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 Un cobaye ?

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Alice Liddell

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MessageSujet: Un cobaye ?   Ven 29 Juin - 18:07

L’homme n’utilise que 10% de son cerveau, vrai ou faux ?

Faux. Toutes les parties de notre cerveau sont utilisées. Toutefois, elles ne travaillent pas en permanence, car elles servent à différentes fonctions (apprentissage, lecture, parole, etc.).
Il est possible d’améliorer ses capacités intellectuelles (rapidité de lecture, capacité de synthèse, mémorisation, etc.) de la même façon qu’il est possible d’augmenter ses capacités physiques, par l’exercice.
Je soupire et referme le livre que j'ai dans le creux de mes mains. Dead Master n'avait pas permis la matérialisation à l'aide d'un processus de multiplication des capacités intellectuelles. Ce n'était pas une amélioration psychique : Aucune chance qu'elle ai trouvé le moyen d'augmenter l'intellect de tout les étudiants en aussi peu de temps. C'était irréaliste mais l'hypothèse de la télékinésie et du développement psychique ne pouvait pas être mise de côté sans vérification.

Pouvait-on parler de modification physique dans ce cas ? Si oui, par quels moyens ? Je ne me souvenais pas d'avoir été opérée, d'avoir subit une injection quel-qu'elle soit ou d'être entrée en contact avec un objet suspect. Je ne pense pas que la nourriture servie sur l'Académie peut être mise en cause. Ce qui est sûre cependant c'était que le bracelet ou la boucle d'oreille qui nous avait été envoyé, me paraissait très impliquée dans le processus et que l'Arène se montrait plus que louche, notamment par sa fonction et son aspect totalement absurde.

Peut être que la directrice pouvait facilement berner ses étudiants incapables et dénués de toute curiosité mais la scientifique que j'étais ne pouvait pas s'empêcher de penser que le pouvoir qui nous était offert se trouvait trop beau pour être vrai. Ce n'était pas de la magie, il y avait forcément une explication logique à toute cette mascarade et j'allais débusquer sans aucun doute le loup qui se cachait dans la bergerie.

Je prends un nouveau livre dans le rayon "Nature" : Une encyclopédie sur les minéraux qui allait sûrement m'aider à découvrir de quoi était composé la pierre des bijoux distribués aux élèves. Si ma mémoire était bonne, il y en avait des bleus pour les secondes, des verts pour les premières années et des rouges pour les terminales. Je devais donc dénicher des gemmes qui pourrait correspondre sinon conclure qu'il s'agissait de solides artificiels et étudier leur composition à l'aide de mes outils de chimiste bien dissimulés dans ma chambre, au fond d'un coffre en bois solidement sceller.

Il me fallait aussi examiner un jeune sujet étudiant ici, d'une part doté de son bijou et d'autre part, dénué de cet accessoire pour vérifier que le pouvoir était bien fournis par lui et non pas par l'élève lui même. Le tester à l'intérieur de l'arène et en dehors, sans oublier de prélever des composants de cette zone en vue d'un étude approfondie. Je devais donc me munir :

  • D'éprouvettes, pour les mélanges et la mise au point des substances de test.
  • De seringues, pour les prises de sang et les prélèvements liquides.
  • De pincettes stériles, pour les prélèvements solides.
  • De produits agressifs, pour liquéfier les métaux.
  • De mon nécessaire de chimiste, dont des tubes d'essais.
  • Et d'un cobaye, de préférence consentant, en dernier recours, victime.

Je pouvais faire venir la majorité du matériel du cabinet de mes parents en prétextant une nouvelle expérience banale sur le magnétisme et les métaux mais pour ce qui est du sujet, j'allais devoir en trouver un moi-même. Je parcours vaguement la pièce de la salle à la recherche d'un élève mais n'en trouve aucun, étant donné qu'aucun étudiant n'étudiait sérieusement dans cette Académie et qu'à cette heure ci, ils se trouvaient tous à la cafétéria ou dans un des restaurants du centre commercial. Les rares personnes qui venaient à la bibliothèque ces derniers temps, passaient leur journée dans le rayon "Manga" ou sur un des bureau à dormir.

Je me lève et décide de me rendre dans un lieu plus fréquenté pour choisir un cobaye de choix et un minimum docile afin de pouvoir l'étudier calmement. Je me décide avant de quitter la pièce, d'emprunter quelques livres de biologie et de chimie pour m'aider dans mes recherches et la manipulation de substances dangereuses. Pour ce faire, je me rends dans le rayon approprié et le balaye du regard, choisissant soigneusement les ouvrages nécessaires. L'un d'eux, en hauteur, attire mon regard et je dois me mettre sur la pointe des pieds pour le saisir. Malheureusement pour moi, ses confrères mal rangés ont décidé qui n'allait pas les quitter de ci-tôt et préfèrent me tomber tous dessus que de le laisser gentiment partir.

-Kyahhhh !

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Dernière édition par Lyuba Dejniov le Dim 1 Juil - 16:43, édité 1 fois
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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Ven 29 Juin - 21:17

Je marchais avec détermination vers la bibliothèque, perdue dans mes pensées. Ce matin là, alors que je marchais dans le parc pour dissiper les dernières images de mon cauchemar, j’avais vu un oiseau assez majestueux, mais j’ignorais de quelle espèce c’était. J’avais croisé l’oiseau alors qu’il fondait sur un autre oiseau, l’attrapant dans ses serres acérées avant de s’envoler au loin, sa proie solidement prise dans ses pattes. J’avais pu voir la couleur du plumage, un blanc strié de ligne brune sur le ventre de l’oiseau, et un gris qui me semblait tacheté sur le dessus de son corps. Cependant, j’étais à peu près certaine que c’était une sorte de rapace, donc j’avais ma petite idée où concentrer mes recherches. Je marchai rapidement vers le bâtiment principal de l’académie, ignorant (encore une fois) les regards curieux des autres élèves. Même si plus de deux semaines s’étaient écoulées depuis mon incident avec une pure inconnue, qui m’avait laissé pour seul souvenir une langue enflée et un œil au beurre noire, j’avais toujours le contour de mon œil d’une horrible couleur jaunâtre, ma blessure n’étant pas complètement guérie. Ma langue cependant était redevenue normale après quelques jours seulement.
Je m’engouffrai dans l’espace entre les dortoirs et le bâtiment principal, portant une main à mon collier, nouvelle habitude que je ne parvenais pas à défaire. Je me rappelai de la colère de Jun lorsqu’elle m’avait vue, pissant le sang et incapable de prononcer une phrase clairement. Elle avait explosée de colère et avait oublié ses propres blessures afin de s’occuper de moi en premier. J’avais apprécié son geste, honnêtement. Je m’étais sentie aimée. Peut être pas d’un amour véritable, mais quand même, c’était un bon début pour moi, une fille qui avait vécu dans le manque d’amour.
Je sortis de mes pensées lorsque j’arrivai finalement à la porte d’entrée et l’ouvris afin de m’engouffrer dans l’école. Le changement de luminosité affecta aussitôt mes yeux fragiles et je devins semi-aveugle, heurtant par accident un élève qui passait par là. Je m’excusai maladroitement, marchant d’un pas incertain vers la bibliothèque. Lorsque j’y arrivai enfin, mes yeux s’étaient accoutumé à mon environnement et je pouvais finalement voir où je marchais. J’entrai sans hésiter dans la bibliothèque, appréciant l’odeur des livres. J’avais toujours aimé les bibliothèques pour leur calme et la tonne de mystère qu’elles refermaient. On ne savait jamais quand on pouvait tomber sur un livre intéressant qui nous occupait l’esprit pendant un moment.
Je me dirigeai vers le coin où je me rappelai avoir vu des livres parlant des animaux, passant mes doigts sur la reliure des livres afin de lire les titres. Finalement, un titre accrocha mon regard et je pris le lourd livre, regardant la page couverture. Elle montrait plusieurs oiseaux de chasse et le titre était prometteur. Je l’ouvris à la table des matières et allai directement à la page indiqué sous « Rapace d’Europe ». Je trouvai rapidement l’oiseau que je cherchai. C’était un Épervier d’Europe. Je lu la description avec attention, me délectant de ses informations. J’avais toujours aimé les animaux, et pouvoir découvrir une nouvelle espèce était tout simplement génial. Je me souvenais qu’un jour, j’avais emmené un chiot secrètement chez moi, le gardant un temps dans ma chambre. Cependant, lorsque j’avais vu des affiches de chiot disparu dans les rues, j’étais immédiatement allé le porté à leur propriétaire. On m’avait froidement remercié (réaction habituelle face à mon apparence) et c’est tout. J’aurais presque mieux fait de le garder, ce chiot. Mais j’étais de nature honnête et généreuse, il avait donc été normal pour moi de rendre le chiot à son maître. Je levai soudainement les yeux lorsque j’entendis un boucan infernal puis replaçai le livre à son endroit d’origine avant de marcher vers la source du bruit. Je cherchai pendant un moment, ne sachant pas trop d’où ça venait, mais finalement, je trouvai finalement la coupable. Une jeune fille aux longs cheveux blonds se tenait au sol, entourée de plusieurs bouquins qui lui étaient visiblement tombés dessus. Je m’approchai doucement afin d’éviter de lui faire faire le saut et demandai doucement :

-Est-ce que ça va? Rien de cassé?

Je me penchai vers elle, gardant une distance respectable et attrapai un livre qui parlait de minéraux. Je regardai le code sur la reliure et le replaçai sur l’étagère tandis que l’étrangère était toujours au sol, visiblement sonnée.

-Probablement des livres mal placés, si je ne m’abuse?

Je connaissais ça. Ça m’étais souvent arrivé de devoir jouer les ninjas (façon de parler) afin d’attraper in extremis un livre qui décidait soudainement de faire une chute libre vers le sol. Ici, les élèves se foutaient de comment placer les livres. Je me retournai vers la fille et lui tendis (à contrecœur) ma main afin de lui offrir de l’aide pour se relever. J’avais horreur des contacts, sauf avec Jun, pour une raison qui m’échappait encore, mais je ne voulais pas paraître insolente en laissant la jeune fille par terre sans offrir mon aide.

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Alice Liddell

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Ven 29 Juin - 21:45

Je maudissais le ou les élèves qui avai(en)t osé balancer les manuels en désordre sur l'étagère tandis que j'écartais élégamment mes agresseurs de mon visage et de mon corps, toujours allongée au sol.
Les étudiants d'ici n'avaient aucun respect pour les livres et les études, la preuve était là, juste sous vos yeux. Pauvres textes, pauvre connaissance, pauvre de moi ... Ils ne prenaient même pas la peine de s'intéresser à nous autrement que pour notre couverture. Et ma couverture intéressait énormément de monde.

Je me redresse délicatement et me saisis de l'encyclopédie qui m'avait intéressée un peu plus tôt. Au moins, j'avais réussi à m'en emparer, il ne me restait plus qu'à remettre ses valeureux confrères sur l'étagère. Ils s'étaient vaillamment battus mais rien ni personne ne pouvait me résister.
Mais alors que j'allais me relever pour remettre tout en ordre, une fille aux longs cheveux blancs attira mon attention en me demandant poliment :

-Est-ce que ça va? Rien de cassé?


Je la vois ramasser l'un des manuels, l'inspecter et le remettre sur le plus haut rayonnage avec une facilité assez déconcertante. C'est là que je remarque sa grande taille et qu'un sourire satisfait m'échappe quand je me réjouis de voir qu'elle pourrait me porter une plus grande aide que la main qu'elle me tendait maintenant. Comme quoi il ne faisait pas toujours bon d'être petite et passe partout. Je n'étais pas si courte sur pattes mais parfois ma taille moyenne m'handicapait légèrement.

Je l'examine soigneusement, essayant de placer un nom sur son visage, alors qu'elle m'aide aimablement à me relever. Des cheveux blancs comme la neige, une peau terriblement pâle, des yeux d'un rouge vive, un corps frêle et fin ... J'étais presque sûre d'avoir entendu parler de cette albinos là et ce fut son collier qui me jeta aux yeux la réponse sans ménagement. Elle était bien connue chez certaines filles nymphomanes et lesbiennes qui passaient leur temps à la jalouser.

-Probablement des livres mal placés, si je ne m’abuse?


Je lui souris poliment alors que je scrute le coquard qu'arbore l'un de ses yeux. Sûrement une harpie qui avait voulu lui crever un œil pour la punir de tourner autour de Itsuko Jun, la célèbre Don Juan qui passait la majorité de son temps à papillonner avec toutes les femmes qu'elle attrapait dans son filet.

J'avais beaucoup entendu parler de cette étudiante qui possédait la même arme que notre fameuse directrice. Les élèves parlaient beaucoup de cette femme insignifiante et beaucoup plus en mal qu'en bien. Pour ma part, je me fichais pas mal d'elle. Je ne l'avais jamais rencontré et si je me fiais aux rumeurs, elle n'était pas vraiment fréquentable. De toute façon, les seules personnes qui couraient faire sa connaissance n'étaient que des chiennes en chaleur ou des curieux imprudents.

-Merci

La demoiselle - qui me faisait maintenant face - devait être une de ces personnes masochistes prêtes à vendre son corps au premier venu contre un peu de sexe et de douleur. Une catin, ni plus, ni moins : Le genre de fille qui n'avait ni honneur, ni fierté et qui me répugnait au plus haut point, rien que par sa présence. C'était vraiment dommage qu'elle se comporte ainsi, elle avait l'air mignonne bien qu'un peu étrange, j'étais certaine qu'on aurait pu s'entendre dans d'autres circonstances.

J'époussète mes vêtements et vais chercher une chaise que je viens placer devant le rayonnage avant de ramasser quelques livres pour les remettre soigneusement à leur place, en montant sur mon escabeau de fortune. Je l'ignorais soigneusement, espérant qu'elle s'en aille mais face à se présence insistante, je me décide enfin à converser un peu avec elle, d'une voix singulière :

-Tu es la chienne d'Itsuko, n'est-ce-pas ?

Je pouffe de rire face à mes paroles. Je n'allais pas retenir mon dégoût pour une fille aussi volage et lubrique, elle ne méritait pas ma compassion et encore moins mon respect. Je redescends de la chaise pour ramasser le restant des manuels, un sourire cruel et méprisant aux lèvres. Si elle aimait la violence et la soumission, j'allais la gâter.

Je replace les dernières encyclopédies et m'étonne de la voir encore là - alors que je venais carrément de l'insulter - quand je vais remettre la chaise sous son bureau. Elle n'en avait pas eu assez ? Je pose mon index sur ma bouche et fait mine de réfléchir en levant les yeux au ciel. Que me veux cette fille ? Ne peut-elle pas me laisser tranquille ? J'avais encore un sujet d'étude à ... Je m'arrête dans mes réflexions et sens un sourire sadique s'étaler sur mon sublime visage de porcelaine.

-Ça ne te fais rien d'être le petit toutou d'une catin ? Tu m'as l'air de déguster beaucoup pour très peu. Franchement, si tu veux te rendre utile et souffrir un peu, tu n'as qu'à me demander. J'ai un rôle tout désigné pour toi !


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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Ven 29 Juin - 23:21

La jeune fille attrape ma main et je l’aide à se relever avant de retirer ma main de la sienne et de prendre un pas de distance. Elle était plus petite que moi et, en jetant un coup d’œil aux livres au sol, je n’avais aucun mal à deviné ce qui s’était passé. Trop petite pour attraper fermement le livre qu’elle voulait, elle en avait fait tomber en faisant branler la rangée mal placée et en équilibre précaire. Une fois de nouveau sur pied, elle me sourit poliment et examine mon visage, probablement la marque que j’avais autour de mon œil. Je fais comme si je n’avais rien remarqué et me penche pour ramasser deux livres, lis les codes sur la reliure et les replace avec facilité sur l’étagère, en ordre alphabétique.

-Merci

J’hoche la tête dans sa direction, comme pour dire « pas de problème » puis la regarde attentivement. Elle était assez petite mais dans les tailles moyennes, et elle avait des courbes là où il en fallait, ni trop ni pas assez. Elle était assez séduisante et son visage était fin et délicat.
Je la suivis du regard alors qu’elle part chercher une chaise et je ne peux m’empêcher d’avoir un sourire en coin. Être de petite taille n’avait pas toujours ses avantages. Elle ramasse les livres et les remets à leurs places, soigneusement. Je voyais bien que elle aussi elle respectait ces encyclopédie de mystère, et qu’elle en prenait grand soin.

-Tu es la chienne d'Itsuko, n'est-ce-pas ? me dit-elle alors, me faisant hausser un sourcil.

Je n’étais pas surprise par son ton acerbe. Je m’étais peu à peu habituée par les commentaires tous aussi cruels et déplacés que certaines personnes jetaient à mon passage. Ils pouvaient penser ce qu’ils voulaient, je m’en foutais. Je n’avais pas grandis dans l’indifférence pour devenir une fille qui pleurait pour un rien, ça non. Son commentaire me passait complètement au dessus de la tête, sans effet. Ce que je me demandais par contre, c’était si elle me jetait sa haine en pleine face parce qu’elle était une soupirante de Jun, ou une des personnes qui haïssaient ma maîtresse. J’en avais entendu, des choses sur Jun, en majorité des atrocités. Mais je n’étais pas du genre à écouter les rumeurs. Si Jun étais si atroce que ça, je ne serais pas là aujourd’hui, marchant le dos droit et en pleine santé.
La fille pouffa de rire, trouvant certainement son propre commentaire des plus drôles. J’haussai les épaules avec indifférence, et la regarde tandis qu’elle descend de sa chaise pour ramasser les derniers manuels. Je reste silencieuse tandis quelle replace les livres sur l’étagère avant de descendre définitivement de la chaise et d’aller replacer cette dernière sous la table où elle l’avait prise. Puis elle pose un doigt sur ses lèvres et entre en grande réflexion avant de se tourner vers moi avec un sourire.

-Ça ne te fais rien d'être le petit toutou d'une catin ? Tu m'as l'air de déguster beaucoup pour très peu. Franchement, si tu veux te rendre utile et souffrir un peu, tu n'as qu'à me demander. J'ai un rôle tout désigné pour toi !

Mon regard se durcît à ses paroles et je la regarde froidement. Qu’on tire des conclusions si hâtives sur ma personne, ça arrivait tout le temps. N’empêche, chaque fois, j’avais envie d’effacer les sourires satisfaits sur les lèvres de ces personnes qui croyaient tout connaître sur moi. Souffrir, je l’avais assez fait durant ma vie, et pas parce que je le voulais. Je jette un regard plein d’avertissement à la jeune fille et lui parle d’une voix calme, mais froide :

-Croire connaître une personne, c’est une chose. La connaître pour de vrai, c’en est une autre. Les apparences sont parfois trompeuses.


Sur ce, je tourne les talons et retourne à la rangée de livre où j’avais laissé le manuel avec les oiseaux, cherchant plus d’informations sur l’Épervier d’Europe. Je voulais me changer les idées. Cette fille m’avait piquée à vif en sous entendant que j’étais une sado-maso et, même si elle ne l’avait pas annoncé haut et fort, une pute. Je n’étais pas ainsi, j’avais seulement eu la malchance de tomber sur Jun alors que nos libidos étaient à leur plus haut. Et même à ça, je ne regrettais pas ma rencontre avec Jun.
Je lève la tête vers un rayon de livre plus haut afin de regarder les titres et trouve enfin un livre qui ne parle que de l’Épervier. Je l’attrape et l’ouvre pour le feuilleter, regardant les photos surprenantes de ces oiseaux majestueux, souvent en plein vol. Je souris en voyant une photo de petits, leur duvet étant complètement blanc. Je tourne la tête lorsque j’entends des pas, perdant mon sourire et jetant un regard froid à la jeune fille qui, visiblement, n’en avait pas fini avec moi.

-Je peux t’aider? Demandais-je quand même poliment, malgré la froideur de mes paroles.

Je n’avais vraiment pas envie de l’aider, mais elle n’avait pas non plus l’air de vouloir me lâcher. Comme elle ne répondait pas, je replonge dans ma lecture, l’ignorant avec facilité. Elle pouvait rester plantée là des heures, je m’en foutais. J’avais tout mon temps, et si elle voulait jouer à la statue, libre à elle.



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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Sam 30 Juin - 0:10

-Croire connaître une personne, c’est une chose. La connaître pour de vrai, c’en est une autre. Les apparences sont parfois trompeuses.

Je ne prétendais pas la connaître, ni elle, ni Itsuko. Elles n'avaient aucune classe, aucune élégance : Elle étaient pour moi totalement dénuées d'intérêt. Si elles voulaient copuler toutes de cuir vêtues dans une cage en fer, soit, qu'elles le fassent mais loin de moi. Rien que le fait de savoir qu'elles "s'amusaient" entre filles me soulevait le cœur alors d'autres atrocités, je m'en passerais bien, merci.

Elle se dirige vers le coin "Faune et flore" alors que je la suis de près, amusée de la voir enfin réagir à mes provocations. Je n'avais pas l'habitude de me retrouver face à une personnes aussi peu réactive. Elle ferait décidément un très bon cobaye, MON cobaye. J'avais jeté mon dévolu sur elle et d'ailleurs qu'elle le veuille ou non, j'avais décidé d'en faire mon sujet d'expérimentation.

Elle lisait un livre sur un certain rapace que je n'avais aucunement envie de connaître, ce qui me fait hausser les sourcils. C'était la première fois que je voyais quelqu'un s'intéresser d'aussi près à un piaf. Moi je ne les aimais pas : ça piaille désagréablement, ça crache les restes de leurs proies, c'est idiot au point de se manger le moindre poteau électrique qui passe et ce n'est pas particulièrement beau à voir. En plus, ça a un bec ! Vous imaginer : Un bec !? Pourquoi faire ? C'est laid, peu utile et laid ... Je l'avais déjà dit, non ?

-Je peux t’aider?

Elle daignait enfin m'accorder un peu d'attention. Cette fille était-elle vraiment lesbienne ? Je veux dire, moi qui suis sublime, elle ne cessait de m'ignorer depuis toute à l'heure. Peut être qu'elle n'aimait que les catins doublés de mocheté ? Quoiqu'il en soit, puisqu'elle me proposait si "gentiment" son aide, je n'allais certainement pas la refuser.

Elle semblait cependant lente à la détente, elle allait avoir du mal à saisir la complexité de mon projet. Aussi, ma requête devait se montrer simplifiée et les mots que j'employais à la limite de la banalité. Je veux dire, a part : "Coucher", "Assis", "Debout", elle ne devait pas avoir un vocabulaire très développé.
Après avoir soigneusement choisis mes mots, je lui explique enfin ce que je voulais d'elle, un faux sourire collé aux lèvres :

-Effectivement, oui ! J'aurais besoin d'un sujet d'étude pour un projet ... Scolaire. Ce n'est rien de très important. J'ai juste besoin d'un petit peu de sang, de salive et de te faire passer quelques petits tests pas bien difficiles.

Aussi stupide et cinglée qu'elle pouvait être, j'étais sûre et certaine qu'elle n'allait pas accepter ma proposition aussi facilement. C'est pour cela que j'hésitais quant à la récompense promise. Était-elle plus intéressée par l'argent ou par le sexe ? La deuxième option ne me plaisait guère, quant à l'argent j'en avais un bon paquet mais je n'étais pas sûre qu'elle l'accepte ... Quoi-qu'étant une catin ... Alors qu'est-ce-qui pouvait lui faire envie ?

Mon regard se pose sur le livre qu'elle tenait dans les mains et s'éclaire aussitôt. Un piaf ? Je pouvais lui en offrir un quand elle voulait. Je regarde plus attentivement l'article qu'elle lisait et retiens le nom du ridicule volatile qui l'intéressait tant pour une raison que j'ignorais. Finalement, je désigne une des photos de l'animal et déclare ennuyée :

-Tu veux une de ces bestioles ? Tu sais, je peux t'en offrir une ... Je peux même en faire amener une, dressée par un professionnel, qui t'obéira au doigt et à l'œil.

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Sam 30 Juin - 18:25

Après un moment, comme elle ne répondait toujours pas et que le silence s’éternisait, je jette un regard agacé vers la jeune fille, me demandant ce qu’elle me voulait. Je garde cependant mon calme, seuls mes yeux étaient durs et froids. Finalement, elle daigne me répondre un faux sourire aux lèvres :

-Effectivement, oui ! J'aurais besoin d'un sujet d'étude pour un projet ... Scolaire. Ce n'est rien de très important. J'ai juste besoin d'un petit peu de sang, de salive et de te faire passer quelques petits tests pas bien difficiles.

Je reste inexpressive, considérant ses paroles. Des tests? Me prenait-elle pour un rat de laboratoire ou quoi? J’avais beau avoir une crinière blanche comme neige et des yeux rouges, je n’étais pas un rongeur fait pour des tests! Et pour qui se prenait-elle? Après nous avoir ouvertement insultées Jun et moi, elle croyait vraiment que j’allais l’aider comme si rien ne s’était passé? Je grogne intérieurement. Elle en avait du culot!
Je reporte mon attention sur mon livre, nullement intéressée par ses soit disant « projet scolaire et quelques petites tests ». Elle peut bien aller chercher son rat de laboratoire quelque part d’autre, moi j’en étais pas un! Mais elle ne semblait pas vouloir lâcher le morceau de sitôt. Même devant mon manque d’intérêt et le fait que je l’ignorais royalement, elle reste plantée là, commençant sérieusement à me taper sur les nerfs. Je soupire longuement tout en tournant quelques pages du livre que je tenais encore dans les mains, laissant mon regard courir sur les magnifiques photos des Éperviers. J’aurais du rester dehors et passer la journée dans le parc au lieu de venir fouiner dans la bibliothèque et croiser cette pimbêche insolente. Je ne lui avais rien fait, et elle se permettait de m’insulter. Mais à Undai, ce genre de chose n’était pas vraiment surprenant, puisque la plupart des élèves étaient des fous furieux et des détraqués mentaux.
Je lève de nouveau les yeux sur elle lorsqu’elle se décide finalement à parler de nouveau, visiblement agacée de mon silence.

-Tu veux une de ces bestioles ? Tu sais, je peux t'en offrir une ... Je peux même en faire amener une, dressée par un professionnel, qui t'obéira au doigt et à l'œil.

Elle vient à peine de finir sa phrase que je referme sèchement le livre, la coupant brusquement. Je pose mon regard cramoisi dans le sien, déclarant :

-Les oiseaux ne sont pas faits pour être en cage. Leur place est dans la nature, en liberté.


Je replace alors le livre là où il allait, puis jette un dernier regard à la fille.

-Et pour ton information, je ne suis pas un rat de laboratoire.

Sur ce, je m’éloigne de nouveau d’elle, espérant qu’elle me laisserait bel et bien tranquille cette fois-ci. Je m’arrête dans la rangée suivante, toujours un rayon sur la faune et la flore, et prends un livre au hasard. Il se trouve que j’ai déniché un livre parlant de gros félins et ma curiosité est aussitôt piquée. Je l’ouvre et m’arrête à une page au hasard, lisant les infos que je trouvais sur la page gauche, tandis que sur la droite, on voyait l’image d’un gros chat dont la queue était presque inexistante et dont les oreilles, pointues, étaient recouvertes de poils noirs au bout. Les pattes de l’animal sont longue et puissantes et sa fourrure est un mélange de bruns, de gris et de blanc, laissant paraître ici et là quelques poils noirs.

«Le Lynx du Canada a une fourrure longue et épaisse gris et brun jaunâtre possédant parfois des taches sombres. Sa queue est courte, avec une extrémité foncée. Il possède des pattes postérieures longues. Ses pieds sont très grands et recouverts d'un pelage dense : ils peuvent mesurer 10 cm. Ces « raquettes » l'empêchent de s'enfoncer dans la neige profonde. Ses oreilles sont surmontées d'un fin pinceau de poils noirs et il possède le plus souvent une collerette flottante de fourrure autour du cou.
Les longues pattes et le pelage épais font paraître ce lynx beaucoup plus grand qu'il n'est


En effet, sur l’image, le gros chat avait l’air plutôt énorme, et ses grosses pattes faisaient penser à celles d’une grosse peluche. On avait presque envie d’aller cajoler le gros chat et de faire ami-ami avec.
Ma lecture est soudainement interrompue (de nouveau) lorsqu’on m’enlève brusquement le livre et je me retrouve (encore une fois) face à cette fille qui ne voulait pas me lâcher. Mais que faudrait-il que je fasse pour qu’elle me laisse tranquille? Que je lui balance mon poing à la figure? Mais même si j’étais vraiment en colère, je ne ferais jamais ça. Je ne réagissais violemment que si on me menaçait, comme avec l’idiote qui m’avait fait un œil au beurre noir deux semaine plus tôt. Je lançai un regard indifférent à la fille. Visiblement, je ne sortirais pas d’ici avant un bon moment.




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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Sam 30 Juin - 21:33

-Les oiseaux ne sont pas faits pour être en cage. Leur place est dans la nature, en liberté.

Putain de hippie ! Je lui offrais son maudit piaf sur un plateau d'argent et elle osait me le jeter au visage sans ménagement.
Les oiseaux ne sont pas faits pour être en cage mais les femmes alors ? Elle me faisait rire, elle était la première à vendre sa liberté et à s'exhiber avec un collier de chienne ! Et c'est à moi qu'elle osait parler d'affranchissement ?
Elle n'était rien qu'une foutue fanatique de la nature et des animaux. Je l'imaginais déjà crier a scandale à la moindre vue d'une fourrure. Nous étions au sommet de la chaîne alimentaire, ma belle ! Ça avait toujours été la loi du plus fort alors ne me sors pas des conneries vertes et pas mures !

Le charisme, l'intelligence, la beauté et tant autres qualités, c'est cela qui permettait de régner. Le plus imposant mettait les autres à ses pieds et faisaient d'eux ce qu'il voulait.
Nous avions domestiquer ces créatures inférieures car nous le pouvions ! Sans aucun doute, ils auraient fait pareil, s'ils en avaient eu la possibilité. D'ailleurs, s'en plaignaient-ils ? Je n'avais jamais entendu aucune plainte de la part des mes compagnons qui sautillaient dans le luxe et le confort.
Elle pouvait aisément comprendre le privilège d'avoir un maître puisqu'elle était elle-même une chienne sans crocs ni griffes. Alors qu'elle arrête son mélo-drame !

-Et pour ton information, je ne suis pas un rat de laboratoire.

Pas encore peut être mais ça n'allait pas tarder ! De gré ou de force, elle allait m'assister dans mes recherches. Cette albinos était toute désignée pour ce rôle : Elle m'était si détestable que je n'aurais aucune compassion ou pitié lors de mes différents tests. De toute façon, ce devait être elle et personne d'autre : Son exposition à l'académie n'avait été ni trop longue, ni trop courte, son métabolisme ne me semblait pas spécialement instable, sa condition physique et mentale me paraissait plus que convenable et selon mon analyse de sa réactivité, je ne pensais pas qu'elle serait particulièrement dangereuse ... Enfin, par rapport aux autres élèves très "susceptibles".

Dans ma grande bonté d'âme, je décide de lui laisser une dernière chance de gentiment me suivre et m'obéir tandis qu'elle s'éloigne pour chercher un autre livre sur les félins cette fois. Dieu, cette fille n'avait donc rien d'autre à faire que de regarder des encyclopédies animalières !? Après les mochetés volantes et les gros chats, ça allait être la poiscaille ? Au lieu de s'intéresser à des "choses" déjà répertoriées, elle aurait du étudier d'autres formes de vie ou certains phénomènes pouvant améliorer notre confort et notre quotidien. Mais les gens préféraient toujours revenir sur des éléments désuets du passé.

Je me plante face à elle, espérant qu'elle me porte de l'attention encore quelques secondes mais face à son mépris, je ne peux m'empêcher de lui arracher son bouquin des mains et de le jeter sur l'étagère juste à côté de moi. Les chiennes manquaient vraiment de politesse et d'amabilité !
Je soupire longuement, essayant de contenir mon calme et demande à nouveau, irritée :

-Je voudrais que tu reconsidères ta décision !

Elle n'était visiblement pas décidé à le faire, je devais donc appuyer mes dires. Mais comment ?
Mon regard se pose à nouveau sur son collier de cuir. Quoi de pire pour un animal que de voir son maître en danger ? Je souris machiavéliquement et ricane légèrement une main devant la bouche, quand la meilleure de mes idées surgit des tréfonds de mon esprit calculateur. Cette nymphomane d'Itsuko allait m'être capitale, elle remontait un peu dans mon estime.

Je me colle quasiment à elle et passe un doigt dans l'encolure de son accessoire avant de tirer violemment dessus, m'assurant ainsi la meilleure des attentions possibles, la sachant girouette à mourir. Je ne voulais pas qu'elle s'éloigne à nouveau pour s'émerveiller devant la moindre mouche ou plante qu'elle pouvait croiser. Je suis sûre que la plus insignifiante bestiole pouvait la tenir en haleine des heures et des heures. Un parfait esprit primitif en somme.

Mon visage atrocement près du sien et mon regard plongé dans ses rubis, je prends une voix menaçante - histoire qu'elle comprenne que je ne blaguais pas - et gronde furieusement. J'en avais assez de cette discussion sans queue ni tête sur les piafs, leur pseudo liberté et sa catin de maîtresse. Quand on choisissait un rat de laboratoire, on ne lui demandait jamais son avis. Je n'allais donc pas m'embêter à obtenir son accord pour jouir aisément de son corps.

-Ta maîtresse, c'est bien Itsuko Jun ? Tu l'aimes n'est-ce-pas ? Ça serait tout de même malheureux si il lui arrivait quelque chose, non ? "Je préviens sa violence en continuant sérieuse et sifflante " Si ce n'est pas moi qui lui fait sa fête pour une quelconque raison, ce sera quelqu'un d'autre de beaucoup moins doux que moi. Alors fais bien attention ou tu vas coller ce poing, ma jolie.

Je scrute la main levé en ma direction et souris par pur sadisme.


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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Sam 30 Juin - 23:02

La fille jette sans ménagement le livre sur l’étagère à ses côtés et me regarde avec une visible irritation. Elle ne devait pas aimer le fait que je bougeais sans arrêt, allant et partant dans tout les sens, toujours à la recherche de quelque chose d’intéressant à lire. Elle soupire longuement avant de me regarder durement et de s’adresser à moi avec une pointe d’irritation dans la voix.

-Je voudrais que tu reconsidères ta décision !

Je croise les bras sur ma poitrine et mon regard se fait dur. Elle était vraiment sourde ou quoi? Je lui avais plus ou moins clairement dit que je n’étais pas intéressée! Qu’elle aille voir ailleurs! Si elle pensait vraiment que j’allais l’aider, elle se mettait le doigt dans l’œil jusqu’au coude! D’ailleurs, j’avais un étrange sentiment que ses « tests » étaient tout sauf pour des projets « scolaires » comme elle le disait. Quelque chose en elle ne collait pas avec l’image d’une élève « normale ». Je sentis mes instincts s’éveiller, comme pour m’avertir d’un quelconque danger. Cette fille ne me disait rien qui vaille. Il vaudrait mieux pour moi que je parte, et vite, avant que je ne sois dans la mouise pour de bon. Mais vous avais-je dit que madame malchance surveillait mes moindres faits et gestes? Eh bien, cette garce avait décidé de frapper une fois de plus.
Alors que je m’apprêtais à faire demi-tour, la fille m’agrippa soudainement par mon collier et se colla contre moi. J’essayai de me reculer afin de fuir son contact, mais sa poigne était solide (et le fait que je ne faisais que m’étrangler n’aidait pas beaucoup) je dus donc me résigner à rester immobile, foudroyant la fille du regard, mes rubis plongés dans ses yeux. Je fulminais intérieurement. Encore une fois, je m’étais fait avoir, mes instincts m’avertissant trop tard. Je grogne de colère et essaie de mettre le plus de distance entre nos corps que possible. Enfin, ce que mon collier me permettait, ce qui était très court. J’entends la fille grogner, comme si elle était en colère. Je pose une de mes mains sur la sienne et essaie de la faire lâcher prise, mais ce qu’elle me dit par la suite me secoua tellement que je cessai de me débattre.

-Ta maîtresse, c'est bien Itsuko Jun ? Tu l'aimes n'est-ce-pas ? Ça serait tout de même malheureux si il lui arrivait quelque chose, non ? "

Je sens le sang quitter mon visage, le rendant plus pale qu’à son habitude. Une peur toute nouvelle ainsi qu’une inquiétude comme je n’en avais jamais ressentis s’installe en moi, m’enserrant le cœur. Jun. Elle menaçait ma maîtresse. Une colère enfle en moi et je soulève mon poing dans les airs, prête à l’abattre sur elle afin de me libérer. Il fallait que j’aille prévenir Jun. Il fallait que je la protège.
Devant mon mouvement, la fille siffle de colère et sa voix se fait plus dure et venimeuse à mon égard.

-Si ce n'est pas moi qui lui fait sa fête pour une quelconque raison, ce sera quelqu'un d'autre de beaucoup moins doux que moi. Alors fais bien attention ou tu vas coller ce poing, ma jolie.

Je reste ainsi un moment, mon poing toujours dans les airs, mes ongles pénétrant la paume de ma main tellement je crispais ma main. Je sens un léger filet de sang s’écouler entre mes doigts et je serre les mâchoires de colère. Elle osait menacer Jun. Elle allait faire du mal à Jun. Puis je me rends compte que je n’ai pas le choix. Afin de protéger Jun, il me fallait obéir à cette garce. Ou je pouvais me battre. Mais j’avais toujours été la plus faible. Reika aurait frappé cette fille sans hésitation, et lui aurait probablement craché au visage. Mais je n’étais pas Reika.
Je baisse mon poing à contrecœur, mon corps tremblant de colère difficilement contenue. Avec brusquerie, je réussi enfin à la faire lâcher prise. Je recule de quelque pas, mettant de la distance entre nous, puis je la foudroie du regard. Bras ballant de chaque côté de mon corps, je serre les poings de colère, ma main blessée toujours en train de laisser s’écouler mon sang sur le sol en petites gouttes rouge claires. Puis je m’adresse à elle, la colère faisant vibrer ma voix.

-Très bien. Qu’est-ce que tu veux? Sache que si je le fait, ce n’est que pour protéger Jun.


Jun. Ma maîtresse. Une fille qui m’avait apprise, même si c’était d’une façon étrange, à aimer. Une fille qui m’appréciait. Je m’étais jurée de la protéger, sur mon sang s’il le fallait. Et je ne laisserai pas cette garce blonde faire du mal à Jun à cause de moi.
Je la regarde froidement, mes yeux exprimant une colère noire. Puis je déclare froidement, ma voix contenant une menace subtile :

-Sache que tu ne vas cependant pas t’en sortir aussi facilement.

Oh que non. Je connaissais Jun. Et après avoir vu comment elle avait réagi lorsqu’elle avait vu qu’on m’avait blessée, je savais qu’elle ne hésiterait pas à se battre contre cette fille si besoin était. La fille face à moi sourit avec un air de triomphe et lève la main de nouveau vers mon collier. J’écarte violemment sa main de moi, la faisant heurter de ce fait l’étagère de la bibliothèque, ce qui produisit un étrange gong. J’eu un sourire en coin en voyant son indignation face à ma réaction.

-Attentions. Même les rats de laboratoires, si inoffensifs soient-ils, peuvent être imprévisibles.


Je vois bien que je l’avais choquée. Mes apparences extérieures me décrivaient comme une personne calme et peu apte à la violence. Mais en sachant Jun en danger, quelque chose s’était éveillé en moi, un instinct de protection tout nouveau. Je ne serais plus jamais aussi facile et faible. S’il le fallait, j’étais prête à me battre. Bien sûr, je préférais éviter la violence. Si les « tests » de cette jeune fille se révélaient trop dangereux pour ma santé, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour m’échapper. Même si cela voulait dire me battre.

-Et ne t’avise plus de me toucher. N’oublie pas que les rats peuvent mordre.

Oui, je me moquais ouvertement d’elle. Mais puisqu’elle me forçait à faire quelque chose tout en menaçant Jun, j’allais me faire le plus grand des plaisirs de lui rendre la vie dure.


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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Dim 1 Juil - 14:45

Elle baisse son poing sous mes yeux fielleux et me fait lâcher brusquement prise pour mieux s'éloigner de moi. Je voyais bien que la lady que j'étais la répugnait au plus haut point, ce qui me faisait sourire diaboliquement. Cette façon de me regarder, pleine de mépris et ses paumes meurtries par la pression qu'elle y exerçait : Cette chienne là mourait d'envie de planter ses crocs dans ma peau. Même ses mots étaient cinglants :

-Très bien. Qu’est-ce que tu veux? Sache que si je le fait, ce n’est que pour protéger Jun.

Qu'avait-elle de si incroyable cette fille pour réussir à déchainer ainsi les demoiselles ? D'après ce que j'avais entendu elle n'avait aucune fortune, aucun talent particulier et elle était apparemment tout juste médiocre en combat. Alors quoi ? Pourquoi Hirano tenait tant à protéger cette catin ridiculement terne ? J'osais espérer qu'elle faisait au moins preuve d'une incroyable beauté. Si ce n'était pas le cas, alors il ne fallait pas grand chose pou déchaîner les foules.

De la jalousie ? Une petite pointe très légère qui me piquait difficilement le cœur. J'étais riche, sublime, intelligente et cultivée, pourquoi envierais-je une étudiante de seconde zone ? Cette Itsuko n'était rien à côté de moi, je la surpassais de très loin et sans aucune difficulté. D'ailleurs, qui avait réussi à soumette sa jolie petite chienne ? Je lance un regard dédaigneux à Ryuko et sourit curieusement alors qu'elle reprend la parole pour me menacer.

-Sache que tu ne vas cependant pas t’en sortir aussi facilement.

Osait-elle grogner contre sa nouvelle maîtresse ? Quelle vilaine bête elle était ! Je ne comprenais pas pourquoi Jun lui étais si chère mais alors comprendre pourquoi cette dernière s'était entiché d'un tel fardeau, c'était mission impossible. Dire qu'elle comptait sur Jun pour venir la secourir, elle n'était même pas foutu de se débrouiller elle-même. Un véritable nuisible en soit.

J'approche ma main de son collier souhaitant lui ôter par la force mais elle est aussitôt rejetée par l'animal enragé qui me faisait face et je ne peux m'empêcher de glapir de douleur lorsqu'elle heurte le métal des rayonnages. Je serre immédiatement mon poing douloureux contre ma poitrine et fusille l'albinos du regard. Elle avait l'air assez fière d'elle. A sa place - sachant ce qui m'attendait - je pense que je me serais montré docile et sage mais que voulez-vous, les imbéciles heureux se complaisaient dans leur stupidité.

-Attentions. Même les rats de laboratoires, si inoffensifs soient-ils, peuvent être imprévisibles.

Je pouffe de rire. Elle allait tellement déguster que sa sale gueule de chienne en chaleur ne s'ouvrira plus jamais avec tant de hargne. Moi qui pensait être un minimum douce avec mon sujet, je n'avais plus qu'une seule envie : expérimenter sur elle avec un pur sadisme mes pires hypothèses. J'avais de bonnes grosses aiguilles que je n'utilisais que très rarement et seulement sur des animaux, elles étaient parfaites pour ses veines que j'allais sûrement "avoir du mal à trouver" (aller savoir pourquoi).

-Et ne t’avise plus de me toucher. N’oublie pas que les rats peuvent mordre.

Ce n'est pas comme si je mourrais d'envie de la toucher, non plus. J'avais encore moins envie de me faire mordre par cette folle furieuse, je n'avais aucune envie de chopper sa bêtise et ses tendances d'animal. Une étrange question flotte jusqu'à mon esprit, me faisant hausser un sourcil de curiosité : Arrivait-il à Jun de la sortir en laisse comme un simple animal de compagnie, l'exhibant aux autres ? Je ricane malgré moi. Ça ne m'étonnerait même pas !

Ma main claque violemment contre son visage - comme une punition bien méritée - et je profite de l'effet de surprise pour traîner mon nouveau sujet en dehors de la bibliothèque, mes doigts fortement accrochés autour de son collier de cuir qui enserre horriblement son propre cou. Je l'entraîne ainsi dans mon sillage - malgré ses protestations - jusqu'à la porte de ma chambre - sous les regards curieux des autres élèves - que j'ouvre avant de balancer l'albinos sur mon lit à baldaquin tiré à quatre épingles.

-Tiens toi tranquille, le temps que je vais chercher le matériel.

Je n'y fais pas plus attention et entreprends d'ouvrir mon coffre de scientifique jusqu'alors scellé pour en sortir quelques seringues et épaisses aiguilles stériles pour mes prises de sang. Je me dirige vers mon sujet et saisis violemment son avant-bras dans lequel je plante brutalement ma seringue sans lui laisser le temps de se plaindre. Dieu ... Une seule goutte roule sur la tige métallique et je me sens partir malgré moi.

Oui, j'avais peur du sang et alors !? Il y en avait bien qui avait peur du noir et on ne leur disait jamais rien alors que c'était une peur toute conne !
Je perds l'équilibre quand une seconde goutte rougeoyante s'écoule de ses veines fortes apparentes à cause de sa pâleur naturelle. Je m'écroule sur elle et entends mes oreilles siffler dangereusement.

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Dim 1 Juil - 21:16

-Ryuko ...

Je me penche en avant, largement essoufflée par ma course et balaye brièvement du regard le hall d'entrée sans vie et étrangement silencieux. Les étudiants devaient tout juste commencer à quitter la cafétéria et ré-intégrer leurs cours ou reprendre leurs autres activités mais je restais quand même étonnée face au silence ambiant et inhabituel. Généralement, on tombait sur des élèves turbulents et provocateurs au détour de chaque couloir, ce qui n'était pas le cas, aujourd'hui.
J'avais entendu parler d'une démonstration époustouflante de deux anciens élèves qui devait se dérouler dans l'arène - comme exemple de la puissance que l'on devait acquérir à la fin de nos études - cette après midi. J'étais presque sûre et certaine que tout ces sadiques y étaient déjà, frissonnant diaboliquement dans l'attente d'un carnage imminent qui les ravirait sans aucun doute. Moi, je n'avais que faire de ce bain de sang.

Je m'étais levé assez tard dans la matinée, j'avais donc loupé la moitié de mes cours et avais finalement décidé, après une brève réflexion que j'allais prendre un jour de congé amplement mérité. J'avais longuement hésité à sortir de ma chambre - Il faut dire que mon lit confortable et chaud ne cessait de me réclamer - puis je m'étais motivé pour prendre un peu l'air. Je n'aurais pas du ... Je n'avais même pas eu le temps de faire trois pas dans le parc qu'un duo de délicieuses demoiselles s'étaient littéralement jetées sur moi pour m'annoncer une nouvelle qui m'avait extrêmement perturbée. Je m'étais aussitôt mise à courir dans la direction que m'indiquaient mes soupirantes, sans trop savoir où aller exactement.

Et maintenant, j'étais là, contre un des piliers qui soutenaient le bâtiment, les jambes lourdes et le souffle court. Pourquoi ? On venait tout juste de m'annoncer que ma propriété s'était permise de flirter avec une autre, une blondasse nouvelle qui ne se prenait pas pour de la merde. Quel était son nom déjà ? Hum ... Un prénom imprononçable que mes précédentes interlocutrices avaient elles-mêmes eu du mal à articuler. Luba ? Labyu ? Qu'importe ! Je ne savais pas si je pouvais faire confiance aux rumeurs mais ce qui était sûre et certain, c'est qu'elle se trouvait avec elle à présent et qu'on la traînait comme la pire des chiennes par son collier. Si Ma Ryuko voulait absolument faire de vilains jeux, elle pouvait très bien me le demander ! J'avais une très belle laisse dans ma chambre ! Mais non ! Elle avait préféré être balader par la première venue et ça je n'allais pas lui pardonner aussi facilement !

Je m'élance dans les escaliers, tentant ma chance dans les dortoirs, espérant fortement qu'elles ne s'y trouvaient pas pour une simple et bonne raison ... Un lit, deux filles, une poussée de libido : tout cela ne présageait rien de bon.
Je grimpe les marches deux par deux avant de traverser le couloir à toute vitesse à la recherche de la chambre de Ryuko ou de cette blonde qui osait poser ses sales doigts sur mon chiot trop gentil pour dire non.
Oui, ça me rassurait de penser qu'elle l'avait obligé à faire certaines choses. D'après mes deux soupirantes, elles avaient échangés des baisers et caresses ... Bien que je doutais sérieusement de tout ce qui pouvait sortir de la bouche d'harpies jalouses et naturellement mauvaises langues.

-Tiens toi tranquille, le temps que je vais chercher le matériel.

Au bout de quelques minutes, je finis par trouver le dortoir de ma nouvelle et pire rivale grâce au nom indiqué sur la porte. Je serre les poings de rage en entendant sa voix à travers le bois. Du matériel ? Quel matériel ? Il n'était pas question qu'elle utilise quoique ce soit sur Ma possession ! J'avais tant de jouets à essayer sur elle, pas question de me faire voler ces opportunités !
J'enfonce immédiatement la porte d'un coup de pied d'une puissance incommensurable, l'envoyant valser à travers la pièce, alors que mes yeux se posent automatiquement sur les occupantes de la pièce. Mon sang ne fait qu'un tour quand je me rends compte que la chose blonde était carrément allongée sur ma propriété, une chose suspecte en main que je n'arrivais pas bien à distinguer.
Mes poings se resserrent plus fortement et je ne peux retenir un grognement furieux quand mon regard croise celui de Ryuko, en état de choc. Je lui avais offert ma compagnie et ma protection et comment me le rendait-elle ? En acceptant de coucher avec la première venue.
Mon poing toujours fermé s'éclate violemment contre l'encadrement de la porte, se blessant durement au passage.

-Qu'est-ce-que vous croyez faire vous deux !?

Ma question ressemblait plus à un long gémissement qu'à autre chose et mon regard fou devait terriblement les inquiéter puisque Luba tomba littéralement au sol - comme saoule - quand elle se retourna pour me faire face.
Je détache d'un coup sec la chaine se trouvant autour de mon cou, celle sur lequel était accroché la clé du collier de ma propriété (Que j'avais spécialement fait refaite, il y a peu) et la balance sur le lit sans égards.
Je cognais une nouvelle fois le mur, ne faisant même pas attention à la douleur qui se répandait dans mon avant bras et crie de nouveau, une haine incontrôlable se déversant irrémédiablement dans mes veines :

-J'espère que ça en valait le coup, Ryuko ! Parce que maintenant, c'est finit ! Dire que je t'avais fait confiance et que j'étais prête à te rendre un peu de liberté ...

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Mer 4 Juil - 23:43

La fille pouffe de rire, ne prenant visiblement pas mes menaces au sérieux. Je ne perds cependant pas mon sourire moqueur. Sauf lorsqu’elle me balance une claque en plein visage, qui résonne joyeusement dans la bibliothèque. Je reste surprise, ne m’attendant pas du tout à ça. Elle m’avait complètement prise au dépourvu. Profitant de ma surprise, elle agrippe mon collier et me tire dans son sillage, m’étouffant à moitié. J’essaie de luter maintenant que la surprise est passée, mais malgré sa petite taille, cette fille était une vraie tornade. Je grogne de colère derrière elle, me débattant en vain. Elle me promène dans l’école sous les regards curieux des élèves avant de me faire sortir à l’extérieur, me faisant presque trébucher, pour finalement me mener aux dortoirs. Mes mains enserrent les siennes afin d’essayer de me libérer, mais je ne cesse de trébucher, je me résigne donc à la suivre en grognant de colère. Elle me fait maintenant marcher dans les dortoirs, me faisant passer devant de nombreuses portes pour finalement s’arrêter devant l’une d’entre elles. Elle l’ouvre sans attendre et me fait entrer sans ménagement avant de me jeter sans douceur sur son lit à baldaquin. Je tente alors de me relever tandis que je l’entends farfouiller à la recherche de je ne sais quoi.

-Tiens toi tranquille, le temps que je vais chercher le matériel.

Quel matériel? Bon sang, mais qu’est-ce qu’elle me voulait celle là?! Je n’ai pas le temps de me poser plus de question. Elle me tire alors par le bras puis je sens une douleur vive dans mon bras, m’arrachant un cri. C’était comme si on venait littéralement de me percer le bras. Lorsque je jette un coup d’œil à ce qu’elle me faisait, j’écarquille les yeux. Elle venait vraiment de me percer le bras, avec une seringue pas très rassurante. Mais qui était-elle et que faisait-elle avec des seringues, bon sang?! Je grimace de douleur lorsqu’elle met plus de poids sur la seringue alors qu’une goutte de sang s’échappe de mon bras. Puis l’aiguille s’enfonce encore plus, m’arrachant un cri. Puis je comprends ce qui se passe. La fille perdait conscience! Je n’ai pas le temps de réagir qu’elle s’effondre sur moi, inclinant la seringue qui fouille douloureusement ma chaire. Je serre les mâchoires sous l’effet de la douleur alors que le corps de la fille se plaque contre le mien, me forçant à m’étendre sur le dos. Je n’ose pas bouger mon bras au début, craignant de me blesser d’avantage avec cette aiguille, mais l’inconfort du à la proximité de cette fille me décide. Alors que j’allais me redresser, un boucan d’enfer me parvient de l’entrée et je vois la porte faire un vol plané disgracieux à travers la chambre. Puis mes yeux croisent deux puits gris emplis de colère et je ne peux m’empêcher d’écarquiller les yeux de surprise. Jun. Jun était là, tandis que moi j’étais allongée dans un lit dans une position des plus suspecte, avec une parfaite inconnue. Oh merde.
Je sursaute lorsque Jun envoie soudainement son poing dans l’encadrement de la porte, se blessant par le fait même. Je veux me lever, la serrer dans mes bras, la rassurer… mais je suis incapable de bouger un seul muscle. La fille sur moi se redresse enfin, pour mieux s’étaler au sol lorsque la voix de Jun s’élève dans la pièce, frappante mais avec un petit quelque chose d’autre que je ne parviens pas à déchiffrer sur le coup.

-Qu'est-ce-que vous croyez faire vous deux !?

Je veux répondre, lui dire ce qui s’était passé, mais je n’ai pas le temps. Elle agrippe soudainement quelque chose qui pendait à son cou et me lance l’objet. Je me redresse et l’attrape malgré tout, regardant la petite clé avec des yeux écarquillés de surprise. Jun cogne une fois de plus le mur, y laissant une trace de sang. Je lève alors mon regard sur elle, prête à m’expliquer, mais elle reprend déjà la parole, me coupant complètement.

-J'espère que ça en valait le coup, Ryuko ! Parce que maintenant, c'est finit ! Dire que je t'avais fait confiance et que j'étais prête à te rendre un peu de liberté ...


Mon monde s’écroule alors autour de moi. Un gémissement plaintif dans lequel une douleur indescriptible s’échappe de ma gorge et je resserre mon emprise sur la clé, m’accrochant à celle-ci comme si elle pouvait me sauver. Je me relève alors, et dans mon mouvement, la seringue se coince dans les couvertures. L’aiguille, toujours plantée dans mon bras, bouge dans un angle dangereux avant de me déchirer la peau. Mon bras pisse le sang mais je l’ignore et je marcher vers Jun, ma poitrine me faisant un mal de chien. Je veux tendre une main vers Jun mais cette dernière recule, et je vois alors dans son regard ce qui m’échappait jusqu’alors. La douleur. Elle se croyait trahie. Elle croyait que je l’avais trahie. Mon cœur se serre et je gémis de nouveau, de désespoir cette fois-ci. Pourquoi avait-il fallu que cette garce blonde entre dans ma vie ainsi? Pourquoi? Pourquoi fallait-il qu’elle brise le peu de confort, et qu’elle me fasse perdre la seule personne en qui j’avais développée une quelconque confiance, une personne que j’apprenais à aimer?

-Jun… ce n’est pas… je n’ai pas…

Je ramène ma main vers moi et le sang me coule le long du bras tandis que je regarde Jun dans les yeux, retenant avec difficulté mes larmes. Tu es de nouveau seule, Ryuko. Une pauvre chienne errante une fois de plus. Tu ne méritais pas Jun de toute façon. Tu n’es qu’une moins que rien.
Je veux parler, expliquer tout à Jun. Mais son regard me disait clairement que je n’avais aucune chance. Qu’elle ne m’écouterait pas. Je détourne la tête alors que les larmes coulent librement sur mes joues, mes lèvres tremblantes. Puis mes yeux se posent sur cette blonde, cette fille qui m’avait fait perdre Jun, cette fille qui nous causait cette douleur. Elle faisait mal à Jun. Je serre les poings de rage. Malgré les larmes qui coulent toujours, une colère démesurée enfle en moi. La rage se déferle alors dans tout mon corps.
Je lance alors la clé vers Jun sans la regarder et me retourne vers la blonde, mes yeux fous emplis de colère. Alors qu’elle se relève péniblement, je marche vers elle, tel un prédateur vers sa proie. Je l’empoigne par le collet de son vêtement et la force à lever les yeux vers moi. C’est avec une froideur déconcertante que je m’adresse à elle.

-À cause de toi, j’ai perdu la seule personne en qui je faisais confiance, une personne que j’aimais. Et tu nous à blessée tous les deux.


Je fais une pause alors qu’elle me regarde avec surprise en plus de son air malade. Puis je continue.

-Je te haïs… je vais te faire payer… sale chienne!


C’est alors que je lui balançai mon poing en plein dans la figure.

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Jeu 12 Juil - 20:06

-Qu'est-ce-que vous croyez faire vous deux !?

Putain ... Je tente comme je peux de me relever mais je sens mon vertige toujours présent et oppressant, m'obligeant à rester au sol un long moment tandis que la nouvelle arrivante s’époumone comme une folle furieuse. Toujours à quatre pattes, je ne peux que jeter un vague coup d’œil à la vilaine bestiole qui s'acharne sur le pauvre encadrement de la porte qui n'avait rien demandé. Une grande brune à la chevelure rebelle assez charismatique, de toute évidence grande gueule, dont les yeux couleurs de pluie restaient vissés sur Ryuko, mon nouveau petit cobaye carrément choquée ...

Je la vois distinctement jeter son collier d'un geste vif sur le lit mais je n'y prête pas plus attention, étant donné que je crois avoir reconnu la fameuse Itsuko pour qui beaucoup de filles se crêpaient le chignon. Alors c'était-elle ? La petite Don Juan de l'établissement ? Était-elle donc venu chercher sa petite chienne ? Je serre les dents, ça n'arrangeait pas mes petites affaires son scandale. J'espérais sincèrement que tout ça n'allait pas se retourner contre moi, j'avais déjà suffisamment à faire avec mon malaise et ma phobie du sang.

-J'espère que ça en valait le coup, Ryuko ! Parce que maintenant, c'est finit ! Dire que je t'avais fait confiance et que j'étais prête à te rendre un peu de liberté ...

Voilà qu'elle nous faisait une crise de jalousie, maintenant. Cette fille était d'une connerie inimaginable. Déjà, je n'avais aucun intérêt à coucher avec cette pisseuse d'albinos qui passait son temps à grogner à tout va alors doublée d'une gonzesse, non merci ! Je n'étais pas une de ces lesbiennes à deux balles qui défilaient dès qu'elles en avaient l'occasion en chantant à tue-tête qu'elles étaient fière d'être des brouteuses de minous, MOI !

Dans mon monde, il n'y avait de place que pour les personnes qui correspondaient aux normes sociales et scientifiques ou qui m'obéissaient aveuglement. Alors ces deux erreurs de la nature devaient disparaître, à commencer par mon petit rat de laboratoire que j'aurais tout le loisir d'étudier un peu plus tard, après l'avoir bien attachée.
Tout d'abord, j'allais mettre en lumière toute la mascarade de Dead Master sur sa pseudo puissance et son objectif réel. Ensuite j'allais m'atteler à distribuer au monde le pouvoir de matérialisation et d'autres des secrets de l'Académie : Un commerce qui m'allait être plus que fructueux, qui allait changer considérablement le monde.

-Jun… ce n’est pas… je n’ai pas…

Elle allait pleurer pas vrai ? Cette imbécile de première allait pleurer ! Et pourquoi ? Pourquoi donc ? Tout ça parce que sa maîtresse allait la jeter dehors comme une poubelle à la benne. Oh, que c'est triste ! Quelle injustice ! Quels pieds allait-elle pouvoir lécher maintenant ? Lesquels, hein !?
Je souris automatiquement alors qu'elle se tourne vers moi, plus haineuse que jamais. Les miens, bien sûr !

Je réussis à me relever après un effort colossal pour ne pas tourner de l’œil et m'appuies sur ma table de chevet pour me tenir à peu près debout face à cette Hirano en colère qui me paraissait de plus en plus dangereuse au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de moi.
Elle profite de ma faiblesse pour m'attraper violemment par le col et m'envoyer son poing en plein visage après m'avoir soigneusement accusée :

-À cause de toi, j’ai perdu la seule personne en qui je faisais confiance, une personne que j’aimais. Et tu nous à blessée tous les deux. Je te haïs… je vais te faire payer… sale chienne!

J'accuse difficilement le coup et me recroqueville aussitôt, une main posée contre mon visage douloureux et rougi, ne dévoilant que l'un de mes yeux particulièrement agressif et accusateur posé sur elle.
Une plainte m'échappe, malgré moi, mais je ne perds pas mon temps pour riposter violemment d'un bon coup de genoux dans son estomac, une main posé sur le haut de sa nuque et l'autre sur le bas de son dos, l'obligeant a se plier sur ma cuisse de sorte à appuyer mon coup au maximum sur son abdomen.

Je la relâche et fait un saut en arrière pour rejoindre mon coffre de scientifique et me saisir rapidement d'une fiole que j'avais soigneusement rangé dans l'une des nombreuses pochettes de cuir. J'attrape la première seringue que je trouve et y injecte le liquide transparent qui se trouve à l'intérieur avant de tapoter légèrement l'aiguille et de ramener ma main libre vers ma figure meurtrie.
J'examine brièvement les dégâts et leur lance, après m'être assurée que je n'avais rien de très grave, la seringue bien visible, la voix menaçante :

-N'approchez pas ! Ce que j'ai dans les mains est un puissant sédatif particulièrement agressif. Je n'ai pas eu trop l'occasion de le tester depuis mon arrivée, ici. Ce serait dommage pour vous s'il s'avérait que le produit émet des effets indésirables comme les arrêts cardiaques et les brûlures excessives que j'ai pu constater chez certains de mes anciens cobayes.


J'avais vu de quoi été capable certains élèves de cette Académie. Il était donc impératif que je me fournisse un moyen de défense. Comme je ne voulais devenir ni meurtrière, ni cinglée, j'avais jugé qu'un sédatif était la meilleure des armes dans cette situation. Seulement, un simple somnifère n'aurait jamais suffit, il fallait m'assurer que le sujet ne s'en remettrait pas trop rapidement, histoire d'avoir le temps de plier bagages et d'assurer ma sécurité. M'était alors venu l'idée de créer une mixture assez puissante pour que la cible reste paralysée plusieurs jours, quelque chose d'assez fort pour qu'il reste cloué au lit une bonne petite semaine. Brillante idée sur le papier mais aller créer un produit à la fois puissant et non dangereux pour la santé de l'individu à long terme. Quasi-impossible ...

J'agite lentement le liquide transparent et l'observe à l'intérieur du récipient, fascinée.
Cette petite dose était si redoutable qu'elle pouvait - dans le meilleur des cas - faire entrer en léthargie cinq individus humains durant sept jours ou - dans le pire des cas - provoquer un arrêt cardiaque ou un grave problème d'irrigation du cerveau qui plongerait l'individu dans un état végétatif poussé.
La science était un art parfois hasardeux et hypothétique.

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Dim 15 Juil - 14:46

-Jun… ce n’est pas… je n’ai pas…

Je ne peux m'empêcher de trembler de dégoût quand Ryuko approche sa main de moi. Je me recule instinctivement et elle ramène sa main vers elle face à mon geste, n'ayant pas vraiment d'autre choix. Qu'avait-elle pu bien faire de cette main, de ces doigts ? Je frissonne. Avaient-ils effleurer la peau de pêche de sa nouvelle conquête ? Avaient-ils plonger en elle ? Avaient-ils senti sa chaleur ? Ses parois épouser leurs formes ? Je ne sais pas si j'avais vraiment envie de le savoir ... Non, je ne voulais vraiment pas le savoir !

Je vois bien le sang qui s'écoule lentement sur son avant bras mais je ne veux même pas savoir ce qu'elle faisait avec une seringue ni même ce qu'elle contenait. Les gens d'aujourd'hui faisait vraiment tout et n'importe quoi, de toute façon, pour planer ne serait-ce que quelques minutes. Alors que Ryuko se drogue avec une inconnue - qui me semblait déjà bien vaseuse et atteinte - ça ne m'étonnait pas plus que ça. J'avais vu bien pire, quand je travaillais dans ce club privé et prisé par des agitateurs en tout genre.

Elle se tourne soudainement vers cette blondasse qui se relevait avec difficulté, encore plus pâle que Ryuko - ce qui était soit-dit-en-passant particulièrement impressionnant - et me tourne le dos, alors que je m'apprête à m'en aller loin d'ici, mon poing fortement resserré sur la clé de son collier. Il fallait que je sorte d'ici, où j'allais faire un meurtre ou deux, les mettre en charpie, les regarder agoniser lentement, les torturer ... Dieu ! Oui, j'allais les étriper ! Je ne partageais pas ! Jamais ! Mes jouets souillés, je les jetais systématiquement.

Mon ancienne propriété attrape brusquement notre camarade par le col et lui jette fielleusement plusieurs mots à la figure, sa voix grondant férocement, ne me laissant même pas le temps de leur gueuler dessus :

-À cause de toi, j’ai perdu la seule personne en qui je faisais confiance, une personne que j’aimais. Et tu nous à blessée tous les deux.

Elle balance brutalement son poing contre son visage de porcelaine, la faisant tituber dangereusement avant de l'obliger à s'accroupir une main dissimulant sa face aussi séduisante que détestable, sans doute atrocement meurtrie et douloureuse. Je peux la voir clairement fusiller du regard ma beauté pâle, la haïssant silencieusement, me faisant hausser un sourcil d'étonnement.
Maintenant, je ne savais plus trop quoi penser de tout ça. Et de toute façon, je n'ai même pas le temps d’approfondir ma réflexion, étant donné que la blonde réplique encore plus violemment. Elle saisit Ryuko à la nuque et aux reins, sûre de son geste, pour mieux lui asséner un terrible coup de genoux dans l'estomac, la faisant se recroqueviller sur elle même.

Mon poing se resserre encore plus fortement sur la chaine de mon collier tandis que l'assaillante rejoint une grande mallette au pied de son lit dans laquelle elle fouille hâtivement avant d'en sortir du matériel médical, dont une autre seringue et un flacon suspect. Elle pompe le produit transparent s'y trouvant et jette la fiole qui s'éclate plus loin contre un mur avant d'agiter son outil en nous menaçant copieusement, me faisant bouillir de rage :

-N'approchez pas ! Ce que j'ai dans les mains est un puissant sédatif particulièrement agressif. Je n'ai pas eu trop l'occasion de le tester depuis mon arrivée, ici. Ce serait dommage pour vous s'il s'avérait que le produit émet des effets indésirables comme les arrêts cardiaques et les brûlures excessives que j'ai pu constater chez certains de mes anciens cobayes.

Elle semble particulièrement fascinée par ce qu'elle avait créer, son regard de savant fou me faisait vraiment froid dans le dos, d'ailleurs.
Il est vrai, que je n'avais aucune envie de tester l'invention d'une folle furieuse qui se prenait pour Frankenstein mais la vision de Ryuko qui souffrait encore de son assaut me mettait hors de moi. Et puis quoi !? Mes mains réclamaient du sang et des larmes !

Je saute littéralement sur elle, ne faiblissant même pas au contact de l'aiguille qui finit par s’enfoncer irrémédiablement dans mon épaule, traversant mon uniforme. Puis, elle s'étale par terre sous mon poids et injecte rapidement la substance sans aucune hésitation tandis que je lui éclate violemment mon poing contre son crâne, lui arrachant une longue plainte de douleur.
Je ricane diaboliquement et lève une nouvelle fois ma main pour asséner un autre coup plus sauvage mais elle retombe aussitôt le long de mon corps à ma plus grande stupeur. J'essaye de bouger mon bras en vain et commence à paniquer quand je me rends compte que ce n'est pas le seul membre qui ne réponds plus à mes ordres.

-Qu'est-ce-que ...

Mes lèvres refusent soudainement de parler et mes paupières se font lourdes. J'ai de plus en plus de mal à respirer et le sourire qui s'élargit sur les lèvres de ma victime m'indique clairement que sa concoction a marcher à merveille, au delà de ses espérances.
Mon corps tombe sans résistance sur le sien et je me sens partir alors que ma poitrine me semble s'enflammer furieusement. J'espérais sincèrement que je n'allais pas mourir à cause des folies d'une blonde trop inventif.

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Dim 15 Juil - 16:57

La fille recule sous la force de mon coup et me foudroie du regard. Puis, sans me laisser le temps de reculer, elle m'agrippe par la nuque et me force à me pencher vers l'avant tout en me balançant son genoux dans l'abdomen. La douleur est telle que j'en ai le souffle coupé et je me retrouve au sol, gémissant de douleur, un bras enserrant mon abdomen douloureux. Elle savait se défendre, il n'y a pas de doute. Je cherche mon souffle tandis que la douleur se propage, à la fois dans mon abdomen et dans mon bras dont le sang continuait de couler. Je relève la tête vers cette folle blonde et la voit agiter une seringue devant elle, le regard menaçant.

-N'approchez pas ! Ce que j'ai dans les mains est un puissant sédatif particulièrement agressif. Je n'ai pas eu trop l'occasion de le tester depuis mon arrivée, ici. Ce serait dommage pour vous s'il s'avérait que le produit émet des effets indésirables comme les arrêts cardiaques et les brûlures excessives que j'ai pu constater chez certains de mes anciens cobayes.


J'écarquille les yeux à la fois de peur et de surprise. Et dire que j'étais prête à l'aider que pour épargner Jun! Peut être que cette seringue m'était destinée? Je tente de me relever avec difficulté et recule de quelques pas, tenant toujours mon abdomen endoloris. Je ne voulais pas rester trop près de sa seringue, si ce qu'elle disait de ses anciens cobayes était vrai, je préférais et de loin prendre mes jambes à mon cou. Je jette un rapide coup d'oeil à Jun et remarque son expression colérique. Elle serrai la clé que je lui avant lancé dans son poing, ses phalanges étant blanches tellement elle crispait le poing. Puis, sans avertir, elle se jette contre la blonde.

-Jun, non!

Je m'élance vers elle mais ne réussi pas à attraper son bras. Jun se retrouve sur la blonde et toutes deux tombent au sol, s'écrasant dans un bruit sourd, puis Jun cogne durement la blonde sur le crâne. La fille gémit de douleur tandis que Jun relève le bras... pour le laisser retomber mollement par la suite. Jun reste immobile un moment et je devine que quelque chose ne va pas.

-Qu'est-ce-que ...


Elle s'effondre alors contre la blonde, impuissante, telle une marionnette à laquelle on aurait coupé les fils. Je sens une terreur m'envahir alors que plusieurs pensées tournoient dans ma tête. La blonde l'a tué! Elle à tué Jun, là, sous mes yeux! Je m'élance alors vers elles, le coeur battant la chamade et la terreur me gagnant rapidement.

-Jun!


Je m'accroupis à ses côté et m'empresse de la soulever dans mes bras avant de m'éloigner de la blonde. Je retourne Jun dans mes bras afin de voir son visage et son état m'alerte. Sa respiration est irrégulière et rauque. Je ne sais pas quoi faire. Je regarde la blonde, sous le choc.

-Qu'est-ce que tu lui a fait! Qu'est-ce que tu as fait à Jun onee-sama?!

Je serre le corps de Jun contre moi, le corps tremblant. Je ne voulais pas que Jun meurt. Tout ça était de ma faute. Tout ce qui était arrivé, c'était de ma faute.

- Tiens bon Jun... me meurt pas... Jun...

Je me recroqueville vers Jun, mes épaules secouées de sanglots. À cet instant, j'aurai aimé être plus forte. Être celle qui aurait eu cette étrange substance dans le corps. J'échangerai ma place volontiers avec celle de Jun. Je voulais la protéger, mais je ne faisais que lui attirer des problèmes. Je relève la tête vers la blonde et plonge mon regard dans le sien.

- Aide Jun. Je ferais tout ce que tu veux, mais je t'en supplie, aide Jun. Ne la laisse pas mourir...


Je vendais mon âme au diable, je le savais. Mais je voulais réparer mes erreurs. Je voulais sauver Jun. Peu importe ce qu'il m'en coûtait.

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Alice Liddell

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MessageSujet: Re: Un cobaye ?   Dim 15 Juil - 21:13

-Jun!

Je sais que cette sauvage m'a ouvert le crâne, je peux sentir un liquide chaud et désagréable couler sur mon front abimé. C'est pour cette raison que je décide de garder les yeux fortement fermés, ne voulant pas tourner de l’œil une fois de plus, sachant pertinemment qu'il ne valait mieux pas s'attarder plus longtemps ici.
Je sens le corps au dessus de moi être soulever et je peux enfin me libérer de ce poids mort et gênant qui m'étouffe depuis quelques minutes. Je me redresse difficilement et gémis longuement de douleur avant de me remettre sur mes pieds et de tituber maladroitement. Je prends de grandes bouffées d'air, me sentant partir et ré-ouvre enfin les yeux après avoir posé ma paume contre ma plaie ouverte.

-Qu'est-ce que tu lui a fait! Qu'est-ce que tu as fait à Jun onee-sama?!

Le son de sa voix me fait grimacer. Les chiennes étaient vraiment trop bruyantes quand elles s'y mettaient, pas étonnant qu'on en utilise rarement pour les expériences. La prochaine fois, promis, je trouverais plus silencieux. Il devait bien y avoir un pigeon ou deux qui se laisseront facilement avoir, ici, non ? Pourquoi pas cet Asuka qu'on disait beau et doux comme un agneau ? J'étais sûre et certaine qu'il ferait l'affaire. De toute façon, tout aurait été mieux que cet albinos irrespectueuse et sauvage.

Je m'accroupis rapidement pour mieux refermer mon coffre de merveilles et le cadenasser soigneusement. Je glisse mon trousseau de clé dans une des poches de mon uniforme et commence ma marche maladroite vers la sortie. Il fallait rapidement que j'aille me refaire une beauté à l'infirmerie, je n'avais pas de quoi me recoudre convenablement dans mes affaires personnelles et il fallait que je trouve de quoi arrêter le sang de couler avant de faire un autre malaise. J'avais fait une grossière erreur, j'aurais pu prévoir quelques aiguilles et fils en vue d'éventuelles sutures. On était jamais trop prudente à Undai Gakuen.

- Tiens bon Jun... me meurt pas... Jun...

Quelle pleurnicheuse ! Sa maîtresse l'avait bien chercher ! Je les avais prévenus, non !? Maintenant, elle n'avait qu'à payer le prix de sa bêtise. Et si elle devait mourir, je ne serais en aucun cas coupable. Vous devez la connaître : La légitime défense, celle qui permet aux pires salauds de s'en sortir si ils arrivent à en user intelligemment comme moi j'allais le faire. D'ailleurs, pouvait-on me punir pour avoir assassiner l'une des élèves de l'Académie ? J'avais entendu dire qu'il était interdit d'utiliser ses pouvoir de matérialisation en dehors de l'Arène mais là, je l'avais eu d’une différente façon alors ...

- Aide Jun. Je ferais tout ce que tu veux, mais je t'en supplie, aide Jun. Ne la laisse pas mourir...


J'examine longuement celle qui me suppliait, se traînant maintenant vulgairement à mes pieds et me penche lentement vers la jeune femme inconsciente pour mieux prendre son pouls. Je me demandais si elle allait clamser par pure curiosité scientifique. J’espérais sincèrement que non. Pas que je l'appréciais ou que j'éprouvais des remords, mais si elle mourait cela signifiait que le produit n'était pas encore au point et que j'allais encore devoir passer mes nuits dessus afin de corriger ses effets.
Je retire rapidement mes doigts de sa nuque et l'observe encore quelques instants avant de l'enjamber sans égards et de passer la porte de ma chambre, endolorie et comateuse à souhait.
Mes derniers mots furent secs, j'étais parfaitement indifférente à leur état :

-Elle est pas encore crever. Si tu fermais un peu ta gueule, peut être qu'elle pourrait faire tranquillement sa sieste.

Elle était en pleine léthargie, c'était la seule chose qui étais sûre. Quant à savoir si elle allait se réveiller un jour ou non et dans combien de temps, c'était une autre histoire. J'allais devoir l'avoir à l’œil un bon moment. D'ici quelques jours, après m'être remise de mes blessures superficielles, je devais me lancer dans des examens approfondis. J'allais pouvoir profiter de son immobilité parfaite.

-Jun Itsuko ... Nous allons nous revoir, très bientôt.

Une nouvelle expérience vient de commencer.
Le sujet : Un individu de sexe féminin, âgée de 18 ans, étudiante à Undai Gakuen.
Produit testé : le prototype numéro trois du sédatif parfait.
Réactions à l’anesthésiant : endormissement de la cible quasi-instantanée. Immobilisation complète du sujet. Légère chaleur observée chez la cible avant un brusque refroidissement du au ralentissement de la circulation sanguine. Pouls à peine saisissable sans appareil et signes vitaux apparemment stables. Examens plus approfondis nécessaires.
Possibles effets indésirables : Arrêt cardiaque, brûlures aggravés au réveil ou état végétatif poussé du sujet.

END

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