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 Sombre entretien [PV : Dead Master]

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Kaito Kobayashi

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MessageSujet: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Jeu 1 Nov - 17:37



Ce jour-là, la pluie tombait continuellement, à n'en plus finir. La saison venait à peine de commencer et pourtant le ciel s'était déjà noirci, déversant ses larmes sur le monde des hommes. Pour bon nombre de personnes, il ne s'agissait que d'intempéries similaires à celles du passé et identiques à celles qui arriveront plus tard. Pour l'homme qui était installé là-bas, au fond du couloir, les bras posés sur le rebord d'une fenêtre à demi-ouverte, cela représentait sans doute le reflet du monde qu'on pouvait voir à travers ses yeux. Il fixait l'horizon de son regard perçant. Il aurait aimé voir le bout du monde rien qu'avec ce panorama mais tout ce qu'il pouvait apercevoir au-delà de l'étendue d'eau derrière les murs de l'Académie n'était que cet amas de bâtiments urbains dont les gigantesques silhouettes menaçaient d'engloutir les innocents qui passaient à leur portée. De si grande taille, ces édifices avaient l'air de souhaiter atteindre le sommet du ciel; cependant, la couleur qu'ils arboraient à cet instant précis les faisait confondre avec la teinte d'ébène de ce même ciel.

Kaito eut un rictus mauvais. Lui qui avait presque toujours vécu dans l'ombre des beaux quartiers ou côtoyer les quartiers populaires, il parvenait à peine à retrouver un quelconque souvenir au fond de sa mémoire qui lui affirmait qu'il avait connu des choses plus merveilleuses et plus agréables à contempler. Plongeant son regard, cette fois, dans le vide complet, il n'y arrivait toujours pas.
En effet, peut-être que ces beaux souvenirs n'avaient plus lieu d'être lorsque ses mains se tâchèrent d'un sang encore plus sombre que celui d'un simple type qui aurait cherché à s'en prendre à lui. A moins qu'il ne s'agisse de ces moments-là, lorsqu'il aperçut les corps de son frère et de sa soeur, sans vie. Avec du recul, il se demandait encore comment il n'avait pas pu devenir complètement fou. La raison la plus évidente serait l'instinct bestial qui l'habitait. Un instinct de survie qui le poussait à continuer à vivre sans jamais se poser de questions; et ce, malgré les blessures qu'on lui a infligé et qu'il s'est infligé.

Fumer était apparemment déconseillé dans l'enceinte de l'établissement. Comme il aurait aimé fumer une bonne clope avant d'aller au bureau de la Directrice... Ah... Oui... Effectivement, il devait rendre une petite visite chez la Maîtresse des lieux. Pourquoi donc ? Sans doute par simple courtoisie. Non, plus sérieusement, on lui avait demandé de s'entretenir avec cette étrange femme. "On" ? Les hommes et les femmes qui avaient fait en sorte que son transfert soit réalisé sans trop de problèmes au niveau de la Loi; et surtout ce vieil homme qui lui avait proposé cette "chance" de se refaire une vie.

- Ca va être une belle soirée... murmura-t-il à lui-même tandis qu'il levait les yeux vers le ciel.

L'étudiant ne prit même pas le temps de refermer la fenêtre et se retourna. Jetant un oeil à sa main droite, il se rappela alors de cette vision sanglante qui s'était gravée à vie au fond de sa rétine, au plus profond de sa mémoire. Plus que cette vision, il se rappelait clairement de ce sentiment de satisfaction. Il sentit des sueurs froides sur sa nuque mais ne fit qu'esquisser un simple sourire. Après tout, c'était du passé, non ? Ce qui était fait, était fait.

Bien que peu de temps se soit écoulé après son arrivée à Undai Gakuen, il avait eu le temps d'entendre quelques bribes de conversation à propos de la Directrice. Visiblement, elle était redoutée par toutes et par tous. Quel genre de femme pouvait-elle bien être ? Sur le chemin, il imagina toute sorte d'apparence que pouvait avoir la Directrice, si bien qu'il en oublia les sombres pensées qui hantaient son esprit auparavant.

*... Sans doute une vieille peau à lunettes avec une coiffure de fruit de mer, le regard hautain et une voix qui donnerait envie de l'envoyer tout de suite à la morgue...*

En réalité, Kaito s'énervait rien qu'en s'imaginant ce genre de vieille femme. Il en avait connu des vertes et des pas mûres durant son enfance, surtout des pas mûres. Relax ! Il devait se tenir à carreaux pour le moment. Il serait idiot de sa part d'accomplir une bévue qui le conduirait tout droit sur le chemin de l'exclusion puis sur celui de la taule avant d'arriver à destination à la potence... Minute ! La potence, c'était du passé.

Arrivant devant la porte du bureau de la Directrice, Kaito s'arrêta un instant et fixait inlassablement le bois de cet aménagement. Aux alentours, il n'y avait personne. Bizarrement, il avait l'étrange impression que les gens évitaient cette partie-là de l'Académie. "Peu me chaut !" se dirait-il. Il savait déjà à l'avance que ce fossile vivant sorti tout droit de Jurassic Park, qu'il rencontrera sans nulle doute derrière cette porte, ne l'appréciera guère. Kaito n'avait pas l'habitude d'avoir du succès avec les personnes âgées.

Poussant un soupir, il toqua clairement à trois reprises. N'entendant aucune réponse distincte, il posa alors la main sur la poignée. Au contact de celle-ci, il eut une impression des plus dérangeante. S'il était un tant soit peu croyant, il aurait cru que cette porte le mènerait jusqu'aux Enfers. Chose impossible. Remarquant que ses doigts avaient enserrées la poignée depuis quelques secondes, il entreprit finalement d'entrer dans la pièce.

La porte se referma silencieusement derrière lui, comme si quelqu'un l'attendait et le prenait au piège. Au fur et à mesure que les secondes passaient tandis qu'il se trouvait dans cette salle, un certain malaise le gagnait peu à peu.

Là, face à lui, se trouvait le bureau de la Directrice;
et derrière ce bureau, se trouvait...

La femme la plus mystérieuse que Kaito allait connaître.

Comme abasourdi, malgré le fait qu'il n'affichait aucune expression de surprise, il ne prononça aucun mot, attendant que la Directrice prenne la parole en priorité. De son regard couleur d'acier, Kaito n'allait pas tarder à découvrir celle qui était la Maîtresse des lieux.

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MessageSujet: Re: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Jeu 1 Nov - 18:21

Le temps n’était pas à son rendez-vous, cela était plutôt normal en vue de la saison. Assise dans mon lit, je regardais par la fenêtre sans vraiment regarder. Le cœur lourd et la nuit assez rude, je n’avais plus aucune notion du temps, il pouvait faire aussi jour que nuit, je n’en savais rien et à vrai dire, je m’en foutais. Tournant la tête en entendant un bruit surgir, je souris doucement en voyant l’une de mes servantes entrer dans ma chambre, m’aidant à me lever, elle me vêtit de mon peignoir avant de me proposer de la suivre un étage plus bas afin que je mange quelque chose. La suite se passa aussi vite, manger, se laver, s’habiller et finalement partir, oui, ma vie était une distraction chaque seconde. C’est de l’ironie, cela va de soit.

Soupirant en traversant les couloirs de Undai, je ne pris pas la peine de répondre aux quelques élèves qui venaient de me saluer, plongée dans un livre que je venais d’acquérir il y a peu, rien ne pouvait m’ébranler, tellement rien que je risquais presque de me tromper de chemin en me dirigeant vers la chambre d’Akiha à la place d’aller dans mon bureau. Me retrouvant devant sa porte, je fronçais les sourcils avant de faire demi-tour, oui, les sauvageries cela ne se faisait pas quand on avait du travail et encore moins quand on avait sans doute zappé une bonne semaine de dossier à rédiger. Toujours en pleine lecture, je traversai la cour et là … là le drame sans doute. Mon livre tomba sur le sol, dans une flaque plus précisément, mon visage se décomposa, mes mains toujours tendues comme si mon précieux bouquin se trouvait dedans …

Levant les yeux pour savoir pourquoi, je fronçais les sourcils en voyant deux étudiants sur un scooter, oui, un scooter dans Undai. Riant presque jaune en serrant les poings, je foudroyais les pauvres personnes devant moi, les foudroyer se n’était rien comparé à ce qu’ils allaient subir. Avançant d’un pas premièrement, je n’attendais pas que le conducteur démarre pour que je le prenne par son col, matérialise ma robe ainsi que ma faux et le tranche sans plus attendre. Qu’importe le rang, il venait de me défier de cette manière si absurde, le reste du corps se fit découper encore plus en rondelles, trop, trop, je devais me calmer, tuer pour un livre ! C’était de l’idiotie, et tuer par plaisir, c’était mieux peut être ? Oui. Continuant à hacher le cadavre, je n’eus aucune retenue devant les yeux de l’autre élève qui regardait la scène sans doute horrifié.

La colère se calma petit à petit une fois que le cadavre fut méconnaissable … Pouvait-on encore appeler ça un cadavre étant donné qu’il ne restait plus que du haché ? Je ne sais et je m’en foutais, si il y a une disparition, disons que je ferai en sorte que cela soit un simple départ de la personne. Soupirant en ramassant mon livre, je voulus verser une larme pour tant de gâchis mais je n’y fis rien étant donné qu’un bruit sourd me parvins aux oreilles. L’autre. Celui qui était encore vivant pleurait … jaune, le pantalon mouillé, c’était disgracieux.

Me décidant de partir de cette scène, je lui tournais le dos avant de me diriger vers les couloirs. Mais croire que sa vie était sauve n’était qu’un fantasme, d’un claquement de doigt je fis sortir des épines du sol, épines qui venaient se faufiler dans le corps du passager du conducteur détruit. Un cri de douleur, une agonie qui ne dura qu’un instant et cela était devenue de l’histoire ancienne. Lâchant le livre que j’avais ramassé en me promettant de m’en racheter un autre, j’ouvris la porte de mon bureau et y pénétra tout en faisant ouvrir les rideaux. Prenant place devant mon bureau, je sortis mon ordinateur de mon tiroir, les dossiers à traiter et j’étais prête. Prête à un point que ma mauvaise humeur était palpable dans l’air, en espérant que personne ne …

Ne me dérange. Mais c’est à ce moment là qu’un inconnu entra dans mon bureau après avoir tapé trois fois, genre si je ne réponds pas, tu peux entrer ? Encore un abruti. Mais j’étais la directrice et ils étaient mes enfants, de ce fait, je devais les accueillir correctement et aussi correcte que je pouvais le faire, je le détaillai rapidement avant d’afficher un petit sourire. Un son mielleux sorti de ma bouche afin de lui demander :

- En quoi puis-je t’être utile, Kaito-Kun ?

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MessageSujet: Re: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Jeu 1 Nov - 19:14

Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir là, confortablement installée sur son fauteuil, prête à travailler face à un ordinateur portable et une pile de dossiers, une femme d'apparence assez jeune. Jamais il n'aurait cru avoir affaire à ce genre de femme en tant que directrice de l'académie dans laquelle il avait été transférée. Elle était loin d'être une "vieille peau" comme il le pensait tout à l'heure. Bien au contraire, elle avait du charisme et possédait une aura qui confirmait son statut. De longs cheveux aussi noirs que l'ébène, encore plus sombre que ceux de Kaito, constituaient sa lisse chevelure. Ses yeux étaient d'un vert intense et semblaient ensorceler quiconque les croisait. Elle était vêtue majoritairement de noir et de vert. Sa peau était d'une blancheur de neige. Toute sa personne extérieure, toute son apparence, forçait Kaito à lui donner l'image d'une jeune sorcière. Oui. Une sorcière. C'était sans doute le mot qui était apparu dans son esprit dès qu'il aperçut la Directrice.

Comme si une brise lui caressait le visage, Kaito entendit la question de cette femme, prononcée par une voix envoûtante. Elle avait toutes les caractéristiques d'une femme paisible, d'une femme de travail, d'une femme pédagogue... Et pourtant, Kaito éprouvait un curieux sentiment à son égard. Au fond de ces yeux émeraude, il avait l'impression qu'elle était jeune mais pas tout à fait non plus; sûrement plus âgée que lui, "simple" étudiant. Malgré cela, ce sentiment assez embarrassant ne s'atténuait nullement. Qui était-elle donc ? Voilà que Kaito avait comme du mal à lui répliquer sa réponse et lui-même ne saurait pas comment expliquer son comportement. Néanmoins, il eut vite fait d'ignorer volontairement cette curieuse impression et esquissa un sourire poli; même si son regard rebelle disait le contraire.

Apparemment, elle le connaissait déjà. Evidemment, un étudiant qui faisait son entrée ne passait pas inaperçu par l'administration. Lentement, il s'inclina légèrement en signe de salutation.

- Enchanté de vous connaître... Et pardonnez-moi de prendre de votre temps mais "ils" m'ont demandé à ce que je m'entretienne avec vous pour diverses raisons... Si vous voyez ce que je veux dire.

Par "ils", Kaito faisait référence à ceux qui l'avaient envoyé ici en raison de son crime. D'ailleurs, il se demandait bien pourquoi ces gens-là le forçaient à aller à la rencontre de la Directrice. En temps normal, les étudiants n'étaient pas convoqués directement chez le Proviseur, surtout individuellement. Il s'agissait simplement de cas particulier et de... Cas particulier ? N'en était-il pas un ? Il échappait à plusieurs années de réclusion rien qu'en étant inscrit dans cette académie. Peut-être que cela justifiait cette rencontre ? Après tout, quel établissement voudrait de quelqu'un qui a passé la majeure partie de son temps dans les rues ? De plus, si cet établissement était au courant de cette affaire, le problème serait encore plus complexe. En fait, Kaito était sûr et certain que la Directrice était au courant de l'histoire qu'il avait pu vivre... Et peut-être même en savait-elle bien plus encore. Voilà une chose que l'homme aux cheveux sombres pouvait craindre... Une sombre pensée traversa son esprit : et si cette académie était une sorte de prison ?

Kaito comprit pourquoi on l'avait obligé à rencontrer cette femme aux yeux verts.

- Je suppose... Que c'est pour en apprendre davantage sur cette académie. Vous ne croyez pas ?

Les précédentes questions qu'il s'était posées la veille du départ ressurgirent. L'académie se situait sur une île, coupée de toute la ville, à Kyoto. Etrangement, il n'avait pas encore entendu un seul étudiant parler de "rentrer chez soi". S'agissait-il d'un hasard ou bien était-ce un fait ?

En tout cas, Kaito avait la désagréable sensation qu'il allait en baver.

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MessageSujet: Re: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Jeu 1 Nov - 19:56

Grand, grand qu’il puisse être je le voyais tout petit devant la puissance de ma personne, je le scrutais de haut en bas, de gauche à droite sans pour autant me faire remarquer où encore mieux, que je me présente comme étant impolie. Kaito Kobayashi n’était pas un élève normal après tout, son invitation était tombée à pic pour cette personne. Entre une prison dorée et une autre moisie, le choix était facile non ? Tellement facile que je ne m’attendais pas à ce qu’il refuse de venir dans mon établissement. La question suivante était ; n’était-il pas dangereux d’avoir un tueur dans l’école ? Il ne fallait que regarder le comportement des gens pour le comprendre ici.

- Enchanté de vous connaître... Et pardonnez-moi de prendre de votre temps mais "ils" m'ont demandé à ce que je m'entretienne avec vous pour diverses raisons... Si vous voyez ce que je veux dire.

Se penchant poliment devant moi, j’agrandissais mon sourire en voyant tant de politesse émanée de cette personne. J’aurai plus cru à un claquement de porte et un « Qu’est-ce que je fou là » mais non, c’était plutôt … trop simple, trop doux, trop peu excitant. Mais que voulez-vous aussi, si il me saute dessus, je le tue, si il est trop plat, ils (les élèves dehors) le tueront. Soit moi, soit eux, ou le juste milieu et son regard me disait bien que je ne devais pas me fier si facilement à ces petits mots polis et sa gestuelle. Après tout, n’avais-je pas un de mes semblables à mes côtés ? Non, moi j’avais tué de plaisir, par extase de voir du sang coulé … Maaah, un assassin, reste un assassin, qu’importe son niveau de cruauté non ?

- Je suppose... Que c'est pour en apprendre davantage sur cette académie. Vous ne croyez pas ?

Laissant un petit rire échapper de mes lèvres, je me poussais légèrement de mon bureau en croisant les jambes. L’invitant du regard à prendre place sur l’un des deux sièges en cuir se trouvant devant ma table, je me décidais enfin à élever la voix dans cette pièce digne de ma personne. Marbrée sur le sol, une porte en chaine vernie et cette plaque … Soit, le décor n’était pas à décrire ici, parlons plutôt de ceci :

- Premièrement, si tu es ici c’est que tu as reçu l’invitation de Undai. Nous y déposons également l’uniforme de l’académie ainsi qu’une boucle d’oreille bleuté, celle-ci montre ton rang et te permettra d’accéder à l’arène. Mais chaque chose en son temps, parlons d’abord de l’école en elle même.

Oui, j’avais déjà eu la chance de tomber sur une personne à qui j’eu balancer les information à l’arrache. Le résultat ? Yume n’en a faite qu’une bouchée quand elle n’a pas respecter X et X règles sur lesquelles elle était pointilleuse … Oui, elle l’est sur tout, mais soit, celles là étaient plus que primordiale. Les citer ? Moi-même je ne savais plus que c’était interdit alors pensez bien que je … Le bon exemple, oui, je devais montrer le bon exemple.

- Cet institut est différent des autres, mais nous suivons le même parcours académique, tu seras obligé de suivre les cours comme toutes les secondes ainsi que les options obligatoires de cette école. Tu as sans doute remarqué que nous étions sur une plateforme ? Ceci est un moyen assez utile pour nous protéger d’une quelconque invasion, mais il ne faut pas t’en faire, tant que tu seras ici, tu seras en sécurité. Pour ce qui est des lieux se trouvant dans Undai et bien, je te laisserai tout le plaisir de le visiter par toi même. Tes cours et le matériels pour te sont donné par l’école, il en va de même pour ta chambre, la nourriture du dortoir et l’uniforme. En cas de besoin, n’hésite pas à en demander un autre … sait-on si celui-ci se déchire malencontreusement. Si tu n’as aucun parents, fournisseurs ou sponsor pour te donner de l’argent pour tes activités extra-scolaire, il t’est possible de travailler dans l’école en tant qu’aide dans les cuisines et ailleurs.

M’arrêtant en me disant que je venais peut être d’en dire trop, je décroisais mes jambes pour les croiser dans l’autre sens. Un léger sourire et les bras sur l’accoudoir, j’analysais les moindres de ses mouvements facials avant de poursuivre tout en lui demandant :

- Aurais-tu des questions ?

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Kaito Kobayashi

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MessageSujet: Re: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Jeu 1 Nov - 22:57

Le rire discret qu’elle avait poussé montrait qu’elle semblait particulièrement satisfaite à l’idée d’expliquer à cet homme le fonctionnement de cette académie dont elle en était la directrice. Elle invita Kaito à s’asseoir, ce que ce dernier fit sans plus tarder mais sans quitter des yeux la femme qui le fixait indéfiniment. Un coude posé sur un accoudoir, le poing légèrement fermé contre son menton, il s’adossa sur le dossier de son fauteuil, face à cette étrange femme aux yeux verts. Le bureau seul les séparait.

Elle s’apprêtait à prendre la parole une nouvelle fois, reculant légèrement son fauteuil pour être à son aise, croisant gracieusement les jambes. Positionnée ainsi, Kaito avait l’impression de cerner le genre de femme qu’elle était. Cette posture, ce regard, cet accoutrement, cette voix douce et pleine de malice, prononçant des paroles aussi légères qu’une brise, elle était telle une belle rose noire, magique et magnifique, d’une beauté obscure mais d’un tempérament glacial, sans chaleur… Du moins, en apparence. Kaito n’avait pas encore tout percé pour le moment.
Notre premier protagoniste sut alors qu’il avait en sa possession une boucle d’oreille bleue qui désignait son rang, donc sa section, et qui lui permettait d’accéder à l’arène, ainsi que son uniforme. Ah oui, l’arène, effectivement il en avait déjà entendu parler mais il n’y était jamais allé pour l’instant. L’idée qu’il puisse exister une arène pour les étudiants lui était peu familière. Quel intérêt y avait-il dans le fait d’installer un colisée au sein de cette académie et d’y faire se battre les étudiants ? Cette question sera sans doute posée à la suite de ce premier échange.
Ensuite arriva le thème des cours et des activités extrascolaires. Apparemment, il n’y avait rien de bien nouveau. On y suivait des cours normaux comme dans n’importe quelle autre école de ce genre avec présence obligatoire. Elle avait aussi parlé d’options obligatoires, peut-être était-ce simplement des spécialités comme la science, l’économie ou la littérature ? Cependant, ce qui attira l’attention de l’homme aux yeux gris fut le terme « d’invasion ». Où voulait-elle en venir ?

Sur ce point, la directrice en avait clairement fini, pour elle en tout cas. Elle recroisa à nouveau les jambes ; un mouvement que l’homme qu’était Kaito eut vite fait de contempler sans plus d’insistance. Il était vrai qu’il ne s’attendait pas à rencontrer une femme de cet… âge.

Quoi qu’il en soit, durant son discours, Kaito était resté immobile comme une statue, écoutant tranquillement chaque information qu’elle lui offrait. Néanmoins, elle aurait pu déceler à travers son regard un brin d’intérêt pour certains points qu’elle avait énoncés, en plus bien sûr, d’avoir su apprécier une assez belle femme face à lui.
Le sourire de la directrice avait quelque chose de bien plus inquiétant pour Kaito. Elle semblait amusée par la situation ou peut-être se moquait-elle de lui ? Pour la deuxième option, Kaito en doutait fort même si cela pouvait s’avérer exact. Elle n’avait rien de commun avec ces « vieilles peaux » qui dirigeaient des organismes regroupant un grand nombre de personnes de tout âge. Elle avait quelque chose en plus, quelque chose qui la distinguait des autres. Encore faudrait-il qu’elle soit réellement humaine.

Kaito décolla son menton de son poing et, s’étant installé peu à peu avec nonchalance, se redressa sur son fauteuil. Il espéra fort bien que la directrice finirait par répondre à ses questions. De toute évidence, même sans le demander de suite, il finirait par avoir les réponses qu’il attendait… Et quelque chose lui disait qu’il y avait bien des secrets autour de cette académie.

Esquissant un sourire qu’on ne pourrait qualifier « d’aimable », il lui répondit :

- Alors… Vous pourriez peut-être me dire en quoi cet institut est différent des autres ? Il me semble que vous avez parlé « d’invasion ». De quoi aurions-nous à craindre ? L’arène nous servirait à nous entraîner contre les « envahisseurs » ?

Le ton qu’il avait employé était mêlé entre l’innocence, la curiosité, l’insolence et l’ironie. Cependant, ce dont on pouvait être sûr, c’est qu’on sentait un intérêt grandissant de Kaito envers cette académie.

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MessageSujet: Re: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Ven 2 Nov - 20:44

J’aurais pu lui en apprendre plus dans les détails, mais en valait-il la peine ? N’était-il toujours pas meilleur pour les étudiants de voir de leurs propres yeux ce que Undai pouvait leur réserver ? J’en étais persuadée et c’est sans doute également pour cette raison que je garderai un soupçon de mystère dans mes dires. Le visage toujours souriant, mes yeux ne quittèrent pas la personne qui, elle même, me regardait. Pensant à cela, je me disais qu’il serait préférable que j’efface le souvenir de mon visage de son esprit, de la sorte que je ne risque pas qu’une personne tiers vienne encombrer mes petits jeux en m’appelant par mon nom. Imaginez moi en train de batifoler avec une belle créature, quelle sera sa réaction si par un pur hasard ce cher Kaito nous surprenne et nous demande « Dead-Master-Sama ? C’est vous ? - Non, c’est le pape ! ». Soit, sortant de ce petit délire et concentrons nous sur ses paroles.

- Alors… Vous pourriez peut-être me dire en quoi cet institut est différent des autres ? Il me semble que vous avez parlé « d’invasion ». De quoi aurions-nous à craindre ? L’arène nous servirait à nous entraîner contre les « envahisseurs » ?

Beaucoup de questions auxquelles je me devais de répondre, il était vrai qu’après le monologue que je lui avais sorti, des questionnements allaient en surgir et je m’étais déjà préparée à l’éclairer légèrement sur tout cela, oui, moi la grande Dead Master aux pouvoirs et à la connaissance infinie allait sortir ce pauvre enfant de ses incertitudes sur ce lieu, n’étais-je donc pas d’une grande sympathie ?

- Beaucoup de curiosité qui t’amènera loin dans cette école Kaito-Kun … Disons que Undai est diffère pour l’utilisation hors du commun et le potentiel que j’offre aux étudiants. Ici, nous pouvons dire que nous sommes hors du temps et la vie est bien différente de l’extérieur. J’ai mis au point un procédé que nous appelons matérialisation, grâce à ce bijou, il t’est possible de revêtir l’apparence de ton cœur.

Afin de lui montrer cela, je pointai premièrement son oreille avant de me lever de mon siège, avançant à pas de loup dans sa direction sans dénier retirer le sourire amusé s’étant dessiné sur mes lèvres, je fermais les yeux avant qu’une fumée verdâtre émane de mon corps et que ma robe de combat se matérialise. Une robe unie sombre avait remplacé ma jupe, des ailes dites de chauve-souris ont poussés dans mon dos alors que des cornes avaient pris place sur ma tête. Mes yeux plus verts, mes ongles plus acérés, n’étais-je pas magnifique dans cet accoutrement qui me reflétait tant ? Un nœud blanc ornait l’arrière de mon dos dénudé alors que ces mêmes nœuds se retrouvaient en plus petits sur mes talons. Un sourire cette fois-ci carnassier et un claquement de doigt afin que ma faux apparaisse, voilà ce qui était différent à Undai, la science avait surpassé la magie, et l’évolution de l’humanité était monté d’un cran rien que par la naissance de ma personne … Dieu, j’étais un Dieu.

- Ceci s’appelle une robe de combat, en tant que seconde, seul l’arène t’offrira le privilège de la porter. En dehors de celle-ci, tu retrouveras ton apparence normale ... Une fois que tu passeras en première, tu pourras la matérialiser elle, ainsi que des armes dans tout Undai, mais il te sera impossible de la matérialiser en dehors de la plate-forme. Et finalement, en terminale, la limite de ton pouvoir sera estompée. Parlant de cela, les passages de classes ne se font pas chaque année comme dans n’importe quel institut, à chaque fois que tu seras prêt à passer d’un niveau à un autre tu devras te soumettre à un examen de niveau scolaire ainsi que celui de la maîtrise de ton pouvoir. En somme, tu combattras une personne de seconde et si tu gagnes tu iras en première, mais ceci, tu le découvriras bien par toi-même au fil de tes études à Undai.

Toujours aussi amusée, je pris place cette fois-ci sur mon bureau rempli de divers papiers concernant les élèves, en attrapant un en particulier, je le feuilletais avant de lever mon regard sur le jeune homme pour finalement le rabattre sur les documents que je tenais, Undai … devrais-je lui parler des disparitions et des risques que celui-ci ne sorte pas sauf de son cycle scolaire à nos côtés ? Non, effrayer pour effrayer ne servait à rien, alors que mes ailes battaient légèrement et que je plantais ma faux dans le sol, je poursuivis d’un ton cette fois-ci plus autoritaire :

- Il te faudra apprendre les règles de l’arène avant que tu n’y ailles, un livre explicatif est déposé dans ta chambre, prends soin de bien comprendre les informations se trouvant dedans. Au pire des cas, je ne donnerai pas cher de ta tête si tu tombes sur Yume-Chan ~

Oui, je pouvais déjà le plaindre ici même si sa première rencontre fut celle de Yume, il ne serait plus là pour me demander tant d’explications. Pourquoi ? Bien que je n’écoute que les ragots qu’une fois sur deux, il va de soi que je connaisse mon chef-d’œuvre par cœur ! N’est-ce pas le rôle de toutes les mères de connaître le mieux leurs chers enfants ?

- En ce qui concerne les invasions … Disons que tout grand pouvoir est convoité. Mais il ne faut pas s’en faire, nous avons l’élite de Undai qui nous protégera et moi, bien sûr. En parlant de l’élite, celle-ci est composée uniquement de terminales, ils ont été choisis pour leurs puissances, leurs talents, leurs savoirs et leurs maîtrises, la crème de Undai. Il est possible que tu les rencontres, en cas de non-respect du règlement c’est chez eux que tu passeras avant d’arriver dans mon bureau … Il est préférable pour ta personne de ne pas y être convoquée, et encore moins en ce lieu ~

Oui, si tu ne veux pas finir comme ceux que je pus rencontrer il y a peu, mon pauvre livre … N’avait-il pas mérité ce châtiment ? Savez-vous comment il est difficile de trouver un bon ouvrage de nos jours ? Surtout sur des sujets que je ne maîtrise pas à la perfection !

- Et donc comme je te le disais précédemment, l’arène est là pour que tu exprimes tes sentiments. Ton pouvoir reflète ton cœur, ta force et ton endurance viendront au fil de tes combats. Une chose de plus, les combats en dehors de l’arène sont sévèrement punis.

Moi ? Me battre en dehors de l’arène ? Mais jamais voyons ~

- Une dernière chose dont je préfère t’avertir tout de même … l’arène est un monde virtuel immense, bien que tu ne sois pas vraiment toi, tu ressentiras la douleur si tu reçois des coups, si tu perds ta tête, tu meurs. Bien que tu ne deviennes plus qu’une matérialisation en ce lieu, tu risques la mort. Cependant, si tu en sors vivant, toutes tes blessures disparaîtrons en partant du sanctuaire de Black Rock Shooter, mais la douleur sera toujours là, évite donc de perdre un membre.

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Kaito Kobayashi

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MessageSujet: Re: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Sam 3 Nov - 21:23

La matérialisation, un terme que Kaito entendait bien plus fréquemment dans cette école que partout ailleurs. Quel était son sens ici ? Il allait le savoir car la directrice allait, de suite, lui expliquer en quoi il était question.

La boucle d'oreille qu'elle lui montrait était l'oûtil indispensable à l'activation de cette fameuse matérialisation. Comment un simple bijou pourrait avoir un quelconque phénomène ? Il ne s'agissait que d'un accessoire, une décoration. Pourtant, c'était la vérité. Se levant de son fauteuil, elle s'était rapprochée de l'étudiant avec un sourire qui ne présageait rien de bon pour lui. Cependant, ce dernier ne fit qu'hausser un sourcil de curiosité. Ce regard, aussi perçant soit-il, n'allait pas rester de marbre aussi longtemps. En effet, sans même qu'il y eut une raison scientifique à cette action, une fumée verdâtre se dégagea de ce corps de femme.

Là, surgissant de ce brouillard malsain, la femme aux yeux verts s'était vue vêtir d'une robe aussi noire qu'était sa chevelure; mais le plus impressionnant constituait en cette paire d'ailes de chauve-souris qui avait poussé sur ses omoplates ainsi que ces cornes de démon qui ornaient son crâne. Ces yeux d'ailleurs, comme deux parfaites émeraudes, scintillaient avec une lueur démoniaque et semblaient aspirer l'âme de l'homme aux cheveux sombres. Ses mains avaient vu leurs ongles pousser et s'aiguiser. Enfin, cette gigantesque faux sortie de nulle part lui donnait un aspect encore plus théâtrale et obscur. La première impression de Kaito à son égard était juste : elle était une véritable sorcière. Une sorcière ? Non, cela ne pouvait pas être possible. Il était certain que cette femme était comme une rose noire pourvue d'épines sanglantes mais jamais il n'aurait cru que ce genre de chose allait arriver. C'était de la folie, de la pure folie. Cela ne pouvait pas être rationnel. Oui. Il devait rêver. Pour preuve, sa surprise l'empêcha presque d'entendre la suite des paroles que lui laissaient la directrice.

Une robe de combat ? L'arène ? Combattre ? Chaque section avait sa propre limite quant à l'utilisation de cette fameuse matérialisation ? Le passage d'une section à l'autre ne se résumait qu'à un simple duel entre deux étudiants ? Bon sang ! Elle se moquait donc de lui ? Non... Elle ne plaisantait pas. Ceux qui se moquaient de lui devaient être ces gens-là qui l'ont envoyé dans cette académie. Impossible ! Seraient-ils donc au courant de ce qui se trouvait dans cet établissement ? Etait-ce la raison pour laquelle on l'avait envoyé ici ? Pour qu'il combatte ? Pour qu'il apprenne quelque chose de cette école ? Qu'avait-il à savoir là-dessus ?

Si seulement il pouvait se regarder dans une glace, Kaito aurait pu voir l'expression de son visage. Lui, qui avait un regard de fauve solitaire, le voilà qui affichait un léger air de surprise; mais il n'y avait pas que la surprise au fond de ses yeux. Non, non, non. Il y avait là un autre sentiment qui grandissait encore et encore. Quel était ce sentiment ? Serait-il excité à l'idée d'en savoir plus ? Etait-ce ce le fait de "combattre" qui le motivait ? Ou bien était-ce cette matérialisation, qui avait tant attisé sa curiosité, qui l'avait plus qu'épaté ?

On l'avait fait entrer dans un monde différent. Contre toute attente, à peine avait-il été au contact d'un tel phénomène, des questions bien plus sérieuses se glissaient dans sa tête. Le gouvernement japonais était-il au courant de ce qui se tramait ici ? Quelque chose au fond de lui affirmait ses doutes. Une telle académie au beau milieu de Kyoto ne pouvait qu'être facilement l'objet d'une certaine attention; que ce soit de la part des hauts dirigeants de la société que par le reste du peuple, bien que celui-ci n'en avait pas l'accès. A cet instant, Kaito se demandait comment les étudiants étaient sélectionnés. La directrice avait parlé d'une "invitation". Soit les "élus" étaient choisis au hasard, pour le meilleur et pour le pire, soit les courriers étaient envoyés à certains individus dont la vie avait été tracée et suivie par des sortes de détectives ou d'espions.

Soudain, en repensant à la tenue de combat (il préférait l'appeler "tenue" plutôt que "robe"), il eut une brève vision d'une silhouette imposante aux couleurs ténébreuses. Cette vision fut rapidement interrompu par la directrice qui enchaina, plantant en un son lourd son immense faux dans le sol de la pièce. Elle parla des règles de l'arène, règles qu'elle n'aborda même pas étant donné qu'il possédait un manuel dans sa chambre. Cependant, elle sembla assez stricte au niveau de ces règles. Voilà déjà un problème que Kaito ne se verrait guère résoudre dans les jours à venir. La directrice parla ensuite d'une certaine Yume.

*Yume-chan, hein ?... Qui est-elle pour que la directrice ose me dire ça ?.. Une de ses connaissances apparemment. J'en suis sûr.*

Elle n'était pas la directrice pour rien. En fait, Kaito avait surtout l'impression que celle-ci occupait ce poste depuis la naissance de cette Académie. Cette intuition lui semblait parfaitement bonne. Elle était restée suffisamment longtemps ici pour avoir la possibilité de recevoir la visite de quelques "envahisseurs". Kaito sentit surtout qu'elle évitait d'aborder le sujet avec lui. Le problème des invasions était une toute autre affaire et il savait qu'elle ne risquerait pas d'en parler davantage pour le moment... Du moins, s'il n'insistait pas non plus. Il était évident que cette "technologie" était une innovation qui aurait un grand impact sur la civilisation humaine. Pour l'heure, Kaito n'y voyait pas l'aspect militaire mais surtout l'aspect utilitaire : changer de costume rien qu'en "activant" une simple boucle d'oreille, voilà qui était pratique.

La directrice conclut finalement sur l'arène qui constituait, comme son nom l'indique, un lieu où les étudiants pouvaient se battre comme des chiens. Le côté peu ordinaire était celui du "monde virtuel". Un jeu vidéo réaliste avec des neuro-capteurs ? Kaito se doutait bien qu'il imaginait bien trop loin de ce qu'était réellement cette salle. Il était déjà passé devant mais n'y avait jamais les pieds; mais cela lui suffisait amplement pour avoir connaissance de ce qui l'attendait là-derrière. Néanmoins, un détail lui chiffonna l'esprit : exprimer ses sentiments ? Pourquoi donc ? Avait-il réellement d'exprimer ses sentimens dans l'arène ? Quel intérêt y avait-il à faire part de ses émotions dans l'arène ? Etait-ce parce qu'une gonzesse était en manque d'amour qu'elle devait y entrer pour se faire tabasser ? Etait-ce parce qu'un pauvre type s'est vu refuser ses avances qu'il oserait s'en prendre à quiconque passe à sa portée dans l'arène ? Si tel était le cas, il pensait qu'il n'irait jamais dans ce lieu dénué de sens pour lui...

Pourtant, lorsque la directrice en parla comme s'il s'agissait d'un simple fait, il ressentit une sensation étrange dans sa poitrine... Non, plus que dans sa poitrine, il s'agissait surtout d'un certain malaise qui lui parcourait le cerveau. Bien sûr que le coeur avait l'impression de subir des coups et blessures; mais la véritable souffrance se repère surtout dans l'esprit, dans la volonté, dans la compréhension de soi.

*... Voilà une triste affaire. De toute évidence, si je veux obtenir un... "diplôme", il faudrait que je me mette à me battre ? Pff, quelles conneries !*

Si obtenir un diplôme en envoyant son propre camarade dans la première clinique du coin était la seule option pour dégager de cette académie dans les meilleurs termes possibles du "contrat", il le ferait sans hésiter. Cela ressemblait un peu à ces sortes de bagarres organisées ou à ces fameux "fight club" qu'on retrouvait dans les sous-sols de la ville. Les bas-quartiers n'étaient en aucun cas inconnus pour Kaito. Oh, mais pas seulement les bas-quartiers. Bien des hommes fortunés faisaient des paris sur des duels clandestins et illégaux...

Le souvenir de son père gisant mort au sol lui tarauda l'esprit et il ressentit une vile satisfaction suivie d'un semblant de culpabilité qu'il eut vite fait de faire taire par sa propre volonté. Vivre le jour au jour, ce qui était fait était fait, le passé ne sera jamais changé et il n'avait qu'à foncé tête baissée vers l'avenir. Continuer à vivre dans ce monde pour tenir une "promesse" de sang faite à sa fratrie et à sa défunte mère, voilà la motivation qui le poussait à exister encore sur cette planète. Tiens, on parlait de sentiments. N'était-ce pas là un moyen pour lui de faire déferler sa rage sur ces gens-là ? Il trouvera bien un ou deux étudiants dans cette académie qu'il choisirait pour cibles si ceux-ci se montraient trop odieux... Oui... Il en trouvera sûrement.

*De près ou de loin, ils ont tous les mêmes vices, les mêmes caprices, la même nature. J'en choperai bien un que je...*

Heureusement, la femme qui lui faisait face lui avait bien informé qu'il s'agissait d'un monde virtuel. Cependant, il y avait des risques : on pouvait en mourir et la douleur était toujours présente. La douleur ? Voilà quelque chose d'intéressant. Torturer quelqu'un dans cette arène ne serait pas de refus. La mort était bien trop douce.

-... Black Rock Shooter ?..

Cela sonnait comme le nom d'une entité. Sans même le vouloir, Kaito prit la parole, parfois pour lui-même, parfois pour la femme aux cheveux noirs. Sa voix était contrôlée et confirmait qu'il ne se laissait pas influencer par sa surprise et son excitation. Il avait l'air autant de s'en moquer que de s'en intéresser calmement. Il parlait avec un ton tranquille, comme s'il continuait simplement une discussion formelle.

- C'est du délire... Qu'est-ce que le Black Rock Shooter ? Je n'ai jamais entendu parler de cette chose avant d'arriver ici; et d'où provient ce bijou qui vous permet de vous transformer ?

Kaito remarqua même qu'il commençait à poser bien trop de questions. Néanmoins, le simple fait de remarquer ce changement dans son comportement lui fit réaliser qu'il voulait en savoir plus, qu'il était prêt à entrer dans ce monde, lui qui n'avait à présent plus rien à se rattacher sauf à sa vie. S'il y avait bien un simple évènement qui changerait sa vie, qui le sortirait de cette routine habituelle que vivaient les hommes et femmes de la société, c'était ici, au seins de cette académie, qu'il l'avait trouvé.

- Vous ne mentez pas. Je ne connaissais cette académie que de nom mais personne ne semble s'intéresser à ce qui se passe ici. Tout ça est trop bizarre. On dirait que pour vous, tout se déroule normalement. Depuis combien de temps êtes-vous là ?

Finalement, Kaito se rendit compte d'une dernière chose. Il s'interrompit, plongea son regard dans celui de la directrice. L'espace d'un instant, il la trouva plutôt agréable à regarder; mais là n'était pas la question.

- Qui êtes-vous, au juste ? fit-il tranquillement.

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MessageSujet: Re: Sombre entretien [PV : Dead Master]   Sam 3 Nov - 22:31

-... Black Rock Shooter ?...

Voilà un point sur lequel je ne m’étais pas attardée, les surnoms de l’arène décrivant les personnes. Il ne fallait que sortir de mon bureau, traîner un peu dans l’école pour savoir qui était BRS. Une jeune femme s’habillant de plusieurs apparences, transcendant les âges, l’évolution de l’homme … ma réussite, mon aboutissement des longues années que j’ai passé à chercher le bijou que j’offrais à ces jeunes enfants qui habitaient en mon lieu. Yume Kuroi, Black Rock Shooter, mon chef-d’œuvre, rien qu’à y penser me rendait toute chose … L’élite de Undai.

- C'est du délire... Qu'est-ce que le Black Rock Shooter ? Je n'ai jamais entendu parler de cette chose avant d'arriver ici; et d'où provient ce bijou qui vous permet de vous transformer ?

Oui ça l’était et aussi bas qu’il put le dire, mon ouïe était assez finie pour entendre le moindre bruit aux alentours, le monde dans lequel nous étions était tellement hors du temps qu’il était difficile d’imaginer que nous étions toujours sur terre, que dehors des gens ne savaient pas ce qu’il se passait ici et qu’ils étaient également ignorants de ma personne, seuls quelques fous de puissances connaissaient mon nom, mais cela ne s'arrêta qu’à une bouchée de l’humanité. La provenance de ce bijou, voilà un jeune homme bien curieux … Ne voulait-il pas la recette pour le reproduire aussi tant que nous y sommes ? Si je suis un Dieu, ce n’est pas pour accorder à des simples mortels mon savoir ~

- Vous ne mentez pas. Je ne connaissais cette académie que de nom mais personne ne semble s'intéresser à ce qui se passe ici. Tout ça est trop bizarre. On dirait que pour vous, tout se déroule normalement. Depuis combien de temps êtes-vous là ?

Déjà savoir que celle-ci existe était un atout considérable pour y rentrer si je puisse dire, bien que les invitations aient été envoyées à l’aveuglette, il fallait bien quelqu’un pour pointer du doigts leurs destinataires d’une manière ou d’une autre non ? Bien que cela le perturbait, n’était-il pas normal que ce monde me soit banal ? Que je connaisse tout de celui-ci et que cette normalité soit tant indifférente pour ma personne en considérant qu’elle est mienne ? Ne suis-je donc pas la fondatrice de Undai, de son pouvoir et de sa connaissance ? Sans moi, ce lieu n’aurait jamais naquis et personne n’aurait réussi à le faire pousser. C’était scientifiquement prouvé, mon humanité laissé de côté, j’étais bien plus avancée que les hommes de notre époque … peut être dans quelques siècles et encore ~

- Qui êtes-vous, au juste ?

Un monstre, une folle, une psychopathe légèrement amoureuse d’une schizophrène, ayant débauché un enfant d’un maître irrespectueux pour finalement l’enfermer dans une cage dorée du nom de Undai. La pédophilie ne faisait guère partie de mes critères, il va de soit que je n’ai jamais posé un doigt sur Yume avant qu’elle n’atteigne l’âge de seize ans hum ? Que devrais-je dire d’autre … Dead Master, cela me résumait amplement.

- Il n’est pas conseillé d’être trop curieux, Kaito-San, ne sait-on jamais ce que tu risques en soulevant des livres qui ne te sont pas destinés.

Un léger sourire sur le visage alors que mes yeux s’assombrirent légèrement en se plongeant dans ceux du jeune homme, tel un regard perçant, je pouvais aisément lire dans son âme à travers ses pupilles, un homme fougueux, triste mais qu’en est-il de son aura quelque peu … Je ne saurais l’expliquer sans l’avoir entièrement engloutie, mais je ne comptais pas le faire non plus. Il venait de rentrer dans ma charmante bergerie, autant le laisser gambader tranquillement avant de l’utiliser comme tous les autres. Mais le doute pouvait être une chose dérangeante dans l’esprit d’une personne quémandant des réponses, si je ne lui répondais pas, allait-il fouiner partout pour que je finisse finalement par le décapiter ? Maaah, je n’irai pas si loin en omettant de me souvenir de ce que je pus faire subir de bien pire à ceux qui s’intéressaient de trop près à mes affaires personnelles.

- Je ne cherche pas à me faire connaître et encore moins que mon savoir soit partagé dans le monde entier pour satisfaire les besoins de personnes ne sachant l’utiliser. Si seuls les membres de Undai y ont droit, c’est qu’il y a une raison à cela mon cher ~

Ici je pouvais les surveiller et anéantir le premier qui ne marcherait pas droit, dehors, seul en détruisant le monde je saurai faire régner ma loi, il me fallait encore plus de sujets, plus de personnes me vouant plaisance et obéissance pour que je ne me permette de m’énoncer devant le monde entier. Bien que mon nom était connu, cela ne signifiât pas que tout ce qui était propre à ma personne devait être divulgué.

- Tu n’as guère besoin de savoir plus que mon nom, je suis la créatrice des cristaux de pouvoirs, la manière dont ceux-ci ont été créés restera un mystère pour tous. Dis-toi juste que ce que tu as connu n’est plus et que ce que tu découvriras ici sera ta vérité Kaito-San.

Oui, une part de mystère est toujours bien dans les histoires et celle que je lui racontais devra être découverte au fil de ses rencontres, s'il avait le potentiel de faire partie des meilleurs, qui sait … peut être un jour il découvrira la conclusion de cet institut.

- Yume Kuroi, Black Rock Shooter est la gardienne de Undai ainsi que de l’arène. Elle est également la présidente du conseil des étudiants, n’hésite pas à la rencontrer si besoin est …

Hésite si tu ne veux pas mourir, oui.

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