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 Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Jeu 7 Fév - 23:48

« Horrible... ». Un bruit sourd d'un vêtement balancé au sol, un autre son de glissement quand j'enlevais ma robe d'un rouge sang pour la balancer sous mes pieds et me voilà en train de grimacer face au miroir de ma salle de bain, tandis que mon ombre faisait des allés retours entre la garde-robe et ma personne physique. Désespérée, je soupirais toutes les deux minutes en même temps que je me déshabillais et me rhabillais pour trouver la tenue adéquate à mes envies. Mais en ce beau jour ensoleillée, enfermée dans mes appartements, je ne savais strictement pas qu'est-ce qui pourrait bien m'aller pour l'occasion. Et ce n'était pas compté sur mon mauvais coté pour m'aider, en vue de sa retenue par rapport à mes idées. Mais pourquoi donc, en sous-vêtements avec une mine défaite, je me retrouvais à me lamenter devant un miroir avec une Akiha dégoûtée ? Eh bien... Commençons par le commencement...

J'ai tout prévu, j’étais même allée jusqu'à appeler mes contacts personnels pour définir exactement le cadre dans lequel je voulais que cette soirée se passe. Mais pourquoi donc prévoir un moment exceptionnel avec la femme qui m'a torturé pour mieux me soumettre par la suite ? C'était évident non ? Non, non ! Ce n'était pas parce que j'avais peur d'elle et que je voulais retourner à nouveau dans ses grâces. Rien de cela. C'était parce que, peu importe ce que j'ai dû subir de sa main, elle m'a accordé beaucoup pour se faire pardonner « plutôt pour mieux nous apprivoiser ouais. » Quelle importance finalement ! Les faits étaient là, Dead Master-Sama m'a accordé le savoir, une grande connaissance que je pouvais exploiter à ma guise, tellement bien que je pourrais passer des journées enfermée dans mon laboratoire -à nouveau accordé par les bons soins de la directrice- pour exploiter ce que j'ai appris en un seul souffle de son pouvoir. Arriver à ce niveau par mes propres moyens ? C'était impossible, alors je ne pouvais qu'être heureuse qu'elle m’ait fait assez « confiance » pour me donner -relativement- ce que je voulais. Oui, je n'étais pas idiote, je savais pertinemment qu'elle m'a accordé ce qu'elle jugeait peu dangereux à sa personne. Après tout, Ayame-Sama ne changera jamais sa façon de faire, peu importe son humeur du moment. Parlant de cela... Je n'étais pas en train de comater et m'énerver dans cette stupide chambre rien que parce qu'elle m'a enfin donné ce que je voulais. Non. Même si je lui étais reconnaissante pour cela, il y avait quelque chose d'autre, de moins matérialiste, de plus sincère. Beaucoup plus pur et vrai. Ce sentiment que mon alter-ego ne supportait pas au point de m'en faire part toutes les cinq secondes. Ainsi, deux jours sont passés, peut-être trois, depuis l'incident. Et donc, depuis ce temps, je n'ai pas revu la directrice, me terrant dans mes appartements pour digérer toute cette histoire. Qu'étais-je à présent ? Une savante avec des recherches innovatrices ? Ou alors, une prisonnière dans les mains d'un démon ? Je ne saurais le dire... Mais une chose était claire, je voulais en avoir le cœur net. Oui, je voulais connaître ma position à présent, mais je voulais aussi juger mes propres sentiments. Aujourd'hui.

« La noire ! La robe moulante est parfaite. ». Souriant enfin, le regard songeur coulant sur ma silhouette fine aux formes proportionnées, j'ai enfin trouvé le vêtement parfait pour cette grande occasion. Une longue robe noire sans bretelles avec un décolleté plongeant où je plaçais une fine chaîne en or finie par une petite pierre de la couleur de mes yeux, et le tout surmonté de longs gants de la même couleur et de talons. Simple, classe, mystérieux. Juste parfait. Merci Akiha, tu as toujours des bons goûts. Un grognement désapprobateur de ma chère moitié, et me voilà en pleine réflexion sur mes cheveux lâchés. Devais-je les laisser ainsi ? Ou leur accorder une coupe spéciale ? Après mûre réflexion, je optais pour un chignon à moitié lâché, pour donner à mon visage une allure pas trop sévère ni trop décontractée, juste ce qu'il fallait. Enfin prête, j'envoyais un dernier message à une certaine personne fort utile à mes besoins, et sortis de mes appartements, sourire aux lèvres. « Je vais vomir... Comme si tu devais faire tout cela... ».

- Silence, écoute-moi bien Akiha. Je le veux, je le fais parce que j'en ressens la nécessité. Je ne veux plus t'entendre avec tes remarques négatives. Après ce qui s'est passé, reste tranquille, veux-... Bonjour mes chatons ~

Dans les couloirs, tout en sermonnant mon ombre sur son attitude, je croisais quelques étudiants qui me regardaient, les uns pour mon apparence, d'autres pour mon monologue. Répondant par un sourire coquin et des clins d’œil charmeurs, j'avançais d'un pas soutenu vers ma destination. Quelle plaie que devoir faire tout ce chemin à pied, reliant les dortoirs au bâtiment principal. D'ailleurs, où pouvait bien se trouver la directrice en ce moment même ? Je ne saurais le dire. Mais mon intuition me disait d'aller voir dans son bureau plutôt que de poursuivre un long chemin vers le laboratoire. Oui, je pense que pour le moment, j'étais à cran vis-à-vis de cet endroit. Je n'y ai pas remis les pieds, même avec mes nouvelles connaissances acquises, tellement cela m'avait chamboulée la dernière fois. Oui, le temps que ça me passe, je préférais rester sur la plate-forme de Undai, plutôt qu'en-dessous.
Arrivant finalement dans le bâtiment principal, avec une ombre bien silencieuse dans mon esprit, je marchais d'un pas assuré vers le bureau de la directrice, sans même une once d'hésitation. Pourquoi donc tellement d'assurance en moi, après tout ce qui s'est passé ? Parce que ce soir, sera un moment inoubliable. « Et même pas pervers. » M'arrêtant près de l'infirmerie, j'y jetais un coup d’œil, avant de me reporter sur l’horloge. Dix-huit heures... Bon timing. Mettant la longue veste noire que j'avais sous le bras, je m'approchais de l'énorme porte en bois et je toquais, attendant une réponse. Celle-ci m'étant signalée, je rentrais de suite dans ce bureau sombre qui refermait une ambiance lugubre.

- Ayame-Sama, pardonnez-moi de vous déranger.

Me courbant légèrement devant son éminente personne, je refermais la porte derrière moi et plongeais d'avantage dans ces lieux. M'arrêtant juste devant son bureau, sans la quitter des yeux, un sourire calme aux lèvres, je ne dis pas un mot pendant une bonne minute avant de me décider à parler, d'une voix relativement énigmatique.

-Pardonnez mes dires mais... même si vous êtes occupée, je voudrais... Non, j'exige que vous m’accompagniez. Sans poser de questions. Juste... Suivez-moi.

Lui tendant l'une de mes mains, je n'attendis même pas qu'elle réalise mes dires et qu'elle se décide à prendre ma main, que je vins contourner son bureau pour lui attraper sa main d'un geste doux et posé. Tenant cette femme par la main avec délicatesse comme s'il s'agissait d'un diamant, je lui posais mon indexe -de l'autre main- sur la bouche pour lui intimer le silence. Un sourie raffiné sur le visage, un clin d’œil tout aussi mystérieux et je l'invitais à me suivre en dehors de son bureau tellement trop... noir. Ne répondant à aucune interrogation, mais avançant tout de même assez rapidement, j'entraînais la directrice jusqu'au pont où une voiture était garée, n'attendant que son chauffeur et son passager. Ouvrant la portière à Ayame-Sama, j'attendis qu'elle s'installe pour venir contourner la voiture et me mettre sur le siège conducteur. Installée, je me tournais enfin vers la directrice, sortant un foulard noir d'une de mes poches.

- J'aimerais que vous cachiez votre vue avec ce foulard. Et ne trichez pas, je vous promets que le chemin n’en sera pas long.

« Bah si elle triche, tant pis hein, ce sera pour sa pomme. » Ne prêtant guère attention aux remarques de cette chose immonde qui m'habitait. J'enroulais le foulard autour de la tête de Dead Master-Sama et le serrais bien derrière. M'assurant qu'elle ne voyait rien à travers, je déposais mes lèvres sur sa joue avant de démarrer la voiture et de rouler vers la destination que je me suis donnée comme repère pour cette soirée. Il commençait à s'assombrir dehors, j'étais parfaitement dans les temps. Fière de ma prestation mystérieuse, je restais silencieuse répétant de temps en temps à mon accompagnatrice de ne pas enlever le foulard, parce que ce serait gâcher la surprise. Roulant à travers la ville jusqu'à la sortie, nous arrivions rapidement à la destination. Arrêtant la voiture dans un endroit assez spécial, je sortis du véhicule en demandant que la directrice attende avant de faire quoi que ce soit. Venant l'aider pour sortir, je la tins par la taille pour mieux la guider vers l’endroit que je voulais lui montrer. Une vingtaine de mètres plus loin, je m'arrêtais, regardant l'horizon qui se présentait à nous. Enlevant enfin le foulard de ses yeux, je lui laissais le plaisir de découvrir un paysage extraordinairement humain. Ou justement non. À l’horizon, un soleil orangé commençait à se coucher, envoyant les derniers rayons de joie avant le crépuscule, dans une ambiance colorée qui se reflétait sur un sol en pierres polies. Devant nous, il n'y avait rien qu'un paysage d'un vert sombre, et la mer en contrebas, sur laquelle des vaguelettes traçaient des formes sinueuses. Invitant Ayame-Sama à avancer, je lui désignais une table recouverte d'une nappe blanche où trônaient des bougies allumées en son centre. Une table seule au milieu de nulle part, sur un sol de pierres sombres. « C'est ça la magie de faire venir un restaurant n'importe où ». Souriant, devant le serveur qui nous salua d'une profonde révérence, je laissais la majestueuse femme s'asseoir à une des deux chaises présentes et je m'assis en face d'elle.

- J'espère que cela vous plaît et que ça vous détendra de votre quotidien laborieux.

Toujours souriante, je fronçais légèrement les sourcils d'un air soucieux pour savoir si oui ou non, cela lui convenait, tout cela tandis que des plats sortis de je ne sais où, commençaient à défiler devant nous. Une bouteille de vin, une entrée et le serveur nous laissa, seules en tête à tête.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Dim 10 Fév - 16:29

L’insouciance d’un instant, mon corps entier se perdait dans un semblant de voile. Bercée par une douce mélodie alors que mon être tout entier se reposait sur un siège, je laissais le rythme de ma respiration suivre à la perfection les hauts de la musique. Un haussement, une respiration devenue plus saccadée alors que ma voix se mélange à celle de la chanteuse. Une chapitre mélancolique se faisant bousculer par la force du refrain, je me laissais aller, j’aimais, j’écoutais.

Nous étions le début de la semaine, raconter ma journée n’aurait rien d’intéressant en soi, c’est pour cela que je me basais sur ce qu’il s’est passé avant l’arrivée d’Akiha. J’étais dans mon bureau, assise sur mon trône, la musique dans les oreilles en lisant un recueil venant de la bibliothèque de Undai. Un simple journal racontant la vie d’un certain homme se cachant dans des illusions, se refusant la réalité, se voilant de la vérité. Une histoire relativement glauque dans laquelle des scènes frôlant le réalisme pouvaient vous transporter dans ledit livre, entre l’une des femmes dispersée en morceaux dans sa maison à des endroits les plus insolites que les autres, pour que finalement … Maaah, raconter la fin ne serait pas enrichissant pour vous, autant le découvrir tout seul. Le nom du livre ? Kufkufkuf ~
Cherchez, cherchez, cherchez ~

Mais ne nous exaltons pas sur mes lectures anodines, poursuivons donc ce récit des plus intéressants. En pleine lecture donc, ma porte s’ouvrit dans un vacarme à en réveiller un mort. Levant le sourcil pour voir qui venait faire son intrusion de la sorte, seul un soupir traversa mes lèvres quand je vis Yume devant ma personne. Le regard froid et les lèvres tirées en mode « Je râle, tu vas souffrir la vieille ! », je me levais pour venir l’accueillir … un temps soit peu plus correctement que celle-ci. Déposant mon livre sur le rebord de mon bureau, je m’avançais, sourire aux lèvres avant de me figer sous des paroles aussi glaciales que son attitude contrariée ;

- Ne t’approche pas. Je te vois déjà venir avec ton air de … Soit. Juste un mot, réponds par un seul mot. Pourquoi elle est de retour ? Virée, non ? Ca ne te dit pas quelque chose ?

Maaah ~ Mais c’est qu’elle sait faire autre chose que défoncer des portes cette enfant ! Magnifique, j’ai réussi mon éducation. Trêves de plaisanterie, bien que mes gestes et mon esprit ne faisaient que se tordre de rire devant sa personne. Dessinant un masque d’une impassibilité ornée d’un sourire m’étant unique, je voulus élever ma voix à mon tour, mais il allait de soi que mon petit mouton n’allait pas me laisser la parole. Levant la main dans ma direction me faisant clairement comprendre que non, elle voulait pas que je parle encore, elle poursuivit ;

- Et puis quoi, tu vas me dire que c’est parce que t’as craqué, et que cette femme elle est juste trop … Soit. Non, je ne te comprends pas et non ça sert à rien de me regarder avec ta tête de merlan frit !

Merlan frit ? Mais en plus d’un langage composé d’un sujet, verbe, complément, elle savait aussi faire des jeux de mots ! Maaah ~ Quelle enfant prodige, enfant qui ne l’était plus en vue de son accoutrement. Partait-elle voir les putes ? Depuis quand lui avais-je permise de se balader ainsi ? Non, mais regardez-moi cette tenue ~ Sexy, je l’accorde, elle me rendait toute chose quand je descendais mes yeux sur son corps mais bon ~ Le sujet n’était pas celui-là, non, concentrons-nous sur … Puis-je toucher ces parties dénudées ? ~

- Et arrête de me regarder comme si j’étais un morceau de steak Ayame ! Et puis merde, ça sert à rien de te parler, et puis Undai va trop bien, ce n’est pas normal ! Je suis sûre que t’as encore fait quelque chose ! C’est ça hein ?! Bah oui !

Et la suite ? Elle m’a fait dos, elle a fait claquer ses talons sur le sol pour finalement claquer la porte à moitié jonchant. Tombera-t-elle, ne tombera-t-elle pas ? Tomber. Imaginez-vous une porte pesant un peu plus de cent kilos se fondre sur mon sol, le résultat ? Du bruit, beaucoup de bruit. Si on remplaçait la scène par un petit gros en retirant ses gémissements, ca ferait le même effet, j’en étais sûre, tellement sûre qu’un nouveau soupir traversa mes lèvres en me disant qu’il fallait -bien évidemment- que je me déplace -genre trois mètres plus loin- pour fermer ou plutôt réparer la porte que ma tendre Yume venait de démolir.

- Maaah ~ Toujours la même chose …

Après avoir soulevé la porte pour finalement la laisser sur le côté, je restais un instant stoïque devant l’espace visible du couloir. Avoir la porte constamment ouverte ne serait pas si mal que ça, non ? Au moins, j’aurai le plaisir de voir la masse de Undai défiler sous mes yeux tous les jours ~ Mais en même temps, Maaah ~ Si j’ai une invitée surprise dans mon bureau, un peu d’intimité ne ferait de mal à personne ~ A qui pensais-je ? La réponse était aussi évidente que le fait que je devais remettre cette porte au plus vite à sa place.

Une, deux, trois minutes tout au plus et cela était déjà fixé. Oui, j’aurais pu demander à une autre personne de le faire, mais en même temps, à quoi cela aurait-il servit si j’aurais dû attendre cette dite personne pendant une demi-heure alors que je savais faire le résultat moi-même en trois minutes ? Nous ne savons jamais qui pouvait survenir pendant cette demi-heure d’attente ! Oui, cela aurait été trop long ! Me justifier, pour qui me prenez-vous voyons ? ~

Mais bon, il était déjà dix-sept heures et des prunelles, flâner à contempler ma porte fraîchement rafistolée n’avait pas été mon occupation première, non, j’avais bien plus important et bien plus intéressant à faire que cela. Retournant donc vers mon bureau où mon livre m’attendait, je l’attrapais avant de me plonger confortablement dans mon trône. Un léger sourire d’excitation de reprendre la lecture et … plus rien. Plus rien parce que quelque chose ou plutôt quelqu’un venait me déranger en pleine lecture et cette même chose n’était autre qu’un Bip singulier me rappelant que non, je n’étais pas là pour flâner, mais également pour travailler.

Décrochant donc le téléphone réclamant avec insistance ma présence, j’écoutais mon interlocuteur en exécutant ou plutôt, en acceptant d’exécuter ses demandes, plongée dans ma base de données de Undai, je ne répondais qu’en monosyllabes à ses demandes. Serait-ce possible que Yume tienne ça de moi ? Non, moi je ne le faisais qu’en état de concentration suprême ~ Continuant donc après la communication, motivée à travailler -surfer sur le net était en option ?-, je me plaisais à cette activité. Etais-je maso d’aimer tant farfouiller des dossiers n’ayant ni queue ni tête ? Maaah, j’ai toujours aimé trouver solution à problème ~ Quel qu’il soit ~

- Ayame-Sama, pardonnez-moi de vous déranger.

Ce ne fut qu’instinctivement que je lui permis d’entrer dans mon bureau, levant les yeux une première fois pour lui adresser un sourire, je ne fis plus attention à sa personne, alors que l’ivresse des informations découvertes me prenait de partout. Continuant à taper des doigts sur ma machine, je laissais pleinement le plaisir à Akiha de se fondre dans mon sanctuaire. A dire, tellement absorbée, je n’avais guère portée d’attention particulière à sa tenue, tenue que j’eus le plaisir de découvrir un peu plus tard. Enrobée sous un manteau noir donnant cet air classe aux femmes, légèrement maquillée mais assez pour le montrer, une coiffure laissant ce sentiment qu’aujourd’hui, cela ne sera pas aussi monotone que les autres jours et …

-Pardonnez mes dires mais... même si vous êtes occupée, je voudrais... Non, j'exige que vous m’accompagniez. Sans poser de questions. Juste... Suivez-moi.

Je ne compris pas tout de suite, et à dire vrai, en y réfléchissant, il m’était impossible de prévoir la suite de ses idées. Me faisant tirer sous ses paroles et sa voix dite tenace, je ne pouvais que me laisser faire avec un soupçon d’appréhension dans l’air. Que voulait-elle ? Ne pas se poser de questions ? Impossible pour un esprit comme le mien, toutes choses existantes dans ce monde n’étaient formées que de questions auxquelles les réponses soulageaient ces ignorantes. Oui, je ne pouvais rester confiante après ce que nous avions subis il y a de cela un peu plus de trois jours. Bien que j’avais demandé un nouveau départ, cela … Qu’allais-je dire d’ailleurs ?

Je ne sais plus, non, elle me déboussolait à un point tel que je restais silencieuse quand elle m’emmena en dehors de mon bureau, du bâtiment principal et non loin du pont. Voulait-elle en finir là ? Serait-ce pour cette raison qu’elle était vêtue de noir ? Un deuil, comptait-elle me tuer ? Foutaises, tellement que je ne sus me retenir un léger gloussement alors que mes pupilles verdâtres cherchèrent le moindre indice exploitable. Seule la voiture me faisant face m’annonçant clairement que nous quittions donc Undai m’accordait réponse, mais une réponse n’énumérant pas toutes mes demandes. Entrant sans retenue dans ladite voiture sur le siège passager sous les demandes explicites de ma tendre amante, je gardais ce sourire malin sur les lèvres alors que sa voix retentit une fois de plus quand elle s’assit à mes côtés, droite devant le volant ;

- J'aimerais que vous cachiez votre vue avec ce foulard. Et ne trichez pas, je vous promets que le chemin ne sera pas long.

Ah ? ~ Dieu, oserais-je me laisser faire ? Sans aucune hésitation tellement que l’adrénaline de l’inconnu envahissait chaque parcelle de mon corps une par une, un sourire bien plus grand alors que ses mains caressèrent mes joues pour venir enfiler ledit foulard autour de mes yeux, je me laissais plonger dans le noir, cherchant vainement à écouter les dires de son ombre bien silencieuse aujourd’hui. Elle le savait, elle savait ce qui allait se passer, devrais-je le lui demander ? ~ Non, cela aurait peut être gâché le reste, autant patienter … Saurais-je ? ~

- Maaah ~ Akiha-Chan est bien mystérieuse, ne pourrai-je guère quémander ne serait-ce qu’un infime indice sur notre destination ? ~

La réponse de celle-ci ne se fit pas entendre, du moins, elle n’eut parvenu à mon ouïe fine. Continuant ainsi pendant une bonne dizaine de minutes à m’exclamer de toute sorte à la demande d’informations auxquelles nulles réponses ne traversèrent les lèvres de l’enseignante, je dus me forcer à subir ce non-savoir alors que la voiture roulait vers une destination m’étant inconnue. Posant ma main sur sa cuisse dans un mouvement tendre, je la cherchais du toucher afin de la faire réagir, mais rien à faire, elle me restait muette le long du trajet.

Ce ne fut qu’une fois la voiture stoppée que je me libérais d’une tension m’ayant envahie plus tôt, laissant Akiha m’ouvrir la porte et m’aider à avancer de la manière la plus sensuelle qu’il soit vers je ne sais où, je me laissais guider à l’aveuglette par sa personne, sourire aux lèvres, hâte de retirer ce dit foulard sentant sa personne. Un ange passa, une douce rafale de vent vint bousculer mes cheveux me signalant que j’étais en plein air, l’air doux et chaud d’une saison ne lui étant pas approprié ;

- J'espère que cela vous plaît et que ça vous détendra de votre quotidien laborieux.

Le silence. L’émerveillement, je ne bougeais plus, mon masque tomba alors que ma bouche s’entrouvrait légèrement d’un air admiratif alors qu’un paysage féérique se dessina sous mes yeux. Qu’était-ce le pouvoir, le savoir devant cela ? Tout, mais je m’abstenais d’y penser, profitant pleinement du coucher de soleil me faisant face. Gardant les mains de ma charmante accompagnatrice autour de ma taille, je restais un instant encore devant ce tableau magnifique. Je ne connaissais pas cette partie de Kyoto, y étions-nous seulement encore ? J’en doutais, mais cela me convenait, j’étais … surprise, mais plus heureuse qu’autre chose.

D’un geste toujours tendre, elle me conduisit vers une table où un serveur n’attendait que nos présences pour compléter ce dessin romantique dans lequel nous étions les actrices principales, assise devant la personne venant de m’offrir un cadeau sans prix et sans doute le meilleur durant ma longue vie, je restais sans voix alors que divers plats défilèrent devant mes yeux. Laissant ma jambe un certain contact physique avec Akiha, je ne pouvais me retenir plus longtemps de lui montrer mon enthousiasme ;

- Je n’aurais jamais pensé … ceci. Serait-ce un rendez-vous ? Maaah ~ Ne suis-je pas la femme la plus heureuse au monde pour me retrouver ici, en compagnie d’une créature sublime, d’un paysage enchanteur dans cet air de romance ? ~

Oui, cela était parfait. Puis-je espérer … Ne serait-ce qu’un instant, que tout ceci est vrai ? Que je ne suis pas en train de me bercer d’illusions et que ce n’est pas sous la contrainte qu’Akiha m’accordait un repas comme celui-ci ? Après tout … Pourquoi le ferait-elle si ce n’était pas pour son profit personnel ? Rien qu’y penser pouvait me faire perdre pieds, gâcher ce dit souper en amoureux et … « Est-ce vrai ? ». Je l’espérais, au fond de moi, que tout ceci n’était pas que supercheries une fois de plus ;

- Maaah ~

Oui, les mots n’auraient suffit à dire ce que je ressentais à cet instant précis, je ne pouvais que le lui faire comprendre dans un geste dans lequel j’aurais pris soin d’y poser tout mon amour. Un unique baiser, un baiser doux, tendre, mais fort, amoureux et sensuel. Ce baiser qui n’avait l’air de rien d’autre qu’un simple toucher alors qu’au contact des lèvres, votre corps entier bouille déjà sous une excitation des plus palpitantes. Allais-je encore me laisser avoir par cet amour fou, sur le moment, je n’en avais que faire, je ne voulais que savourer, aimer et peut être même … Espérer.

La suite se passa aussi magnifiquement que le début, en plus d’un paysage à en couper le souffle et d’une musique s’accordant au thème de cette soirée à la perfection, j’avais droit à des plats exceptionnels, un traiteur de qualité ? Maaah, n’était-ce pas normal pour ma personne ? Si, tellement que je ne me privais pas de goûter ne serait-ce qu’un peu de chaque plat défilant devant ma personne. Je n’étais pas gourmande, du moins pas en nourriture et je ne mangeais pas comme un porc non plus, ne vous attendez donc pas à ce que je prenne des pinces de homards de pleines mains, je restais distinguée, je restais Dead Master.

- Akiha-Chan m’accorderait-elle un instant également ? ~

Me levant légèrement en tendant une main à ma douce et magnifique compagne, je la regardais de toute sa hauteur, frémissant d’émerveillement devant sa personne. Une robe sombre moulant son corps, un décolleté n’ayant aucune fin, un visage expressif à souhait, ce serait dans un espace comme celui-ci que je lui demanderai sa main si cela m’était permis. Caressant sa bague de matérialisation avec un léger sourire s’accordant à mes pensées, je l’emmenais à ma suite vers le ponton de notre emplacement. Je ne savais pas vraiment vers où je me dirigeais, ni si retrouver mon chemin serait une possibilité envisageable ou non. Après tout, qu’en avions-nous à faire, accordons-nous ne serait-ce qu’un instant … de répits.

- Il est fort dangereux de m’accorder autant de plaisir Akiha-Chan, ne risquerais-tu pas de le regretter ? ~

Me retournant lors de ma marche, je m’arrêtais pour venir élancer mes bras autour de sa personne, une douce étreinte rafraîchissante laissant pleinement parler ma joie de cet instant unique. « De la manipulation, elle te manipule encore ! » Peut être, sans doute même. Mais finalement, ne pouvais-je pas aussi « être heureuse » ne serait-ce qu’un instant ? « Le bonheur, l’amour, Dead Master n’aime pas ça ! ». Mais Ayame, oui.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Dim 10 Fév - 22:43

J'étais satisfaite. Oui, j'avais cette impression de fierté qui jaillissait du fond de mon cœur pour se propager dans mon esprit bien ciblé. Cette idée que Akiha catégorisait de « molle » était vraiment une bonne manière de montrer ma bonne volonté envers Ayame-Sama. Et quand j'ai vit que cela lui plaisait aussi, là, je crois que je me félicitais mentalement tout en souriant comme une idiote finie en vue de ma brillance. Sourire prononcé qui devint vite modéré sous le charme de cette dame puissante. L'endroit était magnifique et tout aussi bien en été qu'en hiver, en plus, il était rarement desservit ce qui nous donnait une belle vue et une tranquillité sans peur de voir un touriste quelconque débarquer. Si j'ai choisi ce lieu, c'était certainement pour une et unique raison. Un jour, je roulais vers Kyoto et malheureusement je me suis perdue en route, ainsi j'ai dû faire un détour et, par un moyen étrange, je suis tombée sur cette étendue d'eau immense et j'en suis tombée sous le charme tout de suite. Pourquoi montrer ce lieu qui me plaisait tant à cette femme ? Parce que c'était mon modèle qui m'a ouvert grand les bras pour m'y accueillir avec une cruauté certaine, mais aussi avec la malice de la bonté. Et quoi qu'on dise, quoi qu'on pense, je l'admirais tellement depuis toujours que la rancœur d'Akiha -mon ombre- ne pouvait prévaloir sur tout ce que Dead Master-Sama a toujours représenté à mes yeux. Et qui ne voudrait pas montrer une partie de soi à la personne idolâtrée ? Tout le monde, c'était tellement humain que cela me surprenait de tomber dans ce cercle de culte et de vénération maladive. Oui bon, j'exagérais certainement un peu, mais le fait que je voulais lui montrer ce lieu à tout prix, restait là. Et quand sa voix résonna pour donner son avis sur ce dit endroit, j'étais juste aux anges.

- Je n’aurais jamais pensé … ceci. Serait-ce un rendez-vous ? Maaah ~ Ne suis-je pas la femme la plus heureuse au monde pour me retrouver ici, en compagnie d’une créature sublime, d’un paysage enchanteur dans cet air de romance ? ~

Un soupir exaspéré de mon ombre restée fort peu bavarde depuis ce matin, un sourire flatté se peignit sur mon visage. Oui, elle ne s'attendait pas à cela de ma part, et encore moins si tôt. Parfait. Je trouvais toujours le bon moyen pour arriver à atteindre une chose qui m'était précieuse. Un rendez-vous ? Oui, c'en était un. Pourquoi ? Parce que j'avais des choses à mettre en point avec cette femme rayonnante. Même si cela semblait être sortis d'un conte de fée, c'était bien réel, je me retrouvais vraiment en charmante compagnie de ce démon qui m'a enlevé ma liberté... Après que je l'aie trahi bien sûr. Finalement, Ayame-Sama n'était pas si mauvaise... Enfin, si elle l'était, elle était égoïste et maintenant, j'étais coincée dans ses abîmes jusqu'à ce qu'elle se lasse de ma personne. C'est pour cela qu'au fond, nous étions quittes. Sans oublier mes nouvelles connaissances acquises. Bref, cela n'avait aucune importance pour le moment. Non pour l'instant, je ne voulais que profiter de l'instant présent, savourer cette ambiance calme et rafraîchissante. Rien de plus. Et question saveur, je me laissais aller à son doux baiser qui me fit carrément fondre sur place. Tellement que ma nature première reprit le dessus tandis que je sentais une chaleur particulière dans mon bas-ventre. Oui, tout a changé, mais le futur sera peut-être meilleur, dans un sens. Je l'espérais de toutes mes forces. « Ehhh... Bon, mangeons. Ça dégouline trop là. ». Laissant donc mes impressions chaleureuses de coté, je me laissais emmener dans différents pays par le serveur qui nous apportait les plats. Ne savant pas quoi choisir, j'ai opté pour de nombreux mets légers.

- Akiha-Chan m’accorderait-elle un instant également ? ~

Continuant dans ce jeu de séduction distingué, je ne fis qu'afficher un sourire mystérieusement complu avant d'accepter la demande de la directrice de Undai. La suivant d'un pas lent, je suivis un instant son regard pour m'arrêter sur l'ornement se trouvant à mon doigt. La bague... Je ne l'ai pas enlevé, je ne l'ai pas changé, je l'ai laissé tel quel pour une seule et unique raison. Qu'est-ce que cela m'apporterait de la remplacer ? Rien du tout, au contraire, cela risquerait d'énerver Ayame-Sama. Chose que je ne voulais pas. La signification de ce bijou ? Je la connaissais même trop bien, j'en portais une du genre il y a de cela quelques jours, avant de l'enlever et la mettre dans une boite au fond d'un tiroir. Oui, tout pour ne pas frustrer cette femme. Pourquoi tant d'efforts ? Parce que je ne voulais pas mourir ? Parce que je voulais rester dans ses grâces ? Ou encore, parce que je voulais exploiter toutes les possibilités d'une existence hors du commun qui s'offraient à moi ? Un peu de tout sûrement... Mais aussi, parce que j'ai enfin compris que mon admiration envers elle, que tout ce temps que j'attendais qu'elle me regarde, à présent c'était réciproque. Oui, c'était juste merveilleux, tellement que tout mon corps vibrait de passion rien qu'à cette pensée. J'étais l'esclave de mon idole, mais j'étais aussi celle qu'elle aimait. « Escl... »Chuuuut Akiha ~ Un autre grognement sourd de frustration de la part de mon ombre, tandis que nous nous engageâmes sur une routes plus sinueuse, et je m'arrêtais instinctivement quand la directrice me fit face pour mieux me sortir, de sa voix pleine de malice :

- Il est fort dangereux de m’accorder autant de plaisir Akiha-Chan, ne risquerais-tu pas de le regretter ? ~

Un sourire tout aussi coquin s'afficha sur mon visage tandis que je cherchais mentalement une réplique digne de répondre à sa question. Le regretter ? « Bien sûr que oui, voilà ça y est, je colle ! Ça colle ! C'est trop... beurk tout ça ! ». Je ne pus empêcher un froncement de sourcils agacé souligné par mes traits quand j'entendis la stupidité de mon mauvais coté voulant gâcher ce moment romantique. Oui, Akiha trouvait l'ambiance juste trop... trop quoi au juste ? Ah. Trop gluante à son goût sous cet air de l'eau de rose. En somme tout ce qu'elle n'aimait pas. Mais Akiha ne savait ce qu'était l'amour, la séduction sincère ou encore, la jouissance d'un simple moment d'abandon anodin. Non, mon ombre ne vivait que pour la haine et le désastre. Fermant un instant les yeux tout en déposant mes lèvres sur celles de la directrice, je me laissais aller à ce toucher chaud avant de me reculer et de sourire avec malice tout en répondant finalement à sa question avec tout le sérieux du monde teinté d'une vibrance d'amusement.

- Si cela vous plaît, je n'ai aucune raison de regretter quoi que ce soit ~

Soulignant mes dires d'un sourire charmeur, je contournais mon interlocutrice tout en l'attrapant par la main au passage, et l'entraînais vers un petit passage entre deux dunes qui nous mènerait jusqu'en bas de notre positon, au niveau de la mer. Toujours avenante, faisant attention où je mettais les pieds dans le crépuscule, je digérais mes mots dans un calme apaisant. Oui, définitivement, je n'avais aucune mauvaise intention en l'amenant ici, à part peut-être parler des choses peu agréables. « Méfie-toi quand même. » Oui, bien évidement que j'allais rester sur mes gardes vis-à-vis de cette femme, après tout, je ne sais même pas ce qu'elle projetait de faire par la suite. Ce qui m'intéressait dans cette histoire était évident pour ma personne. C'était de savoir à quel point je lui étais asservie en montrant bien mon refus à devenir son toutou. Non, je n'étais pas son esclave, et même si elle avait des sentiments forts et glauques envers moi, il n'allait pas moins que j'étais une femme libre de faire ce que je voulais. Ha ha...

⁃ J'espère que vous aimez nager. L'eau en cette période ne devrait pas être fort froide...

Au pire, un bon coup de chaud à la mode matérialisation, et le tour était joué. Dévalant les derniers mètres qui nous séparaient de la rive rocailleuse. Délaissant le sable pour de la roche, je l'amenais à un petit creusement où un genre de mini-lac s'est formé, nous donnant un espace fermé et intime en même temps. Toujours la main chaude de Dead Master-Sama dans la mienne, je lui intimais de faire attention en descendant le rocher pour finalement arriver à destination et me tourner complètement vers sa personne. La plaquant gentiment contre un mur de pierre, je laissais un sourire se dessiner sur mes lèvres qui commençaient déjà leur exploration sur cette peau de porcelaine, tandis que mes mains ne se gênaient guère pour dévêtir -ne laissant que les sous-vêtements- cette merveilleuse créature qui m'éblouissait tant. « Encore heureux qu'elle t'a montré sa vraie face, sinon tu risquerais de complètement t'abandonner à son amour... ». Je restais un moment interdite devant les dires de ma deuxième moitié, tout en me mettant lentement en sous-vêtements, et entraînant la directrice dans l'eau qui s'avéra être tiède et translucide. Oui... Akiha avait raison, si nous n'étions pas passées par tout cela, si je ne savais pas que là, en ce moment même, j'étais prisonnière de cette femme au prix de ma vie, je crois que mon admiration pour elle se transformerait en une vénération sans bornes. Mais en même temps, ce serait moins intéressant non ? Une fan parmi d'autres. Tandis que là, c'était une bataille difficile. Venant me coller à Ayame-Sama, je me laissais aller à mes envies de tendresse sans moindre hésitation. Non, elle n'allait rien me faire, pas aujourd'hui du moins. Nous étions en sécurité et cette bague soudée à mon doigt le prouvait... Tant que l'on ne commet pas une erreur quelconque.

- Pour vous dire la vérité... Si je vous ai entraînée dans cet endroit c'était pour vous parler tranquillement -dans un sens. Vous vous méfiez de moi, et je me méfie de vous. Autant le dire, vous sortirez de toute façon gagnante de toute situation, mais... si nous devons reprendre à nouveau, autant se dire tout avant.

Je laissais couler mon regard sur ma main où la bague trônait fièrement, scintillant de milles feux dans cette eau limpide. Que pouvais-je dire ? Ou même faire ? Il fallait que j'affirme ma position, que je sois ferme et ne montre aucune peur envers cette femme tellement cruelle mais si attentionnée en même temps. C'est pour cela que je poursuivis, sûre de moi, d'un air sérieux mais tout de même fort détendu.

- Je vous rendrai votre amour avec sincérité, même s'il n'est pas du même calibre. Je suis consciente que je ne peux vous demander rien en retour... Sauf une chose que je vous quémanderai tout de même... J'aimerais que vous me laissiez ma liberté de faire ce que je veux tant que cela n'affecte pas Undai, promettez le moi et je reviendrai toujours à vous, Ayame-Sama.

Je savais que je jouais gros sur un terrain marécageux, mais que faire d'autre que se lancer directement au but. Je voulais avoir le cœur net, je voulais savoir ce qu'elle me voulait au juste. Qu'est-ce que sera ma vie maintenant à Undai tout en assurant mes arrières. « Tu crois que sa parole vaut quelque chose toi ? » Si Ayame-Sama promettait quelque chose, le tiendrait-elle ? Je ne savais pas, j'espérais que oui, même si je savais pertinemment que je devrais veiller à respecter ma part du marcher aussi. Un infime moment de flottement avant que je n'attrape sa main pour la lier à la mienne dans un geste doux et la porter à mon cœur, puis jusqu'à mes lèvres pour y déposer un baiser. Rivant mon regard dans ses billes vertes, je pris un ton plus doux, plus détendu pour poursuivre mes paroles.

- Si cela peut vous rassurer, je ne vous ai pas invitée ici pour parler de ça en particulier. Tout d'abord, c'était pour vous montrer un endroit que j'affectionne grandement mais surtout... c'était pour que votre regard se porte sur une beauté que vous n'avez l'habitude de voir à Undai.

Oui, je voulais qu'elle voit que derrière ma carapace de scientifique folle et acharnée, il se cachait quelque chose d'humain... Non pas que des erreurs, mais aussi une vérité incroyablement incompréhensive. Pourquoi tout cela ? Parce que. Je laissais mon regard descendre sur sa silhouette, tandis que je passais un doigt sur ses courbes, savourant le moment tout en me retenant de lui sauter dessus. Nous étions en plein débat, la diplomatie ne passait pas par l'impulsivité, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Lun 11 Fév - 13:49

Pourrais-je jouir de ce moment sans penser ne serait-ce qu’un instant que tout ceci, une fois de plus était une mascarade pour mieux m’attirer dans son filet, pour me retirer toute crainte jusqu’au point de lui être vulnérable ? Je ne saurais le dire, de ma nature je suis obligée d’être méfiante. Un être tel que moi ne peut se laisser aller sans moindre réflexion, ne serait-ce que pour préserver ce qui m’est unique. Mon pouvoir, ma connaissance, ma vie dont mon immortalité. Immortalité dont je reste méfiante, qui sait … Peut être qu’un jour, quelqu’un saura me tuer et rien que pour cela, je restais curieuse de la vie. Oui, en dehors de ce que je savais déjà, que pouvait m’apporter d’autre ce monde ? Un million de surprises dont mon esprit n’a encore émit la possibilité ~

- Si cela vous plaît, je n'ai aucune raison de regretter quoi que ce soit ~

Je ne pouvais qu’en être contente, si ceci était un nouveau départ, autant qu’il soit parfait. Mais en même temps, savait-elle ce qu’elle faisait ? M’apporter ainsi un moment si unique, n’était-ce pas ce qu’un couple faisait ? Partager un instant unique avec celle que l’on aime. Voilà comment j’interprétais ce geste, geste dont la réalité me faisait frémir d’une peur illusoire. Oui, une peur qui pouvait me ronger au point tel que je restais presque sourde à ses « paroles » alors que son ombre devenue plus bavarde ne me faisait que redouter chaque instant. Akiha était magnifique, intelligente, douce mais humaine, et c’est cette même humanité qui pouvait contraindre notre relation d’une manière. Par ses choix de préservations, ne faisait-elle pas tout cela dans un but bien précis, quelque chose pouvant lui être bénéfique premièrement à sa personne et finalement à la mienne ? Nous n’étions guère assez soudées pour mettre l’autre devant nous, de plus, elle n’était pas seule. Deux faces se cachaient sous son minois, une atrocement séductrice alors que l’autre ne jubilait que par désastre. Bien que je les aimais toutes les deux … Pouvais-je dire que j’aimais l’une autant que l’autre ?
Amour, amour, amour ~

Nous descendîmes sur un chemin bien plus dangereux que le précédent, contournant dunes et rochers alors que mes talons se heurtaient sur chaque pierre, je prenais garde à ne pas glisser malencontreusement. Ma paume toujours dans celle d’Akiha, m’accordant un support particulier, j’avançais au rythme de ses pas alors que nous arrivâmes rapidement devant une sorte d’étanchement de l’océan, formant un lac à l’eau opalescente. Laissant un instant de suspension autour de nos personnes, je regardais cet endroit décrit comme magnifique pour ma personne, je n’avais guère l’habitude de me rendre dans des lieux tels que celui-ci, entre le marbre de mon bureau dont le paysage de ma baie ne m’offrait que la cour de Undai, cet espace dégageait une sorte de je ne sais quoi. Quelque chose d’apaisant mais terrifiant en même temps. Nous étions prisonnières de la roche polie par les siècles, jonché par un lac creusé par l’effondrement d’une terre accablée d’une eau propre. Du sable se trouvait par-ci par là, l’air frais et l’odeur de la mer se mélangeait à merveille dans la verdure arborisant le lac, étions-nous toujours au Japon ? Je ne saurais le dire, à cet instant mon esprit vint se faire submerger par une autre beauté des plus exceptionnels.

Me posant contre un mur de roches, elle me délecta de doux baisers alors que ses mains avides de chair défaisaient mon ensemble du jour, laissant le tout choir sur le sol dans un bruit de glissement. Me retrouvant en sous-vêtements, je m’attendais déjà à la suite de notre activité, d’un sourire malicieux, je ne pus qu’accepter sa demande inscrite si clairement dans ses dires « J'espère que vous aimez nager. L'eau en cette période ne devrait pas être fort froide... ». Je n’étais pas spécialement fanatique de la baignade ou de l’eau tout court, à vrai dire je ne détestais pas ça mais en même temps, je ne portais pas ce genre d’activité dans mon cœur. N’étais-je pas une enfant du feu, de la destruction optant principalement pour un incendie qu’une inondation ? C’était le cas, mais je n’allais pas non plus la laisser nager seule et prendre place sur les graviers n’est-ce pas ? Cela allait de soi, voyons ~

Restant cependant un instant en retrait, non loin de l’eau à regarder d’un œil discret Akiha se dévêtir en savourant sa peau rien que d’un regard, je laissais un nouveau sourire éclore sur mes lèvres. Cette fois-ci plus aguicheuse tout en donnant suite à mes idées pouvant être dites comme déplacées, coucher au premier rendez-vous ? Pourquoi se gêner vous demanderai-je ? Maaah, tel n’était pas le sujet du moment, la suite de la soirée nous montrera jusqu’où ce magnifique rendez-vous allait s’éterniser ~

- Pour vous dire la vérité... Si je vous ai entraînée dans cet endroit c'était pour vous parler tranquillement -dans un sens. Vous-vous méfiez de moi, et je me méfie de vous. Autant le dire, vous sortirez de toute façon gagnante de toute situation, mais... si nous devons reprendre à nouveau, autant se dire tout avant.

Nos corps se rapprochèrent dans cette eau claire, ne laissant qu’un fin espace entre nous. Avalant chacune de ses paroles, je ne pouvais que me féliciter d’avoir été aussi perspicace pour savoir que si nous étions ici, ce n’était pas que pour s’amuser, mais bel et bien parler de certaines choses dont j’aurais préféré ne pas relever. Mais en même temps, n’était-ce pas mieux ainsi ? Pour partir sur de bonnes bases, ne fallait-il pas détruire complètement les anciennes ou du moins, réparer celles qui étaient défaites, abîmées, cassées, démolies ou encore mieux, sur le point de s’effondrer ? Si, et rien que pour cela, j’acceptais avec un certain calme la suite de ses dires ;

- Je vous rendrai votre amour avec sincérité, même s'il n'est pas du même calibre. Je suis consciente que je ne peux vous demander rien en retour... Sauf une chose que je vous quémanderai tout de même... J'aimerais que vous me laissiez ma liberté de faire ce que je veux tant que cela n'affecte pas Undai, promettez le moi et je reviendrai toujours à vous, Ayame-Sama.

Je comprenais, mais je n’acceptais pas tout non plus. Être libre, cela ne me dérangeait pas qu’elle le soit, loin de là d’ailleurs. Cet anneau qu’elle avait autour du doigt n’était pas une laisse à laquelle je l’avais relié à ma personne, du moins pas en tant qu’esclave ou animal de compagnie. Mais je ne pouvais accepter de lui accorder toute liberté non plus, il n’y avait qu’un nom qui résonnait dans ma tête. Nom d’une personne qu’inconsciemment je maudissais du plus profond de mon âme et cette dite personne n’était autre que son fiancé. Fiancé dont elle ne portait plus la bague d’ailleurs, serait-ce pour me plaire ? Sans doute. Mais en revenant à ses paroles, je devais tout de même avouer avoir été touchée par l’une de ses tirades « Je reviendrai toujours à vous ». Que voulait-ce dire ? Qu’elle aura beau coucher avec d’autres personnes, à tout jamais elle serait mienne ? Mienne sentimentalement ? Non, elle ne m’aimait pas. Elle avait beau dire quoi que ce soit, non … Je ne pouvais y croire, cela serait trop beau, n’est-ce pas ? Et c’est donc avec un sentiment de déception que mon masque de placidité se dessina sur mon visage.

- Si cela peut vous rassurer, je ne vous ai pas invitée ici pour parler de ça en particulier. Tout d'abord, c'était pour vous montrer un endroit que j'affectionne grandement mais surtout... c'était pour que votre regard se porte sur une beauté que vous n'avez l'habitude de voir à Undai.

Je souris tendrement à ses dires, ne croyant déjà plus qu’à mi mot ses paroles. Elle voulait me montrer un endroit qui lui était cher ? J’en étais honorée, honorée qu’elle prenne la peine de me montrer cela. Cet endroit était comme une partie d’elle, une partie d’elle qu’elle me livrait, je ne pouvais qu’en être contente mais la mélancolie se propageait de plus en plus dans mon corps alors que toute cette sensation de bonheur s’éteignait sous chacune de mes respirations. Un ange passa, ma main se posait sur sa joue, mon sourire éternellement indéchiffrable et mes lèvres se posèrent sur son front, prête à lui accorder réponse à présent ;

- Je ne peux être que charmée par cet endroit, autant que par ta personne. Devrais-je te remercier de m’en avoir fait part ? ~

D’une manière, cette phrase même était un remerciement, remerciement que j’accentuais par un léger rire alors que je me retournais de sa personne, préférant poser mon corps sur le sien tel un dossier alors que mes jambes faisaient des mouvements réguliers afin de ne pas couler dans les profondeurs inconnues de ce lac. Usant par la même occasion de mon pouvoir pour réchauffer l’eau dans laquelle nous baignons étant donné que nous nous éloignions de plus en plus du bord, laissant la fraîcheur de l’eau enduire nos corps. Je ne me décidais pas à lui répondre tout de suite non plus à ses dires plus hauts, préférant inlassablement réfléchir à mes paroles prochaines. Allais-je le lui dire aussi froidement, gâchant donc ainsi ce début si parfait ? Début que j’avais apprécié d’ailleurs ;

- Je ne te tiens pas en laisse Akiha-Chan.

Ce fut sans doute trop froid, ma pensée avait parlé avant ma raison, n’ayant eu le temps de faire vibrer cette phrase de ma voix mielleuse, telle une affirmation montrant peut être mon énervement proche. Me détachant de son corps pour me retourner et ainsi donc lui faire face, ce ne fut plus un sourire qui se montra sur mon visage, mais bel et bien une expression réelle, reflétant peut être mon outrage à ses paroles précédentes. Fermant les yeux un instant, je repris mais cette fois-ci plus calmement, plus sereinement alors que la voix de son ombre me tiraillait le crâne « Silence ».

- Mais il va de soi que me tromper nuira gravement à Undai, imagines-tu ce que cela pourrait causer si je m’énervais vraiment ? Je contrôle mes faits et gestes avec aisance, mais une fois hors de moi, c’est autre chose Akiha-Chan ~

Laissant un fin rire traverser mes lèvres en reprenant mon air enjoué de d’habitude, je nageais autour de sa personne, caressant parfois sa peau, parfois ne l’effleurant qu’un peu ou alors déposant ma paume sur la pâleur de sa chair. M’arrêtant dans son dos en l’enlaçant de la sorte, bras au dessus de ses épaules et mains tranquillement posées entre l’eau et l’air ambiant, non loin de sa poitrine, mais pas assez près pour s’en saisir, je vins attraper son oreille du bout de mes lèvres avant d’y glisser quelques mots délicats « Je veux être l’unique, la seule ». Était-ce assez explicite ou devais-je lui faire un dessin pour qu’elle comprenne parfaitement ce que j’entendais par là ?

- Que veux-tu dire par rendre mon amour ? Te forcerais-tu à m’aimer ? Ne trouves-tu pas cela dérisoire, Akiha-Chan ? Je ne veux pas de faux sentiments, ce n’est pas ce que j’attends et une amourette d’un soir n’est pas non plus ce que je cherche. Crois-tu vraiment que j’accorderai mon pouvoir à n’importe qui ? Maaah ~ Akiha-Chan ne pense pas ainsi j’espère ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Mar 12 Fév - 20:21

Le calme plat était la pire des choses qui pouvait arriver avant une tempête. Ce n'était pas qu'un préjugé vis-à-vis d'une situation, loin de là, c'était la vérité. Voyons par exemple un ciel sombre presque noir qui annonce un ouragan, mais pourtant, rien ne se passe, aucun vent, aucune pluie, juste cette sensation de malaise qui s'élève dans l'air et qui -toujours- est exacte. D'un instant à l'autre, la pluie et le vent s'abattent tandis que seuls les nuages obstruaient la belle vue à la base. C'était plus ou moins la même chose en ce moment, entre le silence de la directrice après mes dires qui devaient fort la déranger, je ne pouvais qu’appréhender sa réaction. Allait-elle s'énerver ? Allait-elle prendre mes mots au mauvais degré ? Ou, pire, elle m’accuserait à tort de n'avoir fait cela -cette promenade- rien que pour l'amadouer et mieux en profiter pour lui demander ce que je voulais... « Bah ouais, c'est une parano ! ». Roulant des yeux sous les paroles de mon mauvais coté, je n'en restais pas moins tendue en attendant qu'elle se décide à parler au lieu de juste me sourire de son air trop... trop elle.

- Je ne peux être que charmée par cet endroit, autant que par ta personne. Devrais-je te remercier de m’en avoir fait part ? ~

Accueillant le corps de la directrice contre moi, je me détendis instantanément sous ses paroles. Finalement, elle comprenait mon point de vue sur la question et l'acceptait. « Tu crois ? Attends pour voir ! » Et c'est sur cet avertissement que je me plongeais dans l'étendue noire du ciel tandis que je sentis un mouvement répétitif dans l'eau, l'eau qui devint plus chaude sous l'influence de la femme m'accompagnant. Laissant tout de même le temps passer, ce n'est que sur sa prochaine réplique que je me redis en sentant le mal arriver au galop.

- Je ne te tiens pas en laisse Akiha-Chan.

« Ah bon ? J'aurais dit tout le contraire tiens ! On ne voit pas les choses de la même façon, c'est terrible ça ! Héhé. » Laissant un sourire jaune se poser sur mon visage tandis que celui de la directrice devenait fermé, je maudissais mes paroles précédentes pour avoir osé gâcher ce moment par mes propres envies égoïstes. Après tout, elle m'a déjà beaucoup donné et j'en demandais encore plus, non ? Non, justement non. Parce que la liberté, cela, je n'étais pas censée le demander mais le prendre. Nous ne vivions plus à l'époque des esclaves, nous étions des gens libres peu importe nos savoirs et pouvoirs. En plus de cela, je lui promettais fidélité sur les questions des connaissances qu'elle m'eut divulguée. Mais on aurait dit que cela ne lui plaisait guère non plus. Fronçant les sourcils tandis que sa voix enjouée -contrairement en contraste avec ce qu'elle pensait- résonna dans ce lieu désert, je restais muette en attendant la suite, et réfléchissant déjà à ce que je pourrais dire pour la contrer.

- Mais il va de soi que me tromper nuira gravement à Undai, imagines-tu ce que cela pourrait causer si je m’énervais vraiment ? Je contrôle mes faits et gestes avec aisance, mais une fois hors de moi, c’est autre chose Akiha-Chan ~

Oui, je savais ce que cela provoquerait si elle se sentirait une fois de plus trahie. Je connaissais déjà les conséquences qui en sortiraient et ce ne serait pas beau à voir. Il allait de soi que je connaissais l'esprit humain au bout des doigts, à tel point que je redoutais son mental à présent. Une personne trahie à tendance à exagérer les choses, et -pire- trahie une deuxième fois, elle peut commettre tout et n'importe quoi, tant l'irréparable que l'impossible... Sachant que pour la directrice il n'y avait rien d'impossible, je préférais ne pas passer sous sa colère une fois de plus. Une autre fois mais d'où je ne ressortirais plus vivante. Quoi qu'il en soit, la question n'était pas là. Nous ne pouvions pas reprendre à zéro notre « relation » si elle restait sur la défensive, idem pour ma part. Trop de douleurs de deux cotés pour les combler du bonheur par la suite hein... Pourtant...

Je restais tout de même stoïque tandis qu'elle nageait autour de moi tel un prédateur chassant sa proie. Me laissant faire à ce jeu peu favorable à ma personne, je ne pus laisser échapper une sorte de cri outré mais vite étouffé quand elle me donna enfin une de ses conditions par rapport à ma demande. L'unique... Même mon ombre restait scotchée sur place, ne remarquant pas l'impossibilité de ceci. Dead Master-Sama... Serait-elle jalouse au point de s'approprier une chair particulière sans la laisser être partagée ? Qui l'aurait cru. Quoi que, si elle m'aimait véritablement, c'était normal en quelque sorte qu'elle ne veuille le donner à autrui. Pourtant, je croyais que toutes ces années qu'elle eut vécu en tant que « la mort » de l'humanité, lui en a enlevé ces valeurs réservés aux êtres humains. Non, finalement, il fallait que je revoie toute cette logique, parce qu'au fond de ce monstre, se cachait une vraie âme. Une âme égoïste qui voulait toujours arriver à ses fins peu importe la manière -qu'elle soit douce ou brutale. Et moi, j'étais son caprice...

- Que veux-tu dire par rendre mon amour ? Te forcerais-tu à m’aimer ? Ne trouves-tu pas cela dérisoire, Akiha-Chan ? Je ne veux pas de faux sentiments, ce n’est pas ce que j’attends et une amourette d’un soir n’est pas non plus ce que je cherche. Crois-tu vraiment que j’accorderai mon pouvoir à n’importe qui ? Maaah ~ Akiha-Chan ne pense pas ainsi j’espère ~

Comment pourrais-je lui expliquer que mon attirance pour les humains ne s'arrêtait pas que sur les échantillons ? Comment oserais-je lui dire qu'au fond, j'étais une nymphomane assumée qui trompait même son fiancé et le lui disais par la suite sans moindre remord ? Comment pourrais-je lui dire tout simplement que je l'aime d'une manière particulière et que je suis prête à vouer mon corps à son service, mais pas mon âme ? Non, je ne pouvais lui dire toutes ces choses. Il me serait assez aisé de l'admirer, de la suivre dans ses projets quelconques, de lui rendre ce qu'elle me donnerait au lit avec toute la passion du monde... Oui, c'était une forme d'amour, de l'amour que l'on donne à un être supérieur que l'on vénère. Mais de là, à l'aimer comme une humaine ? Je ne pense pas y arriver. Enfin, il ne faut pas juger une situation avant de la vivre, et c'est en comprenant que c'était ce qu'elle voulait me dire depuis le début, que je devins perplexe et troublée.

- Non, je ne pense pas comme ça...

Elle ne voulait pas de mon amour tout de suite... Elle ne voulait pas que je l'aime du jour au lendemain, comme ça par magie. Elle voulait que cela soit fait dans les bonnes formes, en apprenant à nous connaître, à nous apprécier. Je me giflais mentalement en me rendant compte que, finalement, ni elle ni moi, nous ne nous connaissions pas vraiment. Pour moi, Ayame-Sama était une personnalité complexe sans âme qui ne se plaisait que dans la destruction et la luxure, une personne éprise de son savoir et de son pouvoir qui était au-dessus de tout, un être tellement intelligent que l'on ne pouvait que l'admirer tel un Dieu et la prendre comme modèle... Mais pas autrement. Tandis que de son coté, comment pouvait-elle me voir ? Comme une femme voulant s'élever au sommet et utilisant tous les moyens -mêmes les plus blâmables, pour y arriver... Une simple humaine qui vise trop haut et qui n'est pas complètement normale avec ses deux personnalités et ses obsessions. Non, non... Elle m'a tant donnée. Elle m'aimait, cela voulait dire qu'elle a vu quelque chose de plus en moi que les apparences. Pourtant, je ne pouvais me résoudre à m'abandonner à elle... Parce que j'étais trop frivole. Et rien que pour cela, je ne lui ferais pas subir la déception de m'avoir à ses cotés. Pourquoi ? Parce que Dead Master ne pouvait aimer, n'est-ce pas ? Si ! Et malheureusement pour elle, elle a accordé ce sentiment particulier à une personne telle que moi.

- Pensez-vous arriver à ne plus m'aimer, si je n'arrive pas à vous aimer sincèrement ? Si c'est le cas, alors je ne vous mentirai pas sur mes sentiments envers vous.

Me tournant vers elle en attrapant ses mains sur le passage, je découvris son magnifique visage surplombé par ses yeux forêt. Affichant une expression sérieuse sans laisser de trace à une quelconque malice, je montrais par là que nous nous trouvions véritablement dans une situation qui demandait beaucoup de patience et qui -même avec tout cela- pouvait se terminer en déception. Trouvant que l'eau devenait oppressante, je saisis Ayame-Sama par la main sans qu'elle n’ait le temps de me répondre à la question, et je la traînais en dehors de cette étendue meurtrière. Nous matérialisant des essuies et des sous vêtements, j'en tendis un assortiment à la directrice, dans un silence de mort. Laissant mes pensées vaguer, ce n'est qu'à mi-voix que j'ajoutais des paroles à cette problématique.

- ... Vous êtes magnifique, vous possédez toutes les caractéristiques nécessaires pour être aimée par un être tel que moi. Pourtant ce n'est pas le cas parce que je ne peux m'abandonner à votre bon vouloir. Je ne peux vous promettre fidélité avant de vous aimer. Et je ne peux aimer sous la contrainte.

Laissant mon regard se perdre dans le lointain, j'attendis le temps que la femme à mes cotés se vêtisse avant de m'approcher d'elle, toujours avec cet air triste sur le visage et de lui prendre la main pour y déposer un chaste baiser. Caressant sa peau avec délicatesse, je n'attendis pas un quelconque refus ou parole de sa part, l'empêchant même d'agir d'une manière qu'elle puisse être. Caressant sa peau, l'embrassant, la chatouillant de mon souffle tiède, je m'approchais de son oreille pour lui souffler une seule phrase, d'une sincérité débordante que mon ombre traiterait de « gluante ».

- Pourtant... une partie de moi vous aime déjà, et ce depuis longtemps.

Fermant les yeux, je savourais ce moment où enfin, je me laissais aller, où j'abandonnais ma méfiance -introduite par mon ombre envers cette femme- pour lui dévoiler que oui, celle que j'étais l'aimais. Comment comprendre cela alors ? Très facilement. Depuis mon arrivée à Undai, j'admirais cet être magnifique, depuis toujours je voulus être dans sa grâce, recevoir ne serait-ce qu'un sourire de sa part, seule mon ombre m'empêchait de devenir une fan hystérique et lassante parmi d'autres. Par la suite, mon bon coté continuait à admirer la directrice de Undai et même à l'aimer, mais avec moins d'entrain, avec plus de méfiance vis-à-vis d'elle, en vue de la cruauté de cette femme maléfique. Finalement, ma vénération s'atténua pour ne laisser place qu'à des envies passagères teintées d'attirance et de soif de connaissance, sous la pression de mon mauvais coté. Et de là vint un constat de survie ; Dead Master-Sama était mauvaise, elle pouvait m’effacer de sa vie comme m'apprivoiser sans me laisser voix au chapitre-et cela sous un coup de tête- chose que je ne pouvais accepter. Et c'est ce même constat qui bloquait mes sentiments à son égard, sans oublier -bien évidement- mes traits de caractères peu soumis. Pourtant, j'étais en train de faire ressortir peu à peu cet aspect oublié de ma personne et Akiha n'était pas là pour m'arrêter. Pourquoi ? Ne sentait-elle pas le danger à dire tout cela à la directrice ? Ne trouvait-elle pas cela assez stupide de ma part étant donné que c'était une ouverture béante pour le monstre qu'était Dead Master afin de m'atteindre ? On aurait dit que non, en vue de son silence. « ... »

Me détachant de la silhouette de cette femme, je restais un instant troublé par ce silence peu habituel de ma chère deuxième partie ténébreuse. Secouant doucement la tête pour oublier l'angoisse qui montait en moi, je repris mon sourire charmeur et demandais à la directrice ce qu'elle voulait que l'on fasse à présent. Retourner à table ? À Undai ? Ou ailleurs ? Oui, finalement, j'étais carrément perturbée pour ne plus savoir coordonner mes idées sous tant de révélations.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Mar 12 Fév - 21:40

Serait-ce étrange de dire, ne serait-ce que pour une fois durant ma longue vie … J’eus envie d’être humaine ? D’être en bas de l’échelon et de m’atteler à ressentir des sentiments, apprendre ce qu’était une déception amoureuse avant de jaillir sa faux pour venir décapiter l’impertinent qui eut osé me faire souffrir ? Oui, cela était étrange, tellement que tout mon corps vibrait sous cette envie en même temps que celui-ci se heurtait à des confessions dérisoires, optant se voiler la face en vue de ce qu’il m’arrivait. Était-ce possible que j’aie ne serait-ce qu’un instant cette envie ? Pourrai-je seulement l’être, du moins, me mettrais-je à nue au point de me dévoiler entièrement et de me laisser sombrer dans tous ces sentiments, dans ce monde … Comment le ferai-je ?

J’étais un Dieu, un Dieu n’avait de place que sur terre pour être vénéré et aimé ou craint. Un Dieu ne pouvait aimer un humain, il ne pouvait avoir un sentiment plus qu’appréciable envers cette race. Il était inconcevable, autant qu’un Dieu engendrant un enfant avec un humain … Non, c’était contre nature. D’autant plus quand ce même Dieu n’était autre que celui de la mort. J’étais Dead Master, seule la haine et le chaos me faisaient vivre. L’amour n’était qu’un poison à mon existence, poison qui immobilisait mes membres, me faisant fondre dans un nouveau moule, m’arrachant mon rang divin pour me laisser choir au même titre qu’un animal doté d’un sens particulier de la réflexion. Non, je ne pouvais pas… Mais je le voulais. Quelqu’un, quelqu’un saurait-il m’aider ? Vous qui êtes là, vous qui formez nous … Que devrions-nous faire ? Que devrais-je faire ?
M’y abandonner et essayer.

- Pensez-vous arriver à ne plus m'aimer, si je n'arrive pas à vous aimer sincèrement ? Si c'est le cas, alors je ne vous mentirai pas sur mes sentiments envers vous.

Sa voix résonna tellement faussement que je me surpris à grimacer en vue de ses dires, il allait de soi qu’elle me mentirait de peur que je ne la tue. Oui, c’était tellement évidemment que je me voyais outrée qu’elle essaye encore de me berner dans ses fausses paroles. Comment oserait-elle me dire qu’après avoir essayé, elle ne m’aimait pas ? Cette conclusion était tellement claire dans mon esprit que je n’accordais que très peu de possibilité que celle-ci me donne véritablement son amour, oui … Mais alors pourquoi voulais-je essayer en sachant pertinemment que seule la souffrance serait ma récompense ? Comment, pourquoi, Dead Master mise de côté, qu’en pensait Ayame ? Elle fondait, elle fondait pour cette femme au point tel que le simple fait de se laisser se perdre dans ses bras la rendait folle. Folle au point de délaisser son pouvoir pour être … « humaine ». Oui, mais je ne pouvais laisser parler que ce bout d’humanité, tout ce que j’avais créé, fondé, détruit pour arriver jusqu’ici, pourrais-je les effacer de ma mémoire rien que pour Akiha ?
Oui, je le pouvais.

Non, cela était impossible. Sortant de l’eau sous une demande explicite, nous retournions vers le rivage. Arrivée sur celui-ci je m’enroulais atour d’un essuie, laissant mes yeux se poser un instant sur le lac dans lequel nous étions il y a peu. Ce lac qui recevait tous nos doutes, pouvait-on les envoyer dans celui-ci et simplement les laisser couler ? La vie n’était pas aussi simple, le monde n’était pas rose et les gens n'étaient pas gentils. Loin de là, ce monde était rongé par l’horreur, aussi loin que je m’en souviens… Jamais, jamais ce monde n’a accordé grâce à qui que ce soit durant son vécu. J’ai perdu tant, j’ai essayé de reconstruire une partie, je me suis perdue, j’ai perdu mon humanité et maintenant je la faisais revenir, espérant que ce monde nouveau puisse ne serait-ce qu’un instant la rendre heureuse. Je me trompais et je le savais.
Je ne veux qu’aimer.

D’un simple revers de la main, je me séchais, m’habillant lentement, laissant le tissu de mes vêtements se frotter à ma peau douce et sèche. Un fin soupir traversa mes lèvres alors que je réajustais ma chemise. Une baignade ? Non, cela ressemblait plus à une noyade. Oui, je me sentais noyée sous ses paroles, mon esprit rationnel se battait avec mon cœur ne quémandant que grâce et amour alors que mon cerveau jugeait préférable d’avoir un contrôle parfait sur la situation. Que me criait mon cœur à cet instant ? Lui rendre sa liberté. La lui rendre complètement, au point même de laisser mon emprise sur son ombre, lui rendre sa possibilité de parler sans que « je ne l’entende ». Impossible, je refusais cela catégoriquement, ce serait trop … Je n’avais pas encore assez confiance en elle. Lui rendre la possibilité de se mouvoir, ne plus lui ordonner quoi que ce soit … Je le ferai.

- ... Vous êtes magnifique, vous possédez toutes les caractéristiques nécessaires pour être aimée par un être tel que moi. Pourtant ce n'est pas le cas parce que je ne peux m'abandonner à votre bon vouloir. Je ne peux vous promettre fidélité avant de vous aimer. Et je ne peux aimer sous la contrainte. 

C’était douloureux, son baiser n’apaisait pas ma tristesse au contraire. J’avais l’impression que plus ses lèvres me touchaient, plus elles me brûlaient pour mieux me consumer. Affreux, mais tellement doux … Je détestais cela, mais j’aimais tant ce toucher que même maintenant, même quand elle m’embrassa je ne sus que répondre à ce dit baiser, prenant presque un plaisir malsain à sentir sa langue caresser la mienne. C’était fou, fou au point que je ne trouvais plus ma gauche et ma droite et tel un automate je hochais de la tête en signe de je ne sais quoi. Pourquoi répondre oui, si la question ne demande pas une réponse positive ? Que faisais-je ?! Je ne savais plus, je ne savais pas.
Parce que je brûlais, toujours et encore.

- Pourtant... une partie de moi vous aime déjà, et ce depuis longtemps.

Mon cœur manqua un battement alors que mes lèvres s’étiraient doucement dans un sourire doux, laissant tout doute disparaître de mon visage. Non, je ne pouvais me laisser manipuler, je ne pouvais me laisser aller, j’étais Dieu ! Un mal de tête tapa mon crâne alors que mon cœur se serra sous une action que je regretterai sans doute plus tard, une promesse faite à soi-même que je ne pourrai ne pas respecter. Signant un contrat ou plutôt un acte de paix entre ma raison et mes sentiments, j’accordais, je libérai mon emprise sur l’ombre d’Akiha, lui accordant paroles, faits, sans que plus jamais … je n’intervienne. Allant jusqu’à boucher à moitié mes oreilles en vue de ses dires ne tardant à venir me hurler dans les oreilles. « Tu ne peux que me croire, je t’ai toujours aimé, toi autant qu’elle. Tu le sais, tu le sens, tu es libre. ». Ce fut la dernière, ma dernière tirade envers cette masse défectueuse et horriblement détestable. Un poids en moins sur les épaules, je me détachais de sa personne, lâchant sa main ornée de son diamant de matérialisation.

- Du temps, je t’en laisserai. Autant que tu en voudras, j’essayerai … de te montrer que tu peux m’aimer, non pas Dead Master, mais celle que je suis.

Attrapant son visage entre mes paumes, je me hissais jusqu’à ses lèvres pour venir y déposer un doux baiser, chaste mais renfermant tellement de sensations que mon corps entier frémissait en le quittant. Un fin sourire et je lui fis dos, avançant d’un pas soutenu vers notre table. Me retournant cependant pour lui tendre ma main, je repris contenance de ma personne en laissant tout ce romantisme dégoulinant -que je trouvais trop, trop mou-. Des confessions faites, il n’était guère utile de s’étaler d’avantage sur le sujet, si il fallait qu’elle m’aime et que je lui montre qu’il était possible que cela arrive, ce n’était pas en devenant une personne gnangnan que j’arriverai à le faire. Rester soi-même était la meilleure des façons pour arriver à ses fins n’est-ce pas ? Et puis … Quel genre de Dead Master serais-je pour changer ma personnalité pour plaire à une femme ?
Grotesque.

- J’adhère au romantisme quand il le faut mais ne t’attends pas à ce que je devienne molle au point de m’agenouiller devant toi, pour te clamer mon amour Akiha-Chan ~

Lui envoyant un baiser d’un signe de la main, je nous conduisis rapidement là où notre table était. Ne prenant place tout de suite, je décidais de l’asseoir en tirant une chaise pour sa personne. Vêtue d’un habit dit fort masculin, jouerais-je les gentleman ? Maaah ~ Je ne suivais guère les stéréotypes, parler de filles ou de garçons dans un couple était aussi rationnel que de dire que Yume était gentille ~ En terme clair, impossible, Kufkufkuf ~

- Reprenons ce rendez-vous, veux-tu ? ~

Prenant place devant sa personne en claquant des doigts pour que le serveur vienne remplir nos verres, j’attendis qu’il parte pour venir chatouiller de mon talon la jambe de la personne me faisant face. Gardant un sourire malicieux sur le visage, je vis résonner mes cordes vocales dans une symphonie délicate de ma voix mielleuse ;

- Nous n’avons jamais parlé de nos personnes réellement, parle moi de toi ~ Pourquoi as-tu accepté de venir à Undai ? Depuis quand t’es-tu éprise pour le monstre que je suis ? Serait-ce à cause de mon sourire ou alors ma noirceur à fait frémir ton ombre au point tel que tu ne pouvais que t’intéresser à ma personne ? ~

Laissant un rire traverser mes lèvres, je pris un gorgée avant de reprendre mes dires d’un calme fou. Oui, nous devions reprendre mais ne pas oublier non plus, je savais la peste qu’elle était et elle le monstre que je représentais. La confiance ne se gagnait pas aussi facilement, il nous faudra encore des années pour oser dire « J’ai confiance en toi, ne l’oublie pas ». Foutaises, cela arriverait-il ne serait-ce qu’un instant ? Un jour peut être.

- Tu n’as jamais été une personne faite pour Undai, tu avais une famille, une vie … tu avais tout pour être heureuse et vivre normalement. Seule ton ombre a été une entrave à tout cela … Mais vous ne formez qu’une.

Ce n’était qu’une réflexion à voix haute que je pensais depuis son arrivée, elle n’était pas une enfant délaissée ou un assassin sans cœur non plus. Elle avait cette partie d’elle qui fermait les yeux de peur de se voir choquer en découpant ses victimes … C’était mignon. Dans un sens.
Adorable.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Dim 17 Fév - 14:59

Une parole -même innocente- peut avoir des conséquences démesurées. Je le savais plus que bien, c'était pour cette raison que je restais sur le qui-vive, n'essayant de dire que ce que je trouvais juste et vrai, sans aller dans l'exagération de ce que je pouvais dévoiler. Parfois je me disais qu'être moi n'était pas facile, que j'ai passé toute ma vie à me voiler la face, à mentir pour arriver à mes fins. Mais quand étais-je vraiment moi ? Quand vivais-je pour moi ? Jamais. Si, une fois, une fois quand j'ai accordé ma confiance et mon âme à une personne dans ce monde de requins. Et même avec cette personne, j'étais ignoble quand on y regardait de plus près. Oui, irréparablement, j'étais quelqu'un de mauvais qui ne faisait qu'à sa tête. Sauf que là où je me trouvais à présent, il n'y avait plus place pour ce genre de comportement qui ne nécessitait aucun engagement. Aucun contrat hein... Même mariée, je serais du genre à me laisser aller à mes envies torrides. Je me demandais qu'est-ce qui pourrait me changer. Un enfant ? Une véritable famille pour laquelle je vivrai ? J'étais encore jeune, je pouvais y penser pendant plusieurs années. Sauf que dans un sens, j'étais déjà accomplie et je pouvais me construire une vraie vie... Pourtant, Akiha était là pour m'en empêcher, pour que je poursuive un but bien précis jusqu'à la fin de mon existence. Mon ombre, m'empêcherait-elle de construire une vie normale ? Oui, parce qu'elle savait que je la délaisserai en faisant cela. Même moi, j'avais cette conviction.

- Du temps, je t’en laisserai. Autant que tu en voudras, j’essayerai … de te montrer que tu peux m’aimer, non pas Dead Master, mais celle que je suis.

Un geste, une parole et me voilà envoûtée par cette simple parole. Souriant de contentement en oubliant tous mes questionnements passagers, je me laissais entraîner par le baiser de cette femme puissante. Bon sang, j'étais vraiment chanceuse de pouvoir l'approcher de la sorte. Oui, finalement, j'étais parfaitement accomplie, il ne me maquait que le bonheur et ce serait une vie de rêve. « Le bonheur et la mort ça va pas ensemble. Personnellement, je choisis le sang. Heh. » Un léger froncement de sourcils presque invisible, et me voilà rassurée de la présence de cette chose détestable qui remettait tout le temps mes pensées en question. Comme toujours, ne lui prêtant pas plus d'attention que cela, je suivis Ayame-Sama jusqu'à notre table éclairée par des milliers de lumières où des verres de vins et des plats chauds nous attendaient. J'ai vraiment bien choisi les gens pour nous servir en ce beau jour de révélations.

- J’adhère au romantisme quand il le faut mais ne t’attends pas à ce que je devienne molle au point de m’agenouiller devant toi, pour te clamer mon amour Akiha-Chan ~

Riant doucement, je me sentis revivre sous ces paroles. Oui, définitivement, tout allait dans le bon sens pour ma personne, le retour à la normale. « Ce serait marrant, Deady qui prie devant une statuette de nous ». Inimaginable, tellement que je ne pus sourire de la stupidité de la scène qu'Akiha me présentait dans l'esprit. Me détendant instinctivement, je m'assis sur la chaise tendue en remerciant poliment la directrice de Undai. Attendant qu'elle s'asseye, je laissais une atmosphère de calme planer dans l'air tandis que je me délectais de la voix douce et suave de la directrice. Oui, le bonheur cela n'existait pas dans le monde de nos jours.

- Nous n’avons jamais parlé de nos personnes réellement, parle moi de toi ~ Pourquoi as-tu accepté de venir à Undai ? Depuis quand t’es-tu éprise pour le monstre que je suis ? Serait-ce à cause de mon sourire ou alors ma noirceur à fait frémir ton ombre au point tel que tu ne pouvais que t’intéresser à ma personne ? ~ 

Délaissant mon talon pour venir effleurer sa jambe de la mienne, répondant à son geste précédent sous la table, je réfléchis à ses paroles. Ce qu'il en était de moi et de mon admiration pour cette femme... Je crois que cela a commencé avec l'Académie, oui l’ingéniosité des lieux, de la matérialisation. C'est par la suite que je voulais découvrir quelle personne pouvait bien se cacher derrière une telle invention, admirant déjà un spectre invisible, une puissance dont je ne connaissais le visage. C'est par pur hasard que j'ai découvert le visage de cette dame, un beau jour de ma Seconde et que je sentis tout de suite qui elle était. C'était l'époque où peu de gens connaissaient le visage de la gérante de Undai, et où j'eus la chance de la voir dans un couloir... Je crois que l'enfant que j'étais, est tombée tout de suite amoureuse de cette effigie de classe et de grâce. Par la suite cela s'est développer, mes sentiments ont évolués avec l'âge et me voilà aujourd'hui à détester cette femme autant que l'adorer -que ce soit moi ou mon ombre. Mais finalement, je crois que ce fut sa prestance qui a fait chavirer mon cœur d'adolescente aux idées grandioses.

- Tu n’as jamais été une personne faite pour Undai, tu avais une famille, une vie … tu avais tout pour être heureuse et vivre normalement. Seule ton ombre a été une entrave à tout cela … Mais vous ne formez qu’une.

« Une entrave hein... à ses envies de te posséder ouais ! » Plongeant mon regard dans celui qui me surplombait, je restais un moment songeuse de ses paroles, avant d'afficher un sourire coquin en attrapant mon verre de vin et le portant à mes lèvres.

- Effectivement...

Flash back :

-Je refuse, inutile !

Balançant une enveloppe ouverte dans le feu de la cheminée pour qu'elle s'y consume, je défiais les deux personnes devant moi des yeux, toujours outrée de cette proposition dérisoire. Grimaçant sous l'insistance de mes parents, je secouais ma tignasse blonde dans un geste de négation montrant bien que non, je n'étais pas d'accord et que non, je ne voulais pas prendre de risque inutile ayant déjà une place dans l'école réputée de la ville de Tokyo.

-Mais qui sait, peut-être que cette école sera bien, et ça te changera de ta vie ici.

Ma seule réponse ? Un «No way !» à l'intention de mon paternel avant de monter les escaliers pour me réfugier dans ma chambre. Et même là, je pouvais entendre la discussion entre mes deux géniteurs sur ma fugue de prendre des décisions sans réfléchir. Par contre, j'avais en horreur leur façon de vouloir m'éloigner de l'endroit où elle est morte, me changer de ville pour que je puisse tout remettre en question et reprendre dans une atmosphère plus calme. Comme si je ne pouvais décider à ma place quoi ! J'étais déjà inscrite dans une bonne école de Tokyo qui n'attendait que des bons éléments dans ses murs, j'avais de l'ambition et des projets, et là... Une école à l'autre bout du pays m'envoie une invitation pour que j’intègre ses murs. Genre quoi, elle a besoin de faire la pub tellement elle est méconnue ? Undai Gakuen... Jamais entendu parler.

- Akiha, just give me two seconds, and I will explain why I want you to move there.

Soupirant d'énervement, je laissais mon père rentrer et me déballer son point de vue qui ne me plaisait guère. L'écoutant à moitié, je lui imposais mes propres impressions avant de terminer sur un accord qui n'eut jamais lieu par la suite.

- Fine ! Mais si cette école ne me plaît pas, je reviens à Tokyo par le premier vol.

Fin Flash back.

Oui, j'étais un enfant bien colérique et têtue à l'époque. Je ne dois pas m'étaler sur le sujet, comment j'ai adoré les lieux et m'y suis intégrée. « Et comment je suis rentrée dans ta vie ». Aussi. Laissant mon verre en suspens dans ma main, un mince sourire étirant mes lèvres, je repris la parole d'un air posé.

- Pour vous dire la vérité, il ne faut pas beaucoup pour tomber sous votre charme. Surtout qu'à l'époque où vous étiez si mystérieuse. En y pensant, qu'est-ce qui a changé votre point de vue sur la question ? Avant il allait du miracle de savoir qui règne sur Undai tandis qu'aujourd'hui tout le monde connaît votre visage entre ces murs.

Véritablement intéressée par une quelconque réponse, je repensais à cette période où j'allais en cours à Undai en tant qu'étudiante. Il m'a presque fallu passer presque toute ma Seconde avant d'apercevoir l'ombre de cette femme magnifique au détour d'un couloir... Tandis que maintenant, elle s'y promène pour un oui ou un non sans moindre gêne. Me saisissant de sa main dans un geste doux, je la caressais entre mes doigts avant de poursuivre, mon regard ne sachant se détacher du sien.

- Je dois vous avouer que je suis venue à Undai avec la conviction de retourner chez moi le lendemain. Mais quand j'ai découvert les lieux, cela m'a tout de suite plu. Et par la suite, je voulais à tout prix voir qui a bien pu mettre en œuvre un tel lieu... Et me voilà aujourd'hui de retour en tant que professeur. À croire que Undai avec vous m'attire toujours autant. Mais, je n'ai jamais su... D'où vous est venue l'idée de construire une école ?

Parce que jamais je n'aurais cru possible qu'un être telle qu'elle allait construire une école pour des jeunes gamins en pleine puberté pour leur donner son grand pouvoir de matérialisation. Elle aurait tout aussi bien l'exploiter dans des grandes boites scientifiques... Et pourtant, non.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Dim 17 Fév - 18:04

Un instant, ne serait-ce que le temps d’une respiration je la regardais avec un tel envoûtement et désir que je devais me retenir de ne pas lui sauter dessus, son pied me caressant la jambe, sa main caressant la mienne, ses lèvres fines paraissant si douces et ses yeux, Dieu ses yeux ! L’amour était néfaste, il l’était pour moi, m’adonner à admirer une personne autre que soi-même m’était tellement étrange. Avoir envie d’une femme que l’on ne peut atteindre, mais dans quelle série miteuse étais-je tombée ? Je ne saurais le dire, pour le moment, je ne faisais que me plaire dans les yeux d’Akiha. C’était avec autant de vice que d’envie, que je répondais à chacun de ses gestes, un nouveau sourire naissant, un regard complice, un délice dans la voix ;

- Pour vous dire la vérité, il ne faut pas beaucoup pour tomber sous votre charme. Surtout qu'à l'époque où vous étiez si mystérieuse. En y pensant, qu'est-ce qui a changé votre point de vue sur la question ? Avant il allait du miracle de savoir qui règne sur Undai tandis qu'aujourd'hui tout le monde connaît votre visage entre ces murs.

Je ne pus que rire face à ses dires, oui, j’étais une personne mystérieuse qui ne se mélangeait pas aux élèves il y a quelques années d’ici. Et ce n’est que depuis peu, que je prenais plaisir à vagabonder dans les couloirs, laissant ces misérables étudiants connaître leur bienfaiteur de la meilleure manière qu’il puisse être. Mais pourquoi un tel changement ? Ce n’était que par caprice, du moins c’est ce que j’aurais laissé croire. Mais la vie de ces enfants m’avait un temps soit peu plus intéressée, que ce soit en vue de leurs prouesses ou encore de leurs personnes mêmes. Cette génération de bons-à-rien n’avait rien à voir avec la mienne, à mon époque on ne se plaisait pas à sécher les cours « parce qu’on n’en avait pas envie » ou encore mieux « passer ses journées à picoler dans la cour ». Les débuts de Undai n’étaient pas comme maintenant, non, les élèves étaient différents, craintifs de combattre premièrement pour finalement évoluer dans une nouvelle classe sociale au dessus du monde. Oui, ils savaient faire preuve d’élégance et de jugement alors que nos enfants d’aujourd’hui n’étaient que des pleurnichards pétant plus haut que leurs culs. Quelle vulgarité, n’est-ce pas ? Mais cela ne répondait toujours pas au pourquoi d’Akiha … Oui, pourquoi ? Pour Yume, par caprice et par envie passagère ? Je dirais oui, mais en même temps non. N’était-ce pas le moment idéal de présenter la reine du monde en ce temps farfelu ? Qui sait ~

Quoi qu’il en soit, ce ne fut pas que sa question qui imbiba mon esprit de mille et une questions, mais également le fait qu’il n’en fallait pas beaucoup pour tomber sous mon charme. Je savais ce que je valais, et c’était avec un plaisir malsain que j’adoptais l’air de directrice mystérieusement séduisante. Amusant n’est-ce pas ? Dans un sens, ce rôle qui était mien m’avait apporté plus d’une fois, plaisir. Que ce soit dans ma quête des rencontres avec la gente féminine ou encore avec mes relations extra-scolaires dans lesquels je ne faisais que fignoler mon image de femme fatale.

- Je dois vous avouer que je suis venue à Undai avec la conviction de retourner chez moi le lendemain. Mais quand j'ai découvert les lieux, cela m'a tout de suite plu. Et par la suite, je voulais à tout prix voir qui a bien pu mettre en œuvre un tel lieu... Et me voilà aujourd'hui de retour en tant que professeur. À croire que Undai avec vous m'attire toujours autant. Mais, je n'ai jamais su... D'où vous est venue l'idée de construire une école ?

Je n’aurais pu attendre meilleure réponse que celle que je venais de recevoir, je ne connaissais que très peu Akiha dans ces débuts, pour moi à la base, elle n’était qu’une élève comme les autres, se démerdant tant bien que mal pour réussir ses années à Undai. Ce n’est qu’après un petit temps que sa personne, surlignée dans un dossier comme étant un talent de Undai, m’eut intéressée. Pointée du doigt par le corps enseignant comme étant un atout, il était de mon devoir de voir de plus près ce que ce grain de fillette pouvait m’apporter. Et c’est sans doute, la première fois en croisant son regard que je compris. Elle, ou plutôt elles n’étaient pas comme les autres. Une attirance première ? Non, seulement de la curiosité en vue de ses prouesses scientifiques, lui accordant même le droit de jouer de ses camarades comme cobayes. De plus, à cette même époque, Sousei faisait également des siennes, entre son attirance fanatique pour ma personne -dont elle ne s’en cachait pas-, j’avais deux perles grandissantes à mes côtés. Alors pourquoi maintenant, pourquoi suis-je tant devenue accro à l’une des enfants que je n’avais fait que regarder de loin ? Je ne saurais le dire, pas tout de suite du moins ~

En ce qui concernait l’école … Secret. Non, cela ne serait pas plaisant, surtout si je suivais le principe de répondre aux demandes de ma chère amante. Tout commença à l’université, suivant des cours de biologiste, c’est à ce moment là que je commençais mes prouesses dans le domaine de la science. La suite de l’histoire passe par mon enfermement et ma mutation pour que finalement, une envie « de régénérer l’humanité » m’eut traversée l’esprit. Je ne peux pas dire que construire Undai n’avait été fondé que sur une envie passagère, j’avais songé longtemps avant d’aboutir ce sujet et puis … Undai était une sorte de maison pour moi et ces membres, de la famille. Chose que j’ai toujours cherché, et que je cherche encore d’ailleurs. Peut être ~

- Undai … Tu connais mon passé mieux que quiconque n’est-ce pas ? Disons que cette école représentait à l’époque comme un espoir pour l’humanité. J’avais cette envie de libérer ces enfants du monde extérieur, leur montrer un endroit où ils pouvaient vivre sans jugement, un endroit qui représenterait leurs maisons. Tu sais aussi bien que moi, qu’Undai n’a pas toujours été un asile, il fut une époque où cette académie était prospère. Les combats étaient présents, mais peu de morts étaient recensés dans nos journaux. Yume-Chan a été la raison du changement de Undai, un passage en terminale qui restera à jamais dans nos mémoires n’est-ce pas ? ~

Yume, si Undai est devenu si catastrophique, bien que celui-ci me plaise plus qu’avant, Yume était désignée comme étant la seule coupable. Instaurant des actes dans l’esprit des étudiants, laissant des combats éclater autant que des rivalités causant la mort. Et bien sûr ma personne, je n’étais pas clean dans cette historie non plus, la déchéance de Yume n’était autre que causée par ma personne, je le savais, et je l’assumais pleinement. Laissant un fin rire traverser mes lèvres alors que ma main libre se saisissait d’un verre de vin, je portais celui-ci à mes lèvres avant de poursuivre, d’un ton calme mais bien sous-entendu ;

- Mais bon, cela est du passé. Un monde où j’aurai une maison, une famille m’étais-je dit. L’ironie n’est pas moindre, mais je suis tout de même contente de ce que j’ai créé. Undai n’est pas parfait, il regorge de monstres, mais ces personnes me sont similaires, je ne peux que les aimer ~

Me redressant en lâchant la main d’Akiha, je soupirais doucement en penchant ma tête sur le côté. Cela faisait bien trois heures si pas plus que nous avions quitté Undai, et je devais avouer que la fatigue se faufilait à travers ma bonne humeur. Ne laissant cependant rien paraître, je finis mon verre tout en dégustant les quelques mets se trouvant devant ma personne. Renchérissant sur les questions, je laissais ma voix angélique vibrer entre deux mets ;

- Undai est plaisant, ce n’est que par caprice que je suis sortie de mon terrier ~ D’autant plus, à présent, n’est-il pas de mon devoir de m’afficher ? Si ce n’était pas le cas, un million de « chatons » te tourneraient autour ~ Prends le comme tu veux, jalousie ou non, j’aime garder ce qui m’est cher dans le creux de ma main ~

Faisant cligner mon verre au sien en y ajoutant un petit clin d’œil, je buvais d’une traite ce vin rouge sanglant venant de je ne sais où, mais porteur d’un arôme des plus délicats et fruité. Rien de meilleur pour mon palet, un fin rire traversa mes lèvres alors que mes paroles ne cessèrent de fuser avec un certain amusement dans la voix ;

- Et sinon, que dirais-tu de continuer cette discussion dans un endroit plus intime ? ~

Qu’avais-je derrière la tête ? Maaah ~ Si vous saviez, Kufkufkuf ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Jeu 21 Fév - 18:46

Ai-je déjà mentionné que j'adorais converser avec des esprits scientifiques aiguisés ? Avoir une conversation structurée avec une personne ayant les mêmes convictions et les mêmes points de vue sur différents sujets, qu'ils soient politiques ou pratiques dans le monde de la science, c'était plaisant. Et cela l'était encore plus quand on s'adressait directement à l'élite de ce monde corrompu, oui à un être au-dessus de la crasse humaine, au-dessus des sentiments éthiques et loin préjugés ethniques. Oui, Dead Master-Sama était une de ces scientifiques acceptant toutes les possibilités avec sa pensée rationnelle. Il suffisait de regarder Undai pour avoir l'image parfaite de cette femme. Cette école était constituée d'étudiants et du personnel venu du monde entier, ne faisant pas attention aux origines et à la classe sociale. On pouvait y trouver un pauvre petit noir venu du fin fond de l'Afrique aussi bien qu'un riche japonais issu d'une famille connue. Oui, et le plus étonnant dans tout cela ? C'était que le pouvoir de la matérialisation éradiquait complètement le racisme de cette institution sanglante. Comment ? Eh bien si le petit noir est plus fort que le riche japonais, évidement le petit noir allait se faire respecter par le plus faible. Oui cette Académie était vraiment fondée sur une structure ingénieuse. « Dans un sens ouais. » Effectivement, je regardais tout de même avec un recul certain, la politique de Undai. La politique de la mort.

- Undai … Tu connais mon passé mieux que quiconque n’est-ce pas ? Disons que cette école représentait à l’époque comme un espoir pour l’humanité. J’avais cette envie de libérer ces enfants du monde extérieur, leur montrer un endroit où ils pouvaient vivre sans jugement, un endroit qui représenterait leurs maisons. Tu sais aussi bien que moi, qu’Undai n’a pas toujours été un asile, il fut une époque où cette académie était prospère. Les combats étaient présents, mais peu de morts étaient recensés dans nos journaux. Yume-Chan a été la raison du changement de Undai, un passage en terminale qui restera à jamais dans nos mémoires n’est-ce pas ? ~

Je ne fis que suivre du regard tout mouvement de la directrice tandis qu'elle faisait vibrer sa voix dans l'ambiance calme du paysage. Buvant chacune de ses paroles, j'enregistrais avec un grand soin tout information pouvant être inconnue à ma personne. « Son passé tragique qui l'a changé en une folle vivant pour tuer... Oui, classique ». Fronçant les sourcils sous le ton moqueur de ma chère deuxième moitié, je laissais mes souvenirs m'envahir. Les souvenirs de ce jour où le combat mental prit le dessus sur les coups et le sang. Ce jour où l'Arène a faillis se faire détruire sous la colère de la reine des lieux. Ce jour où j'ai vu des bribes d'images et de scènes montrant quel passé tragique eut cette femme assise là, devant moi. Cette femme immortelle qui frôlait le monde de ses pieds depuis des décennies. Bon sang, j'étais assise devant un monstre. Un être effrayant mais tout aussi attirant. Oui, une personne diabolique qui voulut changer son triste passé en quelque chose de plus joyeux par la suite, voulant préserver les autres enfants de ce qu'elle a vécu. Un monstre ayant un cœur ? Non, pas vraiment. Même si ses paroles sonnaient doucereusement à mes oreilles, il n'y avait pas d'illusions à se faire, elle donnait mais elle prenait aussi en retour. « Donnant-donnant comme on dirait, mais pas toujours gagnant-gagnant ». Effectivement.

Quand je suis entrée à Undai, cette école était un lieu rêvé pour ma personne, j'y voyais des possibilités à tous les coins de couloirs, à chaque lettre notée dans un bouquin. Oui, je suis tout de suite tombée amoureuse de ce lieu regorgeant de vie et d'idées de génie. Jusqu'au jour où j'ai découvrit l'Arène du mauvais coté de la face. Un jour comme un autre où j'ai décidé d'y faire un tour pour me plaire dans la matérialisation. C'était la lune rouge qui m'y accueillit et -suivant les autres- ce n’est pas le sol en échiquier qui fut mon divertissement, mais mon regard porté sur deux adversaires venant des gradins. Black Rock Shooter vs Stregth, deux Terminales qui combattaient pour avoir leurs diplômes. Ce fut un combat épique, il aurait pu passer pour banal et gore comme d'habitude, s'il ne se concluait pas par la mort brutale d'une des étudiantes. Je crois que ce jour m'ouvrit les yeux sur beaucoup de choses concernant cette école soi-disant idyllique. C'est après cette scène de mort prévalant l'amitié que j'ai commencé à me forger une carapace pour survivre dans ces lieux, me construisant mentalement une deuxième moi qui devint rapidement une partie à part entière de ma personnalité, me protégeant de tout malheur et haine régnant en ce lieu 'magique'. « Mon apparition et nos grands projets... Hah, le bon vieux temps. » Après cela, j'ai suivis le mouvement du groupe, les gens devinrent plus brutaux, plus sadiques, d'autres voulant préserver leurs propres amitiés se battant au point de tuer, d'autres coupaient les liens pour fuir un mal encore inconnu. Et moi ? Moi je devins plus entreprenante et sans moindre scrupule pour jouer sur mes camarades qui -dorénavant- ne représentait que de la chair. Pas de sentiments... Si, ceux de la haine. Et tout cela régit par mon ombre tandis que moi, je restais tapie dans un confort illusoire. Et tout cela parce que la plate-forme devint moins rassurante à cause de cette gamine. Yume Kuroi... Stupide fille qui a eu trop de liberté de la part d'Ayame-Sama. Non, définitivement, je ne comprendrai jamais ce qui les liait à ce point... « Un passé tragique ? Amusant non ? Tellement humain ! »

- Mais bon, cela est du passé. Un monde où j’aurai une maison, une famille m’étais-je dit. L’ironie n’est pas moindre, mais je suis tout de même contente de ce que j’ai créé. Undai n’est pas parfait, il regorge de monstres, mais ces personnes me sont similaires, je ne peux que les aimer ~

Oui, tellement humain que cela devenait monstrueux quand on regardait le résultat à présent. Cette Académie ne régissait que par la force et par le sang, les étudiants y allant devaient chaque jour se battre pour leur survie. Toutes ces personnes riches en idées de tortures un jour, sortaient de ce lieu -ceux qui survivaient- et devenaient des gens à part entière de la société. Les uns se présentant comme des hauts fonctionnaires dans le monde, d'autres comme des assassins en série insaisissables. Mais comment voir autrement le monde, en sortant de ce lieu de fous ? Moi-même, après l'obtention de mon diplôme, je voulus voler haut par ambition et surtout pour me venger d'avoir survécu aux horreurs qui s'y passaient. Vivre pour devenir le meilleur, une belle devise pour Undai. Et tout cela à l'image parfaite de Dead Master-Sama. Oui, un monstre engendre des monstres.

- Undai est plaisant, ce n’est que par caprice que je suis sortie de mon terrier ~ D’autant plus, à présent, n’est-il pas de mon devoir de m’afficher ? Si ce n’était pas le cas, un million de « chatons » te tourneraient autour ~ Prends le comme tu veux, jalousie ou non, j’aime garder ce qui m’est cher dans le creux de ma main ~

Soufflant doucement sous l'intensité de toutes ces révélations, je me laissais aller contre mon siège, tout en souriant doucement à ses dernières paroles. Mes étudiants ? Oui, mes adorables petits chatons étaient des proies idéales pour mes desseins. Leur naïveté n'avait pas de limite et ils étaient facilement abordables. Et comme dans toute école japonaise qui se respecte, les étudiants admiraient leurs supérieurs au point tel que l'on pouvait confondre ceci avec de l'amour. Il ne suffisait qu'une petite once de mon pouvoir pour pousser les choses et voilà que je me retrouvais avec un cobaye sur ma table d'opération complètement docile. Mais cela ne marchait pas de cette manière tout le temps, d'ailleurs, j'utilisais rarement mon pouvoir pour cela... Non, ces petits êtres cherchaient souvent la protection et ce, dans des endroits insolites. Aimer un professeur ou se faire aimer par l'un d'eux, était une monnaie d'échange et une assurance vie en quelque sorte. Une assurance qui allait se faire détruire par la faux de la directrice pour le premier de mes fans qui m'approchera de trop près... Cruel. « Intéressant, rien que pour cela accepte les avances du gamin de la dernière fois ! Je veux voir ça ! » Refusé, je n'avais aucune envie de voir des morts inutiles pour le plaisir de ma chère deuxième personnalité.

Me levant à l'invitation de la directrice, je laissais un sourire coquin planer sur mon visage, ayant déjà une bonne idée en tête. Oui, pourquoi parler de toutes ces choses tristes ou légèrement effrayantes, si l'on pouvait passer du bon temps à la place. Oui, ce soir c'était le dîner qui comptait, cette nuit, cela devait être magique et il allait de mon devoir de laisser les problèmes de coté, rien que pour aujourd'hui. Prenant la directrice par la main, je lui indiquais la voiture tout en l’entraînant avec moi en sa direction. Commentant ce qu'elle venait de dire en même temps.

- Undai a changé, et change toujours. Nous ne savons pas ce qu'il deviendra dans dix ans non plus. Tant que vous avez atteint votre idéal, cela ne peut représenter qu'une réussite. Vu ainsi, je trouve vote initiative admirable, même si le résultat est surprenant.

« Ouais, amener des petits morveux malheureux dans la fosse aux lions, très charmant. Rentrons. » Non, il n'était pas du tout temps de rentrer. Pas pour le moment du moins, j'avais encore un dernier lieu en tête pour que cette soirée se termine comme il se doit. Démarrant la voiture en promettant à la directrice que le voyage ne sera pas long, un sourire des plus charmeurs sur les lèvres, me voilà en train de conduire près d'une côte en direction de la plage. Cinq minutes plus tard, la nuit tombée, j'arrêtais la voiture près d'un banc de sable en indiquant que nous étions arrivées. Sortant de la voiture, j'attendis que la directrice soit à ma hauteur pour la prendre par la main et lui faire face, l'esprit bouillant déjà de la suite des événements.

- Voilà où nous passerons la nuit. J'espère que vous ne craignez pas une femme voulant vous posséder ~

N'attendant pas de réponses, je vins l'attraper par la taille pour me saisir de ses lèvres désirables, cette bouche que je me retenais d'attraper dans un baiser passionné. Il n'y avait pas de doute, cette femme rendait mon corps et mon esprit tellement éveillés l'un que l'autre, que cela ne pouvait se terminer autrement que par un désir maladif de sa personne. Elle avait tout, l'intelligence et un corps de rêve, alors pourquoi se retenir ? Aucune raison pour ne pas profiter de ce moment d'apaisement total. Jouant avec sa langue, je me détachais doucement de son corps, un sourire toujours aussi aguicheur aux lèvres, pour mieux l'attraper par la taille et l'entraîner avec moi vers la petite maisonnette moderne qui se trouvait sous nos yeux. « Tu vas te brûler, tu vas te brûler, et tout partira en fumée ». Fermant un instant les yeux sous le dérangement représenté par mon ombre qui ne voulait pas forcément passer à l'acte, je ne me gênais pas de venir déposer mes lèvres sur les parties découvertes de cette peau blanche qui m'était accessible.

Ouvrant la porte d'un coup sec, je n'attendis pas plus pour venir plaquer ce corps aux proportions généreuses, contre un mur. Empressant mes gestes, au point même qu'elle ne puisse réagir, mais juste subir, je passais l'une de mes mains en dessous de sa chemise pour frôler son corps de ma paume. Tandis que l'autre main -plus audacieuse- allait déjà se loger sur les fesses de la femme étant mienne pour cette nuit, l'empoignant pour mieux l'emprisonner. Tout cela accentué par des baisers fiévreux et passionnés. Trouvant le mur fort dérangeant, je soulevais soudainement sa silhouette du sol, toujours en l'embrassant partout où je pouvais, en l'amenais dans la pièce d'à coté. La déposant sur le lit, je ne me fis pas prier pour venir au-dessus d'elle et continuer mes actions insolites. Un sourire dévoreur accroché aux traits, mon corps chauffant d'un plaisir malsain, je me plaisais à découvrir sa peau centimètre par centimètre, caresse par caresse. Écartant doucement les pans de ses vêtements pour découvrir sa poitrine généreuse, il ne m'a pas fallu plus de temps pour venir m'en saisir avec mes dents, jouant de ce petit bout de chair durcis par l'excitation. Ne m'arrêtant pas aussi facilement, je poursuivis mes baiser sur son corps à présent nue, délectant de la douceur de sa peau, passant par son ventre, ses seins, sa nuque, sa bouche tandis que mes mèches chatouillaient son corps. Empoignant sa taille de mes mains, je soulevais son bassin pour mieux la positionner à mes envies. Un dernier baiser langoureux tandis que mon corps était collé au sien, et je descendis jusqu'à sa perle de plaisir. Doucement, lentement, chatouillant cette partie sensible de son corps, d'un souffle chaud. Taquinant le plaisir par une attente insupportable. « Eh... Maintenant tu prolonges le plaisir toi ? Ou alors tu veux la rendre folle ? ».

- Les deux ~

C'est sur ce mot inaudible que je passais enfin à l'action, ma langue franchissant le dernier millimètre avant le plaisir d'une femme. Caressant la cuisse de la directrice, je me donnais à cœur-joie, léchant, mordillant suçotant son bouton de plaisir tout en passant des coups de langue sur ses lèvres intimes. Sentant l'excitation monter en moi en même temps qu'une chaleur se propageait dans mon bas-ventre, je remontais peu à peu jusqu'au visage de mon amante n'épargnant guère sa peau lisse, parsemée de suçons. Ma main s'aventurant près de son jardin secret, j'introduis deux doigts dans sa fente humide tout en traversant son cou de ma langue. Mordillant cette peau tendre, j'augmentais ma cadence, collant d'avantage mon corps au sien, dans des mouvements lents et régulier. Mon bassin contre le sien, mes lèvres savourant celles de la femme qui me tenait compagnie, mon corps suant de plaisir insolite, ma main s'activant avec cadence en son antre, un sourire vint naître à la commissure de mes lèvres avant que je n'accélère mes va et viens. Cette femme... Je jouissais littéralement rien qu'en imaginant qu'elle était là, sous moi prenant son pied autant que je possédais son corps. Ne serait-ce qu'une fraction de seconde, cet être supérieur était mien. Traçant des sillons de mes doigts fins sur son corps, je m'attaquais à son oreille en léchant son lobe tandis que nos corps fusionnaient presque sous l'ambiance torride qui nous entourait. Un frisson de plaisir, un gémissement, des gestes plus disparates mais contrôlés, un murmure incompréhensible, un soupir de contentement et me voilà recommencer mon manège, encore et encore. Descendant le long de son corps, léchant et traçant des sillons de ma langue sur son corps, venant titiller son intimité de gestes doux, lents ou encore soudains et rapides. Toujours et indéfiniment, jusqu'à que ma respiration devienne haletante, jusqu'à ce que son plaisir devienne omniprésent, jusqu'à ce que nos corps ne soient que deux masses de chaleur électrique et jusqu'à ce que mon propre plaisir furieux ne se déchaîne. « Je n'aime pas être spectatrice. »

En sueur, je vins capturer les lèvres de Dead Master-Sama avant de me reculer légèrement. Soupirant de contentement, je dégageais une mèche frivole de son front pour mieux plonger mon regard pétillant d'excitation dans ses billes vertes et intenses. Perdant un instant la faculté de parler sous sa beauté ténébreuse, je laissais mes gestes parler pour moi, caressant son visage avec douceur avant de faire résonner ma voix dans la chambre.

- Puis-je vous montrer l'autre face ? ~

« Fallait du temps... » Laissant mon sombre de coté ruminer son état de spectateur, je continuais en déposant des baisers papillons sur le corps de mon amante, prenant en affection la peau tendue de son cou. Un seul 'oui' de la part de cette femme et ce ne sera plus moi qui dirigerai les ébats mais celle qui me sert d'alter-ego. Pourquoi lui demander permission ? Par respect. Cela n'était pas normal de se retrouver à jouir avec une personne précise pour, deux secondes plus tard, être entre les mains d'une entité complètement différente, même si le corps reste le même.

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Jeu 21 Fév - 21:00

Si j’avais su … mais je le savais, et c’est bien pour cela que je prenais tant de plaisir à notre suite du repas romantique. Un rendez-vous entre deux personnes se connaissant déjà terriblement bien, ne pouvait que finir par une nuit ensemble, corps mêlés, souffles coupés et délicatesse brutale assurée. Oui, cela était inévitable et c’est en arrivant à une sorte de maisonnette non loin du large que je ne pus que me gratifier de mon sens de la déduction.

Il ne fallut guère plus d’un instant pour que ma dite accompagnatrice ne s’empare de ma personne, me collant contre un mur froid alors que ses mains frivoles se dessinaient déjà sur ma peau, je détournais le regard dans un soupir de contentement. C’était bon, c’était doux, c’était Akiha. Plus elle me touchait, plus je soupirais d’aisance, plus ses baisers se formaient sur ma peau délicate, plus des frissons me prenaient le corps. C’était un régale, un régale que je ne refusais à nos personnes, ne demandant justement qu’une réconciliation sexuelle.

Il est dit, que dans certains couples, après une dispute, ils devaient coucher ensemble pour se réconcilier, était-ce ce que nous étions en train de faire ? Maaah, je ne pourrais le dirai ainsi, après tout, je n’étais pas au commande. Akiha prenait un malin plaisir de m’avoir sous son emprise et bien que j’eus essayé ne serait-ce qu’un instant à prendre le dessus, j’eus bien compris que cela était vain. Me soulevant avec tendresse tout en me baisant le corps de ses lèvres tendres, elle me coucha sur un lit. Prenant la pose dominatrice, elle poursuivit ses bons soins tandis que mon corps se arqua sous ses caresses. Sans que j’eusse le temps d’une protestation, ses lèvres se détachèrent des miennes pour venir titiller mes sens de sa langue, prenant son temps pour tracer son sillon vers mon bas ventre, elle s’attela à me faire gémir de plus belle quand sa bouche vint se poser sur mon centre rougit de plaisir. C’était divin, à un point tel que mon corps s’est perdu dans tout cela, je ne savais plus où donner de la tête, sa voix n’était qu’un lointain murmure alors que ma bouche s’asséchait sous mes gémissements de plus en plus bruyants, prononcés. Oui, j’aimais, et j’aimais cela tellement que je m’agrippais à tout ce que je pouvais trouver pour obliger mon corps à ne pas jouir trop vite, à ne pas atteindre l’orgasme, espérant que cet instant dure encore, et encore.

- Puis-je vous montrer l'autre face ? ~

J’aurais dit non avec protestation, j’aurais repoussé sa personne pour qu’elle ne m’apporte pas son mauvais côté dans ce moment torride, mais je ne sus refuser, une partie de moi les voulait toutes les deux, que ce soit la douce ou la maléfique. Et c’est avec un certain entrain, entre deux gémissements que je lui accordais cela, n’attendant plus qu’à voir son mauvais côté, cette chose malfamée qui allait dans peu me soumettre à ses envies bestiales. Envie que je voulais atrocement sanglantes, mais en même temps douces. Aussi étrange que cela pouvait l’être, la partie maléfique de ma tendre amante pouvait elle aussi, rougir de douceur, mais une douceur donnée pour un mal bien pire que ceux habituels. Alors que faire ? Accepter et me voir le corps en sang comme la dernière fois ? Non, ce n’était pas ce que je cherchais cette fois-ci, je voulais de la brutalité après toute cette tendresse, mais de la brutalité correcte.

Me redressant légèrement pour venir attraper le visage d’Akiha entre mes paumes moites, je lui arrachais un baiser langoureux avant de venir souffler ma réponse à son oreille. Pas une seconde de plus pour que mes mains se mettent à plat sur son dos et que je vienne consumer ses vêtements de mon pouvoir. Ne brûlant pas sa peau, laissant celle-ci intacte, je ne faisais que la déshabiller à ma façon, la retrouvant nue sous ma matérialisation. Un fin sourire coquin sur les lèvres et me voilà attraper l’un de ses tétons durcis entre mes dents, mes billes rivées dans ses pupilles bleutées. Le souffle tout de même court et haletant, j’attrapais l’une de ses mains pour la faire pivoter sur le côté, prenant la pose dominante ;

- Akiha-Chan désire-t-elle aussi sortir ? Maaah ~

Et c’est dans un rire presque fou que je posais ma paume sur le torse de ma tendre amante, un dernier souffle amusé et voilà que j’extrayais son ombre de son corps. Ce n’était en rien douloureux, elle subissait ça à chaque combat, sauf que dans ce cas-ci, ce n’était pas pour faire un massacre, mais bien pour prendre du plaisir à trois. Croyez-vous qu’en sortant l’ombre, les deux auraient le double de plaisir puisqu’une recevait ce que l’autre avait et vice-versa ? Maaah ~ C’était à exploiter, et cela, sans demander plus. Me retrouvant donc avec deux corps à la place d’une unique entité, un sourire certain se posa sur mes lèvres. Attrapant celle de l’ombre pour la modeler à mes désirs en lui accordant non pas son apparence visqueuse, mais belle et bien celle de sa personne, je titillais sa langue avec joie alors que l’une de mes mains se posait sur l’originale. Me reculant pour admirer celles qui allaient me faire perdre pied, j’adressais un baiser à chacune avant de me reculer ;

- Cela sera tout aussi amusant ainsi, n’est-ce pas ? ~

Me lançant à corps perdu contre le corps de ma douce amante qui m’avait procurée plus de bien qu’il ne le fallait jusqu’ici, j’envoyais une invitation intimement prononcée à l’autre partie de sa personne. Baisant sa peau de mille part alors que mon corps se frottait contre le sien, je n’attendis plus que les actions de la deuxième moitié ~ Une scène digne d’une partouze érotique ? Maaah ~ Ce n’est pas comme si je nous filmais non plus ~

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MessageSujet: Re: Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)   Lun 25 Fév - 23:34

J'aimais ce que j'étais et ce que je faisais. J'adorais les plaisirs charnels et ce, sans moindres mœurs au préalable qui pourraient me stopper. J'étais ainsi, et rien ne pouvait arrêter mes envies avantagées par ma silhouette faite pour ce genre de pratiques érotiques. Oui, toute cette excitation, tout ce corps qui devient soumis peu importe sa puissance initiale. Oui, le sexe était une manière subtile de prévaloir les faiblesses mais aussi de se complaire dans la douceur autant que dans la terreur. Mais depuis quand suis-je devenue si accro à ces pulsions des plus déshonorantes pour des personnes aux croyances strictes ? Depuis longtemps. Déjà jeune je ne vivais que pour le corps humain et donc, je n'ai pas tardé à découvrir toutes les facettes de ce dernier, tombant directement amoureuse de cet aspect vulnérable de l'amour. Ceci me permettait-il de coucher avec n'importe qui, n'importe où ? Non, je n'étais pas une nymphomane accomplie qui sauterait sur le premier clochard venu, non, je préférais changer ces pulsions en arme. Une arme très efficace que ce soit avec les hommes ou les femmes, quand on voulait avoir quelque chose. « Et maintenant que nous avons tout ? » Ce n'est que plaisir et désir dangereux, mais tellement bon.

C'est sur ces gestes précis de mes mains, cette chaleur engendrée par nos ébats et cette passion inlassable que je me vis dans la tenue d’Ève avant même d'avoir une réponse à mes demandes audacieuses. Oui, Akiha voulait sortir, Akiha voulait aimer aussi, dans un sens. Et en tant qu'une partie d'elle, je n'avais le droit de refuser, c'était là le lien qui nous unifiait, un contrat à vie. Me laissant aller à cette douce sensation de ma peau contre celle d'Ayame-Sama, je ne fis que sourire à moitié tandis que mon instinct était éveillé à toute parole ou geste de cette femme maléfique. En avais-je peur ? Oui, cela il n'y avait aucun doute. Mais d'un autre coté, j'aimais les défis et les situations dangereuses. « Et là c'est le must des musts !». Oui, c'était tellement excitant.

- Akiha-Chan désire-t-elle aussi sortir ? Maaah ~

C'est avec curiosité et méfiance que je plantais mon regard bleu dans celui de la directrice, demandant ce qu'elle comptait faire là, au-dessus de ma personne avec sa main brandie sur ma poitrine. Un moment de flottement et je vis ma deuxième moitié -mon ombre cruelle- sortir sans mon autorisation sous la demande de cette femme magnifique qui me servait de compagnie en cette nuit étoilée. Me redressant légèrement sur le lit, je vis cette chose horrible prendre forme, et quelle n'était ma surprise quand celle-ci se transforma en moi, copie conforme à un détail près, nos yeux. Les siens étaient rouges comme d'habitude tandis que les miens restaient de leur couleur naturelle qu'était le bleu roi. Jamais... Jamais avant je n'ai tenté de la faire apparaître sous cette forme. Je crois que j'en fus si troublée pendant un court instant que je ne réagis pas tout de suite quand le corps de la directrice de Undai revint vers moi, me procurant excitation et jouissance.

- Cela sera tout aussi amusant ainsi, n’est-ce pas ? ~

Amusant ? Je défiais mon alter-ego du regard, tandis que mes bras s'entouraient automatiquement autour de la taille d'Ayame-Sama pour me l'approprier. Je la voyais -cette horreur- afficher son sourire carnassier qui montrait ses envies bestiales. Et, je devais l'avouer, je ne savais comment réagir. Me faire l'amour à moi-même ? Ce n'était pas nouveau avec cette chose qui s'amusait à prendre le bain avec moi mais... Sous cette forme, n'était ce pas étrange ? Si. Mais je n'avais le temps de douter, même pas un souffle d'hésitation ne pouvait franchir mes lèvres. Pourquoi donc étais-je si tendue ? Parce qu'elle était libre de faire ce qu'elle voulait et je ne pouvais la renfermer en moi, aux conséquences de déplaire aux envies de Dead Master-Sama. C'est pour cette raison que j'affichais un sourire similaire à celle de mon ombre. Attrapant le visage de la femme aux yeux verts forêt entre mes deux mains, je vins capturer ses lèvres avec passion, ne laissant place à aucun refus. Descendant mes mains sur son corps, caressant ses courbes avec admiration, je collais ma poitrine contre la sienne, ne faisant guère attention à l'impatience qui gagnait mon ombre. Parce que oui, je sentais ce qu'elle voulait et ressentait.

« -La perversité n'a pas de limites heh. Laisse-moi te montrer la vraie passion, Dead M... Ayame ~ »

Je me raidis un temps soit peu à l'entente de sa voix détestable. Ayame... La façon dont elle a prononcé son prénom me disait tout sur ses intentions. Nous allions lui faire l'amour comme jamais elle ne l'aurait vécu, nous allons lui montrer notre passion jusqu'à l'épuiser de nos corps inlassablement convoités par le désir. Tandis que mes yeux se fermèrent sous un énième baiser et que mes mains -plus audacieuses- jouaient avec les tétons dressés de la femme sous mon emprise, je sentis un autre corps se coller au dos de notre compagne du moment. Akiha ne voulant plus attendre d'avantage et voulant profiter elle aussi de ce corps à notre portée, vint se saisir de la taille de la directrice pour, directement descendre ses paumes au niveau de son bas-ventre et la pénétrer sans préalable. Je sentis son souffle sur moi et croisais son regard avant qu'elle ne plante ses dents dans le cou tendre d'Ayame-Sama, mais pas si fort que je l'aurais cru. Non, elle s'amusait à mordiller cette partie du corps tandis que ses vas-et viens bougeaient le corps de notre « prisonnière » dans des mouvements disparates qui se percutaient sur moi. C'était tellement étrange, mais tellement bon. J'en jouis sur place.

Intimant silencieusement à mon ombre de cesser pour me laisser carte-blanche sur le plateau, je me laissais descendre lentement vers l'intimité déjà bien humide de notre amante sous un millier de baisers tracés sur sa peau, tandis que mon ombre s'extrayait de ce même lieu interdit avant d’attraper la chevelure aux reflets verts entre ses doigts crochus et tirer sa tête en arrière pour avoir un meilleur accès à son cou découvert. Complice, nous nous entendions à merveille dans cette situation lubrique. Léchant avec entrain le bouton rougit de plaisir qui s'offrait à mes lèvres désireuses, je goûtais à son liquide divin avant de pousser ma langue entre sa feinte pour mieux titiller son antre. Continuant ainsi sous les déhanchés de ma deuxième moitié, je me saisis des cuisses d'Ayame-Sama pour mieux la contenir. Et, par je ne sais quelle supposition, mon ombre eut la même idée qu'était d’immobiliser ce corps chaud nous étant destiné pour qu'elle ne puisse pas se défaire de notre emprise. Devant subir nos assauts même quand elle n'en pourrait plus. Sentant Akiha passer sur le coté pour venir se saisir des lèvres de la directrice, je pouvais constater avec aisance qu'elle l'eut mordu jusqu'au sang dans des soupirs de contentement, tout en passant sa langue si similaire à la mienne sur les tétons de la directrice, les mordillant, les suçotant jusqu'à... ce qu'elle arrête tout et se recule, ne quittant pas les yeux verts devant elle.

- Si tu veux.

Une simple phrase soufflée dans un gémissement contenu avant que je ne me recule moi aussi et laisse Akiha prendre les devants. Allant sur le lit, je m'assis au bord en croisant les jambes, me tournant directement vers son intérieur pour voir le corps de Dead Master-Sama chuter à mes cotés après que mon ombre se soit saisie de ses poignets pour venir la plaquer contre le matelas et se coucher sur elle, collant son corps en sueur contre celui de cette femme qui nous faisait perdre la tête. Oui, nous aimions ça. Un sourire des plus diaboliques sur les lèvres de ma deuxième moitié tandis que j'observais la scène sous mes yeux en débarrassant une mèche frivole du font de notre « victime », Akiha ne perdit pas un instant pour venir passer ses griffes sur ce corps pâle en jouissant littéralement sur place. Prenant d'assaut la langue de la directrice, Akiha continua ses mouvements de brutalité jusqu'aux cuisses de cette femme. Titillant son clitoris de son pouce agaçant, elle se plaisait à contempler le visage induit de plaisir de celle qui fut notre hôte en cette nuit. Grimaçant légèrement sous cet aspect sauvage des choses, j'essayais d'en faire abstraction tout en frôlant des bouts de mes doigts le corps couché sous mon alter-ego. Oui, c'était la période de faire languir... Faire languir cette magnifique créature pour mieux la faire jouir par après.

« - Ce n'est pas encore terminé, ma jolie ~ »

C'est sur cette pensée commune de mon ombre et moi, les corps transis de spasmes de plaisir que tout s'inversa, ne laissant pas le temps à cette femme de saisir le fond de nos intentions lubriques. Un sourire des plus ravageurs sur les lèvres de mon sosie, et voilà qu'elle se retirait du corps de la directrice, pour mieux le soulever en position assise. Se glissant dans son dos en n'omettant pas le fait de caresser son corps de tout part entre-temps, Akiha se posa confortablement contre le dossier du lit -les jambes encerclant le corps de la dame des ténèbres- avant d'emprisonner les poignets de la directrice au dessus de sa tête d'une main tandis que l'autre... elle la posa sous la fesse de la directrice pour la soulever légèrement. Moi, pendant ce temps, je m'occupais de la partie de devant de ma chère amante. L'embrassant, titillant ses tétons, descendant sur son ventre en traçant des sillons de ma langue, continuant mon ascension à la jouissance vers le bas jusqu'à me complaire dans des mouvements insistants de ma langue sur son intimité. Me saisissant de ses deux globes parfaitement dessinés, je les malaxais avant de remonter vers le visage d'Ayame, lui lancer un regard à moitié désolé sous mes yeux à moitié clos, pour mieux redescendre par la suite. Attrapant ses cuisses, je sentis tout mouvements de ces deux corps qui me tenaient compagnie quand sans crier garde, sous un lèchement consenti de ma langue, Akiha introduit un doigt bien sentis dans le corps d'Ayame. Mais pas dans l'endroit que vous croyez, non cet endroit là était occupé par ma langue et donc, ce ne fut autre que son autre orifice qui subit les vas et vient experts de ma chère deuxième moitié. Continuant ainsi, je souris doucement quand entre deux gémissements, j'entendis les mots lubriques et pervers de mon ombre qui les soufflait à l'oreille de la reine de Undai tout en lui léchant son lobe, sans desserrer l'emprise sur les poignets de cette dernière.

Introduisant à mon tour deux doigts dans l'antre de ladite directrice, sans m'arrêter de la lécher, nous -moi et Akiha- partîmes dans une danse synchronisée avec des vas et viens allant à la même vitesse ou alors, au contraire, complètement disparates afin de surprendre la directrice de nos mouvements non-calculés et non-contrôlés. Oui, nous perdions toute notion des nos actes sous tant de pression de la passion qui nous régissait. Une seule pensée nous conduisait jusqu'à l'orgasme. « Jouis, aime ce qu'on te fait, jouis parce que nous, nous aimons ». Cela devenait de la folie, l'ambiance était électrique tandis que la patience calme de mon ombre s'épuisait pour ne laisser place qu'à une bestialité sans nom. Lâchant les poignets qu'elle emprisonnait depuis un bon moment déjà, Akiha devint folle de désir au point même de caresser la peau de cette femme, de se déhancher aux mouvements de ses doigts la pénétrant sans cesse, à caresser de sa main libre tout ce qui lui tombait sous la main et ce sans arrêt. Même moi j'accélérais mes mouvements sentant son liquide couler entre mes doigts. Fiévreuse, je remontais jusqu'au visage d'Ayame-Sama pour lui montrer toute ma passion et ce, sans s'arrêter, sans souffler ne serait ce qu'un instant. Jusqu'aux derniers gémissements, jusqu'au dernier cri de jouissance. Jusqu'à l'épuisement.

- Ayame-Sama... « Magnifique ~ »

END

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Un rendez-vous galant sous les tons d'une virée à la mer. (NC-16 ans)

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