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 Patient n°2 : Ryuko Hirano

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Sousei Seiki

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MessageSujet: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Ven 17 Aoû - 1:12

Cette journée promettait d'être fort amusante ! J'en avais finit avec cette chipie de Kurayami, l'avait bien fait sortir de ses gonds et j'attendais impatiemment la prochaine brebis égaré qui n'avait pas encore passé mon fabuleux test. Mon nouveau petit agneau allait-il tomber dans le panneau et faire rouler quelques têtes ou se montrer digne et plein de sang-froid ? Mah, je me demandais bien ~
Comment pouvait-il être déjà ? Selon les rumeurs, il était plutôt docile, ce qui était étonnant venant d'un élève d'Undai Gakuen, encore plus venant d'une seconde - étant réputées pour être des têtes brûlés. Mah la tâche allait être encore plus facile, s'il ne montrait pas un peu de résistance ~
Et qu'allais-je bien pouvoir lui raconter ? Je pouvais sentir mes mains trembler d'excitation. J'avais entendu parler de sa relation avec Mademoiselle Itsuko, tout juste promu au rang de première, alors que je n'avais pas eu l'occasion de la titiller un peu ... Mah, cela pouvait attendre encore un peu ~ Pour l'heure, j'allais m'occuper de ce beau chaton tout juste né qui n'attendait qu'un peu de réconfort et de conseils. Pauvre nourrisson qu'il était : Rejeté par sa propre maîtresse sans aucune raison valable ~ J'avais suffisamment de quoi lui dérober quelques larmes, ayant longuement parcouru son dossier des yeux, n'en n'ayant perdu aucune miette.

-Moh, tragique vie que voilà ~

Je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'oeil à mon horloge alors que je réfléchis au meilleur moyen de manipuler ma prochaine patiente avant de me rendre compte qu'il ne lui restait à peine deux minutes pour arriver. J'espérais sincèrement qu'elle courait vite, car je n'allais certainement pas être tendre avec elle sous prétexte qu'elle était nouvelle et "innocente". Non, l’heure, c'était l'heure : Une fois donnée elle ne pouvait être changée. Et venant, d'une petite jeunette de son rang, je ne pouvais que prendre mal se manque de respect évident. Alors qu'allait-il lui arriver ? Pouvais-je embrocher une petite midinette ?
Je pensais bien sûr qu'une punition était de mise, en cas de retard mais que faire ?. Une fessée ? C'est ce qui me faisait envie aujourd'hui ! La faire s'allonger sur mon bureau, soulever son petit jupon, prendre ma baguette et convenablement fouettée ce petit séant si pâle et immaculé.

-En redemandera t-elle ?

Relevant mon regard vers l'horloge, je m'amusais finalement à faire le décompte des quelques secondes restantes tandis qu'un sourire mi-amusée, mi-crispée se formait sur mon visage au fur et à mesure que le temps s'écoulait. J'allais vraiment beaucoup m'amusée avec toi, Ryuko ~
Dix secondes ? Sincèrement, se moquait-elle de moi ? Neuf secondes ? Il était temps que la porte de mon cabinet s'ouvre. Huit secondes ? Qu'allais-je bien pouvoir lui faire ? Sept secondes ? Je matérialisais ma cravache dans la paume de ma main. Six secondes ? Je commençais tout juste à me relever. Cinq secondes ? La poignée de la porte se met à tournée. Quatre secondes ? Encore faudrait-il que Miss Ryuko comprenne qu'il faut tirer et non pousser. Trois seconde ? L'étudiante ouvre la porte. Deux secondes ? Elle roule au sol. Une seconde.

-Te voilà enfin, mon petit chaton ~

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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Ven 17 Aoû - 2:08

Étendue à même le sol dans l'herbe fraiche et humide, bras croisés derrière la tête, je regardais le ciel tout en réfléchissant sur moi même et ma toute nouvelle liberté. Jun n'était plus, et maintenant qu'elle avait complètement changée, j'avais décidé, pour mon bien autant physique et mental, de couper les ponts avec. Je l'évitais au maximum et j'avais retiré le collier de cuir qu'elle m'avait donné comme accessoire dès notre première rencontre. Je me sentais un peu mieux depuis, mais malgré le retour de ma liberté et de ma vieille amie solitude, je ne pouvais m'empêcher de souffrir. Je m'étais quand même attachée à Jun, et faire une croix sur son nom et sa personne m'étais assez difficile. Je ressentais toujours une douleur dans la poitrine lorsque je pensais à elle. Oui, elle me manquait, énormément. Ses sourires charmeurs, son côté taquins, la façon dont elle me regardait. Tout ça me manquait terriblement. Et les contacts. Elle était la seule à être capable de me toucher pleinement sans que ça me fasse mal ou que ça me dérange. Mais tout ça, c'était du passé. Il me fallait oublier tout ça, et repartir à zéro. De toute façon, ça ne doit pas être si difficile de se trouver quelqu'un à Undai, si? Je soupirai car la réponse ne me plaisait pas trop. Avec tous les combats et les enjeux à Undai, l'amitié était une chose peu commune. Imaginez l'amour. C'était quasiment inexistant. Alors si je voulais me trouver quelqu'un, autant chercher ailleurs. Mais depuis peu, mon attention s'était portée sur la petite Nomura. Elle m'intriguait. Frappait-elle vraiment tout ce qui bougeait? L'une des rares fois où je l'avais croisée, elle tabassait littéralemet un pauvre con qui avait probablement fait l'erreur de la déranger. Me laisserait-elle l'approcher ou m'attaquerait-elle dès que je me serais approchée d'elle?
Je soupirai et secouai la tête. Étais-je prête à sacrifié mes dents seulements pour voir si Miyuki accepterait de parler à moi, une pure étrangère? C'était de la folie, mieux valait abandonner cette idée et au plus vite. Mais quand même, peut être qu'un jour, je tenterai ma chance. Je me redressai et me relevai avant de me diriger vers les dortoirs. Perdue dans mes pensées, je n'entendis pas lorsqu'une élève cria mon nom. Il lui fallu répéter trois fois avant que je me retourne et la regarde, quelque peu perdue.

-Ryuko-chan! On m'a dit de te passer un message. Il paraîtrait que tu as un rendez-vous avec la psy dans dix minutes.

Je restai perplexe et fixai la fille, n'y comprenant rien. Pourquoi est-ce que j'aurais un rendez-vous avec la psy? Je n'étais pas si perturbée... m'enfin, peut être un peu. Après avoir passées deux nuits d'affilée à pleurer sur le sort de Jun, on pouvait peut être considérer que j'étais perturbée... Pauvre Melody, je suis certaine qu'elle avait voulu m'étouffer avec un oreiller plus d'une fois. C'était passé proche à un moment.

-Nani? Dans dix minutes?

-Oui! Et je te conseil de te dépêcher, car Seiki-Sama est assez cruelle avec les retardataires.


Je blêmis (étais-ce seulement possible de devenir plus pâle de ce que j'étais déjà?!) et fixai la fille, incertaine. C'était une blague, hein? Voyant que je ne réagissais pas, la fille me poussa dans le dos et me guida vers l'académie.

-Hayaku, hayaky, Ryuko-chan! Sinon tu vas vraiment avoir des problèmes!


Sans plus attendre, je me mis à courir vers l'académie. Je voulais à tout prix éviter d'être en retard. Si les dires de cette élève étaient exactes, il était fortement déconseillé d'arriver en retard dans le bureau de Seiki-sama.
Je détalai dans les corridors, bousculant accidentellement quelques élèves, m'excusant à mon passage. Je regardai l'heure sur une horloge que je croisai et sentis mon coeur faire un bond. Une minute! J'accélerai la cadence, dérapant pratiquement sur le plancher en tournant un coin assez sec et entrai en collision avec un élève. Je réussi à garder miraculeusement l'équilibre, m'excusai et continuai ma course. J'arrivai finalement au bureau de la psychologue et entrai sans cogner. Enfin, si on peut bien appeler mon entrée comme une entrée. Elle me paraissait plutôt comme une chute selon mon point de vue. À peine ouvrais-je la porte que je m'enfargeais dans mes pieds et je me retrouvai au sol, aterrisant durement sur le plancher en grognant de douleur.

-Te voilà enfin, mon petit chaton ~


Je me relève immédiatement, frottant mon coude douloureux et incline respectueusement mon buste devant la psychologue.

-G-gomen pour le retard, Seiki-sama! J'ai fait aussi vite que j'ai pu!


Je restai immobile, m'attendant à reçevoir une quelconque punition, certaine d'être en retard d'au moins cinq minutes.

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Sousei Seiki

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Ven 17 Aoû - 13:49

-G-gomen pour le retard, Seiki-sama! J'ai fait aussi vite que j'ai pu!

Seiki-sama ? Rien que ça ? Je regardais mon pauvre petit chaton se relever pour mieux se courber respectueusement devant moi et je ne pu m'empêcher de sourire de satisfaction face à toutes ses politesses qu'elle m'adressait. Faisant donc disparaître ma longue cravache d'entre mes mains, je m'approchais élégamment d'elle avant de poser mon index sous son menton et relever ainsi son visage blême vers le mien rayonnant. Mah, mah, qu'avions-nous là ? Des longs cheveux blancs et des yeux d'un rouge intense ... Quelle amusante créature ~ Intriguée par ma nouvelle patiente, je frottais affectueusement sa joue en la rassurant d'une voix bienveillante :

-Mais de quoi t'excuses tu, Ryuko-chan ? Tu es pile à l'heure ! Mah, mah, je suis vraiment impressionnée ~ Si tout les élèves étaient aussi rigoureux que toi ...

Mon sourire enjôleur se crispa quelques secondes en une légère grimace de colère avant de reprendre sa forme initiale tandis que je retournais à mon bureau pour saisir l'un de mes épais dossiers pour mieux le feuilleter, l'air intéressée. Hirano était une assez bonne élève, relativement ponctuelle au cours, polie et plutôt douée en combat ... Pourquoi diable ne l'avait-on pas admise en seconde année ? Certes elle avait été jugée perdante lors de la phase d'évaluation mais d'après ce que j'avais pu entendre et lire des rapports régulièrement rendus par mes subalternes, elle avait largement méritée son admission en première. Mah, mah, Yume-chan était vraiment trop stricte ...
Relevant mon regard vers l'étudiante, je lui adressais un nouveau sourire avant de continuer, décidant de mettre mes questionnements de côté :

-Et puis, quelle entrée explosive ! Serais-tu du genre à aimer te faire remarquer, chaton ? Mah, mah, ce n'est pas plus mal, il faut savoir s'imposer ici, tu sais ~

Prenant place dans mon fauteuil de cuir rouge, j'invitais la demoiselle à s'approcher un peu plus, désignant du doigt le divan pourpre - tout juste à droite de mon bureau - qui n'attendait plus qu'elle. Il était préférable que cette jeune enfant soit bien assise pour mieux débuter la séance éprouvante que je lui promettais. J'en profitais d'ailleurs pour faire disparaître la seule porte de la salle, m'assurant ainsi que cette jeune personne ne tenterait pas de s'enfuir au cours de mon interrogatoire.
C'est donc seulement après m'être assurée qu'elle soit confortablement installée et d'avoir bloquer toutes les issues que je me permis de lui proposer quelques gourmandises, les matérialisant sur mon pupitre au fur et à mesure que je citais leurs noms :

-Puis-je te proposer des biscuits ? Des bonbons ? Une glace ? Du café ... Oh, peut être préférais-tu du thé ? Pour ma part, je n'en apprécies pas vraiment le goût mais si cela te plaît ... "Sans lui laisser le temps de répondre, je claquais rapidement des mains et faisait apparaître une tasse fumante et une boîte de chocolat bien garnie avant de reprendre aussitôt, toute rayonnante" Soit ! Va pour le thé ! J'espère que tu apprécieras ces quelques douceurs ~

Joignant le geste à la parole, je fis glisser jusqu'au bout du bureau la boisson et les friandises puis insista du regard pour qu'elle se serve alors que je sortais un petit carnet de la poche de mon tailleur ainsi qu'un stylo accroché à mon poitrail. Je l'ouvris en son centre, après avoir cherché une page vierge - les autres étant beaucoup trop gribouillés et reporta mon attention sur mon invitée, sûrement curieuse de savoir la raison de sa présence ici.

-Oh ! Mais tu te demandes peut être ce que tu fais, ici ? Bien que je pense que tu t'en doutes un peu, n'est-ce pas ? "Je l'examinais curieusement de haut en bas, lui trouvant une allure fort-intrigante et changea immédiatement de sujet, n'ayant pas le cœur aux explications inutiles" Dis moi, serais-tu souvent rejetée par les autres, mon chaton ? Mah, mah, avec un physique pareil c'est assez compréhensible, en fait. Cette blancheur maladive et ces pupilles effrayantes ... Il y a de quoi avoir peur ... Tu sais, tu me fais un peu penser à Sawako version albinos. Amusant, n'est-ce-pas ?

Moi, méchante ? Non, je ne faisais qu'énoncer tout haut, ce que les autres pensaient tout bas ~
Je remontais mes lunettes factices sur mon nez à l'aide de mon index et lui laissait enfin le temps de répondre un peu avant de commencer une séance dont cette enfant allait se souvenir toute sa vie.

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Ven 17 Aoû - 15:37

Toujours essouflée de ma course dans les corridors de l'académie, je restai sagement immobile, attendant l'accord de Seiki-sama pour bouger. Je l'entendis s'approcher de moi puis sentis l'un de ses doigt soulever mon menton, et je dus faire un effor colossal pour ne pas me reculer brusquement à ce contact. Nos regards se crosèrent et elle posa ensuite sa paume sur ma joue tandis que je restais bien calme en apparence extérieure seulement. Intérieurement, je cherchais à fuir ce contact inconnu et dérangeant.

-Mais de quoi t'excuses tu, Ryuko-chan ? Tu es pile à l'heure ! Mah, mah, je suis vraiment impressionnée ~ Si tout les élèves étaient aussi rigoureux que toi ...


Ah, ainsi donc, j'avais réussi, malgré mon entrée peu élégante, à arriver à l'heure? Cette nouvelle me rassura quelque peu. Au moins, je n'aurai pas à subir sa colère dites légendaire selon les autres lèves, à propos des retards. Seiki se détourna finalement de moi et se dirigea à son bureau tandis que je restais plantée là, ne sachant pas trop quoi faire. Je la vis prendre un dossier (probablement le mien) et me demandai quels secrets et informations me concernant s'y retrouvaient. Probablement tout, dans les moindre détails. Pas très rassurant. Elle releva finalement son regard sur moi après un moment, me faisant un petit sourire.

-Et puis, quelle entrée explosive ! Serais-tu du genre à aimer te faire remarquer, chaton ? Mah, mah, ce n'est pas plus mal, il faut savoir s'imposer ici, tu sais ~


Je détournai le regard quelque peu gênée. Je n'avais pas vraiment voulu me faire remarquer, seulement, je m'étais tant dépêchée pour ne pas arriver en retard que ma course dans les corridors n'avait pu rester innaperçue. Je suis certaine qu'on se posait déjà la question, à savoir: "Où courait donc Hirano?" Honnêtement, j'avais l'impression que les autres ne voulaient pas vraiment le savoir. Seiki s'installa sur son fauteuil et me fit signe de faire de même. Je m'installai timidement sur le fauteuil à la droite de son bureau et, ne sachant pas trop quoi faire de mes mains, je les joignis sur mes genoux et attendis la suite. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, ni pourquoi j'étais ici. Étais-ce en lien avec Jun? J'espérais que non. J'essayais tant de l'oublier, pas la peine de me la rapeller.
Je jetai un coup d'oeil autour de moi et vit les issues disparaîtres l'une après l'autre, me faisant prisonnière. Je sentis comme un malaise au fond de moi et commençai légèrement à paniquer. Il n'y avait aucune porte de sortie si jamais je voulais partir. J'étais coincée. Je reportai mon attention sur Seiki lorsqu'elle s'adressa de nouveau à moi, comme si elle n'avait pas remarqué ma soudaine tension qui, j'en suis certaine, lui sautait aux yeux comme le nez au milieu du visage.

-Puis-je te proposer des biscuits ? Des bonbons ? Une glace ? Du café ... Oh, peut être préférais-tu du thé ? Pour ma part, je n'en apprécies pas vraiment le goût mais si cela te plaît ...


Je n'eus pas le temps de refuser qu'elle claquait des mains et faisais apparaître une tasse fumante et une boîte remplie de petits chocolats qui avaient l'air forts appétissants.

-Soit ! Va pour le thé ! J'espère que tu apprécieras ces quelques douceurs ~


Comme pour m'insister à me servir, elle poussa la tasse et la boîte dans ma direction et me fixa du regard, ne détournant son attention de moi que lorsque je me fus servie, prenant la tasse dans mes mains et soufflant la boisson trop chaude. Je la vis prendre un petit carnet et un stylo, se préparant probablement à noter tout ce qui allait me sortir de la bouche (verbalement, on s'entend. Pas le thé si jamais je le recrachais, hein!).

-Oh ! Mais tu te demandes peut être ce que tu fais, ici ? Bien que je pense que tu t'en doutes un peu, n'est-ce pas ?


En effet, je me demandais ce que je pouvais bien faire ici. Quant à m'en douter, j'avais honnêtement aucune fichue idée de ce que je faisais là. Autre que mes problèmes avec Jun, j'allais super bien... enfin, je crois.

-Dis moi, serais-tu souvent rejetée par les autres, mon chaton ? Mah, mah, avec un physique pareil c'est assez compréhensible, en fait. Cette blancheur maladive et ces pupilles effrayantes ... Il y a de quoi avoir peur ... Tu sais, tu me fais un peu penser à Sawako version albinos. Amusant, n'est-ce-pas ?


Je la fixai du regard, forcant mon expression à rester neutre, ce qui ne fut pas difficile en soi. Cependant, à l'intérieur, je me sentais quelque peu blessée et honteuse. Comment avait-elle pu mettre le doigt aussi facilement sur ma corde sensible? Bah, après tout, elle était une psy, elle devait "sentir" ce genre de chose! J'abaissai la tasse, laquelle j'étais sur le point de prendre une gorgée, et la reposai sur le bureau, n'ayant plus vraiment soif soudainement. Je restai silencieuse, ne comprenant pas pourquoi elle me comparait avec l'horrible fille dans le filme d'horreur du Cercle. Je ne lui ressemblais en rien. Excepté la pâleur de ma peau, et même là! Je crois que j'étais plus pâle qu'elle en ce moment, si c'était vraiment possible. Je pris une grande inspiration et tentai de me calmer avant de répondre, voulant éviter que ma voix tremble lorsque je parlai.

-Oui, Seiki-sama, je suis souvent rejetée, mais j'en ai l'habitude.


Je détournai le regard, ne sachant pas trop quoi ajouter. Étais-je si effrayante, à ce point, à cause de mes yeux? Certes, ils étaient d'un rouge maladifs, mais pourquoi est-ce que les autres se fierait qu'a mes yeux? "Les yeux sont le reflèts de l'âme". C'est peut être pour ça qu'on me fuyait, finalement... Me prenait-on pour une quelconque créature maléfique, seulement à cause de la pigmentation de mes iris?

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Ven 17 Aoû - 20:15

-Oui, Seiki-sama, je suis souvent rejetée, mais j'en ai l'habitude.

Moh, mon chaton n'était vraiment pas du genre bavard ~ La faire parler allait être délicat ... Elle n'avait pas vraiment le choix, de toute façon, mais je préférais obtenir les informations de la manière la plus douce et consentie possible. Bien sûr si je devais employer les grands moyens, elle n'y couperait pas.
Voyant qu'elle n'était pas convaincue par ce que j'avais pu dire plus tôt, je me levais aussitôt et me dirigeais vers elle, avant de glisser mes fines et chaleureuses mains dans ses longs cheveux blancs. Je les ramenais vers l'avant, devant ses pupilles pourpres, ne faisant pas attention à son mouvement de recul et souriait satisfaite du résultat. Puis, je matérialisais un petit miroir que je lui tendis en insistant sur sa forte ressemblance avec sawako, légèrement moqueuse :

-Tu vois ? Comme cela, c'est encore plus ressemblant !

Sûr que si je la croisais dans la grande forêt, là bas, en pleine nuit, je ne serais pas très rassurée. Ces yeux rouges scintillants dans le noir et sa longue chevelure blanche à peine éclairé par la clarté de la lune ... Je ne pu réprimer un frisson de ... Qu'était cette sensation déjà ? Hum, vous savez le genre d'excitation que l'on ressent dans une maison hanté, par exemple, quand on cherche à se faire peur ... Oui c'était ça, réhaussé d'un soupçon de cette terrible envie de briser émotionnellement la "chose" si fragile et délicate qui ne savait - d'ores et déjà - plus trop où se mettre.
La glace disparut quelques secondes plus tard, libérant ainsi la main que je portais désormais vers le haut de son crâne pour mieux ébouriffer "affectueusement" ses douces mèches laiteuses avant de reprendre place à mon élègant bureau, le sourire toujours cloué aux lèvres.

-Quoiqu'il en soit, Ryuko-chan, j'aimerais que tu m'expliques un peu le pourquoi et le comment de ta venue à Undai Gakuen. Au vu des critères de recrutement, tu ne peux pas être ce genre de "chose" banal et sans intérêt qui vit à l"'extérieur" ... Tu sais, ces créatures ennuyeuses et désespérément faibles que tu as du côtoyer par le passée.

Je remontais mes lunettes factices une nouvelle fois sur mon nez et examinais longuement l'étudiante si peu réceptive à mes gestes d'affection et encore moins à mes attentions. Mon regard se posa brièvement sur la boîte de chocolats qu'elle n'avait même pas touché et la fit disparaître sans autre forme de procès, mon chaton n'ayant de toute évidence pas très faim. Ce fait, je me mettais finalement à réfléchir moi-même aux réponses envisageables et à mes prochaines interrogations.
La séance avait désormais débutée et je me devais de récupérer le maximum d'information, n'ayant pas pour habitude de revoir mes patients après coup. Alors si je pouvais faire avancer les choses en émettant et les questions et les réponses, je n'allais pas me faire prier pour énoncer tout haut des vérités gênantes et désagréables. Il valait donc mieux pour elle, qu'elle parle car j'étais du genre à être franche et peu délicate dans mes propos.

-Peut être es tu une violeuse récidiviste ? Une meurtrière en puissance ? Ou encore une lesbienne en rut qui passe son temps à sauter sur tout ce qui bouge ? Même si c'est le cas, n'hésites pas à me le dire. Plus rien ne m'étonne plus depuis longtemps maintenant et je suis tout à fait capable de repousser tes avances.

Je me calais lascivement contre le dossier de mon siège, jouant avec la cravache que j'avais matérialisé un peu plus tôt, espérant une réponse rapide et détaillée qui ne se résumerait pas à "Non, Seiki-Sama".

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Sam 18 Aoû - 15:54

Je vis la psychologue se lever et se diriger vers moi et je me raidis aussitôt lorsqu'elle passa ses mains dans mes cheveux. Je tentai de me reculer, mais le fauteuil enpêchait toute fuites possible. Seiki fit passer mes cheveux vers l'avant et, une fois qu'elle eu terminé, je la vit se reculer avec un sourire que je pouvais quand même distinguer d'entre mes fins cheveux blancs. Puis elle pointa un miroir juste sous mon nez pour que je puisse me regarder.

-Tu vois ? Comme cela, c'est encore plus ressemblant!


Je grognai et secouai la tête avant de replacer mes cheveux correctement, n'y trouvant aucune ressemblance entre moi et cette Sawako. Une fois mes cheveux replacés, je me reculai le plus possible dans le fauteuil afin de m'éloigner de Seiki. Je n'aimais pas lorsqu'elle se permettait de me toucher ainsi, et je voulais éviter qu'elle recommence. Malgré ma précaution, dès qu'elle fit disparaître son miroir, elle posa sa main sur mon crâne pour m'ébouriffer les cheveux, et je rentrai la tête dans les épaules par réflèxes, cherchant instinctivement à fuir ce contact. Elle retourna finalement derrière son bureau après un moment, un sourire aux lèvres tandis que je repassais une main dans mes mèches blanches pour les replacer.

-Quoiqu'il en soit, Ryuko-chan, j'aimerais que tu m'expliques un peu le pourquoi et le comment de ta venue à Undai Gakuen. Au vu des critères de recrutement, tu ne peux pas être ce genre de "chose" banal et sans intérêt qui vit à l"'extérieur" ... Tu sais, ces créatures ennuyeuses et désespérément faibles que tu as du côtoyer par le passée.


Je fronçai les sourcils et la regardai du coin de l'oeil, ne comprennant pas pourquoi elle me demandait ça. N'avait-elle pas toute ces informations dans le dossier qui reposait sagement sur son bureau, contenant probablement mes pires secrèts et souvenirs de mon passé, ainsi que mes "exploits" à Undai? Alors pourquoi prendre la peine de me le demander à moi? Que cherchait-elle à faire? Probablement pas aider ses élèves. On était à Undai après tout, elle cherchait probablement à les perturber encore plus qu'ils ne l'étaient déjà. Je savais que je n'étais pas dans la norme des élèves. Trop gentille, trop docile, ma place n'était pas ici, et pourtant, j'étais là, à perdre mon temps avec un psy dingo parce que ma vie était devenue un merdier sans nom. Voyant que le silence s'éternisait et que je ne touchait pas à ses sucreries, elle les fit disparaître avant de me regarder et de prendre la parole.

-Peut être es tu une violeuse récidiviste ? Une meurtrière en puissance ? Ou encore une lesbienne en rut qui passe son temps à sauter sur tout ce qui bouge ? Même si c'est le cas, n'hésites pas à me le dire. Plus rien ne m'étonne plus depuis longtemps maintenant et je suis tout à fait capable de repousser tes avances.


Je restai immobile et calme, sachant qu'il ne me servirait à rien de me fâcher devant de telles suppositions. À Undai, on trouvait de tout, c'était donc quelque peu "Normal" de sa part de donner ces suppositions! Mais moi, j'étais complètement à côté de la plaque. Je n'étais pas vraiment une personne à problème. Je n'avais seulement joué de malchance un soir et j'avais...
Je secouai la tête et détournai le regard, ne voulant pas regarder Seiki dans les yeux.

-Je... je ne suis aucune de ces suppositions, Seiki sama. Et je croyais que vous saviez déjà tout sur moi. Vous avez mon dossier, non? Alors pourquoi me le demander?


Je ne voulais pas reparler de la mort de ma jumelle. Ça faisait encore mal, même si j'avais difficilement accepté le fait que c'était moi qui l'avait tué, mais ça n'avait pas été volontaire. Peu à peu, je réapprenais à vivre, comprenant que je ne la reverrai plus. Malgré tout, depuis que je me souvenais d'elle, je me sentais un peu mieux.

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Ven 2 Nov - 0:05

-Je... je ne suis aucune de ces suppositions, Seiki sama. Et je croyais que vous saviez déjà tout sur moi. Vous avez mon dossier, non? Alors pourquoi me le demander?

Mah, mah, cette petite était tout ce qu'il y a de plus ennuyant sur cette maudite planète. A vrai dire, je n'avais jamais vu une telle fragile et insignifiante créature ailleurs. Elle n'était ni très bavarde, ni très jolie, ni très intelligente ... Elle n'avait décidément rien pour elle.
Je la contemplais de haut en bas, désormais ennuyée et sceptique et me demandait vaguement ce que j'allais bien pouvoir faire de cette larve blême. La maudire ? L'insulter ? L’abattre ? La terroriser ? Tant de choses à faire et si peu de temps ... Je ne pu m'empêcher de soupirer face à la pauvreté de son langage et à sa banalité évidente, tandis que mes lèvres sadiques s'entrouvraient prêtes à l'apeurer :

-Mah, mah, c'est vrai : Le véritable animal en rut qui saute sur tout et n'importe quoi, c'était cette misérable chose ... Cette repoussante Itsuko, huh ?

Je basculais la tête sur le côté, un doigt posé sournoisement sur mes lèvres, faisant mine de réfléchir véritablement à cette demoiselle écœurante à souhait. J'espérais que ma façon de dénigrer la jeune fille, jetterait un peu d'huile sur le feu et délierais ces maudites lèvres pâles. Mais tant qu'à faire, il n'était pas question de s'arrêter là. Qu'allais-je bien pouvoir encore exploiter pour la pousser à bout ? Allons, j'étais certaine d'avoir suffisamment de choses à lui jeter à la figure pour obtenir quelques réactions quel-qu’elles soient.
Je fis apparaître un autre dossier à côté du sien et le tourna vers elle, tout en sous entendant d'étranges choses qui me mettait moi même - légèrement - mal à l'aise :

-Mais je suppose qu'il ne faut pas lui en vouloir, après tout ce qu'elle a vécu la pauvre ... Un viol, un meurtre, tant de sang sur ses pauvre petites mains et pour finir sa petite chienne qui l'a cruellement abandonnée après avoir profité de sa personne.

Je pris une mine déconfite et accusa mon interlocutrice du regard en ouvrant le dossier devant elle sur quelques photos du fabuleux travail de Jun. En somme, quelques membres soigneusement découpés et salement brulés qu'on avait prodigieusement mis en évidence comme preuve de mobile à son admission.
J'observais brièvement le buste qui avait eu tant de peine à se calciner et qui était facilement "décomposable" du reste des cendres et des ordures que composaient la benne dans lequel le tout avait été jeté. Je ne sais pas si j'aurais aimé ou non assister au massacre, ce qui était sûr par contre, c'était que cette demoiselle avait du talent.

-Je dois dire qu'elle a œuvré avec un ... Superbe entrain ?

Une main devant ma bouche, je ne pus réprimer un léger ricanement et repris le plus sérieux du monde :

-Elle s'est sali les mains, encore et encore, pour sa propre survie ... Mais aussi, la tienne ~ Pas étonnant qu'elle soit devenue si "intéressante" et violente puisque tu lui as fait subir de plus grands sévices encore. D'ailleurs, comment son bras se porte ? J'ai entendu dire qu'il avait été très joliment abimé ~


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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Mar 18 Déc - 4:10

Je dus subir un autre regard long et pénétrant de la part de Seiki-sama qui me détailla de la tête aux pieds dans un silence pesant. Un rien m'aurais fait sursauter en ce moment et j'étais tendue comme un ressort. L'ambiance devenait de plus en plus tendue et chargée d'énergie négative, pesante. Je gardais les yeux baissés afin d'éviter le regard de Sousei. Cette femme était un monstre, je le sentais. Tout dans mon corps me criais de fuir. Je ne voulais pas rester une minute de plus aux côtés de cette femme diabolique. Je tordis mes mains d'angoisse, essayant de garder mon calme. Surtout, ne pas lui montrer dans quel état de panique je me trouvais. Elle utiliserais probablement cela contre moi. Je rentrai legèrement la tête dans les épaules lorsque j'entendis Seiki-sama soupirer, devinant qu'elle allait reprendre la parole.

-Mah, mah, c'est vrai : Le véritable animal en rut qui saute sur tout et n'importe quoi, c'était cette misérable chose ... Cette repoussante Itsuko, huh ?


Mon souffle resta coincé dans ma gorge et mon coeur cessa de battre un moment, tandis qu'une dague venait se planter dans mon dos. Je revis le visage souriant de Jun, lorsqu'elle avait ce sourire malicieux en coin, celui que j'avais tant aimé. Je revis son visage, je me remémorai la douceur de sa peau... Ces souvenirs réveillèrent une douleur en moi que je tentai vainement de refouler. Je ne pouvais nier que Jun me manquais. Même si elle avait terriblement changé, même si elle était rendue encore plus mauvaise qu'elle ne l'était avant, elle me manquais. Terriblement. Le vide que je ressentais dans ma poitrine n'avais toujours pas été comblé, et ne le serais probablement pas avant un moment. J'avais essayer de me lier d'amitier avec d'autres personnes afin d'oublier Jun peu à peu. J'avais cru qu'avec Nomura, je pourrais occuper mes pensées. Mais la tornade était imprévisible, et me glissait entre les doigts avec facilité. Miyuki fuyait toutes personnes, à part Kaïla Kurayami.

-Mais je suppose qu'il ne faut pas lui en vouloir, après tout ce qu'elle a vécu la pauvre ... Un viol, un meurtre, tant de sang sur ses pauvre petites mains et pour finir sa petite chienne qui l'a cruellement abandonnée après avoir profité de sa personne.

Chaque mots s'enfonçèrent en moi tels des dagues aiguisées, me réduisant au silence. La dernière partie de ce que Sousei-sama me dit m'emplis complètement de culpabilité. Il était vrai que j'avais abandonné Jun. Mais pour son bien, et le mien. Plus pour le mien, en fait. Elle avait trop changé. Et si je voulais veiller à ma survie à la fois mentale que physique, il m'avait fallu la laisser partir. Avais-je fait le mauvais choix? Est-ce que ce fut une erreur de la laisser partir?
Je sentis le regard accusateur de Seiki-sama sur moi tandis qu'elle ouvrait le dossier sans préambules devant mes yeux, me dévoilant des scènes d'horreurs dignes des meilleurs films d'hollywood. Partout où se posait mes yeux, il y avait du sang. De la chair en morceaux, décapitée, et du sang, beaucoup, beaucoup de sang. Je me sentis quelque peu malade, me sentant en hyperventillation. Ce que je voyais... c'était trop. Avec ça, l'image d'une Jun hystérique découpant des membres en morceaux s'interposa dans mon esprit. Je fermai les yeux et pris ma tête entre mes mains, tendant désespérément de faire partir ces images. C'était horrible, tout simplement horrible!

-Je dois dire qu'elle a œuvré avec un ... Superbe entrain ?


J'entendis Seiki ricanner. Visiblement, elle se plaisait de la situation, de ma détresse.

-Elle s'est sali les mains, encore et encore, pour sa propre survie ... Mais aussi, la tienne ~ Pas étonnant qu'elle soit devenue si "intéressante" et violente puisque tu lui as fait subir de plus grands sévices encore. D'ailleurs, comment son bras se porte ? J'ai entendu dire qu'il avait été très joliment abimé ~


Chaque mots, chaque syllabes me poignardèrent sans pitié. Je gémis de détresse, me recroquevillant sur ma chaise, incapable d'en prendre plus. Il fallait que je parte d'ici. Cette Sousei, ce monstre, elle allait trop loin! Je... il fallait... que... je parte...
Mon souffle se fit rauque. Je paniquais trop. Je faisais une crise d'hyperventillation. Des points noirs commençaient à apparaître devant mes yeux. J'allais perdre connaissance!

-Assez... taisez-vous... je ne veux rien entendre de plus... Taisez-vous!


Je me mis à trembler de la tête aux pieds. Mon esprit n'était plus que chaos, de sang et de massacre. Une silhouette floue que je reconnus comme étant Jun découpais des corps avec entrains, un sourire hystérique au visage. Je secouai la tête, répétant "Non" comme une litanie, refusant de croire que Jun était ainsi. Jun n'était pas un monstre! Je me levai subitement de la chaise, faisant tomber cette dernière à la renverse dans un boucan de tous les diables. Les mains poser sur le bureau en guise d'appuis, je marchai lentement de reculons de mes jambes tremblantes, cherchant à fuir. Partir. Il me fallait partir maintenant! Chercher de l'aide. Kaïla, Miyuki. Quelqu'un!

-L...laissez-moi partir. Il n'y a plus rien à dire. Laissez-moi sortir...

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MessageSujet: Re: Patient n°2 : Ryuko Hirano   Mar 18 Déc - 22:09

-Assez... taisez-vous... je ne veux rien entendre de plus... Taisez-vous!

Je regardais cette enfant divaguer et paniquer - mes paroles trouvant le chemin vers son cœur meurtri - et frissonna de plaisir malgré moi devant son évidente détresse.
Pauvre petite chose ... Elle n'en avait pas finit de geindre avec ce que je lui réservais. Mah, mah, allait-elle défaillir devant l'apogée de mon art ou aurait-elle assez de force pour se battre contre ses propres démons ? Nous n'allions pas tarder à le savoir. Je me levais d'ailleurs, refermant le lourd dossier et m'approchais de cette moins que rien frissonnante dont la terreur était aussi délectable qu'une belle pomme rouge sang.
La coinçant contre le mur qui avait remplaçait la porte, je pressais mon corps contre le sien, la laissant paniquer devant notre proximité.

-L...laissez-moi partir. Il n'y a plus rien à dire. Laissez-moi sortir.

La laisser sortir ? Quelle bonne blague ! Je n'en avais aucunement fini avec elle. Kurayami avait eu son lot de tourments ce matin même et j'avais pour principe de ne pas favoriser certains de mes élèves par rapport à d'autres. Alors, il fallait qu'elle souffre, que je l'humilie assez pour que jamais plus ses yeux ne se posent sur son répugnant petit reflet sans que la honte et le désespoir ne l'envahissent et ne la détruisent.
Il y avait tant de moyens pour la briser ... Qu'allais-je bien pouvoir faire de sa carcasse tremblante ? Ou encore même de son esprit vacillant tel la flamme d'une bougie au vent ? Quelle méthode apporterait les meilleurs résultats ? Un rire léger m'échappa. La réponse était déjà toute trouvée ~
Un sourire aux lèvres, j’approchai ma main de sa poitrine et déchirait brutalement le haut de son uniforme pour mieux le jeter par dessus mon épaule, une fois son buste dévoilé.
Cette petite était si pâle ... Elle donnait l'impression par sa pâleur et sa finesse d'être chétive et malade. S'en prendre à elle avait - de ce fait - ce quelque chose d'agaçant, cette impression stupide de faire quelque chose de disgracieux à un animal déjà malchanceux par nature et cela avait le don de m'irriter au plus haut point. C'est donc énervée que j’arrachais son soutien gorge et approchais mes lèvres cruelles de son oreille.

-Alors c'est ce corps pitoyable que tu as offert à cette fille de joie ? Je me demandais ... Jusqu'où est elle aller ? De quelle manière, s'est elle agité entre tes cuisses de catin ? Et à quel point, les as-tu senti, ses doigts longs et répugnants aller et venir en toi comme on racle le fond de son son assiette pour n'en laisser aucune miette ?

Je me reculais, l'attrapant par la nuque pour mieux la jeter contre mon bureau à quelques mètres de là, puis m'élançais et plaquais son buste nu contre le bois froid et dur de ce dernier, malgré ses protestations, d'une main impérieuse entourant son cou. Abaissant, sa jupe et son sous vêtement, je ricanais étrangement en lui administrant une magistrale fessée dont le claquement provoqua une mélodie des plus merveilleuses.
Mah, mah, un bien petit séant : je pouvais tenir l'une de ses parties dans chacune de mes mains et peut être même l'arracher avec la facilité la plus déconcertante qu'il soit mais l'image d'un fessier abimé ne me plaisait guère. Je le préférais rougi et douloureux sous mes coups de cravache et mes yeux malicieux.
Mon rire s'arrêta et c'est sans crier gare que j'enfonçais brutalement l'un de mes doigts dans sa chair chaude et humide qu'avait souillé sans aucun doute cette fameuse Jun, par le passé.

-Alors c'est de cette façon que tu aimes être aimé, chaton ? C'est de cette manière que tu aimes sentir la chair en toi ? Vous les lesbiennes, vous n'êtes décidément pas mieux que tout ces chiens mâles qui passent leur temps à remuer la queue devant la moindre croupe ~


Ce dit, je sortais rapidement mes doigts souillés et écœurés de ses entrailles chaudes et la jetais contre la porte que je venais de faire ré-apparaître en lui hurlant de sortir comme on hurle sur la pire des chiennes.
Dieu, cette sensation sur mes phalanges ... C'était répugnant. Vite de l'eau, du désinfectant, quelque chose ! Juste quelque chose pour que je ne sente plus cette chose visqueuse contre ma peau.

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Patient n°2 : Ryuko Hirano

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