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 Ivresse d'un voyage

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Mer 12 Déc - 20:05

Outrée comme jamais, je la regardais de haut en laissant mes pensées passer au-dessus de ses paroles. Ce n’était pas bien, comment osait-elle faire cela ? Parce que nous avions dit que durant ce voyage, on pouvait se laisser aller d’une certaine manière ? Parce que frustrée de ne plus pouvoir regarder ces choses là à Undai, il fallait qu’elle le fasse ici ?! Non, Kaïla n’était pas comme ça, mais devant les faits, je ne pouvais que juger de mes propres yeux ce qu’il se passait.

- Ce... Ce n'est pas ce que tu crois, Yume. Je ne regarde pas ces abominations... Je... Une comédie, j'ai regardé une comédie et je me suis endormie... Et puis cela... Et après tout je n'ai pas à me justifier !

Essayant de se justifier en déviant mon sabre de son visage, je la toisais du regard en lui montrant bien que je ne la croyais pas. Si elle voulait des affaires comme ça, une demande de sa part et je ne le lui aurais pas refusé. Mais non, à la place elle préférait mater des choses obscènes ! Et on dit qu’elle est bien élevée ?! Foutaises, j’étais en rogne, rogne de voir cette personne devant ça. Oui, j’aurais pu la croire, laisser le doute s’immiscer mais sous la colère, seul mon raisonnement était bon. Et puis tout de même, si elle était branchée sur cette chaîne en s’endormant, elle devait s’en douter que la suite allait suivre le mouvement. Zieutant sur le logo de cette même chaîne avant que celle-ci ne ferme la télévision, je fronçais encore plus les sourcils, prête à gueuler qu’elle arrête de se foutre de moi. « Les plaisirs des amusés torrides ». Et puis quoi, elle va me dire qu’elle n’a pas fait attention en tombant là dessus ?! Ou encore, en vue de sa position très … soit, qu’elle aurait malencontreusement changé de chaînes avec ses obus exorbitants ?! Foutaises.

-Au lieu de m'accuser de n'importe quoi, matérialise-moi des vêtements et appelle la bouffe.

Et un strip-teaseur en prime ? Tant qu’on y est, pourquoi pas ! Et c’est quand elle partit que moi, outrée comme jamais, je m’asseyais sur le fauteuil, les bras croisés, l’expression fâchée à fixer ce putain d’écran noir ne montrant que de la perversité à cette heure tardive. Fatiguée en plus d’avoir pas assez dormi et me faire réveiler par une Ayame trop proche, trop pas je ne sais quoi, mon humeur ne faisait que s’aggraver de secondes en secondes. Oui, enfin jusqu’à ce que mon ventre réclame nourriture et que, sous le bruit des plus prenants, je fus forcée de me lever et d’attraper le combiné de l’hôtel pour que je commande nourriture.

- Viandes.

Voilà ma seule réponse quand le maître d’hôtellerie me demanda ce que je voulais, personnellement, je n’étais pas très gastronome, tant que c’est bon et que j’aime bien, je mange. Oui, vous allez me dire à force de manger des pains au curry, je n’y connaissais pas grand-chose question bouffe, mais je vous répondrai … Et alors ?! Tu me cherches ?! Explicite dans son sens non ? Assez pour que je me laisse tomber une fois de plus dans le fauteuil, calmant à présent ma mauvaise humeur soudaine. Songeant un court instant que finalement, il serait invraisemblable que Kaïla regarde ce genre de chose, je soupirais lourdement en me disant que j’avais sans doute « trop fait » pour « si peu ». Après tout, contre quoi étais-je vraiment de mauvaise humeur ? Contre celle-ci que j’eus retrouvé devant un film X ou alors me faire réveiller par une Ayame zieutant avidement sur l’intimité de Kaïla ? Jalousie, je n’avais pas à l’être. Je ne m’acquérais pas des futilités tels que « Elle est mienne », « Elle doit m’être fidèle ! » ou je ne sais quoi. Kaïla n’était pas un objet et pour rien au monde, je ne laisserai qui que ce soit la traiter de la sorte. Oui, une règle d’ordre envers mon amie dont je ferai tout pour que tous la respecte.

-Alors ?

Sortant de la salle d’eau d’un air renfermé, toujours fâchée que je l’ai prise pour ce qu’elle n’était pas, je me redressais sur le divan avant de zieuter sur sa personne. Des vêtements, il lui fallait des vêtements, mais en même temps je ne voulais pas que son corps soit emprisonné dans des vêtements lourds tel qu’un pyjama digne d’une bobonne. Oui, j’aurais vu sur son corps quelque chose de bien plus féminin, quelque chose pouvant aller avec ses yeux de feu. J’avais des idées tordues, dites-vous ? Non, j’avais juste envie … envie d’elle après ce rêve qui m’eut stimulé plus que ce que j’aurais cru. Du moins j’aurais été encore chaude comme la braise si Dead Master ne m’avait pas réveillée. Soit.

Me relevant complètement en traînant mon drap couvrant mon corps à ma suite, je m’arrêtais devant Kaïla, à un peu moins d’un mètre. Distance entre nous que j’aurais aimé bouleverser, détruire pour venir capturer de mes mains son visage et de mes lèvres les siennes mais non, je ne pouvais me laisser aller sur de telles envies, je ne pouvais pas … Pouvais-je ?

Et c’est d’une poussée de détermination que je vins à sa rencontre, brisant sa bulle pour venir m’immisce dedans. Collée à son corps sans vraiment le coller, touchant ses épaules sans vraiment les toucher, mes lèvres attrapant les siennes en fondant sous un contact doux et pur. Les yeux clos et cette envie de lui ôter le seul vêtement qui lui faisait défaut me submergeait, me reculant de sa personne, je lui demandais d’un regard timide si je pouvais, si encore une fois, je pouvais revoir tout ça, ressentir tout ça. Et sans entendre une plainte de refus que je vins la prendre à bras le corps, portant sa personne jusqu’à notre lit trop grand pour nous, trop volumineux pour savoir où se trouvaient les extrémités.

Me retrouvant sur sa personne, je passais une mèche derrière ma chevelure avant de venir capturer ses lèvres que je désirais tant depuis la dernière fois que nous eûmes eu ce plaisir. Humant son parfum alors que mes lèvres se perdirent dans son cou, je laissais mon souffle parcourir sa peau sans y poser mes lèvres. De mes mains que je savais glaciales, je les déposais sur la ceinture de son peignoir, voulant retirer celle-ci lentement, lentement tel un supplice que je donnais à la femme sous mon corps. Mon genou coincé à son entre-jambe, je sentais peu à peu celui-ci réchauffer alors que je me redressais, admirant un instant la femme qui me rendait folle à cet instant.

Mais mon plaisir prit vite fin, tellement vite que je sursautais en entendant quelqu’un frapper à la porte. Remontant mon drap tombé alors que je contemplais le corps de celle dont j’assouvis une domination presque complète, je fus forcée de me lever pour me diriger vers la personne qui me fit défaut dans cette situation. Fâchée ou plutôt frustrée comme jamais, j’ouvris la porte sans plus de ménagement, me retrouvant devant des yeux forêts similaires à ceux d’Ayame. Mécontente de la rapidité du serveur, je ne pris plus attention à cela alors qu’il n’eut le temps de présenter sa venue, je lui avais déjà attrapé le plateau et avais claqué la porte à ma suite, laissant l’homme penaud dehors. Bouffon. Oui, voilà l’idée que j’eus dans mon geste. Reprenant un semblant de contenance, plateau en main, laissant le drap sur le sol puisque je ne savais tenir les deux correctement, je m’avançais à pas de loup sous un déhancher pas du tout calculé vers le lit, où je savais que Kaïla m’attendait.

Déposant ce dit plateau dont la nourriture était cochée, sur le lit avec toute la galanterie dont je savais faire usage, je présentais à la femme ce qu’elle m’eut demandé il y a de cela un instant pour retenir sa personne de tourner de l’œil par manque de condiments. Affichant un petit sourire en prenant place à ses côtés, utilisant un coussin assez grand pour cacher ma nudité, je ne me fis pas prier pour décocher la nourriture, nous offrant donc un plateau de viande cuite accompagné de diverses choses dont même le nom et la couleur ne me disait rien. De la bouffe française ? Oui, il n’y avait que les français pour manger ces choses rondes et jaunes qu’ils appellent « pomme de terre ». Perso, rien n’est mieux que les nouilles et le riz.

- J’espère que cela te conviendra, j’avais eu envie … de viandes.

Rougissant légèrement en mettant ce sous-entendu bien compréhensible dans cet unique phrase, je portais déjà à ma bouche un morceau de je ne sais quelle volaille pour déguster celle-ci. Les yeux remplis de paillettes et les papilles gustatives en explosion, mon expression marquait mon contentement. Me reculant légèrement en avalant cela, je fixais Kaïla pour lui dire ;

- Désolée de m’être emportée. Là tantôt. C’est que … Ayame est arrivée comme ça, et avec ses réflexions genre « Mais c’est qu’elle est mignonne devant ses pornos la petite ~ », j’ai pété un câble … Soit, Gomen.

Oui … J’allais pas m’excuser de lui avoir sauté dessus hein ! Ca nous était permis tant que nous n’étions pas à Undai ! Non ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Jeu 13 Déc - 0:08

Alors, je ne sais pas. Alors, je suis en colère mais je ne peux l'exprimer non plus. Et alors, je suis perturbée aussi, de ce que faisait Yume. Me faisait. Le temps de décroiser les bras pour intercepter sa silhouette avant qu'elle n'atteigne sa cible, c'est-à-dire mes lèvres demandeuses et me voilà entraînée dans un tourbillon de saveurs excitantes. Un simple baiser... Pour certains, était un grand pas pour ma personne et, me rendre compte que ce geste me plaisait, l'était encore plus difficile. Parce que oui, Yume qu'elle puisse être repoussants pour certaines et effrayante pour d'autres, m'attirait dans un sens particulièrement obscène. L'envie, le plaisir, c'était tellement nouveau pour moi et je pourrais dire déjà que cela me manquait. Je ne comprenais pas entièrement ce qu'il se passait, mais mon corps me dictait d'abandonner la raison pour me plonger dans les abîmes de l'indécence. Mais était-ce vraiment si mal ? Non... Si ? Probablement oui dans un sens. Et ce sens mon cerveau ne capta qu'après que mon corps se souleva soudainement du sol pour, après un flottement insouciant, atterrit sur le matelas moelleux de la chambre d'hôtel. Pendant une fraction de seconde, je me suis même demandé d'où venait toute cette force dans les bras de cette femme pour qu'elle me soulève aussi facilement... Mais ce ne fut qu'un instant. Un petit cri de surprise étouffé, et je me laissais choir sur les draps, sous une Yume entreprenante. Trop... Très... Trop.

Tellement trop que je me laissais fondre sous ses baiser doux, sous ses caresses, sous son souffle. D'ailleurs parlant du mien, il devint chaotique, saccadé sous tant de... de quoi au juste ? D'une réaction physique qui me rendait toute chose. Je n'en pouvais plus entre le désir de ressentir ses doigts sur ma peau et en moi, et le mal que je me donnais pour ne pas la repousser, pour ne pas lui dire que c'était mal. Je ne savais plus quoi faire, mais Yume décida à ma place quand quelqu'un toqua à la porte avec insistance -ou peut-être que c'était moi qui trouvais ce bruit terriblement agaçant ? Grognant légèrement quand elle alla ouvrir la porte, je me relevais en position assise tout en remettant mon habit de fortune en place. Frustrée... Voilà ce que j'étais, même si la raison de ce sentiment m'échappait. Et cette facette de ma personne ne partit pas quand Yume revint avec un plateau à la main qu'elle présenta devant mes yeux avides. La faim. Elle prévaut tout. Et c'est avec une mine moins macabre que je posais mes rubis sur la nourriture en détaillant le plat et y discernant ce qui pourrait plaire à mes papilles.

- J’espère que cela te conviendra, j’avais eu envie … de viandes.

Regardant la viande qui se présentait devant nous après ses paroles, je crois que je fis un arrêt sur l'image quand j'ai compris ses allusions. Après une bouffée de rougeurs, j'écarquillais les yeux en croisant le regard de ma chère colocataire et -depuis peu- plus que cela aussi. Viande ? Me prenait-elle pour un morceau de viande qu'on pouvait mâcher dans tous les sens ?! Je devais avouer qu'un semblant d'outrage monta en moi et que même l'envie d'avaler les aliments me passa mal en travers de la gorge. Et quand elle ouvrit à nouveau la bouche, rien ne s'arrangea. Au contraire.

- Désolée de m’être emportée. Là tantôt. C’est que … Ayame est arrivée comme ça, et avec ses réflexions genre « Mais c’est qu’elle est mignonne devant ses pornos la petite ~ », j’ai pété un câble … Soit, Gomen.

Quoi ?! Laissant tomber ma fourchette sur laquelle un bout de viande était empalé, j'ouvris grands les yeux sur une Yume toujours aussi neutre. Comment cela, Dead Master est passée ici ? Et, et elle m'a vu aussi devant cet écran ?! Et... Je devins pâle sur une pensée incroyablement dérangeante. Est-ce que mon amie lui a dit que nous avions couchées ensemble ? En vue de la façon d'être de cette fille, je pense qu'elle ne comprendrait même pas si elle relèverait cela à la directrice. Mais... Non, si elle le lui avait dévoilé, je ne serai plus là, j'avais cette terrible conviction qui me pendait au nez tel un arrêt de mort imminent. Mais même là, après cette humiliation, cela ne changeait rien au fait que... Que Yume s'est permise de me prendre pour de la marchandise bonne à se faire dévorer, en me touchant sans que je ne le veuille... en fait c'était faux, ce n'était pas ce sentiment d'outrage qui me tirailla, mais celui de la frustration qui s'empara de moi après qu'elle s'arrêta en plein acte. Pour de la nourriture, soit, mais bon. Oh et puis merde, je ne suis pas d'humeur.

- Comment ?! Je t'ai dit que je ne regarde pas ce genre de choses ! Et Dead Master, elle faisait quoi là ?! Et... Et puis, je ne t'ai pas permis de me toucher d'abord !

Me relevant, furieuse de toute cette situation humiliante, je lui jetais un dernier regard noir et partis en direction de la salle de bain. Salle d'eau dont je claquais la porte de toutes mes forces avant de tirer le verrou. Soupirant en me passant la main dans le cheveux, je m'assis sous le rebord de la baignoire et... et rien du tout. Mon esprit en ébullition était partagé entre cette frustration insupportable et cette incompréhension injuste, tandis que l'autre partie de moi voulais aller s'excuser auprès de Yume de mon comportement dérisoire comparé à ce qui s'était déjà passé entre nous. Mais d'un autre coté... Je n'étais toujours pas entièrement familiarisée avec son contact, même si mon corps le voulait, il y avait toujours ce petit quelque chose de dérangeant en moi qui me criait d'arrêter tout, parce que personne, personne n'avait le droit de m'approcher... Pas si près. Mais pourtant... Argh ! C'est sur un agacement débordant que je me levais pour me placer devant le miroir tandis qu'un bruit insistant se fit entendre de l'autre coté de la porte. Que faire... Yume...

Laissant échapper un dernier son plaintif, je me détournais de cette image de moi-même et me posais juste en face de la porte, dos contre le lavabo. Grimaçant sous mes envies, sous mes pulsions de redécouvrir son corps et de laisser le mien s'abandonner dans la confiance de ma chère amie, j'hésitais un long moment à prendre ma décision. Et encore, quand elle fut prise, je devins rouge incandescent en voulant me résilier de ma propre... Quoi ? Perversité ? Je ne pense pas, c'était juste... C'était un besoin. Un besoin qui dépassait ma peur du toucher, un besoin dont je voulais qu'il soit assouvi par une seule et unique personne qu'était Yume. Pourquoi ? Parce que je pouvais croire en elle, je pouvais fermer les yeux sans qu'elle ne vienne me poignarder dans le dos. Elle était comme une assurance à ma personne. Je lui faisais confiance. Et je pouvais lui accorder de ma contenance, pour son... Non, pour notre plaisir mutuel. Nous en avions déjà parlé alors...

Comme dans un rêve éveillé, l'esprit embrumé et le cœur au bord de l'explosion, je me levais souplement pour, d'une main hésitante remettre le verrou en mode ouvert. Faisant quelques pas en arrière pour laisser Yume rentrer, je retins mon souffle avant de planter mon regard dans le sien. Une minute, je pense que ce fut le temps qui passa sans que je ne puisse rien dire ni bouger. Relâchant finalement ma respiration, je fis un pas décidé en sa direction tout en défaisant la ceinture de mon peignoir. Laissant ce dernier choir au sol, je fis un mouvement des épaules, suivit des mains pour que le peignoir glisse sur mon corps et rejoigne la ceinture. Prise au flagrant délit d'une envie, je n'allais tout de même pas me justifier et ce, sur cette pensée, je détournais mon regard, tête sur le coté, la chaleur aux joues, pour n'avoir pas à croiser son regard scrutateur de jugement. D'une petite voix s'avérant assez froide, sous la honte que je ressentais, j'essayais de m'exprimer.

- Oui.

Un son inaudible sous une gêne complexe. Oui quoi ? Oui peu importe, c'était déjà assez stressant comme cela. Et pour finir, oubliez ce frisson insoutenable qui me parcourut le corps sous cette même pulsion de désir. Il faisait chaud, trop chaud. Et j'avais envie de me fondre dans le sol pour que ses yeux n'aient pas ce spectacle de mon corps nu devant eux. Folle... Une vraie folie.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Jeu 13 Déc - 1:24

Le repas était un délice, si le temps et la situation m’avaient permis de dévorer tout ce qui se présentait à moi, je n’aurais pas pris une minute de plus. Mais je ne pouvais pas me comporter comme une paysanne devant Kiwi, imaginez moi manger la viande avec mes mains, arrachant de mes canines la chair de l’os de la bête cuite … Sexy hein ? Tellement que je me devais de me contenter de leurs minuscules fourchettes, me permettant à peine de mettre quelque chose d'assez grand, assez consistent d’une traite. Oui, genre quand vous buvez une soupe et que le serveur où une autre personne vous présente une cuillère à café. C’est où qu’il faut aller pour se suicider ? Je saute la première.

Presque devenue inconsolable par le fait que je ne pouvais laisser ma bestialité prendre le dessus sur ma bonne manière, je me demandais ce qu’il pourrait avoir de pire en cette nuit … étrange. Et bien je vais vous répondre, il y avait pire et ce même pire ce fut quand je faillis me ramasser une fourchette dans la gueule et que ma chère amie se mit à crier, que dis-je, hurler pour me dire, de ses mots très clairs ;

- Comment ?! Je t'ai dit que je ne regarde pas ce genre de choses ! Et Dead Master, elle faisait quoi là ?! Et... Et puis, je ne t'ai pas permis de me toucher d'abord !

Comment ? Et bien en se téléportant, tu vois, comme elle a plus rien d’humain et que c’est un vrai monstre, elle a réussi à créer une technique maîtrisée par trois personnes à ce jour. Toi, elle et moi … tu vois ? Quand on fait splouch dans l’espace et qu’on ne sait jamais où on va atterrir et si on arrivera entier à la fin ? Voilà, c’est de ça que je parlais. Mais je ne crois pas non plus que c’était l’explication à lui fournir, après tout, à part faire la causette à un coussin, personne ne m’aurait répondu puisque, furieuse pour je ne sais quelle raison –c’est compliqué les femmes-, elle partit s’enfermer dans la salle de bain. Oui, oui, comme les sales gosses qui, en vous faisant ça, vous empêchent de pisser et vous font chier en même temps. Quel jeu de mots, mais quoi qu’il en soit, ce fut ma personne penaude que vous retrouvez à présent, sur le lit, de la nourriture fumante devant le nez.

Attrapant une brochette à la volée en me levant, j’essayais de me rappeler de mes dires en cherchant explications à son humeur mais rien … Elle allait pas me dire que si Ayame était venue et qu’elle l’avait trouvé le minou à l’air, c’était ma faute hein ! Parce que ça, je n’accepte pas, j’ai pas demandé à ce qu’elle vienne et j’ai pas demandé non plus que Kaïla soit vautrée dans un fauteuil à moitié nue devant un porno. Et puis c’était quoi son « je ne t’ai pas permis de me toucher … » ? Genre avant que je ne veuille faire quoi que ce soit, je dois lui en parler ? En mode « Coucou Kiwi, dis j’ai envie de coucher, on y va ? » Non. La connerie ne tue pas, mais tout de même !

Furieuse, non, j’étais plutôt calme mais tout de même agacée de voir la situation m’échapper une fois de plus, je vins me coller à la porte, toquant sur celle-ci doucement en espérant entendre une réponse. La seule chose que je sus ouïr à travers le bois de la porte fut le soupir d’une Kaïla sans doute bien plus fâchée que je ne l’aurais cru. Peut être avait-elle mal prit mon appellation sur la viande … Je ne la prenais pas pour un morceau de jambon bien fumant hein ! Ce n’était pas mon genre, je dois vous le dire en quelle langue ?! Et c’est donc, après une bonne minute à rester debout comme une conne que je me décidais de me laisser tomber sur le sol, yeux rivés sur une porte fermée et dos à un mur que j’utilisais comme appui. Brochette à la bouche, allait-elle m’ouvrir ?

Oui, elle le fit et c’est en entendant le petit clic me montrant que la porte était ouverte que je me levais aussi vite que je m’étais assise, balançai mon bout de viande et sans moindre hésitation, je rentrais dans la salle de bain, le regard questionnant celle qui était déjà dans ce lieu. Je n’eus pas vraiment de réponse, ses pupilles me fixèrent pour finalement couper ce contact visuel. Fronçant les sourcils sur l’incompréhension la plus totale, je voulus faire un pas en avant, mais ma jeune élève me devança. Oui, elle me devança de la manière la plus inattendue pour ma personne.

Laissant son peignoir glisser sur son corps alors que la distance nous séparant se faisait moindre, celle-ci dévia une fois de plus le regard pour devenir teintée d’une couleur plus rosâtre que sa peau de porcelaine. Sur le moment, j’eus une certaine hésitation, mais en même temps je ne pouvais la laisser ainsi. Comment l’aurait-elle pris si je me serai détournée de sa personne si elle se dévoila à ma personne de la sorte ? Mal tellement mal que j’aurais parié que –bien que je sois plus forte qu’elle-, je finisse la tête la première sur le rebord du lavabo. Oui, autant ne pas tenter le diable et obéir à mon corps qui décidé, s’était déjà avancé, rompant l’espace entre nous pour venir se coller au corps de celle que je voulus explorer, tout à l’heure. Oui, et c’est aussi sans me rendre compte que mes mains avaient déjà entourés sa taille, mes lèvres commençant de faire de bout baiser sur son cou. L’empoignant par les fesses délicatement, je la soulevais pour l’amener dans le salon. La salle de bain pouvait être acceptable mais je voulais le meilleur pour elle et hormis le lit servant de table, seul le divan nous ouvrait ses bras pour nous accueillir.

La posant délicatement sur ce même divan, je vins coller mon corps à moitié nu au sien en tenue d’Eve. Glissant sur son corps avec sensualité, mes lèvres n’attendirent pas un instant de plus pour venir capturer ses lèvres alors que mes mains commencèrent au même instant leurs caresses envoûtantes sur son corps doux, trop doux pour que je ne veuille y laisser trace de mon passage. Délaissant sa bouche pour descendre dans son cou, je traçais des sillons de doux baiser pour venir me perdre sur sa poitrine ne demandant qu’elle aussi, tendresse et amour. Posant premièrement le bout de mes lèvres sur un bouton de peau rougis et grossi, mes dents attrapèrent ce même morceau de chair pour jouer de celui-ci. Ne délaissant aucun de ses deux obus, je laissais ma langue se jouer d’eux alors que mes mains ne cessèrent de découvrir, encore et encore ce corps tendre, ce corps qui se faisait mien sous chacune de mes caresses.

Oui, la folie m’emporta en même temps que mes gestes se firent moins doux, plus avides et peut être un peu plus oppressants. J’avais envie de la soumettre sous mes caresses, l’envie de l’entendre encore gémir sous des gestes pouvant être déplacés pour notre commun passé, entendre sa voix se grisailler, sa respiration devenir de plus en plus chaotique, son corps se mouvoir, se courber et apprécier ce que le mien lui offrait. Une envie tournant presque à l’obsession, un plaisir malsain de la faire languir alors que je la sentais me supplier corporellement d’abréger son excitation, que je pouvais voir en elle l’envie de mes doigts dans son corps, de mes lèvres se perdre là où elles n’avaient jamais écoulés.

Et je le fis, me laissant descendre sur le sol en même temps que mes baisers eurent quittés sa poitrine pour venir tracer leur chemin vers son ventre, je ne me privais pas de baiser chaque parcelle de son corps m’étant accessible, telle une envie démesurée de tout connaître et de tout toucher alors que cela m’était accordé. Oui, et je poursuivis, encore et encore, toujours et toujours, plus bas et encore plus bas jusqu’à arriver devant son point de désir déjà humide sous des caresses l’ayant chauffées pour que ma bouche vienne complètement le combler. D’une respiration saccadée, je vins souffler sur son bouton de plaisir, chose encore inconnue pour ma personne qui n’avait osé faire cela à qui que ce soit avant, d’un coup de langue hésitant, je léchais avec rapidité ce même bouton qui rougissait autant que celle qui subissait mes gestes sensuels. Sous l’entente d’un petit gémissement sans doute appréciateur sous mon ouïe fine, je poursuivis. Poursuivre au point de me retrouver entre ses jambes, caressant d’une main son corps alors que l’autre s’était posée sur sa jambe, lui imposant une position qu’elle ne saurait s’en défaire. Lécher, mordiller, baiser, chatouiller, je laissais plein plaisir à mes envies sur son intimité qui s’inondait de coup en coup. Oui, c’était le pied, tellement que je ne voulais me détacher de cet endroit qui, à ce que j’entendais, lui accordait sans doute plus d’un gémissement de bonheur.

Me redressant en quittant cet antre des plus savoureuses, je laissais mes doigts plonger dans cet endroit chaud et humide, n’attendant guère un quelconque gré pour chérir des vas et vient se faisant rapide et précis. Précis au point que mon corps se trouvant à présent sur Kaïla bougeait, se synchronisait au sien. Confiante de ce que je faisais, je vins déposer mon visage dans son cou, lui accordant tendresse et mots doux alors que je fus forcée d’arrêter quand son corps se raidit, m’empêchant tout mouvement à la contrainte d’une douleur que j’aurais pu lui fournir. Je n’étais pas sado-maso, mon but n’était pas de faire mal à Kaïla, loin de là.

Ayant chu sur son corps alors que celle-ci reprenait un souffle dont je l’eus privé précédemment, je recouvrais à mon tour un souffle perdu sous une cadence peut être trop nouvelle pour ma personne. Me décidant tout de même de me laisser tomber sur le sol, je fis un tour sur celui-ci pour me retrouver, dos à ce dit divan, la tête se posant sur le corps d’une Kaïla n’ayant pas l’air de refuser ce geste, les jambes légèrement écartées. Les yeux clos, un sourire doux sur le visage, j’étais bien, bien d’avoir accompli mon désir de possession, bien d’avoir donné ne serait-ce qu’un peu de bien à sa personne.

- Toujours aussi intense …

Ce n’était qu’un murmure, murmure que je savais qu’elle avait entendu en vuz de notre proximité. C’était fou, tellement fou que la seule réaction logique de mon corps fut un énorme bruit de mon estomac, réclamant nourriture qu’il n’avait pu avoir la tantôt. Rarement mais tout de même, gênée par ce même bruit, je me redressais à moitié pour me retourner vers sa personne, légèrement rouge en enfonçant ma tête dans son cou, cherchant compréhension à cela. Dis … aimes-tu toujours autant, Kaïla ?

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 2:58

La soumission. L'abandon de soi dans un acte sexuel. Qu'est-ce au juste ? Est-ce mal ou non ? Se faire posséder par une autre entité que soi-même, se laisser explorer de fond en comble sans protester, sans s'opposer à cet acte bienveillant – mais parfois pouvant s'avérer mauvais et cruel. Être soumis ne voulait pas forcément dire être une victime, être faible. Non, la raison d'une soumission volontaire et consentie peut-être définie par des aspects bien précis dans un acte sexuellement partagé. La soumission est un état du corps qui veut sentir ce qu'un autre corps peut lui apporter, une manière de combler ses envies par la passivité. Une chose est certaine, il ne faut pas être faible ou moins fort que l'autre personne, pour avoir le qualificatif de soumis. Pour certaines personnes cette vision des choses n'est pas acceptable, n'y voyant que de la faiblesse et rien d'autre, ils ne savent profiter de ce qu’il leur est donné sous une contrainte invisible mais présente. Alors ils soumettent. Et s'ils tombent sur quelqu'un ayant la même entrave en eux, cela ne peut marcher sans la violence du plus fort. Stupidité. L'acte d'amour, qu'il soit sexuellement physique ou doucereusement mental, ne devrait pas être régit par une telle futilité, une telle pensée. Rien que le plaisir, rien que l'abandon de soi au profit, aux sensations. Un dominant et un dominé ? N'était-il pas juste de dire que le soumis ne l'est pas vraiment s'il se soumet de son plein gré ? Si, la domination était un sujet complexe dans les feux des actions érotiques. Après tout le dominant ne peut rien faire si le dominé n'accepte pas cet état de passivité suprême, sous des soupirs et gémissements disant bien à la personne au-dessus, qu'il en profite de plein cœur. Cela voulait-il dire que le dominant n'est en fait qu'un jouet pour le dominé qui lui offre du plaisir ? Faux aussi. Faux, surtout si les deux trouvent du bonheur dans leurs positions respectives. La symbiose parfaite.

C'est dans une soumission totale, dans l'abandon de mon corps et de mon âme que je laissais Yume me montrer ce qu'était le plaisir absolu. N'ayant crainte, ne voulant que plus, ne voulant que plaisir et douceur, le feu vert n'avait pas lieu d'être donné tandis que ma chère amie savait ce qu'elle faisait dans une envie obsessionnelle de dominer. Devrais-je me sentir outrée sous cette faiblesse soudaine de mon corps sous ses assauts des plus frémissants ? Non. J'aimais cela, dans un sens... Tellement que tout mon être parlait à ma place tandis que ses mains, ses baisers et ses gestes ne faisaient qu'enflammer mon esprit. Plus. Plus... Et encore d'avantage. Yume, je m'abandonne à toi, Yume fait moi du bien, Yume... Yume ne voulait ce pas dire « rêve » ? Eh bien, je rêvais éveillée sous ses caresses prenantes, sous ses paroles enivrantes, sous le poids de son corps pressant toujours plus et plus sur le mien. Sa peau frottant sur la mienne, sa chaleur se mélangeant à la mienne, sa respiration s'accélérant tandis que la mienne était en folie. Mon cœur explosant sous un désir ne pouvant être contenu. Yeux clos, pupilles dilatés sous tant d'émotions ne pouvant être comblées que par l'unique personne qui les a déclenché. Les mains froides de cette femme parcourant avec insistances mes courbes ne faisant que monter des frisions au plus profond de mes entrailles, c'était divin. Tellement bon que je ne pus répondre que par des gémissements plaintifs quand sa cadence fit défaut à l'envie trop pressante qui me tiraillait, des gémissements de bonheur quand sa main devint plus experte, plus synchronisée à mon corps qui se courbait dans tous les sens, plus fort, plus profond, toujours plus. Aucune gêne, aucun tabou, juste la jouissance dans toute sa beauté.

Je devenais folle, je savais que tout mon corps était en transe, mon cerveau embrouillé ne savait diriger mes actions de manière délicate, non, rien. Il n'y avait que le besoin et Yume... Yume qui ne s'arrêtait pas, Yume qui allait toujours plus loin, toujours plus habilement au point de me faire crier sous tant de décharges dans mon corps. Cruel, tellement cruel, tellement bon. Tellement que la tête me tournait sous l'ivresse du plaisir. Et, ce ne fut pas fini. Quand elle descendit le long de mon corps, de mon cou, de mon ventre pour descendre et descendre encore plus, je savais. Je sus ce qu'elle allait faire et par instinct, par une gêne incompréhensible, je voulus l'arrêter. C'était trop, ce serait trop me demander, ce serait frôler un endroit trop intime, ce... trop profond pour mon corps ne quémandant que cela. Et quand sa langue toucha mon point sensible rougit sous le plaisir pur, je défaillis, je déraillais du droit chemin pour me fondre en ce geste délicat et chaud. Si chaud que tout mon être s'embrasa sous le feu d'un plaisir méconnu. Et je m'abandonnai. Même si je voulus lui dire 'non', rien ne sortit...

Mon corps devint fou, ma voix devint inexistante sous des gémissements montrant que j'en voulais d'avantage de ce bonheur inexplicable. Mon bassin se déhancha de lui même pour qu'elle y aille toujours plus fort, toujours plus loin dans mon antre que je savais enflée par tant d'assauts. Et puis tout devint sombre, si fort que tout me faisait mal. Mes entrailles hurlaient leur impuissance tandis qu'une boule de feu se logea dans mon bas-ventre. Je haletais, je voulais la supplier d'arrêter, de stopper ce qui était déclenché. Mais rien, aucune protestation ne pouvait sortir de ma bouche, aucun mot, ni aucun son à part un cri inaudible, un grognement de plaisir. Fermant les yeux et empoignant n'importe quoi qui me tomba sous les mains, je crus que cela suffirait pour que la boule ne descende pas, pour qu'elle disparaisse. Mais non, à la place, tout mon corps se tendit, tout muscle devint de marbre tandis que la boule glissa, jusqu'à tomber au plus profond de moi, pour disperser dans un cri venant de ma bouche, dans un spasme bousculant brutalement mon corps. Un dernier soupir et tout fut fini, toute force me quitta. Et je me laissais tomber dans cet havre de bien-être. La soumission... La possession... Le plaisir pur et dur dans des caresses envoûtantes.

- Toujours aussi intense …

Un sourire de contentement vint s'afficher sur mon visage tandis que mon corps se reposait des toutes ces sensations vécues. Yume toujours si près de ma personne, je ne la repoussais pas, profitant de sa chaleur autant que je le pouvais. Yeux mi-clos, j'essayais de calmer ma respiration ainsi que les battements de mon cœur. Elle était un monstre, cette femme était incroyable d'arriver à un tel résultat rien qu'en me touchant, en faisant ce que je détestais le plus. C'était fou, tellement invraisemblable que j'aurais voulu que cela continue... Un désir incessant. Un vouloir qui allait s’estomper -certainement- mais qui risquait de refaire surface quand je m'y attendrais le moins. Et c'est quand un bruit sourd, tellement caractéristique, qui m'atteint aux oreilles, que je laissais un sourire moqueur planer sur mon visage tandis que la tête de Yume finit dans mon cou, me procurant des frisions et réveillant le désir m'ayant saisit quelques instants auparavant. Trouvant que mon corps a repris ne serait-ce qu'un peu de forces, je me redressais légèrement sur mes coudes pour fixer ma chère compagne dans les yeux tout en éclatant de rire. Un rire de bonheur et de joie. Je savais que mes rubis brillaient de cette joie intense que je n'eus ressentie depuis longtemps.

Jouant avec une mèche de ses cheveux sombres et soyeux, je l’entremêlais dans mes doigts avant de tirer doucement dessus jusqu'à ce que la bouille de Yume soit à ma hauteur pour venir capturer chastement ses lèvres dans une poussée d'amusement certain. Laissant ses fins cheveux glisser et retomber entre mes doigts, je me levais et allai jusqu'au lit pour y trouver un drap et m'en emmitoufler, tout en prenant le plateau de viande dans mes mains. Je revins jusqu'à l'endroit où se trouvait sa silhouette à moitié dénudée, et sous une envie de je ne sais quoi, j’empalais un morceau de viande sur une fourchette et le tendis sous le nez de Yume en m'accroupissant à coté d'elle.

-Mange, tu l'as bien mérité... Yu-me ~

N'attendant pas qu'elle proteste ou se remette de mon comportement des plus étranges, je lui fourrais la nourriture dans la bouche avant de... De faire quelque chose de fou. Ne prenant garde à rien, je laissais tomber la fourchette dans la moquette et me jetai sur ma chère amie. Au-dessus de sa personne, un sourire moqueur planté sur le visage, je lui accordais la sensation d'avoir mes lèvres contre les siennes, avant de forcer le passage avec ma langue pour lui dérober la viande. Ayant eu ce que je voulais, je me redressais tout en mâchant la nourriture. Débout, tout en coulant mon regard sur son corps étendu au sol, je ne pouvais m'empêcher de m'émerveiller devant ce spectacle... Elle était belle. Je crois que c'est la première fois que je la voyais de ce point de vue. Elle était vraiment magnifique avec ses longs cheveux autour d'elle, ce rouge aux joues qui contrastait tant avec sa peau pâle, son visage de femme et... Laissant échapper un dernier rire, je passais mes mains dans mes cheveux avant de me tourner vers la salle de bain, détachant difficilement mes yeux de feux de sa silhouette.

- Je veux qu'on parte d'ici. Mais d'abord, faut se laver, après on continue notre voyage.

Un dernier sourire, et je partis dans la salle d'eau, fermant la porte derrière moi. Seule, j'ouvris les robinets et laissai couler l'eau jusqu'à remplir la baignoire et m'y installer... Et laisser mes pensées après coup, vaguer à la surface de mon esprit, de ma conscience. Yume... Je ne savais pas cela d'elle, je ne pensais jamais qu'elle... que nous pourrions faire ce genre de choses ensembles. Déjà l'imaginer coucher avec quelqu'un m'était invraisemblable, alors avec moi ? Folie. Tellement fou que cela me rendait toute chose. C'était étrange... Mais à chaque fois toujours aussi bon. Et quand cela s'arrêtera, je l'accepterai ? Possible. Parce qu'à la base, cela n'avait pas lieu d'être. Bon sang Yume... Que fait-on au juste ? Pourquoi le fait-on ? Pourquoi pas avec quelqu'un d'autre ? Pourquoi... Parce que la vie est ainsi, parce que c'était tellement bizarre que cela rendait les choses encore plus merveilleuses. Une amitié allant au-delà des limites de décence. Une amitié qui perdure même si les corps se découvrent l'un l'autre. Oui ? Non ? Plutôt si. Et même que si cela s'arrêtera quand nos routines reprendront le dessus, je me dirai toujours que ce fut une expérience inoubliable. Et sur cette pensée, je fermais mes yeux et me laissai prélasser dans cette eau de chaleur.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 3:52

C’était si bon, c’était si parfait et pourtant je venais de tout gâcher par ma faim incontrôlable. C’était fou, je savais tout retenir dans mon corps sauf ma faim, mon pire ennemi indomptable ? Laissez moi rire. Je savais me retenir de tous sentiments à l’égard des gens, je savais être maître de ma puissance la plus part du temps et qu’était la chose qui me faisait défaut ? Les grognements dits grossiers de mon estomac réclamant bouffe à mastiquer pour finalement la digérer. Je ris, je pleure ? Je ris.

Oui, ou plutôt je souris quand une chose inattendue à ma personne se produisit. Me détachant du cou de Kaïla où j’eus trouvé refuge, je me levais légèrement de son corps quand celle-ci se redressa sur ses coudes, me zieutant de son regard pourpre, je ne pus que sourire quand ses lèvres s’étendirent. Moi qui m’attendais à ce qu’elle n’accepte aucun contact visuel sous la gêne, c’était raté. Oui, d’une manière ou d’une autre … elle évoluait. Comment dire … Dans le sens que celle-ci froide de nature et assez brusque savait être tendre, gentille et peut être même aimable … ou quelque chose s’y rapportant. Jouant de ma longue chevelure aux reflets bleutés, je la laissais faire alors que les yeux clos, je me synchronisais à sa respiration qui se faisait déjà plus souple, moins étranglée comme elle put l’être il y a de cela un instant. Rouvrant les yeux quand je me fis tirer par cette même chevelure, je fus surprise dans un premier temps quand je sentis ses lèvres se poser sur les miennes, surprise … quel mot, ce n’était pas assez « fort » pour décrire mon état. Oui, agréablement surprise certes, mais tout de même … Moi qui m’étais presque persuadée que je n’aurai rien si je ne faisais rien, me voilà perdante au bout de ma réflexion quand elle s’anéantissait sous les gestes incalculables de mon élève.

Élève … était-ce encore le terme à utiliser également ? Relation professeur, élève … c’était d’un comble. Autant me traiter de pédophile tant que nous y étions, d’une manière je l’étais mais d’une autre non … pouvait-on me traiter de pédophile sous prétexte que j’étais plus âgée qu’elle et que j’eus plus vécu que sa personne ? Pour la vie que j’eus mené … Mais là n’était pas le sens du terme. Moi, non pas pour protéger ma personne, je dirai que je n’en suis pas une, tout simplement parce que je ne me considérais pas moi-même comme une adulte. Le plus part du temps, n’étais-je pas dans une apparence juvénile ? Si et non pas que par habitude mais aussi pour certaines raisons telles que ma peur obsessionnelle de la veille qu’Ayame m’eut transmise. Quoi qu’il en soit, je ne faisais pas partie de ces pervers qui couchaient avec des mineurs parce qu’ils étaient attirés par des enfants ! Kaïla était développée, femme … magnifique, délicieuse, enchanteresse, alléchante, Dieu … Puis-je encore …

Non. Non puisque son corps se détacha complètement du mien sous un de ses dires que je ne sus entendre en vue de ma réflexion intense. La suivant du regard alors que je ne savais ni où elle allait et encore moins ce qu’elle allait faire, je me levais légèrement pour pencher la tête et suivre son corps -non je ne fixais pas ses hanches avec perversité-, pour voir cette délicieuse demoiselle se vêtir d’un draps se trouvant sur le lit. En fait, m’avait-elle seulement dit quelque chose ? Je ne savais pas, j’étais … détachée du monde et ce fut encore plus le cas quand, une fois devant ma personne avec un sourire aux lèvres malicieux, elle me tendit une bouchée en me disant de sa voix que je trouvais à cet instant céleste ;

-Mange, tu l'as bien mérité... Yu-me ~

Ne comptant pas protester à tant de gentillesse de sa part, j’ouvris la bouche pour venir savourer le morceau de viande qu’elle m’eut offert. Contente qu’elle ne soit pas frustrée de ma … mon … mon bruitage précédent, je n’eus le temps de faire ou dire quoi que ce soit que je me retrouvais, non plus avec un morceau de chair en bouche mais avec un deuxième … Deuxième qui venait de me voler, sous mon hébétement incrédule, mon unique et dernier morceau désirable de nourriture. Écarquillant les yeux avec la bouche toujours entrouverte alors que sa personne, après m’avoir volé condiment, se mit à rire sous mon regard incrédule. Choquée ? Non pas du tout voyons ! Faites vous voler de la bouffe dans votre bouche et puis on en reparle, ok ? Sensualité ? Un geste torride … Non … pas Kaïla … ? Si ? Et bien je doutais, oui douter au point que je regardais celle-ci se lever en me disant je ne sais tout quoi en direction de la salle de bain. Que disait-elle ? Je ne sais pas. Et encore une fois, sauf que là, j’étais sure d’avoir vu ses lèvres bouger alors qu’aucun son n’eut trouvé son chemin jusqu’à mon ouïe. La raison ? Demandez là lui ! Parce que oui, faut pas s’étonner que je sois perturbée comme jamais quand elle, oui, oui, Kaïla ! Me fait des choses comme ça hein ! Parce que … parce que moi … Je dois vous dire que je suis rouge pivoine et que je ne bouge plus depuis maintenant trois minutes sous le choc de tant de … de ça ?

- Ah ?!

Et c’est là que je réalisais enfin ce qu’il s’était passé. Le baiser après l’acte, le regard doux et joyeux … les dires, les gestes … tout ce qui faisait de cette scène un film à l’eau de rose entre deux jeunes mariés se découvrant avec tendresse pour la première fois. Un soupçon de malice, des douceurs indescriptibles … Qu’était-ce sentiment de bonheur inconditionnel en ma personne ? Aimer ? Non, ce n’était pas adéquat à ma personne … du moins aimer d’amour serait comme pour moi, pardonner Ayame. Inconcevable … Pourtant. Arg. Oui, ce fut le trop plein et qui dit trop plein dit les veines qui pètent et la fontaine qui sort. Et ce fut une jolie fontaine de sang qui gicla de mon nez sous un trop plein d’idées tordues occasionné par une Kaïla trop aimante à mon quotidien. Me levant avec rapidité pour me diriger vers le bar où se trouvait un petit coin de cuisine, j’attrapais un bout de tissu que je vins caler sous ma narine dont mon flux vital se déversait sous une excitation trop pas … trop pas quoi.

Soupirant doucement en ayant la tête levée pour arrêter mon hémorragie nasale, je pris appuis sur le dit plan de cuisine pour que cela passe. Oui … passer, je ne m’attendais pas à que ça s’arrête dans la seconde, mais il fallait tout de même que je patiente ne serait-ce qu’un instant pour qu’en descendant la tête, je ne tourne pas de l’œil. Logique, logique ! Tellement logique que ce fut après cinq minutes que je me décidais de me rincer le visage avec le peu d’eau à ma disposition dans un semblant de lavabo. Me lavant les mains par la même occasion en repensant à leur utilité de toutes à l’heure, j’eus un sourire amusé avant … avant que ça ne recommence. Remettant une compresse sous ma narine en me dirigeant vers le divan la tête levée, je pris place sur le fauteuil au même moment que mon amie sortit de son bain. J’aurais pu la rejoindre … mais ne fallait-il pas que justement, je ne sois pas tout le temps scotchée à sa personne de la sorte ? Oui, s’habituer, mais doucement … c’est pas comme ci nous pourrions faire cela tous les jours après tout. Si ? Vraiment ?

- Tu me fais tourner de l’œil, regarde dans quel état tu m’as mis avec ta tendresse. Si je meurs, c’est ta faute !

La pointant du doigt sans la regarder, je continuais à presser mon tissu sous mon nez en même temps que je matérialisais des vêtements pour sa personne. Non pas que la voir se balader nue me déplaise -au contraire- mais bon, tout plaisir à une fin et je préférais moi-même marquer cette fin. Lui ayant donc préparé un ensemble bien différent que d’habitude, j’eus opté pour une pantalon slim serré accompagné d’un petit chemisier froissé gris sous lequel, le blazer foncé irait. Talons ou ballerines ? Autant mettre les deux, je ne sais même pas si elle savait marcher sur des pointes. On verra … peut être bien, ca serait plus … hum. Pour moi ? Plus oo moins le même style en changeant la chemise par mon top sur lequel mon étoile prenait toujours place. La raison de ce motif ? Parce que sans rêves, il n’y a pas de place pour les étoiles.

- Tu me disais quoi la tantôt ? Je n’ai pas vraiment entendu si je peux dire ça comme ça … Mais ce n’est pas grave hein ! Moi j’aime bien quand t’es comme ça !

Parce que oui, même si ca me met dans des états bizarres, j’allais pas lui demander d’arrêter ! Moi je ne veux pas et j’aimais bien ! Me relevant complètement habillée de mes vêtements fraîchement matérialisés, je m’avançais vers sa personne pour venir dans son dos. Faisant tomber son essuie en posant mes lèvres sur sa nuque, j’attrapais un premier vêtement que je lui enfilais avec toute la tendresse dont je faisais preuve depuis quelque temps maintenant. Me reculant de sa personne en lui accorant un sourire, j’attrapais mon portable que j’eus laissé sur le lit précédemment pour lire ce qu’il se trouvait dessus. Soixante-neuf messages ... coïncidence ? Le dernier … « Si tu ne réponds pas dans les trois minutes qui suivent ce message, j’arrive ~ ». Je réponds, je réponds, je réponds !

- Arg.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 5:07

Se prélasser ainsi dans un bain était merveilleux pour reprendre des forces après des actes peu glorieux et dont beaucoup d'effort était nécessaire. Vous allez peut-être me dire que pour jouir et gémir il ne fallait pas tant que cela se dépenser, et bien je vais vous répondre que vous n'aviez jamais couché avec quelqu'un alors. Parce que si, c'était épuisant dans toutes les formes du geste subis ou donné. Peu importe, les faits étaient là. Après m'avoir bien frotté tout le corps pour enlever la sueur qui s'y était collé, je rinçais le tout et sortit de la grande baignoire de la suite du vicomte Kai. Fraîche et rassasiée, je ne traînais pas d'avantage dans cette salle remplie de buée et, entourée d'une serviette blanche, retournai dans le salon où une Yume habillée m'attendait déjà... assise sur le divan un mouchoir plaqué au nez. Intriguée, je la regardais m'accuser d'une chose dont mon cerveau n'avait pas encore conscience.

- Tu me fais tourner de l’œil, regarde dans quel état tu m’as mis avec ta tendresse. Si je meurs, c’est ta faute !

Affichant un visage stupidement hébété, il ne me fallut pas longtemps pour transformer le tout en un sourire des plus amusés. Sadisme quand tu nous tien, imaginez qu'elle meurt d'un saignement de nez ? Ne serait-ce pas une mort stupide pour Black Rock Shooter ? Un surplus de plaisir. Non, stop. Ne répondant rien à ses dires, je me détournais de sa personne avec un rire étouffé. Tendresse ? Moi envers elle ? Oui, je crois que effectivement je pouvais me montrer humainement normale envers sa personne. Non que je le fasse exprès ou sous le prétexte que nous avions couché ensemble. Non, c'était juste que j'aimais bien Yume, et pour ce faire, il n'y avait pas besoin d'actes. Après tout, elle était mon amie, une vraie amie. Même si parfois je lui gueulais dessus -souvent, depuis notre première rencontre- je restais compréhensive à sa personne, à ses peines comme à ses joies. Et, étrange que cela puisse paraitre, je savais rendre la bonne humeur à celui qui me l'a donné.

- Tu me disais quoi la tantôt ? Je n’ai pas vraiment entendu si je peux dire ça comme ça … Mais ce n’est pas grave hein ! Moi j’aime bien quand t’es comme ça !

Soupirant lourdement sans vraiment comprendre ce qu'elle voulait me dire dans le flot de ses paroles, je dus m'abstenir de toute parole quand elle s'approcha de moi, bloquant tout mon esprit en mode arrêt. Un baiser qui me parcourra de frisson, un geste doux et me voilà vêtue d'un soutien nouvellement matérialisé et parfaitement ajusté à ma taille. Une mine boudeuse de ma part, sous cette impudeur que mon corps subissait quand l'essuie tomba au sol, j'attrapais le premier vêtement pour cacher ma nudité. Tout en m'habillant rapidement avec ce qu'elle m'avait si gentiment préparé, je lui lançais un regard en biais quand elle râla contre son portable. Dead Master, j'en étais certaine. Étrangement, je n'avais aucune envie de savoir ce qui pouvait rendre ma chère colocataire de cette humeur en lisant sur son petit écran, après tout les histoires entre elle et la directrice ne me concernaient pas. Plus loin je m'y tenais, mieux je me portais, comme je pourrais le dire. D'ailleurs tant que cette femme folle ne sait pas ce qui s'est passé entre Yume et moi, tout allait bien. Je n'avais aucune envie de la croiser, aucune envie de parler d'elle, aucune envie... Envie, j'avais juste envie de Yume, dans un sens qui peut paraître affreux pour certains, mais normal pour nos deux personnes. Le désir, le plaisir, l'amitié. Cela faisait bon ménage, tant qu'il n'y avait pas de jalousie. Et après tout de quoi pourrai-je être jalouse concernant Yume ? De rien, ce qu'elle faisait de son coté ne me concernait pas, tant que je restais à son écoute quand elle avait besoin de moi. C'est cela être une amie. Être là quand il faut, ne pas s'immiscer quand il ne le faut pas. Et c'est sur cette pensée que je me regardais de haut en bas après avoir fini de m'habiller.

- Je disais donc... Hmm... T'as du goût question habits, même si je préfère des choses plus souples.

Souriant comme une idiote sans raison, je détaillais l'habit de ma chère amie en acquiesçant de la tête pour montrer mon appréciation. Faisant un tour rapide de la pièce pour m'assurer que nous avions tout ce dont nous avions besoin, j'attrapais un pain à la volée que je fourrais dans ma bouche avant de retourner droit sur Yume, de l'attraper par la main et la tirer en dehors de la suite qui nous servit toute la nuit. Rougissant légèrement sous cette pensée détournée du bon sens, tout en avançant toujours vers la sortie, je posais mon regard rouge sur celle qui m'accompagnait tout en répétant ce que je lui ai dit avant d'aller prendre mon bain.

- Je veux qu'on parte d'ici. J'espère que tu es en forme pour la suite de notre voyage. J'aimerais voir ce volcan au plus vite... en ta compagnie.

Lâchant sa main, tout en pressant le pas et la dépassant pour qu'elle ne voit pas le rouge qui me montait aux joues sous cette déclaration trop amicale. J'arrivais rapidement dehors, observant l'endroit qui commençait à s'éveiller d'une longue nuit mouvementée, je soupirais sous l'air frais de l’extérieur. Reprenant toute contenance, je fis volte-face pour lancer une idée qui me vint à l'esprit à la volée.

- Tu me laisses conduire ?

Pointant la voiture du doigt, j'éclatais de rire tout en disant que ce n'était que plaisanterie. Pourquoi cette idée tandis que je n'avais même pas de permis ? Parce que toute cette aventure était folie, et qui dit folie, dit y aller à fond. J'avais l'impression que tout m'était permis en sa compagnie, que ce soit des choses plaisantes comme celles demandant concentration. Bon sang, cela faisait longtemps que je n'étais plus de si bonne humeur.

-Ca va ?

Vous voyez ma tête sur le coté, mon regard rivé dans celui bleu de Yume avec un sourire débile sur le visage ? Eh bien c'était moi à six heures du matin. Bon sang, je sens que j'irai me suicider dans peu quand tout cela me passera.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 6:14

La seule réaction plausible de sa part en vue de mon aveu fut de rire comme une attardée, n’avait-elle pas assez dormi ou était-elle encore chamboulée de mes prouesses sexuelles ? Je ne saurais y répondre, la seule chose dont j’étais certaine c’était que sa personne n’avait pas l’air de prendre mal mes réactions. Toujours coincée devant mon portable à lire encore et encore la tonne de messages que j’eus reçu, je ne bronchais pas d’un poil en entendant celle-ci s’habiller. Non, je ne faisais pas que regarder sa personne, j’avais parfois autre chose à faire et je pouvais vous certifier que ce que je faisais était quelque chose de très important, tellement important qu’après le dixième message, j’enfonçais mon téléphone dans ma poche avec un air blasé sur le visage.

- Je disais donc... Hmm... T'as du goût question habits, même si je préfère des choses plus souples.

Non, j’aimais m’habiller comme une poubelle, ca ne se voyait pas ? Moi qui croyais. Évidemment que j’avais un certain sens du style, après tant d’années et une réputation que je devais me faire … Non en fait, puisque j’ai vécu dix ans avec ma robe de combat sur le corps sans pouvoir changer celle-ci. Mais en même temps, je devais avouer qu’en vue de cette tenue répétitive, je jalousais les autres de pouvoir se peindre le corps de couleur, avoir des tissus souples et différents de ceux que mon corps matérialisait … Peut être que c’était une sorte de vengeance de vouloir être à tout prix bien habillée à présent … Et puis fallait se le dire aussi, dans les habits que je lui avais passée, elle faisait plus adulte. D’une manière ou d’une autre, cela me préserverait des sous-entendus que les autres auraient pu avoir en voyant sa jeune personne dans des habits … jeunes.

Mais je ne pus m’extasier plus sur mes pensées que je me fis attraper à la volée par une Kaïla pressante, touchante et je ne sais quoi. Me tirant presque à m’arracher le bras dans le couloir, je fus forcée de la suivre presque au galop vers le rez-de-chaussée. Arrivant dans cet endroit trop éclairé à mon goût en vue de l’éclairage naturellement sombre d’un matin annonçant à peine sept heure sur ma montre, je fronçais les sourcils pour finalement faire l’arcade dans l’autre sens quand elle me dit ;

- Je veux qu'on parte d'ici. J'espère que tu es en forme pour la suite de notre voyage. J'aimerais voir ce volcan au plus vite... en ta compagnie.

En forme non. Je suis claquée. Mais en ma compagnie … ça, c’était beau. Tellement beau qu’un petit sourire niait se peignait sur mon visage alors qu’elle me lâchait pour s’aérer. Restant un instant à regarder son corps s’éloigner du mien, je détournais le regard quand je sentis celui d’une autre personne, le regard avide de questionnement se positionner sur ses traits masculins. D’un mouvement nonchalant, je lui accordais un singe de la tête et partir de cet endroit avant qu’il ne finisse sa phrase me demandant « Est-ce que votre séjour dans notre … » Blablabla, oui, oui, ça va. On a bien dodo dans ta chambre trop chère et on a rien mangé de ta bouffe trop chère aussi. Content ? Non, je m’en fous. Quoi, politesse envers cet homme à cette heure-ci ? Crevez tous.

- Tu me laisses conduire ?

Montrant ma voiture du doigt alors que je venais de sortir de cet endroit trop luxueux, je levais un sourcil quand elle me demanda cela. Savait-elle conduire au moins ? Non, et rien que pour ça j’allais refuser catégoriquement. Mais en plus de sa question n’ayant pas lieu d’être à cet instant, ce fut une autre me montrant l’état bien déplorable de mon accompagnatrice qui me prouva que lui laisser le guidon allait nous coûter la mort « Ca va ? ». Depuis quand me demandait-elle ça va comme ça ?! La tête sur le côté et le regard niait, jamais je ne lui donnerai ce volant ! Bien que moi non plus je n’avais pas de vrai permis, ce n’était pas une raison pour le donner à cette gamine dont, je ne savais et ne voulais pas savoir les prouesses de sa conduite que je savais déjà douteuse. M’avançant vers sa personne en rivant mon regard dans le sien, je me saisis de ses mains pour les porter à mes lèvres avant de lui dire, avec des paroles hors de ce geste de tendresse ;

- Non.

M’avançant vers ma dite voiture, je pris place du côté conducteur avant de soupirer lourdement, sentant un regard pesant sur ma petite personne fatiguée. Moi qui croyais déjà que je pourrai dormir après l’acte, me voilà sans dessous de bras, à trois heures de route de Kagoshima. Soupirant une fois de plus, je lui adressais un regard las avant de lui dire, avec toute la bonté du monde ;

- Tu y tiens vraiment ?

Sans doute, en vue de sa tête de chien suppliant. Et c’est par je ne sais quelle connerie que je me décidais de matérialiser un volant devant son siège. Au moins comme ça, en cas de conneries de sa part, je ne risque pas de mourir. Elle voulait conduire, et bien qu’elle conduise la petite ! Et c’est avec un rire jaune que j’allumais le moteur, reculais mon siège et laissais les commandes à Kaïla. Prier avant ce départ, fait. Aller aux toilettes pour ne pas se faire dessus, oublié. Pleurer, à réfléchir. D’un mouvement souple, je vins décaler ma main sur sa cuisse, le regard pervers bien voulu sur mon visage, j’arquais un sourire avant de lui dire ;

- T’sais, si c’est toi qui conduis, je me retiendrai pas ~ Réfléchis-y bien ~

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 14:30

Il était rare que quelqu'un me refuse quelque chose. Faux. J'eus tellement l'habitude d'entendre de la négation quand je demandais une chose soi-disant inexhaustible que le refus catégorique de Yume prononcé dans un seul mot froid, ne me fit pas plus d'effet que cela. Ou peut-être si justement ? Mon humeur se serait-elle dégradée tout à coup juste parce qu'elle ne voulait pas que je fasse ce dont je n'étais certainement pas capable ? Non, ce n'était pas grave, même si l'envie de prendre le volant, de le lui arracher des mains tandis que nous nous installions dans la voiture, fut grande pour mon être voulant à tout prix tenter cette nouveauté. Parce que oui, d'habitude j'avais un chauffeur pour les déplacements ou alors j'utilisais les transports tels les trains ou les avions, mais jamais – au grand jamais- je n'aurais pensé à seulement m'asseoir sur le siège conducteur d'un véhicule. Alors pourquoi aujourd'hui ? Pour le plaisir de la nouveauté, pour l'envie de folie. Certainement. C'est pour cette raison que je ne lâchais pas l'affaire, fixant une Yume sérieusement agacée jusqu'à ce qu'elle réagisse.

- Tu y tiens vraiment ?

Gagné ! Ce fut la première pensée que j'eus quand j'acquiescais de la tête pour lui montrer que oui, j'y tenais. Affichant un sourire victorieux quand un volant et des pédales se matérialisèrent devant mes yeux, j'attrapais la roue des deux mains avant de fixer l'horizon... enfin, le chemin devant nous qui allait être tracé par ma conduite hasardeuse. D'abord... L'accélérateur et le frein... Ok. Ensuite... Ah, j'élargis mon sourire quand la voiture fit le bruit caractéristique de fonctionnement. Contente et excitée comme une enfant à Noël devant un paquet géant, j'étais déjà prête à appuyer sur l'accélérateur quand la main de Yume se posa sur ma cuisse, me déstabilisant complètement.

- T’sais, si c’est toi qui conduis,  je me retiendrai pas ~ Réfléchis-y bien ~

Ma réaction à ses paroles perverses -en omettant son sourire et son regard- ce fut de pousser un petit cri mi-surpris, mi-choqué avant de repousser sa main tout en m'exclamant qu'elle n'était qu'une perverse dégénérée avant que, sous le surplus de colère, mon pied appuie accidentellement sur la pédale de marche et que la voiture pousse un bon de deux mètres et que les pneus crisèrent. Mon réflexe ? Appuyer encore plus fort dessus tout en attrapant le volant à deux mains en écarquillant les yeux de peur. Résultat ? Je vis un mur devant nous et pour couronner l'histoire, je fermais les yeux pour ne pas voir notre collision inévitable.

Ensuite ? Je ne sais pas vraiment se qu'il s'était passé. J'ai juste sentis un choque de freinage et puis un autre quand notre voiture s’emboîta dans une autre. Restant paralysée de cette « expérience » effrayante, j’ouvris les yeux un à un et fixais le pare-brise. Au lieu d'avoir le mur devant nous, ce fut une voiture, assez luxueuse, qui fumait sous un pare-chocs complètement défoncé. Reprenant contenance tout en restant pâle comme la mort, mon regard se tourna doucement vers une Yume, étant à moitié confuse et à moitié apeurée, je clignais des yeux tout en lui faisant des grands gestes des mains avant de m'exclamer :

-Non mais ! Si tu n'étais pas si perverse cela ne serait pas arrivé Yume !

En colère... Non, plutôt déboussolée, je sortis de la voiture laissant la portière ouverte et regardai les dégâts se présentant à nous. Et rien ne s'arrangea quand un homme cravate et costume arriva à notre hauteur pour s'époumoner sur l'état de sa propre voiture. Ma réaction ? Le regarder hébétée jusqu'à ce que sa main m'attrape par le col sous la colère qu'il ressentait. Ce qu'il se passa par la suite ? Eh bien, moi aussi je me suis énervée, tellement que d'un geste souple, je l'envoyais au sol avant de lui foutre mon poing en pleine face et de me mettre à hurler de son geste déplacé. Finalement, je me reculais de lui effondrée tout revenant vers Yume et lui demandant quoi, complètement hors de moi, non complètement perdue de cette situation trop pas assez bien, quel désastre !

-Yume... Je... On fait quoi maintenant ? Parce que ce mec... Je crois que cela va coûter beaucoup pour le rembourser...

Et c'est dans un élan de folie pure, quand l'homme en question se releva encore plus furieux, qu'une idée saugrenue me passa par la tête. Et sans, demander mon reste, je me mis à courir. Oui, prise de frénésie du délit commis, j'attrapais Yume par la manche de son gilet et la tirai à ma suite le long du chemin de la luxueuse résidence qui nous eut accueilli pour la nuit. Échappant aux cris et aux regards, je poussais jusqu'à mes dernières limites pour m'arrêter quelques longs, très longs mètres plus loin -en vue de l'endurance naturelle de ceux qui peuplaient Undai comparé aux humains normaux- essoufflée de tant d'effort. Me laissant tomber sur l'herbe, vérifiant bien que personne ne nous a suivit dans cette cachette improvisée qu'était un parc -ou une forêt, je sais pas- j'éclatais de rire. Me clamant quelques instants plus tard, je me rassis sur ce sol froid avant de lever ma tête vers mon accompagnatrice.

-Bon. Un problème de réglé. À toi de nous trouver un moyen de transport.

Si je lui dis que je veux toujours conduire... Acceptera-t-elle?

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 17:02

Aurais-je dû m’attendre au pire en lui laissant le volant ? Mais n’avais-je donné une certaine assurance au futur en m’accordant moi aussi les reines de la voiture ? Si, pourtant cela ne servit à rien. La mort planait au dessus de ma tête dès qu’elle posa ses mains sur le guidon avec une expression que je ne saurais décrire encore maintenant, c’était encore l’excitation et un regard fou que je la voyais fixer l’horizon, mais cela dû s’arrêter brusquement sous ma dernière phrase. Outrée ou peut être étrangère à ce que je me montre à mon tour si « coquine », elle repoussa mon geste avant de montrer son désaccord. Genre quoi, nous pouvons coucher ensemble mais je ne pouvais pas avoir des gestes doux à son égard ? En somme, je suis là seulement quand elle était en manque et avait besoin de chair douce pour satisfaire ses besoins nouvellement demandés ? Frustrée ? Étrangement non. Je m’attendais à cela … d’une manière ou d’une autre. Notre quotidien n’allait pas se faire dans des mots d’amour après tout, brutalité et distance en dehors de notre intimité et quand nous étions vraiment seules, amour et passion ? Quelle ironie du sort.

Bien que je n’étais pas du genre à regretter quoi que ce soit, je me retrouvais penaude en la voyant se tordre dans tous les sens sous la colère pour finalement sentir la voiture avancer à fond les gaz et comme si cela ne suffisait pas, il fallut que celle-ci appuie sur l’accélérateur. Non Kaïla, la pédale pour freiner c’est l’autre. Et ce qu’il se passa ? Bonjour la façade de l’hôtel ? Non, j’eus au moins le réflexe de dévier la voiture en usant de mon propre guidon pour … et bien pour foncer non pas dans le bâtiment, mais dans l’une des voitures garées non loin de celle-ci. Les yeux rivés sur une limousine blanche, je palissais déjà en me disant que, qui dit accident, disait payer et payer … Non. J’allais me faire tuer par Ayame si je continuais ce genre de frais … Pardonne moi grande prêtresse de la mort, promis, je me ferai pardonner si je sors d’ici vivante. Oui … si seulement.

Et ce 'seulement' arriva quand la voiture s’arrêta donc, que Kurayami sorte de la voiture me laissant en plan dans celle accidentée. En plan pas vraiment puisqu’elle prit tout de même la peine de remettre la faute sur ma personne, genre quoi ?! Elle préférait qu’on meure c’est ça ?! Suicide collectif, non merci. Confuse premièrement, je me hissais tant bien que mal en dehors de ces décombres pour finalement atterrir sur le sol et regarder mon corps à la recherche d’un quelconque hématome. Rien. J’étais vivante ! Et entière. Oui vivante mais pour peu en vue d’une espèce de gros potelé qui vint à notre rencontre en hurlant que nous avions « embourbé sa voiture ». Non, tu es sûr ? Regarde bien, il n’y a qu’une griffe ! Le pare-chocs ? Ah, ca faisait partie aussi de ta voiture ça ? En mode gros lard venant gueuler contre deux gamines, on n’aurait pas pu faire mieux ! Peut être que si et c’est en le voyant atterrir sur le sol après qu’il eut touché Kaïla que je posais mes mains devant mes yeux, essayant de me rassurer que cela était un mauvais rêve. Oui, je rêvais.

-Yume... Je... On fait quoi maintenant ? Parce que ce mec... Je crois que cela va coûter beaucoup pour le rembourser...

Et à votre avis, quel a été sa réaction ? S’excuser auprès du gros monsieur qui s’avançait vers nous ? Non. Courir, seulement courir en me tirant avec elle comme un sac de pommes de terre qu’on faisait traîner sur le sol. Comprenant qu’à moitié la situation, mes jambes agissaient d’elles-mêmes pour rattraper le pas d’une Kurayami ne se faisant pas prier pour user de toute sa vitesse alors qu’un nombre minable de personnes nous suivirent. Des humains contre des Undai’ens ? Qui gagne à votre avis ? Nous. Évidemment. Et c’est donc après une bonne dizaine si pas vingtaine de minutes de sprint qu’elle me lâcha enfin, se laissant tomber dans une pelouse quelconque pour éclater de rire alors que moi, j’avais tout sauf envie de rire.

-Bon. Un problème de réglé. À toi de nous trouver un moyen de transport.

Elle se foutait de ma gueule, c’est ça ? Et c’est donc avec outrage que je l’attrapais par le col avant de la faire tourner en direction de l'hôtel, qu’elle voit l’endroit approximatif où se trouvait notre auberge, pour venir lui dire, certes sans crier mais avec un ton marquant bien que je n’étais pas d’accord avec ses faits ;

- Non mais ça va ?! Et puis comment ça 'problème réglé' ?! Et si ce mec nous retrouve, je fais quoi moi ?! Tu te vois finir en prison pour avoir embouti une voiture toi ?! Et bien moi non.

Mécontente en m’attendant déjà au pire, je la lâchais avant de matérialiser une moto sur laquelle je pris place sans plus attendre. Casque sur la tête, je démarrais au quart de tour en faisant tourner celle-ci en dérapage alors que de la fumée se hissait du sol suite à mon passage. Faisant ronronner le moteur avec fureur, je levais la tête vers celle-ci avant de lui demander, essayant d’oublier l’épisode catastrophique d’avant ;

- Ne songe même plus à me demander de prendre le volant d’une voiture, et ça, tu sais conduire ?

Et bien nous verrons et c’est en matérialisant une autre moto à côté de moi que je lui envoyais un casque en même temps tout en matérialisant une combinaison sur sa personne. Tissée de mon pouvoir de matérialisation, je savais qu’en cas de chutes elle n’aurait ni mal, ni blessures. Une sorte de costume d’indestructible-man. Lui faisant un signe de la tête pour qu’elle monte dessus, je retouchais rapidement son panneau de contrôle de manière à ce qu’elle n’ait besoin de changer les vitesses avec le pied. La seule chose qu’elle devait faire ? Pousser l’accélérateur de sa poigne. Easy non ? Peut être trop pour sa personne, mais ne sait-on jamais.

- Tu me suis et tu fais gaffe, si tu te plantes, tu finiras en vélo Kaïla.

Ronronnant encore ma bécane, je donnais un coup de hanche sur celle-ci en me détachant du sol. Modérant ma vitesse de manière à ce que celle-ci me suive correctement, je me refusais déjà les autoroutes de peur de créer un nouvel accident plus grave que le précédent. Le GPS sous les yeux, je suivais d’un œil la route qui m’avait été désignée, gardant une conduite saine, je me redressais pour regarder au dessus de mon épaule. Matérialisant une sorte de talkie-walkie relié à une oreille dans le casque de chacune d’entre nous, je lui demandai avec le sérieux le plus humble du monde tout en affichant cependant un sourire pervers que je savais invisible à ses yeux ;

- Si tu tombes une fois, ne serait-ce qu’une seule fois, tu devras être à ma botte pendant vingt quatre heures en arrivant à Kagoshima, Kaïla !

Oui, j’étais sérieuse.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 19:02

Mon sourire disparut au même moment que la poigne ferme de Yume me saisit pour montrer son énervement à l'égard de ce qu'il s'était passé quelques instants auparavant. Grimaçant sous ses paroles, je me dépoussiérais en fixant la femme qui me faisait face.

-Non mais ça va ?! Et puis comment ça 'problème réglé' ?! Et si ce mec nous retrouve, je fais quoi moi ?! Tu te vois finir en prison pour avoir embouti une voiture toi ?! Et bien moi non.

Affichant une mine penaude sous ses dires, je restais perplexe sous cette vision de choses. Tuer des gens n'était pas grave, mais faire une égratignure sur une voiture d'un riche qui peut se permettre d'en racheter dix comme cela, c'était la fin du monde. Et bien personnellement, cette logique ne me plaisait pas et il ne fallait pas compter sur moi pour que je m'excuse. Encore moins en sachant que rien de tel n'arriverait si elle ne me ferait pas ce genre d'allusions perverses pour me déconcentrer. En colère à mon tour, je croisais les bras sur ma poitrine en la regardant jouer de sa matérialisation et créant une moto des plus géantes devant mes yeux. Envieuse, j'eus la crainte qu'elle m'abandonne là et parte sous le coup de la fureur, mais cela n'arriva pas tandis qu'une autre moto similaire apparu à coté de ma personne. Je devais avouer que la matérialisation me manquait même si je ne l'utilisais pas à tout bout de champ, mais l'avoir auprès de soi était une chose fort utile dans des situations telles que celle là.

-Ne songe même plus à me demander de prendre le volant d’une voiture, et ça, tu sais conduire ?

Un rire nerveux échappa de ma bouche avant que je ne voie mes vêtements se transformer pour la énième fois de ce voyage pour un costume de motard, assez moulant et que je savais, protecteur au cas où. Si je lui dis que cela se conduit comme un vélo... M'accordera-t-elle le plaisir de monter sur cet engin mécanique ? Non, autant ne rien lui dire et voir de mon propre chef si oui ou non, j'arriverai à dompter cette monstruosité. Contente comme jamais, je m'installais dessus et attendis l'instant que Yume démarre et suis un chemin défini par sa personne. Me familiarisant avec la sensation d'avoir du métal tout autour de soi, j'inspirais, sourire aux lèvres, yeux brillants de l'aventure, oubliant carrément l'incident avec la voiture d'avant. Eh bien voilà, une moto. Comme un vélo, rien de plus difficile. Oui, sauf quand une voix froide et menaçante vous assaillie dans votre casque.

-Tu me suis et tu fais gaffe, si tu te plantes, tu finiras en vélo Kaïla. Si tu tombes une fois, ne serait-ce qu’une seule fois, tu devras être à ma botte pendant vingt quatre heures en arrivant à Kagoshima, Kaïla !

Un grognement de ma part, et je me fermais dans un mutisme total. Non mais aller, genre quoi je vais lui servir pour quoi à Kaogishima d'abord ? Refusé. Et puis c'était elle qui m'a invité explicitement à monter sur cette fichue bécane, alors si je tombe, ce serait de sa faute. Oui, voilà comment arranger ma conscience, et c'est sous un vrombissement puissant de mon moteur que je me laissais aller à la joie d'une conduite de deux roues. N'ayant jamais monté sur autre chose qu'un vélo, je dois avouer que j'eus du mal à m'habituer et garder l'équilibre sur cette chose puissante. Mais quand je trouvais enfin un semblant d'assurance, je poussais sur l'accélérateur avec un sourire large comme une montagne. Contente et surtout pleine d'adrénaline. Oui, j'étais comme poussée par une frénésie de la vitesse.

-C'est génial ! T'inquiète pas Yume, je ne compte pas être ta soubrette.

Et c'est sur déclaration que j'empruntais un chemin droit et peu bondé à la suite de ma chère amie. Voyant que la route allait se poursuivre sur quelques kilomètres sur une ligne droite, je ne pouvais m'empêcher de tourner mon poignet pour accélérer la cadence relativement rapide – mais pas autant que d'habitude en voiture- qui nous menait dans cette ville à quelques heures de là. Affichant un sourire de plus en plus large, mon regard brillant de milles feux, je ne pus m'empêcher de... de dépasser la moto de Yume dans un crissement de pneus significatif et de pousser, et pousser encore plus jusqu'à ce que la moto tremble doucement sous la vitesse, et que mon regard ne se perde dans une masse grise qu'était la route, dont le paysage défilait à toute vitesse se confondant dans des couleurs floues. Éclatant de rire sous tant d'adrénaline, je beuglais dans le casque pour me faire entendre par ma chère colocataire à mes trousses.

-C'est trop fort. Aller Yume, du nerf ! Direction Kagoshima !

Et c'est en voyant que la circulation reprenait dans les virages, que je ralentis encore plus, frustrée de cette vitesse n'ayant rien à voir avec le coup de vent dont j'ai fait l'expérience. Soupirant tout en regardant dans mon rétroviseur, je voulus essayer une scène que je voyais souvent dans les films. Pouvais-je ? Était-ce dangereux ? Maaaah, je voulais essayer si c'était possible et faisable par ma personne. Dépasser les voitures de tous les cotés en pressant le guidon pour ne pas draper dans un virage serré. Oh oui ! Sur un « J'y vais » surexcité, je mis en actions mes pensées. Et je sentis le tout, les voitures passant à cinq millimètres de mes jambes, le vent fouettant mon casque, la panique teintée de folie quand j'estimais mes chances de dépassements à la limite de raisonnable... C'était wow ! Voulant montrer mes prouesses à Yume, je me décalais sous le bas coté et je ralenti ici, sous des klaxons acharnés des conducteurs ne comprenant pas ce que je faisais ainsi. Oui, je n'ai jamais appris le code de la route. Fallait-il que je le précise ? Non, non, c'était une information inutile. Et quand je vis sa moto à mes cotés, ne lui laissant pas le temps de me hurler dans les oreilles, je souris derrière ma visière sombre et... lâchais le guidon, levant mes bras bien haut au ciel.

-Et même sans les mains !

Perdant l’équilibre tandis que ma moto fit un zigzag effrayant avant que je ne reprenne le contrôle. Je ris jaune avant de ralentir complètement en me disant que finalement ce fut une mauvaise idée. Et rien ne s'arrangea quand une sirène caractéristique se fit entendre dans nos dos. Grimaçant et soupirant de frustration, je tournais ma tête vers ma chère colocataire pour lui demander d'un ton enjoué.

-On fuit ?

J'étais prête à accélérer quitte à arriver dans un ravin. Une course poursuite avec la police... Bon sang, c'était inédit tout cela. Et dangereux.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Ven 14 Déc - 21:43

Je la voyais slalomant entre les voitures à une vitesse folle, acceptant tout de même sa cadence, je la suivais de près tout en évitant moi aussi de foncer dans une voiture. Je frôlais celles-ci d’à peine quelques centimètres, sentant l’air compressé entre mes jambes et le métal froid des « obstacles » se mettant sur notre route. Mais que faisait-elle donc ?! Ne lui avais-je pas dit de rester calme ?! Mais non, cette folle hurlait son contentement dans mes oreilles alors que moi, je me frustrais à chaque fois qu’elle frôlait de près une de ces dites voitures. Mais que lui arrivait-il ?! N’était-elle pas rationnelle, non, la Kaïla se trouvant devant moi n’était pas celle que je connaissais loin de là … Dieu, elle allait causer un accident. Que se passerait-il si elle fonçait dans une voiture par mégarde ? Que cette même voiture soit remplie d’une famille. Supporterait-elle la mort d’une mère, d’un père et de leurs enfants ? Non. Moi-même je ne saurais bien que j’eus tué bien plus que ça. C’était irresponsable, tellement que j’essayais de venir à sa hauteur pour la raisonner mais sans succès. Il y avait trop de monde sur cette route pour que je puisse me permettre de me mettre à ses côtés, merde. Oui, ca allait … empirer.

Lâchant ses mains en me disant de regarder, j’écarquillais les yeux alors que je voyais sa bécane devenir hors de son contrôle comme folle. D’une pression sur mon accélérateur, je me rapprochais le plus possible de sa personne pour venir lui porter aide mais rien à y faire, elle me devançait de quelques centimètres insurmontables sur cette route. Levant la main dans sa direction, je dus moi-même lacer ma moto pour venir contrôler la sienne. Oui, c’était une matérialisation, la mienne, je devais être capable d’en avoir le contrôle mais imaginez, déjà que je bouleversais les règles en imposant des données à mon pouvoir pour que celle-ci puisse l’utiliser, je n’arrivais pas à tout faire en même temps. Mais c’est avec chance que j’arrivais tout de même à reprendre un semblant de contrôle et celle-ci se rangea sur le bas côté, où moi, déjà prête à descendre de ma moto pour l’engueuler, je fus une fois de plus contrainte de changer mes plans en entendant des alarmes bien significatives. Les flics.

-On fuit ?

Encore. Oui, on n’allait pas rester là à attendre qu’ils nous coffrent ! À son avis, combien pouvait coûter pour faire les abrutis sur une route comme celle-ci hein ? Avec un peu de chance, une petite année de prison sous les regards montrant bien que pour eux, nous n’étions que des dégénérés faisant du grabuge pour s’amuser. Mais non, je ne m’amusais pas, déconner un peu ok, mais mettre des vies innocentes en danger non. Et c’est sous un soupir bien entendu que je lui répondis positivement après avoir calculé les pours et les contres de notre fuite qui allait bien sûr être poursuite. D’un ronronnement significatif, je commençais à slalomer entre les voitures en dépassant facilement les 200km/h en sachant que Kaïla était à ma suite, suivie des patrouilles. Les voitures qui étaient des divertissements pour Kurayami s’écartèrent pour laisser les agents de l’ordre nous atteindre. En vain certes, mais quand après une bonne dizaine de minutes nous nous retrouvions sur une route sans voitures, seules celles de la police au cul.

Je jurais intérieurement alors que je forçais l’accélération d’une pression du poignet, en mode manuel, je devais décaler mes vitesses en jouant sur la jauge mais facile à faire quand on ne dépasse pas trop le kilométrage mais sur le coup c’était raté. Augmentant ma vitesse de 100, je restais bloquée en cinquième alors que je gardais toujours un œil attentif sur sa personne. Les voix des policiers hurlant dans les hauts parleurs retentirent et sans aucunes réponses de notre part, ce fut les tirs qui vinrent à notre rencontre. Maintenant c’était fuir pour vivre et non plus pour … pour je ne sais quoi d’ailleurs ! Que pouvais-je faire ? Nous téléporter devant ces personnes nous fixant de leurs viseurs ? Conneries. Il était interdit pour nous, membres de Undai d’exposer nos pouvoirs devant le commun des mortels. Si cette règle serait entravée, nous finirons dans les enfers de cette même école, coincés dans des cages comme des animaux … Jamais. Jamais je ne me laisserai tomber là-bas alors que j’y ai déjà envoyé tant de gens, oui, je ne me permettrai pas cela ! J’étais l’ordre et les lois qui régnaient sur notre monde, ceux qui ne pouvaient guère se considérer encore comme de simples humains.

Mais bien que je ne pouvais pas … c’est quand j’entendis un bruit significatif d’une petite explosion d’air que je me retournais vivement pour voir ce que je n’aurais voulu voir … Kaïla … Non ! Je ne sais comment, je ne sais pourquoi mais elle était sur le sol. Lui avaient-ils tirés dessus ? Sur la moto pour qu’elle s’écrase ?! Non, ils n’auraient pas … Si justement. Et c’est donc sous un coup de rage que je fis frémir mes roues sur le sol pour faire un virage droit et me retrouver face devant ces dizaines de voitures me jugeant de leurs fars. D’un coup sec j’avançais en direction de Kurayami pour venir attraper celle-ci par la main et la faire s’asseoir à mes côtés, juste dans mon dos. Je n’avais le temps de la questionner que les balles fusèrent dans notre sens, ne sachant éviter toutes celles qui s’avancèrent dangereusement de mon élève, je n’eus guère le choix de m’utiliser comme bouclier pour protéger sa personne. Haha, jouer au héros ne m’allait pas et c’est sous un craquement de mon casque que cela s’expliqua. Pouvoir avoir renforcer sa combinaison pour ne pas le faire à la mienne ? Idiotie, elle courra à ma perte.

Et c’est donc à l’arrêt que je tombais de la moto comme un simple sac se heurtant sur le sol. La visière brisée et une douleur intense dans mon œil me lançait me faisant presque perdre connaissance. Ne sachant bouger un de mes muscles, je voulus hurler de douleur mais rien à y faire, rien ne sortait … Je ne savais bouger. Allais-je mourir si bêtement ? Foutaise, Black Rock Shooter meurt par le biais d’une balle dans l’œil. Ayame … Ayame viendra me sauver non ? Non … peut être qu’elle est occupée … Oui, elle serait venue me sauver si Akiha n’était pas là ! Reportant ma haine et mon impuissance du moment sur ces pensées, je ne voyais que d’un œil submergé du sang de l’autre la scène qui se passait devant mes pupilles. Les policiers, ces chiens nous encerclaient en hurlant sur ma coéquipière que j’imaginais perdue devant mon état et la situation même. Que cela lui serve de leçon ! Mais en même temps, n’aurait-on pas pu trouver moins douloureux pour ma personne que cette manière ? Que sais-je …

Foutaise hein ? Oui, et je ne pouvais me laisser avoir de la sorte … Non, après tout ce que j’ai vécu ce n’était pas ça qui allait me tuer. J’étais le centre de Undai, celle qui eut le malheur d’y couler plus de temps que les autres dans ce lieu … Je ne pouvais me laisser ainsi hein ? Cela serait trop … trop indigne pour ma personne. Quelqu’un sait il me sauver ? Dites … Toi qui es en moi … Peux-tu me sauver ? Non. Je me refusais de cela, je me refusais de laisser mon corps à ma colère et rien que pour ça, je pompais ce qu’il me fallait pour me relever sous les regards interloqués des flics. Hurlant cette fois-ci ma douleur sous une expression m’obligeant presque à me donner du courage, je retirais mon casque, offrant aux autres les dégâts qu’ils m'eurent occasionné. Oui, c’était de leur faute, c’était eux qui m’avaient privés de mon œil gauche. D’un mouvement brusque je me retrouvais devant l’un de ces crétins, la main tremblante en visant à moitié ma personne, je me hissais jusqu’à son bras pour finalement user de son arme, toujours accrochée à sa main pour venir tirer sur ses « amis ». Hurlement de terreur de sa part alors que les coups retentirent, je m’arrêtais quand tous sauf lui disparurent. De la pitié ? Non, celui qui m’attaque est mon ennemi, celui qui me blesse mérite la mort. D’un mouvement marqué d’un craquement montrant que son bras se déboîtait sous ma torsion, je fis planter son arme sur ses tempes avant de presser la détente. Suicide.

C’est l’historie d’un homme honteux d’être traité comme un moins que rien par ses collègues, lors d’une enquête tournant au drame celui-ci décide de se venger de ses années de souffrances en leur compagnie. Tirant dans le tas, il tua ses collègues surpris de son geste et donc impuissants. Par honte d’avoir sacrifié ces vies avec le peu de conscience qu’il lui restait, il se tua à son tour.

Voilà, voilà quelle sera l’histoire de ces gens. Moi ? Je ne faisais partie de tout ça, je ne les connaissais pas, pourquoi devrais-je y être mêlée ? Oui, j’étais innocente. Me laissant tomber sur le sol en posant ma main sur mon œil, je fis apparaître ma flamme bleutée alors que ma robe de combat se matérialisait peu à peu sur mon corps. Ne changeant d’apparence sous la contrainte que j’eus subite avant en vue de mes matérialisations, ce fut mes vêtements qui s’ajustèrent à mon apparence. Délaissant la cape pour se singulariser par une simple veste. Des bottes différentes aux talons d’aciers et des protections se peignant par-ci par-là. Une robe de combat différente ? Nullement, ma base était toujours là, ce n’était qu’un autre stade.

- Je …

Je ne savais même pas quoi dire. Elle était fautive … oui, sans ses conneries on ne serait pas là et je n’aurai pas encore plus de sang sur les mains. Le comprends-tu seulement Kaïla ?! Mais je ne pouvais lui en vouloir hein … Oui, elle n’était qu’une enfant et c’était les plus vieux qui se faisaient juger là dedans. Saloperie.

- Tu n’as rien ?

Me relevant tout de même alors que mon œil se reformait, je m’approchais vers sa personne en examinant sa combinaison. Au même moment que je posais mes doigts sur son omoplate un tir retentit. L’évitant de justesse en reculant, je regardais l’importun qui osait encore vivre. D’un regard en direction de Kaïla, je lui demandais presque du regard ce qu’elle allait faire. Me laisser le tuer ou le tuer elle-même ? Oui, elle n’était pas un ange après tout. Combien de gens avait-elle déjà sur la conscience ? Une de plus … Qu’est-ce que cela ferait en vue du futur qui l’attendait ? Alors, oseras-tu encore cette fois-ci ?

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Sam 15 Déc - 23:05

Ce fut un désastre, une horreur pure et dure qui apparu devant mes yeux encore brillant d’excitation pour transformer toute cette émotion en peur, en quelque chose de terrifiant. Je ne sais pas exactement quand le jeu prit fin pour donner des proportions démesurées à cette affaire de course poursuite banalement dangereuse et farfelue. Si mes estimations sont bonnes, cela commença quand la vitesse de mon bolide dépassa les 280km/h sans que je n'y fasse vraiment attention. Et ensuite, ce fut pire... Carrément hors contexte. Parce que quand les flics se décident de tirer sur quelqu'un, après les avoir bien menacé, cela devient disproportionnel comparé aux actes commis. Tuer une minorité pour préserver, soi-disant, la majorité. Et bien, en vue de la situation, je trouvais cela plus que dégueulasse. Et c'est quand ma pensée tourna sur cela, que je voyais Yume tel un point noir devant moi que je devais suivre à tout prix, que tout dérapa. Dans le sens littéral du terme. Mon bolide glissa au sol après s'être prise une balle je ne sais où, dans le pneu je crois... Ou était-ce le moteur ? Ou... finalement elle vint se loger dans mon corps ? Quoi qu'il en soit, je me retrouvais au sol, cabossée de tous les cotés, remerciant Yume de m'avoir fabriqué une combinaison « antidouleurs à plus de 300km/h quand un policier vous tire dessus ». Ce qui se passa par la suite ? Je ne saurais le dire, je sais juste que ce fut une catastrophe.

La suite ? Je crois que je regardais son déroulement d'un œil vitreux et absent, n'osant pas bronche plus que cela pour ne pas brusquer mon esprit à réaliser la réalité. Tout se passa au ralenti, une balle dans la tête de Yume, du sang qui y giclait, son corps basculant en arrière. Et moi, moi ne sachant que observer tandis qu'aucun son ne sortit de ma bouche à part une expression d'horreur sur le visage. C'était affreux. Et c'était de ma faute, de ma connerie monstrueuse de vouloir défier ce qui ne devait pas l'être. Les voix hurlantes des policiers se firent lointaines, je ne voyais plus rien, je n'entendais rien. Je ne savais plus quoi faire à part rester ainsi au sol, tel un légume végétativement bien atteint. Après tout... Pourquoi ? Pourquoi nous tiraient-ils dessus ?! Ce n'était pas normal. Tout cela pare que nous avions dépassé les vitesses de limitations et avions fui ?! Des conneries ! C'était du n'importe quoi ! Ils n'avaient pas le droit... Et pourtant...

Pour ce qui se passa quand Yume revint de chez les morts en mode furieuse comme jamais, je ne vais pas vous le raconter, tout simplement parce que quand la première balle se logea dans la tête d'un de nos assaillants, je fermais les yeux pour ne plus avoir à observer cette horrible réalité des meurtres sans pitié. Tuer à Undai. Ok, parce que c'était logique de le faire là-bas -et encore, seulement dans l'Arène. Mais là... Tuer des êtres humains dits banals, sachant que peut-être, des familles les attendaient à la maison. C'était tellement terrifiant et injuste dans un sens, que je ne voulus plus avoir à faire à cette scène. Et sur ce, sur ces bruits de détonations et des cris de frayeurs, je baissais la tête, laissant ma chère amie exprimer sa colère. Elle a faillit mourir... Elle avait droit de se venger... Et pourtant, c'était monstrueux de voir tant de vies s'éteindre en moins de deux minutes avec la plus grande violence possible... Non, cela pourrait être beaucoup plus gore... Oui, peut-être bien, mais je ne pouvais juger, vu que je ne regardais pas.

- Tu n’as rien ?

Et c'est la que je relevais la tête, sous sa question des plus ridicules en vue de la situation. Faisant abstraction du rouge peignant la route et des cadavres jonchant ce même sol écarlate, mes yeux se posèrent sur le visage ensanglanté de Yume. Encore sous le choc, je ne répondis rien, ne sachant décrocher mon regard de cette vision. Son œil... Son œil... Et c'était de ma faute. Elle fut blessée par ma connerie. Je m'en voulais ? Terriblement, tellement que seule une colère sourde s'activa au fond de moi quand ma contemplation craintive se fit interrompre par une millième détonation de la journée. Une balle, je vis l'air se déformer sous le sifflement de cette dernière qui ne passa qu'à quelques millimètres de la tête de ma chère amie mal en point. Mais ce ne fut pas tout. Non, c'est le regard interrogateur de Black Rock Shooter en robe de combat qui réveilla en moi l'envie de vengeance. Me relevant comme dans un rêve, je passais à coté de Yume sans même lui jeter un regard pour lui signifier quoi. Tout en attrapant le premier flingue taché de sang qui me tomba sous les yeux, je le visais droit sur l'homme... Non, pas tout à fait, disons plutôt droit sur sa main pour que son arme s'envole au loin avant qu'il n'aie le temps de m'administrer une nouvelle volée de balles. Je n'étais pas en mesure de les éviter sans ma tenue de combat, encore heureux que je visais bien depuis... Bah depuis tous les entraînements que j'ai bien pu subir.

À un mètre de lui, ma main tendue, l'arme visant sa tête, mes traits furent déformés par... Par rien, je restais tellement de marbre, avec neutralité, que cela me fit peur, tellement cela contrastait avec ce qu'il se passait dans ma tête. L'homme tremblant sous mes pieds, je ne pus empêcher ce sentiment de puissance grogner au fond de moi, comme dans l'Arène avant que je n'abatte mon adversaire. Quelle ironie. Je pouvais le tuer ? Devais-je le tuer ? Je ne savais pas. Au fond de moi, je ne voulais pas. Ce n'était pas la même chose que dans l'Académie. Ici on parlait des vies qui seraient pleurés, qui voudraient être vengés, qui... Qui ne devaient pas mourir là, par la main d'une gamine ne voulant que tester ses limites... Justement ! Tirer... Tirer sur des gosses pour une telle chose était inadmissible. Si, si c'était comme à l'école, oeil pour oeil, dent pour dent. La règle d'or était simple. On essaye de me tuer, il faut que je me défende en tuant à mon tour. Tuer ou être tué. Mais cet homme tremblant sous mon regard impassible... Non, aucune pitié. À cause de lui, à cause d'eux tous Yume fut blessée, elle a faillit mourir ! Oui, c'était plus simple de rejeter la faute sur d'autres. Mais d'une autre coté... Je ne me bernais pas complètement d'excuses invalides. S'ils n'avaient pas tirés, s'ils nous avaient laissés poursuivre notre route, tout cela ne serait pas arrivé. Grinçant de dents sous cette dernière pensée, je détournais ma tête de cette vision misérable et tirait droit entre les deux yeux de cette personne soi-disant innocente -certainement régie sous des ordres. Enfin, je crois que je l'ai eu en plein dans la tête, vu que je ne me retournais pas pour vérifier la cervelle éclatée sur le béton... Horrible. Moi, une tueuse sans coeur ? Non, je ne pouvais pas. Pas encore, pas quand il s'agissait de... Peu importe.

Tout en laissant tomber l'arme au sol, regard et visage inexpressifs, mes pas me menèrent jusqu'à Yume à coté de laquelle je passais tout en soupirant. Arrivée à sa moto encore utilisable, je la relevais et la positionnai sur la route. Un dernier soupir en voyant la coque griffée de partout, je me retournais vers Yume dans un élan de courage pour voir le carnage derrière elle. Tout en y faisant le plus abstraction possible, mes pas me menèrent jusqu'à un mètre de ma chère amie et là. Bah je m'arrêtais enfin devant elle, le regard perdu sur sa silhouette avant que ma voix ne résonne étrangement dans cet espace devenu vide de toute vie – à part de nos deux personnes.

- Ton œil... Tu arriveras à le réparer, n'est-ce pas ?

Effectivement, dans cette question il y avait plus de certitude que de doute. Je ne doutais pas du talent de Yume pour se protéger contre toute attaque externe, même si je devais avouer que la voir ainsi, cela faisait peur. Dans un élan de culpabilité, je m'abstins de parler sur ce qui s'était déroulé quelques instants plus tôt et, à la place de cela, j'attrapais sa main sous une hésitation fatale, avant de la tirer doucement à ma suite. Mes blessures à moi ? Quelques bleus et égratignures certainement. Rien qui avait besoin d'attention, comparé à la plaie de mon accompagnatrice.

- Je vais conduire jusqu'à Kagoshima. En attendant, concentre-toi sur ton œil. Viens, Yume.

Et c'est d'une fois catégoriquement morne et sans permission de refuser que je lui exposais les faits avant de monter sur la selle, un dernier regard pour qu'elle suive mes directives et je démarrais. Étrangement lentement, pour accélérer jusqu'à une vitesse acceptable de 120km/h en pleine route. Il fallait que l'on parte de là, un tel carnage n'amène que les vautours. Et ce, sans moindre adrénaline ou envie que je regardais le chemin devant mes yeux, faisant abstraction de sa personne à l'arrière, ainsi de ce sentiment affreux qui me rongeait de l'intérieur. Oublier ? On n’oublie pas quand on fait des conneries coûtant la vie de tant de gens. On n’oublie pas quand on tue. On n’oublie pas quand on a risqué la vie d'une personne importante à son cœur. Et je n'oublierai pas. Et c'est sur cette pensée dénuée de joie que je poursuivis en direction de cette ville au volcan, sans moindre motivation de jouer. Seul un mot hurlait dans ma tête, mais que ma gorge nouée ne savait laisser extérioriser... « Désolé. »

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Dim 16 Déc - 0:56

Elle le tua. Je ne savais pas si j’avais bien fait de le lui demander, je ne savais pas non plus si c’était à cause de mon regard insistant qu’elle le fit. Quoi qu’il en était, cela était fait, et son futur ne sera pas tendre avec elle si elle-même ne s’était pas préparée à tuer ceux qui entraveraient sa montée. Oui, c’était cruel mais telles étaient les lois de notre monde. Tuer pour vaincre, tuer pour réussir. Undai n’était pas tendre, Undai ne laisserait des disciples vulnérables aux sentiments de la pitié, intacts. Oui, Undai n’avait pas de cœur, Undai n’était pas joli et tendre … Cette école était un enfer pour les faibles et une bouffée d’oxygène pour les enragés de la vie. Moi ? Je ne me catégorisais pas dans ceux-là, je tuais parce que je devais le faire. Point, cela s’arrêtait à ça.

Quand elle m’intima de monter sur la moto à sa suite en me tendant une main que je saisis, j’eus un instant d’hésitation avant de me laisser faire. Me collant à son corps en fermant les yeux, je dématérialisais ma robe de combat en même temps que la moto laissée sur le côté. Aucune preuve, personne ne saura ce que nous avions fait aujourd’hui, même elle … Ayame n’en saura rien. Pourquoi devrais-je m’expliquer ? Oserai-je seulement lui dire … Oui, mais je ne préférais pas. Pourquoi puisque j’avais été victime et que je m’étais que défendue … Mais tout de même. C’étaient des vies n’entravant pas celle de l’école, juste la mienne. Monstrueuse, je m’y étais faite. Cela faisait partie de moi, de mon enseignement comme de mon passé et du futur qui me sera tracé.

Ce ne fut que trois heures plus tard que nous vîmes Kagoshima, se parquant sur une allée donnant sur des routes bondées de piétions devant nous, je descendis de la moto tout en retirant casque et autres artifices que j’eus besoin durant ce voyage, je m’étendis légèrement en laissant mes os craquer sous le dégourdissement de notre route. Les yeux fermés et l’air frottant mon visage, je soupirais lourdement avant de poser mon regard sur Kaïla. Mon œil allait mieux, il s’était refait à la perfection mais ma vision restait tout de même faible. Voyant légèrement flou mais assez pour que je puisse me débrouiller, je ne comptais inquiéter plus mon amie de mes états d’âme et physique. Me décidant moi-même de laisser l’épisode précédent de côté, je lui adressais un léger sourire avant de lui demander de me suivre.

- Cherchons-nous un endroit pour notre dernier jour, première étape l’hôtel et puis on avisera.

Lui faisant un signe de la tête en m’avançant vers les routes invisibles sous la masse de personnes s’y trouvant, je restais le plus près possible de Kaïla de peur de la perdre dans cette foule. Pire que Tokyo ? Je ne saurais le dire, pour moi oui. Ca grouillait de gens, de cris, de rires et de dires. L’horreur. Moi qui aimais le calme et la tranquillité, me voilà dans un endroit complètement différent de mes préférences. Avançant toujours et encore en regardant de temps en temps que Kurayami me suivait, je m’arrêtais après une bonne dizaine de minutes devant ce qu’il semblait être des chambres d’hôtes. Lui demandant du regard si elle voulait que nous y allons pour voir si ils avaient des chambres libres, je passais par les portes automatiques avant de me diriger vers la réception.

- Désolée mes dames, mais nous sommes complet, en cette période de l’année, Kagoshima et remplie de touristes extérieurs … Je ne saurais vous dire où vous trouverez logis pour cette nuit.

Voilà ce que me répondit la femme derrière son comptoir quand je lui demandai une chambre, grimaçant en me disant qu’aujourd’hui allait être plus compliqué que ce que je n’aurais cru, je me retournais vers Kaïla avant de lui demander si elle préférait peut être qu’on aille ailleurs. J’avais une idée sur notre destination et en partant de Kagoshima, nous pourrions peut être aller dans un endroit plaisant à nos personnes. Mais bon, en même temps … Je ne savais pas trop. Comptant aller sur l’île du volcan, je me demandais si mon choix serait judicieux si, déjà ici les touristes grouillaient. Oui, et passer sa journée à faire le tour de la ville pour trouver un hôtel, très peu pour moi. Mais qu’allions-nous faire dans ce cas ? Oublier cette idée de visiter la ville et rentrer à Undai ou trouver une autre solution à notre problème.

- Nous verrons plus tard pour l’hôtel … Que veux-tu faire ? Visiter le volcan ou aller manger ?

Oui, plus tard. Quand la nuit sera tombée et que notre seule solution sera une tente au milieu de la forêt -encore-. Non, je plaisantais, une fois mais pas deux, hors de questions que je passe ma nuit à paranoter sur le fait que x et x insectes pourraient me dévorer dans mon sommeil. Ressortant dans cette rue bondée, je m’avançais toujours un peu plus en profondeur dans cet endroit. Regardant autour de moi si je ne trouverai pas solution à notre problème alors que je sentais mon ventre se crisper sous la fin, je vis une sorte de grand monument dont la façade portait une affiche en son sein où le mot « Hôtel » se trouvait en grand. Il ne fallait que voir le lieu pour se dire que les chambres n’étaient pas gratuites … pouvais-je me permettre de dépenser encore une fortune pour un lit ? Oui et non. Oui parce que je savais que l’argent d’Ayame était à ma disposition, non parce que je me voyais mal justifier mes frais « Si nous dûmes aller dans cet hôtel, ce fut parce qu’il n’y en avait pas d’autres de libre ». Sa réponse à votre avis ? « Pourquoi ne pas rentrer à Undai et laisser tomber cette escapade ? N’as-tu donc pas assez promené ton toutou comme ça Yume-Chan ~ ? ». Soit, dur dilemme jusqu’à ce que je me souvienne de l’un de mes dires.

- Si tu tombes une fois, ne serait-ce qu’une seule fois, tu devras être à ma botte pendant vingt quatre heures en arrivant à Kagoshima …

Rivant mon regard dans les pupilles de mon élève en étirant mes lèvres en un sourire sous-entendu, je vins me poser contre son bras, ma poitrine chauffant celui-ci tout en affichant une petite mine montrant bien que je n’avais pas oublié cela. D’un sourire et d’un regard malsain, je laissais sortir un petit rire avant de poursuivre ma pensée à voix autre ;

- Dans ce cas, en tant que « maîtresse » du jour, tu payeras notre hôtel Kaïla. Aucun refus accepté !

Et c’est en me détachant de sa personne et me dirigeant sous une pirouette vers ledit hôtel, que je ne demandais pas mon reste pour demander une chambre à la personne me faisant fasse. Un temps d’attente estimable à dix minutes durant lequels je regardais dans le vide, perdue dans mes pensées avant qu’elle nous demande de la suivre et que Kaïla règle la note avant toute chose. 90 000 ¥ la nuit ? Rien que ça … me voilà déçue ! Ou pas, c’était du vol, comment une chambre pour une seule nuit pouvait coûter autant ? Non, c’était scandaleux, scandale que j’oubliais quand l’hôtesse nous ouvrit les portes de notre chambre pour ce jour. Les ennuis laissés de côté, ses paroles laissées de côté, je m’engouffrais dans cet endroit en faisant des petits « O » avec ma bouche. Je n’avais jamais vu ce genre de style auparavant, ce n’était pas japonais, chinois ou je ne sais encore quel style asiatique. Non, du bon pur je ne sais quoi avec des dorures par-ci par là et … la salle de bain. Une vraie piscine selon ma personne tellement qu’elle était grande. Et dire que sous tant de paillettes j’en avais oublié tout ce qui m’entourait, mais c’est sous un regard dans mon dos que je me détachais de ma rêverie pour demander à Kaïla, avec la plus grande neutralité ;

- Quoi ? C’est toi qui es tombée, tu ne vas pas me râler dessus hein ? Et puis … c’est moi qui décide !

Enfant avec le corps d’une femme adulte ? Fermez là avant que je ne couse vos bouches vilaines. M’approchant de sa personne les yeux grands ouverts, je la fixais longuement avant d’étirer mes lèvres sous une pensée farfelue. Huhuhu ~

- T’as déjà été dans une maison typiquement japonaise ? Geisha et tout ça … ? ~

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Dim 16 Déc - 23:15

Conduire une moto pendant plusieurs heures n'est pas une chose aisée, et je venais de m'en apercevoir de mon propre vécu. Je ne saurais dire si j'étais soulagée ou non en descendant enfin de la selle pour, avec le mal total, essayer de marcher droit. Mes muscles étaient tout endoloris par le manque de mouvement pendant le trajet et ce n'était pas compté sur mes mains qui avaient du mal à se décrisper après une position ferme sur le guidon. C'est avec des grimaces non-feintes que je suivis Yume à la recherche d'un hôtel, faisant tout et n'importe quoi pour ne pas la perdre de vue dans une foule immense. Oui, Kagoshima était bondée, que ce soit au centre de la ville ou sur ses bordures, il était presque impossible de se déplacer tranquillement, surtout non loin de ce fameux volcan. Soupirant, tout en dégourdissant mes membres sous différentes pirouettes pour qu'aucun ne me touche, je faillais retourner vers la moto pour y remonter et tracer mon chemin par la voie routière. Mais ce serait mal vu, très mal vu par ma chère amie et par la population en elle-même. C'est dans cet état d'esprit que j'ai pris sur moi mon sentiment d'oppression et arrivai au premier hôtel se présentant à nous.

Dedans, je me sentais enfin mieux jusqu'à ce qu'une vieille femme réceptionniste ne brise tous mes rêves d'un repas chaud suivit d'un bon bain bien fumant de chaleur. Pas de place... Comment cela pas de place ?! Furieuse tandis que Yume abandonnait et voulu en sortir à la recherche d'un autre endroit, je ne pouvais pas accepter qu'un simple repos ne me soit accordé après les événements de la journée. Parce que oui, même si nous avions fait un trait sur le carnage de tout à l'heure, je ne restais pas moins affectée par tout cela. Un peu de sommeil me ferait du bien, mais même cela, n'était pas possible. Quelle plaie.

- Nous verrons plus tard pour l’hôtel … Que veux-tu faire ? Visiter le volcan ou aller manger ?

Un soupir de ma part et ma réponse fut bien tracé dans mon esprit. Bien sûr que je voulais voir le volcan, mais avant toute chose je voulais être ne serait ce qu'un peu rassasiée pour l'admirer dans toute sa splendeur sans être entravée par la faim, par exemple. Oui, et c'est sur cette pensée que je vis ma chère amie -dont l’œil se portait mieux à mon plus grand bonheur- s'arrêter devant une grande bâtisse qui puait l'argent à distance. Coulant un regard vers cette silhouette mince, je restais de marbre quand son regard se posa sur moi avec... avec ce quelque chose disant que j'étais dans la merde. Et ce fut le cas quand elle récita des paroles dites auparavant.

- Si tu tombes une fois, ne serait-ce qu’une seule fois, tu devras être à ma botte pendant vingt quatre heures en arrivant à Kagoshima … Dans ce cas, en tant que « maîtresse » du jour, tu payeras notre hôtel Kaïla. Aucun refus accepté !

Se collant à ma personne, je ne bronchais pas d'un pouce quand elle m'exposa les faits. En colère ? Non pas encore. Et c'est, sous un soupir de soulagement automatique, qu'elle me lâcha pour tracer la route vers l'entrée de cet endroit que je savais coûteux. Comme un enfant. Elle se comportait vraiment comme tel, tandis que je la suivis que d'un pas lent mais décidé vers l'enseigne. Au moins, j'en étais sûre, nous aurons des places là-dedans. Et ce fut le cas. Et le prix y était aussi. Je faillis m'étouffer avec ma propre bave quand des chiffres monstrueux apparurent sur un papier bien blanc pour montrer précisément de quoi il retournait. Je paye l'hôtel hein... Je ne savais même pas si mon compte bancaire avait autant de zéros de disponible et là, là je devais dépenser cette somme énorme pour une nuit, parce que je suis tombée de moto... Tombée hein... Non, stop. Je n'avais pas envie de revenir sur ce sombre épisode de ma vie. Souriant jaune devant la machine de code, j'y glissais ma carte et d'un geste rapide tapait les quatre chiffres tout en me disant, à chaque numéro ajouté, que j'allais me faire démolir par mes parents. Non faute de moyens -vu que j'ai fait pire dans ma courte existence- mais plutôt parce que sur les relevés du compte il y aura l'adresse d'un hôtel se trouvant à l'autre bout du pays. Bon sang... Combien de temps leur faudra-t-il pour s'en apercevoir ? Connaissant leur manière trop protectrice de s'occuper de ma personne, je donne maximum deux jours quand ma chère mère, soucieuse de ma vie, décidera de ressourcer mon compte et que -oh par grand hasard- elle verra qu'il ne me reste presque plus rien dessus... Triste vie. Bon, si je me dis qu'il y a pire, me sentirai-je mieux ? Soupir.

C'est dans un état d'esprit fort contradictoire que je rentrais dans notre chambre sans plus de ménagement. Oui, elle avait intérêt à être à la hauteur sinon... sinon je fais un meurtre. Et, pour compliquer les choses, elle le fut. Tellement bien que j'oubliais presque la note que je dus payer pour me concentrer sur le décor fort plaisant et accueillant de l'endroit.

- Quoi ? C’est toi qui es tombée, tu ne vas pas me râler dessus hein ? Et puis … c’est moi qui décide !

Fronçant des sourcils sous ses paroles, je ne relevais point. Ne préférant pas m'énerver, je fis un geste neutre de la main pour lui dire qu'on oublie tout cela et que... bah on profite du moment à notre disposition. Chose qui pourrait s'avérer simple si Yume n'insisterait pas sur le fait que je devais être sa soubrette pendant vingt-quatre heures. Jamais ! Quoi c'était les règles et qu'il fallait que je respecte mes engagements ?! Hors de question ! Et certainement pas avec une folle perverse aux idées des plus tordues. Et ceci vint se confirma quand ses paroles rentrèrent une à une dans mon cerveau. Ma réaction ? La regarder au fond de ses yeux.

- T’as déjà été dans une maison typiquement japonaise ? Geisha et tout ça … ? ~

Et là... Et bien quand je compris qu'elle voulait que je me comporte comme ces femmes de compagnie pour des grands PDG, j'éclatais de rire. Reprenant mon souffle, toujours aussi « amusée », je lui fis 'non' de la tête avant de... et bien de rebrousser chemin jusqu'à la magnifique salle de bain et de faire couler le bain. Combien de temps à ce qu’il servait de la baignoire soit rempli ? Un peu beaucoup. Et sur ce, je laissais le tout se préparer tandis que je retournais dans la pièce principale et me plaçait devant Yume, les bras croisés.

-Je tiens mes engagements. Mais là, tu me demandes trop... Attends, sérieux, tu me vois faire la Geisha toi ?

En voyant son regard enfantin qui ne lui allait pas dans son apparence d'adulte, tout sourire disparu de mon visage quand je réalisais que oui, elle me voyait ainsi et que je me devais de le faire. Soupir après soupir, je fis des grands gestes des mains avant de lui dire de m'attendre un moment. Prenant le combiner de téléphone de l'hôtel, je leur demandais de nous apporter des ingrédients pour la préparation du thé et quelques bouteilles de saké aussi. Sous un « cela sera fait dans les plus brefs délais », je décrochais tout en tendant ma main vers la silhouette de ma chère amie en lui proposant d'aller prendre un bain. Proposer moi ? Non, je me saisis de sa main et la traînai à ma suite dans la salle d'eau déjà pleine de vapeur attendant que notre présence.

- Bon, je vais te la faire, ta Geisha, si tu y tiens tant... Si tu me matérialises un joli kimono. Mais c'est juste parce que c'est toi, Yume.

Contrariée dans le ton de ma voix, j'explorais la pièce à la recherche d'essuies et de savons avant de, bras chargés, me retourner vers la baignoire et y déposer le tout avant de fermer les robinets en or. Parce que oui, je ne doutais pas que tout ce qui se trouvait là valait une bonne fortune. Les gens sont fous avec leurs goûts de luxe. Tout ceci fait, je soupirais enfin et me détendis. C'était fini, nos « vacances » pouvaient reprendre. Ce dernier jour avant que la réalité nous reprenne, il devait être bien, à tout prix. Sur cette pensée joyeusement déterminée, je revins vers ma chère amie toujours plantée là où je l'ai laissée. M'approchant de son visage tout en attrapant son menton entre mon indexe et mon pouce, je tournais son visage dans tous les sens en examinant son œil sous tous les angles. Il avait l'air nickel. Voilà tout était parfait pour passer un bon moment. Et sur ce, contente que les choses ne soient pas pires, je déposais mes lèvres sur ce même œil blessé auparavant dans la journée, avant de lâcher sa personne et de prendre place dans la baignoire, après avoir enlevés mes vêtements -combinaison- bien poussiéreux.

-Mais d'abord, viens te laver. D'ailleurs, gentille que je suis, je veux bien te laver le dos. Par contre ! Une parole déplacée ou un geste qui n'a pas lieu d'être, et je te dégomme !

Une proposition maladroite pour me faire pardonner de tout ? Oui, plus ou moins. Tout en me saisissant d'une bouteille aromatique dont j'induisis mes mains de son contenu, j'attendis que Yume se mette à l'aise dans cette « piscine » pour que je puisse procéder en toute tranquillité avant de me laver moi-même et de... de jouer les Geisha. Bon sang, elle était vraiment tordue avec ses idées... D'ailleurs, sous une voix songeuse, je lui exposais le fond de ma pensée.

- Hmm... Jamais je n'aurais cru que tu étais si... étrange et changeante, la première fois que je t'ai vue.

Me rappelant de ce moment, un sourire amusé apparu sur mon visage quand je comparais cela à ce qu'il en était aujourd'hui. Vraiment, quelle plaie.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Lun 17 Déc - 0:13

Le décor faisant notre nouveau lieu de repos m’envoûtait au point tel que je ne pouvais me concentrer sur le visage de Kurayami, une fois la regardant pour finalement replonger mon regard dans cette pièce haute en luxueuse. Dites moi, qui était assez con pour faire quelque chose comme ça ? Les riches n’avaient-ils pas où jeter leurs argents ailleurs? Savaient-ils, ou plutôt réalisaient-ils qu’avec l’argent qu’ils ont mis dans cette endroit ils auraient pu sauver un village entier de la famine ? Sans doute que oui mais dans un confort sans borne on se préoccupe de soi et non pas des autres. Quoi qu’il en soit, je préférais que ces mêmes riches jettent leurs argents dans cet hôtel que dans le trafic humain. Oui … Histoire de ne pas faire subir à d’autres ce que j’ai moi-même subis. Pourquoi n’avais-je pas usé de mon existence pour sauver les autres … Parce que j’avais autre chose à faire, de non pas plus important, mais tout de même. Ma vie n’était pas là pour sauver les autres, non, si j’étais là c’était pour servir les desseins d’une reine. Foutaises ? Non, réalité.

-Je tiens mes engagements. Mais là, tu me demandes trop... Attends, sérieux, tu me vois faire la Geisha toi ?

La regardant en montrant bien que oui, je la voyais justement en Geisha, je n’affichais qu’un simple sourire qui répondit à ses questions. Kaïla en Geisha était égal à la cerise sur le gâteau pour ma personne. Vêtue d’un kimono, exhaussant mes désirs, acceptant ma personne quand je lui demandais x et x choses, n’était-ce pas formidable ? Oui, pour une fois que je pouvais être le maître, je n’allais pas me faire prier. Pourquoi ce vouloir ? Je ne savais y répondre, ce n’était qu’une demande sans que je ne le veuille à tout prix ou quoi que ce soit d’autre, juste une demande dite comme cela sans se préoccuper que cela allait être accepté ou non. Bien que si elle disait oui je serai contente, imaginez le nombre de choses que je pourrais lui faire faire et dire durant ce dernier jour de liberté ? Tellement que je crois qu’en vingt-quatre heures je n’aurai pas assez.

Et c’est sous cette pensée que je levais la tête quand elle me prit celle-ci pour examiner mon œil, Kaïla en infirmière ? Tentant. Oui, tellement que je me soignerai à la douceur et au plaisir. Et cette idée se concrétisa quand ses lèvres se posèrent sur mon œil avec la plus grande légèreté, si j’avais levé mon menton ne serait-ce qu’un peu plus, ce serait mes lèvres qu’elle aurait soigné, lèvres blessées du manque du toucher. Oui, n’était-il pas humain de vouloir se faire embrasser à tout va par celle qui comptait le plus pour vous ne serait-ce que le temps d’un séjour amoureusement catastrophique ? Personnellement je dirais oui. Oui, oui et encore oui, aujourd’hui je dirai oui à tout ! Non, il fallait pas rêver tout de même.

Mais ce n’était pas pour autant que je n’allais pas me laisser faire quand cette charmante demoiselle me tira vers la salle de bain, la tête déjà remplie de plein de sous-entendus dans son mouvement je me demandais avec la plus grande des simplicités si celle-ci voulait tenter le tout dans l’eau ? Moi, perverse ? Ne vous ai-je pas dit que j’assumais ce côté de ma personne ? Mais bon … nos corps chauds dans de l’eau ambiante, celle-ci caressant nos corps joints dans un espace restreint, des mains baladeuses dont l’eau protégeait toute vision … Ce qu’il se passe dans les profondeurs d’une baignoire reste dans cette même baignoire. Amusant, amusant au point que je me demandais quand mon nez allait gicler sous tant de désir sexuel de ma part. Mais ce fut avec je ne sais quelle chance que Kaïla m’arrêta dans mes rêveries avant que le tout n'explose dans la réalité sous un saignement de nez bien prononcé ;

- Bon, je vais te la faire, ta Geisha, si tu y tiens tant... Si tu me matérialises un joli kimono. Mais c'est juste parce que c'est toi, Yume.

Et là … oui là ma seule réaction fut d’afficher une mine joyeuse avec des étoiles fusant des yeux. D’un claquement de doigts je fis apparaître le kimono de madame sur une chaise se trouvant dans cette pièce aussi grande que ma chambre à Undai. Dieu, je n’attendais plus que ce moment, Kaïla dans le tissu que je lui avais matérialisé … Savez-vous en quoi le kimono pouvait être excitant pour ma personne et sans doute pour des milliers d’autres ? Il ne fallait pas déshabiller la personne se trouvant dedans pour lui faire l’amour. Un vêtement pratique permettant tant de choses. Première chose composée de cet habit pour le plaisir des pervers, les manches. Avec leurs largeurs, ils étaient aisé d’y glisser ses mains pour venir rejoindre la poitrine de la femme enfermée dans ce même habit. Deuxièmement la fermeture frontale. Toujours ouverte d’une certaine manière, s’y glisser sans dévêtir l’autre était un jeu d’enfant. Dieu, pouvais-je encore fantasmer ainsi ?

-Mais d'abord, viens te laver. D'ailleurs, gentille que je suis, je veux bien te laver le dos. Par contre ! Une parole déplacée ou un geste qui n'a pas lieu d'être, et je te dégomme !

Et c’est sous un sourire jaune que je me dévêtis pour venir la rejoindre dans la baignoire trop grande pour mes désirs d’être compressée. Malheur pour ma personne, j’aurais pu faire des brasses dedans tellement qu’elle était grande et il était donc facile à Kaïla de ne pas se retrouver contre mon corps. Mais d’une manière ou d’une autre je pouvais déjà me retrouver comblée par sa proposition de me laver le dos … Laver le dos, elle allait le toucher, le savon glissant, allait-elle déraper ? Il fallait que j’arrête, arrêter avant que l’eau ne se transforme en de la mort légèrement collante et disons … plus épaisse.

- Hmm... Jamais je n'aurais cru que tu étais si... étrange et changeante, la première fois que je t'ai vue.

Placée de dos je vins me coucher sur sa personne tout en laissant sa poitrine devenir de confortables coussins pour mon dossier, la tête posée sur son corps chaud je me saisis d’une de ses mains pour la lever devant moi tout en restant perplexe sous ses dires. Oui, je n’étais pas comme ça avant, qui aurait cru qu’elle et moi nous finirions ainsi à nous enlacer dans de l’eau chaude ? Personne, du moins je crois. Au début de notre rencontre hein ? Si mes souvenirs étaient bons c’était ce fameux jour où j’avais décapité deux étudiants se battant en dehors de l’arène, deux étudiants qui furent les acteurs premiers d’une macabre scène de théâtre sous les regards apeurés des autres élèves de Undai. Et c’est dans cette même masse que se trouvait justement Kaïla. Savoir pourquoi elle était là n’avait pas lieu d’être à cet instant, je ne savais même pas dire si elle avait vu ce massacre avant que les corps ne se fassent emporter par les hommes en blancs. Je ne sais plus comment nous avons commencés notre discussions, je ne savais pas dire quel avait été mon ressentiment envers sa personne la première fois et ni, quand nous avons vraiment commencé à être des amies. Quand, pourquoi, était-ce vraiment important ?

- La première fois tu ne savais pas non plus qu’on finirait ainsi Kaïla.

Affichant un petit sourire avant de redresser mon corps pour qu’elle puisse justement me laver le dos, je me courbais légèrement en matérialisant dans mes mains mon fameux et unique canard en plastique que je laissais flotter sur l’eau. Regardant Pyon-Kun se baigner dans cette eau claire où je distinguais avec aisance mes jambes élancées, je me figeais avant de me détendre en sentant ses mains sur ma personne. Rougissant légèrement en fixant toujours ce jouet jaune flotter, je me décidais de poursuivre mes dires ;

- Et puis c’est mieux comme ça je trouve, je suis contente comme ça du moins. Tout le monde n’a pas eu la chance ou le malheur de voir qui j’étais vraiment … Heureusement d’ailleurs, crois-tu que ça fera bon ménage si les gens savaient que je me comportais comme un enfant capricieux à mes temps perdus ? Black Rock Shooter, la gamine perverse ne voulant que soulever la jupe de Silver Sword. Plaisant ? Ironique oui.

Laissant un petit rire traverser mes lèvres, je laissais un ange passer en me détendant sous ses caresses. Les yeux fermés et la mine joyeuse avec toujours ce même rougissement sur mes lèvres, je poursuivis ;

- Sais-tu qu’une Geisha ne couche pas avec ses clients ? Seuls ceux qui sont spéciaux à sa personne ont cet honneur. Une Geisha sert ces hommes mais n’est pas une pute, elle travaille grâce à sa beauté et non à ses prouesses sexuelles … J’aime bien les Geisha, je trouve ces femmes splendides et … intouchables en même temps. Elles, elles restent humaines tandis que les putes ne deviennent plus que des jouets.

Oui, cela était ma vision des choses, bien que beaucoup pensent que les Geisha n’étaient que des putes asiatiques écartant les jambes pour de grands PDG, moi je restais convaincue du contraire. Disons que c’était ce que je préférais croire, je n’avais jamais rencontré ces femmes en vrai et je ne crois pas qu’un jour cela arriverait mais tout de même. Les Geishas étaient comme les Miko des hommes comme les prêtresses étaient celles de Dieu. Illogique ? Dans un sens complètement cohérent.

- Regrettes-tu notre rencontre ?

Ce n’était pas … je n’attendais pas forcément une réponse, cette question n’avait même pas lieu d’être. Si je la posais ce n’était que pour rassurer peut être une peur dont je n’étais même pas consciente. Étrangeté quand tu nous tiens …

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Lun 17 Déc - 3:40

C'est avec envie que mon corps se fondit dans la chaleur de cette eau claire et parfumée, ne voulant que repos dans ce liquide contenu dans une baignoire si grande qu'il me fallait prendre appui sur le rebord pour pouvoir facilement opérer à ma guise sur le dos nu et laiteux de ma chère amie, compagne d'aventures farfelues et incidents étranges. Tout d'abord assez perplexe -si pas contrarié- je la laissais jouir de mon corps comme d'un coussin bien confortable à son dos glissant et ruisselant d'eau. Que pouvais-je dire ? Me débattre de ce contact anodin et chaleureux ? Je ne le pouvais guère, j'étais prise dans un piège que j'ai tissé de mon propre chef, un gouffre entre la moralité et mon ressenti, un fossé entre mes principes et mon vécu. Dans cette situation rien de tel qu'un repoussement brutal me serait fatal. Je n'avais le droit de briser ce contact avec la brutalité digne de ma personne sans en blesser Yume, sans anéantir quelque peu ce qui s'est passé entre nous, entre nos corps et nos esprits. Simple principe des faits ou alors une véritable envie de sa proximité ? Je dirai plutôt la confiance y apportée et le manque du dérangement que son toucher me procurait. Elle était là, elle était le bien. Voilà la résolution de ce problème inconnu et irréversiblement compliqué.

- La première fois tu ne savais pas non plus qu’on finirait ainsi Kaïla.

C'était juste. Ses paroles étaient véridiques et je n'avais rien à y redire. Yume Kuroi et moi dans une salle de bain à l'autre bout du Japon dans une telle position ? Impossible, improbable et si on me l'avait dit quelques mois auparavant, j'aurais ris à cette déclaration, tellement c'était étrange. Mais pourtant, nous étions là, moi lui lavant le dos, osant toucher sa peau, y prenant même un plaisir des plus intolérables en vue de nos positions respectives dans la hiérarchie fondée à Undai. Kuroi... qui était-elle au juste à mes yeux rubis quand je l'ai rencontré ? Un nouveau monde, une personne sans cœur et inexpressive dont le seul regard glacial me paralysait. Et là ? Ce fut tout le contraire qui nous régit en ce lieu, entre crises de nerfs et paroles abjectes remplies de perversité, il n'y avait pas de place pour de l'indifférence. Comme la vie peut changer du jour au lendemain. J'en pourrais être troublée, si la vision de ce dos que je touchais volontairement de mes paumes, ne me déconcertait pas déjà autant.

- Et puis c’est mieux comme ça je trouve, je suis contente comme ça du moins. Tout le monde n’a pas eu la chance ou le malheur de voir qui j’étais vraiment … Heureusement d’ailleurs, crois-tu que ça fera bon ménage si les gens savaient que je me comportais comme un enfant capricieux à mes temps perdus ? Black Rock Shooter, la gamine perverse ne voulant que soulever la jupe de Silver Sword. Plaisant ? Ironique oui.

Ses paroles résonnaient dans la salle d'eau en buée. Je lançais un regard par dessus son épaule pour voir, flotter sur cette eau devenue plus blanche sous les différents savons, un éclat jaune fort caractéristique. Pyon-Kun, le canard en plastique de ma chère colocataire. Cet objet précieux à ses billes d'un bleu éclatant. Ce même jouet en plastique qui m'eut valut -il y a longtemps de cela- presque la vie. Un sourire naquit sur mes lèvres à chaque fois, ridicule qu'elle pouvait être, mes conversations inutiles avec ce même canard jaunâtre. Serait-ce depuis ce jour que j'ai vraiment fait partie de la vie de cette femme -fille- qui était plus humaine que les dires et rumeurs voulaient l'admettre ? Fort possible, probable même, sans pour autant être exacte à cent pour cent. Même si elle ne me voyait pas tandis que j'étais dans son dos, je fis un 'non' de la tête, secouant cette partie de mon corps de gauche à droite, un sourire flottant aux lèvres, tel ce canard sur l'eau. Non, nous voir ainsi à l'Académie comme nous étions avant cette escapade, était déjà bien étrange, entre nos engueulades, ma façon de dicter la conduite à la fameuse Black Rock Shooter, ou encore cette dernière qui normalement aurait dû me tuer depuis longtemps et qui, au contraire, restait -trop selon beaucoup- clémente à mon égard. Alors là, bouleverser d'avantage les esprits serait comme exploser un pays entier dans un royaume totalitaire et qui n'aimait pas les changements. Tentant ? Non, pas en vue des conséquences désastreuses qui s'en suivraient.

Les mots sortant de sa bouche fusèrent dans l'air, tandis que je lui répondis d'un simple « hmmmm » quand elle m'exposa sa définition de Geisha. Je n'avais pas de véritable opinion sur le sujet, n'ayant jamais vue une de ces personnes que dans les films, je ne savais dire ce qu'elles faisaient derrière les coulisses. Était-ce des putes de luxe ou alors des femmes de compagnie plaisante quand on s'ennuyait... Et pourquoi était-ce juste réservé aux hommes ? Je n'ai jamais vu d'hommes Geisha, alors, je constatais que cela ne pouvait aller que dans un seul sens. Machiste dans un sens. Mais que savait-je sur cela ? Je n'étais ni pute, ni Geisha. Rien, ma culture générale sur cela s'arrêtait bien vite dans mes connaissances quasiment inexistantes. Par contre, si elle voulait que je lui serve du thé avec toutes les manières de la grand bourgeoisie, je voulais bien tenter le coup.

- Regrettes-tu notre rencontre ?

Surprise de sa question, je laissais mes mains se balader sur son dos, plus par envie que pour la laver à présent. Rinçant ensuite le surplus du savon sur sa peau, je ne répondis pas tout de suite à cette question étrange, laissant le temps d'une réflexion que je savais inexistante. Après tout, comment pourrais-je... Un sourire des plus rayonnants sur ma face mouillée par l'eau, je me laissais tomber en arrière dans cette eau tiède et ainsi, gorgeai mes cheveux d'eau. Chose faite, j'attrapais un shampoing et massai ma chevelure d'ébène tout en répondant enfin à cette question laissée en suspens, tout cela d'un ton vaguement doux, un peu moqueur aussi, peut-être.

- Hmmm... Rencontrer un Iceberg qui ne vit que pour manger et qui peut devenir enfantin d'un moment à l'autre sans raison ? Comment pourrais-je regretter ! Hah... Et plus sérieusement, je suis heureuse de t'avoir rencontrée.

Sur ce, je me raclais la gorge, constatant que le contexte de mes dires pouvait s'avérer trop niais en vue de nos caractères merdiques. Rinçant mes cheveux, je vins passer devant sa silhouette toujours aussi... Et croire que j'ai pu découvrir ce corps de fond en comble et à ma guise à un moment donné de mon existence. Magique. Devant elle, je pris Pyon-Kun entre mes mains, comme s'il s'agissait d'un vrai canard et non d'un simple jouet, je le levais devant ses yeux avec un rictus signifiant un semblant de moquerie qui sortirait dans peu de mon esprit pour se transformer en paroles.

- Je me demande ce qu'il a bien pu entendre de tes divagations perverses tout au long de ta vie...

Un léger rire, un clin d’œil à sa personne rougissante depuis notre entrée dans ce bain, je me disais qu'il était merveilleux de n'avoir presque plus aune barrière de gêne devant quelqu'un. Après tout, me voyez-vous me baigner avec une autre personne que moi-même ? Non. Et là, pourtant si. Et sans honte de m'exposer, sans honte de l'exposer elle à mon regard scrutateur et curieux. Abaissant ma main jusqu'à dans l'eau, j'y déposais le canard en plastique et fis signe à ma chère et tendre Yume, que j'allais sortir de l'eau. D'une main chaude, je posais ma paume sur sa joue pour la détourner vers le mur, lui intimant ainsi de ne pas regarder tandis que je sortirais et me sécherai. Je devais avouer qu'un semblant de gêne persistait tout de même dans mon comportement fort familier à son égard. Chose faite, je laissais des vagues se former tandis que mon corps se relevait pour attraper un essuie non-loin et m'en enrouler. À l'extérieur de la baignoire, je pris le kimono entre mes doigts et, sans prendre le temps de voir la création de Yume -donc un habit à son goût- je lui lançais un sourire énigmatique avant de lui imposer une règle facultative.

- Je vais me changer, et toi... toi tu restes là jusqu'à ce que je termine.

Sur ce, je sortis de cette pièce étouffante en fermant -claquant- la porte derrière ma silhouette. Seule dans la chambre, je ne pris pas la peine de me formaliser avec la pièce où tout un plat rempli de thé était déjà arrivé ainsi que quelques biscuits et mets divers accompagnés de bouteilles en quantité suffisante de saké. Ne prenant pas plus de temps de peur de voir Yume débarquer avant que je ne me sois changée, j'enfilais le kimono tout en me regardant dans un miroir. Sublime... Ses couleurs sombres virant presque au noir me faisaient penser à la chevelure noire bleutée de Yume, et ses fleurs d'un rouge bordeaux soulignaient à merveille mes yeux si étrangement de la même couleur. Oui, il était irrévocable que cette femme avait du goût. Rougissant à ma propre image tout en me tournant dans tous les sens pour admirer le résultat, j'étais assez contente sans savoir la raison profonde de cela. Ajoutant un dernier artifice dans mes cheveux pour les ramasser dans un chignon disparate, je préparais enfin la table attendant que ma chère compagne ne sorte.

Chose qui arriva bien assez tôt. Lui lançant un regard, suivi d'un sublime sourire de satisfaction intense, je me courbais légèrement devant sa personne en l'invitant d'un signe de la main de prendre place devant cette table basse spécialement construite pour l'événement -façon de parler bien sûr. Jouant le jeu imposé par sa personne, je pris un ton bien mielleux pour lui adresser la parole.

-Ojou-Sama ~ Veuillez vous asseoir, tandis que je vous prépare le thé.

Ridicule ? Cela l'était de mon point de vue. Tellement qu'en me rendant compte de cela, je ne pouvais empêcher un rougissement prononcé apparaître sur mon visage, tout en essayant de garder mon calme et ma neutralité. Souhait fort difficile à exhausser quand un regard -le sien- est posé sur moi tout au long de cette mascarade. Moi gênée ? Sous le feu de ces yeux, oui. Ne sachant pas si elle trouvait cela tout autant débile que moi, cela rendait les choses encore plus compliquée pour ma personne affectée. Quoi qu'il en soit, je procédais ensuite à la préparation de ce thé, prenant garde à ne pas n’emmêler les manches longues, de cet ‘uniforme’ gracieux.

-Voici votre thé. J'espère que vous... allez l'apprécier.

Oui, j'eus un moment de blocage tandis que je le déposais devant sa personne. Pourquoi ? Parce que j'allais craquer dans les secondes à venir. Oui, ma patience avait des limites très restreintes quand je me tournais volontairement ainsi aux envies des autres. Si elle pense que je vais danser pour ses beaux yeux, elle peut toujours courir. Et si elle ose dire que mon thé n'est pas bon ou que je ne joue pas bien le rôle d'une Geisha, je prends une bouteille sans attendre et la lui abats sur la tête sans plus de cérémonie. D'ailleurs parlant bouteille... Je me relevais d'un mouvement souple, jurant silencieusement quand je faillis me prendre les pieds dans le costume, et allai chercher les petits vers à saké, ainsi que les quelques mets nous ayant été apportés. Déposant le tout sur la table, je m'assis à coté de la femme dite « maître du jeu » et... soupirais. Voilà que ma limite arrivait à grands pas. Étrangement, je n'avais qu'une envie, c'est de me saisir de ces mini-verres, les remplir, et les vider ensuite.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Mar 18 Déc - 1:19

Ses mains me caressèrent dans cette eau tiède où seule ma voix se faisait entendre dans cette pièce résonnante, était-ce de l’ivresse que je ressentais quand je sentais ses doigts déraper sur ma poitrine, était-ce de l’appréciation que je ressentais quand ses gestes se faisaient plus prononcés ? Et finalement était-ce de la peine que j’eus eu quand elle s’arrêta pour s’occuper de sa personne ? Je ne savais pas, j’étais emprise dans son étreinte psychique alors que mon corps ne faisait que flotter dans cette eau où milles et une pensées ne faisaient que surexploiter ce que me faisait Kaïla. Depuis quand étais-je devenue si perverse dans mes pensées ? Depuis quand cette envie d’appartenance et de douceur grognait dans ma tête alors que mes entrailles se tordaient en attendant le moment propice pour que mon désir surpasse ma raison ? Etais-je seulement encore moi ? Arriverai-je à retrouver Back Rock Shooter en rentrant à Undai, je n’aurai pas le choix.

- Hmmm... Rencontrer un Iceberg qui ne vit que pour manger et qui peut devenir enfantin d'un moment à l'autre sans raison ? Comment pourrais-je regretter ! Hah... Et plus sérieusement, je suis heureuse de t'avoir rencontrée.

Ce n’est qu’après s’être lavée la tête qu’elle me répondit, pour seule réponse de ma part elle reçut à son tour un petit rire traversant mes lèvres. J’étais insensée, hors du temps et incompréhensible … était-ce cela qui faisait mon charme ? Je ne saurais le dire mais cela ne me dérangeait pas plus que ça d’être ainsi après tout. Unique, oui je l’étais et nous l’étions tous. Des différences qui plaisent à un mais qui repoussaient l’autre, des décisions incohérentes quand deux personnes veuillent y mettre mot alors que deux caractères opposés se rejoignent pour réussir ensemble. Oui, cela était fou, mais cela était nous. Heureuse, non juste soulagée peut être quand elle m’avoua sous un air tendre et légèrement relevé par ce sentiment encore inexplicable pour ma personne quand elle me fit cette déclaration peut être trop mielleuse pour son tempérament. Et c’est rien que sous ses dires que, sans me retourner je pouvais dire qu’elle s’était empourprée elle aussi.

Et il allait de soi que je n’avais guère à le faire, surtout quand son corps se posa devant ma personne pour venir se saisir de Pyon-Kun qu’elle balança devant mes yeux. Tel un chat à l’affut d’un jeu se présentant devant ses iris je suivais ce même animal jaunâtre tout en écoutant d’une oreille sourde ses dires. « Je me demande ce qu'il a bien pu entendre de tes divagations perverses tout au long de ta vie... ». Rien. Comment oserai-je dire des choses perverses à Pyon-Kun ?! Parce qu’il était la chose qui en savait le plus sur moi, que ce soit mes secrets les plus intimes que le retracement de mes journées … Combien de fois m’étais-je plainte à cet animal en plastique en disant haut et fort que Kaïla m’énervait et que j’attendais je ne sais quoi pour la plonger dans la baie ? Ou encore mieux, qu’avais-je donc fait dans ce monde pour me retrouver avec une Ayame collante ne désirant que perversité sur mon corps ? Ou alors, plus récemment, j’avais même essayé de convaincre ce même canard en plastique de maudire Akiha pour moi.

- Je vais me changer, et toi... toi tu restes là jusqu'à ce que je termine.

Elle eut la gentillesse et avec une douceur inouïe de me tourner le visage de sa paume tendre, la laissant faire en acceptant ce contact dit doux par ma personne, je fixais à présent le mur ne devant même pas me retenir de me retourner pour voir sa personne. Cela était logique pour mon esprit de me refuser une vision que je savais, il allait encore voir et voir des milliers de fois jusqu’à ce que la mort m’emporte. D’un sourire niais sur les lèvres, je pressais la tête de Pyon-Kun pour que celui-ci coule alors que Kaïla quittait la pièce. M’étendant à mon tour dans cette baignoire, j’engouffrais ma tête entièrement sous l’eau avant d’ouvrir mes pupilles. Regardant mon canard flotter alors que mes yeux commencèrent à me piquer en vue des produits moussants que nous eûmes mis dans ce bain. Me redressant en retrouvant oxygène pour mes poumons, j’attrapais à mon tour la bouteille de shampoing utilisée précédemment. Déversant le flacon sur ma tête, je frottais, frottais et frottais encore jusqu’à ce que des bulles apparaissent dans l’air saturé de la salle de bain. Rinçant mes cheveux en regardant ces mêmes bulles s’éclater par-ci par là, j’adressais quelques mots révélateurs à Pyon-Kun avant de sortir de l’eau. « J’ai couché avec Kaïla-Chan, Pyon-Kun, toi tu es d’accord que ca s’est produit hein ? Oui … Moi aussi. ».

M’attelant à me sécher le corps et les cheveux, je pris une bonne dizaine de minutes pour que mon corps soit entièrement sec et que je pose mes pupilles dans la glace me faisant face. Me regardant un court instant en examinant mon œil redevenu normal, j’affichais un petit sourire avant de me recoiffer et d’aplatir mes traits pour tirer dessus en m’accordant un petit massage facial. Une fois cela fait, je remplaçais ma nudité par un petit ensemble des plus appréciables à mon corps. Un slim foncé droit, un simple T-shirt et un petit blazer sans manches par dessus. Aux pieds, des talons et un sourire impeccable sur le visage. Femme fatale ? Je l’aurais été si je pouvais jouir de cette apparence tout le temps … Parce que oui, quand nous étions à Undai, celle-ci ne serait acceptée pour reprendre mes reines délaissées. Black Rock Shooter n’avait qu’un visage pour les Undai’ens et bien que cela soit déplaisant, je devais moi-même m’y faire.

Sortant de la salle d’eau en laissant une odeur de rose planer sur mon corps frais, je me dirigeais vers Kaïla vêtue du Kimono que je lui avais créé. Sous un regard émerveillé, je scrutais sa personne en me retenant d’exprimer mon étonnement en vue de cet ensemble lui allant si bien. Si bien que je ne riais pas, au contraire, ébahie et peut être même envoutée par sa prestance et c’est avec joie que je vins accepter son offre après sa petite courbette, en prenant place à la table basse. Laissant celle-ci s’adresser à ma personne d’un « Ojou-Sama » qui m’arracha des rougeurs, je me saisis de son thé dont l’odeur venait déjà chatouiller mes narines ne demandant que nouveau gouté sur mon palet. D’une finie gorgée je vins gouter cet élixir si bien préparé de Kurayami, un léger sourire et me voilà reposer la tasse avant de me tourner vers Kaïla qui eut l’initiative de nous apporter remontant plus appréciable que du thé ;

- Il est bon, très bon même.

Lui adressant un petit sourire avant de me saisir des coupes de saké qu’elle eut apporté, je versais dans celle-ci une dose pour chacune de nos personnes. M’accordant un « santé » avec sa personne, je ne me retenais pas pour virer ma coupe d’une traite et de reposer celle-ci sur la table, échangeant rapidement cet objet ovale avec ma tasse. Lequel préférais-je ? Les deux, le thé préparé par une Kaïla Geisha et ce saké apporté de ses mains que je concevais experte à présent. D’un sourire amusé, je me rapprochais un temps soit peu d’elle pour venir à quelques centimètres de sa personne et lui susurrer intimement ;

- Que dirais-tu de me divertir comme le font toutes Geisha, j’aimerai voir ce que ta personne me réserve, Kaïla-Chan ~

Penser perversité, c’était sa personne qui me rendait ainsi !

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Mar 18 Déc - 22:45

C'est avec une appréciation des plus totales que j'acceptais les dires de ma chère amie quand elle me complimentait sur le thé que j'eus préparé pour sa personne. Essayant tout de même de cacher cet aspect de ma personne, je pris une peine immense à ne pas rougir sous ses dires, ni sous mon comportement. Soupirant légèrement c'est avec une envie grandissante que je me saisis du verre de saké que je bus presque aussi vite que Yume, à la seule différence qu'une grimace apparu sur mon visage le temps que le liquide brûlant à traverse ma gorge. Remplissant nos verres à nouveau, un sourire plaqué sur les lèvres tout en essayant de ne pas me prendre les bras dans le tissu du kimono, j'arrivais à faire abstraction de ma position de Geisha devant un client maître, tout en gardant mon calme... Enfin, c'est ce que j'ai cru, j'ai vraiment pensé que je serais capable de supporter cet état qui ne me ressemblait pas devant sa personne ne serait-ce que le temps de la stupidité passée de cet acte. Mais je me trompais pur et dur sur mes convictions quand les gestes de ma chère colocataire devinrent plus insistants et que sa voix résonna dans cette magnifique pièce de l’hôtel luxueux, avec tant de... de perversité non feinte.

- Que dirais-tu de me divertir comme le font toutes Geisha, j’aimerai voir ce que ta personne me réserve, Kaïla-Chan ~

Et là, je virais au rouge tout en la fixant, ébahie de sa demande, comprenant ce qu'elle voulait que je fasse... Ou justement, ne comprenant pas ses intentions mais en m'imaginant le pire. Me reculant vivement de sa personne comme brûlée, un bruit d'exclamation furieuse me saisit à la gorge avant que je ne vire – s'il était possible- dans un rouge encore plus prononcé. Elle voulait que je fasse quoi cette perverse ?! Que je lui fais une danse ou je ne sais quoi d'autre ? Ou alors que... que... Plaquant mes mains sur la table, la fixant de mon regard devenu furieux, je m'assis en tailleurs en face d'elle tout en croisant mes bras sur la poitrine et la regardant, aucune expression aimable sur le visage.

- Jamais, va crever sale perverse !

La fusillant du regard, je détournais ma tête en attrapant la bouteille de saké dans mes mains et en portant ce liquide à mes lèvres. Une gorgée et me voilà frustrée. Déposant brutalement la bouteille sur la table basse, je me relevais en remettant mon kimono en place et sortit de la pièce pour aller dans le couloir. Mais bon, vous me voyez en tenue de Geisha dans un endroit rempli de ces gens riches qui peuvent se permettre justement ce genre de compagnie coûteuse ? Eh bien moi je voyais leurs regards intrigués, se demandant certainement si c'était un divertissement offert par l'hôtel. Encore plus sous les nerfs, souriant jaune, je fis volte-face et retournais dans la chambre ayant coûté une fortune, sur un dernier grognement outré. Et, sous le regard bleuté de Yume, je m'empourprais encore et pétant un câble total sous cette initiative de partir loin de sa personne, ratée. Serrant les poings, je m'approchais de la table où elle était toujours assise, me courbais et m'assis à ses cotés en détournant le regard. Un autre grognement et me voilà énervée au point de lui beugler dessus :

-Si tu veux ce genre de « caprices », t'as qu'à aller t'en trouver une ailleurs. Ou alors fais la toi-même ta Geisha !

Non, définitivement, je n'étais pas née pour servir autrui et encore moins pour supporter des allusions perverses et déplacées, que ce soit des sous-entendus ou des descriptions croustillantes, mon cerveau était assez perturbé par cette femme que je ne voyais que du « mal » dans ses agissements. Et non, je n'allais pas lui servir gentiment ou faire ce qu'elle me demandait sous un prétexte stupide que je sois tombée d'une moto. J'avais atteint mes limites et là, Yume venait justement de dépasser les miennes sans moindre scrupule. Encore heureux qu'à présent j'arrive à soutenir ses regards et son toucher, sinon sa tête volerait déjà par la fenêtre de cette chambre tout droit sur le trottoir rempli de passants. Tentative de meurtre ? Non, auto-défense contre une pédophile affermie. Rien que cela. Détournant ma tête outrée qu'elle m'aie pris pour une pute de service -de luxe ou pas- je me mis à boire de plein coeur pour passer cet état de boude suprême.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Mar 18 Déc - 23:27

Mon cœur était ébouillanté par la pression de mes mots, je vivais chacune de mes syllabes comme si celles-ci prenaient vie sous mes cordes vocales. Je ne voulais qu’une chose à cet instant, voir Kaïla m’accorder tout ce que son corps cachait, se déhancher sur une musique envoûtante, tout autant de m’accorder des mots doux, sans laisser sur le côté ses mains connaissant à présent chaque parcelle de mon corps, oui, c’était elle que je voulais. Mais toute envie prit fin quand elle tapa de ses poings sur la table faisant trembler ce qui s’y trouvait. Levant mon regard et détachant celui-ci de son décolleté enivrant, je plongeais mon regard dans ses pupilles outrées. Un sourire pouvait naître sur mes lèvres en voyant son petit air, mais ce ne fut qu’un froncement de sourcils qu’elle eut de ma part face à sa tirade ;

- Jamais, va crever sale perverse !

Et là … là j’ai beugé, écarquillant les yeux en arquant mes sourcils en une expression d’étonnement je regardais celle-ci s’énerver sans que je ne sache la raison apparente à cela. Avais-je été trop loin dans mes dires alors que je lui avais laissé le libre arbitre ? Non, j’avais été sage dans ma manière subtile de lui demander divertissement ! Même la perversité ne s’était guère faite sentir dans mes propos ! Serait-ce pas plutôt contre son imagination débordante qu’elle aurait dû se plaindre ? Foutaises. Et moi dans tout ça je me demandais bien ce que son esprit tordu avait bien pu croire … Oui, bien qu’en aillant décrit plutôt que je voulais qu’elle me divertisse avec son corps, ce n’était pas pour autant que je m’attendais à ce qu’elle le fasse. Demander à Kaïla de danser serait comme demander à un poteau de se courber. Impossible, du moins inimaginable de mon point de vue.

Et c’est donc avec encore plus d’étonnement que je la vis partir de la chambre alors que je restais penaude avec un verre de saké en main. Oui, que pouvais-je faire d’autre ? Sérieusement … C’était pas comme si je devais courir après elle pour la rattraper hein ? Non mais … Était-ce moi ou tout le monde trouvait aussi qu’il était, impossible de comprendre son raisonnement ? Et cela s’accentua encore plus quand, après être sortie elle rentra aussi tôt, comme si ce va et vient ne s’était jamais produit. Se plaçant devant ma personne, les traits sévères et les lèvres tirées en mode « Bubuzuke » qu’elle me dit, avec toute la bonté que le monde lui eut accordé ;

-Si tu veux ce genre de « caprices », t'as qu'à aller t'en trouver une ailleurs. Ou alors fais la toi-même ta Geisha !

Dieu, que répondre à ça ? Et bien faire comme moi. La regarder longuement sans once d’expression sur le visage et … toujours la regarder dans le blanc des yeux. Un ange passa. Peut être même deux tiens … Et c’est après un long moment de fixation intense que je me levais -avec la bouteille de saké se trouvant non loin de ma personne- pour venir prendre place sur le lit, faisant dos à sa personne que je continuais à fixer je gardais le silence imposé sans broncher. Faire la Geisha moi-même hein ? Cela serait encore amusant … Je me voyais bien dans un Yukata moulant avec la poitrine débordante … Dieu, je devenais comme Ayame avec ce genre de pensées ! Était-ce pour cela que la directrice était si atteinte ? L’ivresse de femmes pouvait rendre une femme si dépendante à la perversité ? Non, cela aurait des conséquences trop importantes sur le monde si cela arrivait vraiment … Mais comment expliquer mon comportement qui contrastait tant avec ma personnalité dans ce cas ? « Parce que ce n’était qu’un voyage qui, en rentrant à Undai nous obligera à retourner dans un moule prédéfini ? » Et que « Ici nous étions permises de nous dévoiler sans moindre contrainte ? ». Foutaises, mais l’idée de la Geisha devait être exploitée …

Me levant donc de mon appui appelé matelas, je matérialisais sur mon corps un de ces accoutrements typiquement asiatiques qui faisait rêver plus d’un occidental. D’une démarche fine et inaudible, je me glissais avec aisance dans le dos de Kurayami semblant toujours outrée de ma demande précédente. Laissant passer mes bras autour de ses épaules, je rejoignis mes mains sur sa poitrine alors que ma tête vint se loger dans sa nuque. Soufflant légèrement sur celle-ci en adoptant une respiration plus marquée, j’attrapais de mes lèvres son lobe avant de me reculer doucement et de venir me mettre à ses côtés. Me retrouvant à quatre pattes en fixant sa personne avec une expression adoucie -rare et inimaginable- sur mes traits, je vins lui quémander d’une voix légèrement essoufflée ;

- Kaïla-Sama me pardonnera-t-elle ma perversité si je jure allégeance à sa personne ?

Ma rapprochant toujours un peu plus d’elle, je me permis de -monter- complètement sur sa personne de manière à ce que je sois en position dominante. Défaisant légèrement le tissu recouvrant son épaule, je vins déposer mes lèvres sur cette parcelle de peau nouvellement accessible. Attendrissant mon geste, je relevais mon visage afin de pouvoir avoir ma vision collée sur le visage de Kaïla pour venir lui demander avec sensualité ;

- Kaïla-Sama voudrait-elle manger quelque chose ? Ou peut être se balader en ma compagnie ? Ou alors …

Abaissant mon visage de manière à effacer les quelques centimètres me séparant de ses lèvres, je vins clore les miennes dans un doux baiser avant de quémander de ma langue avide plus de ce baiser. Caressant sa langue en goûtant chacun des goûts m’étant permis, je me reculais avec un léger rougissement après ce contact. Mes billes scintillantes rivées dans celles de ma chère élève, je poursuivis ;

- … Ou alors me désirez-vous ?

Me reculant en la relevant en usant de la poigne que j’avais sur sa main, je vins coller son corps au mien avant de pouffer de rire et de me reculer un temps soit peu de sa personne. La main devant la bouche, je me penchais légèrement devant celle-ci avant de matérialiser de nouveaux habits sur sa personne -lui rendant principalement une tenue la rendant plus vieille, dont mes yeux se plaisaient à regarder- avant de lui dire avec un ton légèrement moqueur ;

- Kaïla est une charmante demoiselle dont je me ferai le plaisir de servir, cependant n’est-il pas fâcheux de manger le dessert avant de s’être rassasié d’un bon plat ?

Riant une fois de plus, je vins attraper sa main avant de lui accorder un léger sourire amusé et de lui dire, en rivant mon regard tendre dans le sien ;

- Allons nous promener, nous mangerons en route et nous aviserons plus tard pour … « le dessert ».

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Mer 19 Déc - 2:09

C'est toujours dans mon état d'esprit furibond que je laissais Yume partir sur le lit sans même me retourner pour voir ce qu'elle faisait. Me râlait-elle dessus parce que je me suis énervée contre sa personne ? Si c'était le cas, je ne saurais quoi répondre, elle méritait que je la sermonne, c'était un fait accompli, une réalité dont il n'y avait aucune dérogation. Pure et dure vérité. Détestais-je cet aspect de sa personne ? Non. Non, si j'y réfléchis un peu, cela ne me dérangeait même pas, ses mots tordus, ses regards lourds... Justement, il était rare de la voir montrer plus qu'une neutralité froide. Alors, je devrais me sentir privilégiée, limite honorée, d'être un centre d'attention assez important pour sa personne, assez confiante pour qu'elle me montre son vrai caractère. Je crois que, peu à peu, je commençais à réaliser mon amitié avec Yume. Ce n'était encore pas au point, j'avais toujours du mal à saisir ce qu'elle était, ce qu'elle faisait et pourquoi tout cela était lié à moi. Je n'étais pas entièrement prête à accepter sa perversité pesante. Et pourtant, je savais que dans peu, tout cela serait terminé et que, cela me manquera. Les sourires, les rires, les allusions, les rougissements de ma chère amie qui s'envoleront aussi vite que nos pas se poseront dans Undai... Profiter du moment avant la fin ? C'était tellement logique que je ne pouvais y voir clair. Quel paradoxe de la chose.

- Kaïla-Sama me pardonnera-t-elle ma perversité si je jure allégeance à sa personne ?

Sursautant légèrement quand je sentis son corps chaud dans mon dos, je tressaillis encore plus quand elle me souffla ces quelques mots à l'oreille. Avait-elle pris au sérieux quand je lui ai dit de faire la Geisha ? On aurait dit que oui, en vue de son accoutrement. C'est incrédule, le souffle coupé que je la laissais me toucher sans protester, trop ébahie par la vision de celle qui était mon amie, habillée dans un Yukata des plus beaux. C'est le regard fugitif que je l'écoutais d'une oreille distraite, ses paroles douces, ses gestes fermes mais pas envahissants, son regard brillant, et cette façon de se comporter. Une Geisha ? Elle le faisait à merveille, un peu trop même à mon goût. Si je ne savais pas ce qu'elle était, je crois que je tomberais dans le panneau tellement son charme était passionnant. De la folie. Rouge sous ses paroles des plus explicites, je me laissais aller à la vague d'envie qui me surmontait tandis que les secondes s'écoulaient impitoyablement.

- Kaïla-Sama voudrait-elle manger quelque chose ? Ou peut être se balader en ma compagnie ? Ou alors… Ou alors me désirez-vous ?

Je crois qu'après ce baiser trop doux, trop envoûtant, j'aurais dit « oui » à tout ce qu'elle voudrait, ne serait-ce le temps de me remettre d'aplomb. Un simple baiser, des lèvres se touchant, des langues se trouvant, et pourtant, c'était tellement bon. Étrange comment le corps réagissait, comment l'esprit s'enivrait sous ces attentions accessibles à tous. Non, pas à moi. Je ne pouvais pas, personne ne pouvait me toucher. À part une exception pour le moment. Oui, parce que cette femme m'a ouvert les yeux, m'a appris quelque chose dont je ne connaissais -imaginais- même pas l'existence probable. Quand ses lèvres se détachèrent de moi, je crus un instant que j'allais pleurer de frustration, de l’arrachement de cette douceur. C'était fou, tellement que mes yeux à moitié clos, ma bouche, mon esprit, mon corps, savouraient chacun de ces contacts que je craignais à la base de mes principes. Yume, que m'as-tu fait ? Pourquoi tu m'as montré cela ? Pour mieux m'en priver par la suite ? Quelle était la possibilité que je me laisse faire après ce voyage ? Quelle folie me dicterait de vivre avec ce poids de douceur sur mon corps ? De la folie, de la pure stupidité qui me coûterait frustration et paranoïa à mon retour à Undai... Undai ? Je n'y retournerai pas.

- Kaïla est une charmante demoiselle dont je me ferai le plaisir de servir, cependant n’est-il pas fâcheux de manger le dessert avant de s’être rassasié d’un bon plat ? Allons nous promener, nous mangerons en route et nous aviserons plus tard pour … « le dessert ».

Un sourire bête sur le visage, je me laissais envahir par ses bras puissants mais attentionnés. Comment se faisait-il qu'elle sache faire preuve d'autant de délicatesse ? Comment se faisait-il que ces bras, ces mains fussent capable de tuer sans pitié en moins de deux secondes ? Quelle ironie, c'était improbable, mais la vision, le ressentiment qui me faisait face prouvait que la vie était pleine de surprises. Et quelles surprises ! Un léger rire sortit de ma bouche pour accompagner celui de mon amie habillée en Geisha. Détaillant chacune de ses courbes tandis que mes vêtements prirent un aspect plus mature, plus habillé, je me promis de lui poser la question sur ces mêmes choix d'accoutrements. Aimait-elle cela ? Était-ce à son goût ? Probablement. Encore un mystère à résoudre. Je ne le connaissais pas de ce coté, ayant l'habitude de la voir dans sa robe de combat ou dans des habits assez simples, je ne savais même pas qu'elle s'intéressait à ce que portaient les autres, si cela lui plaisait ou non. Yume... tu es plus humaine que tu ne le crois.

Et c'est sur cette pensée que mes pas suivirent sa silhouette de femme jusqu'à la porte qu'elle ouvrit sans ménagement. Aller manger... Aller se promener... Peut-être voir le volcan aussi. Non. Non. Non. Et c'est sur un de ces « non » dits à haute voix que je plaçais ma main impérialement sur la porte, la claquant avant même qu'elle ne soit ouverte. Attrapant le poignet de Yume, je la tournais pour qu'elle me fasse face avant de la caler entre la porte et mon corps. Le toucher ? C'était le bien quand il était donné et reçu volontairement.

- Après... Là, faut que je m'occupe de ma Geisha.

Cette phrase sans sens véritable sortit de ma bouche dans un murmure, me procurant des rougissements monstres quand je me rendis compte de la stupidité et empressement dont j'ai prononcé cela. Déposant mes lèvres hésitantes, sur les siennes savoureuses, je ne me fis pas prier pour accentuer ce baiser léger se transformant en passionné. Cela serait fini, fini. Alors je voulais ressentir cela encore un peu, maintenant tant que nous en avions le temps. Avant la fin. C'est avec un léger sourire que je poussais plus loin cette ivresse, lâchant son poignet pour venir mémoriser ses courbes de mes mains. Une dernière fois. Dans la folie du moment, je ne voulais que découverte, dans l'angoisse que tout cela me sera repris. Non, pas l'envie, ni le besoin. Mais la possibilité. Anéantie au néant. Ris Yume, laisse-moi voir encore une fois ce visage heureux d'être en ma compagnie. Souris, montre-moi ton humanité. Pleure, je veux voir ta peine, ton cœur. Sois en colère, prouve ton désaccord. Tes envies, fais les vivre. Parce que oui, tu peux...

- En ma compagnie tu peux t'y permettre...

Parce que tu seras à jamais mon amie que je ne compte pas décevoir. Je ne pourrais pas lui promettre que je serais là pour elle quand elle aura besoin de moi -même si ces moments seront rares en vue de sa position surhumaine- mais pour le peu que je puisse faire en tant qu'une simple étudiante de cette école de fous, je voulais au moins soulager pour un court instant -le temps de mes études- cette monotonie dans laquelle elle vivait. Cette prison qui était la sienne, je savais ce que cela faisait, alors si je pouvais le lui faire oublier ne serait-ce qu'un court instant avec un baiser ou un coup bien senti, j'allais le faire. Pour elle ou pour moi ? Pour nous, je crois. Déposant mes mains sur ses épaules, je fis glisser son Yukata au sol, découvrant ainsi ses formes voluptueuses que je voulus toucher, embrasser, caresser... lui donner de plaisir, celui qu'elle me donnait et m'a fit connaitre. Une belle expérience. Dangereuse mais...

Oubliant les mots pour passer aux gestes, c'est avec une douceur gauche que je la conduisis par la main jusqu'au lit où, timidement, je lui imposais de se coucher avant de prendre la position dite dominante sur son corps dévêtu. À la plus grande surprise des pervers qui nous espionnaient, je me décalais de sa silhouette pour m'asseoir à coté de son corps. Émerveillée je frôlais chaque parcelle de sa peau en suivant le tout de mes yeux rubis qui brillaient d'envie. Sa bouche pulpeuse et désireuse que je ne voulais qu'emprisonner et faire fondre sous ma langue. Son cou où pulsait son cœur de plus en plus vite, comme fou de l'attente. Le mien ne devait pas être dans un meilleur état... Sa poitrine, son téton qui se dressa au contact de mes doigts froids, comme piqué au vif. Son ventre qui se soulevait à mesure de sa respiration saccadée. Et... Et plus bas, toujours plus bas. C'est prise d'une brutale envie que j'arrêtais cette lenteur pour revenir sur elle et de capturer ses lèvres, quémandant accès, quémandant délivrance de cette envie. Plus. Je voulais tout de son corps. Et c'est ce que je fis. Caresse après caresse, soupir après soupir, je la redécouvris. Plongeant au fond de ses entrailles, me régalant de cette chaleur sous ma paume, je voulais savoir. Je voulais voir dans son regard ce quelque chose qui disait, qui la rendait vivante. Pourquoi cette soudaine envie allant plus loin qu'une pulsion ? Par envie justement. C'était tellement fou, qu'il n'y avait même pas besoin de chercher. C'était ainsi, point.

Curiosité mêlée, mes va et viens entamés avec puissance sous son corps se déhanchant, je me demandais ce qu'elle pouvait faire, quel cri pouvait sortir de sa bouche si j'allais encore plus loin, si je lui procurais le plaisir total. Yume... Comment réagirait-elle ? Je ne savais pas, et c'est avec une gêne de plus en plus prononcée même sous cet acte intime, que je rivais mon regard dans le sien avec une question muette, dont je ne pense pas qu'elle comprit la signification. Yeux fermés, je descendis dans des baisers papillons tout le long de son corps, m'arrêtant un instant sur son nombril, le chatouillant de mon souffle. Et encore plus bas. Et je ne fis plus rien. Paralysée par une force invisible, par l'inconnu. Mais... Si elle pouvait m'explorer de partout, moi aussi je le pouvais, non ? Si. Je le voulais, je voulais goûter tout de son corps, ce corps qui m'eut dévoré, je voulais moi aussi, lui montrer le bien que cela faisait. Conviction armée, je me laissais aller à cette caresse intimement plus mystique. D'abord avec hésitation, le rouge aux joues, les yeux clos, j'y goûtais, à son élixir divin. J'y pris plaisir aussi, c'était si étrange mais en même temps, sous les soupirs et gémissements que j'entendais, je ne pouvais -ne voulais- arrêter. Continuant à explorer son intimité de ma langue, j'y allais toujours plus fort, plus profondément jusqu'à que je ne puisse contenir son bassin entre mes mains sous ses mouvements disparates.

Le souffle court, je remontais, pas à pas, baiser par baiser, sur son corps tandis que mes doigts se replongèrent en elle, dans ce corps que j'eus découvert en entier. Ce corps qui n'était pas mien que dont je n'avais pas peur de toucher. Merveilleux. Et je poursuivis, m'accordant à ses déhanchements jusqu'à ce que son corps de lui-même impose la fin dans une contraction puissante. Scellant cet acte interdit de mes lèvres, je me laissais tomber à ses cotés. Aux cotés de celle... de cette... Yume.

- Tu es jolie en yukata, surtout quand tu rougis. Cela te rend plus... vivante.

Laissant échapper un petit rire étouffé par l'épuisement, je pris une mèche de ces cheveux avec laquelle je jouais, regard vide perdu au vide, j'étais satisfaite. Contente d'avoir pu, encore une fois, briser tous mes principes pour cela. Oui, tout cela valait la peine, une dernière fois. Un dernier sourire, un regard sur son visage, un clin d’œil de ma part, et je me levais délaissant son corps là. Ce corps étranger dont j'appréciais, dont je connaissais chaque courbe à présent. Quel sentiment étrange qu'était de connaître cela. Folie. Rêve qui allait se terminer, mais le temps qu'il dure, j'allais en profiter.

-Cela te dit qu'on mange près du volcan ? Ce serait sympa.

Une demande claire dite d'une voix encore perdue dans les plaisirs charnels. Partant dans la salle de bain, j'en revins quelques instants plus tard, défroissant mes vêtements, faisant abstraction de cette passion de cette envie et pulsion qui m'eut saisi quand j'entendis son rire moqueur et que je voulus faire cesser d'une manière spéciale. Mission réussie, dirai-je.

- Aller, bouge-toi, j'ai faim.

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MessageSujet: Re: Ivresse d'un voyage    Jeu 20 Déc - 22:45

Tout, tout s’envola, aujourd’hui aurait été le jour de la fin du monde pour moi, je crois que j’en aurais que faire sous ses élans de dominance, sous ses gestes, sous ses baisers et j’en passe. Oui, tout s’enchaîna sous son unique phrase me révélant déjà bien ce qui allait se produire « Après... Là, faut que je m'occupe de ma Geisha. » Depuis quand faisait-elle preuve d’autant d’assurance ? Depuis quand osait-elle seulement se comporter de la sorte vis-à-vis de ma personne ? Qui était-elle ? Qu’importe puisque là, même après je l’aimais encore et encore … plus fort.

L’orgasme. Qu’était-ce ? Un instant de jouissance suprême se mêlant entre la douleur et la suffocation du plaisir ultime. Certains le sentaient monter petit à petit, moi c’était lentement … tellement lentement que je me courbais pour que celui-ci m’envahisse. En vain. Oui, j’avais beau me tordre sous ses doux touchers, rien à y faire il n’arrivait pas … jamais, jamais Ô longue attende. Mais qu’était-ce l’attente quand d’un coup, tout s’arrêta ? Seul un léger frissonnement et finalement l’explosion. Oui, j’explosais de l’intérieur, c’était fort, inconnu et tellement bon. Arriverai-je à m’en défaire ? Je préférais me persuader que oui, que tout cela arrivera à être rogné de mon esprit une fois que Undai sera de retour … Mais au fond de moi, je le savais. Je savais que se bercer d’illusion ne fera que me faire plus, plus et encore plus souffrir.

- En ma compagnie tu peux t'y permettre...

Oui, avec elle je pouvais être tout, je pouvais être … moi. Oui, se permettre de rire, sourire, râler, pleurer … Tout ce qui m’était impossible à Undai, je le pouvais dans cette maudite chambre d’hôtel. Pourquoi ici et pas là bas ? Parce qu’ici ce n’était pas nous, ces deux corps qui se permettaient tout ne pouvaient être nos personnes si distinctes dont ce genre de chose n’arriverait jamais. Alors pourquoi avions-nous laissé faire cela ? Qu’était-ce, ce moment déclencheur ? La boisson, l’alcool ? Si cela avait été vraiment le cas … alors pourquoi poursuivions-nous cette chose « si mal » pour notre futur … Futur hein ? J’avais déjà songé à comment pouvait être celui-là … Nous deux ? Il y aurait beaucoup de choses qui pourraient nous séparer.

« Un monde où Undai n’est plus, ce monde où Ayame est morte, ce monde dont je suis devenue le seul possesseur des cristaux … Que dis-je, de « ce » cristal. Celui d’Ayame, celui de tout, celui qui sera toujours, à tout jamais l’unique une fois les autres réduits en poussière. L’arrivée de cela et le déroulement en détail n’avait pas été imaginé par ma personne … Mais le futur sous cet angle se dessinait sous le fait que Kaïla et moi ne serions plus réunies. Une fois dépourvue de pouvoir, elle retournera chez elle et tout s’arrêtera. Moi ? Moi je resterai seule dans des bâtiments ayant vus mon être grandir, pleurer, rire et plus encore, ces mêmes bâtiments en l’honneur de Dead Master. »

« Un monde dans lequel Kaïla n’a jamais reçu la lettre lui accordant son admission dans mon établissement, un monde où j’aurais continué à n’être qu’un « réceptacle » pour la plus grande puissance mondiale. Un monde où mon corps serait resté un simple jouet entre les mains d’une personne démoniaque. Aurait-il été mieux que celui dans lequel je suis ? Parfois je me dis que oui. Si elle n’avait pas été là, jamais je n’aurais ressenti de la tristesse en voyant une personne tierces mourir sous mes yeux … Jamais je n’aurais connu, une fois de plus l’amour … »

« Un monde où Strength ne serait pas morte ? Là, que serai-je devenue ? Je ne sais pas, mais pas comme avec Kaïla. Strength n’était qu’une amie, jamais au grand jamais elle n’aurait attiré mon attention de la sorte, jamais je n’aurais couché avec … Mais pourquoi Kurayami dans ce cas ? Parce que son corps m’attire, toujours et depuis le début. Sa personnalité, ses gestes, ses engueulades … J’aime toutes ces parties d’elle. »


Lequel des ces mondes aurait été meilleur que celui dans lequel je vis à présent ? Aucun. Parce que même encore maintenant, je savourais chaque instant de sa personne, parce que sans ce monde, tout cela n’aurait jamais existé et jamais … Je n’aurais pu autant aimer vivre.

- Tu es jolie en Yukata, surtout quand tu rougis. Cela te rend plus... vivante.

Allongée sur le lit, les yeux vides sous un surplus de plaisir, je me redressais légèrement quand elle me dit cela, sous un sourire et un rougissement prononcé de sa part, je lui répondis d’un simple virement de la tête montrant ma gêne. Jolie, vivante … Avais-je déjà entendu quelqu’un me le dire ? Oui, Ayame me disait souvent que j’étais jolie … Ayame … ne m’avait jamais dit que j’étais vivante. Jamais … parce qu’au final à quoi aurait servit un jouet si celui-ci était vivant ? A pas grand-chose et il mettrait des entraves dans ses desseins. En tant que vivante, humaine et non plus « objet », je pouvais crier mon désarroi, je pouvais rire de ses âneries … Je pouvais me refuser à sa personne. Mais … Non. Oui ? Hors de question. Devais-je … Non. Ayame, me permettait-elle … de vivre ? Non parce que je devais continuer à être sous ses ordres, oui parce qu’elle me permettait d’être avec Kaïla … D’objet je venais de passer à celui de chien ? Non, ne l’étais-je pas déjà ? Si … pour elle je n’étais donc que chien et jouet. Et pour Kurayami ? Une amie … vivante.

Et c’est sous cette pensée que je me redressais complètement, me recouvrant de ce même Yukata ayant subit nos ébats. Caressant le tissu à ma peau en humant le parfum délaissé de mon élève, je me redressais quand celle-ci m’ordonna presque de me bouger le cul à la place de me laisser envahir dans des songes représentants l’acte passé. L’acte … la jouissance passée, je sentais encore mon cœur se perdre dans ma respiration hasardeuse. Foutaises, Black Rock Shooter n’avait pas de cœur. Black Rock Shooter mangeait les sentiments des autres … l’amour, la joie, la peur, la douleur … Je … Je les prenais tous de leurs détenteurs pour les soulager. Étaient-ce ces sentiments qui me rongeaient et essayaient de ressortir maintenant ? Étaient-ce eux qui … qui me faisaient voir le monde sous ce nouveau jour ?

Black Rock Shooter … une âme ne faisant partie du monde des humains dont aucune expression ne se décrit sur son visage.

Yume Kuroi … une jeune femme à la solde de Dead Master, une personne au passé tragique, combattant sous la forme de Black Rock Shooter.


Qui étais-je le plus des deux ? … Les deux. Oui, moi, ici et maintenant j’étais l’unisson de ces deux personnalités, l’une terrifiée des hommes et l’autre tuant sans pitié. Tout cela, faisait de moi « Yume ». J’étais le rêve éternel de tous, celle qu’ils verront à tout jamais lorsque la mort les emportera. Une définition hasardeuse de ma personne, dont je ne préférais pas tenir rigueur … Après tout, je n’étais pas l’apocalypse de ce monde. Je réservais ce droit à Dead Master.

Me relevant en me rhabillant, je me matérialisais des chaussures pour accompagner mon accoutrement avant de suivre Kaïla dans les couloirs. Regardant sa personne se dessiner devant mes yeux sous un déhanché accentué par ses talons, je restais en retrait un court instant avant de faire un pas pour être à sa hauteur. Baissant la tête légèrement en encerclant ses doigts avec les miens, je laissais les manches de mon vêtement cacher notre union. Un léger sourire et je me pressais un peu plus à sa personne tout en continuant à marcher. Laissant un petit « Merci » me traverser les lèvres, nous continuions d’avancer … Toujours et encore.

Kagoshima était bien, très bien même … Kagoshima a été le dernier endroit de notre « couple », Kagoshima … la dernière ville ayant accepté la rencontre de nos deux corps dans des ébats torrides et incessants. La dernière nuit nous ayant accueillit dans un hôtel hors de prix pour que finalement, au petit matin, je vienne téléporter Kaïla et ma personne dans notre chambre à Undai. Oui, je ne lui ai laissé de répits et ce fut par obligation que même à son réveil … Je ne sus être là.

Le rêve prit fin … Yume wa shūryō.
エンド

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Ivresse d'un voyage

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