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 Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Ven 9 Nov - 23:22

Le jour du commencement.

Un jour de la semaine aussi insignifiant que les autres vous allez me dire, et bien non, loin de là. Mais avant de rentrer dans les détails que je vous lirai dans les gros paragraphes d’ailleurs, parlons de cette atmosphère écrasante qui ornait Undai le jour du combat opposant Akiha et Ayame. Parce que oui, c’est là que commence ma mésaventure et une fois de plus, causée par ma chère et tendre maitresse qui s’était volatilisée je ne sais où !

Ce matin, quoi de plus banal que de se faire réveiller par un Pyon-Kun qui vous atterrissait sur la gueule, motif de cet atterrissage forcé ? Une colocataire n’appréciant pas le regard pervers de mon canard en plastique quand madame prenait sa douche. Une journée commençant sur les chapeaux de roues, ça allait être l’extase. Me levant donc en tirant la gueule jusque parterre, je ne me fis pas prier pour déguerpir de chez moi sans plus attendre en prenant soin de claquer la porte le plus fort possible. Si elle n’était pas tombée, ca serait passé comme pour rire mais rien, que dalle … elle s’effondra et mon visage avec.

Vous voyez ma tête quand je fais une bêtise et que je sens que les paroles stridentes de Kaïla vont me foudroyer ? Et bien voilà, vous savez donc déjà la tête que je faisais ! Et quoi de mieux que ça pour me forcer, oui, je dis bien forcer de me rendre chez Ayame pour aller lui quémander une nouvelle porte de chambre … Raison : J’étais fautive, je devais payer les pots cassés, deuxième raison : Croyez-vous que Kiwi elle va supporter geeker avec des gens pouvant passer à n’importe quel moment devant la porte et donc, par la même occasion zieuter sur son jeu et sa concentration perturbée ? Non.

Mais comme je l’avais dit plus tôt, cette journée avait vraiment, vraiment mal commencé. Et ca se poursuivit par mon incapacité à mettre la main sur cette satanée directrice, mais non ! Bien sûr qu’elle était introuvable ! Jamais là quand on a besoin d’elle hein ? Et c’est là que le saint esprit m’est tombé dessus, oui, l’idée grandiose de fabriquer moi-même ma porte. Oui, avec du bois, des clous, de la colle et tout et tout … et puis quoi encore ? Je vous aide pour deviner, ca s’écrit en quinze lettres et c’est le mot le plus utilisé à Undai. Vous devinez ? Bah oui, logique.

Et c’est là, après cette idée géniale que je précise, je n’ai pas eu le temps d’exécuter, que des gamins sortant de je ne sais où, m’attrapèrent littéralement par le bras en me disant « Y a la directrice ! Y a la directrice de Undai dans l’arène Yume-Sama ! ». Bon, quand tu dis « -sama », t’es sensé ne pas être familier avec la personne non ? Alors pourquoi me trainaient-ils comme un vulgaire toutou pour aller au cirque ?! Mais en même temps, sans eux, je ne l’aurais pas trouvé, bien que je n’en avais déjà plus besoin.

Arrivant donc dans l’arène, et c’est là que le mot blesse, je me figeai complètement devant le spectacle qui s’offrait à mes yeux. Une Akiha submergée par des pleurs et une Dead Master hurlant son effroi. Magnifique à mes pupilles tellement que je ne réagis pas directement quand des millions de parcelles explosives vinrent se dessiner par-ci, par-là dans l’arène, des millions de bombes qui … qui explosèrent avant que je ne puisse dire mot. Tel un automate (pensez aux power rangers qui sauvent les gens), je m’élançais dans un champ de bataille à la rescousse de mes tendres et chers étudiants, les aimants tant ! Je ne pouvais les abandonner à une mort certaine ~

En vrai c’était tout autre, si j’ai créé un champ de protection autour des élèves, c’était plutôt par réflexe et non pas pour un quelconque sentiment amical et j’en passe. Mais ce qui put paraitre bizarre fut plutôt que je me mette devant une Akiha tétanisée qui claquait des billes en voyant ce qu’il se passait. Donc oui, cette journée était merdique et … et je n’y capte toujours rien. Pourquoi Ayame pleurait et était verte, pourquoi la blonde avait l’air paumée et trop … trop vulnérable et surtout, où était partie Dead Master ?!

Le commencement : Dead Master vs Hyouri Shi = Fin du monde partie une.

Ma première semaine de souffrances.

La première semaine qui suivit le combat opposant ces deux grandes cérébrales auxquelles des neurones avaient surement surchauffés, ne furent pas des plus simples pour ma personne. Après que Dead Master se soit volatilisée je ne sais où, je m’étais retrouvée avec Akiha penaude et encore plus molle qu’un légume étant resté trop longtemps au soleil pour se dessécher. La trainant premièrement en dehors de l’arène, je comptais l’abandonner à son triste sort, cette femme, je la détestais après tout ! Mais elle, la seule chose de censé qu’elle réussit à me faire et à me dire c’était de me parler de je ne sais quoi, une ombre ou une part d’elle ou merde, j’y comprenais rien et je ne voulais que « partir et retourner dormir » afin d’oublier cette journée désastreuse pour ma personne. Mais rien à y faire, plus elle parlait et plus je la repoussais, plus des gens nous entourèrent et nous regardèrent. Etre un objet d’amusement tel un singe dans un zoo ne m’avait jamais plu et quoi donc de plus censé que quitter cette scène en compagnie de ma pire ennemie pour finalement, la balancer dans ses appartements et faire genre d’oublier ce qu’il s’était passé précédemment ? Et bien rien d’autre.

Malheureusement, la vie n’est pas rose et quand vous avez tout un personnel qui vient se plaindre à vous parce que l’un des professeurs faisait peur et que la directrice était absente, il ne vous restait plus qu’à prendre les choses en main, du moins si vous étiez Yume Kuroi. Oui, parfois ce nom peut m’horrifier autant que vous. Mais là n’était pas le sujet, loin de là, c’est Akiha le centre de ce problème, parce que madame faisait peur aux gens travaillant à Undai, Akiha ne mangeait plus, ne sortait plus, ne donnait plus cours et j’en passe ! Dormait-elle seulement ? J’en sais rien. Mais mon rôle, désigné par les bonnes à mon égard fut de « prendre soin de ses enseignants comme Ayame pouvait le faire ». Si ils croyaient que j’allais coucher avec eux, qu’ils crèvent. Mais il était vrai que j’avais une part d’envie de l’aider, non pas par sympathie, mais par curiosité de savoir ce qu’il s’était passé entre elles. Je n’avais vu qu’une seule fois Ayame dans cet état et même, il était médiocre comparé à l’événement survenu il y a une semaine d’ici. Alors voilà, quitte à baiser les pieds de la salope blonde, je le ferai pour savoir pourquoi tant de temps et surtout, où était partie Deady. Logique que dans ma tête elle, elle sache et que moi, bah moi pas ! Salope.

Première semaine : Remise en question et le bouleversement d’une schizophrène.

Deuxième semaines, de pire en pire.

C’est en ce jour glorieux que commençait la semaine number two de la disparition de Deady, elle n’était toujours pas retournée dans ses appartements, ni dans son bureau. Même ses servantes ne savaient rien, bien qu’elles ne fussent pas dignes de confiance pour ma personne, les preuves et mes recherches montrent que la grande folle de Undai n’était plus là. Deux semaines, imaginez le calvaire que cela a conduit, Deady plus là deux semaines et c’est ! Bah rien du tout en fait, aucun des étudiants ne savait sa disparition, pour le peu qu’ils la voyaient de toute façon, ce n’était pas son congé rallongé qui allait changer quelque chose à leurs vies monotones.

Mais pour moi cela avait un impact, sans Ayame, mon pouvoir mourrait, sans elle, je risquais à tout moment de perdre ce qui m’était cher. Ma puissance et c’est depuis lors d’ailleurs qu’une paranoïa affolante m’encombrait la vie, tous les matins en me réveillant, je me sentais obligée de matérialiser quelque chose entre les mains pour savoir si oui ou non, j’avais perdu mes pouvoir, que je crée une tasse ou un bazooka, il fallait que je me prouve d’une manière ou d’une autre que la disparition de la directrice n’était rien de grave, elle servait à rien, oui, il fallait que je me dise ça pour ne pas devenir comme Akiha qui elle, je me demandais depuis quand elle n’avait plus senti le vent lui caresser la peau.

Debout et habillée de manière décontractée (jeans slim foncé, chemise entrouverte blanche, top bleuté ornant une étoile blanche en son centre et chaussettes pingouin), je me dirigeais d’un pas lent, plateau de nourriture en main en direction des appartements d’Akiha. Deuxième semaines de services et je me sens toujours comme le premier jour que je dus le faire, dégoutée, méprisante et horrifiée à l’idée qu’elle pense que je le fasse amicalement. Ouvrant la porte de ses appartements avec le pied, je déposais le tout sur la table de son salon avant de me diriger vers son frigo, décapsulant une canette de coca, je me dirigeais sans plus de ménagement en direction de la chambre de la grande scientifique tordue. Y entrant sans demander la permission, je me dirigeais directement vers les rideaux de sa chambre pour les ouvrir. Eblouie par les lumières de l’extérieur, je lâchais un juron avant de matérialiser un sceau d’eau et de le balancer en direction du lit de la jeune femme s’y retrouvant.

Partant comme si de rien était avec cet air toujours glacial sur le visage, je pris une gorgée avant de claquer la porte avec les hanches. Direction le salon, quoi de mieux que de se vautrer dans un fauteuil qui n’est pas le sien, boire et attendre que la propriétaire des lieux ne daigne se lever, vous engueuler et peut être même vous saluer. Dieu, bouge ton cul Akiha.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Ven 9 Nov - 23:56

Un choc peut être la cause d'un décès comme d'un trouble mental permanent. Il est assez difficile de soigner ce genre de cas, même si l'origine est souvent translucide, si pas évident. Cela peut paraître fortement paradoxal, je l'accorde. Mais l'humain n'est-il pas tout simplement étrange ? N'arrive-t-il pas à contenir ses pulsions, ses ambitions dans le seul but de survie ? Non. C'est cela, le monde dans lequel nous vivions. Les gens cherchent des sensations fortes en transgressant les habitudes et les bonnes conduites. Tout le temps. Et après nous nous étonnons des guerres, des suicides ou encore, des accidents débiles qui peuvent survenir. Sans oublier les trahisons, les mauvaises actions ainsi que la stupidité à l'état pure. Pourquoi donc faire ceci ? Bonne question.

Question à laquelle la réponse peut être donnée facilement : l'adrénaline. La recherche de soi-même. En somme, le ressentiment de vie, la preuve d'être vivant. Et que de mieux que de pousser ses propres limites pour y parvenir au point même de devenir un monstre ou un simple imbécile fou, au yeux du monde. Un sacrifice pour un autre. Que cet humain est irrécupérable.

Mais pourquoi parler de cela ainsi, pourquoi donc se poser des questions existentielles qu'un novice étudiant en psychologie peut résoudre après quelques livres de théorie ? Parce que, moi la grande scientifique, je me trouvais dans un cas de figure fort similaire. Je faisais tout dans un but précis se rapprochant fort de la quête du sentiment de vivre. La recherche de soi. Et non, je ne le disais pas au sens figuré du terme, je me cherchais vraiment. Et pour plus de précision, je cherchais la moitié de mon âme égarée dont je ne connaissais pas la position. J'en devenais folle entre deux repas, deux nuits ou visites. Oui, j'en étais malade et seule. Surtout seule. Un humain déteste être seul, même un animal peut mourir de solitude... Alors oui, je l'accorde, j'étais humaine et j'avais besoin de moi-même. À présent, vous allez me demander : où est ce toi-même ? Eh bien, la réponse est simple. Je n'en savais rien. Par contre, comment je l'ai perdu, ça, c'était compliqué, assez complexe pour que je ne rentre pas dans les détails question de ne pas embrumer vos cerveaux encore plus. Sachez juste que ce n'était pas joli-joli et que là, nous étions en paix totale. Oui, le genre de paix pour pleurer les morts et fêter une victoire peu fiers de l'avoir gagné. En somme, une période sombre mais calme.

Aussi calme que, quand j'allais en classe pour péter des câbles, on rapportait aux hauts gradés, dans ce cas à une certaine Yume Kuroi, qu'un des professeurs faisait peur à ses élèves. Peur... S'ils savaient au moins ce qu'était la vraie terreur quand on se retrouve devant ses propres méfaits, horreurs qu'on a oublié pour mieux s'en rappeler ensuite. J'étais dans ce cas de figure et je dois avouer que ce n'était pas agréable. Loin de là. C'était horrible, je ne pouvais plus dormir les nuits de peur de voir les images, les visages des gens que j'ai torturé puis tué... Non que Akiha, mon sombre coté a conduit à la folie. Mais qu'importe à présent ? Je voyais tout cela avec mes yeux, et je n'en pouvais plus. À quel point j'en fut affectée ? Au point de ne plus sortir de mes appartements, au point de ne pas dormir les nuits, ni me nourrir, ni même oser réfléchir... Oui, j'étais piégée par mes propres faits et gestes, et, malheureusement, il n'y avait pas d'issue à mon malheur. Sauf une. Une échappatoire dont je n'avais guère l'accès. Et son nom était Dead Master.

Ayame-Sama qui s'est volatilisée aussi sûrement que mon ombre. Je l'ai cherché, au début. Mais rien, aucun résultat et cela me rendait davantage instable au point de souffrir de troubles prononcés de personnalité. Je passais des heures à me parler en espérant qu'une voix intérieure me réponde. Et quand ce ne fut pas le cas, donc tout le temps, je m'énervais contre ma propre personne pour tomber en dépression à la fin. Me voilà ainsi, après deux semaines alitée et, par je ne sais quel procédé, plus ou moins soutenue par une personne dont la valeur était minime à mes yeux. Yume Kuroi, la fameuse Black Rock Shooter me « couvait » dans ma convalescence. Pour quelle raison ? Allez savoir. Je suis certaine que si je n'étais pas dans cet état, je trouverais bien la raison, mais je n'étais point capable de réfléchir plus loin que « où est Akiha ?! ».

Donc, depuis une quinzaine de jours ma routine était assez restreinte, ne dépassant pas la nomination de survie. Aujourd'hui par exemple, j'ai décidé de faire la grasse matinée, chose qui ne m'est pas arrivée depuis très, très longtemps. Et comme pour me remettre à l'ordre, une certaine personne venait gentiment me réveiller en me balançant un seau d'eau glacée pour me souhaiter le bonjour. Un sifflement aiguë sortit de ma bouche et me voilà à moitié assise sur mon lit, dans des draps et nuisette mouillés. Un juron qui n'allait pas avec mon beau visage et me voilà prête pour confronter cet être abjecte qui devait se prélasser dans MON salon. Comme pour couronner le tout, je pris tout mon temps pour m'apprêter. Douche, sécher les cheveux, m'habiller un peu à l'arrache, me maquiller le minimum nécessaire pour cacher mes cernes dues au manque de sommeil, changer les draps, et me voilà prête pour arriver en trombe dans mon salon, m'arrêtant net devant le parasite se trouvant dans mon sofa. Je lançais des éclairs à cette « gamine » avant de tourner les talons en direction de ma cuisine.

-Yume, mon chaton.

Même à mes oreilles, ma voix sonna étrangement rauque. Comme si les mots étaient remplacés par l'acide au lieu de l'habituel lèchement séducteur. Non, mais si elle pensait que j'allais lui accorder ma bonne humeur, elle pouvait toujours courir. Sa présence même m'horrifiait... Oui, parce qu'elle était inutile, elle n'a toujours pas trouvé Dead Master-Sama, chose que je lui demandais depuis longtemps. Chose qu'elle n'a toujours pas accomplie. Quel paradoxe, le toutou de la directrice, sa favorite et incapable de trouver sa maîtresse. Méprisable. J'en étais déçue. Une bouffée de colère monta en moi. Puis un sentiment d'urgence et de malaise. Il fallait que je retrouve Akiha, je ne dormais plus les nuits, les images de mes actions se faisaient plus fréquents et plus poignants, je n'allais plus tenir longtemps.

-Je suppose que tu ne l'as toujours pas trouvé... Est-ce que je t'en demande tant ?!

À chaque syllabe ma voix montait de tons. Jusqu'à ce que j'inspire fortement pour me calmer. Et, avec une voix maternelle je me mis à lui fournir, pour la millième fois, l'importance primordiale de sa mission.

- Écoute Yume, il faut que je la trouve. Il faut que je retrouve Akiha, sinon, sinon ça va mal se finir, d'accord ? Alors au lieu de rester vautrée dans mon canapé, vas la chercher. C'est important.

Remarquant un plateau plein de nourriture, je me saisis de ce qui se trouvait dessus pour l'avaler avec un certain empressement. Soupirant pour la énième fois, je me décidais enfin à m'asseoir à coté de l'importune et de la regarder dans le blanc des yeux d'un air implorant. Non, mais j'allais devenir folle si cette face blanche et stoïque ne se bouge pas dans les trois prochaines secondes !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Sam 10 Nov - 22:26

Si on m’avait dit que je me retrouverai dans ce genre de position, jamais, jamais au grand jamais je ne l’aurais cru. Parce que oui, me voyez-vous vraiment assise tranquillement en train de feuilleter un magazine dans le salon de Akiha Ketsuki ? Oui, cette femme que je détestais tant, cette femme qui me faisait gerber à chaque fois que son regard se posait sur moi, que sa voix filtrait par mes oreilles tel des cris de chats surexcités me donnant des frisons à en perdre la tête (dans le mauvaise sens du terme !). Et bien voilà, j’y étais. Et non pas en train de râler et me maudire de ma position, mais non ! Loin de là … il ne fallait que voir ce que je lisais pour comprendre que cela n’était pas normal pour la personne que j’étais … je me désaxe en même temps que ce monde, à croire.

« Le grand scoop de Undai ! La bataille de la directrice et d’Akiha-Sensei ! Un événement inédit qui, pour ma personne, me rend surexcitée ! Imaginez les dieux descendre sur terre ! La même sensation en assistant à ce combat ! Yume Kuroi sauve l’arène ! Akiha-Sensei ne sort plus de chez elle ! La directrice n’est plus joignable, mais que se passe-t-il ?! Alors mes amis, voilà les commentaires de nos camarades :

Kuai Mitsu : J’ai un jour surpris la dirlo avec Akiha-Sensei, parait qu’elles étaient vraiment proches … peut être qu’elles se sont disputées et que cela a fini en apocalypse …

Yoma Shū : Bah moi je sais pas trop, j’étais dans l’arène ce jour là et je dois vous avouer que j’ai trop flippé … Si Black Rock Shooter n'était pas là, je crois qu’on serait déjà mort !

Lolita McDile : Vous savez, les femmes hein ! Moi quand j’étais en Amérique, ca arrivait souvent ce genre de disputes ! Peut être que Dead Master a volé le fiancé d’Akiha-Sensei ! Parce que vous savez … Ca se fait pas hein ?!

Et c’est sur ces dires que … »

Voyant une imposante (pas vraiment en fait) personne faire son apparition devant moi une bonne demi-heure après que je l’eus réveillée, j’arrêtais enfin de feuilleter le torchon que j’avais entre les mains, d’un air calme, ou plutôt froid, je regardais de haut en bas la femme qui me faisait face avant de suivre du regard sa silhouette partir en direction de la cuisine. Genre quoi ? Elle vient pour me montrer sa petite tenue ? Légèrement ébranlée, j’écoutais à peine son « Yume, chaton », Cette femme … C’était vraiment possible que ma maîtresse couche avec elle ? Non, mais imaginez ce qu’elle est en temps normal ! J’aurai presque peur de la voir en mode excité « Couché, écarte ! ».

-Je suppose que tu ne l'as toujours pas trouvé... Est-ce que je t'en demande tant ?!

De sa voix rauque, elle me sortit ces quelques mots qui montraient bien son mécontentement. Oui, je ne l’avais toujours pas trouvé, non, ce n’était pas trop me demander, mais en même temps … Moi, je ne restais pas mes journées chez moi en train de me taper la tête contre une commode. J’avais aussi mes obligations en tant que gardienne et encore plus en temps que présidente du conseil ! Elle n’avait qu’à y aller elle-même si « je ne satisfaisais pas madame dans mes recherches de Ayame » ! Montrant bien mon ennui face à ses dires, je fronçais les sourcils, près à lui retoquer que si elle n’était pas contente, qu’elle y aille seulement, mais je ne pus puisque madame je suis la meilleure avait encore son clapet à ouvrir. Et non plus de sa voix mielleuse, mais plutôt celle qui m’insupportait, cette voix lente à endormir un gorille près à vous utiliser comme étant sa banane. Oui, je préférais encore qu’elle me gueule dessus plutôt qu’elle me murmure ses envies, salope.

- Écoute Yume, il faut que je la trouve. Il faut que je retrouve Akiha, sinon, sinon ça va mal se finir, d'accord ? Alors au lieu de rester vautrée dans mon canapé, vas la chercher. C'est important.

Soupirant lourdement, je ne bougeai pas d’un pouce la première minute, la fixant avec intense en imitant presque son visage suppliant que je me lève, je me décidais à le faire sous un soupir bien plus long et plus fort que le précédent. M’étirant premièrement -en prenant mon temps- cela allait de soi, je finis par lui tendre une main, non pas pour qu’elle l’attrape mais plutôt pour qu’elle se lève aussi. Parce que madame croyait peut être que j’allais y aller toute seule et ramener notre chère et tendre fugueuse toute seule ? Qu’elle rêve encore debout dans ce cas !

- Dépêche toi si t’es si pressée que ça, plus vite on l’aura retrouvé, plus vite JE serai tranquille.

D’un énième soupir de ma journée, je l’attrapais par le bras en l’amenant dehors. Une fois sur le seuil de sa porte, je la lâchais en frottant mes mains l’une contre l’autre. Même la toucher risquait de me tuer. Oui, Ayame … Je ne te comprendrai jamais. Commençant ma marche en regardant par dessus mon épaule si elle me suivait, je me demandais pourquoi elle montrait tant d’impatience dans le retour de Deady. Ouais, son ombre … mais tout de même, était-elle prête à faire face une fois de plus à celle qui lui avait volé sa moitié ? N’avait-elle pas dit à Akiha qu’elle allait la tuer ? Perso, je ne serai pas partie à sa recherche, loin de là d’ailleurs … J’aurais attendu qu’elle revienne d’elle-même … Hum … Quoi que …

- Akiha-Sensei ? Cela fait longtemps, quelque chose vous est arrivé ?

- Ta gueule.

Continuant mon chemin en espérant que la blonde fasse pareille, je sortis cette minuscule insulte à mon goût sans plus de ménagement. Bah oui, aller vite ! C’est ce que je voulais.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Dim 11 Nov - 21:38

Après une quantité inestimable de soupirs, la large gelée se décida enfin à bouger ses fesses de mon canapé, toujours avec autant de rudesse. Non mais vraiment, Dead Master-Sama aurait pu lui apprendre les bonnes manières... Non, ce n'était pas la faute de la directrice, c'était Yume qui n'était pas assez intelligente pour assimiler les choses. Pauvre enfant, je plaignais son état cérébral détraqué. Serait-elle autiste ? Je suis certaine que je pourrais trouver des similitudes très prononcés de cette maladie en elle et des cas les plus gravement touchés. Mais que dis-je ? Je ne suis pas aussi cruelle et stupide pour le lui faire remarquer, elle risquerait encore de s'ébrouer et me faire la tête. Alala, les jeunes... Jeune, elle ne l'était pas. Yume devait plus ou moins avoir le même âge que moi... Quelle importance après tout ? Rien ne le prouvait, ni son physique ni son mental. Elle restait un gosse. Quand je retrouverai Akiha, je m'occuperai de sa thérapie, pour son propre bien. Je me demandais comment Ayame-Sama arrivait à communiquer avec une telle personne, cela ne devait pas être de tout repos... Surtout pour des choses peu catholiques... Un gloussement sortit de ma bouche à la pensée d'une Yume raide comme une tige sous les attouchements d'un inconnu quelconque. Vraiment, pauvre enfant.

- Dépêche toi si t’es si pressée que ça, plus vite on l’aura retrouvé, plus vite JE serai tranquille.

Toujours aussi désagréable. J'en sentis des frissons de froid me parcourir quand elle me tira en dehors de mes appartements avec une brutalité rustique. Bon sang, il était simplement possible d'être aussi insensible ? On dirait bien que oui. Un petit cours des manières sera au programme que je lui réserve dans un futur proche. De plus, il faudra lui apprendre à se réchauffer le corps, même si pour cela je devrai bidouiller un peu sa circulation sanguine. Oui tout était possible. Il était fort étrange de voir à quelle vitesse mon esprit rationnel et scientifiquement entraîné fonctionnait à tout instant, qu'Akiha soit là ou non. Un mouvement négligent de la main, et je suivis cet petit être glacial d'un pas lent. Pourquoi devrais-je chercher Dead Master-Sama ? Si elle ne l'a pas trouvé, si son chiot n'a pas flairé sa maîtresse, quelle chance avais-je pour la retrouver moi-même ? Aucune, selon moi. Une, selon Yume. Je pourrais presque en être flattée. Enfin, Black Rock Shooter se rend-t-elle compte de mon importance aux yeux d'Ayame-Sama. C'est un bon pas vers la guérison. Je l'applaudirais presque si je n'étais pas en train de me consacrer entièrement à la jeune fille qui nous a interrompu en pleine marche.

-Ne t'inquiète pas mon chaton, je vais bien. Ne fais pas attention à Yume, ce n'est pas de sa faute.

Je laissais une moue désolée se former sur mon visage avant de lancer un regard entendu à la fille pour poser mon regard compatissant à la concernée impolie qui me devançait de quelques pas. Jubilant intérieurement de ma petite pique, je poursuivis le glaçon sur pattes jusqu'à la sortie des dortoirs ne prêtant plus trop d'attention aux étudiants qui m'interpellaient. Ayant marre de presser le pas pour la favorite de la directrice, je le hélais avec un minimum de douceur et d'autorité. Il ne fallait pas froisser ce genre de personnes, n'est-ce pas ?

- Yume, mon chaton ! Ralentis. Il faut que nous nous organisions d'abord !

Accélérant pour arriver à sa hauteur, je me plaçais devant elle, la stoppant dans sa marche vers je ne sais où. Plaçant mes mains sur ses deux épaules, je lui fis face et plongeai mon regard clair dans le sien. Il faudra que j'aille très lentement pour lui expliquer les choses, même si cela commençait à m'exaspérer. Je devais trouver Akiha, je ne pouvais plus rester sans sa présence, et là, il fallait que je m'occupe de cette fille avec le reste du clame qui me restait. Je n'avais plus le temps ! Et là, j'en perdais encore plus !

- Dis-moi où as-tu déjà cherché. Et retire cet air froid de ton visage, souris un peu, ça te fera du bien.

Non que je m'intéresse à son aspect, un glaçon reste un cube d'eau froide quoi qu'il arrive, mais peut-être les gens seraient plus entrain pour lui parler un peu. Question qu'elle devienne un peu plus communicative, pour son propre bien. Bon sang, je ne voyais vraiment pas ce que Dead Master-Sama voyait en elle. Vraiment pas. Puis, peu importe, je n'étais pas toujours d'accord avec ses décisions non plus, et ce qui est arrivé il y a deux semaines dans l'Arène, n'était pas une chose que je pouvais déceler clairement. Peut-être que Yume savait quelque chose... Mais si elle le savait, alors pourquoi cherchait-elle la directrice ? Tout cela me plongea dans une réflexion intense. Lâchant les épaules de ma « cajoleuse », je tournais mon regard vers le vide et plaçais ma main sous le menton avec une mine fort songeuse. Hmmm...

- Mon chaton... ça ne doit pas être facile pour toi tous les jours... Comment se fait-il que tu ne saches pas où se trouve Ayame-Sama ? Ne devrais-tu pas être la première informée de ses faits et gestes ? Hmm... Peut-être pas effectivement, elle n'était pas trop contente de tes prestations ces derniers temps... Mais !

Tous ces mots dits d'une voix posée et désolée. Je ne pouvais dire que je changeais mes priorités, mais autant m'occuper pendant mes recherches. Et quoi de mieux que d'embêter un peu une Yume réticente ? Un bon jeu pour me changer les idées. Sur l'exclamation du « mais », je l'attrapais par le visage et le lui tordis pour former un sourire, avant de la lâcher avec une mine contrariée.

-Ne t'en fais pas. Je suis sûre que si tu restes gentille, Dead Master-Sama t'accordera quelques gentillesses. Bon ! Maintenant cherchons Akiha, d'accord mon chaton ?

Je m’éloignai d'elle pour mieux observer les environs. Où es-tu Akiha ? Où êtes-vous Ayame-Sama ? Pourquoi m'avoir encombré d'une telle asociale ? Que dois-je faire ?

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Dim 11 Nov - 22:25

-Ne t'inquiète pas mon chaton, je vais bien. Ne fais pas attention à Yume, ce n'est pas de sa faute.

Je n’ai pas saisi directement quand elle prononça ses mots à l’encontre de la jeune fille que j’avais écarté de notre route, les yeux traçant déjà un chemin grâce à mon esprit, je n’allais pas m’encombrer d’une énième chieuse aujourd’hui ! Mais il allait de soi que ma chère Akiha allait le faire ! Parce que oui, quoi de mieux que de m’ennuyer alors que j’avais déjà une humeur de chienne battue ? En plus de me faire passer pour une demeurée à l’encontre de l’autre conne là, voilà que je … j’allais la tuer. Non pas qu’elle était pas « comestible » comme bout de femme mais vis-à-vis de ma personnalité c’était l’apocalypse. On était deux opposés alors comment voulez-vous que je m’entende avec elle ?! C’était impossible et en plus … en plus ! Elle me faisait chier. Sa voix, ses gestes, sa manière de marcher et même ses talons qui claquaient le sol ! Et surtout son …

- Yume, mon chaton ! Ralentis. Il faut que nous nous organisions d'abord !

Chaton. Cela m’insupportait, tellement que, tellement que j’allais lui arracher la mâchoire si elle m’appelait encore comme ça ! Mais rien à y faire, elle n’allait pas arrêter de si tôt et c’est en la voyant ou plutôt sentant accélérer le pas pour se placer devant moi que je dus m’obliger à faire face à la réalité. De toute sa grandeur, parce que oui, elle me dépassait d’au moins deux têtes, Akiha se dressa devant pour me demander de m’organiser. Parce que quoi, elle croyait que j’allais tourner encore en rond comme ça pour ses beaux yeux ?! Mais rien du tout … Peut être que si, mais elle n’avait pas à le savoir, si elle n’était pas contente, mais qu’elle y aille toute seule, cette bonne femme !

- Dis-moi où as-tu déjà cherché. Et retire cet air froid de ton visage, souris un peu, ça te fera du bien.

Sourire ? Comment sourire devant un énergumène de sa trempe ? Si j’étais née sourde et aveugle, je l’aurais fait ! Et là peut être … j’aurais acquiescé un sourire en signe de bonne volonté que le seigneur m’aurait fait pour me rendre incapable de voir et entendre sa personne. Mais non ! Une fois de plus, fallait que ce crétin dans les nuages me la foute devant moi avec les yeux bien grands ouverts et la bouche en cœur à écouter ses diffamations pendant des heures et des jours ! Parce que oui, cette chieuse ne fait pas que miauler ! Elle se plaint en plus ! Dieu, faites qu’elle crève, là, ici, devant mes yeux à la place de me toucher les épaules de sa voix sensuellement irritable à mes tympans !

- Mon chaton... ça ne doit pas être facile pour toi tous les jours... Comment se fait-il que tu ne saches pas où se trouve Ayame-Sama ? Ne devrais-tu pas être la première informée de ses faits et gestes ? Hmm... Peut-être pas effectivement, elle n'était pas trop contente de tes prestations ces derniers temps... Mais !

Je restais un instant ébranlée par ses dires, si ma mâchoire avait pu se disloquer, elle l’aurait fait. Comment ça … comment Ayame quoi ? Je ne comprenais pas où elle voulait en venir et mon visage exprimait bien mon incompréhension. Et puis pourquoi je devais l’être d’abord ? Je ne vivais plus avec elle, c’était ses bonnes qu'il fallait concerter et non moi ! Si je la cherchais ce n’était que par assurance pour ma personne, qu’elle soit morte ou vivante, tant que je puisse rester puissante, je n’en avais que faire ! Oui, j’aimais me mentir à moi-même. Imaginez Dead Master morte ne serait pas « acceptable » pour ma personne si je n’étais pas celle qui lui avait prit la vie, si elle meurt, je mourrai aussi et j’étais assez consciente de cela pour ne pas faire l’irréprochable. Et bien que je faisais ma moue de fille imparable, je sentais l’énervement monter en moi quand elle parlait de « compétences », que je n’avais donc pas rempli mon rôle et que celle qui était ma maîtresse était déçue de mes prestations, mais c’était faux. Oui j’ai eu des écarts, mais sans moi, Ayame ne serait pas celle qu’elle est aujourd’hui, sans moi … sans elle, moi non plus je ne serai rien.

Mais rien à faire, je ne comptais pas baisser les yeux devant elle, même quand elle me tira les joues pour me forcer un sourire, je restais impassible physiquement alors que dans mon être, seule l’envie de lui enfoncer un poteau dans la gorge me traversait l’esprit. Vous allez me dire que je dois être habituée à ce que des crétines dans son genre me touchent le visage, il ne fallait que regarder Aria pour cela. 24/24 au conseil, il est forcé qu’une fois par jour ce bout de miauleuse artistique vienne se frotter contre ma jambe. Les animaux de nos jours … Mais la pire des réussites en tant que débilité animalesque n’était autre qu’Akiha. Qu’on la mette en cage, le monde se portera mieux.

-Ne t'en fais pas. Je suis sûre que si tu restes gentille, Dead Master-Sama t'accordera quelques gentillesses. Bon ! Maintenant cherchons Akiha, d'accord mon chaton ?

S’éloignant enfin de ma personne, je serrai les dents pour modérer quelconques paroles qui pourraient se retourner contre moi. Regardant cette chose immonde de dos, je fis un premier pas en avant, avant de me rétracter et d’inspirer profondément. Essayant de garder mon calme, je me disais qu’elle n’avait pas faux dans tout le ramassis de conneries qu’elle avait bien pu me sortir. Elle, elle était incapable de trouver Dead Master, tandis que moi … j’avais une chance, aussi minime qu’elle était, je l’avais et elle, non. D’un mouvement de la main, j’imitais le geste de réflexion que faisait notre chère directrice, que ce soit la pause, la manière de penser et peut être même …

Matérialisant ma robe, je fermais les yeux un court instant pour visualiser les images de la directrice dans ma tête. Une fois que je rouvris les yeux, ce n’était plus mon apparence que je revêtais, mais celle d’Ayame. Vêtue d’une robe sombre lui allant à la perfection, ses mêmes boucles tourbillonnant en se déposant sur ses épaules et sa peau, douce, fraîche. Elle était sans doute … et à dire l’unique femme que je connaissais à la perfection, après tout, n’a-t-elle pas été mon tout un jour ?

Sachant qu’Akiha n’avait pas vu mon changement d’apparence, je m’approchais d’elle à pas de loup pour finalement déposer ma main sur son épaule. En revêtant l’apparence de Deady, je n’étais pas plus grande qu’elle, mais assez pour la regarder légèrement de haut. D’un sourire doux qui était saucé de la directrice, je vins me placer devant la blonde en imitant sa voix à la perfection.

- Me cherchais-tu, mon cœur ?

Je me dégoûtais, ma main caressant mon visage me dégoûtait, mais rien que voir l’expression d’Akiha valait la peine que je me salisse les mains pour. Ce n’est qu’après lui avoir fait un léger minois que je me mis à rire à contrecœur. Me reculant légèrement en reprenant mon apparence, je posais ma main sur mon ventre et l’autre sur la bouche tout en regardant d’un œil la tête de la jeune scientifique. Dieu, si elle se voyait, c’était grotesque ! Elle était donc tant que ça en manque ... pauvre femme.

- Tu as beau dire ce que tu veux, tu ne me vaux pas et tu ne l’auras jamais. Mais je n’ai pas peur de toi, parce qu’au final, tu n’es qu’une catin qui cherche la connaissance d’Ayame sans avoir prit la peine de comprendre celle qu’elle est. Sache que je ne t’aide pas pour que tu retrouves ton ombre, mais plutôt pour voir comment vont se passer vos retrouvailles. N’as-tu pas songé à sa réaction ? Après votre dernière sauterie dans l’arène, à ta place, je n’y serais pas retournée.

Lui tournant le dos à mon tour, je me dirigeais vers le bâtiment principal de Undai. Je savais qu’elle n’était pas là, mais il fallait bien aller quelque part après tout. J’avais beau avoir fait le tour de l’académie ainsi que ses abords, elle était introuvable et elle le restera tant qu’elle ne se décidera pas à se laisser sentir. En temps normal, j’étais capable de savoir où elle était, du moins quand elle ne se téléportait pas n’importe où. Mais depuis ces deux semaines, rien à y faire … Elle avait tout bonnement disparue.

- Si tu ne lui avais pas fait tout un cirque en jouant les catins à force de lever ta jupe, on ne serait pas dans cette situation. Tu aurais mieux fait de crever plutôt que de remettre les pieds ici, Akiha.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Dim 11 Nov - 23:45

La réponse à mes questionnements dans mon esprit torturé, me tomba tel la foudre du ciel. D'un coup. Quand j'entendis cette voix, la voix glaciale mais tout autant chaleureuse reconnaissable entre toutes, je fis volte-face. Et quelle ne fut ma surprise en découvrant la directrice juste devant moi, là où devait se trouver Yume à cet instant. Je ne saurais dire comment était ce possible, d'ailleurs pour moi seuls ces yeux verts comptaient, car ils détenaient mon ombre. Tout mon être se raidit pour ensuite se détendre dans une supplique imperceptible. Dead Master-Sama ! La seule chose que je voulais c'était de récupérer mon ombre par tous les moyens possibles, que ce soit en la suppliant ou alors en marchandant avec entrain. Et comme j'étais encore sous le choc de son apparition subite, je ne me posais aucune question, juste celle de réfléchir au meilleur moyen de l'aborder tout en douceur. Chose que j'aurais fit. Oui, je l'aurais fait si cette apparence ne s'était pas mise à rire grossièrement pour laisser place à une Yume esclaffée.

Quelle ne fut ma colère, moi Akiha, j'avais une bouffée de rage qui me montait à la tête. Chose qui ne m'arrivait jamais, chose que je laissais libre à mon mauvais coté, chose qui m'horrifia sur le moment mais qui me rendit tout autant excitée. Je savais que la violence subtile coulait dans mes veines, mais jamais je n'oserai l'exploiter sans l'assurance de pouvoir tout effacer. Mais là, là, j'étais hors de moi. En même temps, je me sentais stupide et en rogne contre moi-même aussi, grande scientifique que je sois, je devrais comprendre tout de suite que la personne devant moi était Yume et non la directrice de Undai, mais tellement obnubilée par mes propres désirs en envies, je n'y ai vu que du feu. Et cela, ça me rendait folle. Folle au point de devoir faire un effort surhumain pour ne pas user de mes mains pour l'étrangler.

⁃ Tu as beau dire ce que tu veux, tu ne me vaux pas et tu ne l’auras jamais. Mais je n’ai pas peur de toi, parce qu’au final, tu n’es qu’une catin qui cherche la connaissance d’Ayame sans avoir prit la peine de comprendre celle qu’elle est. Sache que je ne t’aide pas pour que tu retrouves ton ombre, mais plutôt pour voir comment vont se passer vos retrouvailles. N’as-tu pas songé à sa réaction ? Après votre dernière sauterie dans l’arène, à ta place, je n’y serais pas retournée.

Sa voix raisonna à mes oreilles comme un grincement des plus irritants. Pourtant c'est un sourire ironique qui se peignit sur mon visage au lieu d'une grimace de rage. Je devais avouer que dans un sens ses paroles me touchaient grandement, mais d'un autre coté, je lui accordais raison et ce, de pleine conscience et de plein bon sens. Parce que, j'étais une scientifique dépourvue de haine sauvage, seule une douce colère pouvait flotter dans l'aura autour de moi. Je n'étais pas une sauvage comme cette fille abrupte devant moi, je me devais de me montrer rationnellement avisée pour toute situation. C'est ainsi que je bouillais de rage, mais que je restais sans broncher. La seule chose qui me mettait en rage glaciale était le fait qu'elle m'a berné comme une parfaite idiote, et que toute ma dignité était mise à l'épreuve par cet être qui à mes yeux, ne représentait qu'une tâche inutile.

Pourtant, bonne intellectuelle que je suis, je me mis à réfléchir à ses dires sans plus lui prêter de l'attention. Elle avait tort, je valais beaucoup plus que cet petit être insignifiant sortit d'un trou pour mieux lécher les pieds de son maître. Cela, c'était incontestable. Par contre, elle avait raison en disant que je voulais la connaissance de Dead Master-Sama... Mon ombre le voulait, moi en plus, je voulais sa reconnaissance. Donc ce qu'elle disait n'était pas entièrement vrai non plus. Ayame-Sama... Ce que j'ai vu, ce qui s'est passé... Je ne pouvais toujours pas m'en remettre, c'était tellement irréel que j'en restais bouche-bée à chaque fois que je me rappelais de l'épisode de l'Arène. Elle contre moi, son esprit contre le mien, ses plus sombres secrets contre mes yeux avides du savoir... Oui, Ayame-Sama voulait me tuer parce que je ne l'aimais pas comme elle le voudrait. Mais j'ai payé cher pour cela, j'ai perdu ma propre personne dans cette entreprise, et je redoutais terriblement la confrontation avec la directrice, même si cette dernière était atténuée par les retrouvailles de ma personnalité. Vicieuse ! Yume, tu n'étais qu'une vicieuse ! Tout en me disant cela, je la suivais des yeux tandis qu'elle se dirigeait vers le bâtiment des cours.

⁃ Si tu ne lui avais pas fait tout un cirque en jouant les catins à force de lever ta jupe, on ne serait pas dans cette situation. Tu aurais mieux fait de crever plutôt que de remettre les pieds ici, Akiha.

Et c'est là que j'ai sentis la pression de la haine sur moi. Cette haine que Akiha me montrait tout le temps, cette même rage sombre que j'appréhendais et que je fuyais dès que je le pouvais. Et là, sous les mots de cette moins que rien, je la sentis me dévorer de l'intérieur. Rare, c'était tellement rare que j'en fus choquée au premier abord avant de devenir complètement paranoïaque. Je n’en voulais pas, je n'étais pas mauvaise, pourquoi ressentais-je ça alors ? Je ne voulais pas avoir envie de sang, je ne voulais pas ! Furieuse contre mes propres envies haineuses, j'arrêtais Yume d'un simple mouvement de la main en tirant sur son épaule pour qu'elle pivote brusquement. Me plaçant de toute ma hauteur devant elle, je laissais fuser ma colère dans mon regard et dans mes paroles.

-Et qui le dit ! Tu n'es rien, qu'une pauvre chose ramassée sur le trottoir, une pauvre chose prise en pitié qui n'a pas honte de le montrer à tout instant. Qu'es-tu au juste ? Tu n'es rien d'autre qu'un pathétique être insignifiant qui ne sert à rien, qui ne cherche à servir à rien. Un parasite qui se complaît dans le pouvoir de Dead Master-Sama. Et c'est moi qui cherche sa connaissance ? Tu n'es pas mieux après tout, tu veux la même chose. Son pouvoir.

J'éclatais de rire avec un sourire cruel me barrant le visage. L'atmosphère devenait lourde autour de nous, je ne savais pas si c'était à cause de ce que j'ai dit ou alors, si c'était ma propre sombre personnalité qui se réveillaient d'un long sommeil et qui ne voulait que faire du mal. Bon sang, c'était un sentiment étrange, mais en même temps terriblement agréable. Je ne m’arrêtais pas là, oh non. Elle n'allait pas s'en sortir ainsi. Ce que je faisais pour atteindre Ayame-Sama était un jeu, un jeu dangereux mais plaisant, et c'est ce qui comptait. Après les moyens que j'utilisais ne regardaient que les joueurs et non les personnes tiers comme ce glaçon vulnérable. Oui... Elle ne faisait pas partie de ce jeu, elle n'était qu'un pion. Un pion qui se croyait trop tout permis. Il fallait remettre les choses en place. Yume, tu n'as pas le droit de jouer dans la cour des grands.

-Mon pauvre chaton... Et croire que tu es si misérable que tu t'es abaissée à tuer un être cher à ton cœur... Tu es tellement détestable... Un être destructeur, inutile qui sème le chaos tout autour de lui. ~ Cela doit être triste d'exister ainsi... Qui sera la prochaine victime de ta vie, hein ? Un autre ami ?

Ça me plaisait trop, je me trouvais horrible de prononcer ces mots. Si Akiha était là, elle l'aurait fait, elle lui sortirait toutes les vérités avec une puissance encore plus poignante que moi. Et je la supplierais d'arrêter. Mais là, c'était le coté lumineux qui parlait et, il était encore plus sombre que je ne l'aurais pensé. Mais Yume m'a rabaissé... Elle a osé critiquer un être au dessus d'elle, et elle allait en payer les conséquences. Je fis une mine dégoûtée avant de faire apparaître mon miroir géant juste à coté de moi, mais tourné de dos à Black Rock Shooter de façon qu'elle n’ait pas à voir son reflet dedans, pour le moment. Riant de plein cœur, j'observais les réactions de ce petit être. Si petit en fin de compte, si inexistant.

-Ayame-Sama ne te voit que comme son animal de compagnie, et toi tu as l'air de t'en contenter. C'est bien, au moins tu ne représentes pas grand chose. Une poussière dans l’œil, incapable même de dénicher sa propre maîtresse... Triste ~

Je n'avais pas tout à fait raison. J'étais dans l'esprit de Dead Master-Sama ce jour et j'ai vu ce que Yume représentait vraiment à ses yeux, même si elle n'avait pas l'air de le montrer trop souvent. Mais je pense que j'arrivais assez à perturber Yume avec mes dires au point qu'elle ne voit que la stricte vérité dans ce que je lui présentais sur le plateau. Oui, je signifiais beaucoup plus aux yeux de la directrice que cette fille... Après tout, même si elle ne le savait pas, Ayame-Sama m'a involontairement avoué ses sentiments... Je me demande...

-Au contraire de toi, Ayame-Sama m'aime.

Voilà le mot qui blesse. Je ne savais pas si c'était le cas encore maintenant, après tout ce qui s'est passé dans l'Arène, mais j'avais comme une certaine certitude que, même si elle ne m’aimait plus après tout cela, elle me convoitait toujours. Pourquoi ? Cela je ne le savais pas, mais c'était profond, voilà mon savoir. Je tournais le miroir vers Yume en le plaçant devant moi en tant que protection. Si elle ne voulait pas m'aider à retrouver la directrice, autant lui faire payer ses paroles. Cela t'apprendra à parler aux gens, mon chaton. Leçon numéro une.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Lun 12 Nov - 0:41

Et cette vermine allait en plus de ça faire sa susceptible … mais on aura tout vu dans ce monde ! Me tirant l’épaule de manière à ce que je lui fasse face, je me tournais aussi brutalement que son geste en la fusillant du regard. Je la haïssais, mais pas la haine des amoureux, mais la haine que peut éprouver quelqu’un envers une autre personne qui lui aurait dévoilé ses pires vices, une haine maladive, une haine obsessionnelle, une haine meurtrière. Et c’est sous ses mots que je m’écroulai de tout bon sens, je n’étais pas une personne calme et tranquille, j’avais une personnalité qui, contrairement aux autres, réagissait au quart de tour sans se poser de questions. Une manière disant que je fonçais la tête baissée dans le mur, mais comme je me savais solide, je n’avais rien à craindre. Craindre contre la force brutale non, mais conte sa joute verbale, oui.

-Et qui le dit ! Tu n'es rien, qu'une pauvre chose ramassée sur le trottoir, une pauvre chose prise en pitié qui n'a pas honte de le montrer à tout instant. Qu'es-tu au juste ? Tu n'es rien d'autre qu'un pathétique être insignifiant qui ne sert à rien, qui ne cherche à servir à rien. Un parasite qui se complaît dans le pouvoir de Dead Master-Sama. Et c'est moi qui cherche sa connaissance ? Tu n'es pas mieux après tout, tu veux la même chose. Son pouvoir.

Elle n’avait pas tort dans sa tirade, elle avait beau affabuler certaines choses, d’autres étaient vraies. Cette salope mettait le doigt sur des informations dont je me serai prié de ne pas entendre, même si je savais ce que je valais, le doute était un ennemi redoutable quand l’incertitude d’un monde est constamment ébranlé. J’avais beau avoir été ramassée par Dead Master, il était vrai que je ne me cachais pas de la générosité qu’elle avait fait preuve, que ma vie était sienne de cet acte, mais c’est à la suite des autres actes que j’avais pu reprendre ce qui me restait d’existence. Si j’étais encore ici, ce n’était pas par amour ou pour une autre de ces futilités de sentiments appréciateurs, mais à l’inverse. Si j’étais encore là à ramper aux pieds d’Ayame c’est parce que je la détestais autant que je l’aimais. Elle fut la première à m’ouvrir ses bras, à soigner mes blessures pour mieux m’en infliger. Je connaissais mon rang envers cette femme monstrueuse, mais il n’en restait pas moins que j’étais supérieure aux autres. Et puis comment le commun des mortels pourrait comprendre quelque chose hors de sa portée ? Akiha, tu as une centaine d’années de retard pour pouvoir « comprendre » ce qu’il se passe entre nous. Mais moi aussi, je ne comprenais pas pourquoi ma maîtresse apportait tant d’importance à cette enfant blondasse de bas étage qui, par je ne sais quel miracle a monté des échelons avec son cerveau atrophié. Imbue de connaissance, nous l’étions, elle de ce qui était de la théorie et moi de la pratique. Je vivais grâce au pouvoir de la femme la plus puissante, je continuais de me faire cajoler par elle, tout en niant n’importe quel attachement … Oui, j’étais aussi profiteuse qu’elle, mais je n’eus pas besoin de mon apparence pour. Si Ayame m’avait choisie, c’était pour une chose bien précise et non pas comme Akiha, parce que cette femme avait fait descendre son string devant une femme désireuse de désirs sexuels.

-Mon pauvre chaton... Et croire que tu es si misérable que tu t'es abaissée à tuer un être cher à ton cœur... Tu es tellement détestable... Un être destructeur, inutile qui sème le chaos tout autour de lui. ~ Cela doit être triste d'exister ainsi... Qui sera la prochaine victime de ta vie, hein ? Un autre ami ?

Matérialisant son miroir à la suite de ses dires, mon sang se glaça en même temps que mes yeux se posaient sur la vitre qui m’était tournée. Je retournais des mois en arrière, notre épisode dans cette arène maudite où elle me fit découvrir l’une de mes pires hontes. Mais ce n’était pas tout, non loin de là, ses mots stridents comme des épines s’enfoncèrent en moi alors que je sentais ma rage exploser en mon centre. J’avais obéis. C’était mon excuse, mais la pire des réponses que j’aurais pu donner. J’appréciais Strength comme ma propre sœur, elle était mon amie, l’unique et je l’avais … sous un ordre, tué. Je ne voulais pas m’en rappeler une fois de plus, cela faisait trop mal, mais en même temps … cela faisait partie de moi. Et non, je n’obéirai plus ainsi, non je ne tuerai plus pour … un ordre. Ayame. C’était pour ça que je la haïssais … peut être … parce que je lui étais tellement faible qu’un mot sonnait comme une obligation et que mon corps entier y répondait sans ronchonner sur le moment ? Mais d’une part, je savais que j’étais capable de ne pas exécuter une fois de plus une telle demande. Si Kaïla était encore vivante, c’était parce que j’avais défié celle que j’aimais et désirais tuer. Ma tête me faisait mal, mal au point que je sentais de plus en plus mon sang-froid me quitter, je ne voulais plus entendre la voix d’Akiha me lancer des couteaux, je ne voulais plus faire face à cette vérité qui devait rester scellée.

-Ayame-Sama ne te voit que comme son animal de compagnie, et toi tu as l'air de t'en contenter. C'est bien, au moins tu ne représentes pas grand chose. Une poussière dans l’œil, incapable même de dénicher sa propre maîtresse... Triste ~

Elle avait faux, Ayame … Je n’étais pas qu’un toutou faisant sa besogne, utilisé comme jouet pour divertir. Je savais ce qu’était être vraiment exploitée et contrairement à mon ancien maître, Ayame n’était pas comme ça. Non, je n’étais pas qu’un animal pour elle. J’étais une personne à part entière, un être vivant pour … pour elle. Mais pas un jouet, je me refusais de me considérer comme tel, je ne l’étais plus et je m’efforçais de vivre de la manière la plus juste pour moi. Il était vrai que la manière dont elle me traitait n’était pas des plus appréciables, que parfois la place de bonniche tueuse au service de sa majesté pouvait être vue pour les personnes extérieurs … mais une fois de plus, elle, Akiha ne serait jamais capable de comprendre ce qui me réunissait à elle. De plus, ce n’est pas moi qu’elle avait essayé de tuer la dernière fois. Contrairement à elle, je savais que Deady ne me tuerait jamais, elle était trop imbue de sa personne pour détruire « son chef-d’œuvre » comme elle le disait. Mais il était vrai que l’idée qu’elle en fasse un nouveau m’avait déjà traversé l’esprit, qu’elle créé une autre personne encore plus perfectionnée, une personne qui elle, lui obéirait aux doigts et à l’œil, une personne qui ne serait pas moi. Mais rien à y faire, ma place de « spécial » restera inébranlable tant qu’Ayame ne l’aura pas dit de sa bouche « que je ne suis plus performante ».

-Au contraire de toi, Ayame-Sama m'aime.

Contrairement à ce que j’aurais cru, ce ne fut pas un grognement qui traversa mes lèvres, mais bien un rire assourdissant. Un son esclaffé montrant bien ma déconcentration en vue des derniers mots qu’elle venait de me sortir. Si elle s’était arrêtée à la phrase plus haut, peut être qu’elle aurait réussi à me faire sortir de mes gonds pour lui foncer dedans mais là, rien à y faire. C’était tellement stupide que j’en riais de cœur joie. Il était vrai qu’elle l’aimait, mais oser dire qu’Ayame ne m’aimait pas, c’était complètement autre chose. Cette scène était ridicule de toute manière, on pourrait presque croire que nous étions deux femmes en train de se disputer pour le même petit ami … Les humains étaient stupides et c’est à cause des personnes comme Akiha que je suis devenue si froide envers cette race.

- On croirait rêver. Peut être qu’elle t’aime, je n’en douterai pas même si cela me dégoûte, mais oser dire que moi, elle ne m’aime pas c’est se berner dans le mensonge pauvre folle.

Croisant les bras en prenant un air supérieur, je souriais de toutes mes dents en montrant un regard carnassier à l’encontre de la femme me faisant face. Ce terrain n’était peut être pas mon fort, mais j’étais une personne rationnelle avec les deux pieds sur terre et me montrer un schéma qui n’était en rien logique ne faisait qu’endurcir ma certitude sur mes pensées. Folle qu’elle puisse être, débile qu’elle me montrait, cette femme était bien à plaindre … malheureusement, je n’apportais que très peu d’importance aux personnes détraquées dans son genre. Si elle voulait vivre dans le monde des licornes roses, qu’elle y aille, mais qu’elle n’emporte pas ce qui est mien d’une manière, avec elle.

- Tu dis que je ne suis rien, mais je te signale que tu ne vaux pas mieux. T’a-t-elle seulement regardé une fois lorsque tu étais étudiante ici ? T’a-t-elle adressé la parole avant que tu ne reviennes je ne sais combien d’années plus tard avec quelque chose dans la cervelle ? Dieu, Akiha tu n’es qu’une sous-merde sur laquelle je frotterai ma chaussure sur une bordure.

D’un clignement d’œil, je fis apparaître ma robe de combat, matérialisant en même temps mon épée qui se dessina à la perfection autour de mon poignet, je pointais ma lame sur la personne obstruant ma vue. Je la détestais et sa manière de se sentir si « puissante », alors qu’elle n’était rien, me tuait à petit feu. J’en étais presque peinée pour Ayame, peinée de voir qu’elle avait ramassé cette chose qui ne faisait que profiter d’elle. Oui, on pouvait dire de la jalousie également, jalouse de savoir qu’une autre personne comptait pour elle, une autre personne que moi. Égoïste ? Je ne l’ai jamais caché.

- Si tu l’aimais ne serait-ce qu’un peu, peut être que j’aurais été plus clémente. Mais non, tu n’es qu’une poupée gonflable qui aime prendre son pied avec des gens plus hauts qu’elle afin de se sentir également en haut des échelons. Tu me dégoûtes.

D’un mouvement fulgurant de la main, je fis balayer l’air se trouvant autour de moi, un flux de matérialisation se créait tel un champ de puissance en faisant monter mes cheveux. Une lueur bleuté, blanche émanait de mon corps alors que tout ce cirque, n’était qu’un moyen abrupt pour montrer ma conviction à la tuer, là et maintenant.

- Catin.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Lun 12 Nov - 22:10

Quoi que je fasse, il fallait avec une certitude inouïe que je m'occupe de son cas incompréhensible. Au lieu de s'énerver ou oser s'en prendre à moi, elle préféra s'esclaffer avec force. Si je fus déconcertée par son comportement, je fus encore plus intriguée par les expressions du visage qu'elle pouvait avoir. Un glaçon exploitable avec un esprit d'enfant, difficilement déchiffrable et changeant à souhait. Un doux sourire se peint sur mon visage, un sourire faux et chargé de fureur contenue que je ne laissais déborder... Je ne le pouvais pas après tout, je ne voulais pas blesser cette fille aux manières de cochon, à cause de la peur qui risquait de s'instaurer en moi si je faisais du mal à quelqu'un. Akiha, je voudrais tant que tu sois là pour fermer le clapet de cette moins que rien.

⁃ Tu dis que je ne suis rien, mais je te signale que tu ne vaux pas mieux. T’a-t-elle seulement regardé une fois lorsque tu étais étudiante ici ? T’a-t-elle adressé la parole avant que tu ne reviennes je ne sais combien d’années plus tard avec quelque chose dans la cervelle ? Dieu, Akiha tu n’es qu’une sous-merde sur laquelle je frotterai ma chaussure sur une bordure.

Un rire sans joie sortit de ma bouche assez grossièrement, trop pour que ce soit le son naturel de ma voix. Toute cette situation tournait au ridicule, je ne pouvais dire si elle faisait exprès de me sortir ce genre de choses obscènes et fausses, ou si c'était juste sa personne tout court qui essayait de se défendre par tous les moyens de mes propres paroles. L'esprit humain est tellement primitif quand il se sent en danger. Une vraie sauvage, un animal qui montre ses dents oubliant complètement qu'il bave en se croyant dangereux. Tout ceci était tellement stupide que j'en étais en colère. Je ne laisserai pas cette fille au cerveau de la taille d'un pois, m'insulter ainsi ! Je devais défendre ma fierté devant... ça. Au moins moi, moi j'ai grandi et j'ai appris, je suis devenue supérieure grâce à mes propres compétences et efforts, et non comme elle, se prélassant sous la houle de Dead Master-Sama. Voilà tout ce qu'elle était. Un parasite incapable mais chanceux. Et comment remerciait-elle la majestueuse directrice ?! En la traitant comme un monstre dégoûtant. Je la haïssais encore plus pour cela, bon sang comment je tremblais de rage contre cette Yume de malheur ! Elle aurait dû croupir dans son trou à rats et non profiter de la générosité de la directrice !

⁃ Si tu l’aimais ne serait-ce qu’un peu, peut être que j’aurais été plus clémente. Mais non, tu n’es qu’une poupée gonflable qui aime prendre son pied avec des gens plus hauts qu’elle afin de se sentir également en haut des échelons. Tu me dégoûtes.

Et là mon visage se déforma de colère en même temps qu'une épée se présentait dans les mains pâles de Yume. Non, elle n'avait pas le droit de dire ça ! J'aimais Dead Master-Sama à ma façon, je la respectais et je l'admirais au-delà de l'imaginable ! Ce ne sera pas une sale garce impolie de son genre qui va me dicter ma conduite, elle n'a pas le droit... Un sourd bourdonnement envahit mes oreilles, je sentais mon sang battre furieusement contre les parois de ma chair, le rouge de colère me monta aux joues et je serrais les dents à m'en faire mal à la mâchoire. D'un battement de cils, mon miroir se mit devant moi de façon à me protéger et par la même occasion de capter l'image de cet être abjecte. Il ne me faudra qu'un seul de son regard et j'allais exploiter tout son esprit sans aucune pitié, avec l'avidité de la rendre folle, je la pousserai jusqu'à ses derniers pires souvenirs et la laisserai crever dans la peur et surtout, surtout je m'en réjouirai !

- Catin.

Toute la force de sa colère était dans ce seul mot avant que son pouvoir n'explose entièrement. J'étais tout aussi hors de moi qu'elle. Et j'avais une envie de meurtre plus que terrifiante. Je sentais le danger qu'elle représentait, mais une personne aussi scientifiquement intelligente que moi, n'allait pas foncer tête baissée contre cette force brute. Par contre elle, elle ne réfléchissait pas à ses actions, et c'est ce qui allait la perdre.

- Pauvre chaton... Je vais te purger.

Une brise glaciale s'éleva dans les airs et souleva les poussières au sol jusqu'à former un brouillard tout autour de Black Rock Shooter. J'étais unique, j'avais le pouvoir de changer les sentiments tout autant que l'atmosphère ambiante. J'excellais dans la fouille de l'esprit, et ce n'est pas cette abrutie qui allait me battre, pas avec tous ses torts qui se baladaient sur son cœur. J'étais tellement déterminée à la conduire jusqu'à l’abîme que je ne pensais pas au fait que moi aussi, sans Akiha mon mauvais coté, j'allais être conduite à l’échafaud de la peine et souffrance. Mon esprit allait y rester, mais j'emporterais le sien aussi.

⁃ Tu ne peux pas me battre... Regarde autour de toi.

M voix raisonna dans l'air de tous les cotés, ne sachant pas si c'était ma silhouette qui parlait ou alors le vent qui soufflait sa colère d'une voix impériale. D'un signe énervé de la main, je fis apparaître une multitude de petits miroirs ronds tout autour de Yume tout en les faisant virevolter en cercle parfait. Je caressais mon miroir géant du bout des doigts avant de m'avachir avec délicatesse dessus, fermant un instant les yeux, j'essayais de sortir toute la colère nécessaire pour plonger au plus profond de son cœur, chose difficile quand j'hésitais à voir des images impardonnables qui risquaient d’apparaître devant moi.

- Regarde les miroirs, Yume. Regarde-les et vois ce que tu es.

Ma voix sillonnait jusqu'à ses oreilles telles des douces paroles soufflées à un aimé. Contrôle de l'esprit, un ordre doux qui intimait l'obéissance, une façon de la mettre en confiance pour mieux la conduire à la déchéance. Voilà qu'était mon pouvoir. Un seul regard, et j'allais l'explorer de l'intérieur puis la laisser là, sous ma merci et honteuse. Je serrais mon poing dans un geste ferme, ce qui fit exploser la moitié de mes petits miroirs en d’innombrables aiguilles de verre. Si tu ne regarderas pas, tout cela se fichera dans ton corps, et quand tu ne pourras plus bouger, je prendrais ta tête entre mes mains, et je la plongerais dans le miroir et là, là je me salirai les mains pour venir te taquiner dans ta propre tête. Oui, pauvre petit chaton, tu ne peux pas me résister. Alors obéis.

Voilà ce qu'était ma réalité, voilà ce que j'allais faire. Toujours derrière ma glace maléfique, je soufflais doucement dans les airs pour faire monter encore plus le brouillard de sorte à ce que ma position soit peu visible pour sa personne. Force brute contre moi ? Tu peux toujours courir Yume. Ma pensée traversait tout, autour de nous, j'allais me glisser dans sa tête par tous les moyens. Le jeu était terminé, passons aux choses sérieuses. Du sang, Akiha, du sang d'un meurtre. D'horribles craintes m'envahirent au fur et à mesure que j'essayais de pousser mon pouvoir à bout. Un léger tremblement se saisit de mes mains tandis que tout mon corps se raidit sous le stress du moment. Je ne voulais pas voir du sang, je ne voulais pas lui faire du mal.

-SI !

Si, je voulais lui faire du mal. Je vociférais à voix haute sous la pression. Je me battais contre moi-même, contre ma gentille conscience et celle encore non découverte qui se réveillait au fond de mon esprit. Un monstre affreux... Akiha, sauve-moi avant que je ne le relâche !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Lun 12 Nov - 22:51

Je savais qu’elle n’allait pas prendre mes paroles à la légère et je m’attendais à sa réaction si facilement déchiffrable, je n’avais peut être pas son intelligence, mais contrairement à elle, j’étais bien plus expérimentée dans les combats et je devais le dire, question stratégie, j’étais la meilleure. Affichant un sourire narquois en la voyant placer son miroir sous mon nez lors de ma tirade, je baissais les yeux instinctivement, si elle croyait que j’allais tomber dans le panneau une seconde fois, c’était raté. Pauvre Akiha, finalement ton intelligence est bien limitée …

Mais je dus avouer que quand je sentis l’air se transformer autour de nous, mon expression de blasée se changea en celle d’étonnement. Finalement, elle avait quand même quelque chose dans sa poche, mais ce n’était pas tout … non, c’est en laissant mon regard vide virevolter sur des multitudes de glaces se dessinant autour de moi que je compris que finalement, cette bête fille avait peut être un talent quelconque. Si mes souvenirs étaient juste, je me rappelais de son passage en rang, ce ne fut pas elle qui combattu son amie, mais son sombre, cette chose nauséabonde qui avait un certain charme, du moins, toujours plus que la blondasse me faisant face. Blondasse qui, en y pensant usait de sa brume pour cacher son corps.

Pouffant d’un rire grotesque, j’avançais d’un pas en essayant de localiser les objets qui virevoltaient autour de ma personne, captant facilement leurs puissances de matérialisation, je ne fis qu’une bouchée du premier miroir se posant sur mon chemin. Les yeux toujours fermés, je lançais mon épée à l’aveuglette dans une direction finalement bien précise, Akiha, tu n’es qu’une idiote. Continuant ainsi mon chemin, j’affrontais un à un les vitres, qui me compressaient tout en m’éloignant de plus en plus de celle que je voulais combattre, en les brisant de ma lame fine qui me certifiait d’avoir touché sa cible sous un petit éclat digne d’une vitre. Sept ans de malheur par miroir ? Je n’en avais que faire, j’étais née maudite après tout. Continuant le jeu encore un petit moment, je me décidais que l’amusement ne pouvait durer plus longtemps et c’est en matérialisant des chaînes dans mes bras que je me décidais de les envoyer tout autour de ma personne afin de toucher tout ce que je pouvais. D’un mouvement souple de mon corps, je me fis virevolter moi et mes armes sans plus de ménagement, tous se brisèrent, mais pas celui ni celle que je voulais. De plus de cet amusement que je devais avouer, intéressant et bête de simplicité, je sentais de plus en plus un petit truc dérangeant en mon être. La colère avait déjà laissé place à l’ironie depuis le début de ma destruction, mais ce n’était pas ça. Une gêne, une gêne que je ne savais décrire et dont je ne connaissais pas la cause.

Entrouvrant les yeux pour me situer, je laissais échapper un juron en comprenant que ma vue ne me servirait à rien dans cette brume, à rien du tout même. D’un saut assez haut, je me dégageais de la fumée pour essayer de voir par dessus celle-ci. Mais cela ne servit à rien, la masse avait enrobé le lieu et même si j’avais été dans les nuages, il m’aurait été incapable de voir de mes pupilles l’endroit où se tenait la scientifique. Retombant sur terre en une fraction de seconde, je me laissais tomber lourdement sans pour autant me blesser ou autre chose du genre. Souplesse et endurance, beauté et grâce … Ce qu’Ayame m’avait apprit n’était pas si inutile que ça, bien que je préférais l’adapter à ma sauce, arrêter les chichis et aller droit au but sans s’alarmer de sa prestance.

D’un mouvement de la main, je balayais vainement le voile me cachant de mon adversaire. D’un sourire devenu plus carnassier qu’autre chose, j’avançais en me décidant de laisser mon flaire remplacer ma vision. Humant son odeur, son énergie et son pouvoir, je pouvais savoir plus où moins où elle était, continuant mes recherches jusqu’à ce que son odeur me devenait de plus en plus insupportable. Et c’est quand je la trouvai exactement, que je sus où elle se tamisait, que là, ce n’était pas un tour à portée de tous que je comptais exploiter ce don que m’avait donné la femme la plus puissante de la planète. D’un souffle modéré, je fermais mes yeux en dématérialisant ma robe, prendre de ma source, me relier et peut être même en crever, mais j’étais comme ça. Pas irresponsable, mais … je ne saurais pas trouver le mot, définissons là plutôt par « tenter le diable ». Me dématérialisant de ma place, j’essayais de nager dans le canal de l’inter-temps pour me téléporter et aspirer avec moi Akiha, trouvant la sortie d’une manière assez subtile, je ne fis que matérialiser ma main pour venir attraper cette femme par le col. Prélassée contre son miroir en train de parler à je ne sais qui, je n’attendis pas plus qu’une seconde pour lui asséner une droite directe de mon poing serré dans le visage. Matérialisant le reste de mon corps en un instant infini, je me déplaçais assez vite pour réceptionner sa chute et attraper son joli petit minois pour finalement l’abattre violemment contre les pierres nous servant de sol. Oui, la brutalité était mon fort, tu aurais dû jouer plus « vite » sans me laisser le temps de me défendre et encore moins de te laisser tant d’ouvertures.

- Une fois mais pas deux.

Me relevant en craquant mon cou, je matérialisais mon canon avant de le pointer sur le visage de celle que j’avais couvé pendant un peu moins de deux semaines. Quelle idiotie de l’avoir protégé ce jour là, une des pires bêtises de ma vie peut être, mais soit, ce qui était fait, l’était. Et hormis réparer mes erreurs, je n’avais sans doute rien d’autre à faire. « C’est vilain de s’en prendre ainsi aux professeurs Yume-Chan ». Telle une résonance lointaine, je sentis, j’entendis et je vis. Titubant légèrement en arrière en déplaçant mon canon de la face de la blonde, je regardais autour de moi en espérant trouver celle que je sentais si près, si là. Mais rien, le néant, mais elle était là … une bouffée de puissance m’envahit alors que ma tête me tiraillait légèrement, ce n’était pas n’importe quoi, ce n’était pas n’importe qui, c’était son pouvoir que je sentais … son retour.

Telle une douceur légère venant vous rafraîchir un jour d’été, la voix d’Ayame venait de résonner à mes oreilles. Une sensation de bien-être suivit rapidement par des questionnements me pressèrent la tête, y aller, je devais y aller … Mais. Déposant mes yeux sur la forme toujours au sol, je soupirais doucement avant de hausser les épaules. Je voulais y aller mais en même temps, je savais qu’Akiha n’attendrait pas une seconde de plus non plus … Me coltiner sa présence était insupportable, mais si en plus je devais tenir la chandelle, là non … je passais mon tour.

D’un râlement bien prononcé, je fis dos à la professeur de sciences chimiques et finis par me diriger non pas en direction de l’endroit où se trouvait Dead Master, mais plutôt en sens inverse. Nous, nous avions tout le temps de discuter après la mort d’Akiha. Parce que oui, n’était-il pas logique qu’elle la tue après ce qu’il s’est passé ? Pour moi c’était le cas, bien que la question du « pourquoi avoir attendu si longtemps alors » persistait dans ma tête, je savais que tout raisonnement censé de Deady se justifiait d’une manière ou d’une autre. Dématérialisant ma robe, je plaçais mes mains en poche avant de me décider à courir en direction de ma chambre. C’était assez pour aujourd’hui, un bon pétage de gueule avec Kiwi ne pourrait plus me plaire dans un moment pareil.

- Pauvre conne.

Un dernier mot pour dire au revoir, oui. La politesse était quelque chose sur quoi Ayame était pointilleuse après tout.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Lun 12 Nov - 23:16

La peine, la douleur et peut être la honte me rongeaient de jour en jour, mon corps était là, mais mon esprit était tiraillé entre des paroles incessantes d’une ombre néfaste en moi. Si je n’étais pas ce que j’étais, je me serais tuée. La mort aurait pu être ma délivrance, mais … mais je ne pouvais pas. Mon mental était bien trop imbu de sa personne pour se laisser aller à de telles âneries. Imaginez les gros plans, Dead Master se suicide. Un choc, un choc qui se répercutera sur le monde … Un dieu ne peut mourir.


Cela faisait deux semaines depuis le combat, mes journées se passaient sans fin dans mon laboratoire. J’avais pris la peine de faire disparaître toute trace de ma personne, mettant un mur invisible devant mon lieu de travail afin que personne ne vienne me déranger, je restais cloîtrée dans cette salle sans sortir, dormir, manger ou bien autre chose. Oui, j’étais seule … mais pas tant que ça. Parce que cette voix dans ma tête, elle était là, elle m’insultait, m’insupportait … Ce n’était pas moi qui devais mourir, non, c’était elle. Oui, et ce fut ce que j’essayais de faire en pesant les pours et les contres :

Pour : Akiha sera seule, elle sera mienne, je l’amadouerai pour que je devienne la seule pour elle. Akiha ne se voilera plus la face, elle affrontera ses peines mais je serai là.

Oui, la plus part de mes pours désignaient d’une manière ou d’une autre que si je tuais son ombre, je serai être là pour elle. Mais tout pour à des contres.

Contre : Akiha tombera dans une dépression et elle risquerait de se suicide. Akiha mourra sans sa deuxième moitié. Akiha ne sera plus celle que j’aime … Akiha ne sera plus Akiha.

De cette manière, il m’était impossible de la tuer, j’étais rationnelle, tellement que mon esprit se torturait à combattre mes sentiments autant que l’ombre me soumettait à une telle force mentale que parfois, je … je craquais.

Ce n’est qu’à la fin de la première semaine que je trouvais une manière pour l’extraire de mon corps et l’empêcher par la même occasion de retourner vers sa maîtresse. Je l’eus enfermé dans une sorte de réceptacle, m’y mettant avec elle, il lui était donc impossible de s’échapper mais tout mal à un mal. Ce n’était plus contre une voix que je devais combattre, mais contre une personne à part entière encore plus mauvaise que quiconque, elle ne me valait pas, mais elle n’était pas loin de là.

Les journées se passèrent où les mots avaient remplacés les coups, nous ne bougions pas, nous restions fixe, seules nos lèvres bougeaient. Même si j’étais résistante, il n’en restait pas moins qu’elle, elle ne se fatiguait pas, elle n’avait pas les besoins d’un humain. Après tout, elle n’était pas humaine, ce n’était qu’une matérialisation que j’avais fait sortir de ma tête, une matérialisation indomptable que je dus dompter. Et je le fis.

A la fin de la deuxième semaine, nous sortîmes enfin de notre « cage ». Calme, mais restant digne d’elle-même, elle continuait de me mépriser. La seule chose qui changea fut qu’elle ne me quitta pas, elle n’essaya même pas de rejoindre ma tendre aimée, rien, elle ne faisait que narguer ma personne alors que je me concentrais à remettre de l’ordre dans ce que j’avais laissé sur le côté durant ces deux semaines. Attrapant mon cristal sous sa voix incessante, je le plaçais autour de mon cou tout en caressant celui-ci jusqu’à ce qu’il s’illumine.

- Tu devrais apprendre à te taire, je n’apprécie toujours pas ta compagnie ordure.

-« Autant dire que je … »

- Silence. Tu n’es rien de plus qu’un jouet.

- « Je ne suis rien, rien de plus qu’un jouet, salope de Dead Master-Sama. »

Oui, un contrôle d’esprit à moitié parfait on va dire. Mais avant de vous expliquer cela, ne faut-il pas que je vous explique comment j’y suis arrivée ? Un avant-goût ne répond pas à tant de questions. C’était donc lors de notre isolement, mon but n’était pas de la détruire, mais de lui infliger ma propre volonté de la même manière, je pourrai contrôler son être d’une manière ou d’une autre, sans pour autant lui retirer son authenticité. Si je l’avais trop transformé, Akiha s’en serait rendue compte … Oui, celle que je détestais tant, j’arrivais encore à penser à son bien. Mais l’amour, que voulez-vous, il m’engloutissait, trop, énormément trop. J’avais beau me retenir je … « C’est de moi qu’on parle pauvre imbécile. » C’est donc sur cette parole indésirable que je conclurai par dire qu’elle était sous mon contrôle en le sachant elle-même, sans vraiment le savoir. C’est aussi pour cela que je pouvais aisément la garder à côté de moi sans user de la force, je demandais, elle exécutait. Mais exécuter était un bien grand mot, elle restait elle après tout.

Assise à mon bureau avec cette chose me tournant autour, je retirais la protection se trouvant devant mon bureau. Je savais qu’une visite n’allait pas tarder, je n’avais donc pas à bouger pour lui faire savoir que j’étais de retour. Elle sentait ma présence après tout, et la moitié d’Akiha ressentirait aussi la présence de son autre moitié non ? Oui, pourquoi bouger alors qu’on allait venir à mes côtés dans peu ? Mais comment le feraient elles ? N’est-ce pas simple ?

Yume ressentira la source de son pouvoir une fois la protection nous coupant du monde, mon cristal scintillait déjà de sa lumière bleutée montrant bien l’excitation d’une personne monter en elle. Et puis, Akiha … Akiha sentirait Akiha également. Mais ce n’était pas tout, je pouvais voir l’excitation dans son ombre qui tournait partout en captant elle aussi sa moitié se précipiter vers elle, oui, j’allais avoir droit au spectacle des chiots, mais tous les chiots seront-ils présents ? Non, le mien n’avait pas l’air de vouloir me revoir … Maaah, que c’est méchant.

- « Tu devrais changer de laisse, peut être que comme ça elle t’obéira mieux. C’est pitoyable, même pas capable de tenir ce qui lui est sien, pfff. »

Oui, même encore maintenant, même après deux semaines sans un instant de répits de sa personne elle arrivait encore à me faire sortir de mes gonds. D’un mouvement brusque de la main que je visais dans sa direction, je la malmenais en serrant mon poing comme si c’était son corps qui était dedans. Un cri de douleur accentué par un rire. Sado-Maso de merde oui. La douleur ne lui faisait rien, et la voir rire m’insupportait peut être encore plus que de l’entendre jacasser dans mes oreilles, un monstre, c’était un monstre.

- « Elle arrive, mais elle est seule, ton chiot est, finalement, vraiment mal dressé pauvre Dead Master-Sama ! Hahahaha ! »

Dis moi Akiha, l’entends-tu ? Dis moi mon cœur, as-tu hâte de me retrouver ? J’en étais sure, oui, elle allait venir sans se torturer l’esprit assez profondément pour faire demi-tour. J’étais toute excitée, tellement que j’en aurais presque mouillé mon sous-vêtement si je n’avais pas un parasite comme voisine. D’un regard méprisant à son encontre, je grognais quelque mot avant de venir lui faire face de toute ma hauteur. Il fallait préparer l’arrivée d’Akiha après tout, oui, si elle voyait son ombre se balader librement autour de moi ne trouverait-elle pas cela « étrange » ? Tout humain ayant un bon sens, verrait cela d’un mauvais œil non ? Et c’est sans doute ce qui m’incita à faire ce que je comptais faire. Matérialisant un cristal réceptacle dans le même genre de celui dans lequel je m’étais enfermée avec l’ombre, je lui soufflais indirectement d’y pénétrer. Ce qu’elle fit, évidemment mais ce n’était pas tout … une once de … d’envie de se libérer devait se faire sentir et sans plus attendre c’est ce que je lui ordonnai. Maintenant il ne fallait plus qu’espérer qu’Akiha ne traîne pas trop … Entendre une ombre calme me maltraiter n’était pas la même chose qu’une déchaînée ne voulant que sortir de sa prison …

- Crie plus fort ma belle, ta maîtresse ne t’entend peut-être encore …

Matérialisant un miroir, je regardais un peu mon apparence entre un « t’es quand même un thon, ne te prends pas pour une princesse » ou peut être « et tu crois qu’elle va te sauter dans les bras en disant je t’aime Ayame-Sama ! » sans oublier son magnifique « Pathétique ~ », j’arrivais à me donner ne serait ce qu’assez de prestance pour faire tomber une centaine de personnes sous mon charme. Changeant ma tenue par la même occasion, en laissant le tablier pour m’orner d’une jolie robe unie blanche dont j’ajoutais un énorme nœud vert -couleur si similaire à mes yeux- pendre dans le bas du dos qui était dénudé. Réajustant ma tenue, je pris place sur le bord de mon bureau, jambes et bras croisés, viens, viens à moi Akiha.

- Maaah ~ J’ai tellement hâte de te retrouver ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Mar 13 Nov - 22:10

Mes certitudes et mes principes se battaient entre eux au point presque d'oublier mon adversaire, si nous pouvons l'appeler ainsi. Après tout, elle ne valait pas cette appellation, Yume n'était rien d'autre qu'une tâche dans ce monde. Alors pourquoi hésitais-je à la réduire en poussières ? Simple, parce que Akiha n'était pas là pour enlever l'acte irréparable de mes mains. Non, le sang allait rester et peu importe à quel point je haïssais ce glaçon, je ne pouvais me permettre d'avoir sa mort sur la conscience. J'attendrais que Akiha, mon mauvais coté, ma deuxième moitié, soit là pour qu'on s'en occupe toutes les deux ensemble. Et là, là il n'y aura pas de pitié.

Toutes ces résolutions s'envolèrent en vitesse quand je sentis la puissance de Yume toute proche de moi. Si proche que quand sa main me saisit pour m'abattre au sol, je n'eus pas le temps de ne serait-ce cligner des yeux. La douleur se diffusa dans toute ma tête et surtout sur ma joue qui s'écrasa sur le bitume avec violence. Un sifflement sortit d'entre mes lèvres, suivit par un cri de surprise et de rage. Tout disparut autour de nous, que ce soit l'atmosphère doublée d'une tempête ou alors mon miroir géant sur lequel je me suis posée. Un moment de flottement et je bondis sur mes pieds... Et ça s'arrêta là. Je ne fis rien d'autre. Rien d'autre que regarder Yume partir en courant avec des yeux vides de sens. Je ne me posais même pas la question. Toute haine et envie de vengeance se volatilisa dans mon esprit en même temps qu'un autre élément y prenait place. Un sentiment de lourdeur qui m'était familier et bienfaisant. Je ne fis guère attention à ce qui se passait autour de moi, il n'y avait que cette voix, cette unique haine qui me recouvrait entièrement, mais pas tout à fait. J'étais comme aimantée par un endroit, un lieu que je savais étant occupé par mon ombre, je le sentais.

Il était étrange de comprendre les liens qui peuvent unir deux personnes, des liens si forts que nous les sentons même à distance. C'est comme une personne qui se sent triste et une autre qui le ressent n'étant pas à ses cotés. Étrange et irrationnel. Une base inéluctable mais difficilement explicable. C'était une des rares choses dont je ne connaissais pas de réponse scientifique avec exactitude, j'avais mes théories, après tout je vivais ce genre de chose au jour le jour, mais de là à créer un raisonnement universel, j'étais encore loin de là. Quoi qu'il en soit, je sentais Akiha, je savais où elle était mais j'étais perturbée de ne pas pouvoir la toucher, lui ordonner de venir à moi. Pourquoi n'était-elle pas là d'ailleurs maintenant que je pouvais l'entendre, pourquoi ?! Parce que Ayame-Sama la retenait prisonnière... Comment se faisait-il que je l’entende dans ce cas ? Parce qu'elle m'en a donné l'autorisation... Une invitation à venir la rejoindre.

Et c'est ce que je m'apprêtai à faire sans plus attendre, tel un poisson attiré par l’appât, je me dirigeait aveuglement vers le danger. Vers Akiha. Vers Dead Master-Sama. Dépoussiérant mes vêtements tout en pressant le pas dans le couloir de l'académie, je mis ma main sur mon visage pour soigner la blessure et faire disparaître le sang qui s'y était accumulé à cause du coup occasionné par Yume. J'allais me venger, bientôt. Propre et surtout sans moindre marque d'un quelconque combat, j'ouvris la porte du bureau de la directrice à la volée avant d'emprunter sans moindre gêne le passage menant à son laboratoire. À l'intérieur, je me dirigeais d'un pas ferme et un peu hypnotisé vers ce laboratoire, ce même laboratoire qui m'a servit de lieu de dispute étrange, ce même laboratoire qui m'était indisponible normalement. À cause de ce lieu j'ai perdu Akiha, je ne pus aller voir mon futur mari, je n'ai pas eu ma semaine de congé et, surtout, j'ai connu les sentiments de Dead Master-Sama. Ce lieu était maudit, et plus je m'en approchais, plus je doutais de franchir les derniers mètres pour faire face au monstre de Undai. « T’es quand même un thon, ne te prends pas pour une princesse ».

Mon cœur ne fit qu'une embardée en entendant la voix stridente et lugubre de mon ombre se moquer, sans aucun doute, de la directrice. Je ne pus empêcher une grimace de joie sur mon visage, un sentiment doux de plénitude me remplit encore d'avantage qu'avant. J'étais si proche, si près de mon but, de mon être. L'excitation des retrouvailles avec mon ombre prit le haut sur une appréhension teintée de peur de voir la directrice. Impatiente, je ne toquais pas et ouvris la porte de son laboratoire à la volée, porte qui était ouverte comme si Ayame m'attendait. C'est ce qu'elle faisait d'ailleurs. Je la vis, je vis cette femme irrésistible aux yeux verts me regarder de toute sa hauteur, une belle robe blanche épousant à merveille son corps gracieux. J'en jouirais si mon regard ne dévia pas pour se poser sur un cristal étrange pendant à son cou. Un objet dont je ne pouvais plus décrocher le regard de peur de le voir disparaître.

-Akiha...

Un souffle, un mot plaintif qui voulait tout dire, j'avais envie de tendre ma main pour me saisir de ce cristal, de le lui arracher de force s'il le fallait. Mais ce n'était pas possible. Non, j'avais à m'expliquer avec la directrice de Undai et je sentais que cela allait durer. Mais dans quel sens ? Je ne pouvais le dire. Deux semaines se sont écoulées, je n'avais aucune idée de ce que Dead Master a fait pendant tout ce temps et dans quel état d'esprit elle était. Mais mon ombre oui, n'est-ce pas ? Alors... Je me concentrais pour lui demander quoi, mais rien, rien ne se passa. Je pouvais encore l'entendre jacasser contre la directrice, mais rien ne me prouvait qu'elle saisisse mes pensées... Je serrais les poings avant de lever, enfin, la tête vers la tortionnaire de ma moitié.

-Dead Master-Sama.

Je me penchais respectueusement devant elle, mais son nom me sonna glacialement aux oreilles. Je voulais prendre un ton doux, comme à mon habitude, mais le ressentiment et ce que j'ai vécu quelques minutes auparavant avec Yume, fit tellement monter ma colère de ma sombre personne que je ne m'en étais pas complètement remise. Laissant pour si dire, un être voulant récupérer quelque chose de précieux, mais ne fléchissant pas.

-Cela faisait longtemps...

Je laissai ma phrase en suspend tout en promenant mon regard sur tout le corps de cette femme cruellement magnifique. Je laissais un soupir de contentement s'échapper de ma bouche, tandis que je gravais sa personne dans mon esprit. Quelle cruauté, quelle sagesse, quelle beauté, quelle haine... Quelle femme. Quoi qu'il en soit, je n'étais pas là pour cela, et même si je me sentais étrangement peu rassurée par ma position, je n'en montrais pas plus qu'une envie démesurée de prendre mon ombre avec moi et de partir d'ici pour ne plus revenir. Oui, partir loin et... Et les gens dans tout cela ? Si je fuis, si je m'échappe de son emprise douce mais cruelle, que deviendront-ils si je ne trouve pas le remède ? Ils mourront, tant de vies... Mais si je reste là et que je meurs, cela reviendra au même. Quelle tristesse, déception. Que pouvais-je faire ? Négocier. J'inspirais profondément avant de reprendre dans le silence pesant de la salle.

-Je suis dans une position de faiblesse fort dérangeante. Vous savez ce que je veux, mais je ne sais pas ce que vous, vous voulez...

Un triste sourire se peint sur mon visage tandis que je remis une mèche folle de mes cheveux derrière l'oreille. Je n'étais pas nerveuse, loin de là. Je savais ce que je risquais en restant là, je savais tout. Je le voyais, mais en même temps j'étais dans un brouillard d'incompréhension. Les paroles de Yume me revirent à l'esprit. Quand elle disait que je devrais éviter de revoir la directrice. Mais que faire d'autre ? Je ne pouvais pas m'abandonner. Autant mourir toutes les deux... Oui, voilà. C'est sur une autre insulte de mon ombre que je poursuivis d'une voix calme presque suave.

-Par déduction, si vous vouliez me tuer, vous l'auriez fait il y a deux semaines. Alors pourquoi suis-je là après tout ce temps, Ayame-Sama ?

Je n'ai plus parlé de ce qu'il s'était passé ce jour dans l'Arène, mais je n'en pensais pas moins. Honnêtement, j'attendais que mon ombre revienne pour lui exposer mes doutes, mais aussi pour qu'elle me conseille. Parce que j'étais perdue. Tout cela n'avait pas de sens, mais d'un autre coté, Dead Master-Sama elle-même était insensée. La seule différence entre elle et moi, ce qu'elle pouvait se permettre tout et n'importe quoi sans moindre raisonnement rationnel. Une chance pour elle ? Non, elle l'a acquis par son propre savoir. Voudrais-je être à sa place ? Pas vraiment, et si par hasard je m'y retrouverais, je mènerais les choses différemment. Pour l’humanité. Humanité... Ce n'est pas pour elle que la directrice a commis un carnage étant petite ? Peut-être que ce fut le cas, mais je pense que ses visions du monde ont changés depuis. En pire ou en mieux ? C'était difficilement définissable. Je croisais les bras sur ma poitrine, toujours droite mais à une bonne distance de mon interlocutrice et la moitié de mon âme. J'en devenais folle, folle au point d'oser me jeter aux pieds de cette femme pour la supplier de me rendre ce qui était mien. Mais pouvais-je me laisser aller ainsi ? Peut-être bien, mais pas encore maintenant. Je me gardais le reste de ma fierté encore un instant. L'instant de savoir.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Mer 14 Nov - 0:04

L’attendre me paressait une éternité alors que les minutes se découlaient bel et bien entre son départ et son arrivée à mes côtés. J’étais toute excitée à l’idée de la revoir, je me demandais si elle avait changé en deux semaines, comment elle allait faire son entrée et surtout ce qu’elle comptait me dire. Oui, folle d’excitation et c’est avec sourire que je montrais ma joie. Mais bien que j’étais sur le point de craquer d’envie, il fallait avouer que j’avais moi-même quelque appréhension en vue de notre dernière rencontre … Il allait de soit que je ne pouvais l’accueillir les bras ouverts en lui sautant dessus pour dévorer ses lèvres, loin de là d’ailleurs … Mais comment réagir ? Sourire et lui tendre la main ? La regarder de haut en essayant de la repousser ou tout simplement vivre le moment présent et … et seul le futur nous en dira plus.

Et c’est sur cette pensée que la porte s’ouvrit laissant une Akiha, pleine de grâce entrer dans mon lieu sacré, mon lieu de recherche. Premièrement je souris en la voyant, la suivant du regard, son regard pour finalement abandonner ces lèvres tendues pour ne laisser plus qu’une expression neutre, froide si je pouvais le dire ainsi. « Ce n’est pas toi qu’elle vient chercher, ce n’est pas toi Ayame », « C’est ce que tu tiens autour du cou ma belle, ne te berce pas d’illusions ». Ce n’était pas faux et c’est sur ces mots entendus que toutes joies me quittaient en même temps que je portais mes mains à ce même bijou m’ornant la nuque, c’était ça. L’ordure, une poubelle remplie de crasses qu’elle désirait et non moi. « Akiha... ». Oui … Je le savais mais réussir à se le faire comprendre était tout autre, bien que la réalité soit face à moi, je préférais me bander les yeux pour adoucir ma colère, mon premier chagrin d’amour.

-Dead Master-Sama. Cela faisait longtemps…

Avec toute la politesse du monde elle se plia devant moi en signe de salut, en temps normal j’aurais trouvé cela plaisant d’avoir une telle personne polie en ma compagnie mais là … non, ce n’était pas amusant, appréciable. Cette femme marquait dès l’entrée de jeu sa distance à mon égard. Que ce soit la manière dont elle m’appelait ou encore celle d’agir … La tristesse, la tristesse me rongeait. J’aurais aimé une approche hésitante, un regard rempli de honte et un murmure disant mon prénom que l’entendre de sa voix ferme m’appelant par mon titre. Si les larmes ne me manquaient pas, peut être que je me serai effondrée devant elle. La réalité disais-je ? Elle était là. Elle et moi, cette jeune fille et le monstre que j’étais n’étaient plus ce que nous étions. La vie balaye tellement que l’envie de réduire toute existence pouvait me devenir maladive … Je ne demande rien, je ne demande rien de plus qu’un sourire sincère de ta part, Akiha.

-Je suis dans une position de faiblesse fort dérangeante. Vous savez ce que je veux, mais je ne sais pas ce que vous, vous voulez...

Mentir n’était pas d’ordre aujourd’hui et me dire cela après ce qu’elle avait vu était insensé, par réflexe je fronçais les sourcils en essayant de faire taire les dires qui hurlaient dans ma tête, ces mêmes voix qui m’ordonnaient de me libérer de son emprise, de mes sentiments envers cette scientifique dont j’aurais laissé mon corps comme cobaye. Portant ma main à mon front, je fermais les yeux un instant afin de me ressourcer l’esprit. N’avais-je pas eu assez de ces semaines de calme plat pour ? Si pour vous « calme » voulait dire se coltiner une surexcitée malpolie, nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes. Mais me faire à l’idée que c’était fini, ça oui … je l’ai tourné dans tous les sens pour finalement abandonner cette réflexion.

-Par déduction, si vous vouliez me tuer, vous l'auriez fait il y a deux semaines. Alors pourquoi suis-je là après tout ce temps, Ayame-Sama ?

Cela en était trop, peut être bien trop pour que je ne puisse rire jaune à cela. Il était vrai que j’aurais pu la tuer à chaque seconde, mais quel aurait été mon intérêt de la tuer ? Par amour ? Cette idée était stupide et aussi dérangée que je pouvais l’être, je le savais. Tuer par amour, oui, mais pas tuer celle qui vous rempli de ce sentiment. Absurde. Pourquoi elle était là … Parce que je ne désirais qu’elle. D’un mouvement de la tête pour remettre mes cheveux en place, je me redressais entièrement avant de faire un pas en avant. Restant devant elle sans la moindre expression faciale, je continuais mon avancée jusqu’à ce que je sois à moins d’un mètre de son corps qui m’avait tant manqué, ce corps dont je connaissais secrets et désirs, ce corps que je convoitais dès notre première rencontre jusqu’à maintenant … Mais la fin était proche, tellement que je préférais accélérer le choses plutôt que de souffrir encore plus. Mettre soi-même fin à son désir pour que celui-ci ne vous hante pas.

Attrapant sa main en caressant sa peau douce qui me fit afficher un léger sourire, je vins focaliser mes yeux forêts dans ses azures brillants afin de lui remettre ce que je lui avais pris lors de notre affrontement. Brisant moi-même le cristal dans ses mains, je me reculais en abaissant légèrement la tête, sentant la blessure de mon cœur s’ouvrir de plus en plus. J’aurais pu détruire cette partie d’elle, j’aurais pu ne pas le lui rendre, j’aurais pu le garder mien à tout jamais en me disant que même si c’était le côté le plus horrible de la femme que j’aimais … j’aurais eu au moins une parcelle d’elle qui serait mienne. Mais rien. Rien du tout, je ne voulais plus, je ne pouvais plus alors que mon cœur se déchirait en morceau, mon regard se levait vers elle, mes yeux devenus plus vitreux, je lui accordais un léger sourire tout en me reposant sur ma table métallique ou divers papiers et documents étaient posés … « Akiha … Prends soin d’elle pour moi ».

- C’est fini. Si tu ne veux rien d’autre, tu peux disposer.

Je n'espérais ne jamais entendre la porte de mon bureau s’ouvrir bien que je l'invitais à s'en aller, qu'elle me montre ne serait-ce qu'une fois que je suis quelque chose d'autre qu'un cerveau rempli de matière grise pour elle. Même les pantins peuvent avoir des sentiments. Je ne voulais pas la voir partir ainsi, que tout s’arrête comme ça, que cela ne soit que … « qu’une simple histoire où pour la première fois ce n’était pas qu’un ressenti sexuel vis-à-vis de l’autre personne ». Une belle histoire qui m’eut plus et dont j’aurais encore écrit quelques pages si le destin le voulait bien. Mais si elle revenait vers moi, cette fois-ci le départ ne sera plus permis. Mienne et uniquement mienne.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Mer 14 Nov - 19:25

Le temps de savoir s'éternisait et la nervosité montait de plus en plus en moi. Je détestais ce silence malveillant qui roulait tel une braise sur des feuilles mortes. Tant de bruits sans en faire, tant de pensées multiples, diverses, sur un instant précis. Sa silhouette qui se déplace enfin, sans pour autant répondre. Je me sentais assez gênée de parler ainsi dans le vide, mais je ne saurais dire pourquoi. Peut-être que je venais de réaliser la différence de grade entre nous. Son calme destructeur cotre ma soi-disant maîtrise de la situation. Elle était trop forte, trop parfaitement équilibrée dans son déséquilibre. Serait-ce parce qu'elle savait tout avoir sans moindre effort ? Et que moi je n'étais juste qu'une poussière dans l'univers facile à écraser ? C'était bien possible. Quoi qu'il en soit, rien ou tout, je ne bronchais pas, laissant cet être inexpressif et grandiose s'approcher de moi, si près... Trop près. Je laissais mon souffle en suspend comme une adolescente attendant son premier baiser.

Quand sa main vint se saisir de la mienne avec une délicatesse assez surprenante, j'essayais du mieux possible de refréner le frisson qui voulait sortir en réponse à ce geste. Toujours le souffle coupé, je n'osais pas détacher mes yeux de ses billes forêt. Pourquoi donc cette femme me désarmait autant ? Pourquoi me trouvais-je tellement bien mais si soumise à ses cotés ? Si j'étais encore cette fille d'il y a mes années de scolarité à Undai, je crois que je me serrais jetée sur elle en la suppliant de m'accorder un regard, de me laisser toucher son corps, de... De se comporter avec moi comme une gamine voudrait voir son idole par rapport à elle. Si je l'étais... Mais je ne l'étais plus. À présent j'étais une femme, une femme qui n'aimait pas se plier. Une scientifique qui a suivis la trace de son modèle pour un jour, en devenir aussi merveilleuse. J'étais cent ans en arrière sur ses prouesses, et pourtant, Dead Master-Sama me regardait. Et moi ? Je ne le lui rendais pas comme il se devait. Non, j'étais à présent une personne ayant des rêves beaucoup plus structurés, voulant récupérer sa propre personne pour mieux poursuivre ses buts. Des rêves qui se rapprochaient tellement de souvenirs de cette adolescente sortant de la puberté ne voulant que représenter quelque chose aux yeux d'une personne hors du commun. Je pourrais en rire, ou en pleurer.

⁃ C’est fini. Si tu ne veux rien d’autre, tu peux disposer.

Je relâchais tous mes muscles quand je sentis Akiha, d'abord autour de moi, puis enfin de retour dans mon corps, dans mon esprit, dans mon âme. Je me tordis les mains sous l'émotion avant de reprendre contact avec mon ombre, restant toujours dans ce bureau, ébranlée par ces deux semaines d'absence, presque aux larmes. « Tsss... Fais chier, maintenant il faudra que je te reprenne en main. » Un sourire amusé me traversa le visage en imaginant déjà la scène. Après tout, elle avait dû mal à vivre cette séparation aussi, c'était certain. Oui, jamais, plus jamais je n'allais la laisser partir, se laisser avoir et disparaître de mon emprise. Oh Akiha... Ayame-Sama... Je portais ma main à mon cœur, ne sachant pas ce qu'il fallait que je fasse. Partir d'ici au loin, laisser toute cette histoire derrière moi et abandonner mes rêves... Ou alors, rester et poursuivre mes buts mais cette fois-ci pas dans les grâces de la directrice qui avait l'air de vouloir me rayer de son existence. Mais pas vraiment, n'est-ce pas ? Sinon j'ornerais déjà la baie de Kyoto. Non... Elle fit pire, elle m'abaissa au niveau des autres mortels, je ne représentais plus rien à ses yeux... Je fermais les yeux un instant, toujours plantée dans le laboratoire.

-Merci, Dead Master-Sama.

Il fallait que je parte tout de suite, que je continue mes expériences de mon coté, que j'abandonne mes recherches à Undai. Une erreur, une seule faute et je savais que ma vie ici risquait d'être compromise. J'ai échoué. J'ai perdu le jeu que nous avions fixé dès mon arrivée. Je ne suis arrivée à rien, au contraire, j'ai perdu l'importance que je représentais aux yeux de la directrice. Je me mordis la lèvre inférieure avec peine. Il n'y avait plus rien à faire. « Pff, tu t'es ramollie, Akiha ! Tu oublies tes buts ». Cette détestable voix dans ma tête, elle se moquait de mon impuissance, de ma défaite, sans pour autant vouloir arrêter ce que nous avions déjà accompli. Akiha était pire que moi, elle détestait perdre, elle voulait tout le temps gagner. Et cette fois-ci ne faisait pas la différence. Sauf que moi, j'étais plus rationnelle. Il était temps que... Je m'approchais de la directrice d'un pas hésitent, lui attrapant le bras, je dus me rabrouer de toutes mes forces pour ne pas rester accrochée à elle comme à une bouée de sauvetage. Secouant la tête, je me reculais d'elle en la lâchant à contrecœur.

⁃ J'ai encore une chose à vous dire... Je suis désolée, mais je démissionne. Vous aurez la lettre demain à l'aube, sans faute.

Un sifflement aigu et contrarié dans ma tête et me voilà déçue de moi-même. Mais qu'avais-je comme choix ? Je ne pouvais pas rester ici à essayer de me prosterner devant la directrice sachant amplement que je n'arriverai à rien. Elle m'a balayé. « Et tu crois que elle me laisserait te rejoindre si elle voulait qu'on parte comme ça ? » Je n'en savais rien, franchement. Il me fallait du temps pour réfléchir à tout ce qui s'est passé. Mais aussi, il était certain que ma personne absente de ce lieu, la directrice pourra tranquillement reprendre ses occupations. Elle m'oubliera certainement rapidement, après tout, elle était au-dessus de tout ça. Et moi, je me morfondrais dans ma plus grande défaite, que ce soit au niveau charnel ou intellectuel.

-Veuillez m'excuser à présent.

Je me penchais respectueusement devant elle à regret, avant de tourner les talons pour sortir de la pièce. Une pièce si pleine de savoir, une personne si merveilleuse. Et je quittais tout cela sans me retourner. Toute excitation m'abandonna, toute la beauté de Undai me devint terne. Il faudra que je trouve un autre moyen de parvenir à sauver l'humanité. Parce que si je reste ici, j'allais marcher sur un terrain dangereux et, quoi qu'il en soit, je serai freinée par la puissance de la directrice. Après tout, elle doit me haïr à présent. Mais... Me laissera-t-elle partir en emportant ses secrets ? « Fais juste attention. » Quelle folie.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Mer 14 Nov - 23:02

Je pouvais voir la déconcerte se dessiner sur son visage, une hésitation bien prononcée se lisait dans ses yeux alors que gêne, tristesse, envie et peut être un soupçon de joie y transparaissait. Elle s’avança vers moi premièrement pour finalement reculer, d’un pas encore plus hésitant, elle me prit le bras pour le relâcher de si tôt. Si je n’avais pas été ce que j’étais, je l’aurais prise avant qu’elle ne parte, je l’aurais retenue avant que tout se finisse, mais non. J’étais puissante, forte physiquement et mentalement … Dead Master ne me permettait pas d’être faible ainsi.

⁃ J'ai encore une chose à vous dire... Je suis désolée, mais je démissionne. Vous aurez la lettre demain à l'aube, sans faute.

Cette annonce sonna comme un choc dans mes oreilles, en plus de lui rendre une liberté sous mon contrôle, je risquais de la perdre définitivement. Oui, démissionner voulait bien dire que je ne pourrai interférer avec sa vie ne serait-ce qu’un instant de plus, qu’elle allait retourner vers son tendre mari alors que moi, moi j’allais être mise dans la case des oubliettes, le tiroir des souvenirs passés qui n’avaient plus lieu d’être dans le présent ni dans le futur. Une histoire heureuse avec une fin tragique ? Je n’aimais pas les Happy End, mais quand je me retrouvais au cœur de l’histoire, il allait de soi que j’aurais préféré l’inverse.

Se penchant devant moi avec politesse et grâce, je la vis tourner les talons alors que j’entendais sa voix intérieure essayer de la raisonner sur ces dernières paroles, je restais bouche cousue face à ses dires suivants « Veuillez m'excuser à présent. » et c’est sur ses dires qu’elle me tourna le dos, s’approchant de ma porte pour s’en saisir et voir son corps disparaître à tout jamais. Un rire froid traversa mes lèvres, face au mur deux choix se dessinaient devant moi ; Partir en courant pour la rattraper ou rester assise là et admettre de ne plus avoir mot à dire. Oui, un dilemme qui opposait mon cœur et mon esprit, Ayame et Dead Master … Dieu, pourquoi suis-je née si difficile ?! Me redressant alors que j’étais à présent seule dans mon bureau, je tournais dos à la porte et posais mes mains sur le métal froid de ma table. Les yeux fermés, je ne bougeais pas, les secondes s’écoulèrent, les minutes également … peut être même les heures, mais l’infini était tellement long que je ne sus dire exactement combien de temps je restais dans cette position. C’est en sentant une goutte tracer son sillon sur ma joue pour finalement s’écraser sur ma main que je repris contenance, que je compris ce que je devais faire et ce que je voulais faire. Que ce soit dangereux ou non, je devais … parce que mon cœur avait le dessus sur mon esprit et que Undai était là, cet endroit magique qui servait à ce que nous exprimions nos sentiments. Oui, ici … Et non là-bas.

D’un mouvement rapide, je décrochais mes mains de mon bureau pour traverser ma porte et me mettre à courir dans les couloirs sombres des sous-sols, c’était rare que je courrais, peut être la première fois ainsi pour rattraper quelqu’un, même. Traversant à vitesse grand V mon bureau, je déboulais dans les couloirs vides de classes. Le premier lieu était … le bureau des professeurs, peut être … Si elle repliait ses affaires, c’était là non ? Qu’importe, m’arrêtant un instant devant le local des enseignants, j’ouvris la porte avec fureur pour finalement zieuter sous le regard ahuri des personnes se trouvant à l’intérieur, claquant à ma suite cette même porte dont j’espérais la solidité, je fonçais en direction des dortoirs. Ma parure composée de mon cristal autour du cou, celle-ci se balançait de gauche à droite alors que j’enjambais les tournants aussi vite que possible, utilisant les murs pour amortir une chute imprévisible, continuant ma poursuite vers le chemin de mon cœur, je fonçais à mes mégardes contre mon mignon petit chef-d’œuvre, dont je ne pris la peine d’adresser qu’un « Désolée » avant de poursuivre ma route vers les dortoirs des professeurs.

Arrivant devant la chambre de ma scientifique, j’ouvris celle-ci sans plus attendre, tapant du pied sur le plancher avant de … de m’arrêter en remarquant les lieux vides, vides de sa présence, vide d’elle. M’effondrant sur le sol avec un visage dépité, mes yeux devinrent vitreux alors que mon poing s’abattit sur le sol avec fureur, trop de fureur pour que je ne laisse pas des traces et que le sol se fissure sous ma colère. Je ne pleurais pas, ma rage était bien au dessus de ça, je ne pouvais pas !

- Akiha !

Un cri avec résonance, un cri qui, je savais allait arriver aux oreilles de la masse noire de celle que j’aimais, un cri résonnant comme un ordre pour qu’elle me la ramène. Non, elle ne partira pas comme ça, non elle ne… Entendant la porte s'ouvrir derrière moi, je me retournais avec vitesse tout en reculant à pas démesuré. Une odeur parmi tant d’autres, une noirceur envoûtante et mon visage s’illumina. Pas une minute de plus ne s’écoula alors que je me lançais sur le corps se présentant devant moi, traçant mon chemin jusqu’à ses lèvres tout en pressant son corps contre le premier mur/porte accessible, j’emprisonnais cette femme dans un baiser chaud, demandeur, plaisant, sensuel et langoureux, une expression digne de ma grandeur, une douceur allant avec ma grâce, une fouge se mélangeant à mon envie et mes mains, qui elles, s’étaient déjà emparées des hanches de la blonde qui me faisait face, des mains qui n’attendirent pas plus d’un instant pour venir toucher la peau douce et cristalline de mon ancienne élève, laissant frissonner sa peau au contact de mes paumes glaciales.

- Pars, éloigne-toi ne serait-ce que trop de moi et je te tuerai cette fois-ci, Akiha-Chan ~

Un soupir d’espoir, de contenance et peut être même de joie … Partager n’a jamais été mon fort, mais qui sait, peut être que j’accepterai un jour. Oui, vous avez tous compris que la réponse demeura non, mais n’était-ce pas ça l’humanité ? Se leurrer dans des divagations injustifiées ~

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Jeu 15 Nov - 23:25

Ce n'était pas la première fois que je partais d'un endroit qui me plaisait pour x et x raisons. À chaque fois que mes idées se tournèrent vers mes propres intérêts, j'étais radicale et, surtout, rapide. Quand je commençais à me sentir en danger dans mon travail ou pas assez libre, je le quittais sans préavis, sans avoir peur de me retrouver à la rue, sans boulot. Comment pouvais-je avoir une telle assurance ? Cela a commencé très tôt dans ma carrière. Dès le début je retrouvais une accroche pour me sortir des mauvaises passes. Premièrement, mon père fut un homme à relations, ce qui m'aida à marcher dans le chemin de la gloire, par la suite, j'ai eu une éducation d'exception à Undai et, étrangement les étudiants de cette Académie étaient très prisés dans le monde du travail, surtout ceux avec un diplôme brillant. Ce qui suivit ? Mes charmes ont fait effets sur la haute société, et ainsi, je me suis hissée assez haut pour rencontrer un homme d'exception. Un homme qui est tombé comme tous les autres sous mes mots sensuels, mais qui m'a attrapé dans ses filets tout aussi vite. Je n'ai jamais compris pourquoi je me suis attaché à cet être, peut-être parce qu'il avait une once de personnalité forte et secrète en lui, qui sait. Quoi qu'il en fût, il me mit en contact avec des gens que jamais je n'aurais pensé rencontrer même en rêves. Par la suite, mon intelligence, ma prestance et mon séduisant minois ont fait le reste.

Grâce à Akiha, mon ombre tant aimée, je me sortais toujours des passes difficiles, car dans tous les milieux, même les plus prestigieux, il y avait des hommes malhonnêtes qui cherchaient à m'exploiter. Parfois ils mourraient, parfois je leur montrais mon art du chantage fort développé, et parfois, quand tout cela ne valait pas la peine d'être orchestré, je démissionnais en foutant en l'air la réputation de mon employeur. Vous allez me demander pourquoi je n'ai pas monté ma propre boite et ne suis pas devenue un employeuse et chercheuse indépendante... C'était très simple, j'aimais montrer aux autres ma suprématie, ma manière de diriger même mes chefs et supérieurs avec une main de fer. J'adorais les défis, tels que commencer du bas pour monter au-dessus de tous. Par contre, je n'aurais aucune satisfaction d'être au sommet de ma propre entreprise, sachant que c'était moi qui l'ai fondé. Aucun défi, aucune adrénaline et excitation de prouver sa valeur. « Hmm... Avoue que cela t'amuserait quand même, si tu réussissais à t'emparer de ce que tu veux ». Oui, effectivement. Si j'avais le remède miracle contre toute maladie, je voudrais certainement garder le contrôle sur cela sans laisser d'autres décider de son utilisation. Ce serait une garantie du bon fonctionnement. Après tout, si un tel remède était en possession entre des mauvaises mains, il serait rapidement devenu quelque chose pour les plus aisés et tout le monde ne pourrait en profiter, juste les riches. Chose que je ne voudrais pas qu'elle arrive. Tout le monde, pauvre ou riche devrait pouvoir vivre sans crainte de mourir d'un cancer ou autre chose. Voilà ce que je pensais. « Tu es trop gentille... ça craint. »

-Tais-toi, et profite de ma gentillesse.

Je me trouvais dans mon appartement en train de me rafraîchir dans la salle de bain, Akiha enfin à mes cotés ne se gênant en rien à m'aider à prendre mon bain. Nous n'avions pas les mêmes visions des choses, mais tant qu'elle pouvait jouir des humains et les exploiter, elle était heureuse. Ceci me restait toujours à l'esprit ; même si je trouvais ce remède -qui par ailleurs était entre les mains de la directrice de Undai- je n'arrêterais pas mes expériences pour récompenser Akiha de sa patience et aide apportée. Et après tout, j'étais polyvalente, si j'atteignais un but, le jour d'après je m'en trouverais certainement un autre, encore plus différent et pas facile à atteindre. Un rire amusé emplit ma salle de bain, enfin la salle de bain que j'allais quitter dans peu, et l'eau de la baignoire s'agita furieusement pour déborder sur le carrelage. J'avais la tête remplie de toutes ces idées, toutes ces découvertes ainsi que de mon sombre coté. Il m'a fallut un certain temps pour synchroniser mes pensées aux siennes, nous avions passé quelques bonnes heures à se raconter nos aventures de ces deux semaines ainsi que le jour du combat dans l'Arène. Et à présent, dans les bras ténébreux de mon ombre vicieuse, j'étais enfin à l'aise, enfin moi toute entière. Sa masse horrible m'enveloppait et me savonnait de partout, sa langue poisseuse se faufilait dans des endroits les plus intimes de mon corps et ses mots dégoulinants de doutes et méchancetés flottaient dans mon esprit. J'étais heureuse. À moitié. « Oh amer est la défaite... Hahaha ». Je giflais mon ombre, mais pour seul résultat, je passais à travers sa masse volumineuse et noire, sans oublier que cela m'a valut un rire glacialement sadique et une remarque du genre 'ah, tu es devenue violente en mon absence ? Faut que je te punisse ! '. Et sur un cri de protestation de ma part, me voilà en train de gémir pour la dernière fois dans cette salle de bain, furieuse de me faire avoir par moi-même de la sorte, et surtout de me laisser toucher par une chose aussi affreuse.

Une heure après, donc en plein milieu de la journée, je passais à l'action avec l'affreux sentiment de perdre une piste, un avenir que je rêvais. J'essayais de me persuader que tout cela n'était pas tant grave que tout le présageait, que je pourrais trouver d'autres moyens de parvenir à mes fins en analysant déjà ce que j'avais trouvé, ce que j'ai appris. Mais quand j'avançais ça, Akiha me contrait avec un « ouais, mais le corps de Dead Master, c'est de ça que t'as besoin ». Oui, effectivement, après que j'ai donné tous mes souvenirs à mon ombre, elle a déduit les mêmes solutions que moi, et de mon coté, j'ai appris comment elle a essayé de sortir des griffes de la directrice et comment, du jour au lendemain, cette dernière l'a enfin laissé partir -peut-être à cause de sa grande gueule qui n'a pas arrêté de tourmenter Ayame-Sama avec force et conviction. Quoi qu'il en soit, j'étais au point mort, mais j'allais essayer de surmonter tout cela, je trouverais bien une solution comme cette fichue école rivale qui, aujourd'hui, est rayée de l'histoire de ce monde dans d'affreuses circonstances. J'avais des échantillons, j'avais des analyses et des résultats, je n'avais pas l'ADN clé de ce que je convoitais, mais peut-être, un jour, j'en trouverais quelque chose qui s'y rapporte. Mon mauvais coté ne me donnait pas beaucoup de chances de réussites, mais après qu'elle pesa le nombre de victimes que j'allais utiliser- à mon grand désarroi et honte- elle se contenta de cela. J'en fus troublée, mais je continuais à ranger mes affaires.

Quand je passais dans la salle des professeurs en toute discrétion ne voulant pas ébruiter mon départ, je faillis craquer. Non que j'étais une sentimentale, mais j'avais le terrible sentiment que je perdais quelque chose que je ne pourrais plus jamais avoir. « Il va s'occuper de toi en te disant à quel point c'était une erreur de venir à Undai. Pour le moment, laisse-moi poursuivre, Akiha. ». Un dernier soupir en quittant la salle des professeurs, et voilà que mon visage prend une forme arrogante et sadique. Je laissais la place à mon sombre coté qui ne fléchirait pas sous des niaiseries tels que 'oh j'ai tout perdu, oh Ayame-Sama doit me détester, oh comment Keitaro va me regarder, oh...' Toutes ces choses auxquels une femme sensible mais puissante pouvait penser. Maintenant il n'y avait qu'un sentiment de force et de mépris qui m'entourait. De retour dans les dortoirs, je traversais le réfectoire pour monter les étages avec une grâce féline, sans oublier de relooker ceux qui pourraient être mes cobayes. Dans le couloir des filles, je me fis arrêter par un petit groupe d'étudiantes auxquels j'étais censé donner cours aujourd'hui.

-Akiha-Sensei ! Vous n’étiez pas là aujourd'hui, quelque chose vous est-il arrivé ? Vous avez l'air pâle ? Est-ce que...

Je sentis l'agacement de mon ombre en moi, elle déposa un doigt impérial sur la bouche de celle qui parlait et mes yeux s'illuminèrent de milles feux. Un instant d'après, la fille s'effondra au sol en pleurs tandis qu'un cruel sourire s'affichait sur mes lèvres. Intérieurement, je dessinais une grimace d'horreur et de mécontentement. « Mon pauvre chaton... Tu es cruelle Akiha ! »

- »Elle n'avait qu'à moins jacasser. Dégagez de là avant que je ne vous réserve un sort encore pire, bande de larves. »

Comme saisies d'horreurs, les étudiantes décampèrent à la hâte, emportant leur amie toujours en crise. Pour certaines mon état était déjà connu, une façon de me comporter qui ne présageait rien de bon que je montrais parfois aux cours quand quelque chose me déplaisait ou quand j'avais la tête ailleurs. C'était rare, mais les étudiants savaient qu'il valait mieux s'abstenir de toute action inconsciente, de peur de ne pas se voir raccourcis d'un bras ou deux. Mon dieu, quelle réputation, entre la gentille enseignante qui aimait donner cours et une méchante personnalité qui traitait ses élèves comme des moins que rien. Encore heureux que cela passait pour un état d'esprit tel que 'Akiha-Sensei doit avoir ses règles' ou encore 'Elle a dû mal dormir cette nuit... Vaux mieux se tenir à carreau aujourd'hui.' Dans d'autres circonstances ça me ferait rire, mais pas en ce jour où j'allais partir sans dire mot à qui que ce soit. D'un pas traînant, je retournais doucement dans la chambre pour l'ultime tâche qui me restait à faire ; écrire la lettre de démission. Mais quand je soupirais pour la énième fois, je sentis mon pas s'accélérer et un empressement envahir mon ombre. « Tu es si pressée de partir d'ici ? Sans cœur... ».

-« Ouais, comme ça tu arrêteras de bouffer ta morve. »

Toujours aussi adorable ! Cette fois outrée, je repris mon corps sous son ton de protestation. Non mais franchement ! Sous un sourire vengeur, j'ouvris la porte de mes anciens appartements et me figeais net sous le seuil de la porte. Devant moi, j'eus juste le temps de m'apercevoir de la présence de Dead Master-Sama avant que tout air se fit expulser de mes poumons et que mon dos heurte violemment contre cette même porte que je venais d'ouvrir il y a deux secondes avant. Sans que mon cerveau ne réalise, un gémissement de plaisir traversa ma bouche entrouverte qui se faisait littéralement dévorer par les savoureuses lèvres de cette femme. Je ne savais pas quoi penser, je ne pouvais plus réfléchir prise dans un tourbillon d'étonnement et de sensualité. Toujours autant au dépourvu, je la laissais faire, je la laissais parcourir mes formes de ses mains désireuses, d'explorer ma bouche, et, tout simplement, de me donner un plaisir qu'elle même désirait.

-Pars, éloigne-toi ne serait-ce que trop de moi et je te tuerai cette fois-ci, Akiha-Chan ~

Un frisson de peur mélangé à la passion me saisit sans que je piusse l'arrêter. Le souffle coupé, je m'accrochais à la directrice de toutes mes forces comme si je ne voulais pas que sa chaleur me quitte, sans pour autant lui montrer de la tendresse. Je venais de réaliser à quel point je la désirais, à quel point je voulais goûter à son corps et surtout, à quel point il m'était important de représenter quelque chose à ses yeux... Et là, même dans toute cette fureur de sentiment, je sentis la mort planer sur moi, le doute et l’appréhension de voir ma vie s'arrêter d'un instant à l'autre. « Je t'ai dit de faire attention à cette malade mentale. Au lieu de mouiller, réfléchis à comment te sortir de cette merde, Akiha. » Oui, toi aussi tu m'as manqué, chère ombre cruelle et sans moindre politesse. Refroidie un peu par ses mots, je rivais mes yeux dans ceux verts de Dead Master-Sama, moitié suppliante de cette pulsion soudaine, et moitié effrayée par ce qui allait se passer. Après tout, j'ai démissionné, et là, là elle m'a clairement dit que... que quoi en fait ? Que je devais rester à ses cotés jusqu'à ce qu'elle se lasse de moi. Qu'elle ne supporterait pas de me voir partir. Que je risquais gros si je commettais quelque chose qui lui déplairait. « Que tu seras son esclave, et que si tu pars, tu crèves, saloperie. » Mais d'un autre coté, de ce coté excitant, j'avais droit à une deuxième chance. Je ne savais pas dans quel contexte ma vie à Undai allait se poursuivre. Si je serais libre de continuer mes expériences ou si je ne pourrai plus rien faire. Si je pourrai aller et venir comme bon me semble « oublie ! » ou alors, si je devrai rester à ses cotés dès qu'elle aura le caprice de me voir. Ma vie était-elle à ce point en jeu ?

-Ayame-Sama, je ne voulais pas vous déplaire.

Attrapant ses lèvres dans un désir fiévreux et pressant, mes mains prirent enfin vie pour venir se déposer sur les épaules de cette magnifique femme. Le feu, je jouais avec le feu. J'aimais ça, l'excitation prit le dessus sur tout autre sentiment et même sur l'urgence du danger que m'insufflait Akiha. Je ne voulais pas arrêter ce jeu, pas encore. J'adorais me retrouver dans cette situation. S'il le faudra, je redoublerais d'attention, je me plierais sous les demandes de la directrice, mais je ne perdrais plus. Je ne saurais dire ce qu'elle ressentait pour moi, si j'étais cette scientifique avec laquelle elle voulait s'amuser, un adversaire un peu moins ennuyeux que tout ce qu'elle a déjà vu dans sa vie peut-être... Quoi qu'il en soit, j'avais envie de continuer sur ce chemin incertain. Sur cette passion du savoir, sur cette haine de compromis et, finalement, sur ce sentiment d'impuissance devant son être suprême. Oui, je l'aimais à ma façon et elle, elle allait tout me prendre si je cède. Et si je lui fais mur, j'allais tout perdre aussi. Alors, que faire ? Fuir ; J'aurais juste le temps d'exprimer cette pensée ? Rester ; quelles nouvelles cruautés m'attendent au tournant ? Trop, trop de questions dangereuses. « Mhmm... Laisse-moi sortir. » De la tendresse, voilà ce que mon corps désirait, mais à cela se mélangeait un sentiment de violence. Toutes ces incertitudes voulaient prendre place dans la colère et fureur que je voulais exprimer par gestes, je voulais meurtrir ce corps puissant qui était devant moi et Akiha le sentait. Pourquoi ce genre de ressentiment ? Je ne saurais le dire, peut-être que quelque chose de mauvais est sorti de moi pendant l'absence de mon mauvais coté, mais je voulais à tout prix lui faire payer ce qu'elle nous a fait vivre à toutes les deux. Allais-je l'exprimer avec ma faiblesse d'âme, l'instant de réaliser que je faisais quelque chose qui ne me ressemblait pas, ou alors, laisser mon ombre sortir pour assouvir sa vengeance et mettre en place notre comportement indomptable, notre refus de se soumettre aux yeux de Dead Master-Sama...

-Non, attends... Je... Un instant.

C'est à mon ombre que je parlais, tout en repoussant la directrice de mon corps. La pensée que j'eus, c'était qu'elle me manquait déjà et pour y remédier, je mis en exécution tout le tourbillon des sentiments qui pouvaient me traverser à cet instant. J'attrapais avec force le corps de cette femme puissante pour, à mon tour, le plaquer contre un des murs de mon appartement. Elle me rendait folle, j'en étais trempée et excitée à en mourir. Mes lèvres se saisir avec brutalité des siennes et ma langue darda dans sa bouche pour une danse, un combat de puissance, tandis que mes mains s'affairaient déjà à déchirer les vêtements qui recouvraient sa peau douce et irrésistible. Je déposais de légers baisers dans son cou et au moment où je voulais mordre avec force dedans, je m'arrêtais pour ralentir mes gestes, caressant avec gentillesse ses épaules dénudées, son décolleté généreux ou encore ses cuisses qui ne voulaient que se faire exploiter. « Mauviette... ». Oui. Non ! Mais cela ne me ressemblait pas d'être brutale, et j'en fus rassasiée ainsi, même si ce n'était pas grand-chose. Au pire Akiha va continuer à me perturber et, au final je céderai et la laisserai sortir pour qu'elle emploie toute sa violence sur ce corps semblant si fragile, en apparences.

-Je vous veux, Ayame-Sama...

Un simple souffle dans son oreille avant que je ne mordille son lobe sous les sifflements moqueurs de mon ombre. J'en avais que faire, il fallait que j'assouvisse mon besoin, tout de suite. Avant que la colère ne reprenne le pas sur la passion. Ma main se fraya un chemin frôleur en-dessous de la robe de Dead Master, parcourant lentement les derniers centimètres qui la séparait de son intimité n'attendant que d'être touchée et explorée. Je me mis à caresser avec lenteur sa moiteur et, toute émoustillée, je passais mes doigts par dessus sa culotte pour rentrer en contact avec ses lèvres intimes. Je gémis de plaisir quand mes doigts glissèrent sur sa fente humide sans pour autant la pénétrer. Ma bouche traçait un sillon de baiser sur son cou pour s'attarder à la naissance de sa poitrine tandis que mon autre main attrapa la sienne, glaciale, pour porter ses doigts dans ma bouche, les humidifiant avec érotisme. Il n'y avait plus aucune pensée rationnelle dans mes actions, sauf peut-être celles de mon ombre réticente comme à son habitude, mais moins présente. Relâchant sa main, je revins à sa bouche pour la happer dans un baiser savoureux, je goûtais à tout, cela faisait si longtemps. Dans un soupir de contentement, je glissais mes doigts à l'intérieur de son entre humide et chaud, avec une lenteur démesurée. J'entamais des va et vient lents, très lents, mordant ma lèvre inférieur dans une expression aguicheuse à souhait.

-Je ne partirais pas aujourd'hui, Ayame-Sama, mais sachez que je n'ai pas peur de vous.

Tout ceci était à moitié vrai, mais aussi douée que je puis être, j'étais trop occupée à dévorer son corps pour saisir mes propres paroles au bon degré. La quitter ? Je ne savais pas, je voulais... Non, Akiha voulait son corps pour des fins moins érotiques. Et moi, je la voulais là, maintenant. Le lendemain nous dira si je mourrai en voulant partit de Undai, ou alors, si je resterais dans cette situation incertaine encore longtemps, de peur de me voir raccourcie d'une tête. Qui sait... Pour le moment mon corps savait avec forte chaleur, qu'il voulait cette femme cruellement désirable. J'augmentais la cadence de mes mouvements, frottant mon corps contre le sien avec empressement et hâte. Plus, encore plus.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Ven 16 Nov - 0:07

Pouvais-je dire que cela n’était que de la passion et un simple désir, ou tout ce que je faisais depuis ce jour avec cette personne formidable, était tracé tel le chemin du destin que je devais emprunter ? Je ne saurai y répondre, suivre, suivre et ne jamais flancher tel était ce que je m’efforçais de faire. Peut être qu’Akiha était là pour punir mes pêchés en songeant qu’un jour elle me laissera et je la tuerai … Une manière bien catégorique que les cieux auraient trouvés pour me montrer que non, je n’étais pas une déesse mais une simple humaine. Une simple humaine qui défiait les lois de la nature, une simple humaine qui avait le cœur fragile et qui tomba amoureuse d’une personne tierce qu’elle considérait comme sa destinée. Akiha, Akiha, Akiha, je veux tout de toi. Oui, que ce soit ta partie noire, la gentillesse qui enrobe ton cœur, ton passé, ton présent et ton futur … Je l’aurai entre mes mains et ce jour là, peut être que je serai moi aussi complète, peut être étais-tu la pièce manquante de mon existence. Un avenir radieux pour deux monstrueuses, ensemble pour la vie ou ta vie trois pieds sous terre, n’est-ce pas d’un romantisme charmant ?

Mais la joie, la peur et l’excitation ne faisaient qu’augmenter alors que tes lèvres m’humiliaient de toute part, j’en mourrais de sentir ne serait-ce qu’un instant de plus tes doigts caresser ce qui faisait de moi une femme, j’avais besoin de sentir la passion dans tes gestes, le désir sur tes lèvres et l’envie dans ton regard, Akiha, Akiha, Akiha. Une douceur inouïe, non, ce n’était pas toi, ce n’était pas ce que tu étais là, tout au fond … de la force, de la brutalité, de la bestialité et c’est quand mon dos se cala contre le mur se fissurant sous mes côtes que mes mains vinrent s’agripper à ta personne dans un ultime déchaînement de supplications, du plaisir, je voulais toucher du doigt l’orgasme, je voulais que tu me donnes tout, je voulais que tu sois elle … Parce que tu es elle. Parce que je vous aime, parce que vous n’êtes rien si vous n’êtes pas deux et une partie ne me satisfait plus, je vous veux toutes les deux … à en mourir.

C’est quand ses doigts virent me caresser l’intimité que je sentis le plaisir jaillir dans mes veines, telle une furie, je pressais mon entrejambe sur sa paume pour lui demander toujours plus, oubliant mon souffle qui se coupait à chaque fois que ses lèvres venaient se poser violemment sur les miennes pour m’emprisonner dans un de ses délicieux baisers passionnés, dans un délire surhumain que cette personne me procurait et ce fut sous la jouissance de ses fins doigts que je laissais mon plaisir s’exprimer, tel un cri aigu traversant les cieux pour s’abattre sur la terre des mortels et laisser fleurir un sourire de douceur m’horrifiant de toute sa douceur, c’était lent, trop lent, pas, plus assez brutal à mon goût, ce n’était pas bon, si c’était magnifique mais j’en voulais plus, toujours un peu plus.

Laissant à mon tour mes mains se dessiner sur son corps chaud et que je sentais excité, je me dérobai de sa bouche pour venir plonger mes lèvres dans son cou que je mordillais d’appréciation, traçant un sillon de ma langue jusqu’à sa chemise, je fis voler celle-ci en éclat alors que les va et viens qu’elle me faisait subit accéléraient toujours un peu plus m’arrachant une fois de plus un gémissement plus prononcé que le précédent. Une fois ôtée de son haut, ma bouche vint s’emparer de son téton durci mais ce fut avec mécontentement que je me fis relever la tête pour que celle-ci me chuchote cette unique phrase qui me fit perdre toute envie de soumission « -Je ne partirais pas aujourd'hui, Ayame-Sama, mais sachez que je n'ai pas peur de vous. ». C’est peut être avec un rire légèrement glacial que je répondis à ses dires, un rire montrant mon désaccord, elle n’avait plus peur, mais ma chère, tu n’as encore rien vu de moi ~

D’un retournement de situation, je lui fis un croche-pied afin de la faire basculer en arrière. Nous laissant tomber tout en amortissant notre chute qui s’avérait dangereusement douloureuse, je posais ma main tel un tremplin pour notre corps, une fois le marbre froid sous nos corps, je la dévêtis de ses derniers habits avant de me poser devant elle et d’admirer un court instant son corps. Sa peau blanche, ses seins somptueux, ses tétons rougis de plaisir et durcis d’envie, ses lèvres roses bonbons qui ne demandaient qu’à être léchées et son intimité qui ne voulait qu’être goûtée par une langue désireuse d’exploration intime. Posant ma main sur son cœur, c’est avec un sourire de malice que je descendis doucement sur son ventre, embrassant les moindres parcelles de peau m’étant offertes pour finalement baiser de mes lèvres les derniers centimètres qui me séparaient de son jardin intime « Prend donc du plaisir ma chère, elle n’est pas la seule que je désire ~ ». Une légère remarque d’esprit à esprit, de noirceur à noirceur, une envie que je voulais faire partager, une envie dont je voulais que tout son corps profite, une envie que j’exécutais en donnant un premier coup de langue bien placé pour finalement continuer passant par la lenteur du mouvement pour finalement accélérer et savourer chaque instant présent son sérum féminin sucré, sa douceur, ce qui sécrétait de son corps sous un signe de plaisir.

Le temps, nous en avions, l’envie, nous en débordons, la passion elle était là alors pourquoi ne pas s’exprimer … s’exprimer de tout notre cœur, s’exprimer jusqu’à l’orgasme. Traçant de mes ongles fins une ligne sur ses cuisses, je fis glisser ceux-ci jusqu’à son intimité alors que ma bouche continuait sa besogne, s’accordant à merveille dans une danse lente et sensuelle, j’accélérais le pas de plus en plus, de moins en moins, d’envie à envie et de plaisir à jouissance. J’aimais … « Jouis de tout ton être, jouis à en perdre la raison, montre donc à ta maîtresse qu’à toi aussi, je suis indispensable ~ ».

Ralentissant à l’extrême alors que ma bouche se décollait enfin de son bouton durci de plaisir, je remontais doucement sur son ventre en laissant mille et une marques de mon passage, continuant mon chemin jusqu’à l’une de ses montagnes que je gravis de mes baisers, je m’arrêtais sur sa chair plus foncée pour enrouler ma langue autour afin d’y jouer ne serait-ce qu’un moment de plus, la main toujours plongée dans le vis du corps humain, je mordillais, léchais et exprimais mon plaisir en lui offrant ce plaisir. Laissant à mes dépends ce que faisais, mes lèvres prirent pour cible les siennes, m’enfermant à mes côtés dans un baiser sucré de sa douceur, humide de mon envie et ravageuse de mon excitation, je vins mordiller sa lèvre avant d’engloutir sa bouche sous les assauts incessants d’une langue réclamant contact, réclamant passion.

N’avais-je seulement été si passionnée, n’avais-je seulement autant apprécié un jeu de jambes qui ne s’exprimait plus qu’en envie, mais de ce sentiment qui ne me sied pas … coucher par amour et non plus par désir charnel. « Tu le sais, tu le sens ma passion, tu sais que tu es miennes, tu sais que jamais plus tu ne seras libre et pourtant … je t’aime tant ». « Ne me laissez pas, aimez-moi, regardez-moi et venez à moi, regardez moi et dites moi combien tu es mienne ». « Sors ».

Un ordre insonore aux oreilles de cette femme sublime que je comblais de mes élans de mouvements, une femme qui à présent devenait mienne de seconde en seconde. Akiha, Akiha, Akiha.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Ven 16 Nov - 2:41

La surprise me saisit tout autant que l'envie de soumettre cet être puissant à mes caresses insistantes. Ni d'une ni de deux, je me retrouvais sous le corps couvert de vêtements en lambeaux de la directrice. Je frissonnais quand mon dos toucha avec délicatesse le sol froid de mon hall d'entrée. Ce qui suivit pouvait me déboussoler, même si je préférais dire que c'était une puissante jouissance digne de l'orgasme de toute une vie. Sa peau sur la mienne, mes formes dévoilées dans la lumière de l'après-midi. La passion qui émanait de nos deux corps sous le signe de cris fort avenants. Rien que le plaisir, rien que le désir et la passion d'un instant merveilleusement peu rationnel. Voilà ce qu'était le monde autour de nous à cet instant ; insignifiant.

Mon corps frissonnait à chaque attention que m'apportait Dead Master-Sama, que ce soit sa langue qui venait titiller mon clitoris humide d'excitation, ou ses doigts griffant de ses ongles ma peau pâle y laissant des traces rouges, tout cela me tournait la tête. Le désir charnel peut prendre bien de forme, mais il fallait un sculpteur doué pour épouser mes formes avec tant de sensualité. Et la directrice de la plus prestigieuse école du monde, était une artiste surhumaine. Je n'en pouvais plus, je laissais échapper des bruits de jouissance, des gémissements assez significatifs pour que tout le dortoir soit au courant des prouesses de leur supérieure. Sa langue humide qui ne s'arrêtait pas, mon bassin qui suivait le mouvement une fois avec empressement, une autre fois avec frustration quand ses caresses buccales devenaient plus lentes. De la torture, ô doux châtiment dont je ne voulais voir la fin. « Pfff... Tu me casses les oreilles! ». Silence, je suis occupée là. Je sentais la chaleur du plaisir affluer dans mes joues, sans me préoccuper de trop de mon ombre. Oui, j'avais l'habitude, j'étais tellement habituée à sa présence, ses remarques déplacées que son humeur ne me dérangeait même pas pendant des moments les plus intimes, les instants où j'étais le plus vulnérable, ce temps où seule la jouissance était ma seule délivrance.

Mon souffle devint saccadé tandis que j'essayais de m'exprimer. Mais rien, rien que des bruitages montrant la montée de mon orgasme à petits pas bien précis. J'essayais de me raccrocher à tout ce que je pouvais, au corps de Dead Master, lui griffant le dos de mes ongles, au sol ; glissant dessus tandis que j'essayais de m'y agripper, mais rien, rien ne pouvait me sauver de cette expiation pécheresse. Rien à part Akiha... Et encore. « Bon sang ! Laisse-moi sortir, laisse-moi sortir ! Je veux jouer, je veux sentir tout ça ! » NON. C'était mon moment, c'était mon plaisir, c'était moi qui voulais en profiter à fond. Akiha, la ferme. De toute façon, tu ne veux rien d'autre que son corps pour tes expériences, alors... Mes pensées se perdirent dans un brouillard sombre et épais, une boule de feu se forma dans le bas de mon ventre tandis que ma gorge était en feu dû aux gémissements incessants qui en sortaient. L'extase ! Mes yeux, je les savais dilatés de plaisir. Ma tête tournée sur le coté, je fixais le vide, un point invisible. Je n'en pouvais plus et pourtant, pourtant j'en voulais plus. J'avais envie de son corps, le goûter entièrement, le lécher jusqu'au bout des doigts, taquiner ses tétons, torturer son clitoris de doux baisers, souffler des mots inintelligibles dans ses oreilles... Je voulais... « Bordel, Akiha ! Je la veux ! ». Son désir montait en moi d'avantage. Et moi, moi je me sentais exploser, exploser tant de l'intérieur que de l'extérieur. La boule dans mon bas-ventre descendait à chaque mouvement de doigts pénétrants de la directrice, tout en moi était incandescent. Je brûlais, je frissonnais, je mourrais, je jouissais. Deux êtres en un, deux êtres qui ressentent du plaisir interdit dans un même corps, c'était insupportable. Jamais... Jamais avant... Et surtout pas avec Ayame-Sama. S’en était trop... Je sentais chaque mouvement de ses doigts fins, chaque caresse me tuait de l'intérieur arrachant des cris de ma gorge, mon liquide brûlant entre ses doigts, entre mes cuisses, je sentais tout ceci avec une présence effroyable. Et je voulais plus. Elle voulait plus.

Sa bouche sur la mienne, je m'efforçais de la dévorer, de prendre contrôle sur mon corps devenu malléable sous ses mains. Tout, tout en moi était parcouru de spasmes de plaisir, de soubresauts accentués par ses va et vient. Et là, j'en fus troublée. Tellement que tout mon être hurlait « NON ». Akiha devint folle en moi, s'agitant tel un animal indomptable. « Merde, tu vas lâcher, laisse-moi m'occuper d'elle. J'ai envie de sa personne, laisse-moi aimer le corps de cette salope, laisse-moi la regarder et lui montrer qu'est-ce la vraie jouissance. Laisse-moi la faire cirer ! Je m'occuperai de son corps, je le posséderai et j'en ferai ce que je voudrais». Un diable, j'avais un diable en moi, un monstre que mon esprit enfermait depuis toujours, un animal en furie qui vivait là attendant de pouvoir sortir afin de mieux se nourrir du sang et chairs des innocents. Un monstre qui réclamait sa part du marché avec une insistance fulgurante. Akiha, pourquoi ? Pourquoi ? Ton vouloir d'assouvir au plus vite mes désirs aurait outrepassé mon vouloir du plaisir ? Toujours dans mon état de semi-impuissance, je laissais ce monstre se libérer enfin sous un dernier cri de jouissance suprême.

⁃« Salope, tu m'as trop fait crier, je vais te montrer c'est quoi la vraie baise. »

Je sentais la chaleur s'accentuer dans mon bas-ventre sous l'excitation montante de mon ombre. Ce fût invivable, elle était déchaînée et voulait Dead Master-Sama. Mon visage, je savais qu'il exprimait une admiration teinte de sadisme. Une proie, mes yeux voyaient une proie mais pas que ça. Je ne savais pas encore déterminer ce que mon mauvais coté voyait en la directrice, mais ce n'était pas qu'un morceau de viande exploitable... Et si oui, elle voulait polir ce même morceau de viande avec toute l'attention qu'elle pouvait fournir. Tout mon corps se tendit d'un coup et un sifflement fou sortit d'entre mes lèvres. J'ai jouis, j'ai jouis sous les attentions de cette merveilleuse femme, sous ma forme la plus cruelle. Je la sentais, cette haine et noirceur monter en Akiha. Elle ne cédait pas, elle ne montrait pas ses faiblesses comme moi, elle va se venger avec un sadisme et... et un amour que seule elle connaissait le secret. Nous étions un. Notre corps était un. Nous étions deux contre Ayame-Sama. « N'est-ce pas, Akiha... ? ». Je souris de contentement intérieurement, rassasiée. Mon mauvais coté sourit aussi, prête à être le bourreau d'une plaisance insoutenable. Elle la voulait, avec toute la violence de mon esprit de monstre. Et je la laissais faire.

«⁃Tu es douée, enfoirée de Dead Master...»

Un rire grossier et je l'empoignais par les bras pour la faire basculer brutalement sur le dos. Enfin au-dessus en position de domination, un sifflement de plaisir traversa à nouveau mes lèvres. Mes yeux devenus d'un bordeaux sanguinaires dévoraient le corps de cette femme avec une envie et adrénaline indécente. Je me léchais la lèvre du bout de la langue avant de me saisir avec force de la chevelure soyeuse et ébène de ma partenaire pour attraper ses lèvres dans un baiser tendre, trop doux pour la pression que j'exerçais sur sa tête. Je mordis, et je sentis le sang, le sang de la directrice envahir ma bouche, un goût métallique, un goût amer qui me faisait mouiller comme pas permis. Je me pourléchais les lèvres, étalant ce même sang sur ses seins parfaitement ronds. Mes mains crochues griffaient son corps, avant de le caresser avec délicatesse pour mieux le griffer par la suite avec empressement. Je voulais mettre toute parcelle de son corps à feu. « Stop... Akiha, stop... Je veux... » Mon esprit mourrait dans ses envies monstrueuses. Elle montrait, je montrais toute la noirceur dans cet acte d'amour. Quel paradoxe, quel étrange sentiment. Ayame-Sama...

Mes mains empoignèrent les fesses du monstre sous moi avec une force et fermeté assurées, avant de soulever son bassin assez haut pour que son intimité soit à la hauteur de mes lèvres. Je léchais, je mordais, mordillais et léchais encore avec force et vitalité, goûtant de qui était sien, voulant plus, aspirant, relâchant pour mieux repartir, pousser plus loin, plus fort. Ensuite vinrent mes doigts, trois, non, quatre d'un coup, sans pitié avec un empressement soudain. Mon sombre coté était déchaîné, j'étais folle de passion brute. Je relâchais son corps, doucement, trop délicatement par rapport à ce qui s'est passé. Une alternance entre le doux et le violent. « Akiha... Je veux regarder son visage... Je veux lui accorder grâce de ta brutalité. »

«-Non ! Elle est à moi. Tu vas jouir, Dead Master, sous mon regard.»

Des baisers empressés remontant de la plainte de ses pieds jusqu'à son front, des caresses fiévreuses sans fin et enfin... rien. Mes doigts sortirent d'un coup sec de son intimité laissant une traînée de plaisir se propager sur le sol. Ma main remonta délicatement, par frôlement, le long de ses cuisses, le long de son bassin, de son ventre passant par son nombril, de la pointe d'un de ses tétons -tandis que l'autre se faisait agresser par mes dents- jusqu'à son cou où pulsait son sang. Cela m'affola, assoiffée de sang, voilà ce que j'étais à cet instant. Arrêtant enfin ma torture, je m'assis à califourchon sur son ventre, ma moiteur se répondant sur elle. Je caressais son visage avec une douceur qui n'allait pas avec mon sourire cruellement envieux et empressé. Je tendis ma main devant ses yeux pour, d'un mouvement souple l'abattre à coté de sa tête. Douleur, j'avais mal, je pouvais sentir le sang s'échapper de mon poing meurtri et rappé. « Akiha, non ! ». Elle voulait de la violence, elle voulait la battre, mais j'arrivais encore à garder assez de contrôle pour l'empêcher de le faire, déviant ses coups.

- « Pfff... T'as de la chance que tu es belle, même si j'ai horreur de l'avouer. En tout cas, Akiha, elle ne se gêne pas... Saloperie. »

Un grognement rageur sortit de ma bouche avant que je n'attrape les poignets de la directrice et les lie avec une matérialisation. Une corde ? Non, un fin filet coupant. Tandis que je maintenais ses poignets au dessus de sa tête d'une main, dans l'autre un scalpel vit le jour. Un petit objet, mais tellement tranchant. Tout d'abord, je le plaçais sur la joue de Dead Master, pressant doucement dessus sans pour autant entailler la peau. Cette magnifique peau de porcelaine. Magnifique, elle était si belle. La lame traça un sillon invisible sur sa peau pour arriver se caler sur sa clavicule. Je le sentais, je sentais le sang battre sous ma lame, l'adrénaline me gagna. Je descendis encore, sur ses seins. Mon émerveillement prit place sur mon visage, j'étais certaine que mes yeux brillaient tandis que je détaillais le chemin de ma lame sur le corps de cette femme. Arrivé sous son sein, mon ombre se décida enfin de l'entailler, doucement, laissant le filet de sang apparaître. Ensuite, j'éloignais la lame pour lécher la blessure occasionnée avec avidité. C'était bon. Si bon... Je poursuivis mon manège jusqu'à ce que l'objet coupant arrive à l'entrejambe de la directrice et là... Plus rien, tout mon corps se raidit avec qu'un juron ne sorte de ma bouche. « Mais que fais-tu ?! » Et ma main ne s'arrêta pas là. Mes yeux se fermèrent un court instant, je pris une inspiration et déposais le métal froid contre son clitoris, le titillant légèrement sans pour autant l'entailler.

- « Crois-tu que je suis assez mauvaise pour te blesser là, enfoirée de Dead Master ? Hahaha. »

Intérieurement je me tendis alors qu'un sourire malicieux apparut sur mes lèvres, lèvres qui vinrent attraper celles de ma victime potentielle tandis que ma main qui emprisonnait les siennes plongea de nouveau dans ses entrailles, pendant que l'autre tenant la lame se reculait doucement, évitant de peu de blesser ses parties intimes. Je déposais des baisers doux sur son visage, puis m'attardais sur ses tétons déjà bien rouges que ce soit de sang ou du plaisir. Ma main exécutait des va et vient infatigables et à cadence régulière tandis que ma lame se rapprocha assez près des cuisses de la directrice pour qu'elle la sante à chaque mouvement de son corps. « Non... ».

«-Jouis !»

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Ven 16 Nov - 3:13

Le diable, j’avais tenté le diable et me voilà assouvie sous sa brutalité, sous mon appel envers ce monstre que je désirais à présent, ce monstre sans cœur que j’obligeais à se soumettre à mes sentiments. C’était le chaos dans la tête de ma chère et tendre Akiha, j’entendais tout, je sentais la hargne du chien suppliant sa maîtresse de le lâcher, d’aller mordiller furieusement ce qu’il désirait, le plaisir montait et la douleur n’était plus qu’un jeu auquel je prenais un malin plaisir. Que ce soit assouvir mon envie par ses gestes brutaux ou venir me faire découvrir quelque chose de nouveau pour moi, j’étais à l’apogée de l’excitation. Dieu, ma vie est faite pour être vécue en enfer, ma vie est faite pour que celle qui égalait ma cruauté soit ma maîtresse. Puis-je serait-ce espérer plus alors qu’une déesse cruelle venait de remonter des enfers pour prendre soin de mon corps de la manière des plus subtiles soit-il ?

Des gestes durs et douloureux aux premiers abords, pour finalement amortir chaque chute. Des geste calculés dans le feu de l’adrénaline alors qu’elle me mangeait de toute part, je ne pouvais que jouir en vue de ma soumission, moi qui d’habitude ne supportait pas perdre le contrôle … le plaisir surhumain d’avoir un monstre comme partenaire me tuait, me consumait de plaisir indescriptible. Je ne me considérais plus comme femme sous ses coups, j’étais devenue un jouet, un jouet de plaisir qu’elle expérimentait en voyant mes réactions à chacun de ses mouvements, à chacun des bruits traversant mes lèvres, ses doigts nombreux en moi, son désir de domination, Dieu … Je me laissais emporter par une vague de puissance folle.

C’est en sentant mes mains se faire attacher que je descendis de mon nuage pour y retourner dès que la première lame froide vint se poser sur ma joue, ce n’était plus « de l’amour avec sentiment » mais du sadisme pur, un corps exposé dans une lute de plaisir alors que douleur et sang se mélangeait sans mécontentement dans l’extase et le liquide produit par mon corps. Des baisers fougueux, des coutures dignes d’un chirurgien … Je ne souffrais pas, au contraire, j’étais folle de plaisir. Que sa bouche me lèche, que sa bouche vienne récolter mon liquide vital ou encore que les lames se faisaient de plus en plus profondes, mon corps le supportait, une coupure, une cicatrice qui disparaissait avant que la vraie douleur ne surgisse, une deuxième entaille et la première blessure avait déjà disparue … j’étais Dieu et Dieu ne meurt pas, Dieu ne souffre pas, Dieu ne fait que prendre du plaisir ! Coupe moi, entaille moi, aime moi ! Fais moi jouir !

-« Jouis ! »

J’étais folle, folle de ses paroles et folle au point d’exécuter ses ordres alors que ses doigts me pénétraient de toutes leurs puissances, la lame sur ma peau, la lame qui s’enfonçait dans mes fesses à chaque fois que je bougeais de trop, une lame qui venait titiller ma peau douce et délicate ne laissant place à la cicatrisation à chaque fois que j’avais le malheur de trop avancer dessus. Dieu, était-ce donc sa la vraie douleur du plaisir ? Celle de voir son sang couler en même temps que sa mouille ? Voir tant de plaisir … Je n’en pouvais plus, j’en voulais plus, je voulais lui faire sentir ce plaisir surhumain, ce plaisir qui n’était que réservé au monstre de notre temps, le monstre fait de matérialisation, le monstre créé par l’esprit torturé d’une femme que j’aimais, je les aimais. « Ne te crois pas surpuissante, tu me fais du bien, mais laisse-moi te montrer ce que je subis, laisse-moi te montrer ce qu’est le vrai plaisir sadique, Akiha ! ».

Relevant légèrement mon corps ensanglanté, je vins entourer mes bras autour des épaules de l’ombre maléfique qui me donnait tant de plaisir après m’être libérée en m’entaillant les poignets. D’un mouvement doux et sensuel, je fis bouger sa lame et la dématérialisai tout en rapportant ses mains autour de mes épaules elle aussi. Un enlacement doux, un enlacement ne pouvant faire prédire ce qui allait suivre, un enlacement ne permettant que ma tendre Akiha ne prenne la place du monstre qui me baisait. D’un mouvement moins doux, moins gracieux, je vins la retourner complètement, de manière à ce que son postérieur me fasse face. D’un sourire malicieux je déposais premièrement mes lèvres sur ses fesses avant de me redresser doucement, enfonçant à sec mon doigt dans son entre si serré, je ne pris la peine d’attendre pour que le deuxième suive et que mon autre main vienne tenir sa tête pour que celle-ci ne puisse se redresser. Soumise à la perfection tout en se faisant enculer, n’était-ce donc pas exaltant ? Je ne pouvais pas abîmer le corps se trouvant devant moi, mais ce n’était pas pour autant que je ne pouvais pas le torturer ~

D’un rire excité, je poursuivis mes vas et vient en lui arrachant des cris de jouissance, léchant mes lèvres d’envie, je me couchais sous elle de manière à ce que je puisse venir aspirer son sérum dégoulinant sur le sol, d’un mouvement souple, je vins déposer mes lèvres sur son inimité avant de mordiller celui-ci de mes dents, mordillant assez fort pour faire ressentir la douleur, mordillant assez délicatement fort pour que celui-ci ne soit pas abîmé. Dieu, je jouissais encore, Dieu, je m’aimais à cet instant précis, Dieu, j’en perdais la tête. Léchant, enfonçant un doigt de plus pour accompagner mes deux autres et finalement user de mon autre main pour venir rejoindre ma langue sur son jardin secret. Un, deux, trois, un total de six ? Trois par trou, n’était-ce pas exaltant ? En prime une langue folle qui aspirait, mordait et léchait et je continuais, continuais jusqu’à ce que tout se contracte et je ne puisse bouger d’un seul mouvement, contracter pour finalement se relâcher en laissant tomber son liquide divin à flot, un peu de sang que je m’empressais de lécher et finalement … la fin d’un désir charnel violemment doux. « Je n’en attendais pas moi de toi, salope. ».

Un léger rire et je vins m’extraire de ce corps bouillant pour m’étendre de tout mon long à ses côtés, le sol froid chauffé par nos corps, je cherchais désespérément un coin froid pour faire tomber ma température. M'asseyant, je déposais ma main sur Akiha pour faire en sorte que ce soit son côté doux qui revienne, laissant la douleur de notre expérience à la chère ombre que je venais de soumettre à mes envies, chère ombre qui ne s’était pas priée pour m’en faire voir de toutes les couleurs. Bougeant ses mèches frivoles, je vins déposer un baiser sur son front avant de lui accorder un doux sourire.

- O-kaerinasai, Akiha-Chan ~

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Dim 18 Nov - 21:52

L'autosatisfaction démesurée de mon ombre prit des proportions exagérées quand le son de la voix de Dead Master-Sama parvint à nos oreilles. Un sourire du bout à l'autre de mon visage et me voilà à moitié éclatée de rire sous la prestance donnée. La fameuse directrice de Undai poussait des cris fort adorables sous le plaisir cruel que mon ombre lui procurait. J'en eus froid dans le dos de voir tant de sang, mais le désir prit vite le dessus et, en cosmos avec mon mauvais coté, je me détendis en observant cette femme fatale. Tellement de blessures qui, à mon grand – pas tant que ça- étonnement, disparaissaient en un clin d’œil. Mon corps était essoufflé tandis que mes bras entourèrent ceux de la directrice avec une tendresse peu habituelle de mon ombre. Elle était rassasiée, tandis que moi, au fond, je trouvais ce jeu un peu trop brutal et sanguinaire.

Mais ce ne fut pas fini, en réponse à toute cette violence, Dead Master était prête à en découdre, peu importe si elle fut en état ou non. Dans un mouvement ferme et déterminé, elle me retourna et, sur un cri de protestation je me retrouvais à quatre pattes derrière cette femme. D'abord autant étonnée que mon ombre, un « o » invisible apparu sur mon visage. Elle n'allait pas... Non... Et ce fut tout ce que j'ai pu constater avant que la charge de douleur mêlée au plaisir ne s'intensifie dans mon corps déjà en sueur de nos derniers ébats. Un monstre. « Aki... ha ? » Mais le plus drôle, ou le plus étrange ce qu'elle ne se débattit pas, ne fit rien pour rompre cet acte humiliant. Rien, à part profiter du plaisir occasionné.

Elle continua ainsi sans moindre pitié, une fois la douleur prenait place sur le plaisir, une autre c'est la vague de jouissance qui se répondait sur les blessures. Et ainsi de suite, tellement rapidement, mais aussi lentement. C'en était trop, je gémissais de douleur, de bonheur, de gêne, de tout ce plaisir trop intense. Et je me raidis dans un dernier cri mi-surpris, mi-rauque. Je jouis, mon mauvais coté laissa tout son plaisir dégouliner sur le sol tandis que mon corps tremblait encore sous les assauts sadiquement doux et durs de ma tortionnaire. « Tiens, tiens, souuuumiiiise ! » Oui, moi aussi j'aimais me moquer d'elle à mes temps perdus. D'ailleurs un grognement sourd sortit de ma bouche quand je retombais aux cotés de Dead Master-Sama, épuisée de toute cette gymnastique non prévue de la journée. C'en était trop, mon corps a eu le plaisir pour deux, c'était merveilleux mais pas totalement sans conséquences. Mes yeux étaient dans le vague tandis que Akiha me rendait ma place originelle pour profiter du doux baiser de la directrice dont toute sauvagerie avait quitté.

- O-kaerinasai, Akiha-Chan ~

Je ne sus réprimer de lui rendre son sourire, les yeux brillants de plaisir. « Salope ! Elle va me le payer ! Enflure ! Comment a-t-elle... ?! ». Je laissais échapper un rire joyeux tandis que mon ombre vociférait dans mon être. Je ne détachais plus mes yeux fatigués de cette personnalité que je venais d'explorer de long en large avec une avidité incommensurable. Comme avant, je me sentais comme cette adolescente qui admirait son idole avec le vouloir de se faire regarder par cette dernière. Mon dieu, que cette époque était loin. Mais mon sourire me quitta rapidement en comprenant largement que après le plaisir, il y avait la fin. Mon sort fut scellé sous cette seule phrase de la directrice, mots dits avec une douceur qui n'allait pas avec ses actions passées. Qu'allais-je devenir maintenant ? Partir ? Il en était hors de question que je le fasse, et si je m'y risquais, ma mort serait lente... ou rapide ? En tout cas je mourrais certainement, et je n'avais pas besoin d'Akiha, de mon mauvais coté, pour le réaliser avec tout le rationalisme humain... et celui du monstre aussi.

⁃Merci, Dead Master-Sama.

Ma voix n'était qu'un souffle, je détournais mon regard fuyant de me confronter à cette réalité qui ne me siérait pas tout à fait. « Pff... Maintenant qu'on n'a pas le choix, je vais la soumettre à ta volonté, Akiha. Et puis tu auras ce que nous voulons de cette salope. ~» Je m'assis enfin sous les résolutions enflammées de mon coté cruel. Le jeu continuait, mais ma marge de manœuvre sera plus restreinte. Avec un peu de chance, je ferai en sorte d'exploiter toutes les possibilités des sentiments qui orchestraient cette histoire à Undai. Ayame-Sama, préparez-vous à ma manipulation sous votre emprise. Je n'étais pas une femme faite pour rester enfermée dans une cage, j'aillais me libérer à ma manière. C'est ce que j'espérais. Bon sang, quel adversaire, quelle femme.

⁃Et si nous buvions quelque chose pour nous rafraîchir ?

Je lui fis mon plus beau sourire séducteur et me levais du sol froid. Je matérialisais des vêtements sur moi, une simple chemise noire accompagnée d'un pantalon de la même couleur. Je n'aimais pas forcement les habits faits de matérialisation, je les trouvais trop pesants surtout sachant que Akiha – mon mauvais coté- entrait en contact avec toutes les fibres de mon corps par ce moyen. Mais bon, je n'avais rien sous la main et toutes mes affaires se trouvaient dans des cartons, chauds à partir. Je soupirais en me rendant compte que j'allais passer quelques heures à déballer tout ce bazar... Remettant mes mèches en place, je tandis ma main pour que la directrice se relève. Ceci fait, je me dirigeais vers la cuisine où je procédais à une toilette rapide. Plus ou moins acceptable avec une allure tout autant attirante, je préparais un bon verre de whisky. « Haha, c'est rare de te voir boire, serais-tu à ce point sous le choc de tes ébats avec cette enflure ? Ou alors, tu n'as toujours pas de plan... ? ». L'un et l'autre pour être précise.

⁃Au lieu de te marrer, et remuer ta honte dans ma tête, mets-toi à réfléchir à un moyen, Akiha.

C'était un ordre froid, un murmure glacial, telle une épée traversant un cœur de toute sa longueur. Je ne fus même pas surprise quand un rire tout aussi hivernal me parvint à l'esprit avec autant de moquerie que possible. Un sourire léger sur les lèvres, je savais qu'elle allait m'obéir, encore trop énervée de s'être faite humilier de la sorte, sous ses airs d'intouchable. Je me saisis de mon verre, satisfaite, et avalait le liquide brûlant cul sec avant de me resservir. Je revins dans le salon avec un plateau de différentes boissons passant par le thé pour arriver à un café froid, sans oublier une gamme d'autres liquides alcoolisés ou non.


⁃Désolée, je n'ai que ça, Ayame-Sama.

Je déposais le tout sur la table basse qui se trouvait là, et vint déposer mes lèvres sur celles de la magnifique créature devant moi, belle et cruelle. Dangereuse mais si tendre à la fois, je pense que je passerais tout le restant de ma vie à l'admirer, avant qu'elle ne me tue, bien sûr. Bien sûr... « Ouais ouais, quoi qu'il en soit, je vais en faire qu'une bouchée ! ». C'est cela.

-Comme convenu, je reste à Undai, je voudrais juste savoir si j'aurai toujours votre bénédiction quant à mes projets de recherche ?

Ou autrement dit, si je ne risquais pas à me faire suspecter à tout bout de champ, ou alors si elle allait me surveiller à tout instant pour voir si je ne fais pas quelque chose qui lui déplairait, ou tout simplement si je devrais arrêter mes recherches, ou si je ne pourrais plus utiliser ses étudiants pour mes expériences et devrai me contenter de donner cours... Tout simplement, si je ne risquais pas ma vie à chaque respiration. « P'tin, hors de question ! On se barre, on analyse ce qu'on a, et après on revient, mais pas avant ! ». Je fronçais les sourcils d'un air songeur. C'était une solution comme une autre, mais étrangement je ne pouvais accepter cette idée sans y réfléchir à deux fois, jamais je n'avais autant peur pour ma vie et cette femme devant moi, avec son magnifique sourire, pouvait tout aussi vite changer d'avis et me planter un couteau entre les deux yeux. Inconsciemment, je me tendis légèrement sans pour autant commenter les dires de mon ombre.

-Évidemment, je me ferai la joie de vous montrer mes prouesses dans certains domaines, bien souvent...

Un clin d’œil et me voilà de nouveau en train de la dévorer des yeux avec une envie qui grandissait, incessible, jamais assouvie. Du bout de mes doigts, je touchais son bras et les passais tout le long de ce dernier. C'était un sentiment étrange de toucher une telle puissance avec tant d'insouciance, savoir qu'on était dans les grâces d'une déesse, se sentir si bien mais en même temps si mal en sa présence... Je pouvais la toucher, mais pas l'avoir... Non cela allait dans l'autre sens, elle, elle pouvait m'avoir et me toucher, me posséder sans que je ne puisse rien faire contre. Et elle le savait, c'était certainement pour cette raison qu'elle était si calme, si sûre d'elle, si rayonnante. « Réveille-toi Akiha ! Tu rêveras après, pour l'instant demande lui son bras en gage d'amour, que je m'en occupe. Puis on avisera. » Sans vraiment le vouloir, un rire s'échappa de ma bouche avant que je ne reprenne à nouveau mon sérieux. Akiha n'avait vraiment aucune subtilité dans ses dires, aucune. Heureusement que je n'étais pas ainsi, cela m'évitait souvent de me faire haïr par les gens. Quelle importance ? Ici, là, maintenant ? Aucune.

-Que désirez-vous de moi, Ayame-Sama ?

Parce que moi d'elle, je désire beaucoup trop, je désire quelque chose qu'elle ne veut me donner, que ce soit parce qu'elle n'est pas complètement inconsciente ou alors parce qu'elle peut tout avoir sans devoir demander, sans faire de compromis. La seule chose qu'il me faudra deviner, ce sera : jusqu'où sa cruauté peut aller et jusqu'où je pousserai ses limites avant qu'elle n'y mette fin ou qu'elle se désintéresse de moi. « Je ne la laisserai pas te faire de mal Akiha, je l'aurai avant qu'elle nous aie ». Je fermais les yeux une fraction de seconde pour relâcher la bouffée de haine qui m'envahissait, la haine de mon ombre... Je me posais sur un fauteuil en face de Dead Master-Sama.

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MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Dim 18 Nov - 22:39

Comme si le ciel nous était tombé dessus, le relâchement de mes muscles fut si intense que je me retins de crouler sur le sol. Le sexe, le vrai sexe était le plus redoutable des entraînements, si je pouvais dire lequel entre un combat contre Yume ou une partie d’expression corporelle avec Akiha, était le plus épuisant, je vous répondrai sans hésiter « Akiha ». Restant ainsi à la regarder un court instant, je ne la retins pas quand elle se redressa pour finalement me tendre une main et suivre de mes pupilles verdâtres sa démarche des plus sensuelles quand elle me proposa, avec tant d’appréciation dans la voix, si je désirais quelque chose pour me rafraîchir. D’un mouvement de la tête, je me dirigeais à mon tour vers son salon alors qu’elle traversa sans plus attendre ses appartements en direction de la cuisine, la laissant vaguer à sa discussion avec son ombre surexcitée et surtout méprisante d’avoir été soumise, je pris place sur le divan sans prendre la peine de me recouvrir. Devrais-je ? Ne devrais-je pas ? Telle était la question, d’un fin rire amusé tel un murmure, je matérialisai rapidement à mon tour une simple chemise blanche et un unique sous-vêtement pourpre pour cacher mon inimité me tiraillant toujours des ébats passés.

⁃Désolée, je n'ai que ça, Ayame-Sama.

Revenant avec un plateau de boissons diverses en main, je lui rendis un sourire qu’elle m’adressa avant de décroiser mes jambes et de me pencher vers ce même plateau qui allait apporter jouissance à ma gorge. Prenant un verre dans lequel je glissais trois glaçons, je déversais dans celui-ci un liquide quelconque dont la couleur me plaisait avant de l’approcher à moi. M’arrêtant sous l’unique « Ouais, ouais, quoi qu'il en soit, je vais en faire qu'une bouchée ! » pensée de l’ombre qui me fit sourire un court instant avant que je ne reprenne contenance en buvant cul sec ce qu’il se trouvait entre mes mains. Grimaçant au goût fort un premier temps, je continuais à écouter les dires de la jeune femme devant moi tout en me reposant agréablement sur les coussins me servant de dossier :

-Comme convenu, je reste à Undai, je voudrais juste savoir si j'aurai toujours votre bénédiction quant à mes projets de recherche ? Évidemment, je me ferai la joie de vous montrer mes prouesses dans certains domaines, bien souvent...

Était-ce une manière pour elle de dire qu’elle voulait continuer comme avant, comme si de rien de tout ce qu’il s’est passé ce dernier mois n’ait pu ne serait-ce qu’affecter notre quotidien ? Je n’étais pas dupe à croire qu’elle ne faisait que trier des parcelles de corps morts, qu’elle jouait les petites chimistes en mélangeant X et X, mes précieux agneaux servaient à alimenter la soif de connaissance de son ombre si tendrement sadique. Et aussi étrange que cela pouvait l’être, je n’étais pas contre ces procédés d’user mes futurs combattants comme cobayes, loin de là d’ailleurs. Et puis même, n’était-il pas normal d’accorder à la science de quoi faire augmenter son savoir ? Et l’essence pour ce moteur n’était autre que la chair humaine, et en parlant de chair, il allait de soi que j’étais sans doute également une personne que convoitait Akiha pour ses expériences et ce sont les dires de son ombre qui confirmèrent un doute déjà confirmé depuis bien longtemps « Réveille-toi Akiha ! Tu rêveras après, pour l'instant demande lui son bras en gage d'amour, que je m'en occupe. Puis on avisera. » Si ce n’était pas charmant, tellement que je faillis éclater de rire en vue de ce dire des plus romantiques, elle voulait un bout de bras ? Mais pourquoi pas ? Je lui en offrirai un pour Noël tien. Rien que marquer les faits, je matérialisais mon cristal entre mes doigts pour jouer avec, tout en continuant à fixer la femme qui me dévorait d’envie, d’un soupçon de bon sens, je me ravisai de lui sauter à nouveau dessus et préférais me servir un autre verre alors que sa voix me demandant ce que je demandais d’elle, retentit dans la salle.

- Rien de particulier à part ta personne, Akiha-Chan.

Lui adressant un petit sourire en coin, je déversais le liquide alcoolisé dans ma gorge avant de décaler le verre de mes lèvres une fois celui-ci vide. D’un mouvement brusque de ma part, je m’arrachais un peu de peau avant de la présenter devant Akiha qui, je savais son ombre bouillonnait de satisfaction trop rapide pour comprendre ce qui allait se passer ensuite. Ce ne fut plus un morceau de chair qui restait de ce qui m’était enlevé, mais plus de la poussière qui s’envola en un coup de vent en même temps que ma blessure se cicatrisa à une vitesse folle. Et oui, telle était la réalité des choses, jamais, jamais elle ne sera soustraire quelque chose de moi avec mon véritable ADN, seul mon cristal et encore, si elle arrive ne serait-ce qu’à l’effleurer du bout des doigts … « Croyais-tu que cela allait être si simple ? Il ne sert à rien de se presser, la mort ne t’attends pas forcément au prochain virage, Akiha-Chou ».

- Tu continueras tes expériences sur mes agneaux comme beau te semble, je serai même ravie de voir l’évolution de tes prouesses, mais si cela ne te dérange pas, j’aurai un travail pour toi.

Me relevant en lui faisant dos, j’allais en direction de la cuisine un court instant avant de revenir avec un thé chaud et de m’asseoir non plus devant elle, mais juste à ses côtés sur l’accoudoir. Passant premièrement mon cristal autour du cou, je finis par matérialiser un document que je lui glissai entre les seins. D’un sourire amusé, je bus premièrement un peu du liquide chaud avant de faire retentir ma voix une fois de plus :

- Un nouveau travail, un nouveau projet dont j’aurai peut être l’utilité si tu réussis. Pour cela, je t’accorde une semaine. Je ne te demande pas de rester cette semaine à Undai pour finaliser ce travail, disons que je te laisse cette liberté. Profite en pour te marier avant qu’il ne soit trop tard peut être ~

« Kufkufkuf ~ » Oui, avant que je n’attrape ton fiancé et que je le castre à tout jamais sans oublier de le décapiter … Je suis sûre que sa tête sur mon mur pourrait être magnifique comme décoration, non ? « Qu’elle ne parte pas, ce n’est qu’une manière subtile à faire croire à l’esprit humain qu’il est libre … n’est-ce pas Akiha ? ».

- Qu’en penses-tu ?

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★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Hyouri Shi
★ Age : 26 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Amour, Haine, chagrin ... quand tu nous tiens !    Sam 24 Nov - 0:01

Le soir pointait son nez à l'horizon comme pour signaler aux vivants que la nuit risquerait de tomber dans peu. Les derniers rayons de soleil filtraient dans l'immensité de mes appartements tels des fuseaux orangés laissant des traces transparentes sur le sol. Mais ce beau spectacle n'était pas la première de mes préoccupations, j'avais une créature tout aussi intéressante et rare devant mes azurs pétillants de malice. Une femme dont le nom était connu dans tout le monde, une femme que tous voudraient ne serait-ce qu’apercevoir une seconde, l'espace d'un instant. Titillée par la conscience propre de mon mauvais coté, ce n'était pourtant pas cette femme que je regardais mais plutôt son cristal, le cristal verdâtre entre ses doigts fins. Un magnifique contraste, tout un savoir enfermé dans ce bijou... Je... Non, elle le voulait. Non. Nous le voulions. Oui.

⁃ Rien de particulier à part ta personne, Akiha-Chan.

C'était dit si simplement, mais ce n'était pas aussi facile. Rien que ma personne hein, ma liberté, une vie entière. C'était énormément, mais j'étais prête à me sacrifier pour le salut de l'humanité, c'était évident. Bien sûr, je ne foncerais pas tête baissée au devant du danger sans avoir la certitude de ma réussite. J'étais prudente, nous étions prudentes. Aux points que toutes mes certitudes s'envolèrent en même temps que le morceau de peau de Dead Master-Sama se transforma en poussière. Tout était clair. « Hah, évidemment, sinon ce serait trop simple, la salope. Heh, si elle se croit si maligne, elle va vite déchanter ! » Crois-tu si bien le dire Akiha ? Je n'en étais pas si sûre que mon ombre. Pour moi, une chose était trop évidente, il m'était impossible de prélever de son ADN sans que je ne trouve un moyen de le conserver, chose qui n'était pas forcément à la portée de tous, et pas à la mienne pour le moment. Voilà sur quoi je devrai me pencher, sauf si je trouve un autre moyen de parvenir à mes fins... Un autre moyen c'était qu'elle me laisse tout simplement œuvrer sur son corps, mais je ne pense pas que Dead Master-Sama serait prête à sacrifier ses connaissances pour mes expériences. « Qui sait, peut-être un jour cette enflure te donnera ce que tu veux. » Je grimaçais légèrement, je n'aimais pas attendre vainement avec un espoir de recevoir quelque chose d'aussi précieux. Je préférais user de tous mes moyens pour l'avoir, oui, sans perdre mon temps à attendre, avec l'incertitude de pouvoir l'atteindre un jour. Le pacifisme n'était pas mon point fort mais tout de même…

⁃ Tu continueras tes expériences sur mes agneaux comme beau te semble, je serai même ravie de voir l’évolution de tes prouesses, mais si cela ne te dérange pas, j’aurai un travail pour toi.

Un travail pour moi ? Au moins je pouvais être sûre de n'avoir aucune entrave dans mes recherches, une bonne chose. Je me demandais par moment si Ayame-Sama savait jusqu'où j'ai poussé mes expériences dans la matérialisation pour me laisser ainsi libre cours à mes projets tout en m'ouvrant des portes avec ses propres découvertes. Je restais perplexe à ses dires tandis qu'une matière de papier glissa dans le décolleté de ma chemise. « Elle ne sait pas exactement, c'est pour ça qu'elle veut voir... Ne lui montre pas. » Je pris le document dans mes mains sans pour autant les ouvrir profitant plutôt de la proximité de la directrice. Rivant mes yeux sur le papier, une hésitation vit le jour dans mes traits sous les paroles de mon mauvais coté. Akiha avait raison, même avec de la liberté je me devais de rester prudente. Peut-être que Dead Master-Sama éprouvait un quelconque sentiment de sympathie envers ma personne, mais j'étais persuadée que tout cela s’effacerait sous un coup de tête après que j'aie découvert un secret de trop. Déjà que je savais beaucoup... Et ce projet ? Était-il là pour me tester ?

⁃ Un nouveau travail, un nouveau projet dont j’aurai peut être l’utilité si tu réussis. Pour cela, je t’accorde une semaine. Je ne te demande pas de rester cette semaine à Undai pour finaliser ce travail, disons que je te laisse cette liberté. Profite en pour te marier avant qu’il ne soit trop tard peut être ~

Oui, elle voulait voir jusqu'où je peux aller dans un laps de temps déterminé. J'en mouillais d'envie de lui montrer que c'était suffisant et que j'allais relever le défi avec brio. Avec un sourire aux lèvres, je me promettais de travailler d'arrache-pied pour arriver au résultat voulu, rien que pour montrer ma valeur aux yeux forêts de cette magnifique scientifique. Et peut-être avec ceci, je monterai encore plus dans son estime, dans ses grâces pour arriver à l'excellence totale... « ou la confiance. Jeu subtile, même si j'aurais préféré y aller plus rapidement avec ça ». Plus rapidement ? Je ne pense pas qu'il me sera permis d'accélérer le pas selon mon désir. C'était la directrice qui fixait les règles, je ne faisais que les ébranler de temps en temps pour démontrer ma propre finesse... Et ensuite, si je pouvais m’éclipser une semaine, cela m'arrangerait fortement. Une semaine en compagnie de Keitaro qui pourrait me conseiller, une semaine pour analyser mes échantillons sans peur de voir la directrice débarquer... Parfait, même si sa dernière phrase pouvait me laisser de marbre, je ne pense pas qu'elle irait jusque là... Et moi non plus, je ne comptais pas me marier. Blague de mauvais goût, mais c'était toujours aussi amusant. « Vaux mieux pas. Reste ici, essaye de l'amadouer. Cette conne risque de le tuer vraiment sous un coup de tête. Haha, ce serait amusant nan, Akiha ? » Non. Cela ne le serait pas. Je fronçais mes sourcils clairs sans répondre tout de suite à la question de cette créature qui me tenait compagnie. Je ne savais quoi choisir, mais une chose était sûre, je n'allais pas risquer la vie de mon fiancé. Pas maintenant, et pas la mienne non plus. Et plus près je serai d'elle, plus je pourrai apprendre. Je me laissais tomber contre le dossier du sofa, les papiers toujours en main avant de relever la tête vers celle de l'intellectuelle.

-C'est bien aimable à vous, Ayame-Sama. Mais je préfère rester ici. Je trouverai plus facilement ce dont j'ai besoin pour ce mystérieux projet dans ce lieu plutôt qu'ailleurs.

Tout en déclarant cela avec un doux sourire sur le visage, je me perdis dans la contemplation de mes doigts qui traçaient des sillons invisibles sur la douce peau de ma ravissante supérieure. Ce que j'ai dit s'avéra être de la pure vérité, même si mes sentiments balançaient plus pour la survie plutôt que pour l'efficacité. Une semaine, voilà qui sera intensif. Piquée tout de même par une curiosité maîtrisée, j'ouvris enfin le document me détachant de la vision d'une Dead Master nue sous mes mains. Sentant une chaleur pressante dans mon bas-ventre, je feuilletais en surface les formules et notes sur le projet que je devrais conduire à l'aboutissement. « Complexe... Mais pas tant que ça. Quelques étudiants à éventrer et je vais y parvenir... D'ailleurs, beaucoup d'étudiants, question de faire chier cette femme de malheur ! Heh ». Je grimaçais tandis que Akiha calculait déjà le nombre d'effectifs nécessaires, le surplus qu'elle utiliserait rien que pour réduire les petits soldats de Undai, le matériel ainsi que différentes méthodes qu'elle utilisera pour s'occuper de ses cobayes. C'est en entendant un « brochette » que je sifflais entre mes dents un :

-ça suffit !

Avant de me passer les mains sur le visage, me lever et faire face à la directrice. D'un geste fluide, je vins caresser son visage avant de m'arrêter à son menton et de la saisir pour amener ses lèvres jusqu'aux miennes dans un doux baiser chaste. Voilà une bonne façon de me changer les idées glauques de mon ombre par des pensées plus érotiques que je concoctais.

-Bien, vous n'allez pas être déçue. Mais pour l'instant...

Et je ne poursuivis guère, laissant mes mains avides fracasser toute pudeur pour redécouvrir le corps de Dead Master-Sama dans une danse torride et enflammée, ne laissant place qu'aux gémissements de plaisirs parfois entrecoupés par une Akiha dégoûtée qui me sortait des idées forts disgracieuses pour stopper mes ardeurs. Images qui laissèrent place aux simples remarques un peu déplacées au fur et à mesure que la jouissance reprenait le dessus.

END

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