaïla à terre, Yomi le sabre en main prête à la trancher, bande de connes. Sortant par la fenêtre, je matérialisais des chaînes métalliques pour venir bloquer les mouvements de Tsuchimiya. Ne lui avais-je pas dit de ne pas prendre Kaïla pour un bout de viande ?! Sérieusement … C’était ! Arg.

Je ne sais pas ce qu’il suivit vraiment par la suite, je me suis retrouvée assaillie par les coups d’une Yomi plus qu’énervée alors que moi-même ma patience m’avait abandonnée sous ses dires. Comment, comment osait-elle venir ainsi attaquer Kurayami alors qu’elle même, avait été assez bête pour ne pas comprendre ce que venait de dire Kaïla ?! Et bien même, cette folie devenait de plus en plus insurmontable, c’était du délire. Cette journée entière était un ramassis de conneries ! Des conneries à en perdre la tête à dire vrai ! Grinçant des dents en venant lui asséner un coup dans les cotes alors que celle-ci n’évitait même plus mes attaques pour venir attaquer au lien de se défendre, j’essayais tant bien que mal de l’arrêter, mon but n’était en rien de la tuer ! Le comprenait-elle seulement ?! Dieu, que pouvais-je faire avec un monstre essayant de me dévorer et une folle ne voulant que me trouer ? Oui, je savais que sa force était en partie de ma faute, ne l’avais-je pas entraînée pour justement, ne viser qu’une partie d’un corps ? La tête. Le point faible de ses ennemis et aussi étrange que cela pouvait l’être, n’était-elle pas « la décapiteuse » numéro 1 de Undai ? Bien entendu quand on décapite pour la première fois un membre de sa famille en ayant à peine dix ans et que toutes les semaines on offre une dizaine de têtes sur un plateau … Yomi était un monstre, digne de la succession de Deady ? Non, elle n’avait pas son pouvoir et ce, encore heureux. Plantant ma lame dans son épaule, je déviais la trajectoire de mon sabre pour ne pas venir lui arracher un membre, c’était l’horreur, j’avais l’impression que mes bras et mon corps entier agissaient sans que ma pensée ne puisse les contrôler, il fallait que je me calme, avant que je … « Oui, oui, je suis toujours là ~ Haha… Yu-Chan ~ ». Non, pas maintenant … silence !

- Jamais je ne vous salirai Ojou-Sama ~ Mon amour pour vous n’a pas de limite Yume-Sama ~ Moi je … Moi je suis parfaite Yume-Sama ~ Ayame serait flattée que je devienne votre, Yume-Sama ~ Oui, laissez moi la remplacer Yume-Sama ~

Je … Non. Je ne peux pas accepter cela, je ne peux pas accepter ses dires, ses gestes, que, que croyait-elle faire en me disant cela ?! Furieuse, je l’étais. Au point que ma rage prit le dessus sur mon raisonnement, usant de ma lame tel un rasoir prêt à tout couper, je lançais celle-ci dans tous les sens, laissant ma rage se former sous des cris de colère alors que ma patience ainsi que mon sang-froid me quittaient peu à peu, non, je n’en avais déjà plus. Mon self-control ? Je ne connais pas. « Haha… Aller Yu-Chan ~ Va y, embroche là ~ ». Non, je ne la tuerai pas ! Silence ! Silence ! Silence ! Ne parle pas, ne sors pas, ne regarde pas ! Va-t’en d’ici ! Je te hais, je vous hais tous, je déteste ce monde ! Partez ! Partez tous !


- Yume… Yume ! Oui, c’est ça Yume, tu es mienne, viens… Vas y Yume… Oui… Yume ! Je remplacerai tes parents, je suis mieux qu’eux, ta maman serait fière de toi… Viens… Je suis sûr que … Plus fort Yume… Plus près. Pauvre salope ! Obéis !

Non, non … je ne veux pas de ces souvenirs, je ne veux pas qu’ils remontent maintenant, laissez moi. Cela n’a rien à voir avec ce qu’il se passe, laissez moi partir ! Je ne veux pas revivre cela, je ne veux plus de cette époque de soumission, ma vie n’est plus celle-là ! Je suis libre à présent, je peux aimer, je peux apprécier … Sauvez moi … Je vous en supplie, libérez moi !

Un passé douloureux, des scènes incessantes me hantant mon esprit, j’étais plongée dans le noir le plus total alors que ces scènes refaisaient surface pour venir immobiliser mon esprit et me séparer ainsi du monde extérieur. J’avais peur. Ce n’était que des images et pourtant, je ressentais les coups comme si je me retrouvais une fois de plus là-bas avec lui … ce maître là. Je n’étais qu’un jouet, je n’étais que souffrance et douleur … J’étais perdue. Personne, personne n’était venu me tendre une main à cette époque et pourtant, c’était avant que tout cela se passe que j’aurais aimé rencontrer Ayame.

- Tu n’es qu’une conne ! Retourne dans ta cage ! Pas de nourriture pour toi ! Animal mal-éduqué !

Pas de nourriture hein ? Haha … Qui voudrait du pain putride comme bouffe ? Même les rats ne le voulaient pas pourtant moi, moi je devais le manger parce que je n’avais que ça. J’étais si jeune, comment peut-on faire cela à quelqu’un de si jeune ?! Pourquoi … Pourquoi maintenant … Je ne veux pas m’en souvenir, je veux retourner à Undai, je veux revoir Kaïla et les autres. Cette vie, celle que je vois n’est plus mienne ! Ce n’était qu’une mascarade, je ne pouvais pas me laisser aller ainsi ! Je devais … sortir, partir et rouvrir les yeux. Que faisais-je encore ?! Je veux … rentrer, je ne le laisserais me contrôler ! Qui, de qui parlais-je ?! « Pauvre Yu-Chan ~ Haha, tu es si faible sans moi ~ ». Faux, oui, c’est faux !

- Yume, c'est bon maintenant. Tu peux arrêter.

« Nooooon ?! N’écoute pas ! » … Kaïla ? Oui, c’était Kaïla. J’entendais sa voix, j’entendais sa douce voix me parcourir le cou … Était-elle si proche de moi ? Je ne la voyais pas, je ne faisais que l’entendre, doucement, sa petite voix venir tracer un chemin jusqu’à moi. Où était-elle ? Je ne savais pas, je devais suivre la voix pour la voir, je devais … « Tais-toi ! Dégage de là ! ». Non, c’était mon corps … C’était ici … Je l’entendais encore dans mes oreilles, elle était … là, dans mes bras. Je pouvais sentir sa chaleur contre mon corps, je pouvais sentir ses mainsNon…i. Son étreinte se resserrait, elle était là … « Non ... ».

- Tu m'as protégé. Personne ne nous fera du mal à présent. Tu ne veux pas me faire du mal, n'est-ce pas ? Je sais que tu ne le veux pas, je sais que tu sauras te contrôler... Je te fais confiance Yume.

Ses lèvres, ses lèvres se sont posées sur les miennes et je revins. Mes yeux mauves se rouvrirent sur le visage de Kaïla paraissant si paisible. Non, jamais je ne lui ferai du mal, Kaïla … Oui, elle n’aura jamais plus à souffrir à mes côtés. Ma respiration devint peu à peu plus régulière, mes bras se levèrent en même temps que mes yeux retrouvèrent leurs bleus naturels réapparus sur mon corps, ma flamme perdit sa colère pour venir se dandiner paisiblement à mon œil jusqu’à ce qu’elle s’éteigne en même temps que ma robe de combat disparaisse. Les yeux clos, je resserrais un peu plus mon étreinte autour de Kaïla. Encore une fois … Elle m’avait sauvée.

- Jamais … Jamais je ne te blesserai Kaïla.

Levant le visage pour venir poser mes lèvres sur les siennes, je resserrais encore plus son corps contre le mien, laissant le monde extérieur devenir invisible. Quelqu’un, beaucoup de gens nous voyaient, je n’en avais que faire. Ayame … Elle était là aussi, je la sentais, là dans mon dos. À la fenêtre de son bureau, espiègle qu’elle était, elle nous regardait. Je … Je ne faisais que vivre enfin. Personne n’a le droit de gâcher mon bonheur. Me reculant en déposant mes lèvres sur le front de Kaïla, je lui adressais un petit sourire après notre étreinte ayant durée selon moins une éternité. Me décalant de sa personne pour venir vers Yomi, je m’agenouillais devant elle pour venir la saisir dans mes bras. Serrant son corps aussi contre le mien ne serait-ce qu’un instant. C’était fini, pour aujourd’hui, il était temps qu’elle se repose.

- Elle … Elle n’est pas méchante, nous en parlerons quand nous serons dans un endroit plus calme Kaïla.

Lui adressant un petit sourire suivit d’un mouvement quémandeur qu’elle se rapproche, j’attendis qu’elle soit à ma portée pour venir poser ma main sur elle et l’emporter avec Yomi et moi-même dans un espace-temps qui me fit rejoindre sa chambre. Ouvrant la pièce, je m’arrêtais sur le seuil dans un soupir. C’était … l’horreur. Des cadavres, des bouts de chairs, la laisser dormir dedans lui plairait peut être, mais pas moi. Quand on a pas le choix … Mais genre, vraiment pas, on ne peut rien y faire n’est-ce pas ? Me dirigeant donc vers ma chambre d’un pas rapide, nous arrivâmes rapidement dans celle-ci. Laissant le corps de Yomi se reposer dans mon lit, je me redressais en me tournant vers Kaïla. Par un manque de je ne sais quoi, je vins instinctivement la prendre dans mes bras et la faire chuter avec moi dans mon canapé. Encerclant mes bras autour de sa taille, je fermais les yeux en profitant de ce moment calme -enfin- de la journée. Enfin, le silence.

- Je t’aime. Merci d’avoir été là pour moi.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Mer 13 Mar - 23:59

Je sentis toute cette haine traverser Yume quand elle était hors contrôle, tout aussi bien que je sentis cette même mauvaise énergie se volatiliser peu à peu quand mes paroles l'atteignirent enfin. Je ne saurais dire ce que j'ai ressentis précisément au moment où l'atmosphère autour de nos corps s'éclaircit et que toute oppression disparut soudainement, mais je crois que le sentiment qui a prévaut tout était la joie. Oui, j'étais heureuse que malgré tout ce combat néfaste, elle réussit -une fois de plus- à revenir à elle sans causer trop de dégâts. Oui, je ne ressentais même pas le soulagement d'avoir été épargnée par sa rage, tellement j'étais contente pour elle. Yume, ma chère amie, Yume était de retour avec tous ses esprits. Finalement, je ne saurais dire ce qui m'a le plus marqué quand ses bras s'enroulèrent enfin autour de moi pour me rendre mon étreinte. Mais une chose était certaine, un apaisement incroyable coula sur nos corps comme si on se comprenait sans devoir dire quoi que ce soit.

- Jamais … Jamais je ne te blesserai Kaïla.

Je sais. Je le savais tellement bien, ou du moins j'y croyais au point même de risquer ma vie sans moindre réflexion préméditée pour sa personne. Acceptant le contact doux de ses lèvres, je me plaisais dans ses bras chauds et accueillant. Non, Yume n'avait rien d'un monstre, elle était juste... elle, avec ses défauts comme ses qualités. Et moi je n'étais pas là pour la juger, juste pour la soutenir du mieux que je le pouvais. Souriant doucement pour faire comprendre à cette fille impossible que je ne lui en voulais pas plus que cela pour ce qui venait de se passer, je la laissais s'éloigner de ma personne après un dernier geste affectif. Suivant sa démarche du regard, je me retournais sur moi-même pour faire face à un corps amoché contre un mur et une foule trop compacte pour que je ne le supporte. Grimaçant sous tant de médiatique en un seul coup, je ne me fis pas prier pour m'approcher de Yume afin d'entendre ce qu'elle avait à me dire, pendant qu'elle prit ladite Yomi dans ses bras. Ou du moins, son corps inerte.

- Elle … Elle n’est pas méchante, nous en parlerons quand nous serons dans un endroit plus calme Kaïla. 

Attrapant sa main tout en lui lançant un regard disant bien que cela ne changeait rien au fait qu'on devait quitter cet endroit, j'eus juste le temps de prendre une goulée d'air dans mes poumons avant que le paysage sous mes yeux change de tout au tout. Et quand je dis changé, je dis complètement métamorphosé. Oubliant la poussière du dehors avec sa foule d'étudiants et ses bâtiments donnant de l'ombre à la cour, nous nous retrouvions dans la chambre que j'eus le malheur de visiter quelques heures auparavant. Grimaçant en voyant les cadavres joncher le sol, je me cachais le nez avec le manche de ma blouse pour empêcher l'odeur nauséabonde se propager dans mes narines. L'horreur. Si Yume ose encore dire que cette Tsuchimiya n'était pas si mauvaise que cela, je crois que je vais retourner ici et faire quelques photos pour lui démontrer le contraire. Prise de nausées, il n'a pas fallut que je réfléchisse longtemps avant de fuir cette chambre infecte. Suivant donc Yume dans les couloirs jusqu'à sa chambre, je ne dis un mot tandis qu'elle installait son « invitée » dans son lit.

- Je t’aime. Merci d’avoir été là pour moi.

Me retrouvant ainsi emprisonnée sur le canapé dans les bras puissants de la propriétaire des lieux, je ne fis que plus me rapprocher d'elle jusqu'à cacher ma tête dans sa poitrine consistante. Ah, elle était où l'époque où elle était plate ? Hum. Souriant doucement, non riant même avec gentillesse d'une voix étouffée par les tissus, je me redressais finalement pour pouvoir lui faire face. Le regard brillant de je ne sais quoi, je lui fis un « non » de la tête, disant bien que je n'ai rien fait de particulier. Quoi que... Affichant déjà mon sourire carnassier en mode « je vais te taquiner », je m'amusais presque à voir son visage paisible se dessiner sous mes yeux. Jolie.

- Si cela peut empêcher la destruction de l'Académie, je suis à ton service.

Lui faisant un clin d’œil disant bien que c'était une plaisanterie, je revins me blottir dans ses bras. Après tout, si Undai se faisait détruire, ce serait tant mieux -pour certain- et au moins, cela ferait réagir l'autre cruche de directrice qui n'a même pas daigné se bouger pour venir aider à contrôler autant l'Insane de Yume que la folie meurtrière de Yomi. Bon sang... Quelle journée ! Mais quelle importance, si au final, je pouvais me retrouver tranquillement avec Yume dans une pièce ne sentant pas la pourriture et étant assez intime pour me laisser la liberté de lui faire un câlin. Oui, finalement, le toucher n'avait pas que les mauvais cotés, même si cela, je l'affirmais quasiment chaque jour. Laissant ma pensée vaguer entre deux idées différentes, je ne pus m'empêcher de libérer ce qui me tracassait depuis tout à l'heure dans un flot de mots.

- Dis Yume... Cette Yomi, tu la connais bien ? Elle me donne l'impression de beaucoup t'apprécier, si pas plus. Elle est qui pour toi ? Et pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?

Oui, cela me trottait dans la tête, au point que je ne pouvais le garder plus longtemps pour moi. Après tout, si elle ne connaissait pas Yume, elle n'irait pas jusqu'à devenir complètement folle pour des prétextes aussi futiles. En plus, Kuroi me devait des explications, vu que j'ai faillis crever justement à cause de ce non-savoir sur le sujet. Mais en même temps, si elle ne m'en a pas parlé, c'est qu'elle n'y trouvait pas d'intérêt ou alors, c'était parce qu'elle avait quelque chose à me cacher. Peut-être était-ce pour que je ne me moque pas d'elle en lui disant à quel point elle était loin d'être le meilleur des « Dieux ». Possible. Mais d'un autre coté, ne paraissais-je pas un peu trop curieuse -si pas insistante- pour savoir quoi ? Si, et je n'avais pas envie que Yume croie que j'étais jalouse de cette Yomi. Et je crois que c'est surtout pour cette raison que je changeais de sujet de tout en tout. Passant d'une meurtrière « pas si méchante mais que j'allais tout de même abattre » à une autre histoire qui restait gravée dans mon esprit.

- Hmm... En y pensant, y a un truc qui s'est passé avec Dead Master hier... après un combat particulier. Et, je ne sais pas, mais elle me veut quelque chose après... hum.

Me sentant mal à l'aise rien que d'avoir soulevé le sujet, je me cachais dans le cou de celle qui me servait de compagnie pour qu'elle n’ait pas à voir mon visage troublé. Vous allez me demander pourquoi avoir parlé de cela si cela ne me plaisait pas. La réponse était simple, c'était la première chose qui m'est tombée dessus quand j'essayais de trouver un sujet alternatif pour oublier le précédent. Et maintenant je me retrouvais avec deux tirades que je voulais faire oublier à l'esprit sélectif de ma chère Yume. D'ailleurs, je n'ai toujours pas mangé aujourd'hui. Mais en même temps, je crois que j'en ai pas envie.

- Comment tu t'es sentie après avoir tué quelqu'un pour la première fois ? Tu crois que je risque de tuer plus librement maintenant ? Enfin. Tu étais passée où hier ? T'as pas trop mal après que cette grosse bestiole aie voulue te manger ?

Oui sautant du coq à l'âne, je finis par un rire amusé et vins lui frotter la tête de la main d'un geste affectif. Après tout pourquoi se prendre la tête pour l'instant, ce n'était pas comme si je tuais pour la première fois, même si justement la première c'était plutôt accidentel. Oui, oui, cette sale blonde m'a retiré mes pouvoirs pendant une semaine sous peine de punition et encore, j'y ai échappé belle en vue des témoignages. Enfin soit, cela ne changeait rien du tout au fait que là, j'étais dans les bras d'une personne que j'adorais par dessus tout et que... il y avait une folle furieuse endormie, juste à quelques mètres de nous. Me redressant d'avantage pour venir déposer ma joue sur les cheveux ébènes de Yume tout en frottant dessus, j'encerclais sa tête de mes bras tel un koala se tenant à sa branche dans la période de tempête. Moi vouloir l'étouffer ? Mais non voyons !

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Jeu 14 Mar - 0:56

C’était bon. J’aimais nos moments comme ceux-là, c’était rare qu’on puisse ainsi se poser en même temps … notre quotidien ne consistait qu’à se battre, à être là pour affronter les difficultés de la vie. Undai était une prison cruelle, je le comprenais maintenant que je réalisais mes véritables sentiments pour Kaïla. C’était étrange, mais c’était vrai. J’étais tombée amoureuse de cette fille, nous avions vécu deux années dans une amitié étrange et voilà que maintenant … ce n’était plus que « ça ». Non, maintenant nous nous aimions et oui, je pouvais le dire, Kaïla m’aimait également. Moi qui me refusais une amourette, me voilà bien dans cette relation n’est-ce pas ? Et pourtant, regardez moi … je suis amoureuse. Souriant de contentement en voyant mon amie se coller à moi, je soupirais d’aisance avant que sa personne ne vienne bouleverser ce nouveau calme instauré.

- Dis Yume... Cette Yomi, tu la connais bien ? Elle me donne l'impression de beaucoup t'apprécier, si pas plus. Elle est qui pour toi ? Et pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?

Me redressant un peu pour la regarder en levant un sourcil, je lui accordais un petit sourire mi surpris, mi moqueur. Donc comme ça, Kaïla pouvait être jalouse ? Non pas que je ne l’avais pas compris, mais avoir le fait aussi explicitement sous les yeux, on ne peut qu’être amusé ou content. Pour moi, c’était les deux. Alors que répondre à cela ? Pourquoi ne lui avais-je jamais parlé de Yomi ? Tout simplement parce que je n’y voyais pas l’intérêt évidemment. Je ne considérais pas Yomi comme mon élève et encore moins comme amie, elle n’était qu’une fille quelconque … du moins en théorie. Il était vrai que sa personne avait pu me captiver par le passé et sans doute encore maintenant, mais de là à me dire que je m’intéresse à elle, cela était étrange. Yomi était … d’une manière aussi étrange que cela puisse l’être, une partie de moi que je voyais en elle. Si je n’avais pas connu Ayame ou Strength j’aurais fini comme elle, à chercher une sorte de satisfaction envers une personne représentée comme étant « la seule partie de ma famille ». Et c’était ce que faisait Yomi en réalité, elle avait beau détester Dead Master, il ne lui restait plus qu’elle. Pour ce qui en était de sa vénération envers ma personne, je ne saurais quoi dire, je ne lui ai apporté qu’une main lorsqu’elle en avait besoin. Moi-même, j’ai idolâtré au début celle qui m’avait sauvée donc je pouvais comprendre sa réaction … Mais moi, je n’étais pas Ayame. Je ne saurais lui rendre cette sorte d’appréciation, parce que je n’étais pas attachée à elle, si elle mourrait devant mes yeux, je ne ferais que détourner le regard et continuer mes petites occupations quotidiennes.

- Hmm... En y pensant, y a un truc qui s'est passé avec Dead Master hier... après un combat particulier. Et, je ne sais pas, mais elle me veut quelque chose après... hum.

Un combat disait-elle, pourquoi ne pas dire clairement qu’elle avait tué Naoko ? Je ne savais et je ne comptais pas aborder le sujet tant qu’elle ne l’aurait fait. Pourquoi ? Parce que c’était son combat et je le respectais. Cette enfant l’avait mise à nu, n’était-il pas normal de s’en débarrasser ? Dans ma logique oui étant donné que je tuais pour moins que ça. Tout ça, à cause d’Ayame, certes, mais j’étais quand même celle qui volait la vie des gens. Pour ce qui concernait que le fait qu’Ayame lui veuille quelque chose, je ne savais pas ce que c’était, mais je savais surtout que cela n’était rien de bon. Cette directrice disjonctée serait encore capable de demander à Kaïla de lui servir de cobaye pour ses expériences, ou encore mieux, la traumatiser par je ne sais quelle manière. A dire vrai, rien qu’y penser me donnait la chair de poule. Délirant.

- Comment tu t'es sentie après avoir tué quelqu'un pour la première fois ? Tu crois que je risque de tuer plus librement maintenant ? Enfin. Tu étais passée où hier ? T'as pas trop mal après que cette grosse bestiole aie voulue te manger ?

En mode, sauter du coq à l’âne, elle n’aurait pas pu faire mieux. Fronçant mes sourcils pour essayer de comprendre son charabia, je n’eus le temps de répondre à sa personne que sa poitrine vint se coller à mon visage, m’étouffant presque entre ses seins. C’était divin, mais tout de même, bien qu’une mort pareille serait magnifique pour certains, je ne comptais mourir par sa poitrine généreuse ! J’étais destinée à mourir au combat -à compter que je meurs un jour-, mais pas comme ça ! Sortant ma tête de cet amas de douceur, je vins poser ma main sur la tête de Kaïla pour lui demander de se calmer et me laisser donc ainsi lui répondre, parce que oui, elle attendait des réponses n’est-ce pas ?

- Ce n’est pas en tuant une personne qu’il est écrit que tu recommenceras, je te protégerai pour que tu n’ais plus jamais à le faire, ne t’inquiètes pas. A la place de me demander comment je me sentais quand j’ai tué pour la première fois, pourquoi ne me dis-tu pas plutôt comment tu te sens ?

Me redressant de manière à ce que je sois assise et que sa tête soit sur mes jambes, je caressais tendrement son visage en jouant de temps en temps avec ses cheveux. Qui était ma première victime ? Celle que j’ai tuée pour la première fois … Sans doute la pire. Ma première victime fut ma meilleure amie. C’était atroce, douloureux et immonde. Mais ma première fois n’était pas comparable à celle de Kaïla, j’avais tué contre mon gré, contrairement à elle qui en le faisant, retrouvait sa liberté en quelque sorte. Oui, ce n’était pas comparable et les fois suivantes de mes actes de meurtres n’étaient que pour me défendre, je n’avais pas tué par « envie » mais par « besoin ».

- Et si tu veux savoir ce que je fais quand tu n’es pas là, tu n’as qu’à me suivre à la trace Kaïla.

Lui adressant un sourire amusé pour faire passer cette ambiance devenant lourde petit à petit, je poursuivis tant bien que mal à répondre à ses questions. Poser tant de choses en même temps, voulait-elle ma mort ?

- En ce qui concerne Yomi on peut dire que je la connais depuis un bon moment. Elle est arrivée un jour dans le bureau d’Ayame avec la tête de son oncle entre ses mains et a réclamé à ce que la directrice s’occupe d’elle. Bien entendu Ayame a refusé, je me suis sentie peinée pour elle, ça m’a rappelé moi. Sans personne, j’aurais fini comme elle mais à l’époque, je n’étais pas assez mature pour m’occuper de qui que ce soit, je l’ai donc moi aussi repoussée. Ce n’est que quelques années plus tard qu’elle est revenue, je l’ai aidée dans son apprentissage. Sa puissante est affreuse alors qu’elle vient de passer en terminale. Moi-même dans un combat, j’ai difficile contre elle.

Levant mon bras pour lui montrer mes blessures en signe de preuve de mes dires, je me décidais de changer de position une fois de plus. Optant pour être au dessus cette fois-ci, je me levais pour venir me coucher sur Kaïla. Une fois correctement installée, je poursuivis mes dires, coudes posés sur le sofa, buste contre Kaïla, yeux plantés dans les siens et respirations s’entremêlant ;

- Maaah Kaïla me dirait-elle qu’elle est jalouse ? Et puis si tu voulais savoir quelque chose à son sujet, tu n’avais qu’à me le demander ~

Je ne l’ai pas caché, je ne l’ai pas dit non plus. En terme clair, si elle était ignorante, c’était de sa faute ! Matérialisant une bouteille dans ma main je pris une gorgée de celle-ci avant de jouer avec au dessus de la tête de Kiwi, attendant avec impatience ses réactions. Vous avais-je déjà dit … que j’étais heureuse en sa compagnie ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Jeu 14 Mar - 20:15

Abandonnant toute tentative de faire oublier à Yume mes questions précédentes, je finis pas me laisser tomber sur le canapé, la tête sur ses genoux sans moindre protestation. Quand étions-nous devenue si proche que cela ? Cela devait remonter déjà à un bon bout de temps, sauf que nous ne le montrions jamais comme aujourd'hui, du moins pas dans les murs de cette Académie de fous. Alors pourquoi me laisser cajoler par la terrifiante Black Rock Shooter, sans trouver cela déraisonnable en cet instant de calme éblouissant ? Il n'y avait pas de réponse exacte et claire à cette question. Je crois que j'en avais besoin, autant que elle. Et voilà. Cela n'allait pas plus loin. Soupirant donc sous la défaite que mes efforts en engendrés, je regardais mon amie essayant de déceler la moindre expression de son visage quand ses mots fusèrent de sa bouche sans moindre hésitation.

- Ce n’est pas en tuant une personne qu’il est écrit que tu recommenceras, je te protégerai pour que tu n’aies plus jamais à le faire, ne t’inquiètes pas. A la place de me demander comment je me sentais quand j’ai tué pour la première fois, pourquoi ne me dis-tu pas plutôt comment tu te sens ?

Je vous ai déjà dit que Yume pouvait être très philosophe quand elle le voulait ? Non, et bien voilà la preuve. Ses mots sonnaient tellement vrais dans mes oreilles que je ne fis que lui montrer une moue renfermée disant bien que je n'avais pas envie de m'avancer sur mes ressentis à ce sujet. Évidemment que j'essayerai de ne plus avoir plus de sang sur mes mains que j'en avais déjà. Je n'étais pas née pour tuer après tout, alors il m'était difficile d'imaginer que j'allais le faire maintenant rien que parce que... Soit ! En tout cas, Yume avait une manière subtile d'éviter mes questions, les retournant contre moi, sans pour autant répondre clairement. Ce qui n'arrangea guère ma situation en somme. Parce que quoi que l'on dise, je n'avais pas envie d'être protégée par sa personne, je voulais me débrouiller par mes propres moyens dans ce petit monde représenté par une île grouillant de monstres en tout genre. Parce que quoi qu'elle pouvait dire, elle ne saurait être toujours là pour moi, et je ne voudrais pas qu'elle se blesse par ma faute ou qu'elle -comme aujourd'hui- perde contrôle de ses moyens. C'était terrifiant non ? Yume Kuroi toujours aussi inébranlable qui pète un câble meurtrier à tout va à cause de ma personne si insignifiante dans cette Académie. Mais d'un autre coté, si elle n'était pas là pour me protéger, je ne serai pas là pour lui parler. Faible. J'étais encore trop faible.

Tellement trop nulle que je ne savais pas comment réagir à mes propres actes. Devrais-je me sentir désolée ou coupable d'avoir éradiqué un être m'ayant pourri la vie ? Non, je ne le devrais pas. Et pourtant, à chaque fois que je retournais dans l'Arène, la première chose que je faisais c'était d'aller en pèlerinage devant un bout de pierre, et tout cela par automatisme. C'était stupide non ? Au lieu de m'entraîner pour devenir plus forte, je préférais passer des heures devant une croix avant de renoncer à matérialiser pour retourner me terrer dans la chambre. Je préférais même aller en cours et les suivre assidûment, plutôt que de brandir mon épée contre un autre étudiant. Mais en même temps, je me sentais bien, et je crois que c'est pour cette raison que je culpabilisais le plus, oui, j'étais trop bien pour pouvoir supporter mon comportement de monstre. Après tout, si je tue et que après je fais comme si de rien était, c'était bien la preuve que les prochains morts ne seraient pas plus pleurés par ma personne après que je les aurais tué. Oui, voilà le centre du problème. Mais peu importe, pour l'instant, j'étais faible. Et tant mieux. Non, ce n'était pas bon. Et merde.

- Et si tu veux savoir ce que je fais quand tu n’es pas là, tu n’as qu’à me suivre à la trace Kaïla. 

Fronçant les sourcils sous son sourire amusé, je voulus déjà protestée en lui balançant une belle remarque bien sentie en mode « mais non ! Ça ne va pas ?! ». Genre quoi, je ne voulais pas savoir ce qu'elle faisait de ses journées, après tout elle avait ses responsabilités -aussi ennuyeuses qu’elles pouvaient l’être- dont je n'avais aucune envie de connaître les filiales. Et je me fichais tout aussi bien de la voir entourée d'étudiants et tout ! Après tout qu'est-ce que j'en avais à faire de sa popularité et de ses agissements pendant que je flânais par-ci par-là. Nous faisions ce que nous voulions de nos cotés respectifs -même si cela se résumait pour moi à essayer de survivre- alors venir me dire que je voulais la suivre tel un toutou. Non. Je râle, voilà. Et mon humeur ne s'arrangea en rien quand elle me répondit enfin à ma première question concernant cette Yomi. Pourquoi donc ? Parce que. Non, en fait non. J'arrivais aisément à comprendre le pourquoi de cette vénération fanatique de la part de cette fille envers Yume. Je serais certainement comme elle aussi, si une personne extérieure m'aurait sortie de la merde que représentait ma vie. Sauf que, je ne pouvais comprendre une chose dans cette histoire, cette Yomi était un monstre, et j'avais une étrange sensation que c'était aussi pour cette raison que Kuroi s'intéressait à elle. Après tout, entre fous en s'entend. Ou alors, cela allait plus loin ? Peut-être était-ce la curiosité d'avoir une personne appartenant à la lignée de Dead Master qui la poussait à l'aider ? Je ne sais pas, mais j'étais presque certaine que -même si tous ces facteurs en faisaient partie- la raison la plus plausible était le malheur. Mais quand même, tuer sa famille pour en venir à chercher une autre chez la directrice... Et puis, encore, menacer de tuer Ayame si Yume le lui demanderait. Étrangement, cela ne m'étonnait même pas que Dead Master ait refusé de considérer cette folle comme une de siens.

- Maaah Kaïla me dirait-elle qu’elle est jalouse ? Et puis si tu voulais savoir quelque chose à son sujet, tu n’avais qu’à me le demander ~

Et elle se foutait de moi en plus. Comment demander quoi que ce soit, quand au final, je ne savais pas grand-chose de la vie de Yume au quotidien ? En plus, elle insinuait que j'étais jalouse, ce qui était complètement faux ! Oui, ouais, j'adore me voiler la face, ça y est vous êtes heureux ?! Non mais sérieusement. Laissant son corps svelte se poser sur le mien, je passais ma main sous son t-shirt afin de venir toucher ses blessures du bout de mes doigts. Cette Yume, elle voulait vraiment que je la massacre avec ses insinuations me faisant sortir de mes gongs. Grignant tandis qu'elle jouait avec une bouteille juste au-dessus de mes rubis, je repoussais sa bouteille sur le coté d'un air boudeur avant de prendre la parole, d'une voix grognon.

- Je ne suis pas jalouse d'abord ! Et puis, chacun a ses occupations et obligations, c'est normal, donc bon. Mais quand même, cette Yomi est une vraie psychopathe, cela me donne froid dans le dos. Même si je ne devrais pas être étonnée vu qu'elle fait partie de la famille de Dead Master.

Effectivement, pour moi tout était clair, tout ce qui se rapportait de près ou de loin à cette folle, devait être détraqué par la même occasion. Yume ? Yume aussi était une malade dégénérée, mais elle, je l'aimais. Voilà toute la différence. Et rien que constater que l'autre fille monstrueuse se trouvait à quelques mètres de nous, me donnait la chair de poule. Non mais sérieusement, je n'étais tout de même pas condamnée à passer ma vie en compagnies de gens voulant ma mort hein. Trois ans à Undai -et encore si je réussis mes examens et que je ne meurs pas- ce serait les trois années les plus étranges de ma vie, j'en étais persuadée. Alors autant en profiter le plus possible.

- Je me sens bien, même trop bien, et je crois que c'est cela qui me pose problème par rapport à hier. Mais bon, n'en parlons pas, cela n'a pas vraiment d'importance, tant que tu es là avec moi.

Oui, tant que j'avais Yume pour me tenir dans le « droit chemin », je n'avais pas à m'en faire. Par contre, il ne fallait pas croire que je m’appuyais complètement sur elle, sans prendre mes responsabilités. Non, non, ce n’est pas parce qu'elle était une vieille que je lui accordais raison pour tout et n'importe quoi. Loin de là. En y pensant, il fallait que l'on s'avance sur un sujet que nous avions trop ignoré par le passé. Quoi donc ? Insane. Pourquoi ? Parce que Kuroi devenait de plus en plus instable pour un 'oui' ou pour un 'non', et comme j'étais en partie -si pas entièrement- responsable de son état d'âme, il fallait que je l'aide à surmonter cela. Laissant un sourire coquin flotter sur mon visage, je passais mes deux bras autour de son cou pour l'attirer jusqu'à mes lèvres, que je chatouillais de mon souffle avant de prendre la parole d'une voix suave.

- Insane n'est que haine, n'est-ce pas ? Alors je connais une solution pour la déstabiliser. L'amour ~

Sans attendre son avis, je l'attrapais par la taille d'une main tout en l’embrassant langoureusement sous un petit rire amusé de ma part. Passant ma main dans ses cheveux soyeux tandis que l'autre caressait avec douceur son dos, je me déplaçais un peu plus vers le fond du canapé pour être plus à l'aise, faisant par la même occasion tombée la bouteille au sol dans un bruit sourd. Il ne m'a fallut qu'un clin d’œil rapide en la direction du lit pour que je devienne brusque comme jamais. Devenant tout d'abord rouge comme une tomate, je repoussais ma chère « patiente » du moment, la faisant tomber au sol à coté de ladite bouteille. Me relevant empressement, droite comme un « i », j'enjambais ma petite Yume tout en défroissant mes vêtements, pour venir me planter -toujours aussi troublée- devant le lit de cette dernière. Grinçant des dents, je changeais de la douceur en colère.

- Toi... Tu... Dors !

Éclatant mon poing sur le sommet de la tête de la dénommée Yomi, je revins vers Yume avec un dernier bruit offusqué, avant de fusiller la réveillée de mon regard rouge et meurtrier. Ah ah. Oui, j'étais vraiment de mauvaise fois quand je m'y mettais, et il ne faut surtout pas oublié qu'elle a essayé de me tuer à double reprise en un jour. Je lui en voulais, cela va de soi. Surtout qu'elle était aussi à l'origine du décrochement de celle qui me servait d'amie. Croisant mes bras sur ma poitrine, j'oubliais presque la présence de Yume tandis que mon attention sévère se porta sur la fille assise sur le lit. Je l'ai sauvée -en quelque sorte- mais ce n'est pas pour autant que je devais faire amie-amie avec aussi facilement. Surtout qu'elle vénérait ma Yume. Non, définitivement, cela allait se terminer par un combat, peu importe sa force. En plus... Elle a gâché mon moment de plaisir avec la propriétaire de la chambre... Hum ! Non, là n'était pas le problème. Allez Yomi défends-toi, je crois que nous avons des choses à nous dire.

-Tsuchimiya Yomi...-San.

Je fis rouler son nom sur ma langue, déchiquetant chaque syllabe mentalement pour bien lui faire comprendre que j'étais en mode warrior fâché.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Jeu 14 Mar - 22:19

J’aimais notre vie, c’était étrange n’est-ce pas ? Aimer sa vie à Undai était digne du premier psychopathe né pour tuer et pourtant, même si ma vie était toujours monotone, il y avait ce petit plus qui me plaisait. Je me levais chaque matin pour me rendre au conseil, je passais par l’arène après avoir confié des taches, je poursuivais ma journée en jonglant entre les deux et le soir, le soir c’était le moment que je préférais. Pourquoi ? Parce que le soir je pouvais retrouver Kaïla, même si en journée c’était la même chose, mais le soir … c’était différent. On n’était que deux, chez nous, coincées dans les bras de chacune, comme maintenant. Je pouvais même dire que j’aimais la voir se retrouver en colle, parce qu’aussi étrange que cela pouvait l’être, cela me permettait d’être encore un peu plus à ses côtés. Oui, j’aimais tout cela. Même si ce n’est pas tous les jours roses, ça l’était quand même souvent donc …

- Je ne suis pas jalouse d'abord ! Et puis, chacun a ses occupations et obligations, c'est normal, donc bon. Mais quand même, cette Yomi est une vraie psychopathe, cela me donne froid dans le dos. Même si je ne devrais pas être étonnée vu qu'elle fait partie de la famille de Dead Master.

C’était fou comment il était facile de voir que cette gamine ne savait pas mentir, il ne fallait que regarder son air pour comprendre que ce qu’elle venait de dire, voulait justement dire l’inverse. Elle était jalouse et je trouvais cela mignon, après tout, ne lisais-je pas en elle comme dans un livre ouvert ? Si, justement. Et pour ce qui était de Yomi ? Haha. Oui, cette enfant était folle, complètement disjonctée mais il y avait aussi ce petit truc chez elle qui m’attirait. Pas sexuellement, non … Je ne saurais dire. Peut être -comme je le disais plus haut-, parce qu’elle me ressemblait en quelque sorte.

- Je me sens bien, même trop bien, et je crois que c'est cela qui me pose problème par rapport à hier. Mais bon, n'en parlons pas, cela n'a pas vraiment d'importance, tant que tu es là avec moi.

« Tant que tu es là avec moi », ce fut la seule chose sur laquelle je m’arrêtais vraiment. Cette unique phrase qui me rendait toute chose, alors que ses mots pouvaient être prononcés par n’importe qui dans n’importe quel contexte. Mais là, ce n’était pas n’importe qui et ce n’était pas dit n’importe quand non plus. C’était Kurayami qui parlait et cette même demoiselle se trouvait au creux de mes bras, son souffle chaud caressant mes lèvres. je ne pouvais que sourire et contempler son magnifique visage … Dieu, serait-ce de la perversité si l’envie de la prendre là, maintenant me serait passée par la tête ? Non, parce que même si nous n’étions pas un couple, nous nous aimions non ? N’était-ce pas le plus essentiel ? En même temps, si elle allait voir ailleurs, en plus du fait que je serai la première à le savoir, elle en payerait le prix. Possessive ? Je ne me suis jamais cachée de cette « qualité ».

- Insane n'est que haine, n'est-ce pas ? Alors je connais une solution pour la déstabiliser. L'amour ~

Fronçant les sourcils en l’entendant parler de Insane, je me refroidis. Je ne voulais pas aborder ce sujet, je ne savais même pas quoi en dire. Cette chose en moi qui grondait pour avoir du sang … cette partie sombre et détestable de ma personne. Insane, qui était-elle ? Pourquoi était-elle là ? Comment est-elle apparue ? Saurais-je seulement y répondre ? En partie. Elle est apparue … non, elle a toujours été là. Silencieuse jusqu’à peu. Quand sortait-elle ? Quand je n’en pouvais plus, quand mon esprit, ma faiblesse des sentiments se faisait contrarier, laissant les ténèbres m’envahir. Mais pourquoi l’avais-je ? Parce que cette chose était mon passé, elle regorgeait de mon malheur, j’avais beau dire l’assumer … Ce n’était pas toujours vrai. Avant, je ne savais même pas qu’elle existait, je ne sentais pas quand je virais mais maintenant, maintenant c’est plus fort, elle est plus grande, elle est encrée dans ma peau au point tel que même l’arracher ne servirait à rien. Contrôler, je devais la contrôler avec …

« L’amour ». L’amour ? Tant que c’était celui de Kaïla, je ne pouvais pas dire non. Souriant en laissant mes pensées de côté, je me laissais aller dans ce baiser fou qui me faisait perdre pieds. Sa langue se faufilait aussi délicatement que ses doigts sur ma peau, j’en avais des frissons tellement que l’air en devint statique. Je pouvais passer ma main dans l’atmosphère et ressentir chaque recharge électrique s’étant mélangée avec celui-ci grâce à notre « rapprochement ». Laissant également mes mains déboutonner sa chemise, je me plaisais comme elle à jouer entre deux baisers. Mordillant parfois sa peau pour revenir sur les lèvres douces qui m’attendaient. J’aimais, j’aimais tellement que …

Tellement que je me retrouvais déboussolée quand j’atterris lourdement sur le sol non loin de la bouteille qu’elle avait balancé précédemment, prenant tout de même un instant pour comprendre ce qu’il se passait, je me redressais légèrement pour voir Kaïla venir assommer son poing sur le crâne de Yomi. Yomi … Haha. Je l’avais oubliée celle-là … Finissant par me redresser complètement dans un soupir de douleur, je remis mon T-shirt correctement pour voir ce qu’il se passait un peu plus loin …

- Tsuchimiya Yomi...-San.

Haha. Ma Kaïla serait-elle en colère ? Il ne fallait que l’entendre pour le comprendre. Et encore, si ce n’était que son regard qui était meurtrier, sa voix était encore plus glaciale que la mienne … Serait-elle outrée que cette fille nous ait dérangé dans notre « rapprochement » ? Je dois avouer que moi aussi, je trouvais cela dérangeant … Oui, terriblement dérangeant. Me décidant de laisser ces deux filles régler leurs problèmes, je me dirigeais vers mon coin cuisine avant de m’arrêter en entendant la voix faussement ironique de Yomi résonner ;

- Helloooooo Kaïla ~

Un poing de plus sur son crane ? Oui, et cette fois-ci, ce sera de moi. Soupirant lourdement en venant attraper trois canettes dans mon frigo, j’en lançais une vers Yomi avant de me diriger vers Kaïla pour venir la lui tendre. Bois mon cœur, cela te fera du bien ! Ou pas. Décapsulant la mienne en jugeant du regard Yomi, je regardais ses expressions se former sur son visage. Rien, elle ne faisait que sourire sans rien laisser paraître. Allait-elle me persécuter de ses questions après notre combat ? Non … Non au contraire en voyant ce qu’elle fit avec mon coussin. Le serrant dans ses bras comme si c’était une peluche sacrée, je ne pus m’empêcher de lui donner une certaine information ;

- C’est le coussin de Kaïla, Yomi.

Sa réaction ? Entrouvrir sa bouche pour venir questionner Kaïla du regard avant de regarder le coussin et de continuer ainsi en regardant ma colocataire et ledit coussin tour à tour. Dieu, cette gamine est un cas. Un cas qui devait se demander pourquoi elle était ici non ? Et bien non, à la place de me remercier de l’avoir porté jusqu’ici, son attention se porta -aussi étrange que cela puisse l’être- sur Kiwi qui n’avait daigné ouvrir la bouche jusqu’ici. Aller mon ange, du calme, elle ne va plus te manger n’est-ce pas ? J’espère.

- Alors c’est ainsi ~ Kaïla-San serait donc vraiment allée si loin avec Yume-Sama ~ Héhé il faut fêter cela ! ~

Matérialisant une bouteille de champagne dans ses mains, elle se ruait hors du lit avant de secouer la bouteille et de l’ouvrir. Laissant le bouchon atterrir sur la première cible se trouvant devant elle -à dire Kurayami-, je n’eus le temps que celui-ci vint taper ma tendre amie entre les deux yeux … Devrait-on vraiment dire que ce n’était pas son jour où cela se voyait déjà ? Tapant ma main sur le visage en venant voir le visage de Kiwi, je soupirais de lassitude en voyant une marque rouge sur son front alors que l’autre chose était pliée en deux. L’aurait-elle fait exprès ? Non, quand même pas hein ? Le doute était tellement présent qu’il me prit à la gorge quand elle poursuivit ;

- Héhé … une petite coupe Kaïla-San ? ~

Non, ça ira je crois ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 15 Mar - 2:18

Au final, cette fille ne comprenait rien à rien. Serait-elle stupide pour ne pas sentir mes envies de meurtre à son égard, ou alors elle faisait exprès de me mettre en colère afin que je perde mon sang-froid. Les deux, certainement. Quoi qu'il en soit, elle réussissait parfaitement bien son coup en vue de ma colère grandissante à chacun de ses mouvements ou regards. Oui, je bouillais de rage à l'intérieur de moi, au point que je ne m'étonnerai pas à ce que de la fumée sorte de mes oreilles.

- Helloooooo Kaïla ~

Je pouvais sentir mon sourcil tressauter tandis que la dénommée Yomi se dandinait sur le lit de... notre lit, à Yume et moi. Le lit où je dormais assez souvent pour ne pas vouloir voir une personne tierce dessus en train de... En train de quoi d'ailleurs ? Serrant mon poing en voyant qu'elle s'empara de mon coussin préféré -le seul que je traînais derrière moi quand je venais dormir dans cette chambre- pour le cajoler dans ses bras tel une peluche. Serrant les dents, je ne sais même pas comment j'ai réussi à desserrer mon poing pour prendre la canette que me tendait Yume. Ne quittant pas des yeux celle qui osait se mettre trop à l'aise dans ce lieu, je ne bougeais pas d'un pouce ne voulant pas transformer cette chambre en un champ de bataille. Pourquoi perdre si facilement contenance devant cette inconnue ? Parce qu'elle se permettait de me défier sans moindre gêne, me sous-estimant quasiment avec ses airs provocateurs. Je ne pouvais l'admettre en encore moins l'accepter. Que ce soit la chambre de ma chère amie ou pas, je n'avais aucune envie de voir Yomi dedans encore un instant de plus. Mais sans pour autant m'emporter de trop. Ne pas s'abaisser à son niveau, était la phrase far que je me répétais mentalement dans l'esprit pour ne pas péter un câble prématurément. Si je me retenais, c'était juste à l'égard de Yume... Oui voilà.

- Alors c’est ainsi ~ Kaïla-San serait donc vraiment allée si loin avec Yume-Sama ~ Héhé il faut fêter cela ! ~

Si ce n'étaient que ses paroles, si elle ne faisait que me provoquer verbalement, je l'aurais supporté -du moins j'aurais essayé- mais ce serait trop simple, trop facilement gérable pour ma personne poisseuse en ce monde de malheur. Et c'est parce que je sentais le roussi arriver, que je restais toujours aussi furieuse pour un rien. La canette de je ne sais quoi en main, Yume en retrait, je ne bronchais pas quand un projectile vint se percuter contre mon front pour mieux retomber à terre par la suite. Restant incrédule à la douleur -moindre qu'elle puisse être- je crois que j'eus un instant de flottement où je voulus éclater de rire. Non, je plaisante, je guettais la moindre réaction pouvant me contrarier pour éclater mon poing sur la figure de cette chose immonde osant se jouer de moi de la sorte.

- Héhé … une petite coupe Kaïla-San ? ~

Serrant mon poing jusqu'à éclater la canette dans un bruit de splash, je grinçais des dents sans pour autant faire plus de mouvement. Je sentais ma rage déferler sur moi en même tant qu'un liquide collant et sucré couler entre mes doigts. Serrant d'avantage le métal à m'en blanchir les phalanges, je ne fis que dévier mon regard vers la fille aux yeux mauves, lui lançant des éclairs de haine par le même biais. La colère irradiait de mon corps au point que je sentis l'air autour de moi flotter dans une brume des ténèbres tandis que mon visage n'était que traits déformés. Yume dans tout cela ? Je crois qu'elle n'osait même pas bouger, juste soupirer pour constater les dégâts qui allaient suivre cet incident des plus intolérables. Oui, j'allais massacrer cette Yomi, et après je penserai aux conséquences.

- Espèce de...

Faisant un pas en avant vers ladite squatteuse de fortune, je pris un élan. Ou plutôt je fis un mouvement circulaire du bras, je me lançais sur un pied pour venir fracasser ma canette détruite contre le visage de cette insolente désobligeante. Écrasant bien le métal contre sa face, je me sentis déjà mieux et défoulée. Vengeance accomplie quoi. Ou pas. Voulant lui taper dessus, j'étais déjà prête à matérialiser ma robe de combat pour en découdre. Après tout quelle importance donner au rang de son adversaire quand de toute façon nous étions régit par la haine de lui abattre quelque chose sur la figure ? Aucune, tellement aucune que je ne fis pas ce que je comptais lui infliger quand je croisais le regard de Yume. Désespérée ? Moi aussi je l'étais. Vociférant sur place tout en me reculant de cette folle dégénérée, je pointais mon doigt dessus tout en fixant la statue -Yomi- d'un air colérique.

- Non mais ! Ne te fous pas de moi !

Faisant des grands gestes en direction de cette garce pour bien montrer que je n'avais qu'une envie et qu'elle n'était pas des moins violentes, je finis par soupirer d'énervement avant d'aller me rechercher une autre canette dans le frigo, prenant soin de fracasser la bouteille de champagne contre un des murs bleus de la chambre. En colère, nouvelle boisson en main, je fis face cette fois-ci à Yume, mais cette fois avec une rage froide dans la voix.

- Dehors. Mets la dehors sinon je lui arrache la tête ! ... Un combat !

Ne trouvant pas la réponse de Yume assez rapide à mon goût, je me laissais de nouveau aller à un énervement sans nom rien qu'en croisant la silhouette de Yomi dans mon champ de vision. Réagissant au quart du tour, je l'attrapais par le col de son uniforme pour venir la secouer dans tous les sens jusqu'à ce que je me sente de nouveau plus calme. Me rendant compte qu'elle ne réagissait plus et qu'elle avait les yeux clos, une nouvelle veine pulsa à mon front en me disant qu'elle s'était endormie -et donc qu'elle se moquait de moi. Laissant son corps tomber au sol sans moindre ménagement, je regardais tour à tour Yume et Yomi pour me figer soudainement sur le corps au sol. Clignant des yeux, sentant que la chaleur de colère se faisait remplacer par un sentiment de malaise dans mon corps, je m'accroupis et matérialisais un bâton en bois dans ma main pour venir titiller le bras de la fille au sol dans un geste... insistant.

- Oï... Debout Yomi-San... Yume, elle ne bouge pas... Je l'ai quand même pas... Impossible !

Levant ma tête aux traits paniqués vers mon interlocutrice, je restais sans voix tout en lui montrant le corps au sol. Me relevant soudainement tel un ressort, je me reculais de Yomi en monde horrifié. Je ne l'aurais tout de même pas tué, n'est-ce pas ? Comment aurais-je fait ? C'était impossible. Non, il était hors de question que je tue tout ce qui s'approche de moi maintenant. Une fois mais pas deux. Merde !

- Son corps... Faut le sortir de là !

Oui, il fallait que je me débarrasse à tout prix des preuves pouvant m'inculper de meurtre. Mon esprit déjà éveillé en mode survie criminelle, je ne fis pas plus attention à Yume tandis que mon regard se porta sur la fenêtre. Me dirigeant donc à grands enjambées vers cette dernière, je l'ouvris à la volée avant de... de me tourner vers le corps de Yomi, un regard déterminé posé sur elle. Oui, j'allais la jeter par la fenêtre et le problème serait réglé.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 15 Mar - 3:08

On pouvait dire que c’était le comble. Entre une chambre devenant un foutoir et deux folles qui se chamaillaient, je me demandais si cette pièce n’allait pas finir comme le bureau d’Ayame. Non, Kaïla n’avait pas de tel pulsion n’est-ce pas ? Haha. Faux, elle en avait des pires. Tellement pire que je vis ma chambre se faire repeindre de sodas … Dieu, quelle chance ! J’ai la piscine de Coca-Cola chez moi ! Haha. Non, ce n’était pas drôle. Du moins pour ma personne qui devrait nettoyer ce foutoir. Non, hors de questions, Kaïla lavera, Kaïla s’excusera ! Soupirant en me disant que rester plantée à côté de Kiwi ne servirait à rien, je me dirigeais vers mon espace cuisine à la recherche d’une occupation quelconque. Occupation que je perdu de vue quand un bruit sourd se fit entendre, et qu’était ce bruit sourd ? La tête de Yomi contre la canette de Kaïla. Entrouvrant la bouche dans un nouveau soupir, je me demandais un court instant s’il ne serait pas judicieux de les arrêter avant que cela ne continue par un combat. En parlant combat … Haha. Non, cela ne finira pas par un combat.

Et comment le savais-je ? Et bien pendant que ma chère amie me demandait -hurlait- de mettre cette chose dehors dans un « Dehors. Met la dehors sinon je lui arrache la tête ! ... Un combat ! ». La chose qui risquait de perdre la tête se … tomba. Mais dans le sens, tomber raide morte sur mon lit. Tourner de l’œil ? Ce qu’il paraissait le plus logique, après tout, nous venions de combattre et à part être constitué comme un alien, il était impossible pour elle d’avoir récupérer en si peu de temps. Moi-même j’avais encore des douleurs lacerantes dans le corps … Pauvre gamine, se faire presque tuer pour finalement se faire terminer par une Première. Haha, amusant. Ou pas. Et ce, je le compris quand je vis la tête de Yomi secouée dans tous les sens. Kaïla … Si tu continues comme ça, tu vas la lui arracher … Ah. Que suis-je bête ! C’est ce que je tu voulais. Dieu, quelle idiotie de ma part, comment ai-je pu être si innocente de tes intentions ?! Hoho … Finalement, qui était la plus conne entre Kiwi et moi ?

- Oï... Debout Yomi-San... Yume, elle ne bouge pas... Je l'ai quand même pas... Impossible !

La voyant paniquer après sa petite crise de « je vais dégommer cette terminale », la voilà en train de toucher ladite fille avec un bâtonnet fraichement matérialisé. Dans le genre, journée de folie, on aurait pas pu faire mieux ! Entre ma rencontre avec Ayame qui s’est fini par un massacre en voyant un bureau se faire détruire en cinq secondes top chrono, sans compté l’arrivée surprise de Kaïla, suivit d’une Yume « affamée » pour enchainer sur la venue d’Akiha et de … son imbécillité inné, sans oublier mon combat, nous finissons par la connerie de Kurayami ? Evidemment, sinon cette journée serait trop « normale ». J’aime les journées normales ! Me tapant la paume contre le front en me demandant si il ne serait pas préférable que j’aille à mon tour me coucher, je m’arrêtais tout de suite quand je compris la suite « de la pensée de Kaïla ».

- Son corps... Faut le sortir de là !

Et quelle pensée me diriez-vous ! Haha, bonne question ! Une fenêtre, Yomi inconsciente et la naïveté de Kaïla. Le résultat ? Kaïla voulant balancer Yomi par la fenêtre pour nettoyer les indices pouvant remonter à elle comme était « coupable » du « meurtre ». Sauf qu’il n’y a pas de meurtre et interdiction de balancer quoi que ce soit par ma fenêtre. M’avançant vers celle-ci dans un soupir certain, je claquais la vitre avant d’arrêter Kaïla dans son délire. M’approchant d’elle pour venir la saisir par les épaules pour la calmer, j’enfonçais mon regard dans ses pupilles dilatées avant de lui dire, d’un ton calme -glacial- de se calmer avant tout.

- Elle n’est pas morte, calme toi. Evanouie, elle est évanouie Kaïla.

M’avançant vers Yomi pour venir voir l’état tout de même du cadavre dans ma chambre, je m’accroupissais à ses côtés pour venir poser ma main sur son front, examinant par la même occasion son corps. Les blessures se refermaient mais elle était faible. Son flux était certes puissant, il n’en restait pas moins qu’elle s’était faite découper par mes soins. Soupirant en me demandant ce que je pouvais en faire, je pris un certain temps pour y réfléchir. La poser dans l’infirmerie serait ma pire des idées, j’eu déjà la chance de tester cela avant et non, je ne recommencerai pas.

- Impossible de la conduire à l’infirmerie, la dernière fois qu’elle y a séjourné elle seule en est ressortie vivante. Cette fille est un boucher, je ne la laisserai pas annihiler le corps médical sous prétexte que je ne savais pas où la mettre.

Tapotant son bras pour voir jusqu’où celui-ci était cassé, je soupirais de soulagement en comprenant que seule son épaule avait vraiment souffert. Demain elle irait mieux, il lui fallait seulement du repos … Mais où ? Sans chambre ? Hors de question que j’y retourne, même si c’était pour la déposer et faire demi-tour. Et puis-même, je me voyais mal l’abandonner là bas, autant la mettre dans le couloir, ca serait encore mieux. Il fallait que je trouve, et je ne comptais pas non plus à ce qu’elle reste dans ma chambre, non, hors de questions qu’elle reste ici … Ayame. Oui, la porter chez Dead Master !

Soupirant de lassitude pour la énième fois de la journée en me disant que non, la porter chez Ayame serait une chose encore plus stupide que tout, je me relevais pour venir m’asseoir dans mon fauteuil, réfléchissant à un endroit pour la caser. Elle était petite, si je la mets dans ma garde robe, c’est bon non ? Non, parce que Kaïla ne supporterait pas rester un instant de plus avec elle. La maison d’Ayame serait donc la meilleure des solutions ? Dieu, je prierai pour ne pas être là quand la directrice se rendra compte que sa nièce « squatte » son chez elle. Chose qui arrivait tellement rarement que je me demande si justement, Yomi y avait déjà mit les pieds. Non, impossible … Quoi que ? Et puis soit, il fallait s’en débarrasser.

- Ressaisis toi, on la dépose quelque part et c’est fini d’accord ? Après on pourra -enfin- se reposer.

Lui accordant un petit sourire en lui tendant la main pour qu’elle la saisisse, je n’attendis pas qu’elle le fasse que j’attrapais la sienne. Lui adressant un dernier sourire suivit d’un clin d’œil, j’attrapais la jambe de Yomi dans la volée pour venir la tirer avec moi jusque chez Dead Master. Il ne fallut pas plus qu’un souffle de plus pour que je me retrouve dans mon ancienne chambre. Bleu, terriblement bleu, propre à croire que j’y habitais encore. Cette pièce qui était mienne autre fois, ses images représentant des dessins que je pu faire … Des objets quelconques, des CDS, jeux … C’était étrange de les revoir. Posant le corps sur le lit sans ménagement, je me retournais avant de … de m’écrouler. Tombant sur mes genoux en crachant du sang, je sentis une douleur vive me prendre l’estomac. J’avais forcé, encore. Deux téléportations en moins d’une heure après avoir utilisé Insane -contre mon gré-, ce n’était pas top. Pas du tout même. Essuyant du revers de ma bouche le liquide qui en coulait, je demandais à mi-voix à Kaïla de nous faire partir d’ici. Non pas que j’avais peur de croiser Ayame, mais plutôt Akiha dont son odeur avait imprégné les lieux. Saletés. Soit, là n’était pas le sujet.

- Rentrons. En sortant tu prends à droite, tu descends et tu continues tout droit sans t’arrêter. Ok ?

Lui demandant silencieusement de m’aider, je lui quémandais cela dans un petit sourire. Marcher me serait possible bien que difficilement, mes blessures attendront d’être à la maison pour se faire « soigner » correctement. La téléportation … Encore maintenant, je n’avais réussi à la dompter correctement. Tss. Conneries.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 15 Mar - 22:57

Paranoïaque. Voilà l'adjectif qui me décrivait le mieux à cet instant de grande pagaille dans mon esprit. Comment pouvais-je penser tuer une étudiante de Undai rien qu'en la secouant, c'était déraisonnable. Si pas complètement fou. Mais bon, le cerveau est bien fait, et les erreurs se répercutent sur lui comme sur une éponge, dont les pires méfaits sont gravés à tout jamais. C'était une bonne manière pour dire que j'étais tellement sur les nerfs à cause de ma vie entre ces murs, jusqu'à en devenir un peu barge sur les bords. Au point même de paniquer pour tout et rien. Pour que cela se finisse en un désordre sans nom. Ainsi donc, l'esprit embrumé par des conséquences inexistantes, ce fut Yume qui dut me stopper dans mon délire, de sa voix « persuasive ».

- Elle n’est pas morte, calme toi. Évanouie, elle est évanouie Kaïla.

Évanouie. Je crois m'être assise sur le lit en mode penaude avant même que je ne percute le sens de sa phrase. Simplement évanouie. Mais quelle gamine, elle ne pouvait pas clamser de fatigue ailleurs ou quoi ?! Sérieusement. Non, je ne devrais pas lui en vouloir pour rien non plus, c'était moi qui avait le plus besoin de calme en ce lieu. Ouais, définitivement, j'étais fatiguée pour avoir des idées si extrêmes que de lancer une personne par la fenêtre sans se poser plus de questions. Passant ma main sur mon visage dans un geste lent montrant bien que j'étais à bout, je regardais Yume d'un œil critique tandis qu'elle... Elle faisait quoi au juste ? Elle cherchait une solution à comment se débarrasser du corps inerte jonchant son parquet. La meilleure solution serait certainement l'infirmerie où des personnes compétentes pouvant s'en occuper, mais selon Yume ce n'était pas une bonne idée. Si cela ne dépendait que de moi, je l'aurais laissée -à la merci de tous- quelque part dans les couloirs. Mais Yume n'avait pas l'air d'être de mon avis. Je ne comprenais même pas ce qu'elle lui trouvait pour être si sympathique avec. Grognant, en mode « je m'en fou, je veux la paix », je ne voyais pas pourquoi elle ne déposait pas cette Yomi dans sa chambre puante. Elle irait bien avec les cadavres en tout cas, un parfait paysage pour sa personne malade mentale.

- Ressaisis toi, on la dépose quelque part et c’est fini d’accord ? Après on pourra -enfin- se reposer.

Roulant des yeux tout en soupirant de lassitude, je ne fis que tendre à moitié mon bras vers mon interlocutrice -plus par habitude que par vouloir- avant qu'elle ne m'attrape celui-ci pour que l'on disparaisse soudainement. Oui, la téléportation qui nous envoya dans un espace-temps inconnu aux humains pour mieux nous vomir dans un autre endroit de cette terre polluée. Et cet autre endroit... Je ne le connaissais pas. Me réceptionnant donc tant bien que mal sur une moquette bleue, je restais un moment courbée tout en soufflant de soulagement. La téléportation n'était pas une chose agréable à tout va, il fallait se préparer pour faire le « grand saut » et moi, justement, je n'eus pas le temps de faire mes exercices de respiration avant de plonger. Alors maintenant, il me fallait un instant pour que mon organise se remette de cette expérience. Me redressant tandis que Yume déposait le corps de Yomi dans un lit, je fis le tour de la pièce du regard. C'était bleu, tout était bleu un peu comme dans la chambre de mon amie dans les dortoirs, mais en plus... personnel. Ne sachant pas où j'étais, mon regard se porta sur la fenêtre d'où je pouvais constater que nous nous trouvions à Undai, dans les dortoirs, mais... Dans un endroit que je n'ai jamais vu. Fronçant les sourcils, en voulant déjà poser mille et unes questions à celle qui nous a amenée ici, je n'eus le temps d'ouvrir la bouche que Yume tomba au sol, dans un sale état.

- Rentrons. En sortant tu prends à droite, tu descends et tu continues tout droit sans t’arrêter. Ok ? 

N'attendant pas que la neige tombe en été, je me saisis de sa silhouette frêle, son bras derrière mes épaules tandis que je l'attrapais par la taille afin de la soutenir. Évidement. J'aurais dû me douter qu'elle ne tiendrait pas aussi bien que cela après avoir libéré Insane. D'ailleurs, je devrais être étonnée qu'elle a réussi à tenir jusque là. Quelle fille, elle en fait toujours trop, en rentrant, je crois que je vais bien m'occuper de son cas. Être aux petits soins ? Pourquoi pas, mais rien que pour aujourd'hui. Soupirant donc pour la dernière fois, je délaissais la vision de Yomi dans cette chambre étrange pour suivre les directives de ma chère et tendre « malade ».

- D'accord... T'inquiètes pas, je te tiens.

Ouvrant la porte à la volée, je mis mes questions dans un coin de ma tête pour plus tard, tout en traînant Yume en dehors. Arrivant dans un vaste couloir, je pris donc à droite, passant devant une porte pour... Pour tourner ma tête vers la droite et découvrir sous mes yeux, un étage en dessous, une magnifique pièce agencée de manière moderne. Ouvrant grand les yeux d'émerveillement, je contemplais ce qu'il y avait en-dessous tout en poursuivant ma route jusqu'à des escaliers en verre. Cela était classe, même si je ne me sentais pas en sécurité en descendant ces marches qui -selon moi- pouvaient se briser sous nos pas. Arrivant donc en bas, je tournais ma tête dans tous les sens -tout en marchant d'un pas lent... oui, très lent- pour examiner les différents tableaux se trouvant dans cette pièce. Déviant du chemin qui me mènerait vers une porte -la sortie, je suppose- quand mon regard se fit attirer par une photographie trônant fièrement au milieu d'une sorte d'armoire-étagère, je m'approchais de ce petit cadre pour mieux m'exclamer à l'encontre de Yume -qui était toujours plus ou moins dans mes bras.

- Oooh ! Regarde moi cela ! C'est toi quand tu étais petite ? Oh trop mignon.

Oui, sur la photo, je pouvais voir une Yume pas plus grande que trois pommes avec des traits d'enfant, tout sourire dans sa robe de combat. Du moins cela avait l'air d'en être une. Déposante à nouveau le cadre à sa place initiale, je me décidais à reprendre en main ma chère amie, en me demandant qu'est-ce qu'une photo d'elle petite, pouvait faire dans une pièce aussi magnifique. Je ne savais pas que Yume avait une autre maison à Undai à part sa chambre d'étudiante. Intriguée, je me figeais net quand un autre spectacle m'éblouit de plein fouet. Restant obnubilée devant un écran géant, j'ouvris grand la bouche les étoiles dans les yeux. Oh mon dieu ! C'était géant ! Sur un truc pareil je pourrais limite me sentir dans le jeu en taille réelle, si je jouais sur cette chose énorme.

- Qui êtes vous ?

Je sursautais quand une voix froide me sortit de mes songes de grands jeux. Tournant ma tête brusquement vers sa provenance, je me heurtais à une vision étrange. Deux femmes -carrément identiques et habillées en Maid- me regardaient de leurs yeux perçants et menaçants. Surprise sur le coup tout en me trouvant stupide de m’être faite prendre dans un endroit où – à priori- je n'étais pas censée être, j'eus la seule idée qu'était de me présenter sur le champ sous leurs voix sévères.

- Kaïla Kurayami...

Oui complètement stupide. J'étais carrément mal à l'aise tandis que ces deux personnes parlaient en même temps, mais genre vraiment en mode synchronisées à cent pour cent. Pourquoi être aussi troublée par cette vison ? Parce que je n'avais même pas le temps de répondre convenablement que les questions fusèrent comme des rasoirs, comme si j'étais en train de subir un interrogatoire d'où aucune échappatoire n'était possible.

- Que faites-vous ici ?

Hésitant un instant à répondre, je fis un signe de la tête en direction de Yume pour appuyer mes dires. Après tout, si elle nous a amené ici, ce qu'elle pouvait y être non ? Eh bien alors, je pouvais y être aussi. Ce qui voulait dire, que je n'avais pas à stresser ainsi à la vue de ces deux femmes étranges.

- Heu... J'aide Yume là.

Et c'est après cette unique phrase de ma part, que des mots assassins percutèrent mon crane, sortant des bouches de ces deux Maid identiques -des jumelles, se trouvant dans une vaste cuisine ouverte sous mes yeux.

- Nous n'acceptons aucune intrusion. Nul étudiant n’a le droit de se trouver dans les appartements de Dead Master-Sama.

Et là, je crois que le monde s’arrêta de tourner autour de moi et que tout mon corps se fit plus lourd. Je crus même un instant que je vacillais sous l'information, pourtant mon corps était comme foudroyé sur place. Mes yeux se dilatèrent tandis que les mises en garde de Yume me revenaient en tête. Oui, je n'aurais pas dû m'arrêter, j'aurais dû tracer notre chemin pour sortir de cet endroit. Les appartements de Dead Master. Déjà que j'avais horreur d'aller dans son bureau qu'était un lieu souvent côtoyé par les étudiants, je ne pouvais respirer dans cette pièce qui était justement interdite à des gens comme moi. Ma réaction ? Afficher une expression aussi neutre que celles des deux femmes, je me penchais respectueusement devant elles avant de me saisir de Yume et... de tracer corps perdu vers la porte qui était juste à ma droite. Me saisissant de la clenche, je poussais dessus sans me poser de question pour... me retrouver nez à nez avec des yeux d'un vert profond. Et là, je pâlis devenant aussi blanche qu'un linge fraîchement lavé.

- Merde...

J'étais tétanisée sous la vison de la directrice de Undai devant mes yeux. D'ailleurs je l'étais tellement que je ne voyais que ses yeux, tandis que tout ce qui m'entourait s'écroula comme un château de cartes. Faisant quelques pas en arrière, j'eus du mal à me retenir pour ne pas lâcher Yume qui, en y pensant, était devenue encore plus molle -sans réaction. Bordel, la poisse de malade. Pourquoi ? Pourquoi ?!

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Ven 15 Mar - 23:31

Comment pouvais-je décrire ce qu’il se passait ? Je ne le saurais, tout simplement parce que tout m’avait échappé. Que ce soit ma perte de contrôle plus tôt ou encore ce qu’il se passait maintenant. Aussi étrange que cela pouvait l’être, je me retrouvais avec Akiha sur mes genoux. Non pas que cela était déplaisant, loin de là, j’aimais l’avoir ainsi, là … tout près de moi ~ Caressant sa jambe avec tendresse en me reposant, je laissais celle-ci se plaire dans ses occupations diverses. Laissant nos corps tranquilles après cette discussion des plus mouvementées, je soupirais d’aisance en me creusant un peu plus dans mon siège. Le calme, depuis quand n’y avais-je plus droit ? Que ce soit Yomi, Yume ou Kaïla, ces trois filles m’apportaient leurs lots de problèmes. Yomi-Chan avec ses rituels du vendredi, Yume-Chan avec son envie plus que dérisoire d’être avec Kaïla-Chan et cette fille … N’en parlons même pas ~

- Maaah ~ Que des soucis en ce début de journée ~

Déplaçant Akiha en me relevant, je me dirigeais vers le centre de mon bureau pour examiner ce que j’allais devoir ranger. Trop, terriblement trop, tellement que je préférais encore tout brûler pour tout reconstruire. Une manière assez subtile de faire les choses n’est-ce pas ? ~ Je pus apprendre que dans certaines familles, les membres de celles-ci, mangeaient avec des couverts et des assiettes en plastique pour que cela soit plus « facile » lors du nettoyage. Balançant sans compter dans la poubelle, il ne fallait que racheter n’est-ce pas ? Maaah ~ Je ne me plaisais pas dans la fainéantise. Attrapant un bouquin se trouvant à mes pieds, je me dirigeais vers ma bibliothèque pour le ranger … bibliothèque qui d’ailleurs était renversée … Finalement la paresse n’était pas si mal ~ Claquant du doigt pour « arranger » ce foutoir, je me posais contre la fenêtre pendant que mon bureau se reconstruisait peu à peu, replaçant les objets à leurs places, jusqu’à remettre les têtes fraîches dans le « sac » que Yomi-Chan m’eut apportée. Dieu, que la matérialisation était bénéfique.

Laissant mes pupilles se plonger sur les événements extérieurs, je ne fis guère attention aux questions de ma tendre amante tellement que le spectacle extérieur attira mon attention. Yume-Chan se flatterait-elle dans un combat ? Je le pense, du moins jusqu’à ce que je vois cette même personne changer de tout au tout pour devenir … comment pourrais-je le décrire ? Plus brutale ? Insane ~ Dieu, pauvre enfant, devrais-je intervenir ? Évidemment que non, qu’elle s’amuse ~ N’était-ce pas le rôle d’une mère de laisser son enfant s’épanouir ? Cela allait de soi que c’était le cas ~ Gloussant tendrement en rejoignant Akiha, je me glissais jusqu’à elle pour venir la prendre dans une petite étreinte avant de déposer mes lèvres sur les siennes.

- Maaah ~ Laissons les enfants jouer, nous avons mieux à faire ~

Répondre à ses questions ? Je le ferai plus tard, à présent j’avais mieux à lui proposer. Lui tendant un dossier se trouvant dans l’un des tiroirs de mon bureau, je l’ouvris devant elle pour venir lui montrer de quoi il en découlait. « La prison de Undai ». Une chose que jamais je n’aurais cru mettre devant ses yeux, mais en tant que couple heureux n'était-il pas de mon devoir de le lui montrer ? Prenant place sur mon siège en croisant les jambes, je laissais résonner ma voix dans cette nouvelle atmosphère ordonnée ;

- Les élèves de Undai finissent parfois -souvent- mal en sortant ~ Je me disais qu’il te serait plaisant d’apprendre ce qu’ils deviennent mon cœur ~

Qu’était-ce ? Un endroit où les enfants impurs finissaient en attendant le verdict sur leur droit de vivre ou non ~ Il allait de soi que j’étais celle qui décidait, jouer de la vie et de la mort n’était pas la tâche de Dead Master selon vous ? Pour moi qui étais ce Dieu, c’était le cas. Je devais protéger le monde de ces créatures que j’avais engendrée, j’étais responsable d’eux. Et c’est aussi pour cette raison que Undai Gokusha existait. Mais soit, je ne voulais que lui en faire part, nous avions mieux à faire que traîner sur ce sujet non ? Du moins, selon mes plans oui ~

- Je te laisse le dossier mon cœur ~

Lui attrapant la main pour qu’elle vienne avec moi, je lui soufflais quelque mots lui disant que je préférais parler de Yomi et ainsi donc répondre à ses questions, une fois que nous serons dans un endroit plus calme. Lui ouvrant la porte pour venir à sa suite, je la traînais avec moi jusqu’à mes appartements. Endroit calme et discret à l’abri de tous regards et oreilles curieuses. Gloussant de contentement en laissant ma main caresser la sienne lors de notre trajet -fort court d’ailleurs-, nous arrivâmes devant la porte de mon chez moi. Un dernier petit baiser mignon et … la porte s’ouvrit.

- Merde…

Me voilà une fois de plus surprise. Non pas par un langage des plus primates mais plutôt par la présence d’une personne que je crus m’en voir débarrassée plus tôt. Et encore, si ce n’était que la voir qui m’eut choqué, ce fut également son emplacement. Chez moi, là, franchement dans mes appartements, les deux pieds joints devant ma porte. Ne laissant aucune expression se glisser sur mon visage en vue de ma stupeur, je restais muette devant sa personne. Kaïla Kurayami. Encore. Que faisait-elle là ? ~
Maaah, aurait-elle décidée de me faire une visite surprise ? Que c’est plaisant, tant que nous y sommes, a-t-elle apporté des biscuits pour prendre le thé en ma compagnie. Huhu ~ Certainement pas. Me décidant à reprendre contenance, je m’avançais dans mon lieu, passant à ses côtés les yeux clos dans un soupir. Croisant le regard étrange de mes servantes, je leur tendis ma veste avant de m’avancer vers … vers Yume qui se trouvait sur le dos de Kaïla. Inconsciente, du sang tachant ses vêtements. Soupirant une fois de plus en demandant silencieusement à ce que l’on s’en occupe, je ne donnais qu’une directive une fois que mes chères jumelles ne l’eurent soignée.

- Portez là dans sa chambre quand vous aurez fini, en ce qui te concerne Kaïla ~

Me tournant donc vers elle en me glissant devant sa personne, fermant la porte par la même occasion, je l’invitais d’un signe de la main à me suivre dans mon salon. Accordant un petit sourire à Akiha qui ne se fit prier pour prendre ses aises dans cette demeure, je m’avançais d’un pas lent vers l’un de mes sièges avant de m’y poser. Un café, Akiha, fais moi un café s’il te plaît. Assise les jambes croisées en faisant un signe à Kaïla pour qu’elle en fasse de même, j’ouvris enfin la bouche. Que dire ? Autant profiter de sa présence pour … pour que faire ?

- Te demander ce que tu fais ici serait inutile n’est-ce pas ? ~ Cependant … Je serai tout de même curieuse de le savoir.

Laissant l’une des servantes s’occuper de ma tendre chérie -sans me demander la raison de son état-, je laissais l’autre nous servir. Telles des demandes non stipulées, ces deux jeunes femmes agissaient aussi instinctivement. Une chance, cela m’évitait d’user ma voix pour rien, bien qu’en parlant à Kurayami-Chan, je ne faisais que ça. Toussotant légèrement en laissant un nouveau soupir traverser mes lèvres, je me redressais ne serait-ce qu’un peu plus pour venir poser mes coudes sur mes genoux, supportant ainsi ma tête. Un sourire amusé sur les lèvres, je zieutais « mon invitée » surprise pour venir lui tendre quelques mots ;

- Étant donné que nous avons « une affaire » en commun, profitons de ta présence pour en parler ma chère ~

Gloussant légèrement en me saisissant de l’une des tasses qui m’eut été tendue, j’invitais Kaïla à en prendre une par la même occasion sous le regard meurtrier de la jeune demoiselle s’occupant de ce service. Service qu’elle exécuta rapidement pour rejoindre sa sœur, prête à porter mon chef-d’œuvre dans son lit. Dieu qu’il était rare de voir ma Yume-Chan dans ces lieux ~ Oui, il était évident que j’aimais l’avoir ici, même si pour cela je devais -à présent- me coltiner la présence de cette gamine aux yeux rouges.

- Te demander de ne plus approcher Yume-Chan ne serait pas fair-play et cette demande risque de tomber à mon désavantage si Yume-Chan apprend que j’eus osé te le demander ~ Je te demanderai donc autre chose …

Sympathiser avec Yomi. Pourquoi ? Parce que je ne savais pas quoi lui demander de plus et « jouer » avec l’innocence de cette enfant ne pouvait que me faire rire. Mais alors pourquoi Yomi ? Pourquoi pensais-je à elle quand je réfléchissais en quoi Kaïla pouvait m’être utile ? Tout simplement parce que je me retrouvais avec mes deux servantes, debout devant la barrière protectrice de l’étage, les deux corps de mes « familiers » en main. Savoir ce que faisait Yume-Chan ici était déjà difficile à comprendre, alors me dire que Yomi-Chan y était également … Soit. La raison de cela pouvait toujours être posée plus tard n’est-ce pas ? ~

- Sois à mon service pendant une semaine ~ As-tu des demandes particulières ?

Cela allait de soi que je n’en attendais pas de sa part, ce n’était qu’une question par politesse ~ Et qu’en était-il d’Akiha ? Maaah, elle n’était guère moins, là dans son coin à écouter notre conversation ou peut être plongée dans le dossier que je lui avais confié plus tôt, qui sais. Et sinon, … demanderais-je également …

- Hormis cela, puis-je savoir ce que fait Yomi dans ma maison ? Ta personne également d’ailleurs ~

Yume-Chan était chez elle, je n’avais pas à quémander la raison de sa venue ~ Les parents ne pouvaient qu’être heureux que leurs enfants rentrent chez eux, non ? Du moins je l’étais, Yume-Chan avait toujours sa chambre ici, une place énorme dans mon cœur et dans mon lit ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Sam 16 Mar - 21:53

Comment pourrais-je décrire ce qu'il se passait dans ce lieu qui m'était devenu -en une fraction de seconde- oppressant au point même que je veuille que tout cela ne soit qu'une mauvaise blague. Un être humain qui connaissait la notoriété de cette femme du nom de Dead Master, serait ravi, si pas honoré de pouvoir fouler de ses pieds son espace vital. Mais moi, peu importe combien on me payerait pour ce fait, jamais je n'aurais accepté d'y venir si j'étais au courant. Comment Yume a pu m'amener ici, sachant qu'il y avait une probabilité trop importante de tomber sur la propriétaire de ces appartements luxueux ? Inconsciente. Oui, Kuroi l'était dans tous les sens du terme, avachie sur mon dos. Sauf que maintenant, j'étais la seule à me retrouver dans des sales draps. On pourrait dire que je n'avais rien à craindre venant de cette femme, si l'on regarde mes antécédents la concernant. Pourquoi donc ? Parce que j'étais toujours en vie après tout. Mais en même temps, je savais que son ombre planait sur ma personne et j'avais peur pour mon avenir. Elle était la destruction, elle ne laissait jamais tomber et tout allait dans son sens. Plus ou moins. De ce que j'ai entendu dire, elle n'avait rien d'humain, ainsi donc, j'étais persuadée que sa vengeance pouvait mijoter et éclater après un long moment. Qui sait... Dans dix ans, j'aurais peut-être une famille et une vie loin de Undai, et qui débarquerait pour venir prendre ma tête après tant d'années, rien que par caprice ? Cette femme aux yeux verts et son sourire glaçant le sang.

- Portez là dans sa chambre quand vous aurez fini, en ce qui te concerne Kaïla ~ 

Blanche comme un cadavre, je ne bronchais pas quand le poids de mes épaules s'envola. Ne faisant que lancer un coup d’œil rapide en direction de la servante et de mon amie dans les vapes, je me concentrais rapidement sur la directrice. Trop près, j'étais trop près d'elle, il fallait que je fuie. Mais je ne pouvais pas délaisser Yume dans cet endroit à la merci de cette folle... Deux folles. Akiha était là aussi. Je me retrouvais donc entourée de personnes que je n'appréciais pas et que je craignais tout autant. Alors pourquoi ne pas prendre les jambes à mon cou et m'enfuir ? Parce que je ne le pouvais pas, et cela ne servirait à rien. Déglutissant difficilement, j'essayais de m'exprimer afin de prévenir Dead Master qu'il y avait déjà une occupante dans la chambre de Yume -par déduction c'était la sienne en vue du bleu parsemant les lieux- mais comment sortir ne serait qu'un son de ma gorge serrée si je ne savais même pas respirer normalement.

- Te demander ce que tu fais ici serait inutile n’est-ce pas ? ~ Cependant … Je serai tout de même curieuse de le savoir.

Suivant donc cette femme aux allures de monstre, je ne fis qu'obéir à sa personne. Pourquoi ? Parce que quand vous vous retrouvez devant elle, il n'y a rien d'autre à faire, sa force de persuasion est telle qu'il suffit qu'elle vous regarde pour que vous vous pliiez à ses envies. Même moi qui défiais toute logique de la hiérarchie ouvrant grand la gueule pour crier mon désaccord, sur le coup, je n'ai pas osé. M'asseyant donc sur un siège en face du sien, je restais droite comme un « i » ne sachant décrocher mon regard de celui -vert- de cette personnalité effrayante. Était-elle en colère de ma présence ici ? Certainement. Si je n'avais pas quelques connaissances sur sa personne, je dirai que cela ne la dérangeait pas tant que ça. Mais en vue de ses paroles -dites d'un ton trop calme pour qu'elles soient vrai- et son sourire toujours aussi trop posé, il n'y avait pas à se méprendre. Elle voulait ma mort.

- Étant donné que nous avons « une affaire » en commun, profitons de ta présence pour en parler ma chère ~ Te demander de ne plus approcher Yume-Chan ne serait pas fair-play et cette demande risque de tomber à mon désavantage si Yume-Chan apprend que j’eus osé te le demander ~ Je te demanderai donc autre chose…
 
Une tasse en main que je n'ai pas osé refuser, je maudissais ma faiblesse devant son aura écrasante. Il était juste possible qu'elle soit si détendue tandis que moi, j'étais au bord de la syncope ? Justement oui. Et ce n'était pas à mon avantage. Je ne savais même pas quoi lui répondre, quoi lui dire pour satisfaire ses questions. Parler de ma venue ici en tant qu'événement accidentel, me justifier n'étant pas au courant que c'était son appartement ? Cela servirait-il juste à mettre les chances de mon coté ? Non. Parce que cette femme, n'avait que faire de mes paroles, j'en étais persuadée. Quoi qu'il en soit, j'essayais d'écouter ce qu'elle me disait dans cette brume qu'était mon esprit. Il fallait qu'elle arrête de me fixer, il fallait qu'elle m'oublie avant que je ne meure sur place. Craignant limite de respirer et de bouger, je ne pus que remercier les cieux quand son regard se décrocha finalement de ma personne pour fixer un point au-dessus de mon épaule. Soupirant silencieusement, je profitais de cet instant pour déposer ma tasse sur la table basse du salon -on ne sait jamais si oui ou non, il y avait du poison dedans- et je suivis son regard. Yume... et Yomi dans les bras des servantes. La situation était vraiment mauvaise, je pouvais le sentir de loin. Bon sang.

- Sois à mon service pendant une semaine ~ As-tu des demandes particulières ? Hormis cela, puis-je savoir ce que fait Yomi dans ma maison ? Ta personne également d’ailleurs ~ 

Me tendant instinctivement quand son attention revint à nouveau sur ma personne, je devais avouer envier l'aisance d'Akiha de se trouver dans ce lieu. Ouvrant la bouche pour mieux la refermer par la suite, je ne savais pas quoi dire tandis qu'un millier d'idées se chamboulait dans mon esprit. Être à son service ? Des demandes ? Oui, j'en avais. Je ne savais pas ce qu'elle pouvait me demander comme « choses à faire » mais j'étais persuadée que ce serait ingrat et éprouvant. Pourquoi donc tenait-elle à ce point à s'acharner sur moi ? Parce que j'étais trop près de ce qui était sien. La possessivité était le pire défaut de ce monde. Et puis quoi ? Elle voulait savoir ce que je faisais là ? Je pouvais tout aussi bien lui dire que j'étais venue visiter sa maison pour y vivre avec Yume, tiens. Non, non, il ne fallait surtout pas que je la provoque, autant balancer toutes les chances de mon coté en inculpant Yomi. Parce qu'après tout, si nous étions arrivées à ce stade là, c'était entièrement de sa faute. Pourquoi devais-je être la seule à déguster, tandis que j'étais ignorante dans cette histoire ?! Mais je n'avais vraiment le temps de me lamenter sur ma situation, je devais avant tout répondre aux questionnements de cette personne maléfique, et ce, avant qu'elle ne perde patience. Mais que dire ? Il fallait que j’argumente !

- Je... Laissez-moi épouser Yume ! ... Aha.

Me levant d'un bond tel un ressort, je pointais un doigt en sa direction d'un air de défi avant de... de virer du blanc au translucide tout en me rasseyant soudainement sur le siège qui m'était destiné. Je ne voulais pas... dire cela. Je voulais juste lui demander de me laisser m'expliquer. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que j'ai sorti ça ?! C'était sa faute, c'était elle qui me mettait dans un état si nerveux que je racontais n'importe quoi. Inexpressive, je sentis des sueurs froides dévaler mes tempes tandis que je ne savais plus quoi faire à par fixer le visage de Dead Master dans un silence religieux. Silence entrecoupé par des gloussements que je n'entendais que faiblement en vue de ma concentration. Mais pourquoi donc ? Parce que j'attendais une réponse ?! Mon dieu, ce monde était fou et moi avec.

Toujours sur le qui-vive... Non, plutôt sur le bord d'avoir un haut le cœur et de m'évanouir, je n'entendis rien à rien quand la blonde de services vint se poser dans mon champ de vision, tout près de la directrice. Je n'en avais que faire de ce qui m'entourait, préférant mourir dans mon coin, espérant pourvoir me terrer si bien sous terre pour que personne ne me retrouve. Virant au rouge par la même occasion, je me raclais la gorge tout en me relevant tout aussi vite. Me penchant devant son éminente personne, je sortis quelques mots d'une voix étranglée.

- C’n’est pas ce que je voulais dire... Excusez-moi. Je n’ai... aucune objection et notre venue ici est un malentendu. Excusez-moi.

Serrant les dents pour ne pas lui vomir sur les genoux à cause du stress, je me redressais après une millième courbette avant de... ne plus supporter la pression. Trou noir.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tu seras ma proie ! ~    Sam 16 Mar - 22:12

Cette Académie était intéressante. Même après avoir acquis mon but premier en venant dans ce lieu, il y avait des choses intrigantes qui s'y passaient. Moi qui croyais avoir tout vu, me voilà plongée dans les complots de Undai qui m'étaient à ce jour inconnus. Entre la relation de cette gamine inutile qu'était Yume et de ma prétendue patiente de Kurayami, et les liens familiaux liant la directrice à une autre étudiante dont je ne connaissais l'existence, il y avait de quoi se poser des questions existentielles. Restant étonnée de voir tant d'émotions déferler dans cet espace sombre -que j'aimais visiter à tout bout de champs- je ne pouvais qu'emmagasiner les informations ainsi que construire des questions pertinentes à une vitesse monstre. Kuroi et Kurayami quel couple étrange, mais si cette dernière pouvait me débarrasser de la tâche que représentait Yume, je ne commenterai pas cette union. Mais serait-ce la raison de l'état actuel d'Ayame-Sama ? Ou du moins, de son bureau en désordre ? Qui sait, peut-être bien que oui. Il faudrait que je lui demande. Mais ce n'était pas cela qui me trottait le plus dans l'esprit, j'étais plus obnubilée par vouloir savoir qui était cette Yomi au juste. En entendant leur conversation, j'en déduisais qu'elle faisait partie de la famille Eimin... Sauf que je n'étais guère au courant de cela, croyant que la directrice était la seule survivante de ces années passées. Aurait-elle eu des cousins qui perpétuaient sa lignée sous des noms différents ? Si c'était le cas, alors cette jeune fille aux manières étranges aurait-elle le même gène que Dead Master-Sama ? Possible. Tellement, que je bouillais de l'intérieur me retenant tant bien que mal de sortir toutes mes questions d'un coup et d'une manière trop directe.

« Demande lui, elle te doit réponse à tes questions non ? C'est qui cette Yomi ? D'où elle vient ? Qu'est-ce qu'elle est ? Tu crois qu'elle l'a ? Pose tes questions Akiha ! ». Je restais impassible -en extérieur- aux jacassements intensifs de mon mauvais coté, laissant sa voix rauque résonner dans mon esprit, je ne fis que regarder la directrice qui s'occupait de ranger -à la vitesse accélérée- son bureau pour le remettre en état. Que faisais-je pendant ce temps ? Je questionnais. Sur tout ce qui m'intéressait. Autant sur le cas de Yomi que sur ce qu'il se passait dans la cour.

- Me direz-vous qui est cette Yomi ? Concernerait-ce l'état de votre bureau ? ~ Je ne vous ai jamais entendu parler de votre famille... Alala, qu'est-ce cette force étrange émanant de Yume ? ~

Et tout cela d'un ton léger, limite comme si cela ne m'intéressait pas plus que cela. Chose qui était fausse bien sûr, en vue des hypothèses que mon ombre lançait aux fins fonds de mon être. Mais ce n'est pas les réponses qui vinrent me délivrer de mon ignorance, non, Dead Master-Sama n'avait pas l'air de vouloir m'éclairer pour le moment. Préférant me tendre un dossier inconnu à ma personne afin que je l'épluche. « Essaye-t-elle de changer de sujet ? Heh ».

- Les élèves de Undai finissent parfois -souvent- mal en sortant ~ Je me disais qu’il te serait plaisant d’apprendre ce qu’ils deviennent mon cœur ~

Ne faisant guère attention aux remarques de mon alter-ego, mes yeux se déposèrent automatiquement sur le papier cartonné sous mes yeux, ne laissant qu'une curiosité certaine transparaître sur mon visage. Définitivement, Undai est plein de mystères que je me plairai à découvrir. Et mes attentes ne firent pas gâchées quand la directrice m'assura réponse à mes questions concernant cette énigme qu'était la fille qui voulut dévorer mon ombre. Amusant ~ Serrant le dossier d'avantage dans ma main, je me glissais en dehors du bureau -fraîchement rangé- pour suivre mon dangereuse amante dans les couloirs, jusqu'à -à travers les mètres et endroits- arriver jusqu'aux dortoirs. Souriant déjà en devinant notre destination, ce fut sans moindre surprise que la porte de ses appartements se présenta à mes yeux clairs. « D'abord les réponses, après les choses pas nettes ». Quelles choses ? Un sourire plus qu'amusé sur le visage, je laissais la directrice ouvrir la porte pour... rester figée dans son dos, penchant la tête sur le coté pour voir ce qui l'eut bloqué dans son avancée.

Je ne pus qu'être étonnée de voir Kurayami se dessinant dans ce salon, strictement défendu aux étudiants de cette école. Je me demande d'ailleurs s'il y eut déjà des gens « non-autorisés » qui sont rentrés dans ce lieu. Rentrant donc à l'intérieur en suivant la directrice qui s'occupait premièrement de mettre les choses au clair, je ne pus que m'installer confortablement en attendant qu'elle finisse d'expulser ces chatons d'ici. Me dirigeant naturellement vers la cuisine tout en passant à coté d'une des deux servantes à laquelle je lançais un sourire -non rendu- pour venir ouvrir une armoire et d'en sortir une boite de biscuits. Je pouvais tout autant demander à l'une des jumelles de me servir à table, mais je préférais m'occuper en attendant que ma soif de connaître tout, soit assouvie. « Au lieu de manger, retourne voir ce qui se passe là-bas ! ». Roulant des yeux en entendant une parole entre mille arriver à mes oreilles, je n'en fis rien, continuant de grignoter, tout en ouvrant déjà le dossier sur la plan de travail de la cuisine.

- Sois à mon service pendant une semaine ~ As-tu des demandes particulières ?

Soupirant doucement sous les demandes incessantes de ma deuxième moitié trop invasive, je me décidais de retourner dans le salon -ou du moins plus près- me posant contre l'un des murs, afin qu'elle me laisse poursuivre ma lecture qui -je devais l'avouer- s'avéra fort intéressante. La prison de Undai... Je ne savais pas qu'un tel lieu existait. J'étais bien sûr au courant du règlement concernant les pouvoirs dans la vie réelle, mais même-moi je n'étais pas assez folle pour l'enfreindre en clamant partout ce qu'était la matérialisation. Il m'était carrément difficile à croire qu'il y avait des gens assez stupides pour vouloir s'échapper des filets de Dead Master-Sama en usant de la matérialisation comme bon leur semblait. « Bah, c'est toujours amusant, un zeste d'adrénaline. Je me demande ce qui arrive à ceux de la prison. » Justement, si tu me laissais lire en paix, je le saurais déjà, Akiha. Levant tout de même mon regard par dessus les papiers trônant dans mes mains, je fus attirée par la vue de cette dénommée Yomi se trouvant à l'étage. Oui, je voulais tout autant savoir ce que ce petit monde faisait dans ces appartements et que pouvait demander Ayame-Sama à cette gamine de Première. Gamine que je m'amusais à regarder sentant sa nervosité émaner jusqu'à ma personne. Parfois, c'était terrible de savoir juger les sentiments et ressentis des autres, au point même qu'un rictus compatissant se peignit sur mon visage. Pauvre petit chaton, cela devait être éprouvant de se retrouver face-à-face avec la majestueuse Ayame-Sama en personne.

- Je... Laissez-moi épouser Yume ! ... Aha.

Me redressant complètement de mon dossier pour fixer la jeune Kurayami d'un air... comment dire... plus que surpris. Je laissais mon regard couler sur elle avant de reporter toute mon attention sur la directrice. Et là, je crois que c'était la fin. « Ça doit faire un choc à Ayame ~ Regarde la. Haha ». Pinçant du nez tout en détournant mon regard de la scène se présentant devant mes yeux, je crois que le ridicule de la situation surpassa mon impassibilité et ma contenance. Étouffant du mieux possible le rire qui naissait déjà dans ma gorge, je ne pus le retenir plus longtemps quand mon ombre sortit encore une remarque bien sentie qui me fit carrément éclater de rire. Yume avec Kaïla et Dead Master en belle-mère. Trop... C'en était trop et cela l'était encore plus quand j’imaginais la scène. Mon ricanement se transforma rapidement en un rire des plus amusés mais discret, tandis que je baissais ma tête sur le dossier dans mes mains, essayant de m'arrêter, en vain. Me raclant la gorge tandis que l'atmosphère était chargée de sentiments de malaise du petit chaton se trouvant dans ce lieu, j'essuyais une larme perlant à mon œil avant de fermer le dossier que je déposais sur la table, et m'approchais d'Ayame-Sama pour lui souffler -assez moqueusement- quelques mots.

- Je suis certaine que vous saurez magnifiquement préparer ce mariage !

Oui, j'étais éclatée de rire. Il ne m'a fallut qu'une seconde de plus, une autre image de la belle-mère tirant la tête à la cérémonie, pour que je m'écroule de rire sans préavis, à l’unisson avec ma deuxième moitié. Pliée en deux, je pleurais limite de rire, tandis que la petite Kaïla essayait du mieux possible de se justifier. Chose qui me mit dans une hilarité son nom. Me rattrapant au siège de la directrice pour ne pas tomber écroulée de rire, je crois que c'était la première fois que je perdais à ce point contrôle de moi en sa présence pour rire ouvertement d'une situation. Non, je ne pouvais même pas la regarder dans les yeux sans pouffer. Aller Akiha, calme-toi, tu peux le faire ! Ou du moins, essayer. « Tu sens ces ondes néfastes ? Je crois qu'Ayame vient de tuer la gamine rien qu'en la regardant, haha ». Et effectivement, relevant les yeux, je recouvrais une Kaïla, trop éprouvée de tant de pression, évanouie sur son siège. Une demande en mariage comme une autre hein. Stop, il fallait que j'arrête d'y penser tout de suite. Alala, tout cela m'a même fait sortir mes questions de la tête. Non mais, il faut y être pour pouvoir l'imaginer. C'était juste excellent. Calmant un peu mon fou rire avant de risquer de tomber dans le collimateur de la reine des lieux, je laissais un sourire niais flotter sur mon visage avant de m'asseoir à coté de cette femme qui n'eut toujours pas bougé de sa place.

- Quelle journée riche en émotions, Ayame-Sama ~

Ne pas la regarder, ne pas la regarder, ne pas la regarder. Trop tard, pardonnez-moi Ayame, mais là... Je ris.

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