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 J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...

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Alexander St-James

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MessageSujet: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Mar 20 Mar - 19:25

    Salle 301, cours de Physique avec des Secondes~


    J'avais envie de tuer quelqu'un. Vraiment. Et j'hésitais, exceptionnellement, entre la technique d'exécution. Mort lente et douloureuse, ou rapide et fulgurante ? Non, non, non ; lente, dans tous les cas. Alors, devais-je leur arracher les membres un à un, ou bien les brûler vifs dans un bûcher que j'allumerais avec leurs cahiers de cours ? Oui, certainement, peut-être. Excellente idée. Où est mon zippo ? Ah, ouais, dans ma poche, c'est bien, ça. (On entendit le briquet s'ouvrir, le léger bruit d'une flamme s'allumant, puis le claquement caractéristique, sec et froid, vif et violent, de la fermeture de l'objet.) Je le triturais un instant, imaginant presque avec délectation la scène, avant de finalement revenir sur le sujet initial. Parce qu'en plus d'avoir mal aux jambes pour avoir monté, tout à l'heure, les trois étages en manquant de me casser la gueule, mes élèves, à savoir cette espèce de bande d'abrutis congénitaux totalement... Non mais, vraiment, comment pouvait-on être aussi débile ? Je vais les tuer, tous, tous, touuus, un à un !
    Je regardais d'un air complètement blasé la vingtaine d'élèves assise devant moi, me retenant de toutes mes forces de ne pas abattre mon poing sur le bureau devant lequel j'étais assis. Il y avait trop de bruit. Trop d'agitation. Trop de... Trop de tout. Trop de gosses, même. Et puis c'était quoi, ça, exactement ? Un congrès sur les Droits de l'Homme ? Parce que je suis désolé, mais non, ceci est un COURS DE PHYSIQUE, bordel de putain de merde !
    J'inspirais longuement, paupières abaissés, avant de rouvrir les yeux pour regarder, une fois de plus, ce troupeau de buffles beuglant... Apparemment silencieux, à présent. J'avais peut-être parlé – hurlé serait plus exact – à voix haute, au final... Bon, tant mieux, au moins ils ont compris qu'il valait mieux qu'ils se la ferment si ils ne voulaient pas être crucifiés au mur style Jésus Christ sur sa croix en bois. Très sexy, je vous jure. J'ai jamais testé, mais je suis sûûûr que ça pourrait être marrant !
    D'accord, je n'étais pas parfait comme prof, je l'avouais sans remords. Quoi que si, franchement. J'étais pas trop chiant, agréable à regarder, je faisais des TP assez souvent, je gueulais pas trop – la preuve, je faisais que dormir pendant mes cours, un bouquin sur les yeux – et je les emmerdais pas trop souvent avec des interros. Sauf quand ils étaient chiants. Comme là. Vous voyez où ça mène d'être trop gentil ?! On vous prend pour des cons ! Tu m'étonnes que j'ai changé de manière de procéder pour le « vous faites ces trois pages d'exos, un bruit et j'vous cloue au sol »... Comme ça, au moins, ils comprennent facilement. Et en plus, je les vérifie pas, ces exos de merde, alors voilà, quoi ! Moi mon prof de physique, quand il voyait que je galérais – rare, rare ! –, il me demandait carrément d'aller au tableau pour résoudre le truc et bien se foutre de ma gueule si j'y arrivais pas. [HRP : Expérience vécue aujourd'hui même en physique T.T Sauf que je m'en suis pas aussi bien sortie que lui...] Sauf que, AHAH, j'y arrivais ! Du coup, j'étais souvent collé, parce qu'il aimait pas mon sourire quand je lui foutais, au final, la honte à lui... Et que je me foutais royalement de sa tronche de mouche croisée avec un lémurien. C'est moche, la vie. Par exemple, lui, il devait pas avoir eu de chance, vu sa tête ! Enfin, tout ça pour dire, MOI j'ai jamais collé personne. Juste une bonne trentaine d'élèves ! C'est paaaas grand chose ! Surtout quand on pense que j'ai commencé à donner des cours y a environ quelques mois seulement. Eh ouais. J'suis un bon prof, au final !
    Bien.
    Apercevant, au troisième rang, un type, visiblement pas dérangé par ma présence pour un sous, tranquillement assoupi. Et ce mec, en plus d'avoir les cheveux ROSES – ce qui, par définition, était forcément laid comme couleur –, ne semblait même pas avoir conscience d'être en cours. Je lui rappelle, je lui rappelle pas ? Je lui rappelle, allez, j'ai envie de faire mon chieur.
    Attrapant une craie blanche, derrière moi, je la lui lançai sur la tête de toute mes forces, grondant avec mauvaise humeur :

    - Hey, la tomate ! Oui, toi, là, fais pas cette gueule d'ahuris, tu vois vraiment un autre mec aux ch'veux chelou, toi ? Tu viens me voir à la fin de l'heure.

    Comme pour répondre à mon appel – ou à celui des élèves ? – la cloche retentit, signalant ainsi la fin des cours et donc du calvaire pour bon nombre d'entre eux.

    - Du genre... Maintenant ?

    Attendant, les pieds sur la table, bras croisés, un sourire assez effrayant aux lèvres, que les autres secondes sortent de la salle, je laissais peu à peu la colère et la rancune m'envahir. Définitivement, il allait trinquer pour toute la classe. J'ai envie, d'un côté, de lui dire « le pauvre », mais étrangement, je sens que c'est mérité ! Et même si ça ne l'est pas... Tant pis ?

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Izaya Renzou

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MessageSujet: Re: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Mer 21 Mar - 14:37

Aujourd’hui, premier véritable jour de cours, et je me trimbalais déjà avec un sac aussi énorme que mon corps. Je n’avais jamais compris pourquoi on demandait aux élèves de prendre autant de chose ?! Sérieusement, ca foutait les boules de devoir porter des livres de cinq tonnes, des Bic d’une vingtaine de couleurs et encore, trois blocs-feuilles pour être sur que tu en aies assez pour la journée. Ah, mais j’avais oublié de le dire, ici, le système des livres trop lourds, des Bic, des feuilles et tout ça, ca n’existe pas. Si, si, sérieusement, c’est des pc portables qu’on doit trimbaler, et savez-vous quand on m’en a informé ? Juste à midi, pendant ma pause déjeuné, un professeur est venu me voir, intrigué de me voir me balader avec tant de choses pour finalement m’annoncer que ces livres ne faisaient qu’office de décoration et que si je voulais en trouver le même contenu en mode « portable », « Wikipédia » était mon amie.

Vous auriez pu me dire aussi, que j’aurais du remarquer tout les autres élèves avec des pc hein ? Mais bon, avec une intelligence comme la mienne, soit vous dormez en cours, soit vous regardez les gens avec un air blasé en vous disant, « regardez-moi tout ces bourges avec leurs pc portables coûtant une petite fortune », et c’est l’option deux qui m’est passée par la tête.

Donc soit, une fois que le prof m’a avoué ça, je me suis mis à courir comme un fou furieux en direction des dortoirs pour aller y déposer mes affaires. Imaginez un petit crétin qui court dans les escaliers, dans les couloirs, dans les prairies comme un malade avec un sac à dos, croyez-vous que les gens pensent que vous êtes normal ? En parlant de normalité, c’était la dernière chose qu’il y avait dans cette école, j’eus vent de ce qu’on appelait l’Arène. Et des autres élèves de Premières et Terminales qui pouvaient se transformer ici…

Et puis merde, c’est une autre historie ça, parlons de moi, moi, et encore moi ! Une fois arrivé dans ma chambre, je cherchais comme un débile profond mon pc, que je trouvais après une bonne dizaine de minutes sous un amas de vêtements -propre-. Me remettant à courir, cette fois-ci petit sac contenant mon pc en main, j’arrivais de justesse dans la salle de sciences se trouvant au troisième étage.

Une fois assis à mon banc, je soupirais lourdement en me disant que j’étais le meilleur puisque j’avais réussi, en moins de vingt minutes, de retourner au dortoir, trouver mon pc et m’être débarrassé de mes livres monstrueux. Ce n’est qu’en voyant les élèves prendre des feuilles et un Bic que je me cognais la tête contre la table, laissai couler une larme, et me décidai de m’accorder une petite pose, un somme bien mérité en l’occurrence.

- Hey, la tomate ! Oui, toi, là, fais pas cette gueule d'ahuris, tu vois vraiment un autre mec aux ch'veux chelou, toi ? Tu viens me voir à la fin de l'heure.

Me redressant de ma table en regardant autour de moi, cet abruti de prof venait de me réveiller tandis que je rêvais de la plus belle chose de toute ma vie. Moi, debout devant Kaïla, elle, assise sur le sol, un sourire aux lèvres avant de me … Non, pas avant de me … de me ! Mais de me prendre dans ses bras et me dire, que je suis un Dieu, une personne intelligente, intéressante, et amusante. Sérieusement, vous avez vraiment cru que ?! Bande de cochons.

- Du genre... Maintenant ?

Sinon … je ne me souvenais plus de la première phrase du prof, et franchement, je n’avais qu’une envie, l’ignorer en toute beauté et me barrer de sa classe. Rangeant mes affaires calmement, je me dirigeais vers la sortie en tant que dernier présent de la classe hormis la chose. Ce n’est qu’en voulant passer la porte que je me fis arrêter par les autres élèves. Ceux-ci me regardèrent d’un air peiné avant de me demander de rester et de parler avec le prof. Tournant le regard vers la tête bleue se trouvant au bureau, un pourquoi, sorti de ma bouche instinctivement. Ce n’est que quand les gens claquèrent et verrouillèrent la porte que je compris que plus rien de bon allait se passer.

Laissant mon sac dans lequel mon pc était glissé doucement sur mon bras pour finalement venir se déposer sur le sol, je me retournais vers le prof en pointant du doigt la porte et lui dire d’un air ennuyé, ou plutôt tristement triste :

- Ils nous ont enfermé ici !

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Alexander St-James

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MessageSujet: Re: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Mer 21 Mar - 15:59

    J'eus – presque – un sourire amusé en constatant que les élèves avaient très gentiment fermé la salle de classe, afin d'éviter que ma proie ne s'échappe. Je fus brusquement tenté de pousser un petit ricanement, à moitié inaudible, mais me retins, laissant uniquement mes lèvres se fendre un peu plus sadiquement à chaque instant. Bon, alors, je teste si le gosse est ignifugé, ou pas ? Grosse boule de flamme en pleine tronche ou petit feu de joie, d'ailleurs ? Ouais, mais, je sais pas, je pense qu'en même temps, mon idée n'est pas si formidable que ça. Parce qu'en observant du coin de l'œil tous les produits inflammables situés dans l'armoire à côté de la porte, et donc de cet espèce d'ahuri chelou, je me disais que, finalement, si je venais malencontreusement à mal viser, je pourrais faire exploser la salle, et lui avec. Autant ce serait drôle, autant je préférais ne pas avoir à me retrouver en face de la vieille dirlo. Parce que oui, je supposais qu'elle devait être vieille. Par définition, une directrice est vieille, moche et ridée. CQFD.
    Levant doucement l'un de mes fins sourcils, je contemplais quelques instants ma victime, qui venait elle aussi de constater que la porte était bel et bien fermée. J'adore mes élèves, vraiment. Ils sont mauvais et méchants, un truc de malade. Prêt à sacrifier le premier venu rien que pour sauver leur propre peau. Quoi que, quand on voyait dans quel contexte ils étaient arrivés ici, et surtout dans quel contexte ils vivaient à présent... C'est sûr que ça ne favorise pas les câlins, les bisounours et les éclats de rire.
    Je fis claquer une fois de plus mon zippo, laissant un instant mes yeux se perdre dans la flamme qu'il émettait. C'est beau, le feu. Ca réchauffe, mais ça détruit en même temps. Créateur, et destructeur. Tout dépendait de la manière dont on l'utilisait. Et là... Là, entre mes mains, on ne pouvait pas considérer cela comme étant réellement bénéfique. Cours, cours, petite chose... Vole, petit oiseau. Et enfuis-toi, loin. Très loin, de préférence. Histoire que je ne te retrouve jamais, peut-être ?

    - Pauvre de toi ? lui fis-je, mon air le plus blasé possible peint sur mon visage.

    Je reportais mon regard incendiaire sur lui, fermant d'un coup sec mon zippo argenté. Mes yeux, hautains, mauvais, semblait vouloir l'écrabouiller comme un misérable insecte. Blasant. C'est même plus drôle d'essayer de terrifier les élèves. Surtout quand ils ont l'air aussi con...

    - Simple question, comme ça, pour le fun : tu sais pourquoi t'es là ? Je demande juste ça comme ça, hein.

    Je m'attendais à la réponse, à savoir non. En fait, je savais pas non plus. Mais j'avais envie de le faire chier comme eux m'ont fait chier, et lui faire perdre le plus de temps possible. Juste comme ça, pour le fun. Et, avec un peu de chance, j'arriverais à entretenir le mythe comme quoi je suis un sadique de première classe et que la salle 301 des secondes restait l'endroit le plus terrifiant au monde ? Aha, la blague...
    Je suis blasé.
    Ouaip.

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Izaya Renzou

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MessageSujet: Re: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Mer 21 Mar - 17:10

- Pauvre de toi ?

Il avait l’air de trouver cela amusant de se voir enfermer avec un de ses élèves, à croire que c’était le genre de prof pédophile qui attendait d’être seul avec un élève pour lui sauter dessus. Sa tête ne me disait rien, je ne savais même pas son nom, ni quoi que ce soit à son sujet hormis qu’il était mon prof de sciences, physique-chimie plus précisément. Et la biologie dans tout ça ?! C’est qui, qui s’en occupe alors ?! Oui, je me pose de ces questions existentielles à tout moment.

- Simple question, comme ça, pour le fun : tu sais pourquoi t'es là ? Je demande juste ça comme ça, hein.

Là j’avoue, je ne savais rien répondre à sa question. J’aurais pu me faire des films divers sous lesquels la raison était simple, genre : il veut me violer, il a pas accepté que je roupie à son cours, il aime pas ma tête, il me trouve mignon, il est tombé amoureux de moi, etc. Mais la seule connerie que je réussi à sortir à cet instant précis fut :

- Bah parce que tu te faisais chier tout seul et que tu voulais que je te tienne compagnie ?

Sérieusement, je savais que j’aurais sans doute pas dû lui dire ça, mais c’était plus fort que moi. Il avait un putain d’air sadique marqué sur la tronche, le genre d’air qui moi, me fait rire. Je ne suis pas moqueur, je ne suis pas méchant non plus, disons plutôt que je suis réaliste ?

- Sinon à part ça, je t’avoue que je ne vois pas mec.

Voulant continuer ma petite tirade en m’avançant vers lui, je pris place sur un banc se trouvant juste devant son bureau. Laissant mes affaires traîner près de la porte comme si je m’en foutais royalement. Ouvrant la bouche pour que je continue de parler, je me fis interrompre dans mes pensées par mon cellulaire qui venait de vibrer dans ma poche, sortant celui-ci en le regardant, je soupirais lourdement en répondant au téléphone :

- Oui maman ? Non, là je suis en cours … Ouais c’est censé être fini mais je me suis fait coller par un … Non mais non, j’ai rien fait de mal ! C’est … Ok … Attends, je te le passe.

Tendant mon cellulaire, j’attendis que la chose le prenne pour expliquer à ma mère que je ne faisais rien de mal, et qu’il voulait tout simplement me voir pour me féliciter de ma bonne présence en cours.

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Alexander St-James

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MessageSujet: Re: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Sam 24 Mar - 13:57

Je ne sais pas si il le fait exprès ou non, mais ne pas remarquer mon agacement était limite un miracle. Ou une preuve de connerie profonde... Très profonde. Trop profonde ? À bien y regarder, il devait pas vraiment être une flèche, ce type... Enfin bref, tout ça pour dire que si on avait été dans l'un de ces merveilleux mangas, on aurait pu voir une magnifique veine pulser sur ma tempe, mon visage virer au ronde, de la fumée sortant par les oreilles. Sauf qu'on est pas dans un manga, et qu'étant moi-même, je gardais alors simplement... Un visage parfaitement hermétique. Quoi qu'il mériterait bien que je lui fasse un peu peur, le p'tiot. J'ai jamais vu un sacrifice... Enfin, un futur élève collé, être aussi peu effrayé ! Limite à l'aise. Limite blasé.
Il est trop con, en vrai. C'est désolant...
Je me retins de pousser un soupir de colère et encore plus de me jeter à son cou pour l'étrangler comme un forcené. Je vous jure, j'ai toujours été un type avec un sang-froid à toute épreuve ! Ou presque. Ou pas du tout, en vrai... Bref, on s'en tape.

- Bah parce que tu te faisais chier tout seul et que tu voulais que je te tienne compagnie ? Sinon à part ça, je t’avoue que je ne vois pas mec.


Je me massais doucement les tempes, essayant d'éviter de lui lancer un beau « Nan mais ta gueule tu me pompe l'air, là. » en pleine tronche.

- Parce que tu es un abruti et que t'as été désigné d'office pour être mon souffre-douleur, en fait. Je sais pas si c'est à cause de la couleur de tes cheveux, mais voilà. Vous avez été tellement chiant qu'il faut bien vous apprendre les bonnes manières, nan ?

« Allez, t'inquiète pas mon pote, j'vais pas te fouetter ! » eus-je envie de rajouter, juste pour voir sa tête d'ahuri.
Je fus néanmoins interrompu par la sonnerie de son portable, et l'espèce d'imbécile qui décrochais.

- Oui maman ? Non, là je suis en cours … Ouais c’est censé être fini mais je me suis fait coller par un … Non mais non, j’ai rien fait de mal ! C’est … Ok … Attends, je te le passe.

Lorsqu'il me tendit son portable, probablement dans le but que je raconte à sa très chère mère qu'il était un élève exemplaire, je levais un sourcil, le prenant tout de même. Je le portais à mon oreille, soufflant distraitement.

- Ce débile, c'est votre fils ? ... Ouais, ouais, je parle bien de la tomate transgénique, je me suis pas trompé de personne. D'ailleurs, je connais même pas son nom, à lui... Ah ? Izaya ? D'acc', je prends note !

J'entendis encore quelques paroles baragouinées dans un anglais assez rapide, et repris :

- ... Ouais. Il dort en cours. Et il sert à rien. Ne prend pas de notes, et... C'pas méchant, hein, je constate ! … Mais oui, mais oui ! … Non mais exactement. C'était ce que j'allais lui expliquer. … Exaaaactement. Voilà. Non mais c'est sûr !

Ahah, je l'aime bien, elle !

- Ouais, je vous l'éduquerais, vous en faites pas. … Désolé, mais j'ai pas le choix. … Content que vous soyez si compréhensive, Madame. … Bien sûr, je lui dirais. ... Au plaisir.

Je raccrochais, légèrement satisfait.

- Bon, alors, toi, déjà, t'es collé ! Comme ça c'est fait, et j'oublie pas.

Et, présentant le portable face à lui, je souriais doucement.

- Ensuite, ta mère te demande de lui rendre très rapidement visite.

Puis, matérialisant du feu à l'intérieur même du portable, je constatai avec un certain plaisir que celui-ci commençait à fondre en émettant quelques étincelles.

- Et ça, c'est parce que tu as ton portable allumé pendant les cours. Voilà voilà !

C'est un truc de malade comme j'aime faire chier mon monde.

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MessageSujet: Re: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Sam 24 Mar - 19:14

Il attrapa le téléphone et parla avec ma mère, je compris directement que j’étais dans la merde en voyant son sourire sadique et à l’entente de ses paroles envers ma génitrice. Saviez-vous que ma mère n’était pas le genre de personne qui me disait que j’étais intelligent ? Elle me disait que j’étais beau, fort et courageux, mais jamais intelligent. Et il y avait une raison pour celle-là, en vue des conneries que je faisais quand j’étais à Londres. De plus, maman a toujours été un peu trop proche de moi. Quand papa s’en allait en voyages d’affaires, elle m’obligeait presque à dormir avec elle pour qu’elle se sente en sécurité. Prendre un bain avec elle, pour être sûr que je me sois bien lavée. Manquer quelques jours d’école, pour qu’elle ne s’ennuie pas à la maison. Ce genre de choses que les autres personnes pouvaient trouver étrange.

Je me rappelais encore d’un jour où papa devait s‘absenter pour une bonne dizaine de jours, maman était légèrement fébrile à cette époque et pour qu’elle ne soit pas seule et pour veiller sur sa santé, j’avais pris moi-même une semaine de congé à l’école, feignant une malade contagieuse.

Le matin, je me levais avant elle pour aller lui préparer son petit déjeuner, je m’attelais à la tache avec amour. J’aimais cuisiner et encore plus quand ma cuisine plaisait aux palets des gens. Maman aimait toujours manger ce que je lui préparais, à dire, je ne l’ai jamais vu manger un repas qui n’avait pas été confectionné par mes soins.

Une fois que je l’eus réveillée et qu’elle eut mangé, elle me demanda de l’accompagner avec elle dans la douche. Je refusai premièrement, à 16 ans, ce n’est pas un âge correcte pour se doucher avec sa mère. Cependant, je n’eus guère le choix que d’accepter après mille supplications. C’est ainsi que je me retrouvai nu comme un ver, avec une mère qui reluquait mon corps pour finalement laisser ses mains balader sur celui-ci.

Je n’ai jamais trouvé cela dégoûtant, je n’ai jamais trouvé cela comme une relation qu’on appelle inceste. Elle était ma mère … elle avait le droit de me toucher comme elle le voulait. Et ne vous mettez pas en tête que c’est à cause d’elle que j’ai viré gay, non, ma mère restera toujours la seule femme de ma vie et c’est ainsi.

En sortant de mes rêveries, je vis mon cellulaire fondre dans les flammes générées par le mec se trouvant devant moi. Ne bougeant pas en regardant ce qui semblait être à présent, un amas de plastique fondu s’écouler sur le sol. Je balançaiss la tête légèrement, arquais un petit sourire tout en serrant les mains, pour finalement me redresser d’un coup et taper de mon poing le banc se trouvant en dessous de moi.

Levant les yeux en fronçant mes sourcils, je changeai de tout au tout mon expression pour finir par éclater de rire et aller voir les restes de mon téléphone. Touchant du doigt le … la chose calcinée sur le sol, je relevais les yeux pour dire à l’autre :

- Regarde ça maintenant ! Tu seras obligé de m’en acheter un nouveau, déjà que les prof sont mal payés, en plus de ça tu gaspilles ton frique inutilement ! Sérieusement, t’es vieux pourtant, tu dois savoir la valeur de l’argent …

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MessageSujet: Re: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Mar 24 Avr - 11:55

    Tiens, je ne me souvenais même plus ce que je fichais ici. Non, je voulais dire, ici, dans le sens, pas ici dans cette salle de classe, à emmerder royalement un élève – et lui cramer, par ailleurs, son pauvre téléphone portable qui n'avait rien demandé – qui m'avait lui-même fait chier rien qu'avec sa tête de tomate rose. Oui, dans mon monde, les tomates étaient roses, mes cheveux étaient bleus, et le ciel était mauve. Et le soleil bleu aussi, tiens. J'aimais bien le bleu, je vous l'avais déjà dit ? Quoi que je préfère le rouge. Mais le rose... Le rose ! Pouha ! Je détestais cette couleur criarde ! Et ça faisait tellement pas beau, en plus. Tellement pas masculin ! Bon, après, c'était peut-être pas de sa faute, mais voilà ! C'était pas de ma faute non plus si j'étais presque cruel, sadique, mauvais joueur, et d'humeur massacrante toute la sainte journée.
    Lorsque le jeunot laissa son poing s'abattre sur le banc qu'il occupait, un léger sourire se fondit sur mes lèvres. Amusant, le petit ! Izaya-kun, nee ?

    - Regarde ça maintenant ! Tu seras obligé de m’en acheter un nouveau, déjà que les prof sont mal payés, en plus de ça tu gaspilles ton frique inutilement ! Sérieusement, t’es vieux pourtant, tu dois savoir la valeur de l’argent…


    Je fis une petite moue. C'était clair que pour être sous-payé, on était sous-payé ! La Directrice serait pas aussi mystérieusement effrayante, je serais probablement déjà allé manifester avec mes collègues ! Quoi que mes collègues, vu comme ils m'apprécient, auraient préféré m'offrir en pâture à des lions plutôt que de me suivre. Avais-je déjà précisé que les trois-quarts du corps enseignant de la Undai Gakuen se composaient uniquement de timbrés intenables et flippants ? Certes, je ne les connaissais pas tous, mais... Cela semblait bien mieux comme ça, hein.
    Je reportais mon attention sur mademoiselle – monsieur, pardon... c'est tout ce rose, là, ça m'induit en erreur ! – et levais un sourcil, clignant des yeux.

    - Ehh ? Je suis pas ton dog, mon gars !

    Non mais c'est vrai, y a marqué « Alexander St-James, au service des uns et des autres » sur mon front ? Je crois paaaas, nan. Non, vraiment, pas du tout.
    Je laissais néanmoins échapper un léger rire.

    - Kufufu... Donne-moi une seule bonne raison de le faire ?

    Puis, je tiquais, me rendant enfin compte de la fin de ses mots.

    - … Eh, mais attends... Mais je suis pas vieux, espèce de sale morveux !

    Je me remis à triturer machinalement mon zippo, pour ne pas me lever et lui en foutre une, en fait, les sourcils froncés, me demandant à quelle sauce j'allais le bouffer. Rien que pour m'avoir traité de vieux – ALORS QUE J'AI QUE VINGT-ET-UN AN BORDEL DE MERDE – il mériterait de crever en enfer, ce petit ingrat ! Dire que je commençais à le plaindre et me dire que, dans ma grande mansuétude, je pourrais peut-être le laisser partir sain et sauf, avec juste quelques mèches de sa tignasse de cramés... Et bah nan, loupé, little boy. Vas crever.

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MessageSujet: Re: J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...   Jeu 26 Avr - 11:58

- Ehh ? Je suis pas ton dog, mon gars !

Il avait beau dire ça, je ne comptais pas lui donner plus de respect que je lui offrais actuellement. Non j’étais bien élevé, maman avait pris soin que je sois une personne irréprochable envers mes aînés, mais je vous le dis quand même, même si ca fait chier, ce mec là … ouais, la tête bleu devant moi, il me foutait un peu les jetons. Y a qu’a regarder son regard pervers masochiste sadique de mes deux couilles !

- Kufufu... Donne-moi une seule bonne raison de le faire ?

Bah parce que t’as pété mon nouveau Smartphone trop classe avec tes pouvoirs de pyromane en rut ? Oui, je le pensais mais je n’aurais pas osé lui dire ça comme ça. La tension était lourde et je sentais que j’allais me faire … abattre si je restais un peu trop longtemps dans les parages. Serrant mon sac, je m'apprêtais déjà à courir vers la sortie. Seul hic, les gens de ma classe m’avaient lâchement abandonnés avec ce prof.

- … Eh, mais attends... Mais je suis pas vieux, espèce de sale morveux !

Ouais, là il commençait à faire vraiment, mais vachement peur. Jouant de son … Zippo, il me regardait comme si j’étais une biche et lui un fauve. J’étais sa proie, et je ne voulais pas, non, je n’appartenais qu’à une personne, une seule personne dans cette académie pouvait me traiter comme de la merde sans que je dise quoi que ce soit. Hibari, mon chéri … vient me sauver ! Mais non, ce con il était trop occupé avec des filles.

-Ouais t’as beau dire que t’es jeune, c’est pas une ride que je vois sur ton front là ? Et les poils blancs sur ta tête, c’est pas des cheveux de vieux ça ?

Ouais, j’allais me faire brûler et je comptais encore vivre moi ! J’étais trop jeune et trop curieux de la nature pour pouvoir mourir maintenant par la main de ce prof méga … « il fait peur », je sais plus comment on dit. D’un mouvement rapide, je me dirigeais vers la porte en courant, défonçant la porte d’un coup de pieds, cirant un dernier « Bye » avant de me sauver la queue entre les jambes.

Oui, j’ai risqué la mort aujourd’hui, mais Dieu a été assez clément pour me laisser m’enfuir sans brûlures !

END

HRP: Si tu veux faire un post final, je retire mon "END" :O

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J'ai le droit d'en cramer un sur un bûcher, du style Jeanne D'Arc tout feu tout flamme ? Genre toi, là, pas d'bol, t'es mon souffre-douleur...

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