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 Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mar 10 Juil - 22:58

Avant toute chose, vous allez vous demander pourquoi moi, Nomura, je suis allée faire du shopping? Vous ne l'avez pas vu venir celle-là, hein? Eh oui! Même une enragée de la vie comme moi peut aimer le magasinage! Mais ne vous faites pas trop d'idées hein. Je ne magasinais aucunement des vêtements en dentelles, ni pour des magazines remplis de rumeurs bidons, ni pour du maquillage. Non, les seuls magasins qui m'intéressaient étaient quelques rares endroits où je pouvais trouver des choses que j'aimais. Comme ce magasin d'arme de collection dans lequel j'avais vu plusieurs dagues magnifiques, ainsi que des sabres de samuraï à l'ancienne. Ensuite, je suis allée faire un tour dans un magasin de musique pour me dénicher un nouveau Cd de musique. Oui bon, j'aurais pu télécharger directement l'album sur internet et dire au diable les artistes! Mais bon, j'avais un côté respectueux, et j'admirais les talents de nombreux chanteurs et musiciens qui étaient capable de mettre de la bonne ambiance dans la vie des gens. Par la suite, je m'étais dirigée vers un petit resto dans lequel une bande de gars trop bruyant m'avaient mis les nerfs à vifs. J'avais finalement emmené mon repas avec moi et étais allée me promener en ville pour m'arrêter dans un petit air publique pour finir mon repas. Une fois repue, j'étais restée là un moment, me délectant du calme de l'endroit, et je m'assoupis. Lorsque je me réveillai, il faisait déjà nuit noire et seules les lumières de la ville éclairaient mes pas. Je m'étais soudaienement relevé et j'avais détalé vers la gare, espérant attraper le train à temps, mais je l'avais manqué d'a peine quelques secondes. J'arrivai au quai, haletante et donnai un coup de poing rageur à le mur qui se trouvait derrière moi.

-Merde!

Je fulminais intérieurement. J'avais horreur d'attendre à la gare la nuit, parce qu'il y avait toujours des salauds qui y trainait, et chaque fois, je me faisais harceler. Bien sur, mon côté faouche et violent les tenaient à distance, mais ça me tapait sur les nerfs. Je me résignai à mon sort et m'accotai au mur. Un vent frais souffla et je fus contente d'avoir vêtu une veste pour ma sortie ainsi que des pantalons en coton. Ainsi, j'étais au moins partiellement protégé du temps frisquais. Je croisai les bras sur ma poitrine presque inexistante et regardai autour de moi, remarquant qu'il y avait déjà plusieurs personnes douteuses aux alentours. Je grognai d'irritation lorsqu'un homme dans la trentaine, vêtu de vêtements sales et usé, se dirigea vers moi d'un pas trainant, un sourire mauvais aux lèvres. Je serrai la mâchoire de colère lorsqu'il s'arrêta (trop) près de moi et me parla, m'envoyant son haleine infecte au visage.

- C'est pas très malin pour une fillette de ton âge de traîner ici à cette heure de la nuit.

-Et c'est pas très malin à un crétin de ton âge de me déranger, pauvre idiot, répliquais-je.

Ma remarque paru l'amuser parce que son visagé s'étira d'un sourire lubrique. Il fit un pas supplémentaire dans ma direction et je plongeai mon regard dans le sien, avant de dire, froide.

-Fais un pas de plus, et tu vas le regretter.

Il hésita quelques secondes, ne sachant pas trop s'il devrait prendre mon avertissement au sérieux. Puis d'un sourire mauvais, il se rua vers moi. J'anticipai son mouvement, mes nombreux entraînement dans l'arène d'Undai ayant amélioré mes réflexes, et me jetai hors de la portée de l'homme pour lui balancer mon pied dans le ventre, le faisant suffoquer. Puis je lui envoyai mon coude dans le cou, lui coupant le souffle. Il s'écrasa lourdement au sol, se tenant les côtes de couleur.

- Ça t'apprendra sale porc!

Je me retournai soudainement lorsque j'entendis des pas derrière moi et fit face à une nouvelle silhouette.

-Toi aussi, tu veux y goûter, peut être?
dis-je, froidement, mes poings serrés.
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mer 11 Juil - 15:39

Une heure... Voilà le résultat de mon sevrage. Sevrage ? Non, de mon entraînement à la vie. J'ai bu ? Oui. Pourquoi ? Eh bien c'est très simple, un chemin sinueux me poussa à arriver au stade de primate bienheureux sans pour autant que je finisse sous les roues d'une voiture, ou encore sous la lame d'un pervers de nuit. Oui, c'est ainsi que j'appelais ces abrutis qui se croyaient forts, dans l'ombre du crépuscule, à attendre qu'une proie potentiellement inoffensive se présente à eux. Pourquoi faisaient-ils cela ? Là n'était pas la question, on s’éloignait du sujet initial, qu'était le pourquoi du comment de ma présence dans cette gare lugubre à une heure tardive, surtout en sachant que je n'avais pas la force de quitter une chambre de vingt mètres carré.

Ce matin, non depuis une bonne semaine en fait, je suivais un traitement made in Undai, donc draconien. Il constituait à m'ouvrir doucement au monde après ma chute libre dans les ténèbres. C'est ainsi qu'après des heures à hurler dans tous les sens et m'accrocher aux murs pour ne pas sortir de la chambre, je me vis forcée de le faire quitte à péter des câbles nerveux à tout bouts de champ. C'est ce qui arriva. Entre des parties de catch et des cours que je suivais à l'arrache, je me vis presque guérie de ma maladie soudaine. Comment ? Tout simplement que quand vous vous voyez expulser à coup de pied d'une chambre dans un couloir bondé, et que vous matérialisez votre robe pour taper sur ce qui bouge, surtout quand vous tombez sur des Terminales... Eh bien, cela vous calme. En tout cas, j'ai appris bien rapidement à rester calme au lieu de faire une folle furieuse à pas d'heure et réveiller des personnes potentiellement dangereuses et plongées dans des rêves plus étranges les uns aux autres. C'est ainsi que sous le courroux d'une Yume affreusement peu compatissante, je me retrouvais à fréquenter les cours, même si c'était rare, et de sortir de temps en temps de la chambre pour prendre l'air. Évidement, cela se finissait mal à chaque fois, toujours craintive de tomber sur certaines personnes que je mis au nombre de trois, on pouvait me voir jeter des coups d’œil partout, de réagir au quart du tour ou encore, de foncer tête baissée essayant de rendre les autres... invisibles. Chose impossible en somme, c'est pourquoi, je me retrouvais souvent, cornes dressées à écrabouiller la tête d'un imbécile contre les murs clairs de Undai, avant de fuir sans véritable raison.

Ma nouvelle phobie à part celle du toucher qui me collait au train depuis ma jeunesse ? Eh bien c'était les gens en eux-mêmes, ou plutôt leurs regards que je jugeais étant dangereux et hostiles. Mais peu importe, après ce genre de sevrage, je fis un pas de plus. Oui, je me décidais enfin de sortir des murs de Undai où je ne faisais rien d'autre que du grabuge. La gloire de Silver Sword, le monstre de Kuroi qui tapait sur tout ce qui bougeait, passa comme ma vie. Là, c'était tout autre chose, là je fuyais le danger, ou je frappais à l'aveugle tout ce qui bougeait. Non pour le plaisir comme avant, mais par haine, une telle haine que je me fichais si je tombais sur plus fort que moi. Alors oui, à présent ce n'était plus la folle qui s'attaque à tous, non... dorénavant c'était une malade mentale qui veut du sang. Vous ne voyez pas la différence ? Ceux qui ont subis mes matérialisations la voient.

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, je me retrouvais à arpenter les rues d'une ville. Seule comme pas permis. Non pas pour faire du shopping ou quoi que ce soit de tel, mais pour me sevrer à grande échelle, dans un endroit où je ne pourrais pas utiliser de matérialisation impunément. Qui a eu cette idée débile de m'envoyer dans l'inconnue surtout avec ma haine des gens ? Peu importe. L'essentiel que sous la phobie que je ressentais, je me retrouvais comme par hasard dans un bar. Un endroit assez délabré, calme et peu peuplé. Que de mieux ? Rien surtout quand vous avez un porte-feuille remplit à rebord. Et de plus, le truc sympa avec ma force physique qui se faisait tout de même entraîner par une certaine personne... « pour que je sois moins grosse », selon elle, c'était que quand je buvais, je me retrouvais avec un poing beaucoup plus précis et fort que de coutume. C'est certainement la raison pour laquelle, après un dixième verre et une discussion enflammée avec le barman, que j'envoyais valser un importun qui a osé me souffler à la figure de trop près. C'est après cet épisode qui m'a fait bouillir de haine que je me relevais, je sortis au braman un « un jour tu mourras de ma main, mais je serai rapide, parce que tu étais amusant », et je m'en allais. Parce que ouais, il faisait tard... Tard... Tard ! Je me mis à courir, une bouteille à moitié plaine en main jusqu'à la gare pour... pour prendre mon train bien sûr, je me voyais mal faire le chemin à pied jusqu'à l'autre bout de la ville. Après avoir trébuché plusieurs fois, j’arrivais à la gare et... Et dans mon esprit embrumé, je réalisais doucement que je venais de rater le dernier train. Pestant à tout va, j'ai manqué de peu d'écraser ma bouteille sur un mur, tellement j'étais hors de moi. Mais je me stoppais juste à temps, à cause d'un bruit qui attira mon attention. C'est là que je remarquais que je ne me trouvais pas seule dans cet endroit.

-Ça t'apprendra sale porc!

Une fille blonde que je crus déjà avoir vu ailleurs se trouvait droite devant la carcasse d'une chose qui faisait des bruits bizarres. D'abord interdite devant un tel spectacle, je me dis que j'allais continuer à boire dans ma bouteille avant que la sobriété me rattrape et me pointe du doigt la situation dans laquelle je me trouvais. J'étais à la gare, seule, avec des gens dangereux, sans mes pouvoirs... Je sentais déjà l'hystérie pointer le bout de son nez. Mais je n'eus pas le temps de dévisser la bouteille que l'agresseur du truc au sol, se tourna vers moi et me fusilla de son regard.

-Toi aussi, tu veux y goûter, peut être?

Je me figeais et larguais cette personne sans moindre retenue. Même dans mon état, qui commençait à s'estomper d'ailleurs, je ne laisserai pas une inconnue me parler ainsi. Non que je pouvais rapidement prendre la mouche ou me vexer, mais mon sale caractère de brute me hurlait aux oreilles de ne pas me laisser faire. Phobie ou pas, nuit ou jour, seule ou avec quelqu'un, on ne change pas une personne du jour au lendemain. Un large sourire apparut sur mon visage et je m'adressais à cette personne d'une voix assez arrogante.

-Viens pour voir !

Chaude comme la braise pour un défouloir humain potentiellement moins dangereux qu'un violeur en herbe, je vis juste au ralenti que ma bouteille tomba au sol sous mes gestes un peu trop empressés. Restant hébétée devant l'éclat de verre sur le sol, je sentis mon visage se décomposer. Et merde. Plus d'alcool, cela voulait dire réalisation de l'environnement. Un rire nerveux m'échappa et je relevais mon regard sur la fille. Forte elle l'était, me défendre contre elle ? Je saurai, j'étais en première après tout. Mais ce n'est pas elle qui me perturba, non, c'était le fait que j'étais dans une gare sombre, sans moindre possibilité de rentrer chez moi. Et le pire dans tout cela, c'était que j'étais un aimant à ennuis...

-Bordel... fichue bouteille. Et toi qu'est-ce que tu regardes d'abord ?!

J'étais en mode hystérique à la recherche de mon portable, question d'appeler un taxi ou quelqu'un qui pourrait venir me chercher et me ramener à Undai. Furieuse, je me rappelais que j'ai oublié mon portable dans le bar. C'est la que mes yeux livides se levèrent vers la fille et le chiffon à ses pieds. Elle m'avait agressé verbalement. Je venais de lui répondre tout aussi bien. Résultat ? Devrions nous nous battre ou pire encore, elle me laisserait seule ici avec ces choses immondes qui ricanaient non-loin de nous, certainement à la recherche d'une proie... une proie... Une mine figée, mon regard devint fou quand un épisode de ma vie peu agréable refit surface de plein fouet.

-Et si... on allait ailleurs ?

Si elle me fout un vent, je la suis de toute façon. La faim explique les moyens ou un truc dans le genre. Si elle veut se battre, je la frappe, elle me frappe, on se bat. Et à la fin je la suis quand même. Ou je joue tout de suite l'hystérique en fondant en larmes ? Non, jamais. Une mine incertaine sur le visage, j'attendis qu'elle réagisse. Je n'aurais jamais dû sortir de cette fichue chambre... Oh non.


HRP: Bien, et donc... Je tape l'incruste! Si tu ne veux pas Rp avec moi, dis le moua ^^ Et si tu veux que je change quelque chose, dis le aussi ^^

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mer 11 Juil - 16:44

Je m'attendais à faire face à un autre homme pervers en me retournant, mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me retrouvai face à face avec une fille d'a peu près mon âge qui tenait une bouteille d'alcool dans les mains. Elle souria largement devant mes paroles très peu polies et me parla d'une voix arrogante qui ne fit qu'empirer mon humeur. J'avais une envie folle d'effacer ce sourire idiot de sa face et de foutre le camp d'ici. J'avais les nerfs à vifs et j'étais en colère contre moi même d'avoir manqué le train. Rester coincée dans un endroit pareil la nuit n'étais jamais, au grand jamais, rassurant.Déjà, je voyais dautres hommes d'apparence louches s'approcher de nous, ne nous quittant pas des yeux. Puis la voix de la fille me forca à reporter mon attention sur elle.

-Viens pour voir !

Je serrai les poings de colère mais arrêtai mon geste lorsqu'elle échappa sa bouteille, qui se cassa en mille morceaux à ses pieds. Elle la regarda tomber comme si cette bouteille était la chose la plus importante pour elle et son visage sembla devenir plus pâle. Elle n'allait tout de même pas faire une scène parce que sa dose d'alcool venait de lui passer entre les doigts, non? Un rire nerveux s'échappa de sa gorge et elle posa son regard sur moi, comme si elle se demandait quoi faire maintenant qu'elle n'avait plus d'alcool. Un rire moqueur derrière moi me fit faire volte face et je frappai l'homme qui s'était un peu trop rappoché de moi, le focant à prendres quelques pas de distances. Ça devenait trop dangereux ici. Et avec cette fille dont l'esprit était embrumé par l'alcool, je n'avais aucun mal à deviné qu'ils essaieraient de l'attrapper elle plutôt que moi, puisqu'elle était en désavantage. Je grognai d'irritation et fit un pas vers la fille par précaution. Pas question que je l'abandonne ici aux mains de ces porcs même si nous avions fallit nous sauter à la gorge, tel deux chats se battant pour un territoire. Je n'avais aucune difficulté à imaginer ce que ces hommes lui réserveraient si jamais ils l'attrapaient. Je savais que je me mettais aussi en danger. Mais je refusais de l'abandonner ici. Je me retrounai vers la fille et l'étudiai du regard, essayant de déterminer si elle serait capable de courir. Elle ne semblait pas vasciller sur ses jambes, mais pourtant quelque chose dans son comportement m'indiqua qu'elle n'avait peut être pas toute sa tête.

-Bordel... fichue bouteille. Et toi qu'est-ce que tu regardes d'abord ?!

Je restai silencieuse devant ses paroles hargneuses, puis jetai un autre regard autour de nous. Bientôt, toutes possibilitées de fuite nous serait refusé. Les hommes nous encerclaient, s'approchant lentement et subtilement de nous. Du coin de l'oeil, je vis un éclat argenté. Un homme tenais un couteau dans sa main. Je souris et me préparai. Si je parvenais à lui dérober le couteau, j'aurai un avantage. Mes nombreux entraînement avec mes dagues dans l'arène faisaient de moi une femme dangereuse avec des couteaux. Qui aurait cru que ça pouvait se lancer si facilement, et avec autant de précision?
Je vis la fille chercher désesperement quelque chose dans ses poches, mais son visage me dit qu'elle ne trouva pas ce qu'elle cherchait. Elle me fixa d'une expression vide, son regard un peu fou.

-Et si... on allait ailleurs ?

J'hésitai un instant et un homme en profita pour l'attrapper par derrière, lui agrippant les chevaux et lui forçant à relever un peu la tête. Je réagis au quart de tour. Je me retournai vers l'homme tenant un couteau et donnai un coup de pied sur sa main afin de lui faire lâcher l'arme. Ma précision lui laissa un poignet cassé et il s'éffondra au sol en hurlant, tenant sa main blessée, dont on voyait les os et la chair déchiré, contre son torse. Je sautai vers le couteau qui tournoyais dans les airs, l'attrapai par le manche et le lançai dans la direction de la fille. Je vis son air terrifié juste avant que la lame se plante dans l'oeil de son agresseur. Ce dernier bascula vers l'arrière, libérant la jeune fille, et se mit à hurler comme un dément, le sang coulant comme une fontaine de son oeil. Je me demandais brièvement si j'allais avoir des problèmes à cause de mes actes. Est-ce que la police allait venir me chercher à Undai? Aucune idée, et ce n'était ni l'endroit ni le moment d'y penser.
Je courus en direction de la fille, attrapai sa main au passage et la tirai derrière moi. Elle offrit une rédistance au début, que j'eus aucune peine à briser en hurlant:

-Soit tu me suis, soit c'est eux qui s'occupent de toi!

Je la trainai dans mon sillage, envoyant mon poing dans le visage d'un homme au passage, nous libérant la voie. On était presque sorties d'affaire lorsque j'entendis des coups de feu derrière nous. Je poussai la fille derrière une bâtisse, lui évitant ainsi de se retrouver avec une balle dans la tête. Puis je la suivit, dérapant légèrement sur le sol. Une douleur à mon épaule me fit grimacer, mais l'adrénaline bloqua bientôt la douleur. Je repris ma course, attrapant de nouveau la main de la fille au passage. Je nous menai loin de la gare, courant sans arrêt, pour finalement, plusieurs minutes plus tard, nous arrêter dans l'arrière court d'une maison. Il y avait une petite cabane dans un arbre et je décidai que ça serait un parfait endroit pour nous cacher temporairement. Haletante et les jambes en coton, je posai les mains sur mes genoux afin de reprendre mon souffle, tandis que la douleur à mon épaule revenait. Est-ce que je m'étais étiré un muscle? Aucune idée.
Je me retournai vers la fille et lui pointai la petite cabane au dessus de nous.

-Tu crois... pouvoir grimper... sans problème?
lui demandais-je, essayant de reprendre mon souffle.

J'en profitai pour la regarder. Elle ne semblait pas blessée. Seulement en état de choc. C'était comprenable. Elle avait faillit se faire agresser par des porcs et sa jolie petite tête était passée à un cheveux de se faire faire éclater la cervelle. N'importe qui serait traumatisé après ça. Je grimaçai de douleur en me redressant et lui tendis de nouveau la main.

-Viens. On va s'abriter là dedans jusqu'au matin.


J'attendis qu'elle réagisse, que mes paroles atteignent son cerveau.

HRP: x3 Je serai ravie de Rp avec touah! :3 J'ai rien à dire à propos de ton texte xD C'est parfait~ Dit-le moi aussi si tu veux que je change quoi que ce soit ^^'
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mer 11 Juil - 21:20

Même dans mon état d'hystérie totale, je discernais avec une lucidité un peu trop vivace, ce qui se passait devant mes yeux. Si je n'ai pas eu assez de bon sens pour réagir à mon agresseur dont je n'ai pas vu le visage, j'ai pu constater avec un soulagement que la fille qui voulait me taper dessus quelques secondes auparavant, était beaucoup plus vive et prête à réagir. Si une fureur monstre me parcourra les veines quand l'homme ou je ne sais quoi, m'empoigna avec force, ce n'est que hésitation qui s'installa en moi quand la fille voulut me tirer à sa suite. Après tout, qui a dit qu'elle n'était pas une de ces personnes violentes qui en fin de compte s'avérera être le véritable danger...

-Soit tu me suis, soit c'est eux qui s'occupent de toi!

Sa voix, ou plutôt son cri, me sortit de ma liturgie, et, sous la force de sa poigne, nous parcourûmes des ruelles sous des cris et sifflements de nos agresseurs, parce que oui je comprenais ainsi la situation. Pour moi, nous fuyions des ennemis communs qui voulaient notre peau. Maintenant aller chercher pour comprendre la raison de cette agression ou, du moins, le pourquoi du comment de ma présence dans ces ruelles, à courir comme une acharnée toujours en sentant la main de la jeune fille autour de la mienne. Un toucher qui me brûlait et m'horrifiait. Et croire que j'étais sortie pour faire un tour tranquille avec une bouteille à la base. Magnifique. C'est certainement quand la fille me bouscula et que j'entendis un bruit de détonation que l'évidence me parut tellement plus claire... J'étais un aimant à ennuis, où j'allais, je risquais de mourir, maintenant je venais juste de démontrer que cela marchait aussi en dehors de Undai. J'étais maudite, et la personne qui m'a sauvé d'une mort subite, allait le comprendre rapidement.

Ce n'est que quelques minutes après notre course effrénée sous les cris de nos poursuivants que nous nous arrêtâmes enfin dans un jardin ou je ne sais quoi. En tout cas, cette petite escapade nocturne m'éveilla tous mes sens qui furent embrumés par l'alcool il y a de cela quelques minutes. Le souffle coupé, je m’affaissais sous un arbre, tout de même prudente sous les grimaces et respiration de la fille qui venait de me sauver la vie.

-Tu crois... pouvoir grimper... sans problème? 

Je la regardais sans comprendre un moment avant de lever mes rubis en direction de ce qu'elle pointait de son indexe. Je ne discernais pas entièrement ce qui se cachait sous les branches à cause de la pénombre, mais je devinais rapidement qu'il s'agissait d'une cabane en bois. Ce n'était pas une violation du terrain privé par hasard ? Quoi qu'il en était, les bruits au loin me firent rapidement oublié la loi, et je me levais sous ses dires, assez difficilement à cause de la douleur et respiration hachée qui ne me quittait pas encore. Oui, j'ai un peu rouillé et l'alcool ne m'a pas aidé sur ce coup là.

-Viens. On va s'abriter là dedans jusqu'au matin. 

Debout devant elle, cette fois-ci droite et avec un esprit clair, je regardais sa main tendue avec un dégoût bien prononcé sur le visage. Ce n'était pas le fait que je ne savais pas me montrer redevable pour son geste de sauvetage, mais ce n'est pas pour autant que j'irai jusqu'à accepter un toucher quelconque. C'était si... affreux. Je tressaillis avant de lui lancer un sourire désolé, tout en reportant mon regard rouges sang sur la cabane.

-Ca va aller pour moi.

Sans plus attendre, j'estimais mes chances à monter sur cet arbre. Une échelle peu rassurante, des substances déroutantes dans le sang, ce serait difficile si je n'étais pas entraînée pour ce genre de parcours de combattant. Et oui, être à Undai donnait des avantages certains à ses résidents, même sous des gestes peu précis. J'attrapais la corde, ou l'échelle appelez cela comme vous voulez, et je commençais mon ascension jusqu'à arriver en haut. Au dessus, je découvris une pièce, ou plutôt un espace assez restreint et sans moindre meuble ou objet pour ne serait-ce qu'un peu de confort. Je me voyais mal rester ici toute la nuit. D'un mouvement brusque, je m'avançais vers l'ouverture de la cabane et passai ma tête pour voir la fille toujours en bas.

-Monte, je crois qu'ils arrivent, ce serait bien qu'ils te voient pas.

Tout cela dit d'un ton neutre. Après mes dires, je me reculais et j'attendis qu'elle monte, tandis que le stress commençait à pointer le bout de son nez dans mes veines. Ben oui, je me retrouvais avec une inconnue dans un arbre, sous lequel traînaient des enfoirés de violeurs et tueurs... D'ailleurs des images me revinrent en tête tandis que j'entendis que la fille montait pour me rejoindre. Du sang, des cris... comme dans l'Arène. Oui, sauf que ici, c'était dans la vie réelle... Et cette fille, je crois qu'elle a tué quelque uns de ces hommes sans moindre pitié. Voilà à quoi je voulais arriver, pouvoir massacrer dans le monde de tous les jours sans en ressentir de remords. Parce que des compétences et du savoir-faire, j'en avais. C'est juste le courage de ôter la vie qui me manquait. Je posais mes yeux sur ma sauveuse, me reculant bien au fond de cette plate-forme pour mettre le plus de distance possible entre nous deux. Prenant une grande inspiration, yeux rivés sur la fille, je parlais à mi-voix pour ne pas alerter les gens dehors ou alors les propriétaires de cette cachette improvisée.

-Je... Je ne pense pas que c'est une bonne idée de rester ici, toute la nuit. Tu n'as pas de portable pour appeler un taxi ?

Parce que ce n'est pas qu'il était dangereux de rester ici, que je n'avais pas habitude de traîner la nuit dans des endroits pareils ou encore, qu'il faisait assez froid pour se permettre de camper ainsi, mais c'était tout comme. En plus, je me sentais mal à l'aise en compagnie d'une personne qui venait de dégommer des gens devant mes yeux... D'ailleurs la fille... C'est quoi cette tâche sur ses vêtements ? Je ne pouvais pas vraiment la voir dans la pénombre, mais je devinais de quoi il s'agissait.

-Du sang ? Ton épaule ! Il faut que tu soignes ça ! Un hôpital !

Parce que oui, je me voyais mal l'aider, la toucher en enlevant ce que je prétendais être une balle plantée dans son épaule. Et je me voyais mal rester ici tandis qu'elle allait se vider de son sang... Une impasse voilà dans quelle situation nous étions. Tandis que les bruits en bas s'éloignaient ou se rapprochaient, au bon vouloir des gens qui nous cherchaient. Toujours dans mon coin, j'attendis que cette inconnue réagisse enfin. J'allais péter un câble si je reste ici encore longtemps. Maison, je veux rentrer à la maison. Et d'abord, c'était qui cette fille? Danger. Prenant ma tête dans mes mains, je luttais contre tous ces sentiments négatifs qui me montaient à l'esprit, le regard toujours rivé sur l'étendue sombre sur son épaule.

HRP: Maaah, ravie que ça te dérange pas de Rp avec moua ^^ Et tout est parfait, tkt pas ^^

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mer 11 Juil - 22:32

À voir son expression, cette fille ne voulait vraiment pas prendre ma main. Je laissai donc retomber mon bras sans m'en offusquer. Peut être était-elle dégoûté du fait que je venais probablement de tuer un homme sans remords? Aucune idée. Je la regardai alors qu'elle me fit un petit sourire avant de lever la tête vers la cabane.

-Ca va aller pour moi.

J'hochai la tête et la suivi du regard alors qu'elle commença à monter dans l'espèce d'échelle à corde qui menait à la cabane, se balançant dans le vide un moment. J'entendais toujours les cris rageurs de nos poursuivants au loin et je m'accroupis au sol par précaution afin que les buissons me cachent légèrement. Je ne voulais pas risquer qu'ils me retrouvent. Alors que la fille disparaissait dans la cabane, je posai une main à mon épaule et blêmis en réalisant pourquoi j'avais mal. J'avais reçu une balle dans l'épaule.

-Merde...

Je reportai mon regard sur l'échelle qui se balançait joyeusement dans le vide, me demandant comment je pourrais bien réussir à monter là haut avec une telle blessure. Déjà, je sentais le sang imbiber mes vêtements et me couler le long du bras. J'envisageai de demander de l'aide à la fille, mais me rapelant de son regard plus tôt, je préfèrais m'abstenir. Pas la peine de lui demander quelque chose qui la dégoûtait visiblement. Je soupirai et secouai la tête. Non, j'allais devoir m'en sortir toute seule. Et ces cris qui se rapprochaient...

-Monte, je crois qu'ils arrivent, ce serait bien qu'ils te voient pas.

Je levai mon regard vers elle, donnant un cou de tête sur le côté afin de balancer mes cheveux hors de ma vue. Plus facile à dire qu'a faire. Je me relevai néanmoins et me dirigeai vers l'échelle, l'attrappant de mon bras valide. Je restai au pied de l'arbre un moment et finalement, après une brève hésitation, entrepris de monter à l'échelle. Bon dieu que ça faisait mal! Dès que je levai mon bras blessé pour attraper la corde, la balle fouilla cruellement ma chaire, frottant contre l'os, m'arrachant un grognement de douleur. Je serrai les mâchoires et essayai d'ignorer la douleur, me concentrant plutôt sur ma montée. Ce n'étais pas chose aisée. Le sang avait coulé jusque dans ma main et la corde me glissait entre les doigts. FInalement, c'est mon entraînement rigoureux à Undai qui me sauva la peau et me permit de monter dans la cabane. Après ce qui me parut une éternité et des heures de tortures, j'arrivai finalement en haut de l'échelle, haletante et le bras me torturant carrément. Je rampai difficilement sur le sol de la cabane tandis que la fille se réfugiait le plus loin possible de moi, s'isolant dans un coin. Je l'immitai et on se retrouva complètement l'une à l'opposée de l'autre dans cet espace restreint. Je m'assis avec difficulté, gardant mon bras blessé près de moi. Puis je posai ma tête contre le mur derrière moi tout en fermant les yeux, essayant de reprendre mon souffle. On était finalement tirées d'affaire. Maintenant, nous restait plus qu'a attendre le matin. Puis une pensée me traversa l'esprit. Si la police retrouvait l'homme blessé, elle allait probablement chercher les coupables. Vaudrait peut être mieux que je laisse repartir la fille bien avant moi, afin de lui éviter des problèmes supplémentaires. Pas la peine de risquer qu'elle se fasse arrêter pour meurtre quand j'étais la seule responsable.

-Je... Je ne pense pas que c'est une bonne idée de rester ici, toute la nuit. Tu n'as pas de portable pour appeler un taxi ?


J'ouvris les yeux et plongeai mon regard dans celui de la fille. Mon portable! MERDE! Je fouillai frénétiquement dans ma poche de pantalon, mais mon appareil n'y étais pas. J'abattis mon poing au sol, furieuse.

-Merde! Merde, merde et merde!

Maintenant, j'étais cuite. Si j'avais perdu mon portable à la gare, la police n'aurait aucun mal à m'identifier. J'espèrais sérieusement qu'il était tombé au pied de l'arbre lors de mon ascencion.

-Désolée. L'ai pas. Probablement tombé de mes poches.

Je reposai ma tête contre le mur et fixai le plafond. Bordel. J'étais vraiment dans les problèmes jusqu'au cou. Peut être que j'aurais du viser le porc quelque part d'autre? Nan. Je n'avais qu'une fraction de seconde pour réagir. Qui sait ce qu'il aurait fait à la fille si j'avais hésiter une seconde de plus? Peut être l'aurait-il étranglée? Je chassai ces pensée de ma tête et reportai mon attention sur ma situation. Mon épaule me faisait un mal de chien. Mais pas question que je me plaigne. Je préférais attendre au matin avant de sortir d'ici. Dans l'état dans lequel j'étais, je n'aurai pas la force de me défendre si on se faisait de nouveau attaquer.

-Du sang ? Ton épaule ! Il faut que tu soignes ça ! Un hôpital !

Je grimaçai et reportai mon attention sur la fille.

-T'as remarqué aussi, hein? Bah, je n'aurai qu'a me vider de mon sang. Ce n'est pas comme si je vais manquer à qui que ce soit de toute façon.

Je plongeai mon regard dans le sien un moment avant de le détourner en soupirant.

-Lorsque les choses se seront calmées en bas, tu pourrais aller jeter un coup d'oeil dans l'herbe au pied de l'arbre? Peut être que mon portable s'y trouve...

J'étais presque certaine qu'il s'y trouvait. Enfin, j'espérais vraiment. Parce que sinon, j'étais vraiment morte. Déjà, je sentais le froid envahir tout mon bras gauche, et mon épaule me faisait un mal de chien. C'était une chose, de se blesser dans l'arène. Là, on avait beau ressentir que la douleur, mais au moins, on ne mourait pas. Mais là, je n'étais pas dans l'arène. J'étais en ville. Dans une putain de cabane construite dans un arbre. En train de me vider de mon sang. Une pensée folle me vint à l'esprit et je ne pus m'empêcher de rigoler et de partager ma pensée avec la fille.

-Tu imagines la tronche des gosses lorsqu'ils voudront monter dans leur arbre de nouveau pour y trouver assez de sang pour peinturer un mur complet? Les pauvres. Je les plaints déjà...

Je grimaçai de nouveau lorsqu'une nouvelle vague de douleur m'atteignis. Je serrai les mâchoires un moment, pour finalement me détendre lorsque la douleur se dissipa. Après un moment, je reportai mon attention sur la fille et lui fait un faible sourire.

-Au fait, on n'a pas eu la chance de se présenter. Disons qu'avec les circonstances...


Je laissai ma phrase en suspens un moment avant de continuer:

-Je m'appelle Miyuki. Miyuki Nomura. Et désolée de t'avoir entraînée dans ce merdier.

Je n'attendis pas sa réponse et reposai ma tête sur le mur. Je me sentais si faible... Et pourquoi avais-je tant envie de fermer les yeux? J'avais sommeil...
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Sam 14 Juil - 19:33

-T'as remarqué aussi, hein? Bah, je n'aurai qu'a me vider de mon sang. Ce n'est pas comme si je vais manquer à qui que ce soit de toute façon. 

Je fixais cette fille étrange avec incrédulité. Le fait qu'elle soit blessée et qu'elle veuille mourir ici même, ne me dérangeait pas en soi, mais savoir que j'allais me retrouver avec une morte toute la nuit dans cette cabane m'horrifiait. Parce que c'est qui qui devrait expliquer les choses à la police par la suite ? Les empruntes de qui seraient retrouvées dans la présumée scène de crime ? Les miennes... Et bizarrement, je me voyais mal paraître devant des inspecteurs pour expliquer que des fous furieux se sont mis à nous poursuivre pour le fun et que par inadvertance, il y a ma compagne du jour qui s'est vue tuée par agonie. Merde, je risquais encore la prison pour non-aide de personne en danger. Non, non, et non. Je ne pouvais pas la laisser mourir ici quoi qu'il en soit, dans tous les cas de figures, j'étais mal barrée. Quand je disais que j'attirais les ennuis à cent kilomètres à la ronde, c'était certainement la chose la plus vraie que j'ai pu dire de toute ma vie. Un ricanement sourd sortit de mes lèvres, pour disparaître dans la nuit.

-Lorsque les choses se seront calmées en bas, tu pourrais aller jeter un coup d'oeil dans l'herbe au pied de l'arbre? Peut être que mon portable s'y trouve... 

Son portable, la clé de notre sauvetage en quelque sorte. Il fallait le trouver surtout s'il était quelque part sous l'arbre, chose que j'espérais silencieusement. Mais... Je ne pourrais jamais descendre pour le chercher dans la nuit, avec la peur qu'un agresseur se trouve dans les alentours. Rien qu'à y penser une image me revint en tête et des sueurs froides me parcoururent le dos. Hors de question que je descende de cet arbre. Non, je ne bougerai pas, qu'on vienne nous chercher ou quoi, qu'on appelle les urgences, que les gens de la maison se réveillent... Non, cela aussi, était une mauvaise idée. Si les gens nous découvriraient... Je ne réponds pas de mes actes, il faudrait certainement que je les tue, question qu'ils ne s'imaginent pas des choses, tels que j'ai pu tuer cette fille ou quoi. Oui, il faut tuer ces gens... Non ! D'abord il faut sortir de là.

-Tu imagines la tronche des gosses lorsqu'ils voudront monter dans leur arbre de nouveau pour y trouver assez de sang pour peinturer un mur complet? Les pauvres. Je les plaints déjà... 

Je ne répondis rien, mes yeux étaient rivés sur la fille avec un semblant de folie qui y dansait. Des idées folles me venaient en tête. Et si cette fille était un danger potentiel pour moi, si elle décidait de me tuer rien que pour ne pas mourir toute seule, si elle m'attaquait quand je lui dirai que je ne compte pas aller chercher son portable en bas ? J'estimais mes chances de lui échapper au cas où, avec sa blessure, je pourrai toujours me débrouiller sans problèmes. Ouais. En tout cas, si elle survit, nous devront partir avant l'aube. Je sentis le stress monter en moi en flèche. Je veux rentrer à Undai.

-Au fait, on n'a pas eu la chance de se présenter. Disons qu'avec les circonstances... Je m'appelle Miyuki. Miyuki Nomura. Et désolée de t'avoir entraînée dans ce merdier. 

Mes yeux rouges fixaient la dénommée Miyuki avec méfiance. Il était vrai qu'avec les événements, on n'eut pas le temps de faire plus ample connaissance. À croire que la politesse était toujours de mise, peu importe le lieu et les circonstances chez les Japonais, parce que je me sentais trop mal à l'aise dû à cet oubli. Je ne répondis rien laissant peser le silence un moment, avant de me racler la gorge quand je la vis faiblir devant mes yeux. Que pouvais-je faire ? Rien, je ne pouvais et ne voulais pas l'aider non plus. Mais par simple geste de remerciement pour m'avoir sauvé la vie auparavant, je me levais à moitié et tirai sur la manche de son habit faisant bien attention à ne pas la toucher, avant de m'exclamer à mi-voix :

-Oï Miyuki-San ! Tiens bon, on va trouver une solution. C'est à moi de te remercier pour m'avoir épargné une balle dans la tête ou autre trai...

Ma voix se perdit quand j'imaginais simplement ce que ces enfoirés auraient pu faire si personne ne serait intervenu. La nausée me montait à la gorge... « Onee-Sama... » Prise de vertige, je secouais la tête avec mécontentement, je n'avais pas le droit de défaillir maintenant dans cette nuit glaciale, avec une personne qui demandait des soins urgents.

-Kaïla Kurayami, Dis... Dis-moi, que faisais-tu là-bas à cette heure tardive, tu connaissais ces... mecs?

Je devais me changer les idées ainsi que ne pas la laisser dormir et autre, autant poser des questions pour occuper le temps avant que je ne trouve son portable... Si j'oserai descendre. Toujours tapie dans mon coin, après l'avoir « secoué », je ne la quittais pas du regard avec crainte qu'elle meurt à tout moment. Ce n'est pas comme si la vue du sang me paralysait, j'avais l'habitude d'en voir tout le temps que ce soit dans l'Arène ou en dehors, mais être dans un endroit restreint avec une inconnue... C'était trop éprouvant pour ma part. Surtout maintenant, que l'adrénaline a fait disparaître tout l'étourdissement dû à l'alcool.

-Et... d'où viens-tu ? De Kyoto ou étais-tu ici juste de passage ?

Les bruits en bas ont disparut avec le temps, je me demandais s'il serait judicieux de descendre pour chercher l'objet convoité ou alors, de rester ici encore un moment. Je renonçais rapidement à descendre quand je vis ma position. J'étais dans un coin de la cabane, à l'opposé de la sortie et Miyuki, se trouvait tout près de cette dernière. Je me voyais mal passer à coté d'elle pour descendre cette échelle peu fiable. Et si elle me poussait de haut ? Je suis sûre que je n'en mourrais pas, mais quand même. Dangereux.

-Pour ce qui est de ton portable... Ouais, attendons encore un peu.

Non que j'avais la trouille de sortir ou encore de cette Miyuki, mais c'était tout comme.

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Sam 14 Juil - 21:21

J'ouvris immédiatement les yeux lorsque je sentis qu'on me tirait par la manche, mes muscles se tendant par réflexe. Mais je me détendis lorsque je remarquai que la fille ne me touchait pas directement. Je ne l'avais même pas entendu s'approcher de moi, et j'étais quelque peu surprise de la retrouver là. Je reculai légèrement, évitant de bouger mon bras afin d'éviter que la balle ne bouge.

-Oï Miyuki-San ! Tiens bon, on va trouver une solution. C'est à moi de te remercier pour m'avoir épargné une balle dans la tête ou autre trai...

Elle ne finit pas sa phrase et je la regardai de sous mes paupières à demi fermé, me demandant ce qui l'avait arrêté. Elle resta silencieuse un moment avant de secouer la tête et de reporter son attention sur moi.

-Kaïla Kurayami, Dis... Dis-moi, que faisais-tu là-bas à cette heure tardive, tu connaissais ces... mecs?

Je grimaçai et secouai la tête.

-Idiote comme je suis, je me suis endormie dans un parc non loin du centre commercial. Lorsque je me suis réveillée, la nuit était tombée depuis longtemps.

Je bougeai légèrement afin de me placer d'une façon plus confortable.

- J'ai couru jusqu'à la gare, mais je suis arrivée trop tard. Le train était déjà parti.

Je tournai la tête et regardai au bas de la sortie, essayant de voir si je verrais mon portable, mais c'était peine perdue. L'herbe était trop haute. Il faudrait que quelqu'un appelle sur mon portable pour que l'écran d'accueil s'allume, ainsi je pourrais voir où il se trouvait (s'il était bien au pied de l'arbre). J'eus un rire sans joie. Je n'avais pas d'amis, qui appellerait de toute façon? Si javais un portable, ce n'étais que pour les situations d'urgence ainsi que pour parler à ma mère les rares fois qu'elle m'appelait. Mon appareil m'était pratiquement inutile. Je renonçai à chercher mon appareil et reportai mon attention sur Kaïla, luttant contre le sommeil.

- Et non, je ne connaissais pas ces porcs. Et fait, l'un d'entre eux à essayer de m'attaquer juste avant que tu te pointes. Le pourquoi j'étais en rogne lorsque je me suis adressée à toi.


Je lui offrit un sourire désolé. J'avais beau être une furie la plupart du temps, mais je n'aimais pas m'en prendre aux personnes qui m'avaient rien fait. Si je réagissait, en général, c'était parce qu'on m'avait provoquée. Sinon, je restais calme dans mon coin, prête à mordre quiconque venait me déranger, tel un crotale qui attaquait un passant imprudent qui lui marchait sur la queue.
Je vis Kaïla retourner dans son coin, ne me quittant pas du regard. Cette fille avait visiblement une peur bleue des personnes. Je me demandai quel enfer elle avait vécu pour craindre une personne blessée telle que moi. Pourtant, je ne me montrais pas agressive envers elle.

-Et... d'où viens-tu ? De Kyoto ou étais-tu ici juste de passage ?


- J'ai passée la majeure partie de ma vie à Tokyo où j'y vivais avec mes parents. Un... évènement fâcheux m'a forcé à quitter le bercail, et j'ai reçu une lettre de cette académie, Undai. Ça fait maintenant deux ans que j'y suis...


Je balançai ma tête sur le côté afin d'ôter la frange de cheveux qui bloquait mon regard, mais dans le mouvement, je ne fis que m'étourdir. Je grimaçai et repoussai mes cheveux de ma main valide. Je scrutai Kaïla pendant un moment, et la comparai immédiatement à un petit chaton effrayé qui montrait les griffes dès qu'on s'en approchait trop.

- Et j'imagine que, de ton côté, perdue dans la boisson, tu n'as pas vu l'heure passer, ne?

Je ne devais pas être loin de la vérité. Lorsqu'elle était arrivée à la gare, elle paraissait saoule et, dès que sa bouteille s'était écrasée sur le sol, elle m'avait semblé perdue et désorientée. Je soupirai et secouai la tête avant de reposer ma tête contre le mur et de fermer les yeux.

- J'imagine qu'on à tous un moyen de noyer nos douleurs et nos problèmes, que ce soit dans l'alcool, la violence ou autre.

J'ouvris de nouveau les yeux et posai de nouveau mon regard sur Kaïla lorsqu'elle me parla.

-Pour ce qui est de ton portable... Ouais, attendons encore un peu.

Je hochai la tête et gardai le silence un moment, fixant le plancher de la petite cabane. Un silence réconfortant s'installa pendant un moment, puis je le brisai, parlant doucement, fixant toujours le sol.

-Tu sais... je suis contente d'avoir été là ce soir. Ça m'a permit de te sauver la vie. Même si je me suis pris une balle dans l'épaule, je m'en fou. Au moins, j'aurai eu le sentiment d'avoir été utile au moins une fois dans ma vie merdique.

Je restai silencieuse par la suite, mon énergie étant complètement puisée. Je sentais toujours le sang couler le long de mon bras, mais au moins, la douleur n'y étais plus puisque j'avais perdu toute sensation dans mon bras. Allais-je mourir ici ce soir? Probablement. Je ne voyais pas comment je pourrai m'en sortir si on arrivait pas à appeler des secours. Au moins, Kaïla vivrait. Je n'avais pas vraiment réfléchi lorsque je m'étais jetée devant elle afin de lui éviter de se faire tirer dessus. J'avais agi par instinct, et ce dernier me criait de la protéger. Est-ce que je regrettais ma réaction? Non, aucunement. Même si je risquais fortement de mourir.
Je sentis mon corps basculer et je me retrouvai étendue sur le côté, ma joue posée contre le sol. Mes paupières se fermèrent d'elles même et je grognai en essayant de rester éveillée. Je luttai contre le sommeil, tentant de me relever malgré mon bras blessé. Il ne fallait pas que je m'endorme. Mais j'étais trop faible et je ne fis que m'.craser de nouveau au sol, impuissante. Un rire étouffé s'échappa d'entre mes lèvres.

-Je suis prête à parier qu'un bambin qui patine sur la glace pour la première fois à plus d'élégance que moi en ce moment...
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Lun 16 Juil - 10:45

-Idiote comme je suis, je me suis endormie dans un parc non loin du centre commercial. Lorsque je me suis réveillée, la nuit était tombée depuis longtemps. J'ai couru jusqu'à la gare, mais je suis arrivée trop tard. Le train était déjà parti. 

J'étouffais un rire quand elle m'expliqua le pourquoi de sa présence dans la gare. Je n'avais pas à juger les faits et gestes des autres, même si je trouvais dangereux de rester ainsi, seule dans un endroit, endormie et vulnérable à toute attaque. Paranoïaque, moi ? Juste un peu. Étrangement, j'aurais encore préféré me trouver à sa place que dans un bar remplit d'alcooliques à faire la conversation au barman pour me rendre compte, un peu comme Miyuki, qu'il était déjà tard... Trop tard pour pouvoir prendre tranquillement le train. Dis comme cela, c'était pathétique, surtout si vous oubliez votre portable dans ce même bar. Bordel.

-Et non, je ne connaissais pas ces porcs. Et fait, l'un d'entre eux à essayer de m'attaquer juste avant que tu te pointes. Le pourquoi j'étais en rogne lorsque je me suis adressée à toi. 

Une bonne chose à mettre sur son compte, elle n'avait rien à voir avec ces violeurs en herbe. Je soupirais de soulagement, même si au fond je m'en doutais, juste je voulais être sûre et certaine des choses évidentes. Passant ma main dans les cheveux, je fixais la fille blonde pour voir son état, elle avait l'air vraiment mal en point, il faudrait peut être sortir la balle de la blessure... Mais par la suite, il y aurait moyen d'arrêter une hémorragie soudaine ? Je n'étais pas assez qualifiée pour le faire en tout cas, il valait mieux attendre les secours compétents pour ce genre de procédé. Je grimaçais légèrement quand à la deuxième partie de sa phrase, il était vrai qu'elle m'a agressé verbalement, mais j'ai réagi aussi mal qu'elle, donc on était quitte.

-T'inquiète pas, disons qu'on a réagi mal toutes les deux.

Je lui rendis son sourire, incertaine de ce qu'on allait devenir à présent. Enfin, à part être frigorifiée, j'allais certainement rentrer saine et sauf à l'Académie, ouais, rentrer dormir et ne plus me réveiller pendant plusieurs jours, c'était une bonne idée. Mais ce qui m'importait le plus pour le moment, c'est de savoir si Miyuki pourrait, oui ou non, faire de même dans un hôpital.

J'ai passée la majeure partie de ma vie à Tokyo où j'y vivais avec mes parents. Un... événement fâcheux m'a forcé à quitter le bercail, et j'ai reçu une lettre de cette académie, Undai. Ça fait maintenant deux ans que j'y suis...

Je me figeais en écarquillant les yeux, comme prise d'une soudaine peur incompréhensible. Mes yeux rivés sur la jeune femme devant moi, j'ouvris la bouche puis la refermai dans un geste involontaire de me mettre encore plus contre le mur en bois de la cabane. Elle faisait partie de ces gens, de mes pires ennemis, de ceux qui peuplaient Undai et donc, de ceux que je voulais éradiquer en premier lieu. Je me renfrognais sur moi-même, mes rubis transperçant la résidente de Undai, tout s'envola ne laissant place qu'à une colère silencieuse et malaise grandissant. Deux ans à Undai ? Un peu comme moi. Alors pourquoi je ne l'ai jamais vu auparavant ? Peut être parce que depuis quelques mois, je ne sortais pas de ma chambre ? Oui, ce serait le raisonnement le plus probable et plausible à donner. Étrangement, cela ne m'étonnait guère que, je cite, « un événement fâcheux » l'ai fait venir à Undai. Tous, toutes les personnes frôlant la plate-forme de cette école, étaient détraqués ou avaient un passé douloureux. Enfin, je crois, j'en suis pas sûre à cent pour cent, j'espérais que cette fille n'en faisait pas entièrement partie et que, par un miracle, l'événement n'était qu'une fugue dpour un amour impossible. Vous trouvez que je suis trop optimiste quand aux choses ? Moi aussi.

Et j'imagine que, de ton côté, perdue dans la boisson, tu n'as pas vu l'heure passer, ne? J'imagine qu'on à tous un moyen de noyer nos douleurs et nos problèmes, que ce soit dans l'alcool, la violence ou autre. 

Je ne répondis rien, il n'y avait rien à répondre non plus. Même si elle n'avait pas trot de dire que c'était à cause de l'alcool que j'étais ici, mais aussi que c'était pour oublier que je buvais. Le pourquoi du comment ? Je ne voulais même pas y penser, seule moi et les personnes qui ont fait naître la phobie exagérée de l'humain en moi, savaient pour quelle raison je buvais dans ce bar délabré. Avais-je tort ? Aurais-je dû surmonter mes peurs pour ne pas me retrouver dans cette situation ? Cela n'avait plus d'importance à présent. Je fermais les yeux un instant, une légère grimace sur le visage, avant de reprendre mon air inquiet. J'avais mal aux jambes à rester ainsi dans cet espace restreint, j'étouffais presque sous si peu de place.

-Tu sais... je suis contente d'avoir été là ce soir. Ça m'a permit de te sauver la vie. Même si je me suis pris une balle dans l'épaule, je m'en fou. Au moins, j'aurai eu le sentiment d'avoir été utile au moins une fois dans ma vie merdique. Je suis prête à parier qu'un bambin qui patine sur la glace pour la première fois à plus d'élégance que moi en ce moment...

Je la vis tomber sur le coté avec un rire trop faible pour être humain, en quelque sorte. Ne réfléchissant guère, je m'approchais de la fille et m’accroupis au niveau de son corps. Elle était faible, elle allait mourir vidée de son sang si personne ne l'aidait, elle était une inconnue à mes yeux faisant partie de Undai. Alors pourquoi m’inquiéter pour son sort au juste ? Parce qu'elle m'a sauvé la vie, peu importe qui elle était, ce qu'elle a fait dans sa vie passée, où elle étudiait, elle était ma sauveuse, et la moindre des choses, était de lui rendre la pareille... même si dans un futur proche ou éloigné, nous risqueront de nous affronter dans un combat à mort. Après tout, tant qu'elle ne sait pas qui je suis, je pense pouvoir passer outre mon envie de meurtre. Si je devais en vouloir à quelqu'un, ce serait à ces abrutis qui nous ont poursuivis et qui ont blessé Miyuki.

-Miyuki-San ? Parle-moi ! Dis-moi comment tu es arrivée à Undai. Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu quittes tes parents ?

Je lui posais des questions, hésitante tout de même. Je devais la faire parler pour qu'elle ne s'endorme pas. Tant qu'elle réagissait, je savais qu'elle était en vie, non ? Justement, donc autant continuer sur cette lancée. Ravalant mon dégoût pour le toucher, j'attrapais Miyuki par les épaules, faisant gauchement attention pour ne pas appuyer sur sa blessure ou ne pas presser tout court, la zone ensanglantée. Je la relevais d'un geste précis avant de placer son dos contre le mur en bois. Soupirant de soulagement quand je la lâchais, j'examinais la situation. Bien, on va faire comme dans les films... Enlever la balle et stopper l'hémorragie avec une compresse. Ca devrait le faire.

-Je vais t'enlever cette balle. Laisses-toi faire.

C'était une affirmation pleine d'assurance qui ne donnait accès à aucun refus. De toute façon, dans son état, elle n'aurait pas pu faire grand chose pour me repousser ou quoi. Mais le problème était... comment j'allais la lui retirer ? En plongeant mes doigts dans la blessure, le seul fait d'y penser me dégoûtait. Mais si on laissait la balle dans son corps, elle risquait de lui provoquer plus de dégâts non ? Ouais, j'allais pas la laisser crever sans essayer de la sauver. Et après, j'irai chercher son portable... Et si je le trouverai pas, j'irai dans la maison en face et appellerai les secours... ou Undai. Non, il serait préférable d'appeler un hôpital, parce que je voyais mal quelqu'un débarquer de l'Académie pour amener Miyuki à l'infirmerie. Bordel, quel dommage que je n'avais pas mon pouvoir de matérialisation en ce moment, ce serait tellement plus facile.

-Bon, tu vas mordre dedans pour pas faire trop de bruits...

Sans attendre plus, j'enlevais mon gros pull aussi noir que le reste de mes habits pour lui fourrer une des manches dans la bouche sans plus de ménagement. Soufflant de stress, je bougeais le pan de son habit qui cachait la blessure avec des mains tremblantes, prenant une grande inspiration sans demander mon reste, j'approchais ma main au niveau de sa blessure et essayai d'extraire la balle ne faisant pas attention au bruit ou aux mouvements de ma « patiente » improvisée. Je jurais silencieusement quand je sentis la balle glisser sous mes doigts avant de la saisir enfin et l'enlever d'un geste rapide dans un bruit visqueux. La balançant au loin tout en me retenant de vomir, j'arrachais rapidement un morceau de mon T-shirt et le compressait contre sa blessure qui saignait abondement. À bout de souffle, toujours maintenant la pression sur sa blessure de mes mains rouges de son sang, je lui serrais le bout du tissu autour de l'épaule avant de me reculer pour voir ce qu'il en était.

Bon, au moins cela ne saignera plus... Oï Miyuki ! Ra... Racontes moi d'avantage ! Je suis sûre que ta vie n'est pas si merdique que tu prétends.

Je faisais dans l'humour ? Je venais de faire une folie monstre et je lui demandais encore de parler. J'espérais juste qu'elle en serait capable après la douleur qu'elle a subit. En tout cas, il n'y avait plus le temps de traîner, il fallait à tout prix appeler de l'aide. Essuyant mes mains pleines de sang contre mon T-shirt, un frisson de révulsion me parcourra avant que je ne me tourne vers la sortie. À bout de nerfs, je lui tapotai la joue de ma main avant de la reculer vivement comme brûlée, non que je voulais la maintenir en vie, mais c'était tout comme... sauf que, c'en était trop demandé pour ma personne.

-Vis ! Je reviens, dors pas, ou je te jure que je viendrai te tuer moi-même.

Sans plus attendre, je me dirigeai vers la sortie, sautant avec aisance du haut de l'arbre. Qui a dit que les entraînements et la matérialisation portaient ses fruits sur le physique ? Peu importe, mais cette personne avait raison. Sans plus attendre, prise par l'adrénaline, je me mis à fouiller dans l'herbe à la recherche de son portable. Peu importe si quelqu'un arriverait ou si nos agresseurs se pointeraient, j'étais tellement stressée que j'allais les tuer à mains nus s'il le fallait. Jurant et rageant silencieusement quand je ne trouvais pas son portable, ma folie prit le dessus et en courant je me dirigeais vers la maison adjacente au jardin. Pour m'arrêter net quand mon pied buta sur quelque chose. Je me dirigeais vers la forme au sol et je la pris dans ma main, mais l'objet tomba au sol sous mes tremblements. Sous l'émotion je relevais l'objet qui s'avérait être un cellulaire, avant de composer le numéro de secours. Quand une vois féminine répondit à l'autre bout, c'est avec une voix d'hystérique que je lui demandais qu'on amène une ambulance le plus rapidement possible. La question qu'elle me demanda alors, c'était où... Où venir.

-Je... Je... Attendez !

Cherchant des yeux comme une folle une plaque m'indiquant la rue, je la trouvais sur la face de la maison. Donnant les coordonnées tout en lui disant de se dépêcher, je raccrochais sans plus attendre avant de courir de nouveau vers la cabane, de monter dedans et de me retrouver devant Miyuki à bout de souffle, je balançais le portable à ses pieds. Sans plus de ménagement, je la secouais et m'exclamai, ne faisant même pas attention que nous étions en plein milieu de la nuit.

-Miyuki ! Les secours arrivent.

Et c'est là que j'ai défailli, ne soutenant plus la pression et l'odeur métallique du sang, je titubais vers une ouverture qui faisait office de fenêtre dans la cabane, mis ma tête à l'extérieur et vomis toute ma bille. Restant un moment ainsi, pâle comme la mort, je revins à la réalité en retournant auprès de ma compagne du jour... enfin de nuit.

-Je suppose que ce n'est pas ce que tu as prévu en te levant ce matin.

Un rire sans joie me prit aux tripes avant que je ne laisse le silence envahir l'espace. Qui aurait cru que cela se finirait ainsi, dans la nuit, dans un bain de sang, sous la peur de voir des abrutis d'assassins et violeurs débarquer à tout moment... Quelle vie de merde, mais bon, j'ai vu pire. Haha... Trop marrant, vraiment. Ou pas. En plus, je ressemble à rien avec mes vêtements déchirés et plein de sang... Bah, ils iront à la poubelle, c'était le cadet de mes soucis. Je délire.

HRP: Désolée pour l'attente ^^'' J'espère que ce poste un peu disparate ne pose pas de problèmes ^^" Si tu veux que je change quelque chose quant aux actions de mon personnage, dis le, et je le ferai :)

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Lun 16 Juil - 13:36

Je luttais toujours contre le sommeil, étendue sur le sol et la force me quittant peu à peu. Je savais qu'il me fallait résister à l'envie de dormir. Si je m'endormais, il y avait une forte probabilité que je ne me réveillerai plus jamais. J'avais froid et mon souffle se faisait de plus en plus lent, et mon coeur battait trop lentement. C'en était inquiétant. Je ne voulais pas mourir ici. Même si ma vie avait été un enfer depuis mon enfance, même si il me fallait maintenant me battre chaque jours pour lutter contre la folie qui entourait Undai, je refusais de mourir. J'avais peur de la mort. Eh oui! Qui l'eus cru? La furie Miyuki Nomura est effrayée par la mort! Et des contacts physiques aussi, mais bon, de ce côté, on peut comprendre le pourquoi! J'entendis du mouvement et vit bientôt la forme de Kaïla près de moi.

-Miyuki-San ? Parle-moi ! Dis-moi comment tu es arrivée à Undai. Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu quittes tes parents ?

Je grimaçai, incertaine si il me fallait répondre ou non. Mais avant que je ne puisse le faire, Kaïla me redressa en me tenant par les épaules. Je me tendis à son contact et mon instinct me criait de la frapper afin de faire cesser cette sensation inconfortable. Il me criait de la faire reculer, qu'elle envahissait mon espace, ma zone de confort. Instinctivement, j'essayai de fuir son toucher mais elle me plaqua doucement contre le mur afin que je me tienne droite. Je crois que toutes les deux nous soupirâmes lorsqu'elle me lâcha enfin. J'essayais de me concentrer sur ce qu'elle m'avait demandé. Ah oui, comment j'étais arrivée à Undai. Et ce qui m'a forcé à quitter mes parents. Je n'avais pas vraiment envie d'en parler, mais puisque je risquais de mourir dans pas très long, qu'est-ce que ça changerait si je le disais? Rien, absolument rien. Je pris une inspiration, lente et profonde et me concentrai sur les mots que j'allais prononcer.

-J'avais un père violent doublé d'un alcoolique... Ma mère... elle était trop faible et trop soumise pour ne faire quoi que ce soit afin de changer la situation dans laquelle nous vivions. Souvent, le soir, quand je rentrais de l'école... mon père me frappait, sans raison, et avec tout ce qui lui tombait sous la main... Une fois, il à utilisé sa ceinture. La boucle m'a laissé une vilaine coupure dans le dos...


Aujourd'hui, ce n'était plus qu'une cicatrice. Mais ce jour là, j'avais souffert. Je ne prévoyais pas le coup. J'étais rentrée chez moi sur la pointe des pieds, espérant pouvoir aller me cacher dans ma chambre avant que mon père ne me trouve. Mais je n'avais pas eu de chance.

-Il m'attendais dans ma chambre ce soir là... Dès que j'y suis entré, il s'est glissé derrière moi et m'a fouetté avec sa ceinture.


Je tressaillis lorsque je me rappelai de la douleur à ce moment. On aurait dit que du feu s'était propagé dans mon dos, ou qu'on venait de me poignarder. Je m'étais effondrée sur mon lit, sanglotant tandis que mon père riais à gorge déployée. Il me prenait pour un animal qu'il fallait dompter, et sa ceinture était, pour lui, le fouet idéal.
Je reportai mon attention sur Kaïla lorsque sa voix traversa les brumes de l'inconscience qui m'entourait, me ramenant à la réalité et à notre situation problématique.

-Je vais t'enlever cette balle. Laisses-toi faire.

Je hochai la tête et fermai les yeux un moment. Parler. Il me fallait continuer à parler afin d'éviter de m'endormir. J'ouvris les yeux à grande peine et Fronçai les sourcils. Où en étais-je rendue dans mon histoire? Ah, oui... Je me mis à trembler légèrement. De froid? Ou à cause de ces souvenirs horribles? Aucune idée. Je tournai de nouveau la tête vers Kaïla lorsque je l'entendis parler, attirant mon attention.

-Bon, tu vas mordre dedans pour pas faire trop de bruits...

Elle enleva son pull et enfonçai une des manches dans ma bouche afin de bloquer tous les sons qui pourraient en échapper. Je mordis dedans à pleine dent, me préparant à la douleur, les yeux écarquillés. J'avais peur, et surtout, j'avais mal. Lorsque Kaïla tenta de retirer la balle la première fois, la douleur fut telle que je mordis plus fort le pull, échappant un gémissement de douleur, et il me fallu me contrôler pour ne pas balancer mon poing valide contre sa tempe. Le souffle court, j'essayais de me contrôler et de faire abstraction à la douleur, mais c'était plus facile à dire qu'a faire. Bon sang que ça faisait mal! À sa deuxième tentative, elle réussi à retirer la balle dans un bruit visqueux. J'étais trop vidée de mes force pour crier, je ne fis que mordre le tissu une fois de plus, serrant les poings. Kaïla enroula un morceau de son t-shirt sur ma blessure, l'attachant serré afin de couper le plus possible l'hémorragie.

-Bon, au moins cela ne saignera plus... Oï Miyuki ! Ra... Racontes moi d'avantage ! Je suis sûre que ta vie n'est pas si merdique que tu prétends.

Je la regardai un moment avant de secouer la tête, retirant la manche de son pull de ma bouche avant d'avaler ma salive avec difficulté.

- Un soir... mon père est rentré à la maison, saoul comme à son habitude et s'en est pris à ma mère. Il l'a frappé copieusement, lui laissant des marques au visages. La raison pourquoi elle ne sortait jamais de la maison... Quand je suis arrivée de l'école...

Je déglutis avec difficulté, ne sachant pas trop comment j'allais mettre la suite en mots. C'était déjà assez pénible de parler, alors là...

-Quand je suis rentrée, il m'a assommée contre le mur... puis il m'a... il m'a...

Je détourne la tête, ne voulant pas croiser le regard de Kaïla.

-Il m'a violée sous les yeux de ma mère, impuissante...


Voilà, c'était dit. Maintenant, restait la suite.

-Je l'ai tué, Kaïla... J'ai tué mon père, ce sale porc. Lorsqu'il eu fini avec moi... je l'ai mordu dans le cou et lui ai déchiré l'artère... Il est mort au bout de son sang... Ironique, non? Je vais mourir de la même façon que mon père, cet homme que j'ai haïs de tout mon être.

Je laissai retomber ma tête sur le coté, trop faible pour pouvoir la garder droite plus longtemps. On me tapota la joue, ce qui me fit ouvrir les yeux. Tiens, j'avais fermé les paupières moi?

-Vis ! Je reviens, dors pas, ou je te jure que je viendrai te tuer moi-même.


Je la vis alors disparaître dans le trou, me laissant seule dans l'obscurité. Allait-elle revenir? Ou allait-elle me laisser mourir ici? Et pourquoi je me posais ces questions? Vraiment, je n'en avais aucune idée. Mais d'un côté, j'avais peur qu'elle ne revienne pas, qu'elle m'abandonne à mon sort. Mais c'est avec soulagement que je la revis quelques instants plus tard. Elle se planta devant moi et balança quelque chose au sol. L'écran d'accueil montrant un chaton était toujours allumé, je reconnus donc mon portable. Je souris faiblement. Ainsi, mon portable était vraiment tombé près de l'arbre. Soudainement, Kaïla me secoua, ce qui m'empêcha de fermer les paupières une fois de plus. Sérieusement, ces dernières avaient une très mauvaise manie à vouloir toujours se fermer par elles mêmes...

-Miyuki ! Les secours arrivent.

Puis elle disparu de mon champ de vision et je l'entendis vomir non loin. Je pouvais comprendre. Elle devait être sur les nerfs et m'avoir ôté cette balle n'avait surement pas aidé. Puis j'analysais ce qu'elle m'avais dit. Les secours venaient. J'allais peut être vivre finalement. Après un moment, Kaïla revint vers moi et je lui souris faiblement.

-Je suppose que ce n'est pas ce que tu as prévu en te levant ce matin.

-En effet... tout ce que je voulais c'était prendre une journée de repos... finalement, cette journée m'a fatiguée plus que d'autre choses!

Je secouai la tête et posai ma main valide sur mon épaule blessée afin de mettre une pression (assez faible il faut dire, puisque j'étais à bout de force) sur la blessure. Si je survivais, je le devrais à Kaïla. C'était elle qui avait retiré la balle, c'était elle qui m'avait tenue éveillée tout le long. Je lui devait la vie.

-Merci pour tout, Kaïla...

Je reposai ma tête contre le mur, attendant les secours. Quelle journée folle. Et dire que j'étais sortie au centre commercial que pour aller m'acheter un Cd de musique...
Un rire sans joie s'échappa de mes lèvres. Où était le Cd d'après vous? Eh oui! Dans ma hâte d'atteindre la gare, je l'avais probablement laissé là où je m'étais endormie. Ah bah tant pis! Dès que je rentre à Undai, je ne sorts plus de ma chambre pendant un long, très long moment. Et quiconque viendrait me déranger aura droit à mon humeur exécrable. À y penser, c'était déjà le cas. Je jette un regard à Kaïla et remarque le sang qui tache ses vêtements ainsi que ses mains.

-Gomen pour tes vêtements... je crois que j'ai eu une fuite.

Un petit rire m'échappe. Est-ce que je commençais à délirer? Non, c'était seulement mon humour à froid qui ressortais, rien de plus.

HRP: pas grave ^^ et t'inquiète, ton post est parfait ^^
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mar 17 Juil - 18:02

-En effet... tout ce que je voulais c'était prendre une journée de repos... finalement, cette journée m'a fatiguée plus que d'autre choses! Merci pour tout, Kaïla...

Je souris faiblement pour seule réponse à ses dires. Me remercier ? Elle ne le devait pas, après tout ce que j'ai fait a pu la tuer plus qu'autre chose. Après tout, je pouvais mettre cette journée dans la catégorie des jours mauvais mais où j'ai effectué une bonne action. Quelle ironie, si je n'avais pas fait le premier pas de sortir de ma chambre, de revoler de mes propres ailes, peut être que jamais je ne me retrouverais là... Mais d'un autre coté, quoi de mieux pour se sevrer d'un mal-être persistant que d'aider les autres dans le besoin ainsi que de se faire aider. Non, ce raisonnement n'avait rien de logique. Et son histoire... me fit comprendre cela.

-Gomen pour tes vêtements... je crois que j'ai eu une fuite.

Surprise, je la regardais pour reporter mon attention sur mes vêtements. Effectivement, ils sont à jeter dans la première poubelle que je trouverai. Je ris doucement, avec l’impatience de voir les lumières des gyrophares apparaître dans les parages. Ce n'était pas comme si je n'avais pas le loisir de m'offrir quelques pulls ou T-shirt sans le moindre problème. Cela serait même une bonne occasion d'aller faire un tour au Centre-Ville... Mais pas seule. Non, plus jamais je ne ferai l'erreur de sortir pour me retrouver à pas d'heure dans un bar, seule. Une parfaite victime dans une ville en plein milieu de la nuit. Je frissonnais. Quel dommage que je n'étais pas en bon état à ce moment précis quand ils nous ont attaqué, je suis sure qu'à deux, deux élèves de Undai aux aptitudes développées auraient mis hors jeu un bon nombre de ces abrutis. Quoi que... en prenant en compte l'arme à feu, je crois que on s'en est bien sortis ainsi.

-Heh, ce n'est pas grave. Pour des loques on fait bien dans le genre.

Après tout, c'est beau de se retrouver avec des vêtements déchirés ou plein de sang, n'est-ce pas ? Je soupirais et m'assis tranquillement à l'opposé de Miyuki, mon regard toujours planté sur elle de peur que, si je ne la fixe pas, elle mourrait... Comme si le fait de la regarder changerait quelque chose à son sort. Mon visage ne montrait aucune expression à part de la fatigue due à la longue journée d'aujourd'hui. Mes yeux se voilèrent derrière une nostalgie pesante, tandis que mon esprit se promenait sur les dires, l'histoire de cette inconnue.

-Cela a dû être difficile...

Simple murmure, tandis que je serrais les poings en détournant le regard. Miyuki, une fille qui a déjà tué dans sa vie. Si je devais être effrayée, ce n'était pas du tout le sentiment que je ressentais. Non, la colère contre cet être qui lui a fait du mal grondait en moi, tel un loup prêt à l'attaque. J'étais complètement d'accord avec son geste, elle a bien fait de tuer cet enfoiré qui l'a blessé et... violé. Ce monde était abjecte, dégoûtant à cause des êtres pareils, ils devraient tous périr dans d'affreuses souffrances. Était-ce la raison pour laquelle je restais ici avec cette fille ? Parce qu'elle a vécu l'enfer et que je pouvais la comprendre sous certains angles ? Non. Je n'étais pas du genre compatissante, et selon moi, tout le monde devait se battre pour soi, sans demander de la pitié d'autrui. C'est pourquoi, je ne comptais pas m'apitoyer sur ce qu'elle a vécu, cela la dégraderait d'avantage qu'autre chose. Je fronçais les sourcils avant de m'exclamer un peu trop fort.

-Tu ne mourras pas ici !

Me relevant d'un coup, je me plantais de toute ma hauteur devant elle. Le seul fait qui me déconcertait dans sa personne, c'était certainement la facilité avec laquelle elle m'a dit ce qu'elle a vécu... Aurait-elle fait le deuil du mal qui lui était fait ? Culpabilisait-elle après avoir tué son paternel ? Se sentait-elle mieux à présent ? Comment avait-elle combattu la honte qui suit un viol ? Était-elle honteuse de cela ? Tellement de questions que je n'avais pas le droit de poser à cette fille qui, au final, m'était complètement inconnue. Enfin... Peut-être moins à présent qu'elle m'a dévoilé des choses assez personnelles. Pourquoi voulais-je des réponses à ce genre de questions ? C'était très simple, mais je ne comptais pas en parler. Quoi que... Elle avait l'air forte et ne ressemblait pas à un chiffon qui se noie dans son malheur contrairement à ma personne... Prenant mon courage à deux mais, j'hésitais un instant avant de m'asseoir un peu plus loin de sa personne et de poser mon dos contre le mur en bois.

-Dis...

Je grimaçais cherchant mes mots, ne sachant pas comment formuler mes pensées. Il parait qu'il est plus facile de parler de ses malheurs et problèmes avec un inconnu... Dans mon cas ce n'était pas le cas. Je n'avais le droit de parler de mon mal-être à qui que ce soit, je devais mourir avec ce secret quitte à ce qu'il soit la cause de mon décès.

-Miyuki, comment as-tu... ?

Je me suis faite interrompre par un bruit qui déchirait la nuit. Alertée par les lumières au loin, je me levais précipitamment et dans un dernier « j'arrive », je sortis de la cabane, manquant de peu de me fracasser la figure contre le sol, dans ma maladresse due à la fatigue. Jurant comme pas permis, je me dépêchais dans la rue pour faire des grands signes des bras pour que l'ambulance s'arrête devant la maison. Je pouvais voir les lumières dans les fenêtres des maisons environnantes s'allumer à cause du boucan de dehors. Et là quand l'ambulance s'arrêta, quand un ambulancier sortit de cette dernière et qu'il s'approcha de moi, je me bloquais net ne sachant plus quoi dire. C'est quand il était à un mètre de moi que je me reculais vivement de sa personne avec de la peur folle dans les yeux. Même si je me suis habituée à la présence de Miyuki sans l'effet de l'alcool, ce n'était pas le cas pour ces abrutis d'humains qui devaient crever pour ne plus détruire cette planète de leur souillure.

-Elle est là-bas dans la cabane. Sauvez-là.

L'homme d'abord surprit, ne demanda pas son reste et parti vers l'endroit désigné. Je restais là, sans broncher, à regarder dans le vide le remue-ménage alentour. Je ne fis que dire 'non' de la tête ou me reculer quand une personne ou deux s'approchèrent de moi pour m'aider, en vue de l'état de mes vêtements. J'étais fatiguée, je n'avais pas envie de me débattre encore contre ces humains... Et pourtant, un sourire microscopique vint se peindre sur mon visage. Miyuki vivrait. Avec tout le mal qu'elle a vécu, c'était la moindre des choses de la laisser jouir de l'avenir, surtout si elle s'est débrouillé avec son passé. Je levais mes yeux vers le ciel noir, cette nuit était vraiment sombre. Un autre curieux s'approcha de moi et je serrais les dents et mon poing avec une horrible envie de l'abattre sur lui. Qu'on me laisse tranquille. Qu'allais-je faire à présent ?

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mer 18 Juil - 16:19

Kaïla rit doucement de ma blague médiocre et un léger sourire étira mes lèvres. Elle examina ses vêtements, comme pour s'assurer elle-même qu'ils étaient bel et bien bons pour les ordures. Les miens aussi devaient être complètement irrécupérable. Avec tout ce sang de perdu, qui avait taché mes vêtements, il me faudrait les jeter aussi. Je reportai mon attention sur Kaïla. Elle n'avait pas particulièrement réagit à mon histoire. Ou elle gardait ses sentiments pour elle. Au moins, elle ne passait pas de commentaires qui nous aurait probablement plongées dans un silence gênant.

-Heh, ce n'est pas grave. Pour des loques on fait bien dans le genre.

Je hochai doucement la tête, me concentrant sur un point fixe dans le mur. Peut être qu'en gardant mon attention sur ce point, je m'empêcherais de sombrer dans un sommeil? Mes paupières voulaient absolument se fermer, et me concentrer sur ce défaut dans le mur m'aidait à garder les yeux ouverts. J'entendis Kaïla soupirer et la vis s'asseoir du coin de l'oeil, gardant son regard sur moi. Nous restâmes silencieuse un moment, dans cet espace restreint. Je tendis l'oreille, essayant d'entendre une quelconque sirène d'ambulance, mais la nuit était silencieuse, seulement brisée par le bruit de la circulation au loin.

-Cela a dû être difficile...


Je tournai la tête vers Kaïla, plongeant mon regard dans le sien. Elle avait parlé dans un faible murmure, mais je l'avais quand même entendu. Ça, pour avoir été difficile, ça l'avait été. Au début, suite à ce que mon père m'avait fait, j'étais tombée dans un espèce d'état légume et farouche, mordant toutes personnes qui s'approchaient de moi et restant enfermée dans ma chambre au centre de détention, refusant de quitter l'endroit. Bien sur, on me forçait à sortir, le plus souvent en m'attachant à une civière afin que j'évite de blesser qui que ce soit. Mais chaque fois qu'on venais me chercher, quelqu'un sortait de ma chambre avec un morceau de peau en moins et du sang, beaucoup de sang. Au bout d'un moment, on me laissa tranquille, et je pus me morfondre seule dans ma chambre sans qu'on me dérange. Ce n'est qu'au bout de deux semaines que je compris qu'il me fallait me relever. Que mon père ne m'avait pas complètement atteinte. Il avait peut être brutaliser mon corps, et souillé ce dernier. Mais mon âme, ma personne, elle était intacte. Il ne parviendrait jamais à me l'enlever. Ce n'est que lorsque j'ai compris ça que j'ai décidé de me battre à nouveau, de lutter. Mon père n'avait simplement montré qu'il était un faible en me prenant de la sorte. Moi, j'étais forte. Lui, c'était un insecte, que j'avais volontiers écrabouillé de mon talon. Mais j'avais souffert. Oh que oui, j'avais beaucoup souffert.

-Tu ne mourras pas ici !


Kaïla se releva d'un bon, me toisant de toute sa hauteur. Je ne pus m'empêcher de sourire devant sa réaction. Comment pouvait-elle être certaine que je ne mourrais pas ici? Qui sait, si ce n'est pas ici, ça va probablement être dans l'ambulance, alors qu'on se dirige à l'hôpital? Je me demandai si Kaïla allait monter dans l'ambulance elle aussi afin de m'accompagner. Mais j'en doutais. Elle en avais probablement assez de veiller sur une semi-morte, elle voudrait probablement partir au plus vite afin d'aller se reposer. Elle en avait déjà fait beaucoup. Elle méritais bien une bonne nuit de sommeil et peut être même une journée complète de repos.
Ma tête devenait de plus en plus lourde à supporter, je la laissai donc tomber vers l'arrière, m'accotant contre le mur. Je soupirai et resserrai ma main contre mon épaule blessée, essayant de contenir le sang un peu plus. Kaïla se rassit, posant son dos contre le mur de la cabane.

-Dis...


Je regardai Kaïla, me demandant ce qu'elle allait me demander.

-Nani?


-Miyuki, comment as-tu... ?


Mais un bruit déchirant perça la nuit, la coupant en plein milieu de sa phrase. Je devinai que les secours étaient finalement arrivés. Il était à peu près temps! Kaïla ne perdis pas de temps. Avec un rapide "J'arrive", elle sauta eu bas de la cabane, me laissant seule une fois de plus. J'attendis dans la cabane, éclairée maintenant de lumière rouge alors que les gyrophares approchaient. Je n'entendis pas si Kaïla parlait aux ambulanciers, la sirène couvrant ses paroles. Finalement, après un moment, un homme passa la tête dans l'ouverture et me sourit lorsque son regard se posa sur moi. Je reculai par réflexe, le foudroyant du regard lorsqu'il tendit la main dans ma direction. J'étais peut être devenue plus forte suite à ce que mon père m'avait fait. Mais bon dieu que je haïssais les contacts physiques. L'homme tenta alors de me saisir par le bras et je me jetai contre la paroi opposée de la cabane. Mais faible comme je l'étais, je ne fis que m'écraser sans élégance au sol, grognant de douleur. L'homme jura et cria vers le bas.

-Hey, viens me donner un coup de main, c'est une vrai tigresse!

Il parlait probablement à son collègue. Je me redressai tant bien que mal, le regardant de sous ma frange, mon regard dur. Je savais qu'il me faudrait tôt ou tard supporter son toucher. Mais il y a des peurs qui ne partent pas qu'en quelques jours. L'homme tenta de me calmer, de me dire qu'il était là pour m'aider, mais rien à faire, je restais dans mon coin, évitant le plus possible son contact. Après un moment, il grimpa complètement dans la cabane, me toisant de toute sa hauteur (enfin, ce que la cabane lui permettait puisqu'il était obligé de se penché afin d'éviter que sa tête touche le plafond). Bientôt, une deuxième tête masculine apparut dans l'ouverture et le nouveau venu donna une seringue à son collègue. Je me reculai encore plus dans le coin, cherchant à fuir.

-On va t'injecter de la morphine, tout va bien.


L'homme à la seringue s'approcha de moi, une main tendue. Dès qu'il fut trop près, je le mordis. Il cria à la fois de douleur et de surprise, me regardant avec des yeux perplexes.

-Elle m'a mordue!

Le deuxième homme se hissa alors dans la cabane à son tour et se jeta sur moi, attrapant mes bras et me les plaquant au sol. J'essayai de me débattre, mais dans mon état de faiblesse, c'était impossible. Il me maintint au sol tandis que je sentais une piqure dans mon avant bras, puis on m'injecta le liquide. Je cessai de me débattre, puis les hommes entreprirent de me faire sortir de la cabane, l'un me tenant par les jambes et l'autre en me soutenant sous les aisselles. Il y eu quelques complications à cause de l'échelle, mais finalement, on me posa sur une civière avant de m'y atteler solidement. Je regardai autour de moi, cherchant Kaïla du regard, mais ne la vit nulle part. Je décidai donc de fermer les yeux tandis qu'on portait la civière vers le véhicule de secours. J'avais toutes les peines du monde à rester éveillée. Un des ambulanciers me força à ouvrir les yeux, me disant qu'il ne fallait pas que je m'endorme. Facile à dire.

-Mon portable... j'crois qu'il est encore là haut...


Je l'avais déjà perdu une fois, pas la peine de le perdre une fois de plus! Mais l'ambulancier m'ignora et déchira la manche de mon chandail afin de me dégager l'épaule. Il examina la blessure puis haussa un sourcil.

-Qui a retiré la balle?


-La fille qui se trouvait avec moi... elle m'a aidé...


Il tenta d'avoir plus d'information à propos de Kaïla mais je gardai le silence, refusant même de divulguer son nom. Je voulais lui éviter les ennuis. Je fermai les yeux de nouveau tandis que l'homme s'occupait de ma blessure. Pourtant, on ne partait toujours pas. Qu'est-ce qui les retenait bordel? Que je me vide complètement de mon sang?
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Jeu 19 Juil - 22:06

Posée dans l'ombre de la nuit après avoir évité de peu de mettre mon poing dans la face d'un homme de l'âge mûr, je soupirais de fatigue en me frottant les yeux. Quelle journée pleine de rebondissements, j'en avais presque marre pour tout le reste de ma vie. Fatiguée, exténuée au juste, je ne savais pas ce que j'allais faire à présent. Je n'étais pas blessée, donc il n'y avait pas vraiment de sujet à s'inquiéter pour ma personne, seuls mes vêtements étaient dégueulasses et pouvaient montrer ce que j'ai vécu en ce jour maudit. Devrais-je paraître devant un tribunal ? Devrais-je témoigner pour les blessures de Miyuki ? Je ne voulais vraiment pas me retrouver dans ce genre de situation. Et Miyuki ? Voulait-elle se faire chier à être interrogée par des inspecteurs en tout genre, étant vue comme une victime d'agression à l'arme blanche ? Je voyais déjà les questions que les policiers pourraient lui poser, passant de « tu as vu la tête du tireur » à « que faisais-tu là-bas ». Je soupirais, il fallait que je ne me mette pas dans cette merde en tout cas, sinon j'allais me suicider par trop de fréquentation avec les humains.

Mes yeux descendirent sur ce qu'il se passait non-loin de ma personne, une civière avec deux ambulanciers se dirigeait vers le véhicule qui devait l'amener à l'hôpital. Je souris faiblement, il était certain qu'à présent, la jeune fille blonde était entre des bonnes mains. Sans danger pour sa vie, elle pouvait se reposer tranquillement, tandis que je... j'allais faire quoi ? Je n'avais aucun moyen d'appeler un taxi et je ne pense pas qu'on allait me laisser partir tranquillement en vue de mon apparence désastreuse. Comment savais-je cela ? Tout simplement parce que je me retrouvais encadrée par deux policiers venus de je ne sais où. Grimaçant quand un d'eux me prit par la main pour me demander comment j'allais, je me dégageais de son emprise avec un regard furieux avant de me tourner vers l'ambulance. Merde... Je ne voulais pas me faire interroger ni quoi que ce soit, et j'étais une cible trop facile pour ces abrutis. La seule échappatoire qui se présentait à moi, c'était justement ce machin bruyant où se trouvait Miyuki. Tenant le tout pour le tout, je me mis à courir vers le véhicule et je plongeais littéralement dedans avant de me retrouver à coté de la civière et de l'ambulancier. Sans demander mon reste, je lui sortis mon regard froid avant de changer de place pour aller de l'autre coté du lit improvisé de l'étudiante de Undai. Parce que oui, je ne comptais pas me retrouver à coté de cet homme bon ou mauvais qu'il pouvait être.

-Blessée, je viens avec vous.

Furent mes mots en vue du regard interrogatoire que me lançait l'homme. Il n'insista pas, mes habits parlant à ma place de mon soi-disant état. C'est quand les doubles portes métalliques de l'ambulance, se fermèrent que je soufflais enfin de soulagement. Tandis que le véhicule démarrait dans le chaos régnant dans le quartier, je posais mes yeux sur Miyuki. Que savais-je de cette fille, rien, à part ses malheurs. Ses malheur... ses... Je fronçais les sourcils sans faire attention aux gestes du sauveteur qui se débrouillait à merveille avec la plaie de la blessée. Il me posait juste quelques questions par rapport à ce qu'il était arrivé et comment se faisait-il que Myuki n'avait plus de balle logée dans son corps, sans oublier mon identité. Je ne répondis que par des « oui » ou « non » sans donner plus de précision quant à ma personne, de peur de m'attirer encore plus de problèmes qu'il ne le fallait. Étrangement, je ne le sentais pas bien toute cette histoire.

-Miyuki... tu es à... je suppose...

Tout à coup je tapais dans ma main en réalisant les choses. Le meilleur endroit pour fuir les problèmes de la vie extérieur, était de se cacher dans la cage du fauve qu'était l'Académie Undai en personne. En plus, Miyuki m'a confirmé qu'elle était étudiante là-bas, et je suis sûre qu'avec la technologie avancée de cet endroit, elle serait guérie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Voilà que même à pas d'heure, j'avais encore des pensées assez cohérentes. Cela nous évitera, autant pour elle que pour moi, de nous retrouver dans des impasses monstres pour si peu. Et si elle voulait porter plainte contre nos agresseurs du dimanche, elle aurait qu'à le faire par la suite.

-à Undai ! Conduisez-nous à Undai Gakuen ! Vous savez où c'est n'est-ce pas ? Ils vont l'aider aussi bien là-bas qu'à l'hôpital !

Tandis que je prononçais ces mots, mon esprit percuta mais quand il fut déjà trop tard. Affichant une mine craintive, je laissais mes yeux descendre sur Miyuki avec des sueurs dans le dos. En quelque sorte, par mon empressement, je venais de me faire cramer. Je venais de divulguer une information que je tenais bien secrète. Se rendra-t-elle compte que je venais de Undai aussi ? En vue de mes paroles sûres de moi, je crois que oui. Laissant échapper un petit rire nerveux, je détournais le regard sous les protestations de l'ambulancier. Ne tenant plus, je passais mes mains par dessus la civière, et j'empoignais l'homme par le col avec un regard menaçant.

-Faites ce que je vous dis, bordel !

Avant de relâcher ma prise avec un dégoût bien prononcé sur le visage. Oui, le toucher m'horrifiait, et j'avais qu'une envie, c'était de fracasser la tête à ce pauvre imbécile qui ne comprenait rien à la vie. Bon sang que je ne contrôlais plus rien à la situation. Cela m'effrayait.

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Miyuki Nomura

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Ven 20 Juil - 0:21

L'homme s'occupa de nettoyer mon épaule, m'arrachant des grimaces de douleurs chaque fois qu'il touchait ma peau. Il écarta un peu plus le pan de mon vêtement de sur mon épaule et je me retrouvai bientôt cette dernière complètement dénudée afin de faciliter la tâche à l'ambulancier. Je le regardais faire, craintive et surveillant ses mains, ne les perdant pas de vue. L'ambulance n'avait toujours pas démarrée et je commençais sérieusement à perdre patience. À croire qu'on ne partirait jamais d'ici. Il aurait peut être été mieux de se rendre nous même à l'hôpital, Kaïla et moi. On y serait probablement déjà arrivée! Je grognai de douleur lorsque l'ambulancier nettoya mon épaule avec un produit qui fit chauffer ma plaie. Je le foudroyai de regard, serrant les mâchoires. Après un moment, n'en pouvant plus, je m'exclamai:

- Bordel, mais quand est-ce que cette fichue ambulance va-t-elle partir?!

L'ambulancier me regarda avec surprise, mais n'eut pas le temps de se justifier. Une forme passa comme un coup de vents entre les portes de l'ambulance, avant de s'arrêter aux côtés de l'homme. Je reconnus Kaïla et la regardai avec surprise, me demandant ce qu'elle pouvait bien faire là. L'ambulancier la regarda un moment, s'apprêtant à dire quelque chose, mais Kaïla le coupa en changeant de côté, se plaçant à l'opposé de l'homme au lieu d'à côté, avant de lui dire:

-Blessée, je viens avec vous.


J'arquai un sourcil tout en regardant Kaïla mais m’abstins de tout commentaire. Kaïla s'assit en soupirant, et finalement, les doubles portes à l'arrière de l'ambulance se fermèrent et, quelques secondes plus tard, nous étions en route. Je continuai de regarder Kaïla, me demandant pourquoi elle s'était soudainement jetée à l'intérieur de l'ambulance comme ça. Elle n'était pas blessée, simple mensonge qui lui permettait un tour en ambulance, mais je n'arrivais pas à déterminer ses motifs quant à ses actions. Elle me regarda à son tour et je supportai son regard sans flancher, malgré ma fatigue et le fait que mes paupières voulaient fermer d'elles même.

-Miyuki... tu es à... je suppose...

Je la regardai avec un air perplexe tandis qu'elle frappait dans ses mains, comme si elle venait de trouver la meilleure solution à notre situation. Je me demandais bien à ce qu'elle pensait, parce que moi, j'en avais aucune idée. Avait-elle trouvé une solution quant à notre pétrin? Si oui, lequel? Allait-il être efficace?

-à Undai ! Conduisez-nous à Undai Gakuen ! Vous savez où c'est n'est-ce pas ? Ils vont l'aider aussi bien là-bas qu'à l'hôpital !


Je la regardai un moment sans rien dire, surprise. Undai? Mais comment savait-elle que je serais mieux soignée là bas qu'a l'hôpital? Un faible sourire étira mes lèvres et je secouai lentement ma tête, plongeant mon regard saphir dans ses rubis.

-Ainsi donc, toi aussi tu viens d'Undai. Je ne l'aurai jamais deviné...


Y avait-il un problème à cela? Aucun. Pourquoi est-ce que je mépriserait Kaïla, seulement parce que je la savais d'Undai? Je n'avais aucune raison valables pour la mépriser. En fait, elle m'avait sauvé la vie ce soir, je lui devais plutôt des remerciements, et non du mépris. Je ne savais pas ce qu'elle avait fait pour se retrouver à Undai, ni depuis combien de temps elle s'y trouvait. Je ne me rappelais pas de l'avoir croisée auparavant. Peut être parce qu'elle fuyait les gens, tout comme moi? Moi-même je restais enfermée dans ma chambre la plupart du temps et n'y sortais que lorsqu'il y avait nécessité. Mais j'avais beau me creuser la mémoire, je ne me rappelais pas de l'avoir vu auparavant. Et elle même ne donnais pas l'impression de savoir qui j'étais. Elle ne savait donc pas que j'étais la furie d'Undai, qu'un bon nombre de personnes intelligente ou du moins ayant un quelconque instinct de survie, évitait le plus possible afin d'éviter de se ramasser avec des bleus ou pire. L'ambulancier regarda Kaïla comme si cette dernière était folle tandis qu'elle riait nerveusement et protesta ce qu'elle suggérait. Il croyait surement que j'avais plus de chance de m'en sortir à l'hôpital, et non dans une quelconque école pour les fous. Perdant son sang froid face au refus de l'ambulancier, Kaïla se pencha au dessus de la civière, agrippant ce dernier par le collet. En bougeant sa main, l'ambulancier toucha ma blessure et je grimaçai de douleur tout en le foudroyant du regard, mais ce dernier avait porté toute son attention sur une Kaïla à bout de nerfs.

-Faites ce que je vous dis, bordel !


Elle le relâcha aussitôt, comme si le seul fait de toucher cet homme lui brûlait la peau, un dégoût nettement visible peint sur le visage. Je regardai l'homme, mais ce dernier ne semblait pas prendre Kaïla au sérieux. Avec son air fatigué et de petit chaton en colère, faut dire qu'elle ne faisait pas aussi effet que moi, une furie enragée qui montrait les dents. Comme l'homme semblait ne pas vouloir écouter Kaïla, je volai à son secours. Je pensais aussi qu'Undai serait une bien meilleure solution que l'hôpital. Sans avertissement, je ramenai une jambe contre mon torse avant de balancer un violent coup de pied sur le genou de l'ambulancier, lui arrachant un glapissement de surprise où se mêlait la douleur. Il me regarda sans comprendre et je le foudroyai du regard.

-Faites ce qu'elle vous dit, sinon je vais vous mordre encore, et cette fois-ci, il y aura un doigt en moins. Je vous laisse choisir lequel
.

L’homme sembla considérer mes paroles un moment, essayant de déterminer si j'étais sérieuse. Quelque chose dans mon regard (une flamme de violence, peut être?) sembla le décider et il cria au chauffeur de se diriger vers Undai, ce qu'il fit sans attendre. Je me laissai mollement retomber sur la civière, vidée de toute énergie. Je fermai les paupières, voulant m'abandonner au sommeil. Bordel que j'étais épuisée. Et faible, complètement faible. Je voulais dormir. Était-ce trop demander?

-Dis Kaïla, je peux dormir? J'en ai marre de lutter... j'ai sommeil...


Je me sentais déjà partir, mais l'ambulancier m'empêcha de sombrer dans un sommeil réparateur en me tapotant l'épaule. Je crois que ma réaction nous surpris tous les trois. Moi qui pensait être vidée d'énergie, voilà que j'en trouvais encore des réserves. Lorsque l'ambulancier me toucha, je me reculai vivement de son toucher, tombant sans élégance au bas de la civière et me retrouvant aux pieds de Kaïla, grognant de douleur et jurant comme pas possible. Dans le mouvement, je m'étais empirée la blessure à l'épaule qui se remit bien vite à saigner. L'homme se leva et se pencha vers moi, visiblement pour m'aider, mais recula vivement lorsque je tentai de lui mordre la main, préférant finalement garder ses doigts intacts.

-Ne me touche pas, sale porc
, marmonnais-je, tentant de me redresser tant bien que mal.

Mais mes bras, trop faibles, ne me servaient plus à rien. Je me laissai donc retomber sur le sol, encaissant les sursauts que la voiture faisait en passant sur des bosses et des trous. J’espérais que l'homme allait maintenant me laisser tranquille. Sinon il y aurait du sang, et pas que le mien. Je fermai de nouveau les yeux, épuisée. Je voulais qu'on me laisse tranquille. Je voulais dormir. Si possible, dans mon lit super confo à Undai. Le plus tôt sera pour le mieux. Je tentai de ramper un peu plus loin de Kaïla, sachant qu'elle avait horreur elle aussi des contacts, je ne voulais pas qu'elle aie à supporter ma présence indésirable à ses pieds. Je me retrouvai donc sous la civière, hors de vue de l'ambulancier, mais Kaïla pouvait toujours me voir. Je ne savais pas ce qu'elle pensait de ma réaction. Visiblement, elle ne s'attendait pas à me voir réagir de la sorte, et son regard valait milles mots. Je détournai le regard et posai mes bras sous ma tête, comme pour en faire un oreiller de fortune.

- Ne me regarde pas comme ça...


J'avais marmonné, mais j'étais certaine qu'elle m'avait entendue. Je ne voulais pas de son regard perplexe et plein de question. Ce n'était pas tout le monde qui savait que j'avais horreur des contacts. En général, les gens pensaient que je n'aimais seulement pas les autres, le pourquoi je gardais mes distances. Mais en vérité, c'était parce que j'avais complètement horreur des contacts. Et quiconque me touchait risquait une très belle morsure. Comme cet ambulancier stupide.
Je devais avoir l'air d'un animal farouche qui refuse de sortir de sa cachette tandis que je me cachait sous la civière, les paupières tombantes. Je n'allais pas tarder à m'endormir. Et qui disait sommeil disait aussi des paroles qu'on ne prononcerait jamais en étant dans son état normal.

-Kaïla. Ne le laisse pas me toucher... tiens le loin de moi...


Mes yeux fermèrent et ma tête devint trop lourde pour que je puisse la supporter plus longtemps. Je me résignai donc de la laisser reposer sur mes bras croisés. Avais-je l'air complètement pathétique? Probablement, très probablement.
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Lun 30 Juil - 23:08

Si je fus surprise quand Miyuki trouva la force de se lever et de menacer l'ambulancier, je ne laissai rien paraître, ne jugeant en rien son comportement, restant juste là, à observer en silence ce qui se passait devant mes yeux. J'eus juste le plaisir de voir que l'homme têtu comme il pouvait être, ne se laissa pas prier longtemps pour accepter la demande de la jeune femme blonde. Sceptique que je pouvais être, je me demandai un instant ce qu'il s'était passé dans la cabane pour que cet homme se devant d'être viril, a subis pour obtempérer ainsi. Mais je fus tout de même satisfaite de constater que notre destination prochaine sera l'Académie Undai. L'air de rien, j'avais hâte de retrouver mon lit, cet espace sécurisé dont j'aspirais à la tranquillité... Parce que oui, j'étais crevée morte, mal habillée avec du sang desséché un peu partout, en compagnie d'une étudiante de Undai que je me devais de haïr par définition mais dont je n'avais pas le cœur pour ce genre de sentiment, sans oublier la présence de l'autre homme dans un espace restreint... Oui, je me sentais mal, oui j'en avais marre, oui j'allais péter un câble dans les secondes à venir si on ne me laisse pas respirer.

-Dis Kaïla, je peux dormir? J'en ai marre de lutter... j'ai sommeil...

D'abord surprise, je descendis mes rubis vers mon interlocutrice sans vraiment la voir. Dormir ? C'était ce qui était de plus logique à faire dans cette nuit éprouvante, mais de là à savoir si elle pouvait se permettre ce genre de délivrance... Cela, je ne savais pas. Quoi que, la réponse me vint rapidement à l'esprit quand l'ambulancier essaya de la tenir réveillée. Le résultat ? Je sursautais quand une masse vint se fracasser contre le sol dans un bruit métallique déplaisant à mes oreilles, juste à mes pieds. D'abord mal à l'aise de cette proximité, je me reculais doucement vers le fond de l’ambulance, enfin reculer était un grand mot vu que je n'avais pas plus d'un mètre de libre avant de me cogner à la porte du véhicule. Soupirant doucement, je fronçais des sourcils quand Miyuki se cacha sous le brancard.

-Ne me touche pas, sale porc. Ne me regarde pas comme ça...

Détournant vivement le regard avec un rougissement gêné sur le visage, j'essayais de reprendre contenance sans plus attendre, mais toujours sans regarder la blonde à nouveau. Pourquoi ce genre de gêne occasionnée par un simple mot ? Tout simplement, car sa réaction vive contre l'ambulancier, l'homme qui se devait de la maintenir en vie, me surprit grandement. Je me demandais si elle n'avait pas quelques problèmes avec le toucher, elle aussi. Même si je ne pouvais l'affirmer par son geste brusque, j'avais quelques soupçons tout de même. Évidement, j'ai remarqué que cette étudiante de Undai, avait l'air assez distance, mais de là à... Quoi qu'il en soit, je n'avais pas à me préoccuper de cela ou alors de la juger. Chacun avait sa vie, et j'étais très mal placée pour mettre en question celles des autres. Mais... Pourtant, je me demandais pourquoi cette réaction brutale, serait-ce une séquelle de ce qu'elle a vécu dans son passé ? Je frissonnai légèrement rien qu'en pensant à ce genre de choses, non, je n'avais pas le droit d'enquêter sur la vie des autres, je ne voulais pas qu'on le fasse dans la mienne, alors... Autant garder sa curiosité pour soi-même.

-Kaïla. Ne le laisse pas me toucher... tiens le loin de moi...

Instinctivement, mon regard revint se planter sur la silhouette de Miyuki, mais cette fois sans aucune expression visible sur le visage. Froide que je pouvais être sur le moment en oubliant mes airs de fatigue, je la fixais durement avant de réaliser ce qu'elle venait de dire, et surtout, l'état dans lequel elle était. Me frottant le visage avec ma main avant de faire signe à l'ambulancier de se plier à la demande de la blonde, je lui dis clairement que je ne laisserai pas sa patiente s'endormir, en vue de son air paniqué. Shootant dans le brancard sans plus de cérémonie, je m'excusais à mi-mot en me rendant compte que je venais d'écraser les jambes de l'homme assit en face de moi. Satisfaite du résultat après qu'il m’ait tenu tête pour la destination que nous devions emprunter, je m'accroupis devant Miyuki avec un air ennuyé bien présent sur mes traits. Que faire ? J'étais persuadée que nous n'étions pas loin de Undai, alors autant qu'elle ne clamse pas maintenant.

-Oï, si tu veux qu'il ne s'approche pas, aucun souci. Mais dors pas, sinon je te balance en dehors de cette ambulance, j'ai horreur des cadavres.

Moi marrante ? Non pas du tout. Sachant qu'elle n'aimait pas se faire toucher, ou alors, ne voulant pas me retrouver sans main à cause d'un geste dit inapproprié par sa personne. Oui, je savais qu'est-ce que c'était de haïr le toucher, alors il ne fallait pas compter sur moi pour aller à l'encontre de cette phobie.

-On est presque arrivés à Undai, Miyuki-San. Tu as tenu avec une balle dans le corps à moitié vidée de ton sang, alors tu ne vas pas te laisser aller maintenant quoi.

Oui, ce serait injuste, que ce soit pour elle qui a vécu tout cela, ou pour moi qui ai essayé de la tenir en vie. Quoi qu'il en soit, si je devais lui cogner dessus pour qu'elle soit lucide, j'allais le faire peu importe si elle m'a sauvé ou pas. Non, la gentillesse n'était pas mon point fort, quoi que... Peu importe, trop penser me fatiguait d'avantage.

-Alors comme cela, t'aimes pas te faire toucher hein. C'est assez difficile quand t'es à Undai, avec tous les combats et autres...

Cette fois, je la gratifiais d'une voix détachée, presque ennuyée. Comme si ma phrase était une affirmation sans moindre signification, sans donner la raison à ma pensée. Et pourtant, cette simple phrase était emplie de questionnements, de remords, d'accusations envers ces fichus enfoirés ayant juste un peu de pouvoir pour faire mal aux autres, sans oublier la haine qui menaçait à chaque instant de faire surface dans mes yeux ternes. Me relevant pour me dégourdir les jambes, je perdis l'équilibre quand le véhicule aux gyrophares s'arrêta net. Jurant comme pas permis, je haussais d'un coup ma voix avec tout l'agacement du monde dans cette unique question :

-Mais c'est quoi ce bordel ?!

Je n’eus pas le temps de m'époumoner d'avantage sous la colère, que les portes s'ouvrirent. Par réflexe, je sautais à l'extérieur comme libérée de cet espace d’enfermement où j'étais coincée. C'est là, quand les deux ambulanciers étaient à l'intérieur du véhicule que je me repérai facilement dans la nuit noir, en vue du nombre de fois où je me trouvais ici pour rôder la nuit. Undai. Et plus exactement, le pont de Undai éclairé par des lumières bleues ou rouges. Heureuse comme jamais, je m'empressais pour retourner dans l'ambulance et déclarer d'une voix enjouée.

-Miyuki ! Montes sur le lit, on est à Undai !

Sans attendre qu'elle dise quoi que ce soit, je poussais un des hommes et attrapais la fille blonde par son bras valide, ne faisant même pas attention au fait qu'elle puisse détester ce contact, après tout je n'avais pas de preuve formelle du fait qu'elle n'aimait pas le toucher, même si je le sentais à plein nez. Pourtant, je ne prolongeais pas le contact physique que moi-même je ne supportais pas. Avec un râle assez étrange disant merde au monde, je la relevais d'un coup avant de m'éloigner en sortant de l'ambulance avec un dernier « Désolée, mais c'est mieux que ce soit moi qui t'aide que lui... ». Enfin dehors, je n'attendis pas plus et fis quelques pas en direction de Undai, me trouvant à bonne distance du monde normal, comme je me plaisais à appeler tout ce qui n'était pas l'Académie, je matérialisais ma robe, sentant toute la force me submerger avant de... De comprendre que c'était une mauvaise idée en vue de mon manque d'énergie…

Je dématérialisai ce qui me servait de robe de combat en pestant contre l'infortune qui me suivait à la trace aujourd'hui. Soupirant, je me tournais vers les dortoirs qui m'appelaient à grands cris avant de comprendre, que là aussi je n'avais pas de chance, car dans cette école de merde, il y avait un couvre feu... Ce qui voulait dire, que je n'avais aucun moyen d'aller dormir en vue des heures ouvrables des portes. Encore, si j'avais ne serait ce qu'un peu de force, j'aurais pu faire un petit tour de passe-passe et arriver tranquillement dans mon lit, mais là, il m'était impossible de faire quoi que ce soit. Jurant de désespoir, je me tournais vers ce qui me semblait être la civière accompagnée de deux silhouettes.

-Dis Miyuki-San, tu crois que si je brise une vitre ou deux, je m'attirerai beaucoup de problèmes ?

C'était le moins qu'on pouvait dire. Je ris moi-même à cette question dont la réponse était pourtant si évidente. Je n'étais pas suicidaire tout de même. Avec une frustration bien présente dans mes gestes et paroles, j'épluchais diverses possibilités qui s'offraient à moi. Je pouvais rester là et camper devant les portes des dortoirs en attendant qu'elles s'ouvrent... Mais je trouvais cela trop dangereux. Parce que qui dit Undai, dit danger... Et bizarrement, je savais très bien ce qu'il en était dans cette école. Une autre solution qui s'offrait à moi, c'était d'aller à l'infirmerie, cet endroit qui puait l'hôpital ou la mort... Cet endroit où j'ai passé beaucoup de temps dans d'affreuses souffrances, mais aussi ces murs blancs et draps immaculés que j'évitais comme la peste depuis qu'une infirmière a élue son sanctuaire là-bas... Et étrangement, je n'avais pas envie de la croiser. Mais bon... Quels choix s'offraient à moi dans ce cas ?

-Je crois que je n'ai pas d'autre choix que de venir avec toi à l'infirmerie.

Je dis cela avec un ton assez faible, car oui, je n'avais pas d'autres choix. C'est pour cela que je suivis le brancard sans rien ajouter. Le danger était tapi partout dans ce lieu, autant l'affronter de face en se plongeant en plein milieu de cet asile de fous furieux qui ne demandaient que du sang. Avec un peu de chance, demain matin, je me réveillerais assez tôt et m'enfuirai illico dans ma chambre, après tout, j'en avais l'habitude.

HRP: Pardonne-moi ce retard monstre! ^^"

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mar 31 Juil - 0:53

J'entendis un boucan d'enfer au dessus de moi lorsque la civière fut brusquement repoussée et je lâchai un grognement irrité lorsque la lumière de la cabine de l'ambulance vint blesser mes yeux fatigués. J'ouvris à moitié les paupières pour voir Kaïla s'accroupir à mes côtés, un air ennuyé étirant les traits de son visage. Elle devait en avoir marre de m'avoir dans les pattes et de mes réactions imprévisibles. Je la regardai sans rien dire, toujours étendue au sol, attendant qu'elle parle la première.

-Oï, si tu veux qu'il ne s'approche pas, aucun souci. Mais dors pas, sinon je te balance en dehors de cette ambulance, j'ai horreur des cadavres.


Un rire m'échappa et je plongeai mon regard dans le sien. Elle avait raison cependant. Il me fallait rester éveiller, encore un peu. Nous étions probablement tout près d'Undai, donc il me fallait tenir un peu plus longtemps.

-Après tout le mal que tu t'es donné pour me garder en vie, tu me balancerait par dessus bord sans ménagement? Quoique, pour garder une personne réveillée, le seul fait de penser à cette idée donne des sueurs froides et un cauchemar qui nous tien éveillé...


Disons simplement que je ne voulais absolument pas me faire érafler le visage sur le pavé. Vous imaginez la douleur? Bah pas moi, je ne veux même pas y penser!

-Et je ne suis pas un cadavre, même si j'en ai l'air d'un.


Un moment passa et je me forçai à garder les yeux ouverts, essayant de me concentrer sur les paroles d'une chanson. Bah quoi? Chacun son truc pour se garder éveillé, hein!

-On est presque arrivés à Undai, Miyuki-San. Tu as tenu avec une balle dans le corps à moitié vidée de ton sang, alors tu ne vas pas te laisser aller maintenant quoi.


Je portai de nouveau mon regard sur Kaïla et sourit. Non, je n'allais pas abandonner. J'étais une battante, et même si l'idée de fermer les yeux et de me laisser aller était plus qu'attirante, je luttais de toutes mes forces pour résister encore un peu, le temps qu'on arrive à Undai. Une fois là bas, je pourrais... quoi, au fait? C'était sur et certain que ma prochaine destination serait l'infirmerie, aucun doutes là dessus. Il n'étais pas question que je me dirige droit dans ma chambre. De un: couvre feu. De deux: si je faisais ça, il y avait de forte chance que je ne me réveille plus jamais, et là, il y aurait vraiment un cadavre à Undai. Je soupirai et secouai lentement la tête.

-Ça serait du gâchis, hein? S'être donné tout ce mal, avoir ruiné tes vêtements et s'être épuisé à mort pour se rendre compte que finalement, j'ai passé l'arme à gauche. Non, t'inquiète, je vais lutter encore un peu. Faut bien récompenser tout le mal que tu t'es donné pour me garder en vie.

Mais une chose me titillait l'esprit. Pourquoi Kaïla m'avait-elle sauvé la vie? Seulement parce que moi, je lui avait sauvé la sienne avant? Tout autre élève d'Undai m'aurait laissée à mon sort, que je les aie sauvé en premier ou non. Les actes de Kaïla restaient un mystère pour moi. Pourquoi avait-elle décidé de m'aider, tandis qu'elle aurait bien pu me laisser pour morte dans cette cabane et s'en sortir indemne, au lieu de se taper une nuit blanche, épuisante, et durant laquelle elle à du veiller sur moi afin de m'empêcher de trépasser? J'avais beau tourner et retourner les possibilités dans ma tête, je ne parvenais pas à comprendre pourquoi elle m'avait sauvé. Parce qu'elle avait peur d'être seule tandis que ces hommes furieux étaient à notre recherche? Aucune idée. Elle aurait tout simplement pu attendre quelque temps, et se glisser dans la nuit pour ne plus jamais revenir lorsque les choses se seraient calmées.
Je soupirai et renonçai à essayer de déterminer les motifs de Kaïla. Cette fille était plus que mystérieuse, et elle cachait ses émotions trop bien. Je ne pouvais pas les déchiffrer.

-Alors comme cela, t'aimes pas te faire toucher hein. C'est assez difficile quand t'es à Undai, avec tous les combats et autres...


Je me raidis instinctivement à ses paroles, détournant le regard. J'aurais du m'en douter qu'elle le remarquerais en voyant ma réaction face à l'ambulancier. Est-ce que c'était un problème? Pour moi, oui. Si elle décidait du jour au lendemain de faire parcourir cette info sur moi à travers Undai, j'étais cuite. On saurait ma faiblesse et on l'utiliserais contre moi. J'espérais sérieusement que Kaïla tiendrait sa langue et ne divulguerait pas cette information. Pour ce qui était des combats, je me battais légèrement en retrait, préférant lancer mes dagues que faire du corps à corps. Mais lorsque la deuxième option était inévitable, je bougeais trop vite en général pour que mon adversaire puisse me toucher. Bien sur, je perdais des combats, certains élèves d'Undai étant trop forts pour moi (et ayant des armes à longue portée. Avez-vous déjà essayé de vous battre contre une personne ayant une lance ou une faux? Non? Bah je vous le déconseille très fortement. Pas moyen de s'approcher d'eux sans se faire décapiter dès les premiers pas!). Donc, côtés contacts, il y en avait peu.
L'ambulance s'arrêta finalement brusquement et je vis Kaïla perdre l'équilibre avant de s'exclamer:

-Mais c'est quoi ce bordel ?!


-Je ne suis pas certaine, mais je crois que c'est un arrêt brusque
, dis-je avec sarcasme, me redressant faiblement, mes bras peinant à me supporter.

Je réussi à m'asseoir au sol et je soufflai un peu, ce peu d'exercice m'ayant vidé de mes forces. Dieu ce que je pouvais être faible! Je regardai Kaïla s'éclipser hors de l'ambulance dès que les portes s'ouvrirent et je secouai la tête, regrettant de ne pas pouvoir faire de même dans mon état. Lorsque je levai les yeux, je vis les ambulancier s'approcher de moi, ayant visiblement l'intention de me remettre sur la civière. Je levai une main devant moi et les foudroyai du regard.

-Pas la peine. Vais le faire moi même.

-Miyuki ! Montes sur le lit, on est à Undai !


Je levai la tête vers Kaïla et lui jetai un regard épuisé.

-On appelle ça une civière. Et j'avais deviné qu'on était arrivé à Undai.


Je me relevai avec difficulté, agrippant tout ce qui était solide afin de me remettre sur pied lorsque Kaïla agrippa par un bras et m'aida à me relever. Cependant, son toucher ne dura pas longtemps et je me jetai sans ménagement de travers sur la civière, une jambe pendant dans le vide tandis que mes bras pendait de l'autre côté.

-Désolée, mais c'est mieux que ce soit moi qui t'aide que lui...

Je grognai pour toute réponse et soupirai en laissant tomber ma tête sur la civière, attendant qu'on me transporte hors de l'ambulance. Du coin de l'oeil, je vis Kaïla matérialiser sa robe de combat pour la dématérialiser presque aussitôt après. Je fronçai les sourcils, me demandant ce qu'elle pouvait bien vouloir faire, mais ne posai pas de question. Les ambulanciers firent descendre la civière hors de l'ambulance et la poussèrent vers l'académie, laissant mes membres pendre en paix. Bons garçons. Ils avaient compris que c'était une mauvaise idée de me toucher. Je reportai mon attention sur Kaîla lorsqu'elle se retourna vers nous, visiblement énervée.

-Dis Miyuki-San, tu crois que si je brise une vitre ou deux, je m'attirerai beaucoup de problèmes ?

Je réfléchis un moment, essayant de comprendre le sens de sa question. Puis je compris pourquoi elle la posait. Le couvre feu. On ne pouvait pas aller dans les dortoirs à cette heure de la nuit. Je jurai à mon tour et secouai la tête.

-Je peux toujours essayé de me jeter tête première dans une fenêtre et faire diversion, ainsi tu pourrais rejoindre ta chambre sans problèmes...


Je jetai un coup d'oeil aux ambulanciers et vit leur air outré.

-Mais je crois que Billy et Bob ici présent n'aiment pas mon idée, alors je vais m'abstenir.


Je lui offrit un petit sourire, m'excusant de ne pas pouvoir l'aider. J'aurais pu lui proposer de se glisser dans ma chambre en passant par la fenêtre, mais je n'eus pas le temps de lui dire mon idée qu'elle soupira et déclara, sur un ton de défaite:

-Je crois que je n'ai pas d'autre choix que de venir avec toi à l'infirmerie.


Je restai silencieuse un moment tandis qu'on poussait toujours ma civière en direction de l'académie et, finalement, ayant pris ma décision, j'étirai le bras et attrapai la manche de Kaïla afin d'attirer son attention. Je parlai à voix basse afin d'éviter d'attirer l'attention des ambulanciers, ne voulant pas qu'ils sachent où Kaïla irait se cacher (si elle acceptais ma proposition).

-Tu peux toujours te glisser dans ma chambre par la fenêtre... elle donne directement sur le parc. Première fenêtre sur la gauche. Elle n'est jamais verrouillée.


Je relâchai sa manche et détournai le regard.

-Ce n'est pas grand chose, mais c'est probablement plus confortable qu'un lit d'infirmerie. En plus, tu pourra prendre une douche.

Je reportai un moment mon attention sur elle avant de secouer la tête.

-Pour les vêtements, tu peux fouiller dans mon armoire, il doit y avoir quelque chose de ta taille là dedans...


Allait-elle accepter l'offre que je lui faisait? Aucune idée. Mais bon, je lui donnais une possibilité d'avoir une bonne nuit de sommeil sans problèmes. Elle avait eu son lot d'émotion pour aujourd'hui, et elle méritait du repos. Je laissai retomber ma tête sur la civière et soupirai. On arrivait bientôt aux portes de l'académie. Soit Kaïla prenait sa décision maintenant, soit il serait trop tard et l'infirmière la verrait et la reconnaîtrait, lui enlevant toute chances de s'en sortir sans problèmes. Quant à moi? Si on me posait des question afin de savoir qui m'avait aidé, je prétendrais n'avoir vu personne d'autre que les ambulanciers et un mystérieux samaritain qui m'aurait retrouvé dans cette cabane dans l'arbre. Comme Kaïla ne semblait pas vouloir faire un choix, je tentai de la faire réagir.

-Tic-tac, tic-tac, le temps presse. Bientôt, une seule option se présentera à toi, et on sait bien toutes les deux qu'elle te déplais énormément.


Car, à n'en pas douter, l'idée de passer la nuit dans l'infirmerie dégoûtait Kaïla au plus haut point. Probablement à cause de l'odeur de produit nettoyant, trop constant dans l'atmosphère de l'infirmerie.

HRP: xD Ce n'est pas grave :3
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Dim 5 Aoû - 20:25

Si j'avais un sens d'humour assez poussé, Miyuki n'avait pas l'air d'en faire des formalités et prenait les choses assez bien et légèrement. Rien de plus mieux pour détendre l'atmosphère lugubres des lieux et situations dans lesquelles nous nous trouvions à quelques minutes de là. Mais j'étais contente, étrangement apeurée que mon esprit pouvait bien être, j'étais vraiment satisfaite d'avoir secouru cette fille et surtout, d'avoir été à la hauteur d'un humain dit assez gentils, ou normal pour aider un autre. Ce n'est que par un sourire, un vrai même si assez fatigué, que j'ai répondis aux piques de la blonde. Une civière ou un lit quelle importance, ca servait plus ou moins à la même chose. Mais je devais avouer qu'au fond de moi, quelque part bien loin, j'étais vraiment fière que cette fille soit en vie. Pourquoi ? Quelle question, parce qu'au fond, tout le monde n'est pas un monstre sur cette terre, même si je crois qu'elle fait tout de même partie des destructeurs. Mais en cette nuit noire, je me contenterai juste de dire que Miyuki était une personne qui m'a sauvé et qui est quelqu'un de fort, très fort. Pourrais-je l'admirer pour ce qu'elle était malgré ce qu'elle m'a raconté? Je ne sais pas. Je n'étais pas du genre à porter de l'importance à autrui, non ? Si ? Peu importe, j'y réfléchirai un autre jour.

-Je peux toujours essayé de me jeter tête première dans une fenêtre et faire diversion, ainsi tu pourrais rejoindre ta chambre sans problèmes... Mais je crois que Billy et Bob ici présent n'aiment pas mon idée, alors je vais m'abstenir. 

J'éclatais de rire en m'imaginant la scène. D'abord ce serait bien suicidaire de sa part, et je crois que je n'étais pas prête de la sacrifier pour une simple nuit dans un lit confortable des dortoirs. Je narguais les deux ambulanciers avec moquerie avant de me concentrer sur le chemin vers l'infirmerie jusqu'à ce que je sente une pression sur ma manche. Me tournant par réflexe vers la cause de cette gêne, je me penchais instinctivement, mais pas trop près, vers une Miyuki mise n'importe comment sur la civière qui avançait poussée par les deux hommes soigneurs.

-Tu peux toujours te glisser dans ma chambre par la fenêtre... elle donne directement sur le parc. Première fenêtre sur la gauche. Elle n'est jamais verrouillée. 

Mes yeux rouges brillant dans le noir, je fixais toujours Miyuki même quand elle détourna son regard de moi. Un instant passa avant que je ne percute ce qu'elle venait de dire, et là, là mon cerveau se mit à tourner à une vitesse folle pesant le pour et le contre de sa proposition. En passant ma main sur le visage, lasse, je ne bronchais pas en suivant la civière à la trace. Aller dans sa chambre, dans le sens que aller dans sa chambre parce que j'étais sûre de pouvoir passer plus ou moins discrètement dedans sans alerter les grands surveillants de Undai. Tout cela voulait dire que... Mais alors autant que je passe par sa chambre pour arriver dans la mienne, non ? Non ! Les couloirs étaient dangereux et la chambre où je logeais encore plus. Des sueurs froides me parcoururent le dos rien qu'en m'imaginant ce qui pourrait m'arriver si je faisais le faux pas de rentrer dans les dortoirs telle un bourrin venu à la foire du dimanche. Interdiction donc de choisir cette option. Mais le seul fait de me retrouver entre les murs blancs de l'infirmerie, me mettait tout autant mal à l'aise...

-Ce n'est pas grand chose, mais c'est probablement plus confortable qu'un lit d'infirmerie. En plus, tu pourra prendre une douche. Pour les vêtements, tu peux fouiller dans mon armoire, il doit y avoir quelque chose de ta taille là dedans...

Quand elle lâcha ma manche, je restais toujours aussi près, plongée dans mes pensées, réfléchissant à ses dires. Et je dois avouer que j'ai cru halluciner quand elle me proposa tant de choses, tant d'hospitalité. Mais, en vue de ses paroles, je devinais aisément qu'elle avait une chambre individuelle, ce qui était bien, surtout si j'allais squatter chez elle. Dans le sens que Miyuki serait tout de même cloîtrée à l'infirmerie et que je ne risquais pas de tomber sur une autre inconnue que je voudrais tuer pour ci ou pour ça. Enfin bref... Je détournais mon regard en grognant de frustration, d'un coté je voulais accepter son offre et courir me réfugier dans un endroit calme et sécurisé, mais d'un autre coté, je trouvais sa proposition irréaliste. Après tout pourquoi devrait-elle faire autant pour moi ? Une inconnue en fin de compte qui ne voulait pas aller à l'infirmerie pour des raisons obscures... J'étais mitigée, je n'avais pas habitude de tant de gentillesse surtout dans Undai.

-Tic-tac, tic-tac, le temps presse. Bientôt, une seule option se présentera à toi, et on sait bien toutes les deux qu'elle te déplais énormément. 

Je ris nerveusement, cela se voyait tant que cela que je ne voulais pas aller là-bas, que je fuyais cet endroit comme la peste ? Eh bien on dirait bien, j'étais grillée. Comprenant ses dires, je levais mes yeux et vis au loin la porte de l'Académie dont, je me doutais bien, des personnes allaient sortir pour prendre Miyuki en charge. Un sifflement sourd sortit d'entre mes lèvres avant que je ne me tourne hésitante vers une blonde bien fatiguée.

-Je ne te comprends pas très bien... Je veux dire, c'est sympa de ta part.

Je détournais mon visage pour qu'elle ne voit pas l'incompréhension et l'embarras de ne pas savoir expliquer ma pensée à haute voix. En soufflant légèrement, je me grattais l'arrière du crâne et poursuivis d'un ton calme, assez détendu.

-J'espère que tu ne collectionnes pas de reptiles dans ta chambre. Je crois que je vais accepter ta proposition des plus étonnantes.

Oui, c'était encore une pseudo-plaisanterie pour cacher le fait que je ne savais pas comment accepter sans trop y porter d'attention... Incompréhensible, ce que je veux dire ? Tant pis, je me comprends. On arrivait à l'entrée de l'Académie, quand mes pas se stoppèrent net et mes rubis se portèrent sur Miyuki.

-Promis que je ne dévaliserai pas ta chambre, et au matin, tu n'entendras plus parler de moi.

Parce que c'était évident, j'étais une source de problèmes et il serait mieux que cette histoire reste entre nous deux, pour le meilleur et pour le pire comme on peut le dire. Je lui fis un clin d’œil avec un geste d'au revoir de la main. « Merci »... c'était un mot que j'aurais pu lui dire, mais cela ne me ressemblait pas. Je m'éloignais au loin, à la recherche de cette fameuse fenêtre ouverte par laquelle j'allais passer quelques minutes après, ensuite, j'allais arriver dans une chambre inconnue à mes yeux jusqu'à aujourd'hui, où j'allais prendre une douche rapide, emprunter un T-shirt à ma taille qui se trouvait au dessus d'une pile de vêtements, un lit dont j'allais me glisser pour tomber dans les bras de Morphée. Sans oublier pour autant que le matin, j'allais retourner dans ma chambre illico sans laisser de traces derrière moi, laver son T-shirt, le déposer emballé devant la porte de sa chambre avec un petit mot anonyme disant « Merci. ».

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Lun 6 Aoû - 0:34

Je tournai la tête vers Kaïla et lui sourit quand je l'entendis rire en entendant mes conneries. Je ne sais pas trop pourquoi, mais ce son me fit du bien. Peut être parce que le fait qu'elle ne sourit pas beaucoup me mettais mal à l'aise? Non mais, pour vrai. Elle avait toujours un air froid et impénétrable sur le visage (sauf lorsqu'elle étais énervée ou en détresse), et, à la longue, je ne pouvais plus le supporter. Cette fille avait besoin de rire et de sourire un peu plus dans sa vie. Mais bon, je ne savais pas ce qu'elle avait vécu dans le passé, je n'avais donc aucun droit de la juger. Seulement, ce rire m'apaisa quelque peu.
Lorsque je lui balançai ma proposition, elle sembla considérer ce que je lui offrais, analysant probablement les possibilités. Peut être ne me faisait-elle pas assez confiance? Bah, ça ne serait pas surprenant. On ne s'était jamais rencontrées avant ce soir, et il faut dire que les circonstances de notre rencontre étaient quelque peu sombres et pas très rassurantes. Je comprendrais si Kaïla se montrait prudente envers moi. J'avais quand même balancé un couteau dans l'oeil d'un homme sans hésiter et sans même m'en faire à propos de son sort. Peut être me considérait-elle comme un monstre? Après tout, une fille ayant l'apparence d'un enfant qui tuais des hommes sans remords, ça vous donne matière à réfléchir côté confiance.
Tandis que les ambulanciers continuaient de pousser la civière vers l'académie, je coulai un discret regard vers Kaïla, me demandant ce qu'allais être sa décision. Elle semblait hésiter, ou du moins, retourner le problème dans tous les sens. Elle n'avait pas beaucoup de temps pour faire sa décision, mais je décidai de rester silencieuse et de ne pas interrompre le fil de ses pensées. Cela aurait été brusque et impoli de ma part. Déjà que je lui avait causé assez de problème comme ça, autant me la fermer un moment pour qu'elle puisse réfléchir sans que je la dérange en plus!
Finalement, après lui avoir gentiment rappelé que le temps pressait, elle sortis un étrange sifflement d'entre ses lèvres et posa son regard sur moi.

-Je ne te comprends pas très bien... Je veux dire, c'est sympa de ta part.


Un rire m'échappa et je secouai la tête. Je ne me comprenais même pas moi-même. Alors à ce que quelqu'un d'autre me comprenne? Impossible. Je ne savais même pas pourquoi j'avais proposé ça à Kaïla. Mais, ce que je savais, c'était que, au fond de moi, quelque chose m'avait poussé à agir, à l'aider. Et je ne regrettais aucunement mon choix. Je regardai Kaïla dans les yeux un moment et lui fit un faible sourire.

- Ne cherche pas à me comprendre. Tu va seulement te rendre dingue à essayer de me cerner. Fais-moi confiance là dessus.


Elle se gratta l'arrière du crâne, comme mal à l'aise, détournant le regard. Est-ce que la gentillesse dont je faisait preuve la laissait perplexe? Probable, très probable. Après tout, on étais à Undai, un enfer sur terre. Ici, les gens gentils, ils sont en voie d'extinction. Fallait le plus souvent compter sur sois-même et apprendre à vivre sans l'aide des autres. Le fait que je me montre gentille devait la laisser incrédule. Et encore. Je n'étais pas gentille. Vous vous rappelez de tous ce pauvre cons qui ont soufferts de ma main seulement parce qu'ils avaient envahi mon espace vital? Alors voilà, je n'étais pas gentille. M'enfin, que très rarement.

-J'espère que tu ne collectionnes pas de reptiles dans ta chambre. Je crois que je vais accepter ta proposition des plus étonnantes.


J'éclatai de rire et secouai la tête. Qu'est-ce qui lui faisait penser à un truc pareil? Est-ce que j'avais l'air de collectionner des reptiles?

-Non, je te réserve un sort bien pire. My little poney, tu connais? Si non, bah prépare-toi à faire des cauchemars arc-en-ciel le restant de tes jours.

Je lui fit un grand sourire pour lui montrer que je plaisantais. Non, sérieusement. Si quelqu'un m'approche avec une réplique de ces poney, je les descends. Tous les deux. Ma chambre était à peine décorée. Seules quelques armes de collection étaient accrochées sur les murs, et quelques bibelots (des tigres en général) décoraient mes bureaux. Sinon, si on retirait ça, la chambre était à son naturel.
Kaïla s'arrêta net de marcher et me regarda, avant de déclarer:

-Promis que je ne dévaliserai pas ta chambre, et au matin, tu n'entendras plus parler de moi.


Je perdis quelque peu mon sourire lorsqu'elle me dit ça. Mais à quoi est-ce que tu t'attendais, Nomura? Qu'elle devienne ton amie du jour au lendemain? Cesse donc de rêver ma vieille, ce genre de truc n'arrive que dans les comptes de fées. Je secouai légèrement la tête et détournai le regard.

-Ça va de même pour moi. D'ici demain matin, tu ne m'aura plus comme fardeaux. Ravie de t'avoir rencontrée.


Elle resta immobile un instant puis finalement, me fit un clin d'oeil avant de détaler dans la nuit, disparaissant bientôt de ma vue. Je laissai retomber ma tête sur la civière en soupirant tandis qu'on arrivait finalement aux portes de l'académie. À notre arrivée, l'infirmière nous attendait déjà, et elle avait l'air énervée. On ne pouvait pas lui en vouloir, l'une de ses élèves rappliquais salement amochée. Les ambulanciers discutèrent rapidement avec cette dernière et je souris en remarquant qu'ils omettaient de divulguer la présence de Kaïla dans cette histoire. Probablement parce qu'ils n'avaient aucune information à propos d'elle, à part de son apparence. J'étais contente. Elle n'aurait pas de problèmes.
Après ce qui me sembla être une éternité, on m'amena à l'infirmerie et on me transféra sur l'un de ces lit affreux et inconfortable. Les ambulanciers, une fois leur travail terminé, s'en allèrent et me laissèrent au soin de l'infirmière. Elle me posa plusieurs question, cherchant à savoir ce qui s'était passé. Je lui donnai le gros de l'histoire, remplaçant Kaïla par un itinérant samaritain qui m'avait aidé durant toute cette aventure, et l'infirmière paru me croire. Tout en me posant ces questions, elle s'était occupée de mon bras, attirant mon attention ailleurs afin que j'ignore la douleur, et me dona des comprimés afin d'accélérer la production d’hémoglobines dans mon organisme après cette perte de sang. Ce n'est que lorsqu'elle coupa le bandage que je remarquai qu'elle avait déjà terminé. Elle me passa ensuite un diagnostique complet afin de déterminé dans quel état que j'étais. Tel ne fut pas ma surprise lorsqu'elle me déclara, sans préambules:

-Maintenant, retourne dans ta chambre et reste calme pendant quelques jours.


Je restai interdite un moment puis lâchai un "Quoi?!" sonore. C'était tout? Même après tout ce sang de perdu?

-La balle est retiré, ta plaie cousue. Tout ce qu'il te faut, c'est du repos. Et tu ne le retrouvera aucunement ici. Maintenant, barre-toi dans ta chambre, j'ai du travail.


Je quittai l'infirmerie sans trop savoir comment réagir à ça. Maintenant, qu'est-ce que j'allais faire? Kaïla était probablement déjà dans ma chambre. Avec un grognement irrité, je me dirigeai vers les dortoirs et rageai intérieurement contre l'infirmière. Sale mégère. Je marchai un moment, me dirigeant vers les dortoirs et retrouvant finalement la fenêtre de ma chambre. J'espérais que Kaïla ne l'avait pas verrouillée. J'entrepris d'y grimper et me laissai lourdement tomber au sol, surprenant une Kaïla qui, visiblement, ne s'attendait pas de me revoir de sitôt. Je me relevai en grognant et secouai la tête.

-Tu peux te calmer, ce n'est que moi. L'infirmière ne voulait pas me garder. Faut croire que j'suis comme la peste.


Je me dirigeai vers mon lit, pris un oreiller et l'une de mes couvertures et me dirigeai vers un coin de ma chambre. J'installai mon lit improvisé au sol avant de me diriger vers mon armoire pour y dénicher un pyjama. Kaïla n'avait toujours pas bougé d'un poil, et je me retournai vers elle.

-Désolé si je t'ai fait peur. Mais arrête de me fixer, d'accord? Ça me met mal à l'aise.


Sans attendre de réponse, je m'enfermai dans la salle de bain le temps de changer de vêtements et de me brosser les dents. Une fois prête, je ressortis et retournai vers mon lit improvisé.

-Je te laisse mon lit pour cette nuit. Pas question que je te laisse dormir au sol, je ferai un bien piètre hôte. Ne te tracasse pas pour moi, je vais très bien.


Enfin, aussi bien qu'une personne puisse l'être après s'être pris une balle ans l'épaule et s'être pratiquement vidée de son sang. Je m'étendis au sol et me roulai en boule, une vieille habitude que j'avais lorsque j'allais dormir, un peu comme les chats.

-Maintenant, si ça ne te dérange pas, je vais dormir... je suis complètement épuisée et vidée...



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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Sam 11 Aoû - 16:24

Effectivement, venir se réfugier chez quelqu'un, ensuite faire comme si la vie continuait et que rien ne s'était passé, ce serait trop facile. Vraiment trop simple pour être réaliste. La preuve ? Tout ce que j'ai prévu ne s'était pas passé comme je l'ai convenu. Après que j'ai quitté Miyuki dans un dernier souffle de soulagement, je me suis rendue devant l'endroit qu'elle m'eut proposé.

Donc, après quelques minutes de recherche, j'eus trouvé la fenêtre en question. Il ne m'a fallut que quelques secondes de plus pour monter tel un singe jusqu'à le rebord de la chambre de ma sauveuse de nuit. Évidement, cela ne s'est pas déroulé sans quelques injures peu glorieuses et certains bruits suspects. Je n'ai jamais dit que j'étais une personne discrète non plus, c'est pourquoi je me suis dépêchée de grimper et de rentrer dans la chambre avant qu'un étudiant ou l'autre ne passe sa tête par la fenêtre pour vérifier quel genre de chat ou autre bestiole, faisait tout ce boucan. Chose faite, je me retrouvais dans un espace inconnu que j'appréhendais un instant avant de me lancer à la tâche la plus logique à faire, remettre mon apparence en état. C'est donc avec le plus grand soin de discrétion que je dénichais quelque chose qui me semblait être un T-shirt quelconque que j'ai pris avec moi dans la salle de bain. Une douche rapide sans laisser de trace derrière moi, fraîche, je me retrouvais à nouveau dans la chambre de la fille. Une chambre individuelle, mais je n'osais tout de même pas allumer la lumière, pourquoi ? Simple précaution.

C'est avec un soupir fatigué que je me plaçais devant le lit avec un air perdu sur le visage. Alors maintenant, je me mets dans son lit comme si de rien était, ou alors, je dors à même le sol pour ne pas trop abuser de l'hospitalité improvisée que Miyuki m'a donnée ? Difficile à dire. Mais mes réflexions prirent fin rapidement, quand un bruit me fit sursauter et me tourner vivement vers la fenêtre, sur la défensive.

-Tu peux te calmer, ce n'est que moi. L'infirmière ne voulait pas me garder. Faut croire que j'suis comme la peste. 

Après que mon rythme cardiaque reprit le cours normal de la vie, je restais penaude devant Miyuki qui, chez elle donc à l'aise, se mouvait dans tous les sens sans plus de cérémonie. Quant à moi, je ne savais pas où me mettre et donc, je restais sur place à me demander quoi. Je détaillais un instant la jeune fille en constatant avec soulagement qu'elle allait bien. En tout cas, elle donnait l'impression d'être sortie de l'affaire plus vite que je ne l'aurais cru, à croire que les soins de Undai étaient très, même trop, efficaces par rapport à la normale.

-Désolé si je t'ai fait peur. Mais arrête de me fixer, d'accord? Ça me met mal à l'aise.

Comme prise au flagrant délit, je détournais le regard sans plus. Croisant les bras sur ma poitrine, je ne savais pas quoi faire. Rester ici ou alors essayer de changer de chambre sans me faire prendre dans les couloirs. J'étais certaine que si j'essayais de le faire, j'allais me faire bouffer cru par une certaine Terminale qui m'attacherait la tête en bas tout en haut du bâtiment sans que je ne puisse bouger pendant toute une nuit. C'est pourquoi, je choisis de rester ici, même si cette solution me paraissait assez gênante. Après tout, je n'avais pas l'habitude de squatter chez quelqu'un que je ne connais que depuis quelques heures... M'oui, c'était vraiment une situation délicate dont je ne savais pas comment m'en sortir.

-Je te laisse mon lit pour cette nuit. Pas question que je te laisse dormir au sol, je ferai un bien piètre hôte. Ne te tracasse pas pour moi, je vais très bien. Maintenant, si ça ne te dérange pas, je vais dormir... je suis complètement épuisée et vidée...

Je laissais une grimace se dessiner sur mon visage tandis que Miyuki se mit dans un coin de la chambre. Un bâillement m'échappa avant que je ne m'installe dans le lit, en essayant de faire le moins de bruit possible question de ne pas déranger la propriétaire de cette chambre. Fatiguée que je pouvais l'être, je fus si bien dans le confort du matelas que mes muscles se détendirent presque instinctivement, après cette longue journée riche en émotions. Terriblement à l'aise, je n'arrivais pourtant pas à fermer les yeux.

-Bonne nuit, Miyuki-San.

Je ne sais pas si elle l'a entendu ou si elle dormait déjà, mais je ne m'en faisais plus pour cela. Après tout, elle eut tous les soins nécessaires à sa survie et elle fut même renvoyée dans sa chambre, ce qui montrait clairement qu'elle n'était pas en danger. Demain... Et là, je ne sus m'endormir parce que j’appréhendais ce qui allait justement advenir le matin, dans quelques heures pour être précise. J'esquissais un sourire amusé à l'ironie même de ma pensée « Au pire, elle va oublier que j'étais là et va me faire une crise en m'éjectant de sa chambre ». Chose assez peu probable, parce qu'étrange que cela pouvait être, ce genre d'événements ne s'oublient pas du jour au lendemain. Enfin, tant que cette histoire reste entre nous, tant que je n'aurais pas à l'affronter dans l'Arène, tant que je n'aurais... Bon sang, j'espérais sincèrement que je n'aurais pas à devenir ennemie avec Miyuki. Pourquoi ? Parce que après tout elle m'a sauvé la vie, mais aussi parce que elle m'a fait, en quelque sorte, revenir dans mon état moins phobique. Enfin, le seul fait que je sois là, avec une « étrangère » à quelques mètres de moi, était un grand avancement dans ma cure de peur de l'humain.

Maintenant, il ne restait qu'à savoir si cette histoire que nous avions vécues aujourd'hui, allait changer quelque chose dans ma vision des êtres humains. Si, par exemple, j'allais m'en prendre à Miyuki comme aux autres occupants de Undai ou, au contraire, je la verrai autrement... Parfois je me disais qu'il était dommage que nous nous trouvions à Undai, un endroit ou l'amitié peut s'avérer être un handicap de première classe ou alors, une véritable chance pour une vie meilleure dans ces murs. Pourtant, je n'avais vraiment pas à penser à cela, après tout, qui a dit que du jour au lendemain j'allais devoir m'opposer à Miyuki ou, tout simplement, qu'on allait se revoir après cet épisode. En fait, ces questions n'avaient pas lieu d'être pour l'instant.

-Demain nous verrons ce qu'il se passera...

Cette phrase m'échappa dans un murmure inaudible. Me retournant sur le coté, je soupirai une dernière fois avant de fermer les yeux et tomber dans les bras de Morphée.

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Dim 12 Aoû - 15:20

Lorsque je me réveillai ce matin là, j'avais un sale mal de crâne et mon dos me faisait soufrir. Honnêtement, dormir à même le sol après une course contre la mort la nuit dernière, ce n'était pas une bonne idée. Mais bon, je ne pense pas que me glisser dans mon lit aux côtés de Kaïla tandis que cette dernière prenais un repos mérité aurait été une meilleure idée. Des plans pour finir avec la tête arrachée, ou pire. Je me relevai avec difficulté, essayant d'éviter de faire du bruit. Je ne voulais pas réveiller Kaïla qui dormait à poings fermés dans mon lit. Encore faible de ma perte de sang, je m'assis au sol pour récupérer, prenant mon souffle. Je me levai par la suite, prenant appui sur le mur tandis que ma tête décidait de jouer les montagnes russes et de me donner le vertige. Je me dirigeai avec peine vers mon armoire pour y dénicher des vêtements propres, arrêtant mon choix sur un t-shirt noir et des shorts rouges foncé, puis je fonçai vers la douche. Je pris le temps de me nettoyer, faisant attention à ma blessure fraîchement cousue. J'avais mal en bougeant mon épaule, mais j'ignorais la douleur et frottai mes cheveux avec énergie, faisant mousser le shampouin.
Une fois bien propre et fraiche, je sortis de la douche et me vêtis de mes vêtements propres, fourrant mon pyjama dans la corbeille à linge sale. Je sortis par la suite de la salle de bain sur la pointe des pieds, évitant de faire du bruit le plus possible. Je n'étais pas habituée de me retrouver avec quelqu'un d'autre dans ma chambre. Ayant une chambre individuelle, je pouvais généralement faire autant de bruit que je voulais sans personne pour me déranger. Mais ce matin, Kaïla dormait paisiblement dans mon lit et je voulais éviter de la réveiller. Avec les évènements de la nuit dernière, elle avait bien droit à un repos!
Je me dirigeai vers ma petite cuisine, fouillant dans les armoires pour dénicher un petit quelque chose à manger en attendant que Kaïla se réveille. Si elle le voulait, lorsqu'elle se réveillerait, je lui cuisinerai un petit quelque chose come déjeuner. Ça serait la moindre des choses à faire après qu'elle m'aie sauvé la vie. Je dénichai une pomme verte que je lavai avant de me diriger vers ma fenêtre et de grimper sur le rebord. Je m'installai confortablement, une jambe pendant dans le vide et le dos appuyé contre le cadrage, croquant ma pomma à pleine dents. Je sortis mon portable de ma poche et le parcourai distraîtement, sachant pertinemment que je n'avais aucun messages ni aucun appel raté. Je parcourus les rares photo qui garnissaient la mémoires de mon portables, m'arrêtant sur une photo en particulier. C'était une photo de moi et de ma mère, prise par l'une de ses amies tandis qu'on était sortie faire une activité entre "filles". Cette photo avait été prise avant que mon père devienne violent. Ma mère souriait sur cette photo, tandis qu'elle avait passé un bras autour de mes épaules. Moi, je n'avais pas changé. Je devais avoir dans les douze ans sur cette photo, et on pourrait quasiment croire que je n'avais pas changé. C'était la même Miyuki qu'aujourd'hui, une fille garçon manqué dont la frange de cheveux barrait ses yeux. La seule différence? Celle de douze ans paraissait heureuse. Elle souriait, un de ces vrai sourire qu'on voit sur le visages des enfants qui vivent heureux avec leurs parents.
Je soupirai et fermai mon portable, finissant de manger ma pomme. Il n'étais que 8h30, bien trop tôt à mon goût, mais j'étais une lève tôt. Lorsque je me réveillais, il m'était impossible de me rendormir. Je portai mon regard à l'extérieur, mangeant ma pomme à petite bouchée, perdue dans mes pensées. Je ne vis pas le temps passer et lorsque je repris pas avec la réalité, je remarquai qu'il était déjà 9h00. Kaïla ne s'était toujours pas réveillée, et je me demandai jusqu'a quand elle allait dormir. Je soupirai et descendit du rebord de fenêtre, lançant mon trognon de pomme à l'extérieur. Moi, jeter mes déchets au sol? Aucunement. D'ici peu, un petit animal ou un rongeur passera et récoltera de la nouriture facilement acquise. Je posai mon portable sur ma table de chevet au côté de mon lit et me dirigeai vers l'évier de la cuisine pour nettoyer mes mains collantes à cause du jus de pomme. Je fouillai par la suite dans le petit réfrigérateur, faisaint mentalement l'inventaire. Bon, j'ai des oeufs, du bacon, et du pain. Dans le congélateur, j'avais des petites patates coupées en carré déjà préparées qui n'attendaient qu'une séance de sauna dans le four. Je me tournai légerement vers Kaïla, me demandant si elle allait se réveiller avec l'odeur de la nourriture. Probablement. Je décidai donc de nous cuisiner un dégeuner complet. Je m'attelai à la tache qu'a 9h30 seulement, voulant éviter de réveiller Kaïla trop tôt.
Je plaçai les patates sur une plaques que je laissai dans le four tandis que je faisais cuire le bacon, jurant à mi voix chaque fois qu'une goutte de graisse atterissait sur le poignet, me laissant une brûlure assez inconfortable. Une fois avoir fait cuire suffisamment de bacon, je les emballai dans du papier pour les mains afin d'essorer le plus de graisse possible et aussi pour garder la chaleur. Je néttoyai la poêle avant de la réutiliser, pour faire cuire les oeufs cette fois-ci. Je nous fis deux oeufs chacun à moi et Kaïla, ne sachant pas combien elle en voulait. Si c'était trop, je n'aurait qu'a manger le surplus. Une fois les oeufs prêts, je sortis les patates du four tout en coupant l'énergie, et les séparai dans deux assiettes différentes, avec le bacon et les oeufs. Un coup d'oeil à mon lit m'appris que Kaïla ne s'était toujours pas réveillée. Je soupirai et placai les assiettes dans la plaque avant de les laisser dans le four, afin de garder le tout chaud. Je retournai par la suite à la fenêtre en ramassant mon portable au passage, et m'y perchai comme à mon habitude. Je regardai de nouveau distraîtement mes photo, revanant toujours sur celle de moi et ma mère. Perdue dans mes pensées, je ne vis pas le temps filer.
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Lun 13 Aoû - 23:34

Le calme serin qui se dégageait de ma personne était tout sauf habituel. Il n'y avait rien autour de moi que le noir, le néant faisant face à la silhouette inconnue aux yeux rubis qui n'appartenaient à personne d'autre que moi-même. Mes yeux se heurtèrent à la noirceur qui m'enveloppait et pourtant, je n'avais pas peur, munie d'un calme olympien. Je fixais mes mains et je fus surprise de voir, oui de démarquer les formes de mes doigts dans la pénombre qui m'entourait ne laissant voir rien d'autre que mon corps. Je ne sais pas combien de temps suis-je restée ainsi à me contempler ne reconnaissant pas toutes ces formes qui pourtant étaient miennes. Mais qui, qui étais-je ? Ce corps était-il vraiment mien ? Ces mains délicates mais destructrices, ces cheveux d'un noir encore plus foncé que le néant, ainsi que ces jambes qui me soutenaient... à quoi mon corps me servait ? À détruire, à tuer... ?

C'est sur cette pensée que je vis apparaître du sang sur ces mains qui étaient pourtant miennes, mais que je ne savais reconnaître. Mes yeux se levèrent avec désarroi sur l'espace qui m'entourait, comme pour chercher une aide quelconque, ne serait-ce qu'un infime signe de présence qui pourrait me sortir de cette noirceur. Et là, ma vision se heurta à des images, d'abord floues pour devenir plus intenses, plus visibles et nettes. Des images de gens, connus et inconnus défilèrent devant moi, des flashs montrant la joie de ces personnes ainsi que les peines. Je tendis ma main vers ces apparitions soudaines inconsciemment, essayant de les attendre. Et quand ma main toucha presque l'une des silhouettes, tout se peint de rouge. Des tâches de toutes les tailles, de la même couleur que celles présentes sur mes mains, des visages souriant qui se transformaient en grimaces de douleur ou de peur. Je tournais sur moi-même tandis que les silhouettes tourbillonnaient à toute allure autour de mon corps qui me paraissait étranger. Perdue que je pouvais être, je ne compris pas pourquoi je n'avais pas peur, pourquoi je ressentais même un malsain plaisir à voir ces gens hurler autour de moi et mourir dans des marres de sang, leur sangs.

Tout à coup, ces images et sons morbides disparurent pour ne laisser que des visages familiers qui se hissaient à mes pieds, traînant leurs corps suivis des sillons de sang. Des mains qui essayaient d'empoigner mes chevilles, mais qui n'y arrivaient pas parce que je les évitais soigneusement, avec trop de facilité. Leur voix, ces voix familières qui me suppliaient, me demandant « pourquoi ? », « pourquoi nous a tu fais ça ?! ». Et dans le tas, je pouvais voir les rares amis de Undai, mes parents ainsi que d'autres personnalités que j'ai croisé dans ma vie et dont je me rappelais. Dans ce paysage sinistre, un rire glacial éclata brisant tous ces minois effrayés. Un rire qui me glaça le sang... Un rire fou et amusé de la situation, sadique et impitoyable... C'est en cherchant l'apparition de ce son glauque que je me rendis compte qu'il venait de moi, qu'il sortait de ma bouche. Je me détaillais à nouveau, j'étais habillée de ma robe de combat, toute ensanglantée du sang de me victimes, de mes proches dessus.

Je voulus me voir de plus près, et là, une flaque d'eau apparut devant moi. Je m'approchais d'elle d'un pas sûr, sans hésitation. Et ce que j'y découvris pourrait me faire mourir pétrifiée... Pourrait, parce qu'il se passait en moi était tout autre. Mon visage était tâché de sang, mais yeux brillaient tels deux billes meurtrières dans le noir, mais ce n'était pas cela qui me faisait le plus « peur »... Non, ce fut ce sourire, mon sourire, cruel et impitoyable, mauvais et malsain. Un sourire... heureux du désastre. Et là j'ai su. J'ai su que c'était moi qui avais blessé et tué tous ces êtres qui m'étaient proches. Et le pire dans tout cela, c'est que j'en étais fière... heureuse.


Ouvrant les yeux soudainement, je ne bougeais point, analysant la situation. Je ne me trouvais plus dans cette salle ou je ne sais quoi, non, j'étais dans une chambre. Un plafond clair se présentait à mes yeux agressés par la lumière du jour. Une petite grimace se peignit sur mon visage avant que je ne me rappelle des événements de la veille. Miyuki m'avait sauvé des agresseurs présents à la gare, nous avions eu des problèmes et finalement, nous sommes arrivées à Undai et, maintenant, je me trouvais logiquement dans sa chambre. Sa chambre... la chambre d'une inconnue... Je me paralysais sur place cherchant, espérant que la fille blonde n'était qu'un rêve et que, par miracle, je me retrouverai en un clignement d’œil dans ma chambre. Mais non, il était impossible que je sois un étage au dessus quelque part au fond d'un couloir derrière une porte que les gens évitaient... Pourquoi donc ? Tout simplement car un doux parfum me parvint aux narines. Je restais interdite essayant de discerner ce que cela pouvait bien être, et le seul mot, le seul constat qui me venait en bouche littéralement, c'était « nourriture »... Nourriture ! Et là, j'ai complètement oublié mon rêve, et me redressais en position assise sans me poser plus de questions, à l'affût de cette odeur qui faisait grogner mon ventre d'envie. Oui, j'assume, j'étais une folle de nourriture, et sachant que je n'eus rien sous la dent depuis... Depuis hier, ce qui s'avère être longtemps, je ne pus que demander à ce qu'on me sert cette senteur en plat bien préparé. Donc, cette fois assise, sachant pertinemment où j'étais, ne me tracassant de rien, à part de ce qui se trouvait derrière cette odeur, je localisais rapidement la propriétaire de la chambre. Et, la seule chose logique que je lui sortis ce fut :

-Nourriture.

D'une voix roque dû au sommeil... Enfin, au réveil. J'avais atrocement faim, rien à y faire. Et quand j'étais affamée, il m'était impossible de penser normalement. Parce que oui, si la situation était complètement banale, je me retrouverais sur le qui-vive, je m'excuserais le plus platement de cette intrusion, et avec méfiance je m'aurais éclipsé sans plus attendre... Mais là, non. Ca sentait trop bon. Toujours dans le lit, je plongeais mon regard dans celui clair de Miyuki avec insistance comme pour la défier sur son propre territoire, tout cela pour ne pas paraître trop déboussolée ou perdue, ou encore apeurée. Ma froideur bien placée sur le visage, un soupir lourd sortit d'entre mes lèvres et ma voix raisonna à nouveau dans l'air.

- Bonjour, bien dormi ? Tu n'aurais pas quelques vêtements à me prêter ?

Comme si de rien était. Parce que oui, la seule raison pour laquelle je ne me suis toujours pas jetée en direction de son coin-cuisine, c'était parce que ma tenue n'était pas assez descente. Et pudique de la vie que je pouvais être, je ne supportais ni qu'on me touche, ni qu'on me regarde, et encore moins quand je n'avais pas grand-chose sur moi. Enfin... Dans le sens pas grand chose, j'étais assez bien vêtue, mais pour moi vraiment bien, cela voulait dire de la tête aux pieds avec presque toutes les parties du corps recouverts. Enfin, soit.

- On mange quoi ?

Vous aviez déjà vu un enfant qui est curieux de voir son cadeau de Noël, sachant qu'il recevra ce qu'il voulait depuis un an entier ? Eh bien, ma tête exprimait la même chose avant que je ne m'étonne moi-même de ma familiarité avec cette étudiante de Undai. C'est pourquoi, après avoir réalisé cela, je toussotais légèrement avant de reprendre de la contenance et de demander en même temps que d'affirmer :

-Enfin... Je veux dire... il va mieux ton bras ? T'as l'air en forme, j'espère que je n'ai pas pris trop de ton temps... Enfin, si tu veux, je peux partir tout de suite, si je te dérange.

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mar 14 Aoû - 1:30

Mon regard était posé à l’extérieur et je faisais pivoter mon portable distraitement entre mes doigts, perdue dans mes pensées. Je laissais mon regard se porter sur un vol d'oiseaux, sur des élèves matinaux qui décidaient d'aller prendre une marche au parc, sur un rongeur qui cherchait de la nourriture, tout ses sens à l'affut. Mon bras ne me faisait plus souffrir, sauf lorsque je le bougeais un peu trop. Je me demande ce qu'ils ont bien pu mettre dans ces comprimés d'hémoglobines, à croire qu'ils injectent une quelconque substance hautement radioactif dans ces comprimés pour nous booster le système. Au moins, je me sentais mieux et j'étais en vie. En grande partie grâce à Kaïla qui avait rapidement agit la nuit dernière et qui ne m'avais pas abandonné malgré ses peurs. Je captai du coin de l'oeil l'image de ma mère et moi toujours visible sur mon portable que je continuais à faire pivoter et soupirai et reportant mon regard à l'extérieur. Je commençais à avoir faim mais je voulais attendre que KaÏla se réveille. Perdue dans mes pensées, je me posais intérieurement des questions, plus particulièrement, pourquoi et quand est-ce que j'étais devenus aussi gentille? Ce n'était vraiment pas dans mes habitudes, ça non! Tout le monde (m'enfin, toutes personnes me connaissant de près ou de loin) savait qu'il valait mieux m'éviter parce que j'étais une sale furie qui n'hésitait pas à frapper celui où celle qui envahissait mon espace vital. Alors pourquoi avais-je aidée Kaïla hier soir, et pourquoi est-ce que je me montrais si gentille? Lui offrir mon hospitalité sur un coup de tête, sans réfléchir. Qu'est-ce qui m'arrivait? Je me ramollissais, pardi! Mais étais-ce mal, ou bien? Difficile à dire. D'un côté, on pourrait considéré que, me concernant, c'était une nette amélioration de mon comportement. Mais d'un autre côté, on pouvait considérer cela comme un danger potentiel pour mon bien être. Baisser la garde à Undai n'était jamais, au grand jamais une bonne idée. Mieux valait être sans coeur et une dure a cuire ici. Si on était trop faible et trop "gentil", on se retrouvait bien vite avec une lame plantée dans le dos.

-Nourriture.


Je sursautai et me retournai vers Kaïla, échappant mon portable au sol dans le même mouvement. Je ne l'avais pas entendue bouger et j'étais quelque peu surprise de la retrouver là, assise sur mon lit et réveillée. Le coeur battant la chamade, je la regardai sans rien dire, tentant de calmer ma respiration. Elle m'avait complètement surprise tandis que j'étais perdue dans mes pensées. Son regard rencontra le mien et on se dévisagea un moment, le sien froid et défiant et le mien vide d'émotion. Après un moment, elle soupira et s'adressa de nouveau à moi.

- Bonjour, bien dormi ? Tu n'aurais pas quelques vêtements à me prêter?


Je restai immobile et silencieuse un moment, comme un animal n'osant pas bouger, de peur que le prédateur ne le découvre. Je me calmai peu à peu tandis que ma respiration reprenait un rythme normal et je hochai lentement la tête.

-Bien sur.


Sur ce, je descendit du rebords de la fenêtre et me dirigeai vers mon armoire, ayant vite oublié mon portable échappé au sol. Je fouillai dans mes vêtements, cherchant quelque chose qui serait plus ou moins de la taille à Kaïla et dénichai rapidement un t-shirt noir et des pantalons de coton bleu foncé. Je les lui lançai sur le lit et, afin de lui laisser un peu d'intimité, je me dirigeai vers ma petite cuisine et tournai mon dos à Kaïla, regardant ma petite cuisinière du regard tandis que mon invitée se changeait. J'entrepris de sortir les assiettes du four, les plaçant sur le comptoir et bientôt, une délicieuse odeur envahis toute la chambre. Je salivais seulement à regarder, imaginez avec l'odeur en plus.

- On mange quoi ?


Je me retiens pour ne pas me retourner vers Kaïla, n'étant pas certaine si elle était changée ou non.

-Tu le découvrira bien assez tôt.

Je fermai les yeux et appuyai mon dos sur mon frigidaire, attendant que Kaïla me dise le O.K. Je ne voulais pas ouvrir les yeux et me retrouver devant une Kaïla à demi à poil. La honte et la gêne, non merci! Je préférais attendre les yeux fermés, même si j'avais probablement l'air complètement étrange, ainsi placée, le dos contre le frigidaire et les yeux fermés, comme si je m'étais assoupie là. J'entendis Kaïla toussoter un petit peu, comme si elle se sentait mal à l'aise et je ne pus m'empêcher de sourire lorsque j'entendis que son ton de voix avait complètement changé, passant de froid et indifférent à clair et confiant.

-Enfin... Je veux dire... il va mieux ton bras ? T'as l'air en forme, j'espère que je n'ai pas pris trop de ton temps... Enfin, si tu veux, je peux partir tout de suite, si je te dérange.

Je restai silencieuse un moment, les yeux toujours fermés. Puis je secouai la tête et, croisant mes bras derrière ma tête, je répondis à Kaïla.

-M'ouais, il va mieux. J'ai encore mal lorsque je le bouge, mais ces fichus capelets à l’hémoglobine que l'infirmière m'a donné on été assez utiles. Je ne sais pas quels produits nucléaires qu'ils foutent dedans, mais bon dieu que ça fait effet.


Je me tus un moment, gardant mes yeux toujours bien fermés, portant attention aux bruits dans la pièce. J'entendais Kaïla bouger et, en calculant d'où venait le bruit, cette dernière était toujours dans mon lit.

-Tu ne me dérange nullement, tu peux donc prendre tout ton temps pour te préparer. En fait, tu es la première personne autre que moi à mettre les pieds dans ma chambre.


C'était vrai. Autre que Kaïla et moi, personne d'autre n'avait passé la porte de ma chambre. Pour la simple et bonne raison que quiconque osait y pénétrer sans mon accord risquait de finir avec sa tête sur un piquet que je placerai devant ma chambre en guise d'avertissement. Je n'aimais pas qu'on envahisse le seul endroit où je pouvais venir me reposer. J'y veillais jalousement. Mais Kaïla était une exception. Elle avait bien mérité une nuit de repos après tout les problèmes et le trop plein d'émotions qu'elle avait vécu la veille à cause de moi.

-Et toi, tu tiens le coup? Pas trop marquée de ta soirée de hier?


Je ne sais pas ce comment elle réagit à ma question, mes yeux étant fermés, je ne pouvais pas voir les traits de son visage afin de déterminer quelles expressions et émotions y passaient. J'attendis une réponse, restant immobile et calme, mon ventre grondant de faim tandis que l'arôme de la nourriture titillait sans pitié mon appétit.




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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mar 14 Aoû - 20:43

Après avoir signalé à mon hôte mon réveil d'une façon bien rustique, elle me proposa gentiment des habits frais que j'acceptais sans attendre. Oui, je les ai pris, mais je ne les enfilais pas pour autant, détaillant les faits et gestes de Miyuki qui s’affairait à préparer le dîner, ou plutôt, à sortir le plat déjà tout prêt du four. Pourquoi donc ? Parce que je me sentais gênée de devoir me changer devant quelqu'un, enfin quoi, la pudeur était quelque chose d'horriblement présent quand on avait peur du contact humain. Quoi qu'il en soit, après deux minutes d'inactivité, je me demandais pas s'il ne serait pas plus simple que j'aille me changer dans la salle de bain, tout simplement. Mais, pourquoi autant de formalité quand je peux le faire sur place dans la plus grande discrétion, oui, j'ai remarqué que Miyuki prit la peine de ne pas relooker entre temps ce que je faisais. C'est après ces quelques mots que je ne me préoccupais de rien, ma curiosité poussée à vif.

-Tu le découvriras bien assez tôt.

Tôt voulait dire, quand j'arrêterai enfin de la fixer comme une bête curieuse et méfiante. C'est-à-dire maintenant, oui la nourriture l'emporte sur tout. C'est ainsi que je me changeai sans plus de cérémonie, motivée par l'odeur des plats qui attendaient déjà, refroidissant à chaque seconde. Bon sang, que j'étais affamée.

-M'ouais, il va mieux. J'ai encore mal lorsque je le bouge, mais ces fichus capelets à l’hémoglobine que l'infirmière m'a donné on été assez utiles. Je ne sais pas quels produits nucléaires qu'ils foutent dedans, mais bon dieu que ça fait effet.

À moitié habillée avec une manche que j'essayais de faire passer à travers mon bras, je m'arrêtais net avant d'éclater de rire, un rire léger mais tout de même présent. Comment soignaient-ils les étudiants ici ? Avec des produits impossibles à trouver dans le commerce, j'en étais persuadée. Tout de même, peu importe ce qu'on lui a donné, j'étais contente et soulagée qu'elle aille mieux. À croire que depuis peu, le fait de voir des gens à l'agonie reprendre de l'aplomb sera ravissant à mes yeux... Non, stop ce scénario n'allait pas du tout, j'étais tout sauf compatissante. Sauf ! Dans ce cas de figure là, vu que Miyuki était ma sauveuse et qu'il était normal pour moi d'être soulagée après le combat acharné pour sa survie, qu'on a gagné.

-Tu ne me déranges nullement, tu peux donc prendre tout ton temps pour te préparer. En fait, tu es la première personne autre que moi à mettre les pieds dans ma chambre.

Ah bon ? J'étais contente d'avoir sa permission de me trouver ici, mais en même temps je me demandais comment cela se faisait que j'étais là dans ce cas. Parce que, si mes souvenirs de la veille étaient exacts, c'est la blonde qui m'eut proposé de venir dans sa chambre, ce qui voulait dire que j'étais là avec son consentement. Devais-je me sentir honorée de cette nouvelle ? Je ne sais pas, mais étrangement, j'étais bien contente. Que ce soit parce que j'ai passé une bonne nuit, ou encore, parce que j'avais ne serait-ce qu'un peu de « confiance » de sa part. Maintenant à savoir si c'était le cas, et si c'était bien... Ce fut une autre question dont je n'avais pas à me préoccuper pour le moment. Faire confiance à quelqu'un à Undai était un pari dangereux, à savoir maintenant jusqu'où on était folles pour parier.

-Et toi, tu tiens le coup? Pas trop marqué de ta soirée de hier?

Je finis d'enfiler les vêtements que Miyuki eut la gentillesse de me prêter, je me promettais de les lui rendre bien vite et peut être même lui offrir un petit quelque chose pour son hospitalité, mais cela, c'était pour plus tard. Pour l'instant, je laissais un silence s'installer tandis que mon hôte attendait que je réagisse. Un soupir sortit de ma bouche et massais ma tempe un moment, je ne pouvais pas dire que les événements de hier étaient comme une promenade de santé et que je ne gardais aucune séquelle de cela, mais j'avoue que j'ai vécu pire que cela dans ma vie... Après tout, mourir, j'ai faillit y passer plus d'une fois dans les murs de Undai de la main, des mains de ceux qui m'étaient chers... soit !

-Ca peut aller, j'ai vu pire. Enfin, je survivrai, après tout c'est toi qui a subis les plus gros dégâts, je peux pas me plaindre.

Insensible que je puisse être, j'avais le sens de la justice et, de ce que j'ai pu retenir de hier, je ne fus pas blessée comme la blonde. Donc oui, je n'avais pas à m'en plaindre, vraiment pas. J'eus même une superbe nuit à part le cauchemar... Je me relevais d'un bon en faisant un « c'est bon » à Miyuki pour qu'elle ouvre enfin ses yeux. Me détaillant un instant, je pouvais constater que ses habits m'allaient comme un gant, à croire que sa corpulence était plus ou moins comme la mienne.

Difficile à croire, mais je dois avouer que tu m'as beaucoup aidé. D'ailleurs... Merci pour m'avoir laissé ton lit, j'espère que t'as pas trop mal au dos.

Un petit rire gêné sortit de ma bouche avant que je ne me gratte l'arrière du crâne comme à chaque fois que la situation n'était pas à mon avantage, ou plutôt, quand je n'étais pas complètement à l'aise. Ceci dit, je repris mon impassibilité, avant de m'avancer d'un pas lourd vers le coin-cuisine. Par contre, je me stoppais sur le passage quand un objet au sol attira mon attention, avant qu'un juron ne traverse mes lèvres. Bordel de merde, mon portable était resté dans le bar... Je devrais encore demander un nouveau cellulaire à mes parents... Encore, cela me vaudra bien un savon. Me penchant, je ramassai l'objet de Miyuki avant de, sans vraiment faire exprès, jeter un coup d’œil sur l'écran qui laissait voir une image de deux personnes. Par automatisme, je tandis le portable à la blonde avant de demander :

-Qui est-ce ?

Sans plus attendre, je m'installais sans cérémonie devant l'assiette qui criait pour que je vienne dévorer son contenu. Essayant avec le plus grand soin de ne pas baver devant tous ces bons aliments, je m'attaquais au plat sans plus attendre. Oui, je sais, les manières de politesses devraient être bien encrées dans ma tête de Japonaise sortie d'une famille traditionnelle, mais là... là j'étais affamée et là, là...

-C'est trop bon ! C'est toi qui a fait cela ?!

Vous imaginez une personne impassible avec un visage neutre presque froid, se changer à la première bouchée pour un visage plein de joie avec des étoiles dans les yeux ? Eh bien voilà, c'est moi en ce moment même.

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mar 14 Aoû - 21:55

J'attendis patiemment que Kaïla finisse de se préparer, ne bougeant pas d'un poil malgré la faim qui me rongeait de l'intérieur. Si Kaïla ne se dépêchait pas un peu plus, j'allais sauter sur mon assiette et la dévorer sans plus de façon, que mon invitée soit prête ou non. Je me retint néanmoins, ne voulant pas paraître comme une bête affamée devant Kaïla. Je n'étais pas pressée après tout, aujourd'hui, je ne ferais rien. Je resterai probablement dans ma chambre à rien faire et récupérer de ma nuit d'hier, afin de laisser du temps à mon épaule de guérir. Pas question que j'aille faire d'autre bêtise pour empirer mon cas. Mieux vaudrait rester calme un bon moment. J'entendis Kaïla soupirer et me demandai ce qui pouvait bien la déranger. Probablement le fait de se trouver dans la chambre d'une inconnue. Enfin, on était plus vraiment inconnues, mais quand même. Je souris lorsque Kaïla rit de mes paroles, probablement à cause du commentaire que j'avais fait sur ces capelets que l'infirmière m'avait donné.

-Ca peut aller, j'ai vu pire. Enfin, je survivrai, après tout c'est toi qui a subis les plus gros dégâts, je peux pas me plaindre.


Je hochai lentement la tête, tout en gardant mes yeux bien fermés. C'est vrai que c'était moi qui avait le plus souffert dans cette mésaventure, mais Kaïla avait quand même été affectée. Si je ne l'avais pas poussé hors de vue ce soir là, elle se serait retrouvée avec une balle entre les deux yeux, et peut être, non, probablement qu'aujourd'hui, elle ne serait pas ici en ce moment, mais à la morgue. Ou dans une ruelle, son corps abandonné. Je n'avais joué que de malchance, la balle perdue aurait tout aussi bien la toucher elle qu'un passant innocent. J'entendis Kaïla bouger et finalement, elle dit "C'est bon" pour que je puisse finalement ouvrir les yeux. Je les ouvris et posai mon regard sur elle, faisant un hochement de tête appréciateur lorsque je vis qu'elle portait mes vêtements. Ils étaient à sa taille et lui allaient comme un gant.

-Difficile à croire, mais je dois avouer que tu m'as beaucoup aidé. D'ailleurs... Merci pour m'avoir laissé ton lit, j'espère que t'as pas trop mal au dos.


Je la regardai tandis qu'elle laissait échapper un petit rire gêné tout en se grattant le derrière de la tête. Elle fit ensuite mine de s'avancer vers moi pour finalement stopper net, se pencher et... ah oui, mon portable. Je l'avais oublié celui là. Je vis Kaïla étudier la photo qui était restée affichée et je me raidis, quelque peu mal à l'aise.

-Qui est-ce ?


Je gardai le silence un moment, fixant mon portable, qu'elle tenait toujours dans ses mains. Après un moment, je me tournai vers la cuisinière et attrapai les assiettes, tendant l'une d'entre elle a Kaïla ainsi qu'une fourchette. Je lui fit signe de s'installer à la petite table de cuisine pour manger et je la suivit, prenant place à l'une des chaises. Je remuai mes patates sans sans en manger, avant de détourner le regard et de répondre à la question de Kaïla.

-C'est ma mère. Avant que mon père ne devienne un monstre.


Je pris ensuite une bouchée de ma nourriture, savourant le goût du bacon. Bon dieu que ça avait un goût divin. Comment avais-je fait pour résister aussi longtemps à l'appel de la faim? Je devais avoir plus de contrôle que je ne le pensais. J'attaquai mon assiette sans plus attendre, affamée comme une rescapée qui n'avait pas mangé depuis des jours. Bah quoi, j'avais un appétit d'ogre, et je n'avais pas mangé depuis la veille! Kaïla aussi paraissait affamée car elle dévora la sienne avec autant d'appétit que moi. J'avais bien fait de cuisiner un repas complet. Toutes deux crevions de faim! Je ralenti cependant la cadence pour ne pas me retrouver avec une crampe dans le ventre, et mangeai avec plus de civilité.

-C'est trop bon ! C'est toi qui a fait cela ?!


Je pris le temps de mâcher et d'avaler avant de répondre, question de politesse.

-Non, le père noël est passé ce matin et à décidé de cuisiner ça pour nous...

Je lui sourit pour lui montrer que je ne faisais que la taquiner et non me moquer ouvertement. Je savais que sa question était plutôt une affirmation, mais parfois, je ne pouvais jute pas m'empêcher de passer un commentaire lorsqu'on m'en donnait l'occasion. Je sais, c'était un vilain défaut qui m'apportais beaucoup de problèmes, car plusieurs personnes n'acceptaient pas mes piques avec autant de légèreté que Kaïla. Au moins, elle, elle devinait que c'était de l'humour. Quelque peu à froid, mais de l'humour quand même. Nous finîmes de manger notre repas et, une fois qu'on fut bien repue, je me levai et débarrassai la table, prenant l'assiette maintenant vide de Kaïla. Je mit le tout dans l'évier et fit couler un peu d'eau pour faire tremper le tout. Je laverai la vaisselle plus tard, j'avais toute la journée de libre de toute façon. Autant en profiter pour faire un peu de ménage. Je me retournai par la suite vers Kaïla, appuyant mon dos contre le comptoir et croisant mes bras sur ma poitrine tout en plongeant mon regard dans celui de mon invitée. Je soupirai après un moment et détournai le regard, regardant vers la fenêtre.

- Merci encore pour hier. Tu m'as sauvé la vie, et je te dois une fière chandelle. Je t'en dois une alors... si jamais tu as besoin d'aide, pour quoi que ce soit, fait moi signe.


Je n'étais pas vraiment certaine qu'elle allait accepter. Avoir des amis à Undai était chose rares. Et souvent, ça nuisait plus que d'autre choses. Mais parfois aussi, ça pouvais vous sauver la vie. Mais je ne savais pas si Kaïla me ferait assez confiance. J'avais déjà remarqué comment elle était sur ses gardes en présence de d'autres personnes, donc j'en déduisais que sa confiance était très, très difficilement gagnée. Mais j'osais espérer que, avec la mésaventure dont nous avions survécus hier, elle me ferait quelque peu confiance. Pas totalement, mais il y avait début à tout, non? Je n'avais jamais réussi à me faire des amis à Undai, étant moi même une personne solitaire et sur mes gardes. Je fuyais moi aussi tout contacts et présence humaine en général. Mais Kaïla était différente des autres. Enfin, j'osais le penser. Je savais aussi que du jour au lendemain, on pourrait être appelée à se battre en duel l'une contre l'autre, et si jamais ça arrivait, il nous faudrait laisser de côté toutes pensées amicales. Lors d'un duel, il n'y avait pas de place pour de l'amitié. Seulement une place pour un gagnant et un perdant. Et souvent, pour un mort. Mais j'espérais éviter un duel avec Kaïla. Mais si jamais ce jour devais arriver, j'allais être assez forte pour laisser mon amitié ( si elle prenait place en premier lieu) de côté. Enfin, je l'espérais.







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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Mer 15 Aoû - 22:36

-C'est ma mère. Avant que mon père ne devienne un monstre.

Je ne dis rien, comme prise au flagrant délit d’être rentrée dans l’espace privé de quelqu’un. Gênée ? Je l’étais. Et pourtant, pourtant je visionnais dans ma tête cette photographie que je n’ai vu qu’un coup d’œil sans vraiment lui avoir porté de l’attention. Deux personnes, deux personnes souriantes… Une belle époque, oui cela devait être un moment heureux de la vie de Miyuki avant qu’elle ne voit toute cette idylle détruite par celui que, peut-être, elle aimait et considérait comme étant son protecteur. Et là une question se présenta à moi sans qu’elle n’ose sortir de ma bouche, même si cela me brûlait presque : Qu’était-il arrivé à sa mère après la mort de son père ? Non que je devais ou je voulais m’intéresser à sa vie, mais bizarrement, j’aurais bien voulu savoir comment Miyuki voit sa mère à présent, mais aussi comment sa mère la considère à présent… Pourquoi ? Vous n’avez pas à le savoir.

-Non, le père noël est passé ce matin et a décidé de cuisiner ça pour nous...

Un grognement sourd sortit d’entre mes lèvres tandis que l’assiette fut déjà à moitié vide devant moi. Je ne rétorquais rien à sa moquerie évidente, trop obnubilée par ce que, de toute évidence, elle a préparé. Bonne cuisinière, c’est la seule chose qui m’importait. Après tout, on ne pouvait pas être tout en même temps, n’est-ce pas ? La fusillant une seconde du regard, je replongeais mon nez dans mes pommes de terre, sentant déjà peu à peu la faim se dissiper dans mon ventre. Trop bon.

- Merci encore pour hier. Tu m'as sauvé la vie, et je te dois une fière chandelle. Je t'en dois une alors... si jamais tu as besoin d'aide, pour quoi que ce soit, fait moi signe.

Je laissais Miyuki débarrasser la table tandis que je restais assise, contente, sur la chaise. Quand j’ai la vis finir, je me levais à mon tour pour rester penaude devant sa personne droite et imposante. Oui dans la lumière du jour, je pouvais enfin bien la discerner, grande, blonde, ne devant pas être plus âgée que moi, mais dégageant une aura sûre d’elle. Sûre ou alors autre chose ? Je ne savais pas. Et le plus difficile à croire, c’était que cette personne même n’aimait pas qu’on l’approche.

- Je suis curieuse, qu’est arrivé à ta mère ? Enfin, si tu veux pas en parler, c’est à toi de voir.

Je lui souris en me disant bien qu’il valait mieux être de son coté que contre elle, même si je pouvais constater, après tout le temps vécu à Undai, que même les plus effrayants avaient des bons cotés. Trouvais-je Miyuki effrayante ? Non pas du tout, et c’était ce qui était le plus bizarre. Je devrais la fuir, je ne devrais même pas être là à discuter, manger et regarder une personne de Undai. Une personne qui par définition devait être mon ennemie. Mais pourtant, elle n’avait pas l’air de savoir… C’st peut-être pour cela que je me sentais assez à l’aise en sa présence. Par contre, une chose n’allait pas…

-Tu ne me dois rien, Miyuki-San. Tu m’as sauvé, je t’ai sauvé, nous sommes quitte.

Même si avoir un allié telle que elle, était une chose que j’aurais bien voulu. Non pour des fins morbides et glauques, juste par simple fait de vouloir avoir quelqu’un à qui faire confiance… confiance ? C’était un bien grand mot.

-Je suppose que tu sais autant que moi que Undai n’accepte pas trop la gentillesse. Mais, étrangement, je ne veux pas être ton ennemie.

Je détournais le regard, ne sachant pas trop où me mettre. Bon d'accord, je ne disais pas que je voulais être son amie, mais je ne disais pas non plus qu'elle me serait une simple inconnue qui du jour au lendemain deviendrait mon ennemie. Si elle me rit à la figure, cela ne m’étonnera même pas. J’étais stupide, j'aurais jamais dû dire cela, j'aurais dû garder ma froideur indifférente et désintéressée. Enfin, si elle se fout de moi, je la décapite. Ouais, mais non.

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MessageSujet: Re: Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]   Ven 17 Aoû - 1:37

- Je suis curieuse, qu’est arrivé à ta mère ? Enfin, si tu veux pas en parler, c’est à toi de voir.

Je reportai mon attention sur Kaïla, ne sachant pas trop quoi répondre. Je n'avais jamais parlé de ma mère à quiconque depuis l'incident, et lorsqu'on me demandait à propos d'elle, je répondais toujours que je ne savais rien de son état, ni où elle se trouvait, ce qui était faux, bien sûr. Ma mère se trouvait toujours dans ce centre de femme battue, où elle rapprenait à vivre et apprenait à devenir plus forte et moins soumise. Mais ma mère était une faible, et il lui faudrait un moment avant de pouvoir complètement s'en remettre. Je soupirai et secouai la tête avant de regarder Kaïla dans les yeux un moment.

-Aux dernières nouvelles, elle était encore qu'à la phase un de sa réhabilitation dans le centre de femme battue dans lequel elle fut envoyée après que j'aie tué mon père. Elle n'arrive pas à vaincre sa peur de l'homme et reste une soumise qui s'agenouille dès qu'on lève la voix. J'ai l'impression qu'elle va y rester un moment. D'un côté, c'est mieux ainsi. Comme ça, elle ne retombera pas entres les mains d'un salaud comme mon père.


En effet, rester cloitrée dans ce centre lui évitait au moins ce genre de problèmes, et ça me rassurait. Je ne voulais pas reçevoir un appel disant que ma mère était encore sous l'emprise d'un homme violent. Sinon, je partirais à la recherche de ce dernier et le tuerai sans remords. Je soupirai et haussai les épaules.

-Une fois de temps en temps, lorsqu'elle est dans ses journées "saines", elle m'appelle. Ils on prit soin de contrôler son accès au téléphone. À cause d'un incident fâcheux qui s'est produit il y a quelque temps et qu'ils souhaitent éviter.

J'eus un sourire amère et secouai la tête pour balancer ma frange sur le côté.

-Il y a quelques semaines, j'ai reçu un appel de ma mère. Elle s'est mise à m'engueuler, me criant que j'étais un monstre, un démon, que je mériterais de me faire brûler sur un bûcher pour avoir tué mon père. Lorsque son docteur l'a entendue crier au téléphone, cette dernière s'est empressée d'arracher le combiné de la main de ma mère et de s'excuser. Je lui ai raccroché au nez. Je ne voulais rien savoir des excuses du médecin.

Je détournai le regard et restai silencieuse un moment, me rappelant de ce jour là dans les moindres détails. Lorsque j'avais répondu à mon portable, j'avais été contente en premier lieu. Je m'ennuyais de ma mère, même si je refusais de l'avouer, et avoir de ses nouvelles me rendait quelque peu heureuse. Mais ce jour là, elle m'avait tellement blessée que je n'arrivais pas à le lui pardonner complètement. Je sais qu'elle n'était pas dans son état normal et que le choc nerveux qu'elle avait reçu suite à la mort de mon père, l'affectait toujours. Mais le mal était fait. Et je ne pouvais pas lui pardonner. J'essayai de garder un air neutre devant Kaïla, mais j'eus le sentiment que j'échouai lamentablement. Probablement que mon visage réflètait de la douleur ou quelque chose du genre. Je laissai le silence durer, et finalement, Kaïla le brisa.

-Tu ne me dois rien, Miyuki-San. Tu m’as sauvé, je t’ai sauvé, nous sommes quitte.


Je hochai la tête, ne trouvant rien à répondre. Kaïla avait raison. Je lui avait sauvé la vie en la tirant hors de la gare et en lui évitant une balle dans la tête, et elle avait sauvé la mienne en me maintenant en vie assez longtemps pour que je reçoive des soins à Undai. Comme elle le disais, nous étions quitte.

-Je suppose que tu sais autant que moi que Undai n’accepte pas trop la gentillesse. Mais, étrangement, je ne veux pas être ton ennemie.


Je la regardai un moment puis hochai la tête, sachant pertinement pourquoi elle me disait ça. À Undai, avoir des amis était souvent plus un handicap que d'autres choses. Premièrement parce qu'on pouvait perdre le dudit ami du jour au lendemain à cause d'un combat, ou parce que l'ami en question devait se battre en duel avec vous et décidait de vous trahir. L'amitié était peu courante à Undai, c'était du chacun pour soi. Mais elle était existante, aussi faible qu'elle puisse être. Mais je respectais Kaïla et son choix. Elle le faisait pour sa sécurité. Je lui souris faiblement et secouai lentement la tête.

-Je comprends. Je ne veux pas être ton ennemie non plus. Je crois que tu es... différente des autres.


J'eus un ricanement sans joie et décroisai mes bras, les laissant tomber à mes côtés.

-C'est probablement juste moi qui se ramollit. Je n'avais pas fait montre d'autant de gentillesse depuis... des années.


Ah là là, Nomura, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi?



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Coincée à la gare après avoir râté le train~ [Libre]

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