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 Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Lun 20 Aoû - 15:54

Quelle belle journée, quel joli petit moment de détente pour bien casser la figure de la première chose qui me tombera sous la main. C'est ce que je me suis dite ce matin en me levant, mais ceci ne se termina pas ainsi, enfin pas complètement comme je l'avais prévu. Vous n'imaginez même pas mon désarroi quand je me suis enfin rendue compte que j'avais des lacunes dans certaines matières de Première. J'eus la bonne idée de m’entraîner d'arrache pied dans l'Arène, de suivre mes cours de matérialisation à la perfection et de demander de l'aide de temps en temps à Yume, quand j'en avais besoin. Évidement, après certaines remarques très dégradantes, quelques nuits sans dormir, quelques combats de passé, le jour d'un entraînement entre Premières arriva, pendant un cours de matérialisation.

Je dois vraiment vous signaler que j'ai faillit tuer mon adversaire et que je ne me suis pas gênée de le découper un peu de partout ? Quoi, je suis gore ?! C'est pas vrai, entraînement ou pas, mon adversaire ne me laissa pas indemne non plus, j'ai perdu mon bras à deux reprises sans oublier le surplus de sang qui s'était dégagé de mon corps en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Enfin, tout cela pour affirmer que oui, je matérialisais plus ou moins bien mon Wolf Déflagration que j'arrivais déjà à bouger à ma guise, seule la durée de sa création me prenait trop de temps encore... Mais quoi qu'il en soit, j'étais presque certaine de la réussite de mon passage de rang pour la Terminale avec cette bête de métal, il ne me restait qu'à mieux la maîtriser et faire en sorte qu'elle me bouffe moins d'énergie. Enfin, ce n'était pas la matérialisation qui me posait problème, même les cours, après ma réussite de l'examen de Seconde, se déroulaient bien. Sauf un... Oui, un cours dont je ne savais me remettre à niveau, souffrant d'une constante absence. Raison ? Ou non, d'abord, je vais vous dire de quel cours s'agissait-il. Sciences et plus précisément la biologie. Cela explique tout n'est-ce pas ? Eh ouais, c'est Akiha qui donnait cours de biologie et j'avais une peur bleue de cette personne, cela allait même dans les proportions tels que les quatre heures semaine que je devais faire en sciences, allaient se perdre dans l'Arène ou encore dans mon lit. Il fallait que j'y remédie, que je lui fasse face et qu'on s'explique une fois pour toutes sans que je ne veuille la tuer. Oui, malheureusement dès que je croisais sa personne, mon sang se mettait à bouillir et je perdais contrôle de moi. Évidement que je me faisais ramasser sans préavis, avant de fuir bien loin avant qu'elle ne m'attrape entre ses griffes. Oui, il fallait que je lui parle. Un jour. Pas maintenant.

Après mon cours de matérialisation, je me rendis illico dans la cafétéria pour chercher quelque chose de bon à me mettre sous la dent. La file, trop de gens. La nourriture, encore trop de gens autour de moi. Une table vide ? Toujours rêver et je détestais me mélanger. Trop de gens. Trop... Sentant que je perdais mes moyens sur ce surplus de personnes, sachant que je risquais de péter un câble et me donner en spectacle, je quittais le lieu en coup de vent. Ruminant mes mauvaises pensée, mes pas me menèrent vers le toit, lieu moins rempli que le reste de cette Académie de fou. Je n'ai toujours pas compris pourquoi les étudiants n'y allaient pas souvent, peut-être parce que des malheureux accidents pouvaient arriver très facilement là-bas ? Triste.

Arrivée à destination, j'ouvris la porte en fer et constatai qu'il n'y avait que quelques étudiants qui se prélassaient par-ci par-là de la surface visible du toit. Soulagée de ne voir pas beaucoup de monde, je m'assis dans un coin, à l'ombre sur un banc. Déballant mon sandwich avec gourmandise, je mordis dedans sans prendre en compte ce qu'il se passait sur le toit. Après tout tant qu'on m'embête pas, je pouvais facilement rester discrète et posée. Toujours la nourriture dans une main et une bouteille d'eau à mes cotés, je tandis ma main devant moi tandis que devant moi se matérialisait mon Wolf Déflagration, un loup argenté quatre fois plus grand qu'un animal de cette espèce en générale. On pouvait constater que ma robe de combat ne s'était pas matérialisée sur mes vêtements qui ressemblaient à tout, sauf à l'uniforme obligatoire de Undai. Oui, j'ai pris l'habitude de ne pas me « vêtir » de cette dernière quand je n'usais pas de ma force physique ou quand je n'étais pas en danger, question d'économie d'énergie.

Mon loup enfin créé après bien cinq minutes, je souris aux yeux gris qui me fixaient. Encore un peu et il sera complet aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Jouant de ma matérialisation en lui faisant attraper les bouts de pain que je lui lançais, je me plaisais à voir la fluidité presque vivante qu'il prenait pour s'exécuter. Le problème ce qu'il me « mangeait » de l'énergie tout aussi bien. Après deux minutes de ce manège, je le fis courir sur le toit, mais par mégarde quand je perdis la concentration pour m'absorber dans mon sandwich, ou sur mes pensées noirs quant à mon cours de Sciences, je ne vis pas que quelqu'un se trouvait sur le passage. C'est dans un crissement sonore et métallique que je me relevais précipitamment pour arriver à la hauteur de la personne qui a faillit se faire écrabouiller par mon loup posé deux mètres d'elle. Non que je m'en fasse pour qui que ce soit, d'ailleurs si la personne mourrait, j'en serais ravie même si ce ne serait qu'un accident. Mais bon, simple formalité avant que cette même personne ne me fasse la peau.

-Oï toi ! Tu pourrais faire attention à où tu...

Et là quand mes yeux se plantèrent dans ceux bleus de la fille, je me stoppais net stupéfaite de voir la dernière personne que je pensais croiser ici. Laissant échapper un petit rire nerveux, je me disais bien que j'étais une catastrophe sur pattes. Bah voilà, si il fallait faire la comparaison il n'y avait qu'à regarder mon compagnon canin.

-Mi... Miyuki-San ! Mais tu fais quoi ici ?

Heu, effectivement, ce n'était pas la meilleure façon de s'excuser mais on ne me changera jamais. Oui, à croire que j'avais pour habitude d'atteindre à la vie de toute personne, même connue, que je croisais. J'étais maudite. Et plantée sans bouger devant Miyuki, penaude au lieu de... de quoi en fait ?

-Comment vas-tu ?

Oui, sauvons les apparences. Je me grattais l'arrière du crâne en me demandant quand elle allait me tomber dessus.

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Lun 20 Aoû - 18:35

Aujourd'hui était une journée plutôt calme et sans surprises. Je m'étais levée avec un mal de crâne que j'avais rapidement fait disparaître avec des comprimées puis j'étais allé en cours, m'entraînant à la matérialisation en, comme à mon habitude, fichant la trouille à plusieurs élèves avec mes dagues que je lançait avec une précision quasi inhumaine. Je m'étais améliorée dans la matérialisation et le contrôle de mon pouvoir. Je pouvais maintenant lancer mes dagues plus loin, sans qu'elles ne se dématérialisent. C'était un exploit en soit, car l'arme à besoin de l'énergie de son porteur pour rester matérialisée. C'est à croire qu'avec ma furie constante, mon énergie se déversait partiellement dans mes dagues au lancer. Cependant, j'avais perdu un combat de pratique avec une autre élève, cette dernière ayant une arme étrange, ressemblant à une lance ou un bâton, mais qui pouvait se rallonger pour atteindre l’ennemi à distance. J'avais beau bouger le plus vite possible, avec toutes l'agilité que j'avais, je n'avais pas été capable de rester hors d'atteinte de son arme, qui faisait toujours mouche lorsqu'elle m'attaquait. À la grande surprise de tout le monde, au lieu de gueuler et essayer de tabasser le vainqueur, comme à mon habitude, j'avais seulement incliné la tête en signe de respect et j'avais quitté la salle de classe comme tout le monde dès que le cours était terminé. Ouais, je me ramollissais dangereusement. Mais honnêtement, je n'avais pas peur de ce changement. Cependant, je savais qu'il me faudrait rester sur mes gardes. C'était bon de se ramollir, mais fallait aussi se rappeler que j'étais à Undai. La prudence était une règle à ne pas laisser de côté. La faim me tarauda aussitôt que je mis les pieds hors de la salle d'entraînement et mes pas me menèrent à la cafeteria. Tandis que je marchais dans les corridors, je voyais les élèves, qui me reconnaissaient, se tasser immédiatement le long des murs afin de me laisser passer. Une fois arrivée à la cafétéria, je me dirigeai vers la distributrice de sandwich, pris mon éternel sandwich au thon et quittai la cafétéria sans m'attarder dans cet endroit bruyant et trop vivant à mon goût. Je me dirigeai vers l'un des seuls endroits calme de Undai: Le toit. Perdue dans mes pensées, je m'y dirigeai comme une automate, réfléchissant à ce que je devais (voulais) faire. Je n'avais toujours pas réussi à m'approcher de l'albinos. Cette fille, lorsqu'elle voulait disparaître, savait très bien comment s'y prendre! J'avais beau chercher dans tous les recoins, demander à des professeurs, rien! Elle était totalement introuvable. Peut être me voyait-elle de loin et changeait de place afin de m'éviter? Ça serait une possibilité. Elle devait connaître ma réputation et préférait fuir plutôt que de me confronter. Je soupirai et secouai la tête. Il me faudrait être plus discrète dans mes recherches si je voulais être capable de la surprendre avant qu'elle ne fuit. Sinon, je n'arriverais jamais à mettre la main dessus. Tandis que je marchais dans les corridors en direction du toit, une fille en seconde, trop pressée de s'ôter de mon chemin, trébucha au sol et tomba à plat ventre juste devant moi, me stoppant dans ma marche. Elle resta au sol, toute tremblante, certaine que j'allais lui arracher la tête ou un truc du genre pour m'avoir dérangé et ralentie dans ma marche. J'entendais les autres élèves murmurer autour de moi, prédisant probablement quels sorts je réservait à cette imprudente. Je soupirai et donnai un coup de tête sur le côté afin d'ôter ma frange de devant mes yeux et me penchai vers la fille en tendant la main, paume vers le haut. Elle se risqua à me regarder timidement, incertaine. J'entendis clairement les autres retenir leurs souffle, se demandant probablement pourquoi je n'avais pas déjà décapiter la pauvre idiote. Voyant qu'elle ne voulait pas prendre ma main, je grognai et la foudroyai du regard.

-Allez, je n'ai pas toute la journée.


Elle s'empressa de prendre ma main et je la remis sur pieds sans efforts. Une fois cela fait, je continuai mon chemin, ignorant les murmures et les conversations qui allaient de bon train autour de moi, chacune me concernant. Je me dirigeai vers les escaliers menant au toit et sortis sans perdre de temps, voulant prendre de l'air. Le soleil m'aveugla que brièvement et je plaçai un bras devant mes yeux pour les protéger, le temps que ma vue s'habitue à la soudaine clarté naturelle. Je regardai autour de moi, cherchant une place isolée pour m'installer afin de pouvoir manger mon sandwich en paix. Il y avait que très peu de personnes présente sur le toit, ce qui faisait mon bonheur. Moins de personnes, moins de stress, moins de problèmes. Je m'installai en retrait et engloutis mon repas rapidement, étant complètement affamée. Je ne portai pas attention à ce qui se passait autour de moi, ignorant les regards curieux que les autres élèves me jetaient. Une fois mon repas terminé, je me dirigeai vers la poubelle pour jeter mes déchets. Une fois cela fait, je retournai vers mon banc afin de relaxer un moment au soleil. J'étais à mi-chemin de ma destination lorsque j'entendis un soudain grincement de métal déplaisant avant de me faire soudainement pousser dans le dos. Je tombai rudement au sol, arrêtant ma chute de mes paumes, ces dernière s’éraflant sur le sol à cause de la chute. Je grognai de douleur mais surtout de colère avant de me relever, époussetant mes vêtements avant de me retourner vers une voix sec et arrogante.

-Oï toi ! Tu pourrais faire attention à où tu...


Je crois qu'on était toutes les deux paralysées par la surprise. Mais que faisait Kaïla ici? Et ça voulait dire quoi, tout ça? Cet horrible... quoi en fait? Loup bionique? Étais-ce à elle? Je la regardai, regardai le loup, reportai mon attention sur Kaïla avant de hausser un sourcil. Je n'y comprenait vraiment rien. Étais-ce là son arme de combat? Un étrange loup qu'elle pouvait commander? C'était assez étrange, je devais l'avouer. Kaïla laissa échapper un petit rire, et je devinai qu'elle était probablement nerveuse. Ni elle ni moi ne s'attendaient à nous retrouver de si tôt suite à l'incident à la gare, il y a de cela deux semaines. Mais il fallait bien s'attendre que, un jour ou l'autre, nous allions nous recroiser de nouveau. Undai n'était pas si grand, il n'était pas rare de croiser les rares personnes qu'on connaissait en son milieu.

-Mi... Miyuki-San ! Mais tu fais quoi ici ?


-Ah pas grand choses comme tu vois, je m'amuse à me faire renverser par des loups tout droit sorti de Terminator...


-Comment vas-tu ?


Je ne répondis pas et restai impassible, ne laissant aucune émotion paraître sur mon visage. Enfait, j'essayais de faire taire la colère qui avait enflée en moi dès l'instant où je m'étais fait poussée. Si la personne aurait été autre que Kaïla, je crois qu'il y aurait déjà eu du sang et des cris de douleur à l'instant même. Mais je tâchai de rester calme, contrôlant ma colère. Je savais que, tout comme moi, Kaïla était une bombe à retardement et que, si on avait le malheur de tirer sur le mauvais fils, la bombe vous exploserait au visage avec des dégâts assez violents. Malheureusement pour une fille non loin, ma colère était facilement déclenchée. Le pourquoi je n'hésitai pas à attaquer lorsque je l'entendis dire:

-J'parie mille yens que la garce aux yeux rouges se fait défoncer à fond.


Je me retournai, matérialisant une de mes dagues dans le même mouvement, et lançai cette dernière vers l'insolente qui avait parlé. Je fis mouche, la dague se plantant dans sa cuisse, et la jeune fille hurla de douleur avant de lever un regard horrifié vers moi. Je la foudroyai du regard et elle ne perdit pas de temps pour fuir. Aidée de son amie, elle quitta les lieux en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "ouff", bientôt suivie par toutes les autres personnes présentes sur le toit. Un rapide coup d'oeil m'appris que j'étais maintenant seule avec Kaïla, l'endroit s'était rapidement vidé. Je reportai mon attention sur Kaïla et lui fit un faible sourire.

-C'est moi ou il y a beaucoup de chaises vides?


Comme pour soutenir mes dires, je me dirigeai vers l'un des bancs précédemment occupé et m'y alongeai, croisant mes bras derrière ma tête et croisant mes chevilles, m'installant confortablement. Je lançai un regard à Kaïla avant de désigner son loup du menton.

-Tu voudrais bien m'expliquer ce que c'est cette chose, et pourquoi il a faillit me défoncer le dos un peu plus tôt?
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Mer 22 Aoû - 16:28

-Ah pas grand choses comme tu vois, je m'amuse à me faire renverser par des loups tout droit sorti de Terminator...

Je ne sais pas si je devais mal prendre sa réponse, ou alors ne pas y prêter attention. Mais étrangement, j'avais juste l'envie de fuir dans les secondes à venir question de ne pas me faire déchiqueter par sa personne qui... avait l'air bien de mauvais poil. Sans blague, si quelqu'un me touchait, ou me poussait avec un truc en métal pour venir me dire de faire attention par la suite, je crois que j'en ferais qu'une bouchée. Hum hum... Mais je n'eus pas le temps de échafauder un plan de fuite ou inventer une bonne « excuse » pour cela qu'une autre chose attira mon attention... et pas que la mienne d'ailleurs.

-J'parie mille yens que la garce aux yeux rouges se fait défoncer à fond.

Vous le savez déjà non ? Quoi donc ? Que mon sang bouillit en moins de trois secondes et que, après ce laps de temps, je deviens incontrôlable ayant ou pas une raison de démolir quelqu'un. Mais je viens de rencontrer quelqu'un qui s'énerve encore plus vite que moi. Je restais ahurie quand Miyuki matérialisa une dague pour l'envoyer d'un coup sec en plein dans la fille qui fit cette remarque déplacée. Entendant un hurlement, je pus voir que l'arme toucha sa cible, par dessus l'épaule de la blonde. Si je devais me réjouir de ne pas être le défouloir de Miyuki, alors je le fis. Mais ce qui était le plus amusant dans cette situation, c'est que ma colère passa comme elle est venue pour tout simplement se changer en constat. Avec une tête d'un enfant curieux, toujours sur la pointe des pieds pour fixer l'entendue de sang qui se propageait sur la jambe de la fille, j'eus une réflexion très poussée :

-Aïe... Cela a dû faire mal...

Le plus improbable ? C'était le fait que je ne bougeais pas au lieu de suivre les autres étudiants sur le toit en dehors de cet endroit soi-disant dangereux. Bah oui, douée que je suis, je n'ai même pas compris l'étendue du geste que la fille blonde fit pour se débarrasser des importuns. Au lieu de cela, j'étais limite éclatée de rire en voyant ce spectacle. Vous savez que le sang me rend dingue ? Mais dans le mauvais sens ? Dans le sens meurtrier. Non ? Eh bien maintenant vous le savez. Je m'étonnais encore avec quelle facilité Miyuki s'attaquait aux autres, sans moindre remord, sans même la peur de les tuer. Non, non, je ne suis pas une fanatique, toutes les personnes autour de moi n'ont aucune pitié à tuer... Quoi que certains ne s'attaquent pas aux autres en dehors de l'Arène.

-C'est moi ou il y a beaucoup de chaises vides? 

Me grattant l'arrière du crâne avec un sourire jaune, je hochais de la tête, ne m'étonnant même pas que l'endroit est devenu désert. Suivant Miyuki du regard, je la vis s'installer tranquillement sur un banc, comme si de rien était. Décidant de venir non loin d'elle, question de ne pas rester plantée là en plein milieu sans raison apparente.

-Tu voudrais bien m'expliquer ce que c'est cette chose, et pourquoi il a faillit me défoncer le dos un peu plus tôt?

Dans les feux de l'action, j'eus complètement oublié mon cher Wolf Déflagration qui restait imperturbable en fixant la fille aux yeux bleus. Directement, comme par principe, mes rubis se posèrent sur le loup puis sur Miyuki, puis ensuite sur le loup pour qu'il m'aide à trouver une bonne explication, comme si c'était possible. Soupirant légèrement, je me lançais dans une explication farfelue en faisant des grands gestes des bras.

-Eh bien... Hmm... C'est que... Il état là et puis, y avait le sandwich et finalement le soleil et... et je t'ai pas vu.

Baissant les bras déconfite, je me disais très bien que ce genre d'explication me vaudrait un bon coup de poing dans une situation normale. D'ailleurs, comme pour affirmer mes pensées mon loup se leva et se plaça juste à coté de moi, au cas où il devrait défendre sa maîtresse d'une attaque quelconque. Un peu déconcertée, je me disais que c'était tout de même horrible que cette matérialisation suit ce que je pense, laissant par la même occasion voir ce que je pense au fond de moi. Quelle plaie.

-Heu, c'est Wo-Kun ! Enfin... Une matérialisation que j'ai élaboré. J'étais en train de m'entraîner un peu à le diriger quand... tu es apparue.

Oui apparaître était un bon mot, genre de nulle part en plein sur le chemin. Mais j'étais presque sûre qu'elle s'y trouvait bien avant que mon loup ne lui rentre dedans. Faisant disparaître le loup argenté en question, parce que ouais, il me bouffait de l’énergie et je devais encore me concentrer dessus pour qu'il n'explose pas, je repris contenance en laissant mon regard vaguer un peu partout.

-J'espère que cela ne t'attirera pas d'ennuis. Avec eux on ne sait jamais.

Oui, maintenant que la fille s'est faite blesser par Miyuki, elle risquait de péter un câble et d'organiser tout un truc bien machiavélique pour se venger. D'ailleurs, revenons à ce qu'il s'était passé avant, je ne pus m'empêcher de faire une remarque à la fille allongée à quelques pas de moi.

-Je pensais bien que tu sortais rapidement de tes gongs en vue de ce qu'il s'était passé dernièrement. Mais de là, à réagir aussi vite, pour une remarque... Pas mal dis donc, je dois me sentir chanceuse que tu ne m'as pas agressé ?

Oui, pour la gare, je pouvais bien voir la vivacité avec laquelle ma sauveuse s'était attaquée aux abrutis qui nous ont pris en traque. Mais je pensais que c'était juste en vue de la situation. Et là, je venais de comprendre qu'on avait un point commun peu glorieux de s'attaquer au premier enfoiré qui nous fait chier. Je ne sais pas si cela devait être vu comme un point positif ou, au contraire, peu glorieux. Mais les faits étaient là. Et si ce n'était pas elle qui aurait démolit cette fille, ce serait sans nul doute moi. M'asseyant non-loin de la blonde, je fermais mes yeux un instant avant de les rouvrir pour profiter de la vue que m'offrait le ciel. Trop bleu et blanc. Attends... Attends... Tournant mon regard vers Miyuki, je la sondais du regard jusqu'à ce que je trouve ce que je cherchais. Vert, elle était en Première comme moi, voilà la raison pour laquelle elle sut matérialiser en dehors de l'Arène. Fronçant les sourcils, je détournais le regard. Au moins ce n'est pas une Terminale... Oui, je ne me sentais jamais à l'aise avec ces monstres trop puissants.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Mer 22 Aoû - 19:16

Je vis que Kaïla était quelque peu mal à l'aise, ne sachant pas trop comment expliquer la situation. Je ne fis rien pour l'aider, continuant de la regarder en restant silencieuse, lançant quelque fois un regard vers l'étrange loup. Après un moment, j'entendis Kaïla soupirer et finalement, elle s'expliqua, à grands renforts de mouvements de bras.

-Eh bien... Hmm... C'est que... Il état là et puis, y avait le sandwich et finalement le soleil et... et je t'ai pas vu.


Je haussai un sourcil, ne comprenant rien à son charabia. Mais de quoi parlait-elle? Et qu'est-ce que le sandwich venait faire dans cette histoire. Je soupirai et me redressai, me plaçant en position assise et massant mes tempes de mes doigts. Je m’efforçais de garder mon calme, ce qui était assez difficile en soi, puisque ma colère ne s'était pas totalement évaporée de l'incident plus tôt. Kaïla avait de la chance d'être du bon côté de ma liste personnelle. Avoir été sur ma liste noire, elle aurait déjà goûtée à ma colère.

-Tu sais que ça ne veut rien dire tout ça?


Kaïla baissa les bras, comme pour abandonner et je vis du coin de l'oeil son loup qui se rapprocha d'elle, comme pour la protéger d'un quelconque danger. Est-ce que ma colère était si visible, ou l'énergie négative émanant de moi était-elle si évidente? Je soupirai à mon tour et regardai Kaïla dans les yeux, attendant cette fois-ci une réponse claire et au minimum, intelligente.

-Heu, c'est Wo-Kun ! Enfin... Une matérialisation que j'ai élaboré. J'étais en train de m'entraîner un peu à le diriger quand... tu es apparue.


Ainsi donc, ce loup bionique était sa matérialisation. Étais-ce son arme qu'elle utilisait lors des combats dans l'arène? Ou une toute nouvelle idée qu'elle avait décidé d'améliorer? Aucune idée. Mais à n'en pas douter, ce loup pouvait être dangereux si elle parvenait à le contrôler et à le matérialiser avec perfection. Nul besoin de dire que je préférais l'éviter que de la mettre en colère si jamais elle parvenait à améliorer son contrôle sur sa matérialisation. Après un moment, le loup disparut et je reportai mon attention sur Kaïla tandis qu'elle regardait autour d'elle, comme pour constater qu'on était bel et bien seules sur le toit depuis mon excès de violence. Je me laissai retomber sur le banc, recroisant mes bras derrière ma tête.

-J'espère que cela ne t'attirera pas d'ennuis. Avec eux on ne sait jamais.


J'eus un petit sourire et haussai (enfin, essayai de haussai mes épaules depuis ma position). Des problèmes, j'étais certaine d'en avoir. Cette garce avait été surprise, et je l'avais prise au dépourvu. Mais à n'en pas douter, elle me retrouverais bientôt, une fois bien armée et entourée de complices. Il n'était pas rare de trouver des personnes prêtes à me défoncer la gueule entre les murs d'Undai. Avec ma sale réputation, j'attirais aussi la haine de plusieurs. Cette fille ne perdrais pas de temps pour me faire regretter mon geste. Il me faudrait surveiller mes arrières un moment, afin d'éviter de me faire surprendre. Je soupirai et levai les yeux au ciel. Voilà des moments où il serait utile d'avoir un ami. Au moins, vous étiez certain d'avoir quelqu'un pour protéger vos arrières.

-Je pensais bien que tu sortais rapidement de tes gongs en vue de ce qu'il s'était passé dernièrement. Mais de là, à réagir aussi vite, pour une remarque... Pas mal dis donc, je dois me sentir chanceuse que tu ne m'as pas agressé ?


Je tournai mon regard vers Kaïla sans rien dire, incertaine de ce qu'il me fallait répondre. Lui dire la vérité, ou lui mentir? Certes, la garce m'avait mise en colère, mais j'avais agis purement par instinct protecteur. Même si Kaïla n'était pas mon amie, mon instinct me criait de la protéger. Un changement survenu depuis cette nuit là à la gare. C'était assez problématique pour moi en fait. Oui, je sortais rapidement de mes gongs en général. Mais la pique que la garce avait lancé à Kaïla avait eu un effet inattendu chez moi. Pourquoi réagissais-je ainsi envers Kaïla? Pourquoi voulais-je la protéger? Tout simplement parce que mon instinct me criait qu'elle avait vécu quelque chose de terrible... et que depuis, elle craignais les autres. Étais-ce pour ça qu'elle refusait d'être mon amie? Parce qu'elle me voyait, comme elle voyait tous les autres, un monstre incontrôlable qui avait été envoyé à Undai pour calmer sa soif de sang? Aucune idée...
Je gardai le silence et, voyant que je ne répondais pas, Kaïla s'assit près de moi et regarda le ciel. Je suivis son regard, me perdant dans l’immensité bleue au dessus de nous, laissant durer le silence. Je ne savais toujours pas quoi répondre. Et je ne voulais pas répondre. J'avais le sentiment que si je répondais, disant la vérité ou simplement en balançant un mensonge, ça ne lui plairait pas. Je préférais éviter la question en trouvant un autre sujet de conversation.

-Ce qui m'étonnes, c'est que personne ne se soit enfuis du toit à la vue de ton loup affreux. Et il a fallut qu'une pauvre fille à l'apparence d'une enfant innocente lance un couteau pour ficher la trouille bleue à une dizaine de personnes. Parfois, je me demande si ces soit-disant élèves d'Undai ont ne serais-ce qu'une infirme part d'instinct de survie. Permet moi d'en douter.


Je ricanai et reposai mon regard sur Kaïla.

-Honnêtement, ta bête ne me dit rien qui vaille. Sois certaine que si je devine une tempête hurlante en toi, tu ne me retrouvera pas de si tôt. Je ne veux même pas savoir quels sorte de dégâts ton loup ferait si tu te déchainait.

Probablement beaucoup, beaucoup de dégât. Ce loup était tout simplement dangereux, et quiconque avait le malheur de mettre Kaïla en colère risquait de disparaître à jamais... Je matérialisai l'une de mes dague et m'amusai à la lancer dans les airs, la rattrapant toujours par la lame sans me couper. De ma position, je pouvais facilement l'échapper et risquer de me transpercer moi même la poitrine. Avoir été beaucoup plus inexpérimentée, je serais probablement déjà en train de me vider de mon sang à l'heure qu'il est. Mais avec la dextérité avec laquelle je manipulais mes dagues, ça ne risquait pas d'arriver. Je surpris le regard étrange que Kaïla me lançait et je rattrapai ma dague avant de hausser un sourcil à son intention.

-Nani? Quelque chose ne va pas?



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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Sam 25 Aoû - 14:52

Un ange passa dans le silence qui planait sur cette étendue de béton et de métal. Rien à dire, cette école était peut-être moderne, mais j'avais quelques appréhensions quand à l'utilité d'une telle structure. Voyez-vous, de toute façon, moderne ou pas, tout ici se faisait détruire par des combats occasionnels. Évidement quelqu'un venait toujours réparer les casses dans les heures à venir, mais sérieusement, je ne voyais pas l'intérêt de mettre tant d'argent dans le design si, de toute manière, ça allait se faire démolir. Non, je n'étais pas économe, vu que je venais d'une famille assez riche pour se permettre à peu près tout, mais j'avais le sens de l'utile. Quelle importance après tout.

-Ce qui m'étonnes, c'est que personne ne se soit enfuis du toit à la vue de ton loup affreux. Et il a fallut qu'une pauvre fille à l'apparence d'une enfant innocente lance un couteau pour ficher la trouille bleue à une dizaine de personnes. Parfois, je me demande si ces soit-disant élèves d'Undai ont ne serais-ce qu'une infirme part d'instinct de survie. Permet moi d'en douter.

Je fronçais les sourcils en analysant ce qu'elle venait de dire. D'une manière ou d'une autre, je n'eus pas la réponse à ce que je voulais savoir, mais, après tout, j'étais tellement habituée à ce qu'on ne me dise pas clairement les choses que je ne m'attardais pas d'avantage sur la question. Attends... Piquée à vif après coup à cause de l'appellation qu'elle venait de lancer envers mon Wo-Kun, je laissais échapper un petit grognement mécontent. Comment cela affreux ? C'était un chef-d’œuvre ! Instinct de survie ? Je ris légèrement avant de regarder ce que faisait Miyuki à mes cotés, jouant de sa dague. Les étudiants d'Undai étaient des fous, certains moins que d'autres, mais tous assez stupides pour défier plus fort que soi. Pourtant, je pouvais deviner aisément pourquoi ils n'avaient pas peur de mon loup, parce que c'était une matérialisation, mais une qui ne détruisait rien sur son passage. Et comme il était coutume ici de voir des choses bizarres un peu partout, à la fin personne n'y prêtait attention, sauf si... Comme le cas de Miyuki l'indique, sauf si cette matérialisation a le but précis de détruire tout ce qui se trouve sur son chemin.

-Honnêtement, ta bête ne me dit rien qui vaille. Sois certaine que si je devine une tempête hurlante en toi, tu ne me retrouvera pas de si tôt. Je ne veux même pas savoir quels sorte de dégâts ton loup ferait si tu te déchaînais. 

Un sourire vint se peindre sur mon visage... Ouais bon, un micro-sourire. Elle avait raison de ne pas se frotter à mon Wolf Déflagration surtout quand je serais assez en colère pour ne plus me contrôler. Enfin, les dégâts que ma matérialisation pourrait faire seraient sans doute énormes, assez grand pour détruire à jamais un être humain. C'est dans ce but là que je l'ai construit aussi, dans le but de m'épauler... Enfin, un truc dans le genre qui n'avait rien à voir avec mes armes habituels. C'était ma pièce finale qui n'était pas encore au point pour donner le coup de grâce. J'espérais juste que je n'aurais pas à l'utiliser contre une connaissance, le jour où je serai en mesure de tuer.

-Nani? Quelque chose ne va pas?

Je sursautais imperceptiblement, avant de passer ma main dans mes cheveux noirs. Comme par réflexe, je me grattais l'arrière du crâne en répondant, quand la situation était gênante.

-Rien, je me disais juste que tu étais douée avec tes dagues.

J'étais presque certaine qu'elle arriverait à viser le mile même à une distance raisonnablement impossible à atteindre, rien qu'avec un lancé de sa dague. Je me demandais tout de même comment arrivait-elle à manier ce genre d'arme. Personnellement, j'avais l'habitude des épées ou alors du corps-à-corps, alors un combat à distance... Difficile à imaginer. Enfin, si en fait... Soit !

-Tu as raison sur ce point, les gens ici ne regardent pas ce qu'ils devraient pour survivre et ont, par conséquent, plus de chance de se faire poignarder dès qu'ils baissent un peu leurs gardes.

Je ne savais pas si cela résumait ce que je voulais dire précisément, mais c'était tout de même vrai. Il suffit de ne pas faire attention une seconde, et même la personne la plus inoffensive ou qu'on croit innocente, nous attaque et nous détruit d'un coup sans pitié ni remords. Instinctivement, je serrais mes poings en observant un point invisible devant moi. Secouant doucement la tête, je remis les pieds sur terre pour me concentrer sur la seule personne présente en ce lieu en ma compagnie.

-T'inquiètes pas, si je serai de mauvaise humeur, je te promets de ne pas venir démolir ta chambre pour avoir un combat contre toi.

Un rire traversa mes lèvres avant que je ne me détende un peu. Non, si je voulais me défouler, j'avais d'autres humains à découper. Et puis Miyuki serait un adversaire redoutable avec ses dagues... Oui terriblement redoutable et à craindre. Mais ce n'est pas cela qui m'aurait bloqué pour m'attaquer à elle, non après tout j'étais suicidaire dans l'âme peu importe l'adversaire, c'était juste que je n'avais pas envie de m'en prendre à quelqu'un que je considérais comme... comme qui en fait ? Bah, certainement pas comme une ennemie en tout cas. Je me reculais un peu de la blonde pour, par hasard, ne pas me prendre la dague avec laquelle elle jouait en plein dans la tranche. Non que j'avais peur qu'elle puisse perdre contrôle de cette dernière, loin de là. Mais je préférais être prudente tout de même. La survie, hein ?

-Question que tu ne m'embroches pas par inadvertance.

Je soupirais lourdement, avant de me concentrer sur la bouteille d'eau à mes cotés.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Sam 25 Aoû - 18:41

J'entendis Kaïla grogner à l’appellation peu flatteuse que j'avais fait de son loup et un sourire étira mes lèvres tandis que je continuais de lancer ma dague dans les airs, la rattrapant toujours par la lame avant de la relancer de nouveau. Je l'entendis rire légèrement à mes paroles et je lui jetai un bref regard avant de reporter mon attention sur ma dague. J'attendis qu'elle me réponde, laissant le silence s'éterniser.

-Rien, je me disais juste que tu étais douée avec tes dagues.


J'eus un sourire en coin et me redressai, m’asseyant et en étirant mes bras au dessus de ma tête avant de les laisser retomber et de continuer mon manège avec ma dague. Douée, oui je l'étais. Mais cela m'avais pris plusieurs mois intense de pratique et de détermination pour parvenir à contrôler aussi librement mes dagues. Je m'étais aussi récolté plusieurs coupures, pas trop graves cependant. J'avais encore les cicatrices.

-Tu as raison sur ce point, les gens ici ne regardent pas ce qu'ils devraient pour survivre et ont, par conséquent, plus de chance de se faire poignarder dès qu'ils baissent un peu leurs gardes.


Je ricanai et lançai un regard en coin à Kaïla.

-Comme cette garce qui s'est retrouvé avec ma dague en plein dans la cuisse. Tu crois que j'aurais du viser quelque part d'autre?


J'aurais peut être du la toucher à l'épaule, afin de rendre son bras inutilisable quelques temps? Nah, les médicaments d'Undai auraient remédié à son problème comme moi deux semaines plus tôt. Et je n'étais pas assez cruelle pour tout bonnement lui balancer ma dague en plein visage. À la gare, la situation était toute autre. Je n'avais eu qu'une fraction de seconde pour sauver Kaïla et la meilleure solution avait été d'attaquer l'homme directement au visage. Mais avec l'élève un peu plus tôt, elle ne me menaçait pas et n'avais fait qu'insulter Kaïla, ce qui m'avais fait réagir d'une façon assez imprévisible. Je soupirai et continuai de lancer ma dague dans les airs, comme si je n'avais rien de mieux à faire.

-T'inquiètes pas, si je serai de mauvaise humeur, je te promets de ne pas venir démolir ta chambre pour avoir un combat contre toi.


Je souris en coin et regardai Kaïla.

-Si tu démolis le seul endroit où je peux me reposer sans être dérangée, je te promets que tu vas voir ma dague d'un peu trop près.


Des menaces? Non. Même si quelque chose de semblable arrivais, je ne crois pas que je serais capable de délibérément attaquer Kaïla. Et je ne crois pas qu'elle défoncerait ma chambre sans bons motifs. Et ça m'étonnerais que ça arrive. Je ne vois pas pourquoi Kaïla voudrait massacrer ma chambre. Et je ne lui donnerai pas de raison valable pour le faire non plus. Je vis Kaïla s'éloigner quelque peu de moi et je haussai un sourcil, me demandant pourquoi elle s'éloignait.

-Question que tu ne m'embroches pas par inadvertance.


Je souris et rattrapai ma dague avant de la lui tendre, la tenant par la lame.

-T'inquiète. Le design est parfait pour la balance, et il m'est presque impossible, avec mon entraînement, de rater ma cible. Il me faut seulement un minimum de ma concentration lors du lancer.


J'attendis qu'elle prenne ma dague et je devinai qu'elle se demandait pourquoi ma dague, après avoir quitté ma main, de se dématérialisait pas. Ça devait probablement être du même principe que son loup. Je laissai ma dague entre les mains de Kaïla et me levai pour faire les cents pas, fourrant mes mains dans mes poches et levant la tête au ciel.

-En général, je ne remarque même pas la quantité d'énergie qu'il me faut pour la lancer. Ce n'est que depuis peu, lors de mes entraînements pour augmenter la distance de lancer, que je ressens une perturbation intérieur. Plus loin je lance mes dagues, plus il m'est difficile de garder concentration sur ces dernières. Et une cible en mouvement ne me cause pas trop problèmes. Il me faut seulement prévoir la direction de ma cible, et hop, je fais mouche. Tu peux me tester avec cette bouteille si tu veux.

Je tournai mon regard vers elle et lui fit un sourire. Peu de personne me voyait en action (sauf ceux qui me défiaient dans l'arène), et je n'aimais pas trop attirer l'attention sur moi. Je m'attendais à ce que Kaïla refuse. Elle avait probablement mieux à faire que de voir une enfant jouer avec des couteaux. Je m'éloignai quelque peu, faisant le tour du toit perdue dans mes pensées. Malgré la distance, ma dague ne se dématérialisait pas de les mains de Kaïla, ce qui lui donnait amplement le temps de l'étudier du regard sous toutes ses angles. Peu de personnes avaient pu voir mes armes d'aussi près. En général, elles se retrouvaient blessées par ces dernières. Je me rappelai soudain un détail important et, avec un sourire gêné, je m'approchai de Kaîla avant de lui lancer un objet qu'elle attrapa par réflexe.

-Tiens. Comme je ne t'ai pas croisé plus tôt, je n'ai pas pu te le donner avant aujourd'hui. Mais j'ai cru que tu aimerais le récupérer après l'avoir perdu cette nuit là.


En effet, j'étais retournée en ville dernièrement et j'étais passée dans un bar que pour me prendre un verre d'eau. J'avais discuté avec le barman et ce dernier avait mentionné une enragée de la vie aux yeux rouges qui avait oublié son portable sur le comptoir et il s'attendait à ce qu'elle revienne comme une furie récupérer son bien. Devinant qu'il parlait de Kaîla, j'avais pris le portable en ma possession et me promettant de le rendre à sa propriétaire aussitôt que je la croiserait.

-La batterie est probablement à plat, mais je crois que tu t'en fou hein. Au moins tu l'a récupéré.


Je donnai un coup de tête sur le côté pour balancer ma frange hors de ma vue et sourit à Kaîla.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Dim 26 Aoû - 14:07

Je ne sais pas si c'était juste ma façon de voir les choses, ou d'autres personnes aussi pourraient dire que Miyuki avait un sens d'humour assez lourd, mais qui était bien présent. Parce que l'air de rien, elle me faisait rire avec ses suppositions et sarcasmes. Pourtant quand elle me parla de sa victime du jour, je me suis dit qu'elle a bien fait de ne lui embrocher que la jambe. Non qu'elle devrait être gentille ou quoi avec les autres, juste que tuer l'autre fille lui aurait provoquer des problèmes avec la direction. Après tout, on ne tuait pas impunément les gens ici, même si à première vu on pourrait dire le contraire.

-Si tu démolis le seul endroit où je peux me reposer sans être dérangée, je te promets que tu vas voir ma dague d'un peu trop près. 

Un fin sourire vint orner mes lèvres avant de se dissiper dans le soleil tapant sur le bitume. Serait-ce un défi ? Je ne pense pas, et je ne vais pas le vérifier non plus. Que dire ? Je n'étais pas du genre à chercher les merdes, c'est elles qui venaient à moi. Et tant que j'étais en bons termes avec cette blonde de Première, je suis certaine que je n'aurais pas à pousser ainsi à l'extrême. De plus, je ne me prenais jamais aux affaires personnelles des gens, pas comme certains gamins cruels mais lâches de cette Académie, non, je préférais attaquer directement la cause de mes soucis. Devrais-je rassurer Miyuki du fait que si on aura un différent, je m'attaquerai à elle et ses dagues et non à sa chambre ? Non, je pense que ce serait du mauvais goût, surtout que je n'avais aucune envie de subir la force de cette lame affûtée.

-T'inquiète. Le design est parfait pour la balance, et il m'est presque impossible, avec mon entraînement, de rater ma cible. Il me faut seulement un minimum de ma concentration lors du lancer.

Regardant Miyuki avec méfiance... Non, avec incompréhension dans les yeux, j'hésitais un instant avant de me saisir de ce qu'elle me tendait. Elle n'avait pas l'air dangereuse sur le moment, alors j'en constatais qu'elle n'allait pas me la planter entre les deux yeux. C'est pourquoi ma main se tendit jusqu'à attraper l'objet en question. Ceci fait, Miyuki s'éloigna de ma position pour aller marcher de long en large sur l'étendue de béton. Mes rubis se posèrent sur la dague avec un soupçon de méfiance, on ne sait jamais si cette chose est capable d'exploser ou non. Soupirant lourdement, j'analysais cet objet, lançant de temps en temps des coups d’œil à ma compagne du jour.

-Je vois, mais je ne me risquerais pas à jouer avec.

Certainement pas, je risquais de me faire plus de mal qu'autre chose. J'examinais un peu plus la dague me disant qu'elle était assez jolie question apparence. Fine, pas si lourde que cela pourrait avoir l'air. Un objet meurtrier si son utilisateur savait s'en servir convenablement. Je grimaçais en déposant l'objet à coté de moi, voir ce genre d'arme était quasiment impossible dans la vie de tous les jours. Mais ici, tous, tous les gamins se promenaient avec des armes plus étranges et dangereuses les unes aux autres. Oui, le monde à Undai tournait à l'envers. Sérieusement, je me demandais ce que ces gens devenaient en quittant cette Académie... Vraiment... Cela devrait être interdit par la loi.

-En général, je ne remarque même pas la quantité d'énergie qu'il me faut pour la lancer. Ce n'est que depuis peu, lors de mes entraînements pour augmenter la distance de lancer, que je ressens une perturbation intérieur. Plus loin je lance mes dagues, plus il m'est difficile de garder concentration sur ces dernières. Et une cible en mouvement ne me cause pas trop problèmes. Il me faut seulement prévoir la direction de ma cible, et hop, je fais mouche. Tu peux me tester avec cette bouteille si tu veux. 

Je l'écoutais sans mot dire, avant que cela ne fasse tilte dans ma tête. La dématérialisation instantanée des objets qui sont trop loin ou dont on perd le contrôle... Je ne me suis jamais posée la question de comment cela marchait. Depuis le début de mon entraînement, je ne me concentrais que sur le force de ma matérialisation ainsi que de la quantité d’énergie qu'elle me demandait. Maintenant que j'entendais Miyuki parler de ses aptitudes avec les dagues, je me dis qu'effectivement, plus loin est l'objet de son possesseur, plus difficile il est de la manier. Évidement, cela ne pose aucun problème pour les gens qui aiment le corps-à-corps... En somme, avant Wo-Kun, je n'avais pas trop de soucis question maniement et durée de matérialisation. Après tout je n'utilisais que ma Silver Sword ainsi que mes boules d'énergie... Quoi qu'il en soit, je devrais plus me pencher sur la question, pour mieux diriger mon loup. Encore heureux que j'avais un parfait coach pour ce genre de choses.

-Tiens. Comme je ne t'ai pas croisé plus tôt, je n'ai pas pu te le donner avant aujourd'hui. Mais j'ai cru que tu aimerais le récupérer après l'avoir perdu cette nuit là. La batterie est probablement à plat, mais je crois que tu t'en fou hein. Au moins tu l'a récupéré. 

Attrapant l'objet lancé de justesse, je le fixais un moment avant de réaliser de quoi il s'agissait. C'était... mon portable, celui que j'ai laissé ce fameux jour dans un bar... Bar dont je ne me rappelle même plus le nom, et encore moins l'endroit où il se trouvait. Relevant la tête vers Miyuki tout en mettant mon cellulaire retrouvé dans une poche, je lui rendis son sourire. Cela me fera du bien de retrouver mes numéros et tout ce qui allait avec. Me levant tout en m'étirant, je demandais avec un soupçon de surprise dans la voix :

-Je me demande où tu l'as trouvé... Ouais, comment tu l'as eu ?

Bon, je dois dire que dire « merci » n'était pas trop facile pour une personne telle que moi ? Non ? D'accord, je crois que vous le savez bien à présent. Quoi qu'il en soit, debout, je matérialisais ma robe de combat sans crier garde, sentant la puissance affluer dans tout mon corps, je pris la bouteille dans ma main, fis un pas en avant pour prendre de l'élan et la balançais au loin en direction du soleil pour lui rendre la tâche plus compliquée.

-Réussiras-tu à la percer dans les secondes à venir ?

Un sourire amusé apparut sur mon visage avant que je ne dématérialise ma robe de combat pour me retrouver à nouveau dans mes fringues peu appropriés pour faire office d'uniforme de Undai. Impatiente pour voir les prouesses de Miyuki, je me demandais vraiment si elle allait réussir à l'embrocher ou pas. Je ne sais pas pourquoi je lui disais ce genre de choses, mais je n'ai pas pu m'empêcher de lui donner un conseil quant à sa matérialisation. Non que j'étais une experte ou quoi, mais bon. Peut-être que je lui faisais assez confiance pour ne pas me préoccuper de telles formalités. En plus, elle avait un telle hargne en parlant de ses armes, que cela faisait plaisir à regarder.

-En fait... Si tu veux lancer plus loin tes dagues sans en perdre trop le contrôle, il suffit d'y insuffler plus d'énergie à des endroits stratégiques. C'est ce que je fais avec mon loup...

Après tout, une telle masse de matérialisation n'est pas simple à manier et, je le répète encore, ça me bouffe de l'intérieur. Mais bon, pour une chose, il faut faire le sacrifice d'une autre. C'est ainsi que, si ton arme est plus forte et plus « autonome », tu perds des possibilités pour faire et créer autre chose. Le revers de la médaille ? Oui, tant que tu n'es pas un Terminale expérimenté. Un Terminale qui connaît par cœur ces endroits et donc perds moins d'énergie, mais qui a, tout de même, assez d'énergie pour ne pas se préoccuper de la distance ou encore de la force de sa matérialisation.

-Cela fait longtemps que tu es en Première ? Je sais qu'il y a beaucoup de classes en somme, mais je ne t'ai jamais vu dans une d'elles... Ouais bon, je vais rarement au cours, mais... je crois que toi aussi, non ?

Je souris avec conviction et amusement. Elle avait tout d'une rebelle... Mais une rebelle assez sympa. Trop sympa ? Peut-être bien. Pourquoi l'était-elle? Aucune idée, mais, je devais l'avouer, cela ne me déplaisait pas du tout. Au contraire.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Dim 26 Aoû - 16:24

Kaïla sembla surprise sur le moment, regardant son portable comme si elle n'arrivait pas à croire qu'elle l'avait bel et bien retrouvé. Après un moment, elle me sourit et fourra son appareil dans sa poche avant de se lever en s'étirant.

-Je me demande où tu l'as trouvé... Ouais, comment tu l'as eu ?


J'eus une petite grimace en coin et me grattai la nuque, quelque peu mal à l'aise. Je ne voulais pas qu'elle croit que je l'espionnais ou quoi que ce soit, si j'étais atterrie dans le même bar où elle avait perdu son portable, ça n'avait été du qu'à la coïncidence.

-Je suis allée en ville il y a quelques jours et me suis arrêtée dans un bar. Le barman était bavard et à mentionné une enragée de la vie aux yeux rouges. Tu correspondais assez bien à la description, j'ai donc deviné que c'était là que tu avais perdu ton portable. J'ai cru que tu aimerais en reprendre possession.


Je ricanai légèrement et laissai retomber mon bras. Peu importe le nombre de fois que je me moquais ou taquinais Kaïla, cette dernière ne se fâchait pas. Une chance pour moi, parce que j'avais le mauvais défaut de jamais être capable de fermer ma grande gueule. Je lui fis un sourire en coin, comme pour m'excuser de mes paroles. Je respectais trop Kaïla pour me moquer ouvertement d'elle. Les piques et les paroles que je glissais parfois n'étaient qu'une forme... d'affection, pourrait-on dire. Ce n'était nullement mon intention de la mettre en colère. Je crus un instant que j'avais dépassé les bornes lorsque, sans avertissements, Kaïla matérialisa sa robe de combat. Elle se pencha, attrapa la bouteille et, prenant un élan, la lança de toutes ses forces vers le ciel. Je me retournai pour suivre la trajectoire mais le soleil m'aveugla, me forçant à mettre un bras devant mes yeux.

-Réussiras-tu à la percer dans les secondes à venir ?


Un défi? Je souris et reportai mon attention sur la bouteille, essayant de calculer, malgré mon aveuglement, la trajectoire. La tâche n'était pas aisée, mais c'était faisable.

-En fait... Si tu veux lancer plus loin tes dagues sans en perdre trop le contrôle, il suffit d'y insuffler plus d'énergie à des endroits stratégiques. C'est ce que je fais avec mon loup...


J'analysai ses paroles et fronçai les sourcils. C'était en fait logique ce qu'elle disait. Dans le fond, on influençait en quelque sorte l'environnement pour mieux contrôler nos armes. Étais-ce ce que Kaïla voulait dire? Sans hésiter, je décidai de mettre cette hypothèse en oeuvre. Je regardai la bouteille, me concentrant sur le mouvement qu'elle faisait et, une fois certaine de l'endroit où elle irait, j'envoyai un peu de mon énergie là ou je le voulais. Sans crier gare, matérialisai mon autre dague que je lançai avec précision sur la bouteille, à l'endroit exact où j'avais envoyé mon énergie. On entendit clairement un "plop" lorsque la lame traversa le plastique et un sourire étira mes lèvres lorsque je me retournai vers Kaïla.

-Merci du conseil, je crois que je viens de briser mon record concernant la distance.


Je dématérialisai mes dagues et donnai un coup de tête sur le côté avant de reporter mon attention sur Kaïla. Si elle m'avait donné ce conseil, étais-ce parce qu'elle commençait à me faire confiance? Je l'espérais. Ça serait au moins ça de bon à ma vie à Undai. Un sourire toujours sur les lèvres, je croisai mes bras derrière ma tête et marchai de long en large, levant la tête vers le ciel.

-Cela fait longtemps que tu es en Première ? Je sais qu'il y a beaucoup de classes en somme, mais je ne t'ai jamais vu dans une d'elles... Ouais bon, je vais rarement au cours, mais... je crois que toi aussi, non ?


Je m'arrêtai et ricanai légèrement avant de pointer un index sur moi même, souriant à Kaïla.

-Dis, est-ce que j'ai l'air d'avoir la tête d'une fille qui va en cours?


Je laissai retomber mes bras et secouai la tête, avant de m'accoter contre la clôture et de croiser mes bras sur ma poitrine. Je reportai mon regard sur Kaïla, plongeant mes yeux dans les siens.

-Je suis certaine que tu va comprendre pourquoi, toi mieux que toutes autres personnes. Disons que je n'aime pas aller en cours, car ces endroits trop clos et trop pleins me mettent sur les nerfs. Si j'évite les cours, c'est autant pour ma sécurité que celle des autres. Bien sur, je fais des efforts et j'assiste à certaine classe. Mais mieux vaut m'éviter un certain temps lorsque je vais en cours. Je suis facilement irritable.


Je détournai le regard et regardai sans vraiment le voir un oiseau voler non loin. Ouais, aller en classe n'était pas vraiment bon pour moi. La proximité avec autant de personnes, ça ne m'allait pas. Bien sur, tant que je ne ferais pas mes classes, je serai coincée en seconde. Un jour j'allais faire mes cours. Mais disons que l'envie me manquais. Un bruit attira mon attention sur la gauche et je vis la porte menant au toit s'ouvrir pour révéler un groupe de personne. À sa tête, la fille que j'avais blessée plus tôt. Sa cuisse était enroulée dans un bandage. Je levai mon regard vers le sien et elle me foudroya du regard tout en pointant un doigt dans ma direction, avant de crier:

-C'est elle! C'est cette chienne qui m'a attaquée!


Derrière elle, je vis plusieurs personnes qui, jusqu'alors confiantes et prêtes à se battre, semblaient maintenant incertaines. Et avec raison. Plusieurs personnes maintenant présentes sur le toit étaient d'ancienne victime qui avaient fait l'erreur de me chercher des noises. Mais leur nombre les rassurait et au lieu de partir, la masse de personne se rapprocha de moi et de Kaïla. Je lançai un regard vers cette dernière et soupirai.

-T'as encore le temps de partir avant d'être entrainée dans mes problèmes.


Je reportai ensuite mon attention sur la masse colérique de personne tandis que la fille à la cuisse bandé matérialisait son arme, bientôt imitée par les cinq autres personnes qui l'accompagnaient. Six contre un, ce n'était vraiment pas équitable. Je restai impassible de l'extérieur, mais intérieurement, je commençai quelque peu à m'inquiéter. Je ne croyais pas que la fille chercherait vengeance aussi tôt. J'avais cru que j'aurais le temps de disparaitre avant qu'elle ne me retrouve. Visiblement, je m'étais trompée. Je soupirai et me redressai, matérialisant ma robe de combat au complet sur moi. Si je devais me battre à six contre un, mieux valait être protégée par mon armure que vêtue simplement de vêtements. Une dague dans chaque main, je pris une position défensive et lançai un regard vers Kaïla.

-Le temps presse Kaïla. Soit tu pars, soit tu es impliquée dans tout cela. Et honnêtement, j'aimerais éviter que tu te retrouve avec mes problèmes sur le dos.


Ma voix était quelque peu étouffée par le foulard noir qui couvrait maintenant le bas de mon visage. Toujours en guettant le moindre mouvement venant de mes adversaires, je plongeai mon regard dans celui de Kaïla, cherchant à la faire réagir. Allait-elle partir, ou allait-elle rester?
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Mer 29 Aoû - 17:59

En tête je n'avais qu'une envie, c'était d'aller voir ce barman, dont je ne me rappelais pas le visage, pour lui dire ses quatre vérités. Non mais vous imaginez cela ? Un mec qui est censé se taire et servir des verres ose parler sur ses clients à d'autres clients. Quel monde, en plus de cela, je vous rappelle que je n'ai pas la majorité japonais pour me retrouver dans ce genre d'endroit, même si ma corpulence laisse croire le contraire. Au pire, je pourrais lui provoquer des problèmes pour les descriptions peu glorieuses qu'il a fait à mon égard... Non, je plaisante, je me mettrai dans la merde pour rien. Je devrais être contente que j'ai récupéré mon portable sans en faire tout un plat. Oui, voilà.

-Merci du conseil, je crois que je viens de briser mon record concernant la distance. 

Je l'ai vis percer la bouteille... Non, je l'entendis vu que le soleil obstruait la visibilité de mes yeux. Elle a remporté le défi, elle était vraiment doué. Non, je n'allais pas applaudir pour cela, mais je devais avouer que j'étais impressionnée. En même temps, je pouvais analyser un peu la manière de se battre de Miyuki, même si à première vue je n'avais pas cette intention. Je notais tout de même que la précision était son fort et qu'il fallait faire bien attention de ne pas être dans sa ligne de mire.

-Je suis certaine que tu va comprendre pourquoi, toi mieux que toutes autres personnes. Disons que je n'aime pas aller en cours, car ces endroits trop clos et trop pleins me mettent sur les nerfs. Si j'évite les cours, c'est autant pour ma sécurité que celle des autres. Bien sur, je fais des efforts et j'assiste à certaine classe. Mais mieux vaut m'éviter un certain temps lorsque je vais en cours. Je suis facilement irritable. 

Je soutenais le regard de Miyuki tout en hochant de la tête pour lui faire signe que je comprenais parfaitement de quoi s'agissait-il. Les cours, c'était quelque chose d'affreux pour les gens qui n'affectionnent pas les contacts humains. Combien de fois ai-je fuis les heures de cours pour cette raison ? Combien de fois je n'y ai pas assisté pour cause d'un trop grand nombre d'étudiants dans les couloirs ? Trop de fois en tout cas. Je soupirais avant de détourner mon regard de la blonde qui me tenait compagnie. Pouvait-on comprendre quelqu'un quand on vivait la même chose ? Je crois que Miyuki était celle qui savait le mieux me comprendre pour ces situations là... Maintenant, lui faire savoir que j'ai une telle faiblesse était-ce une bonne chose ou non ? Certainement pas, mais il était trop tard à présent. Je devais me résoudre à cela.

-C'est elle! C'est cette chienne qui m'a attaquée!

Je tournais ma tête en direction des personnes venant sur le toit en même temps que Miyuki. Je restais un moment interdite avant de reconnaître la victime d'il y a une petite demi-heure. Déjà prête à se prendre une autre raclée ? On dirait que non, en vue du nombre de gens qui l'accompagnaient. J'avais un dent contre cette fille, vu qu'elle m'a insulté, je me devais de lui faire ravaler ses mots par principe. Mais là... La situation était bien délicate.

-T'as encore le temps de partir avant d'être entrainée dans mes problèmes. 

Je me levais en fixant le groupe, notant au passage que la manieuse des dagues avait l'air un peu exaspérée. Qui ne le serait pas après tout. Je restais incertaine devant tout ce nombre de gens ayant tous des robes de combats. Cela sentait mauvais, très mauvais même. Je grimaçais restant en retrait, ils étaient six, tous au moins en Première. Et ils avaient tous après Miyuki, je n'avais rien à faire là dedans et la meilleure chose qui me restait à effectuer, c'était de m'éclipser tranquillement. Partir ? Vous m'avez déjà bien regardé ? J'étais suicidaire mais je connaissais le sens de la justice. Et là, je ne pouvais pas laisser la fille à moitié voilée seule contre cette bande de fous enragés.

-Le temps presse Kaïla. Soit tu pars, soit tu es impliquée dans tout cela. Et honnêtement, j'aimerais éviter que tu te retrouve avec mes problèmes sur le dos. 

Les problèmes ? C'est certain qu'il y en aura. Les combats en dehors de l'Arène étaient strictement interdits. Ce qui nous voudra sans aucun doute un petit détour dans le Conseil ou encore mieux, chez la directrice en personne. Étrangement j'aurais évité toutes ces options si c'était dans ma capacité. Je m'avançais à la hauteur de Miyuki sans la regarder, trop occupée à observer les six personnes en mode attaque devant nous. Si je leur dis que les combats sont interdits, ils arrêteraient ? La naïveté n'était pas mon for et j'avais une horrible impression que cela empirerait même les choses. Pourquoi ces enfoirés réglaient leurs problèmes seuls et par les armes au lieu de laisser faire la justice de Undai jouer son rôle comme il se le devait ? Des fous.

-Quelle galère, comme si on n'avait rien d'autre à faire.

Je matérialisais ma robe de combat ainsi que mon épée la plaçant de toute sa longueur devant moi. Je n'étais pas en position d'attaque comme Miyuki, j'abordais plutôt un air arrogant sur le visage qui allait, je le savais parfaitement, se transformer bientôt en expression de rage et douleur. Ils étaient six, nous n'étions que deux. On n'avait pas beaucoup de chance de s'en sortir sans séquelles. Et puis je venais de réaliser quelque chose qui me bloqua sur place. La douleur... les blessures en dehors de l'Arène pouvaient nous tuer... Ce n'était pas un combat comme dans le sanctuaire de la matérialisation. Danger !

-Miyuki-San, je crois que nous sommes mal barrées... Mais bon, je ne vais pas te laisser avec ces fous toute seule, j'ai aussi envie... de m'amuser.

S'amuser ? C'était peut-être exagéré parce qu'au fond j'avais une peur bleue de ce qui allait arriver. Pas question de se dégonfler, mais subir des adversaires doués ou non dans un tel lieu, était très mauvais. Je pouvais sentir l'adrénaline monter en moi en flèche tandis que les six personnes se lancèrent déjà dans notre direction pour nous, littéralement, mettre en pièces. Chacun d'eux avait ses capacités en matière de combat, et je ne les connaissais pas, ce qui était un grand désavantage. Miyuki et moi partions perdant dès le début. Sauf si on s'organisait. Ou au pire on saute du toit et on fuit... Mais étrangement je ne pense pas qu'ils nous laisseraient faire sans broncher. Un rire, mon rire emplit l'atmosphère. Allons, c'était un bon moment d'assouvir le début de ma vengeance. Je pouvais sentir mon sang bouillir, tandis que ma lame se chargeait de l'électricité. Un sourire cruel sur le visage, je ne voyais plus que mon but qu'était de massacrer ces enfoirés. « Comme dans l'Arène » que je me disais. Je ne faisais plus attention à Miyuki, me concentrant juste sur nos adversaires tandis que la flemme rouge dans mon œil s'activa avec hargne.

-Vous êtes stupides de vous mesurer à nous. Votre nombre ne vous aidera pas.

Oui, je voulais du sang et je l'aurais. Miyuki... Nous allions leur donner une bonne raclée. Ou du moins nous faire une ouverture assez bien encrée pour fuir tranquillement. En plus... Non, il n'y avait plus aucune règle là, il fallait foncer et se ficher des conséquences, « comme dans l'Arène »...

-J'y vais, couvres-moi.

Sans attendre sa réponse, je m'élançais à corps perdu contre ces personnes, envoyant une onde d'électricité avec ma lame en plein milieu me fichant éperdument si mon attaque allait se faire esquiver ou non. Suicidaire ? Oui. Folle ? Certainement. Au pire, Wo-Kun fera son entrée. Cela nous fera un trois contre six. Enfin, merde.

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Jeu 30 Aoû - 12:51

Du coin de l'oeil, je vis Kaïla se lever tandis que mes adversaires, maintenant tous armés et vêtus de leur robe de combat, me faisaient face dans une pose agressive et offensive. Bientôt, ils se jetteraient sur moi, que Kaïla soit là ou non. Je resserrai ma poigne sur mes dagues, essayant de déterminer lequel de mes adversaires était le plus dangereux. Une fois que je l’identifierais, il me suffirait de le mettre hors combat avec une dague lancée avec précision. Mais contre un groupe aussi nombreux, me retrouver avec seulement une dague pourrait devenir rapidement un désavantage et une grossière erreur. Je serrai les mâchoires, ne sachant quoi faire. J'allais devoir faire du corps à corps dans un combat déloyal à six contre un. Nul doute que je serai gravement blessée ou même morte en sortant de ce combat.

-Quelle galère, comme si on n'avait rien d'autre à faire.


Je tournai mon attention sur Kaïla et la vit matérialiser sa robe de combat. Je restai surprise un moment, me demandant pourquoi elle restait. Pourquoi ne partait-elle pas? Elle allait avoir de gros problèmes si elle restait, et tout ça par ma faute. Une fois sa robe matérialisée, elle plaça sa longue épée devant elle et regarda nos adversaire, un air arrogant sur le visage. Le groupe armés qui nous faisait face sembla s’échauffer devant tant d'arrogance, bougeant légèrement et resserrant leur emprise sur leur armes.

-Miyuki-San, je crois que nous sommes mal barrées... Mais bon, je ne vais pas te laisser avec ces fous toute seule, j'ai aussi envie... de m'amuser.


Je reportai mon attention sur elle et, pour une fraction de seconde, je vis de la peur sur son visage, rapidement remplacé par son air arrogant. Elle appréhendait ce qui allait se passer par la suite. Et avec raison. Toutes blessures que nous récolterons dans les instants à suivre seront des blessures qu'on ne pourra pas guérir miraculeusement comme dans l'arène. Si le combat tournait mal, on pouvait même mourir. Idem pour nos adversaires.

-Vous êtes stupides de vous mesurer à nous. Votre nombre ne vous aidera pas.


Quelque chose dans sa voix me fit frissonner. Ce n'était plus la même Kaïla. Celle là, elle voulait du sang, et de la violence, je pouvais quasiment le sentir. Une inquiétude me traversa l'esprit. Allait-elle être capable de se retenir pour ne pas tuer nos adversaires? Aucune idée. Et honnêtement, j'en doutais. Il me faudrait donc agir rapidement et l'empêcher de tuer quiconque durant le combat. Mais en serais-je capable? Rien me garantissais que Kaïla allait m'écouter. Peut être même se retournera-t-elle contre moi si je me met en travers de ses "proies". Mais j'étais prête à courir le risque, si ça pouvait lui éviter de sales problèmes avec la directrice.
Je restai interdite un moment, cherchant à éviter d'entraîner Kaïla dans mes problèmes. Mais je ne trouvai aucun moyen, et n'eus d'ailleurs pas le temps d'y penser.

-J'y vais, couvres-moi.


Je n'eus pas le temps de répondre qu'elle partait déjà à l'attaque, s'élançant vers le groupe, tandis que sa lame se chargeait d'électricité pour enfin relâcher l'énergie destructrice vers nos ennemis. Je pus apercevoir plusieurs d'entre eux esquiver l'attaque, mais une fille, moins chanceuse, trébucha et se retrouva heurtée par l’électricité. Elle cria de douleur et son corps se convulsa un moment pour enfin s'immobiliser après quelques minutes. Je la fixai, les yeux écarquillés, incapable de bouger un muscle. Elle était morte. Et avec seulement une seule attaque venant de Kaïla. Nos adversaires, maintenant haineux envers celle qui avait tué l'une de leurs camarades, m'oublièrent rapidement et dirigèrent leurs attention vers Kaïla, l'attaquant tous en même temps. Je jurai entre mes dents et, me déplaçant rapidement, je m'interposai entre trois adversaires qui menaçaient le flanc gauche de ma camarade tandis qu'elle même se défendait contre les deux autres. Mes lames heurtèrent les armes de mes adversaires, mais j'avais un sale désavantage. J'étais beaucoup plus petite et mes dagues n'étaient pas de taille dans un combat déloyal au corps à corps. Mon troisième attaquant profita du fait que mes deux dagues étaient occupées à bloquer les attaques de ses deux congénères pour me transpercer l'épaule de son épée, pénétrant l’armure en os qui me protégeait, la même épaule où j'avais reçu une balle deux semaines plus tôt. Je serrai les mâchoires sous la douleur mais ne faiblit pas, retenant mes adversaires aussi longtemps que je pus. Après un moment, je possai brusquement ces derniers avant de leur faire un croc-en-jambes, les faisant tomber au sol. L'épée me resta dans l'épaule mais disparut après un moment, l'énergie de son propriétaire ne la nourrissant plus.
Je me retournai sans attendre vers Kaïla et agrippai son bras au moment où elle s’apprêtait à faire son deuxième mort, stoppant la lame de son épée juste au bon moment. Le gars qui se tordait de douleur à ses pieds leva un regard emplis de peur vers moi. Je ne lui prêtai pas attention et, toujours agrippant le bras de Kaïla, je la fit pivoter pour qu'elle s'occupe plutôt des trois derniers. Le deuxième adversaire de Kaïla n'était nulle part en vue, j'en déduisis donc qu'il avait pris la fuite. Je devinai à la soudaine tension de Kaïla que j'avais fait une grossière erreur de l'agripper par le bras.
Je la relâchai et me déplaçai légèrement sur la gauche, guettant ses mouvements. Allait-elle s'en prendre à moi? Peut être que, sous la rage et la soif de sang, elle ne me reconnaitra même pas. J'étais vraiment dans la merde. Mes dagues en mains, je pris une pose défensive tout en guettant à la fois Kaïla et les trois personnes qui se relevaient, armes en poing. Ils semblaient inquiets de faire face à cette dernière, incertains de ce qui allait se passer. Moi aussi j'étais incertaine. Contre qui devrais-je me défendre. Les trois idiots, ou Kaïla?
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Dim 2 Sep - 8:17

La frénésie d'un combat, cette sensation que vous ressentez quand, pour la première fois, votre lame traverse la chair avec pour conséquence la mort de votre adversaire. Cette culpabilité teinte de rouge et de remords quand vous vous apercevez que vous aviez ôté la vie à un humain. Tout cela, je le ressentais à présent prise dans les feux de l'action, prise dans cette guerre qui faisait rage dans mon cœur comme dans ma tête. Cette sensation détestable mais merveilleuse quand mon esprit embrumé comprit que je venais de commettre l'irréparable. Je ne pouvais qualifier cela d'auto-défense, j'avais foncé sur ces étudiants sans moindre légitimité, pourtant j'aurais pu passer mon chemin et oublier cette affaire avant de matérialiser mon arme. Je ne le fis pas, pourquoi me demanderez-vous ? Peut-être que je voulus faire mes preuves ? Montrer au monde entier à quel point ma naïveté et imprudence s'avéraient être dangereuses ? Qui sait. Seul le corps mort pouvait répondre à ces questionnements, mais, comme je l'indiquais, il n'était plus de ce monde. Quant aux autres protagonistes de cette histoire sanglante, il n'en restait pas grand-chose qu'un amas de haine et de métal.

J'étais au milieu de ce spectacle morbide, parfois souriante, d'autres fois embellie par des traits cruellement sadiques. Dansant parmi les armes de mes assaillants, j'effectuais un ballet de mon pouvoir, luttant désespérément d'en sortir vivante peu importe l'effort qu'il fallait que j'y mette. Dans cette action pleine de folie, je n'en avais cure des blessures que mon corps recevait en hommage pour cette haine. Mon but était là, limpide et brillant dans mes rubis noyés par les cris de rage, il était là me hurlant à la mort que je n'avais pas le choix que d'attaquer, me couper du monde et tuer. C'est ce que je fis, guidée par mes instincts les plus sauvages.

Si Miyuki était là pour me protéger ou m'épauler, j'en n'avais qu'un faible souvenir, trop occupée à refréner ma propre haine. Si j'eus peur de l'attaquer par mégarde, cette frayeur prit forme quand je sentis une main me saisir d'une force monstrueuse me surprenant avant que mon champ de vision ne change de tout au tout. J'avais une proie, une proie effrayée sous mes pieds, je la regardais sous les grimaces douloureuses qu'engendraient mes blessures avec l'envie, la seule envie, de lui planter ma lame en travers le corps et voir la lumière de ses yeux s'éteindre à tout jamais. Mais je n'eus le temps d'avoir ce plaisir que, inévitablement, j'allais regretter par la suite quand mon propre esprit serait clair. Qu'ai-je ressenti à ce moment ? Quand je me retrouvais devant trois nouveaux adversaires tous autant dangereux les uns aux autres ? Je n'en fis guère attention à leur regards, je cherchais la personne qui m'a enlevé le goût métallique du sang de ma victime. Avec une folie bien distincte dans mes pupilles dilatées par la frénésie, ma lame pivota avec moi pour s'entrechoquer avec celles d'une autre personne que je voyais à moitié dans la brume de mon désir de haine.

-NE ME TOUCHE PAS !

Ce n'est qu'après, en serrant les dents et les poings sur la garde de mon épée que je me rendis compte que ces mots, hurlés avec colère, venaient couler de ma bouche pour s'abattre sur le toit. Mes rubis fous croisèrent des yeux bleus. Je ne savais pas ce que je lisais dans cet océan à cet instant précis, mais j'eus comme un malaise qui me prit de court. Je lâchais ma lame qui tomba dans un vacarme d'enfer au sol. Mauvaise initiative, tandis que mes traits prirent les couleurs de la surprise. Comme si les cieux de la guerre criaient leurs mécontentements, mes adversaires, eux aussi, n'avaient compris qu'une action contradictoire de ma part. S'en prendre à son allié était la dernière chose à faire en ce lieu. Je réalisais enfin ce qu'il se passait ici, comme réveillée d'un cauchemar.

Toujours pétrifiée sous la stupeur, yeux écarquillées, bouche légèrement entrouverte, je me raccrochais difficilement à la seule personne dont le visage me revenait. Miyuki. La haine, la colère autant que la rage peuvent pousser un humain rempli de ces dernières jusqu'aux limites de son humanité. Et humainement parlé, je n'en faisais plus partie dès que ma lame tua ma première victime. Une première victime... Comme dans l'Arène... Non, ce n'était pas comme dans l'Arène. Je m’effondrais au sol, impuissante et inconsciente des trois personnes restantes sur le toit, à part celle qui venait de me réveiller de mon rêve éveillé.

Si je venais enfin de réaliser mes actes, j'en fus pas moins affectée. Mes membres tremblant, je fixais avec insistance un point invisible quelque part sous les pieds de Miyuki. Sous ce choc, mon arme se dématérialisa et je restais ainsi, vulnérable aux attaques. Mes adversaires n'étant pas stupides, profitèrent de cette ouverture incroyable pour foncer têtes baissées sur nos silhouettes, savourant d'ores et déjà une victoire prochaine. Même dans le plus grand des désespoirs, même quand on n'a plus le titre d'humain sous notre peau, l'instinct de survie reste gravé en nous. Animal ou humain... L'importance n'était plus là. Et comme pour confirmer ces pensées, je grinçais des dents dans un ultime geste de survie avant de faire volte-face et matérialiser un bouclier. Bouclier qui éclata en milles morceaux sous le choc des armes nous faisant face. Je sentis les bribes glaciales s'enfoncer ci et là dans mon bras, me déchirant la peau, engourdissant mon membre de douleur. Par réflexe, je me reculais, buttant sur les jambes de Miyuki, ne sachant plus quoi faire. Fuir. Cette réponse s'imposait à mes yeux comme une délivrance dont je ne pouvais user. J'étais mouillée dans cette affaire jusqu'au cou et, peu importe mes principes ou mes craintes, je n'avais pas d'autre choix que de mourir ici. De toute façon, mes gestes étaient impardonnables, autant se repentir sur place.

Le sang coulait par delà la manche de ma robe de combat. Tel un lapin apeuré, j'entendais les cris, le fracas, sans le voir, résolue à mon triste sort. Je ne sais pas ce qu'il se passa ensuite, je ne sais pas combien de temps je fus restée ainsi au sol, ébahie et seulement tiraillée par la douleur. Je sais juste qu'à un moment, réalisant que je n'étais toujours pas morte, je me relevais en titubant, me prenant un coup de je ne sais quelle arme dans le bras sous la précipitation. Une seconde, c'était le temps qu'il m'a fallut pour attraper Miyuki par la première chose qui me tomba sous la main pour la tirer à moi et dégringoler les escaliers du toit. Je ne voyais rien que mon but de partir loin de ce massacre, sentant juste l'emprise cruellement puissante que j'avais sur celle qui devait être mon alliée. Mes poumons étaient en feu et ma robe de combat se dématérialisa sous l'effort, mais je courrais toujours, ne m'arrêtant que quand les cris et les images affreuses dans ma tête commencèrent à se volatiliser. À dire, après un long moment.

M'arrêtant enfin dans une classe quelconque, je me tournais vivement pour croiser les yeux bleus de la blonde, soulagée de la voir mais aussi effrayée par ce qu'elle pouvait penser de moi à présent. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je n'osais pas décrocher mon regard du sien, comme si c'était la seule chose qui me gardait les pieds sur terre, même si cette chose m’emplissait de remords et culpabilité. Si je n'aimais pas le contact, je ne m'en formalisais pas, toujours mon emprise sur Miyuki présente, je n'arrivais pas à lâcher de peur que tout s’effondre autour rien qu'en effectuant ce geste.

-Miyuki... Je... J'ai tué... pour du vrai.

Ma voix tremblât sous l'émotion.Voilà la chose qui me fit perdre pieds. La chose qui me rendit si vulnérable l'espace d'un moment crucial qui put se terminer par une mort pure et certaine. Cette pensée allait me hanter, parfois atténuée par la conviction que c'était ce que j'ai toujours voulu, j'ai toujours espéré pouvoir massacrer ces choses sans moindre compassion. Mais la réalité était plus compliquée, plus sombre. Et je venais d'en faire les frais.

Je ne sais pas si nos assaillants étaient quelque part non loin, je ne me préoccupais pas des conséquences de mes actes qui, je le savais, allaient dépasser mes pauvres espérances de survie. Il n'y avait qu'une image floue devant moi, celle des yeux vides de la personne tombée sous mes coups, mais aussi celle de Miyuki toujours vivante qui me fit revenir à la réalité aux frais de se voir attaquée par ma personne.

-Miyuki...-San, je te laisse le plaisir de m'abattre pour ce que j'ai fait. Je suis désolée.

Si cela devait sortir avec crainte ou une once de plaisanterie, ce ne fut pas le cas. Je me surpris moi-même d'entendre ma voix calme et ferme, plongée dans les abîmes d'une résolution morbide. J'étais prête à me repentir sous sa main, sans moindre résistance toute sauvagerie disparue, diluée dans une aura d'apaisement. Ne prenant pas garde au sang coulant de mon bras, indiquant impitoyablement les actions terribles que j'ai commis.

PS: pardon pardon! J'ai trop voulu faire dans du mélodrama! xD Si tu veux, je change ^^

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Dim 2 Sep - 14:02

L'incertitude me taraudait tandis que, pendant un moment, j'attendis la réaction de Kaïla. Mon instinct me cria de me protéger ou de fuir, mais je refusai de bouger d'un poil. Si je fuyais, je laisserais Kaïla seule contre trois autres adversaires. Et il était hors de question que je l'abandonne. Elle n'avait pas hésité à sauter dans cette galère avec moi, je refusais de l'y abandonnée. C'est mes réflexes qui sauvèrent ma tête et me permit de la garder sur mes épaules plus longtemps. Je sentis Kaïla se tendre comme un ressort sous ma main pour se retourner vivement vers moi, son épée décrivant un arc dans les airs. Je réagis immédiatement, levant mes dagues contre la lame de l'épée, grimaçant sous le choc qui créa des étincelles. Mâchoires serrées, je luttai contre la force, monstre, de Kaïla, mes lames tremblantes contre la sienne. Mon regard inquiet croisa le sien, fou et plein de rage. Je crois même qu'elle ne me reconnu pas sur le coup, tant la haine et la soif de sang la consumait.

-NE ME TOUCHE PAS !


Ses paroles claquèrent comme un coup de fouet en moi et je sursautai involontairement, ressèrant l'emprise sur mes dagues. Quelque chose vascilla dans le regard de Kaïla et elle lâcha son épée qui tomba à nos pieds, créant un boucan de tout les diables. Je restai ainsi, en position de défense et mes dagues devant moi, pendant un bon moment, incapable de bouger un muscle. Kaïla s'effondra au sol, devenant une proie vulnérable pour nos adversaires. Je ne pus réagir assez vite. Ils avaient compris que ma camarade avait eu un malaise, et ils voulaient profité de l'ouverture pour tuer le monstre qui avait tué leur coéquipier. Ils se jetèrent tous trois sur nous, mais au dernier moment, Kaïla matérialisa un bouclier. Je crus qu'on allait s'en sortir, que Kaïla n'aurait pas à être blessée. Mais je me trompais. Sous le coups de trois armes destructrices contrôlées par la colère, le bouclier vola en éclat et nos adversaires s'abattirent sur Kaïla. Je bougeai immédiatement, me plaçant tout près de Kaïla tandis qu'elle se reculait contre mes jambes et je bloquai l'une des armes avec une dague et essayant d'arrêter une autre, mais j'échouai. Je vis clairement deux armes blesser ma camarade, s'enfonçant dans son bras comme dans du beurre, pour en ressortir en entraînant un flot de sang. Je grognai de colère et repoussai mon assaillant afin de frapper un autre derrière la nuque. Ce dernier tomba au sol étourdi, tandis que le second agresseur de Kaïla se retournait vers moi, son arme prête à m'embrocher. Je la bloquai avec ma lame, croyant m'en sortir idemne, mais je me trompais. Celui que j'avais repoussé s'était relevé et, profitant de la diversion de son camarade, envoya son épée dans ma jambe droite, perforant ma cuisse. Je ne pus retenir un cri de douleur tandis que ma jambe, ne me répondant plus, se pliait sous moi. Je me retrouvai à genou devant mes adversaires, impuissante, à leur merci. Ils levèrent leurs armes dans la ferme intention de me tuer. Mais le coup ne vint jamais. Je sentis qu'on m'agrippais par le bras, me forçant à me lever. Je courai maladroitement derrière la personne qui m'avait sauvée, réalisant que c'était Kaïla. Elle nous entraîna hors du toit, dévalant les escaliers, moi à sa suite. Avec ma jambe blessée et presque inutile, je faillis tomber au moins une disaine de fois, reprenant l'équilibre que par miracle. La poigne de Kaïla était solide, ne me lâchant jamais, même quand je faillis m'étaler au sol pour de bon.
Maintenant que le combat était loin de moi et que je fuyais pour ma survie, mes armes et ma robe de combat se dématérialisèrent sans que je m'en rende compte. Je ne savais pas où Kaïla nous menait, mais tout endroit sauf le toit était le bienvenu. Elle m'entraîna à sa suite un bon moment et je commençait à faiblir derrière elle, ma jambe en sang et mes pantalons complètement imbibés. Courir n'aidait pas ma blessure, mais je ne voulais m'arrêter pour rien au monde. Finalement, après ce qui me parrut une éternitée, Kaïla se précipita dans une classe vide et ferma la porte derrière nous. Kaïla se retourna vers moi et plongea son regard dans le mien. Je vis combien elle était destabilisée, sur le point de perdre contrôle. La folie dansait toujours quelque part dans ses yeux rubis, tandis qu'elle luttait pour garder contrôle. Je ne fis rien pour me libérer du contact de Kaïla, gardant mon regard plongé dans le sien. Peu importe ce qui s'était passé là bas, je ne l'abandonnerai pas.

-Miyuki... Je... J'ai tué... pour du vrai.

Je restai immobile et silencieuse devant ces paroles tremblantes, ignorant la douleur dans ma jambe. Je remarquais à quel point Kaïla était différente de moi concernant la mort qu'on infligeait. Elle était rongée par la culpabilité pour avoir tué un élève qui nous voulais du mal, tandis que moi, je les aurais tous tué sans remords si j'en avais été capable. Même à ce moment précis, je ne me sentais pas coupable de la mort de ce dernier. Eux mêmes nous auraient tué si il en avaient eu la chance. Mais ils s'étaient pris à plus fort qu'eux et l'avaient regretté.
Je restai silencieuse, n'osant pas bouger, mon regard toujours plongé dans celui de Kaïla. Elle m'avait sauvée la vie en prenant la fuite et en m'entraînant derrière elle. Aucun doute là dessus. Si elle ne m'avait pas agrippée, ma tête roulerais probablement sur le toit à l'instant même. Je lâchai un faible soupir tandis que la douleur dans ma jambes, que j'essayais d'ignorer, se faisait plus persistante. Je secouai la tête et baissai mon regard sur ma jambe, regardant l'ampleur des dégâts. Aïe. Ce n'était pas joli-joli.

-Miyuki...-San, je te laisse le plaisir de m'abattre pour ce que j'ai fait. Je suis désolée.


Ses parôles me firet relever ma tête si vite que je m'étourdis légèrement. Je plongeai mon regard dans le sien, surprise et choquée. Mais de quoi elle parlait? Pourquoi voulait-elle que je l'abatte? De la colère passa dans mes yeux et je secouai mon bras pour me libérer de son emprise. Je serrai les dents de rage, détournant le regard un moment. Puis je marchai vers Kaïla (ou plutôt boitai), les poings serrés. Je vis dans son regard qu'elle était incertaine de ce que j'allais faire, mais qu'elle acceptais son sort. Je m'arrêtai à un pas d'elle, mon regard plongé dans le sien.

-Baka...


Dit sur un murmure, ce fut tout ce qui sortit de ma bouche avant que je franchisse le dernier pas... pour entourer Kaïla de mes bras et la serrer contre moi. À cet instant, je m'en foutais qu'elle n'aime pas les contacts. Je m'en foutais qu'elle risquais de mal réagir. Je voulais avoir la confirmation qu'elle était bel et bien vivante, et non une seule image de mon imagination. Je m'étais vachement inquiétée pour elle même si je refusais de me l'admettre. Durant le combat là haut, tout ce qui m'avait occupé l'esprit c'était sa sécurité. J'avais essayé de la protéger, mais j'avais échoué. C'était finalement elle qui m'avait sauvée, une fois de plus.
Kaïla toujours contre moi, je serrai les dents et fermai les yeux, essayant de trouver les mots pour lui dire clairement ma pensée. J'avais de la difficulté à penser cependant, la douleur dans ma jambes et les images du combat ne cessant de me revenir.

-Baka... Si tu crois un seul instant que je vais lever mes lames contre toi, t'es vraiment idiote... Je n'ai aucune raison de le faire, ni aucune envie de le faire... Cesse donc de dire des bêtises.


Je la relâchai après un moment et m'écartai légèrement, regardant son bras. Avant qu'elle ne proteste, je déchirai la manche de mon propre chandail et bandai sa blessure du mieux que je pus pour arrêter le sang de couler. Une fois cela fait, je me reculai contre un mur et me laissai glisser au sol, grimaçant sous la douleur. J'étendis ma jambe blessée devant moi, haletante et en sueur. Je déchirai ma deuxième manche, pour par la suite agrandir la déchirure dans mon pantalon, tout autour de ma cuisse. Je fis un garrot juste au dessus de la blessure, serrant le plus fort que je pouvais, grimaçant sous la douleur. Mais au moins, le sang coulerait moins vite.
Je reportai mon attention sur Kaïla, cette dernière n'ayant toujours pas bougée de là où elle se tenait. Je soupirai et fermai les yeux.

-Désolée pour le... contact. Je ne sais pas trop ce qui m'a pris...

J'étais honnête. Je ne sais pas trop pourquoi je l'avais serrée dans mes bras. Seulement, ça m'était venu tout seul. J'avais craint une réaction violente de sa part. Heureusement pour moi, j'étais toujours en un morceau. Épuisée, blessée, mais toujours vivante.

-Merci. Encore une fois, tu m'as sauvé la vie. Si tu ne m'avais pas tirée loin de là... je serai probablement morte à l'heure qu'il est, à la plus grande joie des élèves d'Undai...


HRP: Nah, t'inquiète xD C'est parfait~ Dis moi si tu veux que je change quelque chose dans mon post ^^'
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Jeu 13 Sep - 18:17

Je la vis arriver à grands pas vers moi, un visage colérique se dessinait sur ses traits. Je savais, j'avais la certitude morbide qu'elle m'en voulait, que j'allais subir le courroux d'avoir commis une telle erreur. J'attendis, au fond j'avais peur de mourir, mais j'étais trop perturbée sur le moment pour le réaliser. Ainsi passa une fraction de seconde... Un frisson me parcourra le dos, mais j'étais résolue à me repentir, quitte à mourir. Je n'étais pas lâche, voilà un autre de mes défauts par certains moments. Je pris mon inspiration et, dès qu'elle fut à quelques millimètres, je fermais mes yeux, laissant la noirceur envahir mon cerveau tourmenté.

-Baka...

Je m'étais attendue à tout, totalement tout, mais pas cela. J'étais prête à endurer toutes les souffrances de ce monde, mais pas cela. Oh non. Je sentais moi-même la surprise se peindre sur mes traits endoloris. Elle était là, figure réconfortante dans cet espace plein de l'odeur de la mort, Miyuki était là et me soutenait, d'une façon dont je n'aurais jamais cru l’existence de sa part. Mes yeux s'écarquillèrent et, paralysée par la surprise, je retins mon souffle sans bouger. Comme si le moindre petit bruissement de vêtement pouvait me réveiller de ce cauchemar devenu trop idyllique. Pourquoi ?

-Baka... Si tu crois un seul instant que je vais lever mes lames contre toi, t'es vraiment idiote... Je n'ai aucune raison de le faire, ni aucune envie de le faire... Cesse donc de dire des bêtises.

Une réprimande dite avec gentillesse ou tout du moins, avec une tonalité qui poussait son récepteur à avoir honte. Honte d'avoir formulé une demande stupidement peu appropriée. Je fus tellement sous le choc que je ne bronchais guère quand un pincement aigu vint me mordre le bras sans relâcher sa vigueur. Je n'eus même pas le loisir de lui montrer mon visage plein de douleur sous l’hébétement que je ressentais. Mon regard se voila sous une brume épaisse dont je ne connaissais pas la provenance et je vis Miyuki s'échouer contre le mur, tandis que mes membres se mirent à trembler dans des mouvements irréguliers.

-Désolée pour le... contact. Je ne sais pas trop ce qui m'a pris...

Le contact ? Ce toucher qui me foudroya sur place arrêtant toutes mes pensées net. Abasourdie que je pouvais être avec mon bras devenu lourd sous l'emprise des fourmis et le manque de sang, je secouais la tête d'un geste entendu. Le contact ?

-C'est rien...

Ma voix se brisa. Ma réaction devrait être toute autre, mais je n'avais pas la force de lutter contre la terreur qui m'avait submergée après que j'ai tué cette fille sur le toit, que j'ai couru pour échapper à mon destin à travers les couloirs suivie de près par la Première que je fourrais tout le temps dans des ennuis. Irrécupérable... Je ne méritais pas son soutient, non.

-Merci. Encore une fois, tu m'as sauvé la vie. Si tu ne m'avais pas tirée loin de là... je serai probablement morte à l'heure qu'il est, à la plus grande joie des élèves d'Undai...

Un rire me parvint aux oreilles, un rire fou amplis d'une lugubre sonorité d'autre-tombe. Je pris un bon moment pour me rendre compte que ce fut ma propre voix que j'entendis et, quand cela parvint à mon cerveau, je cessai. Les jambes étaient de coton et je m’effondrais sous moi-même, sur les genoux rappant avec hargne ma peau sous mon pantalon d'uniforme. Tout lâchait dans mon cœur comme dans mon corps tout entier. Les diguent cédèrent et j'échappais un flot de larmes que je ne pouvais arrêter. Dans un dernier effort d'humilité soutenue, je baissais les yeux pour ne montrer, ou du moins essayer de dissimuler, cette poussée de faiblesse soudaine. Je n'en pouvais plus. Mes rubis furent brouillés par les gouttes salées et je tremblais sous les soubresauts de mes sanglots inaudibles. Il m'a fallut un bon moment pour me reprendre, renifler sans moindre grâce et user de ma manche pour essuyer ce qui ne devrait jamais apparaître sur un visage en compagnie de quelqu'un, à Undai. Qui dit faible, dit proie facile...

Je me relevais d'une traite, sentant enfin la douleur picoter mon bras secouru par ma compagne du jour... ma compagne des situations foireuses. Imaginant ma tête désastreuse, je m'abstins de faire une remarque désobligeante à Miyuki qui avait une mine terrible. Un petit sourire timide se dessina sur mon visage et je détournais le regard. J'étais vraiment stupide, je n'osais deviner ce que la blonde devait penser de moi à présent. Une grande gueule insouciante qui fonce dans le tas et qui fini par s'échouer comme une épave par après. Vraiment pitoyable, je me faisais honte. Je n'avais qu'une envie, retourner dans ma demeure familiale et m'y terrer comme un rat, comme dans le... mauvais vieux temps.

-Ce n'est pas vrai. C'est à cause de moi que tu as fini dans cet état... Tout est de ma faute, je ne fais que t'apporter des ennuis !

Si vous voulez vous représenter ma tête quand je criais ces mots tout en gesticulant, vous n'avez qu'à imaginer un enfant capricieux vociférer pour avoir un jouet que ses parents ne veulent lui acheter. Sachant d'avance que j'allais encore une fois céder à une démonstration gênante d'émotions, je me tournais vivement vers le centre de la classe, tournant le dos à Miyuki. Je serrais les dents sentant enfin la douleur dans mon bras mort et... réalisais.

-Miyuki ! Tu es blessée !

Faisant volte-face, je m'accroupis à coté d'elle oubliant ma colère passagère. Hésitant l'instant d'un cillement de la toucher ou même de respirer de trop près le même air que elle, je me revisais de ces pensées stupides, tout en la saisissant par les épaules. Je sentais l'urgence m'assaillir de tous les cotés. Je me relevais avec Miyuki à la mine maladive, la soutenant sur mon épaule valide.

-Je t'amène à l'infirmerie. J'espère qu'on ne tombera pas sur ces enflures.

Des frissons me prirent de court mais je ne relevais pas, masquant mon inconfort. Je détestais vraiment le toucher, mais je n'avais pas à m'en formaliser, et certainement pas avec Miyuki qui, après m'avoir choquée, m'a tout de même permis de me reprendre. Par un simple geste. Par un toucher. Je secouais la tête en sortant de la classe, la blonde toujours tenue fermement de ma main par la taille

-Si tu ne veux pas me tuer... Je crois qu'il serait mieux qu'on ne se croise plus... Pour ton bien, je ne fais que te mettre dans des situations dangereuses. Je veux pas qu'une autre personne... que toi, tu meurs par ma faute.

J'essayais de donner à ma voix des tons durs pour faire un meilleur effet. C'était une façon de dire les choses dont je ne croyais pas une miette. Je ne voulais pas que ma compagne de situations foireuses -c'est ainsi que je la surnommais à présent, mais je ne le lui dirai pas – mourrait sous mes yeux. Parce que l'air de rien, on s'attache dans le malheur. Ainsi que dans le bonheur. Alors si je devais protéger Miyuki, la meilleure manière de le faire, serait de ne pas l'encombrer de ma présence. Même si cela incomberait de perdre un semblant d'amitié qui naissait entre nous. Un fil fragile que, honteusement, je ne voulais pas perdre, mais que je n'osais pas entretenir justement... à cause de la peur de le perdre sous la lame d'un ennemi, d'un étudiant de Undai. J'ai vu la mort une fois, à cause de ma propre épée, je ne voulais pas la voir encore une fois. Que ce soit à cause de moi, ou quelqu'un d'autre. Ne pas s'attacher...

Je lançais des coups d’œils furtifs autour de nous dans le couloir, je pouvais voir des étudiants nous observer de coin de l’œil sans pour autant nous aider. Dans cette position inconfortable et avec la peur et honte au ventre, je fixais mes yeux droit devant, sans oser me tourner sous le regard incandescent et bleu de celle que j'essayais d'amener saine et sauf à l'infirmerie.

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Ven 12 Oct - 23:37

J'entendis d'abord Kaïla rire, un de ces rire qui peut vous donner des frissons, puis je la vis s’effondrer au sol et l'entendis sangloter. Je détournai le regard, prétendant ne pas voir ni entendre ce qui se passait, sachant que ma compagne de situation foireuses risquait de se sentir vraiment mal à l'aise lorsqu'elle reprendrait ses esprits. Je continuai d'appliquer une pression sur ma cuisse, essayant de stopper le sang de couler, mais la blessure était trop grave et nécessitait des soins immédiat. De plus, mon épaule, de nouveau perforée, me faisait un mal de chien. Je soupirai et accotai ma tête contre le mur, fixant le plafond pendant un moment. On l'avait échappé bel. Mais je ne pense pas que nos poursuivants allaient abandonner de sitôt. Ils suivraient probablement la jolie traînée de sang que nous avions laissé sur notre sillage, Kaïla et moi, et bientôt, ils nous retrouveraient.
Après un moment, Kaïla cessa de sangloter et se retourna vers moi, un léger sourire sur les lèvres. Je pouvais comprendre qu'elle ait de la difficulté à accepter ses actes. Peut être avait-elle plus d'humanité que moi en fin de compte? Moi, je ne ressentais aucun remords aux morts que j'avais à mon actif. Que ça soit volontaire ou pas.


-Ce n'est pas vrai. C'est à cause de moi que tu as fini dans cet état... Tout est de ma faute, je ne fais que t'apporter des ennuis !


Je haussai un sourcil et la regardai sans répondre, tandis qu'elle gesticulais activement devant moi, ignorant visiblement la blessure sur son bras. Ce n'était pas de sa faute si on s'était fait attaquer sur le toit, mais de la mienne. J'étais la responsable de nos états actuel. Si je n'avais pas réagit à la remarque déplacée de l'autre fille, rien de tout ça ne serait arrivé.

-Baka... c'est de ma faute tout ça, pas la tienne...


J'avais probablement parlé trop bas, car Kaïla m'ignora totalement. Elle me tourna le dos un moment, laissant le silence s'installer dans la pièce, pour finalement se retourner en catastrophe, me regardant comme si elle avait vu un fantôme.

-Miyuki ! Tu es blessée !

-Ah, tu crois?


J'ai une grande gueule, je vous ai déjà averti.

Ne faisant pas attention à mon humour déplacé, Kaïla s'accroupit à mes côtés pour passer un bras sous mon épaule valide. Je me raidis à sa proximité, tentant même d'échapper à son emprise, mais j'étais trop faible et décidai d'abandonner le combat. Elle me remit difficilement sur pied et me tint par la taille afin de me soutenir. Avec ma jambe quasi inutilisable, j'avais besoin de son appui, sinon j'allais faire une rencontre imprévue avec le plancher. Mon bras valide passé par dessus son cou, elle me guida vers la porte de la classe, avançant lentement.

-Je t'amène à l'infirmerie. J'espère qu'on ne tombera pas sur ces enflures.


-N'espère pas trop. Ils ont probablement suivi la trainée de sang qu'on à laissé pendant notre fuite.


-Si tu ne veux pas me tuer... Je crois qu'il serait mieux qu'on ne se croise plus... Pour ton bien, je ne fais que te mettre dans des situations dangereuses. Je veux pas qu'une autre personne... que toi, tu meurs par ma faute.


Je me raidis de nouveau et cette fois, je suis certaine qu'elle le sentis. Je détournai le regard et décidai de me concentrer sur mes pas, essayant de ne pas penser à ses paroles. Impossible. Même si elle ne me voulait aucun mal, même si elle m'avait dit ça pour ma sécurité, intérieurement, je me sentais blessée. En gros, Kaïla voulais briser ce faible lien d'amitié que j'avais construit avec tant de difficulté. Je serrai les mâchoires et baissai la tête afin qu'elle ne voit pas mon regard, dans lequel, j'en doutais pas, on pouvait y lire de la douleur, mais aussi, de la tristesse. Oui, je m'étais attachée à Kaïla, et alors? J'étais humaine après tout, et même si j'étais un monstre, j'avais toujours un coeur.
Je restai silencieuse le reste du trajet, ignorant les coups d'oeil que les autres élèves nous lançaient. Ils étaient curieux et se demandaient ce qui s'était passé, mais aucun ne fit mine de venir nous aider. Pourquoi? Bah parce que Nomura avait finalement été battue à plate couture, voyons! Même si je ne voyais pas leurs visages, je me doutais que certains d'entre eux abordaient un sourire aux lèvres. Ma situation devait les amuser.
On était finalement arrivée à l'infirmerie lorsque ce que je craignais le plus se réalisa. J'entendis un boucan infernal derrière nous, des cris surpris puis une voix haineuse crier:

-Cette fois-ci, vous êtes mortes sales chiennes!


Je jetai un coup d'oeil derrière mon épaule pour voir deux de nos derniers poursuivants s'élancer vers nous. Encombrée comme elle l'était, Kaïla n'aurait jamais le temps de bloquer l'attaque. Et moi? Moi bah, je fis la seule chose stupide qui me passa par la tête: jouer les boucliers humains. Avec les dernières forces qui me restaient, je poussai Kaïla sans ménagement et fermai les yeux, prête à l'impact. Qui ne vint jamais.
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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Sam 13 Oct - 0:15

Toujours assise sur le lit d'hôpital dans l'infirmerie, j'attendais le retour de l'infirmière, regardant autour de moi pour regarder pour la centième fois les mêmes choses: une armoire dans laquelle, je savais, se cachait la trousse de premier soin, un autre lit aussi médiocre que le mien, des rideaux séparant les lits, un bureau dans un coin, sur lequel s'entassait de la paperasse quelconque et, sur une mini table à roulette devant moi, le fragment de métal qui se trouvait dans mon avant bras quelques instants plus tôt. Là, vous vous demandez ce qui s'était bien passé, non? Simple: avec ma maladresse habituelle, tandis que je marchais dans le parc à la recherche d'un endroit calme, je m'étais enfargée dans mes propres pieds pour me retrouver en train de dévaler une petite colline, finissant mon atterrissage brutalement au sol. En me relevant, une douleur aigüe m'avait fait crier. Un morceau de métal, long comme la paume de ma main et coupant comme un rasoir s'était planté dans le pli de mon coude de mon bras droit, après avoir déchiré une grande partie de mon avant bras. Je m'étais empressée de venir voir l'infirmière, qui m'avait soignée aussi vite qu'elle le pouvait, désinfectant ma plaie et enroulant mon bras dans un bandage par la suite. Je ressentais encore la douleur, mais au moins, je ne perdais plus mon sang. Je soupirai et secouai ma tête, faisant balancer mes longues mèches blanches. Heureusement qu'a Undai, ils avaient des médicaments miracle. Cette blessure me prendrais que quelques jours, tout au plus une semaine à guérir, ce qui m'aurait pris plus d'un mois dans la vie extérieure. Seul problème, je ne pourrai pas m'entrainer avec ma lance pendant tout ce temps. Ordres de l'infirmière. Interdiction de soulever de charges lourdes, d'étirer le muscle ou de se battre. Sinon je risquais de définitivement perdre mon bras.
Je soupirai de nouveau et levai ma tête vers la porte, me demandant quand est-ce que l'infirmière allait revenir. D'après l'urgence avec laquelle une élève était venue la chercher, elle n'arriverait probablement pas avant un moment. Je ne sais pas ce qui s'était passé, j'avais seulement eu le temps d'entendre "Élève", "Sang" et "Bataille" avant que l'infirmière quitte en toute hâte, m'interdisant de bouger d'un poil. Ça faisait maintenant une demi heure que j'attendais, sagement assise, et j'étais toujours seule dans le local. Quelques élèves étaient passée à quelques moments, tous cherchant l'infirmière. Je leurs avait répondu avec un haussement d'épaule à leur regard interrogateur, et tous étaient reparti après avoir hoché la tête dans ma direction. Quelques uns m'avaient jeté un drôle de regard, probablement à cause du bandage qui couvrait tout mon avant bras droit et ma main, mais ils n'avaient rien dit.
Les fesses douloureuses d'être restée assise trop longtemps sur le lit inconfortable, je me levai et décidai de me promener dans le corridor un moment pour me dégourdir. Je ne crois pas que ça allait déranger l'infirmière. Je tenais mon bras fermement contre mon flanc, évitant de trop le bouger. Je ne voulais pas risquer de l’endommager. Je marchai un moment, faisant toujours les mêmes allé-retours sous les regards curieux des élèves, mais ces derniers cessèrent de me dévisager dès qu'ils comprirent que j'attendais le retour de l'infirmière. Une autre demi-heure passa et je retournai m'assoir sur le lit d'hôpital, ne sachant pas quoi faire. Je me mis à fixer le balai qui était appuyé sur le mur devant moi, perdue dans mes pensées. Un boucan de tout les diables attira mon attention et je sortis de la pièce en vitesse, manquant de peu de renverser deux personnes qui étaient sur le point d'entrer dans l'infirmerie. Je marmonnai un "gomen" avant de me déplacer sur le côté et de tourner la tête vers le bout du couloir lorsqu'une voix colérique et pleine de haine claqua comme un fouet:

-Cette fois-ci, vous êtes mortes sales chiennes!


J'écarquillai les yeux et regardai les deux personnes que j'avais failli bousculer, reconnaissant Miyuki Nomura et Kaïla Kurayami, deux élèves de première. Si j'étais surprise de les voir ainsi, l'une supportant l'autre, je ne laissai pas ma surprise me déconcentrer sur la nouvelle menace apparente. À peine avait-il crié que l'élève et son complice s'élançaient vers nous. Réagissant au quart de tour, je me précipitai dans le local de l'infirmerie et attrapai ce qui pourrait me servir d'arme de fortune: le balai. Je fit demi-tour, espérant y arriver à temps. Je me jetai devant Miyuki, tendis le balai à l’horizontale devant moi et, le tenant fermement de mes deux mains, bloquai l'attaque à la dernière seconde. Je ressentis une douleur dans mon bras blessé mais décidai de l'ignorer. L'attaquant écarquilla les yeux, ne comprenant visiblement pas pourquoi je m'étais interposée. Non mais sérieux, qui, ayant un minimum de bon sens, sauverait la peau de Miyuki et de Kaïla, deux des furies les plus connues d'Undai? Faut croire que moi, j'avais pas de bon sens.
Sans attendre, je repoussai l'attaquant et profitai de son équilibre pour balancer le balai dans un arc, heurtant la tempe du garçon. Les yeux de ce dernier roulèrent vers le haut avant qu'il ne s’effondre au sol, inconscient. Son arme se dématérialisa aussitôt. Le deuxième attaquant était déjà sur moi et son poids me fit reculer. J'eus vaguement conscience que je heurtai Nomura dans le mouvement, et l'entendis s'effondrer au sol. Je grimaçai, m'excusant intérieurement pour ça, et reportai mon attention sur mon adversaire. Fou de rage, ce dernier coupa net le balai que je tenais dans mes mains, infligeant par le fait même une déchirure à mon uniforme. Je sentis le rouge monter à mes joues lorsque ma poitrine vêtue d'un soutien gorge noir fut dévoilée. Gênée comme pas possible, je fis un pas de côté et envoyai mon pieds sur la main de mon adversaire afin de lui faire lâcher son arme. Mon coup porta et il se retrouva désarmé. Mon deuxième coup de pieds rencontra sa mâchoire et envoya le jeune homme glisse au sol, K.O. Je soupirai et lançai les deux moitié du balai au loin avant de me retourner vers les deux filles, mon bras blessé en travers de ma poitrine pour tenter de cacher, sans grand succès, mon soutien gorge. Les élèves autour ne savaient pas trop si il fallait rire de la situation ou s'inquiéter. Je les ignorai du mieux que je pus et me penchai vers Miyuki et l'aidai à s'assoir de mon bras valide. Je l'entendis grogner, mais sans plus. Elle était probablement encore sous le choc d'être encore en vie. Mon bras toujours en travers de ma poitrine, je me dirigeai par la suite vers Kaïla et lui tendis ma main afin de l'aider à se relever, plongeant mon regard dans le sien.

-Tout va bien? Rien de cassé?


J'attendis sa réponse et laissai retomber ma main lorsque je vis son mouvement de recul. Je m'excusai timidement et pris un pas de distance afin de lui laisser de l'espace. Visiblement, elle n'appréciait pas ma proximité.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Dim 14 Oct - 9:17

Je ne pouvais guère affirmer que je fus tellement absorbée dans ma tâche de sauvetage pour ne pas ressentir la douleur diffusée à intervalles réguliers dans mon bras. J'avais mal... Physiquement mais aussi mentalement. Je n'étais que le semblant de moi-même poussée par une volonté qui m'était commune pour réussir une action simple mais plaine de sous-entendus. Amener quelqu'un de blessé à l'infirmerie, ce n'était rien de compliqué. Sauf si on prend en conséquence que je fus blessée aussi et que je venais de tuer quelqu'un avant de dire à cette amitié naissante que tout était fini et qu'on ne pouvait plus se côtoyer. C'était compliqué. La vie était un tournant incessant et difficilement supportable. Et j'étais, avec Miyuki, en pleine spirale dans un virage trop serré.

-N'espère pas trop. Ils ont probablement suivi la traînée de sang qu'on à laissé pendant notre fuite. 

J'étais bornée aussi, la blonde pouvait me dire ce qu'elle voulait, mon esprit restait bloqué sur la certitude malsaine que tout cela n'était que ma faute. Mon cœur aussi me hurlait la vérité de tout cela avec un saignement des plus intenses. J'amenais le malheur autour de moi. Si je restais sur mes convictions, j'écoutais tout autant ma compagne de malheur et, comme pour confirmer ses dires, je jurais peu glorieusement en entendant un cri de guerre dans nos dos. Je n'osais pas me retourner, voyant l'infirmerie devant nous. Ce fut un espoir vain, je savais que je n'attendrais pas cette porte avant que nos poursuivants nous attrapent. Se battre ? C'était cause perdue, et je ne voyais personne pour nous aider à s'en sortir de cette situation désastreuse. À part l'infirmière, alertée par les cris... Qu'elle sorte, qu'elle sorte et stoppe cette folie ! Tendue comme un arc, je serrais les dents faisant abstraction de tout, me fixant sur mon objectif tout en pressant le pas sous le poids de Miyuki. Je lui faisais certainement mal, je le savais et j'en étais désolée, mais je n'avais aucun autre choix que de pousser nos limites, dans un dernier souffle de volonté.

- Mais... ?!

Quelle ne fut ma surprise quand je me sentis repoussée. Et ensuite, avec ma tête d'ahuri, je contemplais ce qui se passait dans ce couloir, sans broncher d'un millimètre, prise entre deux dangers imminents. J'étais pétrifiée. Je voulais tendre ma main pour protester en voyant Miyuki se placer en travers du chemin de nos adversaires sans moindre défense. Si je pouvais la tirer, ou du moins la traiter de malade mentale, je 'aurais fait. Mais au même moment, je sentis la porte derrière nous s'ouvrir à la volée et une silhouette en sortir manquant de justece de me faire envoyer au sol. Mon sang se glaça un instant avant que je n'aperçoives des mèches blanches voleter devant mes yeux, soulagée de constater qu'il ne s'agissait pas d'une certaine infirmière effrayante que je haïssais par dessus tout, je soufflais un moment, yeux fixés sur la silhouette se découpant distinctement dans le couloir.

-Mais qu'est-ce que... ?

Je vis tout, médusée. La fille, car il s'agissait bien d'une demoiselle, nous défendis contre nos assaillants... Avec un balais. Je voyais les attaques défiler devant mes yeux rubis puis, voyant l'avantage incontestable mais tout de même étonnant de notre sauveuse, je plongeais mon attention sur Miyuki. Elle avait l'air mal en point, encore pire qu'avant. Je grimaçais un moment, restant affalée contre le mur dans mon dos. Je vis la fille, que je ne connaissais pas, mettre à terre son dernier adversaire avant de se tourner vers nous. Aidant Miyuki, elle vint à ma rencontre.

-Tout va bien? Rien de cassé?

Ce que je remarquais tout d'abord, ce fut sa main tendue. Par instinct je me reculais avec une grimace pleine de sous-entendus. J'étais fatiguée, épuisée de cette course folle et de ces émotions, mais je gardais toujours mon dégoût du toucher, encré au plus profond de ma conscience. Ce qui me sauta ensuite aux yeux, ce furent ses yeux, aussi rouges que les miens. Un frisson me parcourut, avant que je ne me relève dans un mouvement gauche. Les sourcils froncés, je tenais mon bras endolori.

-Ca va... heu...

Mon hésitation était due, tout d'abord, par le fait que je ne connaissais pas son nom, mais aussi parce que je ne savais pas pourquoi elle nous a aidé, et cela, je m'en méfiais. Mais si je détournais mon regard avec une petite toux et le rouge mentant aux joues, c'était parce que, j'ai remarqué son accoutrement. Oui, j'étais pudique et cela allait dans les deux sens. Essayant de faire abstraction, je soupirais lourdement avant de lancer un regard entendu à Miyuki. Puis, évitant soigneusement de trop la dévisager, je m'adressais à notre mystérieuse sauveuse.

-Tu... On ferait mieux de rentrer... L'infirmière est-elle là ? Miyuki-San a besoin de soins en urgence.

J'appréhendais d'avoir sa réponse. J'espérais au fond de moi que l'infirmière serait là, et pas n'importe laquelle. Mais d'un autre coté, par égoïsme inconscient, je voulais qu'il n'en soit rien.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Dim 14 Oct - 14:44

Aucune lame ne me transperça, ni ne me blessa, mais je ressentis une poussée et, dans mon état lamentable, je fus incapable de rester debout. Je m'effondrai au sol et renonçai à essayer de me relever. Je restai donc ainsi, étendue sur le dos avec le souffle court, à regarder le plafond tandis qu'autour de moi, il se passait je-ne-sais-trop-quoi-parce-que-je-fais-ami-ami-avec-le-plancher. Ouais bon, je pouvais tourner la tête, mais la lumière m'aveuglait et tout ce que je voyais, c'était une masse de longs cheveux blancs qui virevoltaient un peu partout. Je tournai la tête vers Kaïla et la vit aussi surprise que moi. Qui était notre mystérieuse sauveuse? Et pourquoi nous aidait-elle? Aucune idée, mais j'étais vachement contente d'être encore en vie. Il s'en était fallu de peu.
Ce n'est qu'alors que je vis notre protectrice se battait avec... un balai. Mes espoirs fondaient comme neige au soleil. Pensait-elle vraiment pouvoir avoir un avantage sur des première?! Car oui, notre sauveuse ne pouvait qu'être en seconde si elle n'était pas capable de matérialiser son arme! Je grognai et tentai de me relever, mais mon épaule inutilisable et ma jambe tout aussi inutile me lançaient des vagues de douleurs qui me paralysaient au sol. Je tentai de regarder le combat malgré ma position inconfortable et vit que finalement, notre sauveuse se débrouillait sacrément bien. Même seulement armée d'un balai, elle mit son premier adversaire K.O en temps record avec un coup à la tempe. Je crus qu'elle allait perdre face à son deuxième enemi lorsque ce dernier porta un coup critique au balai, le coupant en deux, mais notre sauveuse avait plus de ressources qu'on pouvait le croire à première vue. Un coup de pied bien placé de sa part suffit à désarmer son adversaire, puis un autre à le faire glisser au sol, vaincu. J'arrivais pas à le croire. Une seconde venait de battre à plate couture deux premières en plus d'être désavantagée.
Je vis notre sauveuse se retourner vers nous et je me sentis rougir comme une idiote lorsque je vis sa chemise déchiré au niveau de la poitrine. Je me forçai à regarder ailleurs, comme ses yeux. Ce n'est qu'a ce moment que je reconnu notre sauveuse. Ryuko Hirano, connue comme étant l'albinos d'Undai (et autrefois la chienne à Itsuko). J'écarquillai les yeux et restai abasourdie lorsqu'elle m'aida délicatement à me redresser. Je ne remarquai presque pas son toucher, tant elle était délicate, et tant j'étais sous le coup de la surprise. Elle me fit un léger sourire en coin avant de se diriger vers Kaïla. Je la vis tendre sa main vers ma compagne de situation dangereuse et secouai la tête. Grossière erreur. Comme je m'en doutais, Kaïla recula, du dédain peint sur son visage. Cependant, je vis que Ryuko compris le message car elle pris un pas de distance afin de ne pas mettre Kaïla mal à l'aise. Je les vis échanger quelque paroles, puis Kaïla me pointa. Ryuko posa son regard sur moi avant de reporter son attention sur la brune et de hocher la tête. Je vis Hirano se relever puis se diriger vers moi. Je ne pus m'empêcher de me sentir toute petite à côté d'elle lorsqu'elle était debout. Bon dieu qu'elle était grande. Ou ce n'était que moi qui était vraiment minuscule. Je crois que ma tête lui arrivait aux épaules. Je n'eus pas le temps de me poser plus de question, car elle se pencha vers moi et, sans crier gare, me souleva dans ses bras. J’échappai un cri de surprise et tentai de me libérer, mais je ne fis qu'empirer la douleur dans mes membres blessés.

- Hey! Ne me touche pas! Laisse moi redescendre, bordel! Tu es sourde!?

Elle m'ignora totalement et entra dans l'infirmerie, suivie par Kaïla. Je ne pouvais voir si mon amie (était-ce correcte de l'appeler ainsi?) riait de la situation malgré l'urgence. On me déposa sur un lit d'hôpital et je me détendis dès que le contact de Ryuko s’effaça. Je regardai Kaïla et la foudroyai du regard.

- Si tu te moque de moi, je te jure que tu va y goûter...


Je jetai un coup d'oeil à mes blessures et grognai.

-... Une fois que je serais remise d’aplomb.


Je reportai mon attention sur Ryuko et vit qu'elle avait enfilé un sarrau d'infirmière afin de cacher sa poitrine. Je toussai pour attirer son attention et me retint de détourner le regard lorsqu'elle planta ses yeux rouges dans les miens. Je ne comprenais pas pourquoi son regard me mettait toujours autant mal à l'aise, tandis qu'avec Kaïla, je ne ressentais rien.

- Tu voudrais bien nous expliquer pourquoi tu nous à aidé? Je crois que je ne suis pas la seule à être complètement perdue...


En effet, Kaïla semblait être tout aussi surprise que moi quant aux actes de Ryuko. Pourquoi l'albinos nous aurait-elle sauvé? Pourquoi s'interposé devant mon adversaire lorsque ce dernier allait finalement mettre fin à mes jours, à la grande joie des autres élèves? Je n'arrivais pas à cerner les motifs de la seconde, je n'y comprenais rien. Elle n'avait aucune raison à nous vouloir en vie... ni de nous voir morte, après réflexion. Je gardai mon regard sur l'albinos, cherchant une quelconque réponse. Mais ses yeux calmes ne dévoilaient rien. Je soupirai et secouai la tête. Les rumeurs disaient vrai à propos de cette fille, elle était mystérieuse à souhait. Et totalement impossible à cerner. Personne n'avait compris pourquoi elle s'était attachée à Itsuko. Et maintenant, elle sauvait nos vie, à Kaïla et moi. Encore une fois, elle faisait quelque chose dont on était incapable d'en comprendre les motifs. Cette fille était tout simplement bizarre.

-Dis, tu sais comment soigner des blessures? Car j'ai l'impression que l'infirmière n'arrivera pas avant un moment, et je commence à me vider de mon sang...


Ouais bon, pas difficile de deviner où se trouvait l'infirmière: sur le toit, en train de soigner les blessés et probablement en train de chercher un coupable quant à la mort d'une élève. Je jetai un furtif coup d'oeil à Kaïla. J'espérais que cette dernière n'aurais pas trop de problèmes...


Dernière édition par Miyuki Nomura le Dim 14 Oct - 15:48, édité 1 fois
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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Dim 14 Oct - 15:47

La fille fit une grimace de dégoût avant de prendre quelque peu de distance. Je ne m'en formalisai pas, comprenant qu'elle était probablement inconfortable avec les touchers. Moi même je l'étais, et je reculais souvent comme un lapin effrayé lorsqu'on me prenait par surprise. Je restai donc légèrement en retrait, gardant toujours mon bras en travers de ma poitrine. Il me faudrait trouver quelque chose pour remplacer cette foutue chemise, sinon j'allais devoir me promener dans les corridors avec ma poitrine à demi dévoilée.

-Ca va... heu...


Je la vis détourner le regard tout en toussant légèrement, le rouge lui montant aux joues. Je me sentis rougir aussi et détournai le regard. Je l'entendis soupirer au bout d'un moment et reportai mon regard sur elle.

-Tu... On ferait mieux de rentrer... L'infirmière est-elle là ? Miyuki-San a besoin de soins en urgence.


Je secouai la tête et me redressai, regardant autour de moi, voyant que quelques élèves curieux restaient dans les parages.

-Non, elle est partie il y a... euh... une heure je dirais. Un élève est venu la chercher en catastrophe alors qu'elle me soignait.


Je levai mon bras blessé, posant mon autre en travers de ma poitrine, pour lui montrer mon bras toujours enroulé dans un bandage. Je vis qu'il était imbibé de sang et grimaçai. J'avais probablement rouvert la blessure en me battant. Je reportai mon attention sur Nomura et vit qu'elle nous regardait.

-T'as raison, elle nécessite des soins immédiat... je vais voir ce que je peux faire, mais je suis pas professionnelle.


Je m'éloignai de Kaïla pour me diriger vers Miyuki, devinant qu'elle me suivrait même si je ne le lui demandait pas. Je me penchai vers Miyuki et la vis rougir. Ouais, il fallait vraiment que je me trouve de quoi me vêtir, et le plus vite sera le mieux. Je ne pris pas la peine d'avertir la furie, me doutant qu'elle allait me faire une scène, et l'entourai de mes bras pour la soulever par la suite. Comme je m'en doutais, elle essaya de se libérer, se tortillant dans mes bras. Je raffermis mon emprise et pénétrais dans l'infirmerie, une furie dans mes bras.

- Hey! Ne me touche pas! Laisse moi redescendre, bordel! Tu es sourde!?


Je souris malgré moi et posai Miyuki sur le lit d'hôpital dès que je le pus afin de lui éviter plus de gêne. Je vis Kaïla entrer peu après et je me dirigeai vers le fond de l'infirmerie pour fouiller dans l'armoire contenant des sarrau. J'en vêtis un et boutonnai le devant lorsque Miyuki m'interpella.

- Tu voudrais bien nous expliquer pourquoi tu nous à aidé? Je crois que je ne suis pas la seule à être complètement perdue...

Je me retournai vers elle, plongeant mon regard dans le sien. Mes motifs? Honnêtement, je n'en avais pas. J'avais agit par instinct de protection, comme à mon habitude. Mais à l'expression de mes deux protégées, je devinai qu'une excuse de ce genre de suffirait pas. Kaïla semblait se méfier de moi et Miyuki semblait ne pas trop savoir si elle devait me faire confiance ou non. Je soupirai et me dirigeai vers l'armoire contenant la trousse de premier soin et l'ouvrit pour m'en emparer. Je revint vers Miyuki, posant la trousse sur la petite table devant elle. Je ne savais pas quoi répondre, donc je décidai de rester silencieuse. J'entendis Miyuki soupirer et la regardai du coin de l'oeil.

-Dis, tu sais comment soigner des blessures? Car j'ai l'impression que l'infirmière n'arrivera pas avant un moment, et je commence à me vider de mon sang...


Je fronçai les sourcils et étudiai ses blessures du regard avant de hocher la tête. Je me souvint qu'il m'avait fallu recoudre l'arcade sourcillière de Jun une fois, et pensai qu'il ne me serait pas trop dur de recoudre les blessures de Miyuki.

-Je peux faire mon possible.


J'ouvris la trousse de premier soin et étalai des compresses désinfectantes et des bandages sur la petite table avant d'aller chercher les outils nécessaires pour recoudre les blessures. Après avoir stérilisé les outils, je m'installai devant Miyuki et la regardai dans les yeux.

-Il va falloir enlever ta chemise.


Je l'entendis grogner et elle se laissa faire lorsque je l'aidai à la retirer. Je la lui laissai cependant pour qu'elle s'en serve pour cacher sa poitrine de son bras valide. Je commençai par nettoyer la blessure, faisant le plus attention que possible. Je vis Miyuki serrer les mâchoires de douleur, mais elle ne criait pas.

-Pendant que je soigne Miyuki-san, pourrais-tu m'expliquer ce qui c'est passé?


Je m'adressais à Kaïla, qui se tenait toujours près de la porte. Je voulais la faire parler afin qu'elle se détende quelque peu, car je pouvais toujours ressentir sa tension envers moi. Je continuai de soigner Miyuki, et j'eus le droit à quelques cris de douleur et des menaces colorés de sa part lorsque j'entrepris de coudre son épaule. Je l'ignorai, me concentrant sur mon travail. Entre temps, j'avais donné des pilules de guérison à Miyuki afin d'accélérer le processus de guérison de ses blessures, ainsi qu'un liquide qui devait dissiper la douleur, mais malgré ça, ma patiente soufrait. Ses blessures étaient trop graves pour que le médicament fasse effet immédiatement. Une fois l'épaule cousue et bandée, je passai à la cuisse de ma patiente. Je vis son malaise dès que je déchirai le reste de son pantalon pour dégager la blessure.
Après une vingtaine de minutes, j'avais soigné et pansé Miyuki. Cette dernière reprenais quelque peu des couleurs et semblait aller mieux depuis que les médicaments faisaient effets. J'allai laver mes mains tachés de sang dans l'évier et tout en les essuyant sur une serviette, je me retournai vers Kaïla.

-Je présume que tu veux attendre le retour de l'infirmière pour te faire soigner. Mais prends au moins ça, ça te soulagera de tes douleurs.


Je lui tendis le médicament en liquide que j'avais donné à Miyuki. J'espérais qu'en voyant Miyuki s'en remettre, Kaïla cesserait de se méfier de moi. Comme elle pouvait le voir, je n'avais aucune mauvaise intentions. Sentant mon bras trembler, je posai le médicament sur un petit bureau non loin et portai attention à mon bras. Le bandage était complètement recouvert de sang et je pouvais maintenant ressentir la faiblesse dans mon membre. Je soupirai et cherchai autour de moi une attelle pour mon bras. J'en trouvai un et passai la ganse sur mon épaule gauche avant de glisser mon bras dans le tissus. Maintenant, je me sentais complètement inutile, mon bras ainsi hors d'usage. J'espérais que je n'avais pas trop aggravé la blessure en me battant. Mais le sang qui ne cessait de couler ne me disait rien qui vaille. Je sentis un étourdissement me monter à la tête et décidai de m'assoir au sol afin d'éviter une collision avec le plancher.

- Me battre alors que j'avais un bras mal en point n'a pas été une très bonne idée de ma part... Mais je suis contente d'être arrivée à temps afin de sauver Miyuki-san et Kurayami. Visiblement, personne d'autre ne se serait interposé.


Je soupirai accotai mon dos contre le mur, sentant la fatigue me gagner. J'espérais que l'infirmière arriverait bientôt, car mon bras commençait à m’inquiéter. Avais-je ouvert une artère en me battant? J'espérais que non...

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Lun 15 Oct - 21:39

-Non, elle est partie il y a... euh... une heure je dirais. Un élève est venu la chercher en catastrophe alors qu'elle me soignait. 

Cette seule explication laissa mon esprit vaguer avec moins de peur dans les yeux de l'inconnue qui s'adressait à moi. C'était honteux de le dire, mais d'un coté j'étais contente de constater qu'un nouveau obstacle ne viendrait pas assombrir ma journée. Avec un soulagement dissimulé, je hochais de la tête, regardant tour à tour la fille aux cheveux de lait et Miyuki qui se débattait contre l'aide qui lui était apportée. J'esquissais un sourire microscopique et me demandais comment était-il possible que ma compagne de mauvaise fortune avait encore assez de force pour se débattre ainsi en s’époumonant sans moindre gêne. Si je trouvais cela bien agaçant en vue de sa posture, je devais avouer que je la comprenais... Ne serait-ce qu'un peu... Un peu beaucoup même.

-Si tu te moques de moi, je te jure que tu va y goûter... Une fois que je serais remise d’aplomb. 

Un sourire de défi se peint sur mon visage à la provocation lancée par la blonde sur le lit d'hôpital. J'avais suivi notre sauveuse d'un pas absent, par automatisme, mais je me tenais bien éloignée de ces deux personnes avec une méfiance cruellement visible. Je ne faisais pas confiance aux inconnus, qu'ils m'aient sauvé ou non. D'un autre coté, j'avais une envie monstre de me poster devant Miuki, ou du moins à ses cotés, pour la prévenir d'un danger pouvant justement arriver de cette fille mystérieuse, question d'au cas où. Par habitude, je voulus croiser mes bras, mais la douleur au gauche se raviva et me remit le souvenir de ce qu'il s'était passé. Grimaçant légèrement, je soupirais tout en observant, avec attention, les soins administrés à Miyuki, sans prononcer un mot.

-Tu voudrais bien nous expliquer pourquoi tu nous as aidé? Je crois que je ne suis pas la seule à être complètement perdue... 

Sans relever, je fixais mes yeux avec insistance sur la manieuse de balais. J'étais tout autant interloquée par cette intervention que Miyuki. Par contre, j'avais une étrange sensation que ces deux là se connaissaient déjà et je devais dire que cela m’insupportait d'être dans l'ignorance. Des petites présentations s'imposaient, pour le bien comme pour le mal. Prenant appuis sur mon autre pied pour alléger un peu ma posture penaude d'un coté à l'autre, je fronçais des sourcils attendant les réponses qui ne vinrent pas, pas directement du moins. Pendant que la fille stafferait à parler et soigner la blessée, je ne dis rien mais mes sens étaient aux augets. Un faux pas, et je lui planterai dans la tête la première chose qui me passerait par la main, non que j'étais encore capable de violence gratuite, non j'étais trop épuisée pour cela... Mais la frénésie vécue quelques heures plutôt me mettait sur les nerfs. Et mon impulsivité n'était pas prompte d'être d'une aide quelconque. Sans oublier que j'avais tout le temps de m'apercevoir que la fille était blessée aussi, et mon intuition me disait que ce n'était pas au court de son combat devant l'infirmerie... J'avais que des raisons de m'en méfier. Je me retins tout de même de tout commentaire.

-Pendant que je soigne Miyuki-san, pourrais-tu m'expliquer ce qui c'est passé? 

Tandis que la concernée jurait et grimaçait sous les attentions ensanglantés de l'autre fille dont je ne connaissais toujours pas le nom, je détournais la tête en direction de la fenêtre donnant sur le parc. Puis, avec une froideur taciturne, santant la fatigue me prendre de court, je fronçais les sourcils et répondis le plus formellement possible.

-Une querelle et ses conséquences, dira-t-on.

Non que je voulais me montrer désagréable avec cette fille, pas du tout même. Mais je ne pouvais comprendre ses intentions en nous venant en aide, et je ne savais faire confiance en quelqu'un que je ne connaissais que depuis trois minutes. Sans oublier que certaines informations pouvaient nous mener, Miyuki et moi, dans des sales draps. Raison de plus de ne donner pas d'avantage de détails, même si là, je me tenais aux choses trop vagues. Bah, je pouvais tout autant lui dire que nous sommes tombées dans les escaliers... Mais je n'étais pas à ce point cynique. Je lançais un regard amusé à Miyuki pour m'assurer qu'elle allait bien. Je devais avouer que son teint était des plus pâles et qu'elle avait l'air d'un mort vivant, mais j'étais rassurée. Elle était en vie.

-Je présume que tu veux attendre le retour de l'infirmière pour te faire soigner. Mais prends au moins ça, ça te soulagera de tes douleurs. 

Tournant vivement la tête vers la voix qui m'interpella, je restais un instant indécise avant de hocher la tête pour affirmer ses dires. Non que j'avais un quelconque doute en son savoir de maintenir un humain en vie – il suffisait de regarder Miyuki pour s'en rendre compte – mais je n'étais pas assez folle pour laisser ma vie entre les mains d'une personne non formée et surtout, surtout, d'une inconnue. J'étais formelle sur ce point là. Mais je ne dédaignais pas le médicament qu'elle me tendait avant de le déposer sur une table. Je ne bougeais pas, mais j'avais l'intention d'accepter son offre, question de soulager la douleur qui me tiraillait.

-Me battre alors que j'avais un bras mal en point n'a pas été une très bonne idée de ma part... Mais je suis contente d'être arrivée à temps afin de sauver Miyuki-san et Kurayami. Visiblement, personne d'autre ne se serait interposé. 

Je la vis s'asseoir au sol, je la vis faiblir et je vis distinctement de la tâche rouge se former sur son bras, contrastant effroyablement avec le reste de sa personne pâle. Je fronçais les sourcils en m'avançant vers la table pour me saisir du médicamente, l'examinant un instant avant de l’ingurgiter sans me poser plus de question. M'asseyant sur le lit de Miyuki sans moindre manière.

- Tu ressembles à rien Miyuki-San. Vas dormir.

Avec un sourire moqueur, mais pas méchant, je lui indiquais le coussin de la tête. Ensuite, je rivais mes rubis sur la fille aux cheveux blancs. Je voulais demander ce qui me trottait dans la tête, comment elle connaissait nos noms, mais je me suis dit, au dernier moment, que cela n'avait pas d'importance et que, je ne voulais pas connaître la raison de ce savoir.

- Comment... Non. Qui es-tu ?

Cela m'intriguait véritablement, et je crois que c'était visible dans ma voix. Mais je n'eus pas le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'un bruit me parvint de la porte. Je levais la tête en sa direction. Et mon sang se glaça. Dans l’embrasure de la porte, je pouvais apercevoir une chevelure or et une mine déterminée et... surprise de voir un petit monde dans son lieu de travail et, en mauvais états. Surprise qu'elle fit disparaître d'un coup... Mes poils se hérissèrent à l'entente de sa voix.

-Mon Dieu ! Mais qu'est-ce qui vous est arrivé, mes chatons ?

Je ne sais pas ce qu'elle pensait au fond d'elle, mais j'avais toutes les raisons d'être sur mes gardes. Akiha se tenait là, s'affairant de sa grâce naturelle à remettre la fille aux cheveux de lait debout et la positionner sur un lit adjacent. Par un réflexe et une peur qui me saisit, je me relevais et m'éloignais vers le lit derrière celui où j'étais assise quelques secondes auparavant. Faisant un boucan monstre par la même occasion. Si j'avais mal au bras d'avoir mal atterrit, je n'en montrais rien. Je devinais à la seule lueur des regards qui m'entouraient que je devais avoir l'air étrange à leurs yeux. J'en avais que faire.

-Je... Je vais y aller moi.

Et je le voulais, de tout mon cœur. Je voulais quitter cette pièce qui m'aie devenue trop petite, trop étouffante. Je sentais des gouttes de sueur perler à mon front. Mais je ne pouvais rien faire de plus que regarder. Rivée sur sa silhouette. Pourquoi ? Parce que sa voix raisonna dans la salle comme un ordre doucereux tandis que l'ambiance se remplissait d'un calme calculé. Je savais qu'elle était derrière tout cela.

-Assieds-toi, Kaïla. Il faut te soigner. Ryuko... Mais qu'as-tu fais à ton bras ? Laisses-moi voir ça.

Et j'obéis. Je m'assis et je la voyais s'occuper rapidement de la fille dont je connaissais à présent le nom. Jusqu'à ce que je sursaute quand un « Oh ? » sortit de la bouche de Akiha, incrédule et visiblement inquiète quant aux blessures de Miyuki. Je voyais tout cela par une brume, le stress me gagnait tandis que l'infirmière présenta un coussin à Ryuko et s'approcha pour s'occuper de la blonde en mauvais état. Je l'entendis appréciatrice quant aux blessures recousues, elle examina le corps de Miuki avec une gentillesse et un calme olympien, faisant attention à ne pas la froisser.

-Qui t'as soigné, mon chaton ? C'est du bon travail. Allonge-toi, s'il te plaît.

Elle poussait Miyuki doucement sur les coussins avant d'aller fouiller dans une armoire et en sortir un étrange bocal. Revenant vers la blonde, elle lui expliqua qu'il s'agissait d'une pommade soignante qui soulagerait ses douleurs ainsi qu'aiderait la cicatrisation. Mais ce n'était pas l'état de ma compagne de mauvaise fortune qui m'inquiétait à présent, non, je savais pertinemment qu'elle était entre des bonnes mains. Ce fut ma propre posture qui me rendit nerveuse. Et ses yeux croisèrent les miens. Je me sentais défaillir tandis qu'elle s'approcha de sa démarche féline, dans ma direction.

-Ne me touche pas !

C'est sortit abruptement, ma voix ma parut étrangère tandis que la folie revenait danser dans mes yeux. Je lançais un regard désespéré à Miyuki dans un ultime effort de volonté. Mais je ne pouvais plus rien faire, la fatigue me submergea d'un coup, mes yeux se furent lourds et je me laissais faire tandis que Akiha se garda de faire des remarques et m'approcha avec calme et sérénité, en affirmant qu'il fallait me soigner. Et c'est ce qu'elle fit, tandis que j'étais perdue au loin avec la nervosité qui voulu se déclencher d'un instant à l'autre. Quand elle eut fini, je soufflais de soulagement et voulu partir de la salle de soins intensifs, mais ce n'était pas compter sur l'infirmière. Elle me fit boire un breuvage qui me mit dans les vapes avant de m'allonger à mon tour sur un lit. Je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai accepté de le boire au lieu de fuir. Ensuite, par la brume de mon inconscience, je l'entendis s'adresser à Ryuko d'une voix mielleuse.

-Vos blessures sont assez graves, mes chatons. J'ai comme le pressentiment que c'est en rapport avec la bagarre sur le toit, non ? J'ai déjà soigné les deux étudiants qui étaient dehors... Ils m'ont affirmé que c'était ton œuvre, Ryuko. Est-ce vrai ?


HRP : Désolée, mais je me suis dite qu'il était temps de faire intervenir une infirmière. Et donc, j'ai joué mon deuxième personnage dans le même RP pour que ce soit plus simple. Si tu veux que je supprime cette partie, aucun souci, ce sera fait ^^ Sinon, je vais certainement continuer avec Akiha au lieu de Kaïla. Et désolée pour certains passages disparates, mais je viens de capter à quel point ce n'est pas évident de RP avec ses deux persos dans un même poste =o

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Mar 16 Oct - 2:07

-Je peux faire mon possible.

Je ne pus m'empêcher de remarquer à quel point la voix de Ryuko était douce et agissait comme un calmant naturel sur moi. C'était comme si son énergie sereine était assez puissante pour agir sur moi. Sa proximité lançait comme des vagues de calme vers moi. Elle s'éloigna quelques secondes, probablement pour aller chercher les outils nécessaire pour recoudre mes blessures. Je lançai un bref regard à Kaïla et vit que cette dernière étudiait les moindres faits et gestes de l'albinos. Je pouvais facilement voir qu'elle ne lui faisait pas confiance. Tout dans sa posture indiquait de la méfiance. Je reportai mon attention sur Ryuko, incapable de comprendre pourquoi Kaïla se méfiait. Hirano semblait tout sauf dangereuse. Son apparence et la façon dont elle bougeait, tout en elle démontrait une vulnérabilité quelconque. C'est seulement lorsqu'on la voyait se battre que l'on comprenait qu'on avait fait un mauvais jugement quant à ses capacités. Car Ryuko avait beau avoir l'air d'une personne qui ne ferait de mal à personne, elle savait se battre. Et vachement bien.
Elle revint vers moi et posa les instruments sur une petite table devant moi avant de poser ses rubis sur moi.

-Il va falloir enlever ta chemise.


Je grognai et marmonnai des mots pas très jolis mais enlevai ma chemise néanmoins, aidée par Ryuko. Je remarquai qu'elle évitait soigneusement de me toucher et j'en fus reconnaissante. Une fois ma chemise retirée, elle me la laissa afin que je puisse recouvrir ma poitrine en la tenant de mon bras valide. Durant tout le temps que Ryuko s'occupa de moi, je serrai les mâchoires de douleur afin de m'empêcher de crier. Ça faisait un mal de chien, mais je pouvais voir que malgré son manque d'expérience en la matière, Ryuko savait recoudre des blessures. Elle y allait méticuleusement et faisait attention pour ne pas me blesser d'avantage. Entre temps, elle me donna des médicaments que je pris sans hésitation, souhaitant atténuer la douleur le plus vite possible.

-Pendant que je soigne Miyuki-san, pourrais-tu m'expliquer ce qui c'est passé?

Je jetai un coup d'oeil à Kaïla, me demandant ce qu'elle allait bien répondre à ça.

-Une querelle et ses conséquences, dira-t-on.

Je faillis pouffer de rire devant l'humour noir de cette dernière. "Une querelle"? Elle était bien drôle celle là! Un vrai massacre, oui!
Ryuko ne se formalisa pas de la réponse quelque peu froide de Kaïla et continua de s'occuper de moi. Une fois qu'elle eut terminé, j'enfilai ma chemise, tout en faisant attention à mes points de sutures. J'entendis vaguement Kaïla avoir une courte conversation avec l'albinos. Après un moment, Kaïla s'assit à mes côtés sur le lit.

- Tu ressembles à rien Miyuki-San. Vas dormir.


Je la vis esquisser un sourire moqueur et je ne pus m'empêcher de sourire non plus.

-Ouais, je sais pas pourquoi, mais je me sens vide d'énergie. Allez savoir le pourquoi du comment!


Kaïla me désigna le coussin de la tête et je soupirai avant de m'allonger lentement sur le lit. Dès que ma tête se posa sur le coussin, je sentis toutes mes forces me quitter. Je ne voulais plus qu'une chose à présent, dormir. J'étais tellement épuisé que j'entendais à peine ce qui se passait autour de moi.

- Comment... Non. Qui es-tu ?


Kaïla ne savait pas qui était Ryuko? Assez surprenant. Pourtant, presque tout le monde avait une connaissance, même vague, de l'albinos. Du bruits provenant le la porte me fit tourner la tête et je vis arriver une silhouette à la chevelure doré. Elle semblait surprise de nous voir toutes trois en mauvais état. Et pour cause. On aurait dit qu'on venait d'échapper à une fosse remplie de lion affamés.

-Mon Dieu ! Mais qu'est-ce qui vous est arrivé, mes chatons ?

Chatons? Je grimaçai à ce surnom. Le seul chaton dans cette pièce, c'était Ryuko. Kaïla était plutôt une tigresse, et moi, bah une furie. Kaïla se leva soudainement et contourna le lit sur lequel je reposais pour aller se placer derrière. Je ressentis autant que je vis sa nouvelle tension et me redressai dans le lit. Je ne compris pas pourquoi mon amie réagissait ainsi. Je la regardai dans les yeux, mon regard remplis de question. Mais Kaïla gardait son regard rivé sur la nouvelle venue, comme si elle ne voulait pas la quitter des yeux.

-Je... Je vais y aller moi.


-Assieds-toi, Kaïla. Il faut te soigner. Ryuko... Mais qu'as-tu fais à ton bras ? Laisses-moi voir ça.


Je vis Kaïla s'assoir sans protester, comme si quelqu'un d'autre avait pris possession de son corps. Je n'y comprenais rien. Pourquoi réagissait-elle ainsi? Avait-elle peur..? De l'infirmière? Cette dernière était maintenant à mes côtés et examinais mes blessures fraichement recousues.

-Qui t'as soigné, mon chaton ? C'est du bon travail. Allonge-toi, s'il te plaît.


Incapable de résister, je me laissai faire, m'allongeant sous la légère poussée de l'infirmière.

-Ne me touche pas !

À travers mes yeux fatigués, je ne vis que brièvement ce qui se passa. L'infirmière soigna Kaïla et la mena à un lit qui se trouvait à côté du mien. Je lançai un regard inquiet à mon amie, voyant à quel point elle était affectée. Je voulus tendre la main pour attraper la sienne, la supporter, mais mon bras, trop faible, tomba à mi chemin. Je grognai et abandonnai. J'étais trop épuisée.

-Vos blessures sont assez graves, mes chatons. J'ai comme le pressentiment que c'est en rapport avec la bagarre sur le toit, non ? J'ai déjà soigné les deux étudiants qui étaient dehors... Ils m'ont affirmé que c'était ton œuvre, Ryuko. Est-ce vrai ?


Je me raidis, craignant le pire. J'espérais vraiment qu'on allait pas avoir trop de problème avec ça... mais j'avais l'impression qu'espérer ne serait pas assez dans ce cas-ci.
________________________
Hrp: t'inquiète, c'est parfait ^^
Gomen pour la couleur que j'ai utilisé pour le dialogue d'Akiha, je sais pas comment mettre le même bleu que toi XDDD



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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Mar 16 Oct - 2:44

Gardant mon bras contre ma poitrine, j'essayai d'ignorer la douleur qui était revenu dans mon bras depuis peu. Je regardai Kaïla lorsqu'elle s'approcha d'une Miyuki complètement épuisée, probablement afin de voir par elle même que son amie était maintenant sortie d'affaire. Je n'étais peut être pas une infirmière, mais je savais que les points suffiraient pour un moment. La vraie infirmière pourrait toujours s'occuper de Miyuki dès qu'elle reviendrait.

- Tu ressembles à rien Miyuki-San. Vas dormir.


Je souris en entendant ces paroles. En effet, en ce moment, Miyuki n'avait l'air de rien à côté de son éternelle furie de d'habitude. Elle était complètement vidée d'énergie et ses blessures étaient assez graves pour l'avoir drainée de toutes ses forces. Elle avait besoin de repos afin de pouvoir s'en remettre. Dès que Miyuki se fut allongé, Kaïla se retourna et posa ses yeux rouges sur moi, voulant visiblement me demander quelque chose. J'attendis patiemment, ne sachant pas trop ce qu'elle allait me dire.

- Comment... Non. Qui es-tu ?


Je haussai faiblement un sourcil, quelque peu surprise. Elle ne savait vraiment pas qui j'étais? Alors là, j'étais complètement bouche bée. Ou se trouvait-elle, ces derniers mois, pour ne pas avoir entendu quoi que ce soit à propos de moi? Je secouai la tête et m'apprêtai à répondre lorsque du bruit venant de la porte m’interrompit. Je portai mon regard sur la cause de ce dérangement et reconnus l'infirmière.

-Mon Dieu ! Mais qu'est-ce qui vous est arrivé, mes chatons ?


Visiblement, elle voulait savoir ce qui s'était passé avec les deux premières, car dans mon cas, elle savait déjà que ma maladresse habituelle avait faillit me couter un bras. Et elle ne serait probablement pas contente de voir que je n'avais pas écouté ses consignes, et que je m'étais battue, rouvrant ma blessure. Je vis le malaise grandissant de Kaïla alors qu'elle se déplaçait, comme si elle voulait s'éloigner de l'infirmière.

-Assieds-toi, Kaïla. Il faut te soigner. Ryuko... Mais qu'as-tu fais à ton bras ? Laisses-moi voir ça.


L'infirmière s'approcha de moi et examina mon bras, déroulant le bandage couverts de sang pour le remplacer par un nouveau après avoir appliqué des compresses sur ma blessure. Elle enroula mon nouveau bandage avant de se relever et de se tourner Miyuki et d'examiner ses blessures que j'avais recousues du mieux que j'avais pu.

-Qui t'as soigné, mon chaton ? C'est du bon travail. Allonge-toi, s'il te plaît.


Je fus contente de voir que j'avais au moins réussi à me rendre utile. Je portai un coup d'oeil à Kaïla lorsque l'infirmière s'approcha d'elle et sursautai lorsque sa voix s'éleva dans le calme de la pièce.

-Ne me touche pas !


Mais l'infirmière ne l'écouta pas et soigna les blessures de Kaïla avant de la conduire à un lit près de celui de la blonde. Après un moment, l'infirmière revint vers moi et s'accroupit à ma hauteur afin de pouvoir me regarder dans les yeux.

-Vos blessures sont assez graves, mes chatons. J'ai comme le pressentiment que c'est en rapport avec la bagarre sur le toit, non ? J'ai déjà soigné les deux étudiants qui étaient dehors... Ils m'ont affirmé que c'était ton œuvre, Ryuko. Est-ce vrai ?


Je me mordis la lèvre inférieure avant de détourner le regard et de hocher la tête. Allais-je avoir des problèmes pour avoir défendu Kaïla et Miyuki?

-G...gomen. Mais ils allaient attaquer Miyuki-san et Kaïla-san, et si je ne m'étais pas interposée, ils... ils les auraient probablement tuées.


Je fixai le sol, n'osant pas relever mon regard sur la femme qui se tenait devant moi. Malgré son avertissement concernant mon bras, je m'étais battue. Devant le silence qui s'éternisait, je sentis mes joues devenir brûlante à cause du malaise naissant. J'osai un timide regard vers l'infirmière, attendant son sermon.

-Est...est-ce qu'ils vont bien? Je ne voulais pas trop les amocher, donc je les ai atteint à des points spécifiques afin de leur faire perdre connaissance, évitant le plus de dommages possible...


C'était vrai. Je n'avais agis que sur la défensive, tout d'abord pour protéger Miyuki et Kaïla, et par la suite pour me protéger moi même.
Je vis le regard insistant de l'infirmière sur moi et me rappelai que j'avais revêtu un de ses sarrau.

- Sumimazen, mais ma chemise à été abimée durant le combat, donc je vous ai emprunté un sarrau...


Je détournai une fois de plus le regard, incapable de regarder l'infirmière dans les yeux plus de quelques secondes. Quelque chose en elle me rendait mal à l'aise, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Peut être était-ce à cause de la réaction de Kaïla un peu plus tôt? Aucune idée.



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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Mer 31 Oct - 16:31

Un bruit sourd et répétitif. Toujours ce même son indiquant souvent la présence d'une femme dans les parages. Le bruit des talons parcourant un sol lisse dans un espace sonore. J'adorais cela. J'aimais attirer l’œil que ce soit par inadvertance ou encore exprès. C'est pour ça que je me réjouissais à chaque pas que je faisais quand les têtes des petits chatons me servant d'étudiants, se tournaient à mon passage pour me saluer. Normalement... Normalement, je m'arrêterais pour discuter avec ce petit monde adorable, mais pas aujourd'hui. Non, en ce jour, je laissais juste un sourire aimable vagabonder sur mon visage en signe de salutation. « Tant de précipitation » me dit mon mauvais coté quand je débarquais sur le toit de l'académie, ma mallette de médecin sous le bras.

Ma chevelure dorée se reflétait dans le soleil tandis que je prodiguais des soins sur place aux étudiants craintifs et amochés. J'avais l'habitude de ce genre d'intervention, à Undai c'était monnaie courante, même si cela se déroulait la plus part du temps dans le cadre de l'Arène et non, en plein dans l'institut. Je maudissais intérieurement les surveillants qui aurait dû prévenir ce genre d'actes, quand je vis qu'une de ces petits chatons était mort... Je ne pouvais rien faire pour le sauver. « Il était déjà mort, si tu restes à t'apitoyer sur son sort, les autres risquent gros aussi ». Voilà qui était dit. Soupirant, j'appelais d'autres infirmières généralement affectées aux soins près de l'Arène pour venir me prêter main forte. Non que j'avais besoin d'autres personnes compétentes ou non pour m'aider, mais il fallait que quelqu'un les déplace à l'infirmerie où je pourrais tranquillement m'occuper d'eux. Ceci fait, les personnes compétentes arrivées, je me donnais congé et partis du toit assez rapidement pour préparer le local à leur arrivée.

-Et croire que cette journée était censée être calme...

Un rire lugubre me parvint aux oreilles, je ne cherchais même pas sa provenance sachant pertinemment que mon ombre trouvait la situation amusante. Plus de corps pour ses expériences, comme elle l'aurait dit. Je grimaçais. Une des rares périodes où je n'avais pas cours à donner et me voilà confrontée à une horde de blessés. Le règlement intérieur de Undai dans tout ça ? Aux oubliettes, dirait-on. C'est d'un pas pressé que j'arrivais dans le couloir au rez-de chaussée pour joindre mes locaux... Et là, si je n'étais pas tant éprise de sauver mes petits chatons, je m'aurais tiré une balle dans la tête. Deux blessés devant l'infirmerie avec des étudiants hystériques tout autour. Bon sang. Je les examinais rapidement d'une main experte, ils étaient pour le plus sonnés sans de vraies blessures. Les réveillant, je leur bandais les blessures et demandais aux étudiants présents de les escorter dans leurs dortoirs. « Beaucoup de viandes, non ? »

-Non.

C'est sur ce mot froid que je rentrais dans le local passablement inquiète pour y découvrir trois étudiantes, dont une que j'avais soigné dans la matinée. C'est avec un air désapprobateur que je soignais de nouveau les blessures de Ryuko, l'albinos dont le mystère de son corps ne voulait que se faire découvrir par ma personne. Je fus étonnée d'y voir aussi deux Premières que je connaissais assez bien, l'une pour son abonnement à l'infirmerie, l'autre pour le passé. « Tu as trois énergumènes sur lesquels expérimenter, n'est-ce pas merveilleux ? » Je chassais la voix intérieure et cruelle de mon mauvais coté, d'un revers de main. Ayant stabilisée la situation désastreuse dans l'académie et sur place, j'avais comme le pressentiment que tout cela était dû à cause de ces trois là... Oui, mon intuition me le disait et je ne me trompais jamais. C'est pour ça que là, j'étais en train de fusiller ma petite Ryuko de mes yeux bleus, question de voir le malaise s'abattre sur elle et ainsi, effacer mes doutes.

-G...gomen. Mais ils allaient attaquer Miyuki-san et Kaïla-san, et si je ne m'étais pas interposée, ils... ils les auraient probablement tuées.

Je ne bougeais pas, évoluant les réactions de l'albinos, mais notant tout de même ses paroles au fond de ma mémoire. Si je trouvais cela héroïque de sa part, je ne pouvais pas accepter que ma patiente a si imprudemment réagit. Après tout la vie de mes chatons était précieuse, et surtout de ceux que j'ai soigné et imposé le repos. Non, je désapprouvais, et ce n'était pas compté sur mon ombre pour dire le contraire. « Hmm... Punis-la, hehe. » Je ne sais pourquoi, mais ses paroles me firent monter des idées assez louche à l'esprit. Non, je ne suis pas perverse, j'aime juste le corps humain... Oui... Non. Si, mais soit.

-Est...est-ce qu'ils vont bien? Je ne voulais pas trop les amocher, donc je les ai atteint à des points spécifiques afin de leur faire perdre connaissance, évitant le plus de dommages possible...

Elle était si mignonne quand elle rougissait, mon dieu. Arrêtant de divaguer quand son regard timide se posa sur moi, je fis un geste négligent de la main avant de lui lancer mon plus beau sourire.

-Je ne peux dire que ce que tu as fait est glorieux, vu que tu les as blessé... Et tu as rouverts tes blessures. Mais je suppose que ça pouvait être pire.

Je laissais pousser un soupir et croisais les bras sur ma poitrine avec un air sévère. Au moins, elle ne les a pas tué, justement. Mais tout de même. Je détestais les violences, surtout sur les corps humains ! Je l'écoutais se morfondre en excuses quant à ses habits, sans pour autant détacher mes yeux de sa silhouette. Prenant un air songeur, je me demandais quelle punition pourrais-je administrer à ces trois énergumènes... Et comme pour accentuer mes idées, des images croustillantes assaillir ma vision. Alala, que ce serait adorable de... Stop.
Je me détournais de la jeune Ryuko pour aller fouiller dans une armoire où je dénichais un T-shirt de gymnastique qui se trouvait là au cas où. Et c'était un au cas où. Sans me départir de ma mine sévère, je tendis ledit vêtement à l'albinos aux yeux rouges.

-Mets ça, mon chaton, ce sera plus confortable... Oui.

Mes yeux bleus plongèrent avec intensité dans ses vermillons quand je captais son regard. Aucune pitié, non que je voulais la mettre mal à l'aise, mais j'avais envie de voir au fond d'elle, oui. « Punis-les ! » Je fronçais les sourcils.

-Oui, oui. Sache que tes actes, pour le bien d'autrui ou non, ne peuvent pas rester impuni, Ryuko. Je me vois dans le regret de devoir vous sanctionner toutes les trois, dès que vous serez plus en forme.

« Demande leur quelle punition elles veulent ! J'ai ma petite idée sinon ». Un sourire amusé apparut sur mes lèvres. Je savais pertinemment ce que je pourrais leur faire faire, même si cela dépasserait de loin le bon sens d'un professeur envers ses élèves. Mais Undai était étrange non ? Si je décidais qu'elles se déguisent en soubrettes pour s'occuper du local pendant que j'allais les regarder, je pouvais les obliger de le faire. Hmmm... Cette idée était fort tentante, même si Akiha avait une envie plus subtilement morbide de les transposer sur des tables chirurgicales et les dépecer... C'était vrai que je pourrais beaucoup apprendre du corps de Ryuko... Toujours avec ces pensées qui se chamboulaient, je déposais ma main sur la joue en feu de l'albinos. Tel un félin devant sa proie. Stop.

-Quoi qu'il en soit, repose-toi pour l'instant. Toi aussi Miyuki, vous avez les mines épouvantables. D'ailleurs...

Je me fis stopper par un remue-ménage devant la porte. Sans ajouter plus, je l'ouvris à la volée pour faire rentrer les infirmiers avec les brancards. Ils installèrent trois étudiants sur les lits et me laissèrent le soin de s'en occuper en profondeur... Oui, je pourrais expérimenter sur eux même. « Bonne idée, tu me laisseras faire ! ». Bien sûr. Je fis un récapitulatif, j'avais six personnes sous ma merci... hum, sous mes bonnes grâces... Bon, sous ma tutelle. Donc quatre inconscients, une dans un état implorant et une qui rougissait adorablement. Alala...

-As-tu faim Ryuko-Chan ? Miyuki-Chan ?

Cette question était facultative, vu que je leur préparais déjà une soupe très saine.

HRP: No souci ^^ Et pour le code couleur c'est #09538e :p

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Ven 2 Nov - 3:28

Je pouvais visiblement voir le malaise de Ryuko tandis que l'infirmière la fixait du regard, laissant le silence s'éterniser. Pour ma part, je restais étendue sur le matelas, mon bras toujours abandonné dans la direction de Kaïla dans ma tentative de prendre sa main un peu plus tôt, mais les forces m'avaient quitté. D'ailleurs, je n'étais pas la seule épuisée, ou bouleversée, car Kaïla, peu importe le nombre de fois que je lui jetais un coup d'oeil ou chuchotais son nom, restait complètement insensible à mes tentatives pour attirer son attention. C'était comme si elle s'était soudainement retrouvé dans un autre monde, remplis d'angoisse et de peur. Sur son visage fatigué et presque endormis, je pouvais quand même voir la peur s'y dessiner. Mais que s'était-il passé entre elle et l'infirmière pour qu'elle aie eu si peur? Pourquoi Kaïla craignait-elle celle qui nous soignais? Et encore plus étrange, comment étais-ce possible que Kaïla tombe dans un état semi-paisible dès que l'infirmière le lui demande, tandis qu'elle lui fichait visiblement la trouille? Tant de questions, mais aucunes réponses, évidemment. Je reportai mon attention sur Ryuko et l'infirmière, essayant de capter l'échange de parole, mais les mots me venaient flous et distordus. À croire que le médicament que j'avais ingurgité plus tôt avait un effet secondaire indésirables.
Je vis le cou de Ryuko devenir cramoisis et devinai son malaise. Cette fille n'avais jamais été forte à endurer le silence et le malaise. Dès que quelque chose la rendait mal à l'aise, visage virais au rouge plus vite qu'une personne s'étouffant avec des arachides.

-Je ne peux dire que ce que tu as fait est glorieux, vu que tu les as blessé... Et tu as rouverts tes blessures. Mais je suppose que ça pouvait être pire.

Je portai mon attention sur l'infirmière et malgré ma vision floue, je pus distinguer la façon dont elle regardait intensément Ryuko. Un étrange sentiment de malaise et de danger m'assaillit sans que je comprenne pourquoi. Pourtant, le danger était écarté maintenant que nous étions sous les bons soins de l'infirmière. Alors pourquoi est-ce que ce malaise me taraudait-il?

- Sumimazen, mais ma chemise à été abimée durant le combat, donc je vous ai emprunté un sarrau...


Après un moment, l'infirmière se leva et alla fouiller dans une des armoires. Je croisai brièvement le regard de Ryuko et lui donnai un air de "Que se passe-t-il, bon sang?" mais l'infirmière fut de retour bien trop vite, et Ryuko abaissa de nouveau son regard au sol. Je grognai intérieurement, commençant à penser que la bonne femme faisait exprès pour rendre l'albinos mal à l'aise.

-Mets ça, mon chaton, ce sera plus confortable... Oui.


Quelque chose dans son ton de voix me fit hérisser les poils sur les bras. D'un côté, j'étais vachement contente d'être étendue dans ce lit affreux et non coincée sous l'emprise du regard intense de l'infirmière comme Ryuko. Je n'échangerais ma place pour rien au monde. Mais j'aimerais être capable de me déplacer toute seule afin de déguerpir de cet endroit le plus vite possible, car je n'aimais vraiment pas l'ambiance.

-Oui, oui. Sache que tes actes, pour le bien d'autrui ou non, ne peuvent pas rester impuni, Ryuko. Je me vois dans le regret de devoir vous sanctionner toutes les trois, dès que vous serez plus en forme.


Ces paroles brulèrent mon esprit tel un fer rouge et je me raidis. Sanction. Bordel. On étais dans la merde. Et pas rien qu'un peu. Kaïla avait tué une élève, j'en avais amoché une poignée, et Ryuko avait pris notre défense. Aïe. On était vraiment dans la merde. Pourquoi avait-il fallu que l'albinos s'interpose?! Elle aurait pu tout simplement passer son chemin et elle n'aurait pas eu de problème! Mais il avait fallu qu'elle se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment et la voilà avec des problèmes jusqu'au cou.

-Quoi qu'il en soit, repose-toi pour l'instant. Toi aussi Miyuki, vous avez les mines épouvantables. D'ailleurs...

L'infirmière n'eut pas le temps de finir sa phrase car un boucan à la porte attira son attention. Un groupe d'infirmiers arrivait avec les blessés qu'on avait laissé sur le toit Kaïla et moi. Ils installèrent les élèves sur les lits libres avant de quitter la pièce.

-As-tu faim Ryuko-Chan ? Miyuki-Chan ?

J'avalai ma salive avec difficulté et lançai un regard de détresse vers Ryuko. Mais elle aussi se sentait prise au piège. Son regard reflétait la même peur que le mien. Moi, avoir faim? J'étais sur le point de rendre mon estomac, oui! Je secouai la tête mais réalisai que l'infirmière ne me regardais pas.

-N... non, je n'ai pas faim.


Malgré ma fatigue, je me redressai dans le lit afin d'avoir une meilleure vue sur ce qui m'entourait. Cela me prit cependant plusieurs tentatives car l'épuisement et la fatigue me ramenaient toujours contre le matelas. C'est avec un ultime effort que je me redressai et accotai mon dos contre la tête de lit, soupirant de soulagement. Je regardai l'infirmière un moment avant de prendre la parole.

-Heum... concernant la punition... Je suis en grande partie responsable de ce qui s'est passé sur le toit. Kaïla et Ryuko n'ont rien à voir avec tout cela. Kaïla ne s'est que défendue, rien de plus, et Ryuko s'est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Je suis la seule coupable de ce qui est arrivé. Serait-il possible d'alléger la sentence pour Ryuko et Kaïla?


J'avais essayé de parler avec une voix le plus clair et confiant possible. Je voulais prendre la responsabilité de ce qui s'était passé et sauver les deux autres. C'était de ma faute tout ça, et Ryuko et Kaïla n'avaient rien à faire là dedans. J'espérais que l'infirmière allait croire à mon mensonge, même si mes espoirs étaient très faibles. Le plus grave, c'était le fait qu'une élève était morte, hors de l'arène, tandis que les combats étaient complètement interdit hors de l'arène. La conséquence allait être énorme. Mais j'étais prête à en prendre la responsabilité. Le pourquoi je dit tout bêtement ce mensonge, ma voix étant calme et confiante.

-Est-ce que je l'ai tuée?


Ouais, j'avais le talent de me mettre dans la merde, et pas qu'un peu. À voir la réaction de Ryuko, elle ne s'attendait visiblement pas à cette question de ma part, et l'infirmière non plus. Il fallait qu'elle me croit. Il fallait qu'elle gobe ce simple mensonge. Et Kaïla serait sauvée... quelque peu.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Sam 3 Nov - 0:04

Je me sentais de plus en plus mal sous le poids du regard de l'infirmière, cette dernière laissant un long silence s'éterniser dans la pièce, ce qui ne m'aida pas du tout. Je me sentais coincée, tel un animal en cage à lequel on venait de lui enlever sa liberté. Était-ce parce que l'infirmière me bloquait la sortie? Non, c'était son regard, toujours posé sur moi, et ce manque de distance. Car oui, l'infirmière était trop, mais vraiment trop près de moi, et je commençais à avoir une vilaine envie de la repousser brusquement vers l'arrière. Mais je n'osait pas la toucher, quelque chose en dedans de moi me disait que ça serait ma dernière erreur. Quelque chose chez l'infirmière me perturbais, mais quoi?! Je commençais à avoir mal à la tête à force de trop réfléchir. Et cette blessure, que je m'étais faite, ne m'aidait pas. Même si l'infirmière s'en était occupée une deuxième fois, j'avais vachement mal au bras, mon combat contre les assaillants de Miyuki et de Kaïla ayant probablement empirer ma blessure.

-Je ne peux dire que ce que tu as fait est glorieux, vu que tu les as blessé... Et tu as rouverts tes blessures. Mais je suppose que ça pouvait être pire.

Je baissai misérablement la tête et fixai le sol, comme à toutes les fois où je me retrouvais dans une situation où je ne savais plus quoi dire. Je l'entendis soupirer et remuer légèrement, et j’osai jeter un rapide coup d'oeil vers elle. Son air sévère fut tout ce que j'eus besoin de voir avant de rebaisser mes yeux vers le sol, le rouge me montant aux joues et aux oreilles. Après un moment, l'infirmière se déplaca dans la pièce et je la suivie discrètement du regard. Je la se diriger vers l'armoire et en ressortir un t-shirt qu'elle me tendit en revenant vers moi.

-Mets ça, mon chaton, ce sera plus confortable... Oui.

Elle plongea son regard dans le mien avec tant d'intensité que je m'arrêtai ma main à mi-chemin du vêtement, paralysée. J'étais incapable de bouger, incapable de détourner le regard. Quelque chose dans ce regard m'inquiètais, et cette intensitée avec laquelle l'infirmière me regardais ne présageais rien de bon. J'avalai ma salive avec difficulté et, d'une main tremblante, attrappai le vêtement avec un faible merci, tout en baissant la tête afin de briser le contact visuel. Je tournai mon dos à l'infirmière afin de retirer le sarrau et de le remplacer par le t-shirt. J'avais l'impression de sentir son regard intense dans mon dos tout le temps que je me changeai, et mes gestes en étaient affectés. Mes mains tremblaient et mes bras me semblaient plus lourds. Une fois changée, je redonnai le sarrau à l'infirmière tout en prenant bien soin d'éviter son regard.

-Oui, oui. Sache que tes actes, pour le bien d'autrui ou non, ne peuvent pas rester impuni, Ryuko. Je me vois dans le regret de devoir vous sanctionner toutes les trois, dès que vous serez plus en forme.

Ces paroles s'inscrivèrent au fer rouge dans ma conscience, et le temps sembla s'arrêter pendant un moment, me laissant cruellement le temps d'assimiler ce que l'infirmière venait de dire. Il y aurait une sanction. Et j'avais eu vent que les sanctions à Undai étaient quelques peu... comment dire, au delà de l'extrême sévèreté? Je levai mon regard vers l'infirmière, sachant que je ne pourrais pas plaider contre quelque chose de moins sévère, tout dans son regard me disait qu'elle allait faire de son mieux pour trouver quelque chose qui nous donnera une bonne leçon. Je soupirai et détournai le regard une fois de plus, croisant les yeux de Miyuki au passage. Je sursautai brutalement lorsqu'un contact sur ma joue me brûla, tel un charbon ardent. Je reculai immédiatement hors de portée de l'infirmière, sa main laissée en suspens là où ma joue se trouvait un instant plus tôt. Je ne saurais dire si elle était amusée par la situation ou intriguée, mais un sourire flottait sur ses lèvres.

-Quoi qu'il en soit, repose-toi pour l'instant. Toi aussi Miyuki, vous avez les mines épouvantables. D'ailleurs...

Sa phrase fut intérrompue par un remue-ménage venant de la porte de l'infirmerie. Je m'empressai de m'ôter du chemin lorsque plusieurs assistantes de l'infirmière amenaient d'autres élèves blessés et inconscient. Ils furent installés sur les lits qui étaient libre puis les assistantes quittèrent la pièce aussi vite qu'elles étaient entrées. Je laissai mon regard errer sur ces nouveaux patients, devinant que c'était là les adversaires que Miyuki avait probablement massacré plus tôt avec Kaïla.

-As-tu faim Ryuko-Chan ? Miyuki-Chan ?

Je portai immédiatement mon regard sur Miyuki, qui me lançait déjà un regard de détresse. On se regarda un moment, ne sachant pas quoi faire. Nous étions prises au piège. Aucun moyen de s'en sortir. Je lui lançai un regard désolé, ne sachant pas quoi faire pour l'aider. Elle secoua la tête puis répondit à l'infirmière.

-N... non, je n'ai pas faim.


Je la vis essayer de se redresses dans son lit, mais son corps frèle refusait de coopérer, probablement à cause de la fatigue. Je fus tentée d'aller l'aider, mais le retour du regard de l'infirmière sur moi me clouais sur place, je n'osai donc pas bouger. Je restai donc immobile, tel un animal effrayé qui croit que jouer les statues va lui sauver la vie. Ryuko ma vieille, ton instinct de survie laisse à désirer!
Miyuki réussi finalement à se redresser et elle soupira de soulagement.

-Heum... concernant la punition... Je suis en grande partie responsable de ce qui s'est passé sur le toit. Kaïla et Ryuko n'ont rien à voir avec tout cela. Kaïla ne s'est que défendue, rien de plus, et Ryuko s'est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Je suis la seule coupable de ce qui est arrivé. Serait-il possible d'alléger la sentence pour Ryuko et Kaïla?

Je plongeai mon regard une fois de plus dans celui de Miyuki, cette fois inquiète. Que cherchait-elle à faire? Pourquoi prendrait-elle toute la culpabilité? Je secouai lentement la tête, voulant faire comprendre à Nomura de ne rien dire d'autre, de laisser les choses comme elles l'étaient. Mais dans son regard, je vis qu'elle était déterminée. Elle me fit un léger sourire avant de reprendre la parole.

-Est-ce que je l'ai tuée?


Quelque chose se glaca dans mon sang et mon souffle se coupa. Tuée...? Miyuki avait tué une élève...? Je prtai mon regard vers Kaïla, qui était toujours inconsciente. Puis mon regard se posa de nouveau sur Miyuki. Son regard déterminé, son calme un peu trop confiant... elle essayait de couvrir Kaïla. Bon dieu, Kaïla avait tué quelqu'un et Miyuki essayait d'en prendre toute la responsabilité! Je voulus crier que tout ça était faut, que la vraie coupable était Kaïla, mais je n'en fit rien. Cela aurait été trahir Miyuki. Kaïla était son amie après tout. Je serrai les poings, comme si j'étais en colère et détournai le regard afin d'empêcher l'infirmière de me voir. Je mentais toujours mieux lorsqu'on ne voyais pas mes yeux.

-Espèce de... de... Nomura espèce de sale monstre!


Ma voix paraissait à la fois désespérée et en colère, l'effet que je recherchais. Maintenant, le clos du spectacle. Il fallait bien, après tout, mettre tout en oeuvre pour que l'infirmière croit au mensonge de Miyuki. Sans avertissement, je m'élançai vers la blonde et la plaquai à son lit, et, après un faible "désolée", je commençai à la frapper de mes deux poings. Ah la la, pauvre infirmière. Qui aurait cru qu'elle passerait la journée avec une tornade, une bombe à retardement et une bipolaire dans mon genre?
______________
Hrp:Désolée pour l'énorme retard!! ._. J'espère que mon post est correcte~ sinon, fais-moi signe.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.   Mar 18 Déc - 23:29

Je n'arrêtais pas ma préparation quand la voix de Miyuki détonna dans la pièce bandée d'étudiants inconscients. Elle ne voulait pas de soupe ? Quelle importance, il fallait que ces chatons se nourrissent quitta à ce que je les force pour ce faire. Calme comme jamais, je laissais les deux chatons à leurs occupations, mais une parole, une seule tirade, me bloqua dans mes mouvements. Sous un rire des plus amusés de mon ombre sournoise, je me retournais lentement, trop lentement pour que cela paresse normal, jusqu'à faire face à la jeune blonde assise sur le lit.

- Heum... concernant la punition... Je suis en grande partie responsable de ce qui s'est passé sur le toit. Kaïla et Ryuko n'ont rien à voir avec tout cela. Kaïla ne s'est que défendue, rien de plus, et Ryuko s'est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Je suis la seule coupable de ce qui est arrivé. Serait-il possible d'alléger la sentence pour Ryuko et Kaïla?

J'écoutais ses explications d'une oreille attentive mais peu enclin à réagir à tout cela. Ryuko n'avait rien à voir là-dedans ? Je voulais bien le croire vu que je l'ai laissée à l'infirmerie pour un court instant et que, je la retrouvais à présent avec un bras complètement détruit. Même si elle n'avait rien à voir avec l'épisode du toit, elle ne restait pas moins fautive. Parce que oui, si elle voulait, elle aurait pu ignorer les problèmes de deux autres chatons et ne pas se mettre dans l'embarras. Et pourtant, elle s'y est jetée la tête la première. Solidarité ? Peut-être, mais cela ne valait pas grand-chose à Undai. Pauvre enfant... Je pourrais peut-être alléger effectivement la punition qui lui serait due. M'oui, mais pour... « C'est ça, sois juste. Mais pas les deux autres ! » Pourquoi tant de haine envers ces étudiants ? Soupirant légèrement, je suspendus ma respiration quand une question relativement trop innocente sortit de la bouche de Miyuki.

- Est-ce que je l'ai tuée?

« Tiens donc ton coupable, heh ». Je posais mon regard devenu froid et sans moindre émotion sur ce jeune chaton qui venait d'avouer son meurtre sans préavis. Ces petits êtres m'étonneraient toujours, en y pensant. Jugeant Miyuki de haut en bas, il y avait quelque chose dans ses paroles qui n'allaient pas. Pourquoi m'aurait-elle dit -demandé mais c'était tout comme- si elle a justement pris la vie d'une de ses camarades aussi ouvertement. Après tout, elle n'était pas stupide à ce que je sache – même si elle se mettait dans des problèmes assez facilement- pour m'avouer une telle chose surtout que je cherchais justement des coupables. Mais je n'eus pas le temps de me poser plus de questions que ma chère petite Ryuko sauta, littéralement, sur la blonde mal en point avec toute la rage dont elle pouvait faire preuve. Voyant que la situation m'échappait de plus en plus, je ne pouvais accepter qu'un étudiant se fasse encore plus amocher dans mon infirmerie. Et ce, sans vraiment réfléchir, que je fis sortir mon ombre de mon corps pour qu'elle vienne saisir la fille aux cheveux blancs devenue folle, l'entourant de sa masse, mon mauvais coté la recula et la plaqua à sa place initiale, c'est-à-dire le lit.

« - J'en ai marre que tu m'utilises comme calmant à ces petits nuls. »

Une expression grave sur le visage, je me tapotais le menton d'un de mes doigts fins, oubliant l'existence de Ryuko pour me concentrer complètement sur la silhouette de celle qui a tué une étudiante en dehors de l'Arène. Soupirant légèrement tout en m'approchant de son lit, je m'assis à son rebord et plongeais mon regard dans celui de la jeune blonde fort déformée sous les coups de sa camarade entravée sous le lit adjacent. Attrapant une mèche de ses cheveux de blé, je jouais avec avant de lui demander, d'une voix relativement calme et lointaine :

- Miyuki-Chan, mon chaton... Oui, tu l'as tué. Mais, ne le savais-tu pas avant de me le demander ?

Je connaissais son dossier, une furie qui passait beaucoup de temps dans l'infirmerie après des batailles, des bêtises sanglantes qui se finissaient mal pour ses camarades, et parfois -comme ici- pour sa propre personne. Claquant des doigts, je fis disparaître mon ombre avant que des liens n’appariassent au bord du lit de Ryuko pour lui entraver les poignets. Je n'avais pas le temps de m'occuper des enfants qui se blessent tandis que j'essaye de les soigner. Comme cela me rongeait de l'intérieur, ce genre de comportement immature. Me relevant d'un coup en brisant le contact visuel avec la prétendue meurtrière, je posais mes mains sur ses épaules pour l'obliger à se coucher sur le coussin sous sa tête et, ensuite, pour la énième fois de la journée, je procédais à refermer ses blessures fraîchement rouvertes.

- Je ne compte pas alléger la punition. Il faut que vous compreniez toutes les trois que les règles sont absolues ici. En plus, je n'aime pas soigner mes petits chatons pour qu'ils se tapent sur la tête une seconde après.

En disant cette dernière phrase, mon regard se porta sur Ryuko avec une pointe d'agacement bien visible. « Fâchée ? » Non, je ne l'étais pas vraiment, pas pour le moment en tout cas, j'étais trop occupée à analyser les informations et à comprendre les comportements incohérents de ces petits chatons. L'une qui avoue avoir tué sachant pertinemment qu'elle va en subir les conséquences, l'autre en l'attaquant sans véritable raison. Ryuko mon chaton, ne savais-tu pas que tout le monde s'entre-tue ici et que Miyuki était l'un des milliers autres « monstres » peuplant ces lieux ? Eh bien, je suppose qu'elle aura encore le temps de s'en rendre compte. D'ailleurs parlant de l'albinos, j'allais lui demander quoi après qu'elle se soit clamée. Mais pour cela, il lui fallait du sommeil. Et sur cette pensée, j'allais chercher une seringue dans une de mes armoires et retournai auprès de cette fille incompréhensible à mes yeux. Lui injectant un liquide transparent dans le bras, je la regardais tomber dans l'inconscient. « Que vas-tu faire d'elle ? » Et bien, j'allais lui poser des questions à son réveil et ensuite, pour bien terminer les choses, je la collerai en retenue pour un bon mois... Ou alors, je lui imposerai de venir chaque jour à l'infirmerie pour voir les dégâts que ses camarades occasionnaient aux autres. Oui, une bonne leçon de vie. Pourquoi une telle punition sans aller dans le gore ? Tout simplement, parce qu'elle ne voulait que sauver ses amies, même si pour ce fait elle dut utiliser de la violence.

- Raconte-moi en détail ce qui s'est passé sur ce toit, Miyuki-Chan.

Par contre elle, elle allait subir plus qu'une ennuyante retenue, en vue de ce qu'elle a fait. Mais je n'étais pas sans cœur non plus. J'étais juste. C'est pour cette raison que je voulais savoir comment s'est déroulé le tout. Et au réveil de Kurayami-Chan, je lui demanderai aussi de raconter sa version des faits, ainsi, je pourrai décider ce que sera leur destinée à toutes les deux. La mort ? Non, cela, c'était Yume qui imposait quand on violait son règlement. Personnellement, j'étais plus civilisée « Mais moi pas ! ». Certes, j'allais en discuter avec mon mauvais coté au préalable... Ces chatons sont impossibles, il faut toujours les remettre dans le droit chemin. Passant ma main sur mon visage d'un signe las, j'attendis patiemment que l'histoire sorte de la bouche de la jeune fille tandis que je rangeais l'infirmerie, lançant des coups d’œil à sa personne de temps en temps pour analyser la moindre de ses mimiques. Je me demandais si elle se rendait compte de ce qu'elle risquait en brisant ainsi les règles. Le renvoi ? Non, pire. La mort ? Trop facile. Le retrait des pouvoirs pour un temps déterminé par ma personne ? Ce serait comme signer son arrêt de mort, surtout si je lui interdisais de sortir de Undai pendant cette période. Cruelle, moi ? Non, je voulais juste inculquer le bon comportement aux chatons. Et Kaïla dans tout cela ? Tôt ou tard elle passera sur ma table d'opération et pour le moment elle risquait la même sanction que Miyuki... Ou que Ryuko. J'attendrai son réveil pour en décider. « Tu es trop gentille... tu devrais leur montrer ce qu'est la vraie souffrance ! ». Devrais-je ? Je n'allais pas poser la question à la directrice non plus voyons, si je le faisais, elles seraient déjà mortes. Je prônais la vie.

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Une nouvelle rencontre? Non, juste la catastrophe assurée.

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