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 Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Ven 8 Juin - 23:07

Combien de temps j'étais là, plongée dans le noir sans bouger ni réagir ? Du temps, c'est ce qu'il me fallait diriez-vous ? C'était faux, là, je venais de rater trop de choses, toute une période défilait sous mes yeux vides sans que je m'en rende compte, insouciante de ce qu'était la vie en dehors de ce lit, de cette chambre, de cette personne qui veillait sur moi quand elle avait du temps. Plus rien ne comptait à mes yeux vides d'émotions, ternes à en avoir peur, seul le jour, la nuit étaient mes préoccupations. Même aller manger ou me laver, devenait secondaire tandis que mes jours se ressemblaient tous à en mourir d'ennui. Pourtant, cela ne me dérangeait pas, même mon impulsivité ayant perdu de sa force, je me plaisais à rester dans ce lit, cet endroit sombre sans bouger, sans vivre vraiment. Je me demandais encore parfois pourquoi, pourquoi je ne disparaissais pas tout simplement au lieu de jouer le parasite, inutile à cette humanité, en restant cloîtrée dans un coin, n'apportant rien à la société, ni même à ma propre personne. C'était vrai, j'étais en train de rater beaucoup du temps à ne rien faire au lieu d'aller m'entraîner, me faire des amis, taper sur les gens pour le plaisir, suivre mes cours qui, quoi que je dise, était intéressants, passer mes examens, m'amuser... Tant de choses qui depuis un bout de temps n'étaient plus rien qu'un lointain souvenir.

Souvenirs... Qu'est-ce que les gens voulaient dire par ce simple mot qui désignait tant de moments passés dans leurs vies ? C'était pourtant simple, c'était quelques lettres qui englobaient toute une vie, chaque personne tenait à ses souvenirs pour graver leur identité dedans, les bons moments passés comme les mauvais. Les souvenirs dont on se rappelait pouvaient être dévastateur comme bénéfique. Oui, ils étaient à doubles tranchants. Pour ma part, c'était la même chose, même si en pire. Je veux dire par là, que si on a des bons souvenirs, on s'attache à eux de toutes nos forces parfois même devenant nostalgique et ne voulant que vivre dans ce passé heureux. Parfois, on a des souvenirs mauvais qui nous poussent à haïr une personne, à ne vouloir plus vivre, à devenir mauvais ou, au contraire à continuer à progresser pour se forger de nouveaux souvenirs, bons qui nous feraient oublier les mauvais moments de notre vie. Tant d'états derrière un simple souvenir. Tant de peines, tant de joies, derrière un moment heureux ou malheureux de notre vie. Personnellement, je trouve que parfois il serait mieux de se débarrasser de ses souvenirs, d'oublier tous les moments tant mauvais qui nous donnent de la peine que les bons qui, quand on y réponse on a ce sentiment de tristesse s'ils sont loin derrière nous.

Pourtant, dans mon cas c'est différent... Parce que oui, je ne peux pas dire que j'ai de bons et de mauvais souvenirs de ma vie... Je ne peux pas trancher le bien et le mal, car chaque moment de ma vie joyeuse ne l'était pas vraiment. Chaque instant heureux était tâché d'un moment malheureux. Comment ça ? De ma plus tendre jeunesse, mes beaux souvenirs concernant mes parents se terminaient par la réalisation que je n'étais qu'une personne enfermée dans une maison, même quand je recevais des cadeaux qui me faisaient plaisir, même quand mes géniteurs étaient là pour me couver, il y avait leurs regards qui disaient que je devrais me contenter de cela, sans jamais pouvoir réaliser mes rêves. Quand je suis sortie de cette prison de briques, c'était la même chose, la joie de voir le dehors pour finalement voir tout cela se détruire sous mes yeux en constatant ce qu'était le genre humain en vrai. Quand je suis arrivée à Undai ? Rien à dire, c'était tout aussi identique, que j'apprenne la matérialisation, je me vis entre temps perdre les bras et jambes plus d'une fois dans de la douleur. Que je me fasse des amis ? Izaya, un ami qui se retrouva à l’hôpital par ma faute en quelque sorte. Yume, une amie qui m'envoya plusieurs fois dans le couloir de la mort. Les autres ? Tous des gens qui étaient tes amis mais qui n'hésiteraient pas à t'enfoncer un couteau dans le dos dès que tu serais un obstacle pour eux. Alors... Je me pose la question... à quoi bon avoir des souvenirs pour de toute façon être triste à la fin ? Inutile. Mais c'est ce qui faisait l'être humain.

Alors oui, je me forgeais une identité faite de souvenirs. Et me voilà à présent dans cet état, réanimant tout le temps ce que j'ai vécu peu de temps de là, me haïssant encore plus à chaque instant, ne voulant plus vivre mais sans oser me donner la mort. Voilà, je n'étais que l'ombre de moi-même, emprise de cette colère et mélancolie, noyée dans ce souvenir qui a détruit ma vie, déjà bien triste. Et me rendant encore plus malade sachant que je perdais du temps précieux pour avancer. Rien à faire... Je ne savais plus quoi faire. C'est pour cette raison que ce matin, seule dans cette chambre, je continuais ma routine de zombie sans vie. Oui, j'ouvris les yeux, si on pouvait appeler ces billes vitreuses ainsi, pour me redresser en position assise avec un terrible mal de tête.

Une grimace, un juron, un soupir et me voilà debout devant le mini-frigo à chercher quelque chose que je pourrais me mettre sous la dent avant que mon ventre ne me tue sous ses bruits monstrueux, ou que je ne tombe en anémie, même si je crois qu'en vue de mon tint et ma faiblesse dans les mouvements, c'était bien parti pour. Frigo plein, je ne pris qu'un yaourt ne faisant presque pas attention à toutes les merveilles qui s'y trouvaient. Mon repas du jour mangé, mes pas lents me traînèrent vers la porte de la salle de bain, je m'arrêtais pourtant un moment devant la fenêtre, mais je me reculais rapidement de celle-ci quand un frisson d'effroi me prit de plein fouet. Oui, j'avais peur de sortir de cette chambre, et à chaque fois que je lançais un regard hésitant vers la fenêtre, une sensation de me faire observer m'assaillait et je m’enfuyais. Cette expérience revécue pour je ne sais la quantième fois, j'arrivais enfin dans la salle de bain, laissai couler l'eau pour m’installer dans la baignoire, avec un Pyon-Kun toujours non-loin que je prenais la peine de retourner pour qu'il ne me fixe pas. Oui, le regard est devenu ma deuxième phobie, je ne le supportais pas. Mes muscles détendu, si pas morts, je profitais de cette chaleur apaisante en me demandant combien de fois j'ai déjà mis ma tête sous l'eau, me laissant noyer avant que mes promesses ne m’assaillent au point que je me redressais faisant des vagues et inondant la salle de bain tout en toussotant avant de me traiter de tous les noms disgracieux que je pouvais avoir dans mon vocabulaire. Trop de fois, alors aujourd'hui j'allais abandonner cette idée et juste me laver.

Ce qui se passa après mon bain, après que je prenne encore et encore ces médocs qui ne me servaient à rien selon moi, après que je remette encore et toujours un T-shirt souple et après que je sois retournée dans le lit sans plus de cérémonie en m'enfermant dans mon mutisme sous les rideaux tirés ? E bien, ce fut une chose invraisemblable... Parce que tandis que mes yeux étaient tournés vers un point invisible en direction de la porte d'entrée, cette dernière s'ouvrit dans un grincement léger. Je levais les yeux instinctivement avec un ennui bien visible, croyant que ce n'était que Yume qui, poussée par une envie de rien faire, venait se ravitailler dans la chambre. Mais je me trompais, devant mes rubis rouillés, se tenait une fille qui, ne m'ayant tout d'abord pas aperçu cherchait des yeux une « Yume-Sama, je... voulais vous parler de... » avant que ses yeux ne croisent les miens dans un cri de surprise. La suite se passa très vite. Moi prise de folie de me faire regarder ou tout simplement voir dans mon état par une fille sortie de nulle part, je me retrouvais en moins de deux plaquant la fille à la porte qui se ferma sous ma prise, elle en mode choquée, mon regard haineux qui ne voulait que la mort de cette intruse, de cette humaine qui n'avait pas à vivre quand j'étais plongée dans un désespoir, ma fureur se décuplant quand je réalisais que je ne savais toujours pas matérialiser ma robe, sa surprise qui passait et elle qui voulait se libérer, mon dégoût du toucher et nous voilà à la conclusion... Que j'étais en train de fracasser la tête de la gamine brune contre la porte dans des éclaboussures de sang et rires sadiques de ma part. Et voilà comment redonner de la couleur à mes yeux rouges, rien qu'en voyant le sang de cette chose peindre la porte d'entrée de la chambre de Yume. Je prenais un malin plaisir à taper, taper, et encore abattre sa tête sur le bois froid de la porte, même quand elle perdit connaissance. Sa tête ensanglantée, je m'arrêtais et regardais mon chef-d’œuvre, avec un grand sourire fou d'une oreille à l'autre. Laissant la dépouille sur le sol, assise contre la porte, je retournais dans le lit, toujours cet éclat de colère dans les yeux, et cette tête hilare qu'était la mienne.

Je suis bien restée cinq minutes entourée dans les couvertures à rire, d'un fou rire que je ne pouvais stopper, pour enfin réaliser ce que je venais de faire. Mon rire se changeant en larmes dans des cris étouffés d'horreur. Non... Je venais de tuer quelqu'un, tuer une fille innocente... Non, elle ne l'était pas, elle n'avait qu'à éviter de rentrer dans cette chambre, oui voilà ! Mais tout de même, n'utilisant que ma force physique, mes mains... Je venais de mettre fin aux jours de quelqu'un avec une brutalité déconcertante. Je... J'ai tué... quelqu'un... Je venais de me rendre compte que je n'étais pas prête à cela, non. Tuer dans l'Arène c'était autre chose, je le faisais tous les jours avant, ce n'était pas grave vu qu'en sortant de cette dernière la personne vivait toujours. Donc découper un bras ou quoi, c'était un peu comme dans mes jeux vidéos, aucun mal, la personne tuée pouvait avoir des vies et tout ce qui suivait. Et là... là... Une personne jonchait le sol dans le monde réel, tuée par ma main. Je n'étais pas prête... Non, je ne pouvais supporter le poids d'un tel crime pour le moment... Les yeux grands ouverts, je me demandais ce que j'allais faire à présent, quel châtiment m'attendait pour ce crime... Peut être que si je découpe le corps et que je le fais passer dans les toilettes, je pourrais faire croire qu'il ne s'est rien passé, oui... Non... J'étais prise de nausée et couru dans la salle de bain pour me vider sous la pensée que j'eus. Impossible, je délirais complètement. C'est en revenant hésitante dans la chambre et en regardant avec effroi la corps toujours au même endroit que je réalisais... Que la personne bougeait. L'aurais-je que assommé sans la tuer en fin de compte ? Mais tout ce sang...

Prise d'une pulsion incompréhensible, je m'élançais sur la fille pour le relever, elle toujours à moitié dans les vapes. Il fallait l'amener à l'infirmerie de toute urgence, imaginez qu'elle perde encore plus de sang, ou qu'elle était en train de faire une hémorragie cérébrale... Je ne voulais vraiment pas avoir une mort sur la conscience, pas encore, même si je voulais les éradiquer tous, je n'étais pas encore prête à tacher mes mains de ce liquide vital. J'ouvris la porte de la chambre et... Et je me stoppais net, n'osant pas aller plus loin, un vertige m'ayant pris de toute part. Non, je ne sauverais pas cette personne que j'ai faillit abattre sous ma pulsion meurtrière... Je ne suis pas capable de faire cela, j'ai peur. Seule chose encore cohérente qui me passa par la tête, fut de pousser la fille en dehors de la chambre pour la voir s'écraser contre la porte d'en face, de refermer la porte derrière elle, à clé. Et d'aller à l'autre bout de la chambre, le souffle coupé toujours en fixant le bois taché de sang. Il y a beaucoup de gens qui passent dans les couloirs à cette heure-ci de toute façon, quelqu'un la trouverait et l’amènerait à l'infirmerie, j'en étais sûre. D'ailleurs, je sursautais en entendant des cris de l'autre coté de la porte, dans un sens effrayée, mais aussi soulagée que quelqu'un l'ait trouvé. Soupirant lourdement, je partis chercher un chiffon pour nettoyer la porte en... m'émerveillant devant le sang qui s'y trouvait, sans véritable raison explicable. Quand mon nettoyage de deux minutes fut fait, je jetais le chiffon à la poubelle et allais m'installer dans le lit emmitouflée dans les couvertures jusqu’au bout du nez, prise par un rire nerveux et incessible.

-J'ai faillit... Haha... Trop marrant. Hahaha.

J'étais toujours avec de l'adrénaline me sortant par les oreilles tellement cette expérience de la vie était époustouflante. Qu'adviendra de la fille ? Perdra-t-elle la mémoire ? Deviendra-t-elle un légume ? S'en sortira-t-elle indemne ? Trop de questions pour que je sois prête à tuer ces merdes que je voulais tant éradiquer. Mais cela viendra doucement, déjà maintenant je voulais revoir du sang sur mes mains.

-Oui, cela viendra.

Un énorme sourire sur mon visage, rien que cela. Trop amusant. Trop horrible. Naissance d'un nouveau monstre à Undai, rien que ça ? Habituel dans ce lieu, n'est-ce pas ?

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Sam 9 Juin - 7:45

Branchée sur mes écouteurs je laissais mes mouvements se battre au son de la musique que j’avais dans les oreilles. Un coup franc, une expression de sentiments et mon cœur battait à tout rompre tandis que je pourfendais mon adversaire de mes armes. Un jet de sang, un sourire malsain et me voilà partie dans cette danse macabre. Je sursautais quand la musique augmenta d’un décibel alors que mes pieds, mes bras, tout mon corps se rythmait sur cette chanson.
Sekai no hajimari no hi
Inochi no ki no shita de
Kujira-tachi no koe no
Tooi zankyou Futari de kiita


Quand ma voix se fit entendre, mon cœur s’arrêta de battre. Je commençais à marcher dans un nouveau monde, les bras levés vers le ciel alors que mon sourire se dessina en une chose douce. Un silence, un battement et je repartais dans cette envie d’exploration sous les cris divins me demandant de rejoindre les cieux. Un ennemi de plus, un coup franc et je repartais. Qui, pourquoi et comment ? L’arène était mon sanctuaire, les élèves mes adversaires.
Nakushita mono subete
Aishita mono subete
Kono te ni dakishimete
Ima wa doko wo samayoi iku no

Tout ce que j’ai perdu, tout ce que j’ai aimé, se voyait disparaître dans un cri de douleur. Une larme versée et mon cœur me lâchait alors que je vis un de mes membres voler. Prise par mes pulsions meurtrières, je matérialisais mon membre perdu alors que je plantais mon épée dans le cœur de la personne devant moi. Je les embrasse dans une étreinte, me demandant où était ma place, cherchant inlassablement ma place dans ce monde, combattant pour survivre, combattant par plaisir. Sous un soleil inexistant, remplacé par une lune teintée de rouge, je courrais en évitant toutes les attaques.
Kotae no hisomu kohaku no taiyou
Deawanakereba Satsuriku no tenshi de irareta
Fushinaru matataki motsu tamashii Kizutsukanaide Boku no Hane
Kono kimochi shiru tame umarete kita

Un crime qui me donne le pouvoir de l’immortalité, un dernier mouvement et me voilà teintée de ce même rouge dont la lune, superposant le ciel, se dessine dans ce paysage morbide. Me laissant tomber sur le sol lourdement, mes écouteurs se détachant de mes oreilles, un souffle coupé et me voilà, lever la main vers ce ciel gris. La lune reprenant sa couleur d’origine, un fin sourire se dessinait sur mes lèvres. J’ai gagné.

Me relevant en laissant un rire traverser mes lèvres, je regardais avec moquerie les corps jonchant le sol. S’attaquer à une personne plus forte que soi est du suicide et voilà que cinq élèves de terminales venaient de goûter à ma puissance, oui, je suis Black Rock Shooter et je ne tiens pas ce surnom pour rien. Remettant une mèche frivole en place, je m’avançais vers la sortie, riant toujours autant. Traînant mes pieds vers l’extérieur, ma robe disparu pour que celle-ci réapparaisse en moins de cinq secondes à l’entrée de l’arène, le dos au mur invisible. D’un mouvement souple, je fis disparaître mon corps dans une lumière bleutée avant de le faire réapparaître dans les couloirs des dortoirs. Me retrouvant devant ma chambre, je ne bougeais plus. Remettant mes écouteurs, je me laissais poser sur le mur à côté de ma porte, les yeux fermés, les oreilles bercées par une musique beaucoup plus calme j’attendis. Attendre quoi ? Attendre que les rires grossiers sortant de ma chambre s’arrêtent, attendre que la personne qui séjournait dans mon lit se calme. Je ne savais dire si cela était des rires ou des pleures, la seule chose que je savais c’était qu’il était préférable pour moi de rester là, à attendre qu’elle retrouve ses esprits. Pourquoi faisais-je cela ? Parce que je savais mieux que quiconque qu’il n’était plaisant de montrer ses faiblesses si ouvertement devant ceux qu’on aime, que je préfère faire semblant de ne pas voir ses crises de folies, que je préfère éviter de plus la brusquer qu’elle l’était déjà.

Ouvrant les yeux, je les laissais tomber sur la moquette du couloir. Une tache rouge, du sang ? Passant mon doigt dessus, je sentis celui-ci avant de froncer les sourcils. Oui, c’était du sang, de qui ? Pourquoi devant ma porte ? Kaïla allait-elle … ?! Prise de panique, je me relevais rapidement avant de poser ma main sur la clenche. M’arrêtant dans mon mouvement, je respirais profondément, cherchant ainsi mon calme. Les yeux fermés, la musique s’arrêta, un mouvement de main pour m’ôter mes écouteurs et je pénétrais dans cette chambre, cherchant des yeux un quelconque défaut. Laissant mes yeux tomber sur mon parquet … du sang. Un odeur, forte ? Non, mais assez pour que je la sente, quelqu’un était mort ici ? Non, blessé … blessé à mort.

Avançant d’un pas rapide, je me dirigeais vers le lit, d’un mouvement brusque je levais les couvertures avant de les laisser retomber. Kaïla n’avait rien, elle n’était pas blessée, je pouvais enfin respirer. Posant ma main sur mon cœur, je fermais les yeux en soupirant. Rouvrant ceux-ci en posant mes pupilles sur Kurayami, je me mis à genoux devant son lit avant de déposer ma tête près de la sienne, laissant mes mains se poser par dessus les couvertures sur son corps. Évitant trop le contact par ce geste.

- J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose … Le sang, ca pue ici. Il s’est passé quoi ?

Mes premiers mots sonnèrent dans un murmure alors que je repris du tonus pour la suite de ma phrase. Je voulais savoir, avait-elle été attaquée ? Ayame serait-elle venue pour lui arracher les ovaires ? Dieu, il fallait que j’arrête de délirer, oui, je voyais le mal partout et je savais que Dead Master n’avait sans doute rien à voir dans cette histoire mais … il me fallait un coupable et c’était la seule que je pouvais blâmer pour ça sans m’en prendre à quelqu’un d’autre. Oui, la directrice était ma coupable numéro un pour tous les défauts que je trouvais dans ce monde.

- Je …

Sans que je n’aie le temps de continuer ma phrase, j’entendis quelqu’un frapper à la porte. Fronçant les sourcils en me levant, je me dirigeais vers celle-ci avec hésitation avant d’ouvrir d’un coup sec. Voyant deux silhouettes peu désirables se présenter à moi, je restais de marbre avant de refermer ma porte sans plus de ménagement. Non, je ne voulais pas la voir, non, Ayame ne me dérange pas maintenant et puis … Et c’est là que mon sang se glaça. L’autre personne avec elle ?! Comprenant que le pire de mes cauchemars venait de se réveiller dans la réalité, je paniquais alors que mon corps se mit à trembler. Bégayant légèrement, je me dirigeais vers le lit rapidement avant de me mettre sous mes couettes sans plus de ménagement toujours vêtue de ma robe de combat.

- SURTOUT N’OUVRE PAS !

Je venais de crier ça à l’arrache alors que je me mettais en mode cocon dans le lit, enroulée dans les couvertures manquant d’air sans doute dans peu. Mais non, impossible, pas elle et … ELLE quoi !

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Sam 9 Juin - 19:48

Notre deuxième jour à Undai. Deuxième jour dans le lit de Dead Master-Sama, au point que je n'eus pas encore le loisir de découvrir les appartements des professeurs se trouvant pourtant juste un étage en dessous. Du sexe doux pour ma part, du bestial pour la part de mon mauvais coté, du bon temps. Des dialogues intéressants et intellectuels, des recherches et analyses. Oui, ma vie à Undai ne pouvait pas mieux commencer qu'avec ce genre d'entrée en matière. J'étais si honorée de pouvoir jouir sous les caresses de cette magnifique femme, mais aussi si heureuse de pouvoir l'entendre gémir sous les miennes que c'en était hallucinant. Je pourrais en devenir dépendante comme à une drogue si Akiha n'était pas là pour me remettre à l'ordre. Parce que oui, je me suis trouvée une nouvelle occupation qu'était de jouer avec le feu, avec un danger qui, si tu faisais un faux pas, n'hésiterait pas à t'éradiquer sans moindre ressentiment. Voilà comment je voyais la directrice de Undai Gakuen, comme une femme admirable, comme un sujet d'expérience, comme une vraie reine au lit, mais aussi comme une personne effrayante dont je me devais de me méfier.

Mon mauvais coté, mon ombre, ne se lassait pas de me cirer dans les oreilles que je n'aurais pas dû commencer ainsi, que je devrais d'avantage me concentrer sur mon but premier avant de le perdre de vue, parce que oui, les humains comptaient plus pour moi que mon plaisir et soif de connaissances personnels. D'ailleurs, j'ai passé une bonne heure, seule à seule avec elle pour qu'on s'explique dans un bain chaud et mousseux, elle qui ne se gênait pas de critiquer mes actions tandis que moi, je ne faisais que rétorquer à ses dires avant qu'elle ne s'attaque à mon corps. Oui, mon ombre était cruelle même avec moi. À votre avis, qui a gagné cette prise de force avant que je ne me fasse assaillir par des caresses incestueuses de ma deuxième moitié avec violence et aucune retenue ? Bien sur que c'était moi, parce que quoi qu'on dise, j'étais maître de l'humain, et j'étais maître de moi-même. Même si Akiha savait toujours frapper là où cela faisait mal, me faisant réfléchir à deux fois avant de prendre une décision à la hâte.

Après ce bain des plus mouvementés, un déjeuner tout aussi riche en surprises. Entre les deux jumelles servant Dead Master-Sama et cette dernière, je ne savais pas où donner de la tête. Entre mes regards qui déviaient de la nourriture pour se planter sur les courbes généreuses des femmes de service, et les regards en biais de la directrice, c'était du beau à voir, sans oublier les remarques déplacée de mon mauvais coté qui ne s'arrêta pas à me dire ce qu'elle pensait mais aussi, s'amusait à m’inciter aux choses peu catholiques que ce soit avec la femme aux yeux verts ou les deux jumelles. Deux jumelles que j'ai percé à jour avec une facilité déconcertante m'étonnant moi-même de mes aptitudes à cerner les gens. Cela se voyait que ces deux filles, appelé par mon ombre sous le surnom de « chiennes en laisse », qu'elles avaient une complicité qui démontrait qu'elles devaient toujours vivre ensemble, toujours tout faire ensemble et qu'elles avaient les mêmes principes. Je me demandais d'où Dead Master... enfin Ayame, les a déniché. Oui, j'avais toujours du mal à m'habituer à l'appeler ainsi, même si je trouvais que son nom sonnait délicieusement dans ma bouche. Je me devais d'être heureuse de savoir rapidement assimiler les choses.

Après quelques regards et attouchements, je me décidais enfin de prendre congé de la belle femme me tenant compagnie depuis mon arrivée, pour aller découvrir mes appartements, mais aussi les salles de classe et les étudiants, parce que oui, j'étais ici aussi pour cette raison, et plus vite je connaîtrai mes chatons, plus vite je pourrai m'amuser avec eux. Mais pour vivre un autre événement de la journée, Dead Master-Sama me proposa de m'accompagner dans ma visite de l'académie, sous le plus grand sourire bien-heureux de ma part, et un grognement sourd de ma deuxième moitié qui ne me voulait que pour elle. C'est ainsi que nous nous retrouvâmes dans les couloirs des dortoirs à descendre les étages pour passer dans le couloir peuplé par les chatons. Mon regard charmeur sur le visage fière de me trouver aux cotés de cette femme, mes yeux étaient juste remplis d'étoiles en voyant tout ce petit monde si près de moi, rien qu'avec un toucher ils pourraient être miens, c'en était presque... Je mouillais quasiment sous ce surplus d'émotions, c'en était trop. Nous nous trouvâmes dans les dortoirs des filles, ces bons vieux dortoirs que je m'amusais à arpenter dans ma jeunesse.

Et c'est là que mes pas ralentirent quand Dead Master me dit de m'arrêter. Je me retournais vers elle en suivant son regard, de sorte à voir ce qu'elle regardait tant, et cette chose était une porte où trônait le nom de « Yume Kuroi ». Je restais un moment interdite avant de céder à sa demande de « venir se présenter » à sa petite protégée inculte. Sous les demandes de la directrice, je toquais à la porte qui s'ouvrit quelques secondes par la suite pour nous dévoiler une certaine jeune femme que je connaissais bien et qui... nous referma la porte au nez. « Mouhahaha, amusant. » J'eus juste le temps de voir sa tête toujours aussi froide et inexpressive dans un corps beaucoup plus adulte de ce qu'elle était il y a huit ans de là, logique elle eut grandit avec le temps. Cela ne m'étonnait presque pas de la voir dans ces lieux après tant de temps, toujours dans le rôle d'élève... « Ton élève... Tu sais ce que cela veut dire ? » Un large sourire étira mes lèvres et amusée, j'ouvris la porte sous un :

-SURTOUT N’OUVRE PAS !

Sans plus de cérémonie je rentrais dans la pièce sombre dont l'atmosphère lourde et impersonnelle m'assaillit de plein fouet. Grimaçant légèrement avec de reprendre contenance, je me retrouvais au milieu de la pièce en fixant le lit où devait se trouver Yume en vue des couvertures placées un peu n'importe comment sur le lit. Toujours mon sourire amusé sur les lèvres, je déclarais d'une voix douce et un minimum ironique :

-Alors, comme ça tu ne veux pas me dire bonjour, Yume ?

Un petit éclat de rire chaleureux de ma part, en vue de la situation qui me plaisait grandement. « La gamine toujours présente à Undai, je sens que ça va être amusant... Regarde moi ça ! » J'étais complètement d'accord avec mon ombre, mon mauvais coté n'appréciait guère la petite protégée de Dead Master-Sama que ce soit par son comportement et sa froideur ou encore les faveurs qu'elle avait de la part de la directrice sans lui en être reconnaissante. Oui, Yume était une personne qui l'horrifiait tandis que moi... Je ne m'exprimerai pas sur le sujet. Mais ce n'est pas cela qui attira mon esprit le plus, mais ce fut son lit, lit où, dans les couvertures, il y avait plus d'une personne. Un sourire amusé sur les lèvres, je fis claquer mes talons sur le parquet pour aller prendre mes aises sur le fauteuil présent dans la chambre. Croisant les bras et les jambes, rectifiant ma jupe moulante sur mon corps, mon sourire s'élargit et un ton de surprise me prit à la gorge quand je dis ces quelques mots à l'encontre de cette jeune femme :

-Ah ? Mais, je vois que tu n'es pas seule, aurions-nous interrompu votre... Voyons, je m'en vois désolée dans ce cas.

Toujours assise sur le fauteuil sans plus de cérémonie, un beau sourire sur les lèvres, je sentais déjà la réponse de Yume fuser avec force des couvertures, « Et c'est moi qui est un monstre... Coquine ». J'adorais cela, voilà, je venais de me trouver un autre jeu intéressant qu'était de taquiner Yume Kuroi. Je lançais un regard amusé à Dead Master-Sama qui se trouvait dans la pièce avant de lui demander innocemment :

-Nous avions choisi un mauvais moment pour la visite, Ayame-Sama ~

Alors Yume... fille ou garçon dans ton lit ? Je dirais fille, tu dois certainement avoir les mêmes principes que Dead Master-Sama... M'oui, je penche pour une fille. Alala, les chatons de cette Académie seront un vrai régale pour me divertir.

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MessageSujet: #09538E   Sam 9 Juin - 21:23

Une légère brise, un sentiment de bien être qui m’assaillit de toute part, je me recule, me retourne tends les bras, sentant un corps chaud, je m’y colle légèrement en laissant un petit gémissement de contentement traverser mes lèvres. Posant ma tête contre deux formes fermes mais douces, un fin sourire vint se dessiner sur mes lèvres tandis que ma bouche s’ouvre pour laisser un soupire traverser l’esprit avant que ma voix ne résonne. Je ne sais pas si on m’avait entendue, je ne savais même pas si j’avais réussi à formuler les mots que mon esprit voulait dévoiler, pour seule réponse, je me vis me faire prendre dans une étreinte. Me laissant bercer dans ses bras chauds, je me laissais retomber dans le sommeil alors que le jour commençait à se lever. Je ne sais pas à quelle heure j’ouvris les yeux, je ne sais pas non plus où était partie la personne avec qui j’avais passé ma nuit, mais ce ne fut pas son doux visage que je vis au réveil mais bel et bien celui de mes deux servantes. Me laissant me faire redresser par l’une de mes jumelles, mes yeux toujours mis clos, je me laissais me faire habiller sans plus de ménagement alors que leurs mains me traînèrent vers le rez-de-chaussée.

- Akiha-Chan …

Un prénom sortit de ma bouche à moitié endormie, une seule réponse vient me heurter les tympans alors que la voix des deux femmes se mélangea dans une harmonie déconcertante. « Akiha-Sama se trouve dans la salle de bain, Dead Master-Sama ». Pour seule réponse de ma part elles reçurent un fin sourire alors que mon corps se laissait s’écraser gracieusement sur l’un des fauteuils de mon salon. Matérialisant une couverte pour couvrir mon corps vêtu d’une simple nuisette en soie, je fermais les yeux en cherchant une fois de plus le sommeil. Oui, je n’étais pas du genre à me lever tôt et encore moins, d’être si entourée dès mon réveil. Un léger bâillement et j’ouvris finalement les yeux quand l’une des femmes m’apporta mon café matinal. Noir, sans sucre, sans lait, serré, parfait pour me ressourcer.

Ces deux jeunes filles … comment et pourquoi elles étaient à mon service encore ? Cela remonte à une dizaine d’années d’ici. Leurs parents étaient des élèves de Undai, un garçon commun qui ne se faisait pas remarquer et la fille s’avérait être une personne intéressante, tellement qu’elle eut le privilège de rentrer dans le conseil des étudiants. Femme au pouvoir immense, la maîtrise de la matérialisation parfaite, elle fit le faux pas qui lui coûta la vie. S’entichant pour un homme, elle laissa son corps à celui-ci et voilà que neuf mois plus tard elle se présenta dans mon bureau, nouveau né sous le bras, me demandant l’autorisation de quitter l'école pour se concentrer sur sa petite famille. Imaginez donc ma tête à cet instant précis, cela était inacceptable. Tellement que je trouvais cela épouvantable de voir une personne si talentueuse gaspiller son talent pour épouser un homme, tellement que … ma colère retenti, son sang éclaboussa mon bureau et son mari se vit recevoir le même sort. Me retrouvant donc avec deux bébés hurlant en entendant l’agonie de leur génitrice, je voulus premièrement les envoyer rejoindre leurs géniteurs, mais prise d’un bonté divine, je leurs laissais la vie sauve. Les plaçant dans l’un des orphelinats dont j’avais le contrôle, les deux filles grandirent ensemble. L’amour et la chaleur que pouvaient leurs apporter les sœurs ne les atteignaient pas, ne souriant jamais, restant toujours à deux ces deux filles grandir tels des automates devant un jour servir à quelqu’un. Et ce quelqu’un fut moi. Me rendant dans le lieu de leurs résidences, je me présentai aux deux enfants, ne ratant pas de leur dévoiler que j’avais tué leur parents pour avoir enfreint à la règle d’or se trouvant dans les murs de Undai. Aucunes réactions ne s’affichèrent sur les visages des enfants, aucunes larmes, aucuns cris. Leurs tendant une main, je les invitais à me suivre, à me servir et c’est ainsi que, munies de boucles bleutées elles rentrèrent dans le programme de Undai. Premièrement en tant qu’élèves, deuxièmement en tant que servantes. Un pouvoir étrange, un pouvoir secret dont je suis la seule à connaître l’existence. Qu’attendez-vous pour découvrir ce qu’il se cache sous le visage froid des jumelles ?

Me relevant de mon fauteuil, je m’avançais vers la cuisine en laissant tomber ma couverture sur le sol. Posant ma tasse sur le premier meuble pouvant servir de support, je pris place à table sous les regards des deux femmes. Attendant que mon invitée sorte de la salle de bain pour me rejoindre, mon attente ne fut pas de longue durée alors que son corps se présentait devant moi sans plus attendre. Moulée dans un uniforme sexy dont la jupe laissait un pli ouvert sur sa cuisse, je laissais mes yeux tomber sur sa silhouette se mouvant avec grâce. Me levant pour venir lui arracher un baiser tout en lui demandant si elle avait bien dormis, nous repartîmes à table et commençâmes le petit déjeuner. Après cela, je pris une douche rapide, m’habillant avec aisance dans une robe noir ornée par un nœud blanc se trouvant sur ma hanche gauche, mon dos dénudé laissant voir ma peau pale, nous étions enfin prêtes pour la visite de l’académie. Traversant couloirs et lieux divers, je me plaisais à enlacer son chemin sur le trajet tout en lui montrant du doigt les endroits divers. Ce n’est qu’en retournant vers les dortoirs qu’une envie saugrenue me traversa l’esprit. Arrivant devant la porte de ma Yume-Chan, j’incitais Akiha-Chan à la saluer alors qu’elle n’avait pas l’air d’apprécier mon idée. Sous un petit supplice de ma part, elle accepta. Toquant à la porte, celle-ci s’ouvrit nous dévoilant une Yume me foudroyant des yeux avant de refermer la porte sans plus de ménagement. C’est sous le cri froid de ma protégée qu’Akiha ouvrit la porte et que je rentrais à sa suite, Maaah Yume-Chan doit se montrer gentille envers ses invitées voyons ~

-Alors, comme ça tu ne veux pas me dire bonjour, Yume ?

Se plaçant sur l’un des fauteuils en tissus de ma chère chérie, elle prit ses aises en croisant bras et jambes laissant bien un ton ironique s’entendre dans sa voix. Riant face à cela, je m’avançais à mon tour dans la pièce, me dirigeant sans plus de ménagement vers le coin cuisine pour me faire un thé et peut être pour les autres aussi si la gentillesse me submerge. Ouvrant les armoires, sortant quatre tasses, sachant pertinemment bien que nous n’étions pas que trois dans cette chambre, je déposais le tout sur un plateau en attendant que l’eau bouille et que je puisse servir ces jeunes demoiselles. Comment savais-je que Kurayami se trouvait dans ce lieu ? Ne sentez-vous pas cette odeur détestable de chien mouillé ? Disons que j’ai les narines fines ~

-Ah ? Mais, je vois que tu n'es pas seule, aurions-nous interrompu votre... Voyons, je m'en vois désolée dans ce cas.

Revenant dans la chambre, plateau en main, je déposais celui-ci sur l’une des tables se trouvant en face du sofa sur lequel la scientifique était posée. Tasse en main, je laissais mes lèvres goûter à ce nectar avant de la redéposer et de poser ma main devant mes lèvres en riant d’une manière hautaine. Ara, Yume-Chan s’était-elle aussi entichée d’une autre personne que moi pour laisser son corps à un déchet tel que la personne se trouvant dans son lit ? Moi qui croyais qu’après la petite vidéo elle allait s’abstenir de remettre les pieds dans cette chambre, me voilà bien déçue ~ Maaah, que pouvait-on y faire ? N’était-il pas normal pour les faibles de vouloir se poser à côté des puissants pour se sentir protégé de tous les dangers ? Kaïla-Chan, tu me dégoûtes ~

-Nous avions choisi un mauvais moment pour la visite, Ayame-Sama ~

Me posant sur l’accoudoir du siège, je laissais mes bras s’enrouler autour d’Akiha-Chan avant de déposer mes lèvres sur les siennes, lui arrachant un léger baiser avant de me reculer et de fixer avidement le lit se trouvant devant nous. Élargissant mon sourire, je levais la main dans la direction des deux filles cachées avant de, tout en me saisissant de ma tasse et buvant mon thé, faire disparaître la couverture pour téléporter celle-ci dans un coin de la chambre. Rouvrant les yeux en gardant mon thé fumant en main, je penchais la tête sur le côté tout en affichant un sourire amical à l’encontre des deux élèves et de dire à l’encontre de la nouvelle enseignante.

- Ara Akiha-Chan dit des bêtises, regarde les donc, elles sont toujours habillées ~

Laissant mon rire cristallin résonner dans la pièce, je frappais dans mes mains avant de joindre celles-ci et de les porter à ma joue pour dire, d’une voix dite douce mais bel et bien autoritaire à l’encontre de ma chère Yume, ignorant royalement Kaïla pour le moment :

- Yume-Chan est une vilaine fille, Yume-Chan doit dire bonjour à sa nouvelle maman, voyons ~

Laissant mon rire cristallin retentir une fois de plus, je laissais mes pupilles verdâtres descendre sur le corps dit vulgaire de l’autre chose présente dans cette pièce. Souriant cette fois-ci avec narcissisme, je me demandais ce qu’elle pouvait bien penser à cet instant précis. Présente dans une pièce entourée de trois monstres, quatre en comptant la double personnalité de la blonde, ne se sentait-elle pas suffoquer sous tant de puissance. Vas y mon minou, laisse toi éclater et t’écraser sous notre présence. Pauvre petite chose en peine ~ Veux-tu que je soulage ta souffrance en t’exterminant de ce pas ?

- Kaïla-Chan ne se sent-elle pas de trop ? Si c’est le cas, la porte t’es grande ouverte. Non pas que je suis sure que tu as meilleure chose à faire que d’assister à notre réunion de famille, mais ce n’était pas comme si tu faisais partie de notre petit groupe si tu vois ce que je veux dire ~ Vas et essayes de ne pas croiser Naoko-Chan cette fois-ci ~

Vilaine, j’étais vilaine, mais à un tel point que je m’offusquais moi-même. Laissant mon rire traverser les murs une fois de plus, je croisais les jambes, ma main posée sur l’épaule de ma chère conquête tandis que je sentais une réaction dite, excessive de la part de ma Yume-Chan. Ou encore mieux, Kaïla-Chan allait-elle s’énerver ? Maaah, j’ai hâte de voir ça ~

- Sait-on jamais que cela ~

HAHAHA.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Sam 9 Juin - 22:42

Mon délire passé, je me sentais apaisée après avoir vidé le stress qui s'est emparé de mon corps quand à l'autre idiote qui venait de pénétrer cet endroit que je disais protégé de toute attaque. Je ne sais pas combien de temps était passé après que je sente les couvertures du lit se lever brusquement laissant un vent froid assaillir ma peau avant de retomber tout aussi vite sur mon corps. D'abord surprise par ce mouvement, il ne me fallut pas beaucoup de temps pour réaliser qu'en fait c'était Yume qui était de retour après sa longue journée de tâches à remplir. Je pouvais sentir son corps tout près du mien quand sa voix froide, mais moins que d'habitude, résonna dans la pièce.

- J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose … Le sang, ca pue ici. Il s’est passé quoi ?

Est-ce que je devais lui dire que prise de folie meurtrière et de peur j'ai faillit tuer quelqu'un dans sa chambre, en utilisant sa porte comme arme ? Me prendrait-elle pour folle ? Avec tout ce qu'elle a pu voir de ma part, je crois que cela passerait. Mais alors, je venais de briser une règle en quelque sorte, ne pas se battre dans l'Académie à part dans l'Arène était important, même si beaucoup la brisaient. Oui, il faut que je lui avoue quel monstre j'étais, impitoyable et mauvaise mais pour autant trop faible pour assumer le poids d'une telle responsabilité. J'ouvris doucement les yeux, ma bouche encore pâteuse de n'avoir pas beaucoup parlé de la journée, je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit que Yume s'éloigna pour... Se jeter sous les couvertures, en hurlant à la mort après je ne sais qui, tout en me piquant un peu la couette pour mieux s'enrouler dedans. Fronçant légèrement les sourcils sans vraiment comprendre ce qu'il se passait avec elle, pourquoi une telle réaction, je me tournais sous les couvertures de sorte qu'elle soit en fasse de moi, tout en tirant légèrement sur ces dernières sentant un malaise arriver.

-Alors, comme ça tu ne veux pas me dire bonjour, Yume ?

Une voix que j'aurais reconnu parmi des milliers, une voix qui m'a suivis toute ma jeunesse. Mais que... ? Mon sang se glaça et un frisson me parcourut le dos. Je délirais complètement, c'était impossible qu'elle soit là, je ne l'ai plus vu depuis deux, trois ans, ce n'est pas ici que j'allais la revoir... Non, ce n'était pas possible, je devenais complètement malade, bon sang, il fallait que je me remette je crois, parce que là... là j'allais sombrer dans une folie si je continuais à ressasser à ce point le passé pour venir le planter dans le présent, moche qu'il pouvait déjà être je n'avais pas besoin de plus. Un léger rire presque inaudible sortit de ma bouche, oui, j'étais dingue. Yume, je crois qu'il est temps pour moi de prendre l'air. Me détendant de toutes mes forces en chassant les différentes choses qui m'assaillaient, je m'agrippais d'avantage dans les couvertures.

-Ah ? Mais, je vois que tu n'es pas seule, aurions-nous interrompu votre... Voyons, je m'en vois désolée dans ce cas. Nous avions choisi un mauvais moment pour la visite, Ayame-Sama ~

Tout mon être se mit à trembler légèrement, mes yeux s'ouvrirent telles deux billes trop grandes pour être contenues dans mes orbites. Non, je ne pense pas avoir rêvé là ! Mais comment... Comment se pouvait-il qu'elle... qu'elle soit là, c'était impossible, inimaginable, je pense que le pire de mes cauchemars venait de prendre vie devant moi. Elle, elle que j'espérais ne plus jamais revoir, son sourire, ses yeux, ses mains, sa voix,... Tout me revenait en flèche me poignardant en plein dans le cœur. Non, ce n'était pas possible, mais alors pourquoi, pourquoi j'entendais sa voix résonner dans cette chambre et parler même de Yume, de Dead Master, de... Oui, c'était vraiment incompréhensible, à quel point étais-je devenue dingue ? Serait-ce mon semi-meurtre d'il y a un moment qui me mettait dans un tel état ? Si c''était cela, je promets ne plus jamais m'attaquer à quelqu'un sans ma robe de combat. Promis ! Mais pitié, pitié, dites moi que cette voix n'était pas présente dans la pièce. Je voulais avoir le cœur net, mais je n'osais pas sortir de sous les couvertures pour constater de mes propres yeux si la personne que je redoutais était là.

- Ara Akiha-Chan dit des bêtises, regarde les donc, elles sont toujours habillées ~ Yume-Chan est une vilaine fille, Yume-Chan doit dire bonjour à sa nouvelle maman, voyons ~

Sentant les couvertures disparaître de mon corps, je me recroquevillais un peu sur moi même, mais surtout ce qui me faisait peur de lever les yeux c'était la voix de Dead Master, cette femme... cette femme qui m'a vu... dire, dire ce nom, ce nom maudit par ma personne jusqu'au tréfonds des enfers. Pourquoi moi ? Je n'étais pas en état de supporter ce genre de situation qu'elle soit le fruit de mon imagination ou non. Mes mains agrippées aux draps, mon cœur battant la chamade, je me devais de réagir, je devais... Il fallait que je voie cela de mes propres yeux. Mais si je découvrais que les deux personnes que je ne voulais pas voir étaient là ? Qu'allais-je faire ? Je me suis préparée un millier de fois de voir Dead Master débarquer un jour ou l'autre dans la chambre de Yume, c'était inévitable, mais là... là ce n'était pas la directrice qui me mettait dans tous mes états, non.

- Kaïla-Chan ne se sent-elle pas de trop ? Si c’est le cas, la porte t’es grande ouverte. Non pas que je suis sure que tu as meilleure chose à faire que d’assister à notre réunion de famille, mais ce n’était pas comme si tu faisais partie de notre petit groupe si tu vois ce que je veux dire ~ Vas et essayes de ne pas croiser Naoko-Chan cette fois-ci ~Sait-on jamais que cela ~

Et là, je me redressais d'un coup fixant l'endroit d'où provenait ce bruit si malsain à mes oreilles. Cette moquerie, ce rire qui disait bien qu'elle l'a vue, qu'elle a vu la vidéo montrant le jour de ma déchéance et que cela l'amusait. Naoko... Mes poings se serrèrent en même temps que mes dents, mon regard d'abord furieux sous les paroles de Dead Master, se décomposa en même temps que mon visage en vue de... elle. Elle était vraiment là se tenant assise aux cotés de la directrice, avec son sourire, ses yeux bleus, sa tignasse blonde... Oui, il n'y avait pas de doute possible, la femme qui m'a dégoûté du toucher, des contacts ainsi que du fait de faire confiance aux autres, était là. Elle y était, et je ne pense pas avoir encore de problème de yeux, au pire je délirais... Mais non, je voyais bien Yume... Non. Mais comment... Comment se faisait-il qu'elle était là, à Undai, le dernier endroit où je me devrais de la rencontrer. Le seul endroit où je pouvais sentir qu'elle ne pourrait pas revenir me maltraiter avec ses expériences, avec son air gentil et ses paroles apaisantes pour m'assaillir de ces mauvaises choses. Rien qu'à y penser l'endroit le plus fragile de mon corps ainsi que tout le reste qu'elle eut torturé me fit mal.

Mon visage décomposé par la haine ne montrait plus rien à part cette colère grognant au plus profond de mon être pour sortir, n’attendant que le signal pour frapper. Folle de rage, oui, j'étais complètement furieuse contre cette femme aux yeux verts qui osait remuer le couteau dans la plaie sans plus s'en soucier de ce que cela pouvait me faire, me rabaissant, m'humiliant. Et l'autre, assise à ses cotés, elle n'avait pas à être là, c'est à cause d'elle que je suis devenue vulnérable. Oui tout était de sa faute ! En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, je me retrouvais debout devant les deux femmes, ma robe de combat s'aillant matérialisée d'elle même et mon corps ayant bougé de lui même sans que je n'aie le contrôle de ce qui se passait. Ce n'est que quand la pointe de ma Silver Sword se planta devant les yeux de la femme blonde que je réalisais ce que je faisais. Laquelle, laquelle méritait que je la tue en premier ? Empoignant le manche de mon épée de toutes mes forces, mon visage n'exprimant que haine, je déviais la lame une fois sur Dead Master, une fois sur la femme assise sur le fauteuil. Laquelle je détestais le plus ? Mon choix se porta sur la femme blonde. Mon épée pointée sur elle, le son de ma voix n'exprimait que dégoût, les paroles qui sortirent de ma gorge étaient envenimées par la fureur.

- Akiha... Tu... fais quoi là ?

Même dire son prénom me faisait mal. Je la haïssais tant, je la tenais responsable de tant de choses, je priais pour ne plus devoir la revoir et là, là quand j'étais au plus bas, elle réapparaissait avec toujours toute sa prestance. Pourquoi ? Mais aussi pourquoi ma haine se portait sur cette femme qui n'a rien dit à mon sujet au lieu de se reporter vers la directrice qui venait littéralement de me rabaisser de toute sa fichue puissance dont je n'avais rien à faire là, tout simplement parce que je ne pouvais rien contre la créatrice de la matérialisation. Que quoi que je dise ou fasse, je me ferais toujours rabaisser et en plus, je l'ai déjà défié une fois, une fois mais pas deux, je ne voulais plus me mesurer à elle. Mais... Si Akiha était là... La directrice se serait renseignée et l'aurait faite venir pour me rendre la vie encore plus difficile... Non, je ne pense pas, j'espère que non tout du moins. Ma colère prit des ampleurs plus grandes sous cette confusion qui me gagna, je pouvais sentir la puissance affluer dans mon bras ganté. Oui, j'allais la réduire en miette...

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Sam 9 Juin - 23:12

Cachée sous mes couvertures, je maudissais la personne qui venait d’entrer dans mon endroit privé sans mon accord. De ses talons claquant dans un bruit sourd contre mon parquet, je lâchais un juron à son encontre. Pourquoi ?! Pourquoi elle était là ?! La dernière fois que j’avais eu « l’honneur » de voir sa personne était il y a huit ans de cela, sous les signes tristes d’Ayame, j’étais plantée à ses côtés sourire aux lèvres en voyant cette femme -enfin- nous quitter. Et voilà que maintenant, elle était là ! Me dites pas qu’elle prend un poste de professeur sinon, sinon je fais un malheur. Oui, je la tue, je la tranche, je la …

-Alors, comme ça tu ne veux pas me dire bonjour, Yume ?

Salope ! Oui cette femme était une salope ! Grognant mon mécontentement en fermant les yeux, essayant de me dire que tout ça n’était qu’un cauchemar, je grinçais des dents en m’attachant vivement aux couvertures. Hors de question, hors de question que je prenne la peine de lui répondre à cette salope ! Alors maintenant, pourquoi tant de haine ? Oserai-je seulement me l’avouer avant de vous le dire ? Oui, j’étais jalouse, non, pire que ça, complètement outrée de voir Ayame se préoccuper avec tant de soins d'une autre personne que moi. Elle m’avait arraché ma vie, elle m’avait volé ma liberté, mon monde tournait autour d’elle par sa faute, n’était-il pas normal que je demande la même chose ?! Que moi aussi je veuille être le seul centre d’intérêts de cette femme puissante que je considérais comme un modèle, une sœur, une amie, une sauveuse pour finalement, la mettre aux rangs des bannis ? Oui, je m’emportais peut être trop en sachant que leurs relations n’étaient que celle d’une directrice et de l’un de ses élèves alors …

-Ah ? Mais, je vois que tu n'es pas seule, aurions-nous interrompu votre... Voyons, je m'en vois désolée dans ce cas.

Mais tais-toi ! Ne parle plus, arrête ! Tu m’énerves, tu m’agaces, tu me fais chier. Oui je perdais contenance devant cette personne, je n’arrivais pas à contrôler ma colère devant son petit minois hypocrite. Et c’était sans doute aussi pourquoi elle était, une ennemie redoutable. Plus une personne est emprise de perturbations émotionnelles, plus il était facile pour cette femme de me soumettre sous sa volonté. Changeant, jouant, détruisant les sentiments d’autrui en les manipulant tel un marionnettiste et sa marionnette, cette femme était détestable. Essayant de retrouver mon calme en vain, j’écarquillais les yeux à la suite de ses dires :

-Nous avions choisi un mauvais moment pour la visite, Ayame-Sama ~

Ayame ? Ayame … Ayame ?! Elle venait de ?! De l’appeler si librement par son prénom alors que j’étais la seule à pouvoir le faire ! Non, là j’en peux plus, je pète un plomb et en plus de ça, je n’ai qu’une envie, c’est d’attraper sa tête et de la foutre dans le mur le plus proche et par la suite, me barrer de cette chambre que je trouvais trop, trop remplie par des intrus divers. Trop de gens, trop de gens dont je ne voulais pas la présence dans ces lieux. Un sentiment de haine et de jalousie se heurta dans mon cœur alors que je serrais les dents et les poings en essayant de trouver une respiration régulière sous ma colère. Kaïla, partons d’ici s’il te plaît, Kaïla … Je ne veux pas … d’elles.

- Ara Akiha-Chan dit des bêtises, regarde les donc, elles sont toujours habillées ~

Sans que je ne puisse faire ou dire quoi que ce soit, je sentis les couvertures se lever, non, disparaître sans que rien ni personne ne puisse arrêter cela. Me redressant vivement en sondant des yeux la folle aux yeux verts qui venait de me mettre à nue devant l’autre sorcière aux sourires charmeurs et manipulateurs, je fronçais les sourcils alors que je remarquais leurs proximités. Aya…me ne me dis pas que ?

- Yume-Chan est une vilaine fille, Yume-Chan doit dire bonjour à sa nouvelle maman, voyons ~

Que ? Que ?! Nouvelle mère ? Non mais c’était quoi ce délire ?! Ayame, Dead Master s’était … Tout en affichant un air peu content, je me retenais de me lever et d’abattre mon poing sur la chose devenue muette. Laissant mes yeux retomber sur Kurayami un court instant, je laissais un soupir de colère traverser mes lèvres alors que je fixais celle que je considérais être mon tout. J’étais dégoûtée, à bout de souffle, j’en avais presque envie de pleurer face à cette trahison. Oui, je me sentais trahie, elle avait osé porter son dévolu sur celle que je détestais le plus sur cette planète en dehors d’elle-même. Faisant ami-ami avec mon ennemie, je me sentais dégradée, comment, comment pouvait-elle préférer cette chose à nous ?! Comment pouvait-elle ?! La colère, la douleur, la peine, la tristesse, la solitude … Par mon nom je te …

- Kaïla-Chan ne se sent-elle pas de trop ? Si c’est le cas, la porte t’es grande ouverte. Non pas que je suis sure que tu as meilleure chose à faire que d’assister à notre réunion de famille, mais ce n’était pas comme si tu faisais partie de notre petit groupe si tu vois ce que je veux dire ~ Vas et essayes de ne pas croiser Naoko-Chan cette fois-ci ~

Je crus que ma mâchoire allait se décrocher en l’entendant parler ainsi. Non, ce n’était pas ?! Ayame. Naoko ? Pourquoi parlait-elle de Naoko ? Pourquoi dire le nom de cette fille dans cette conversation ? La gamine blonde, la sœur d’Hibari … ne me dites pas que c’est la fille de l’autre pimbêche là ?! Bien qu’elles se ressemblaient, cela était impossible, Naoko devait avoir dix ans et la sorcière plus ou moins vingt non ? Oui, dans les environs de mon âge, quoi qu’il en soit, je restais plus vieille qu’elle, oui alors ! Alors !

- Sait-on jamais que cela ~

Que cela quoi ?! J’étais confuse, entre énervement et mes envies de meurtres, je ne savais plus où donner de la tête. Comme pour me mettre les idées en place mon cerveau retournait les paroles des deux femmes dans tous les sens, femmes qui venaient souiller mon clame de leurs présences. Ayame, maman, Akiha. Impossible, banni, j’oublie ! Kaïla, Naoko, Ayame … encore, croiser, cette fois-ci ?! Non, c’était impossible, HAHAHAHAA ! Oui, c’était impossible encore un peu et j’avalais que c’était la sale gamine blonde qui avait osé toucher le corps de mon élève. Non, sérieusement, c’était  tellement dénué de sens que j’effaçais cette idée saugrenue de ma tête. Et puis quoi encore, le pays des licornes roses c’est pas ici. Mais je n’eus le temps de plus déblatérer sur ce qu’il se passait que je vis, Kurayami vêtue de sa robe de combat se pointer devant les deux vipères, épée à la main, toisant de sa pointe la personne qu’elle allait décapiter en premier. Entendant un rire grossier traverser les lèvres de Dead Master, Kaïla n’en prit guère garde étant donné qu’elle demanda à l’encontre de la blonde :

- Akiha... Tu... fais quoi là ?

Que ? Comment se connaissaient-elles ?! Non mais je vais me réveiller de ce monde de fous et quand j’ouvrirai les yeux, tout cela aura disparu, je me ferai à manger en riant en me tapant doucement la tête avec une cuillère en me disant « HAHA, t’en fais de ces rêves à la con, Yu-Chan ! ». S’il vous plaît, aidez moi. Retrouvant mon calme peu à peu, en me disant qu’une folle ornée d’une schizophrène et une psychopathe étaient assez dans la chambre pour que je ne délire encore plus moi aussi, je secouais la tête avant de me lever de mon lit, poser ma main sur les épaulettes de Kaïla, lui disant bien du regard que c’était pas bien ce qu’elle faisait, tellement pas bien que je la forçais presque à s’asseoir sur le lit, la faisant baisser son épée avec ma main.

- Partez.

C’était froid, tellement froid que je crus sentir un vent glacial traverser ma chambre pour venir se heurter à ma peau, essayant de la geler pour, d’un mouvement brusque, faire tomber mon corps qui se briserait en des millions de petits morceaux. Tombe, tombe la petite neige avec ses mignons petits flocons ~ Une corde, donnez moi une corde. Sentant bien que ma demande sera reçue comme un bruit entrant dans une oreille pour en ressortir aussi vite de l’autre, je me dressais de toute ma hauteur avant de pointer du doigt premièrement la sorcière blonde avant de lui dire :

- Pour qui tu te prends pour appeler Ayame par son prénom toi ?! Tu n’as rien à faire ici, et encore moins dans cette chambre, dégage d’ici avant que je …

Serrant les poings en rabaissant mes doigts sachant bien que je devais à tout prix arrêter de m’énerver, je soupirais lourdement avant de river mon regard dans les pupilles de la directrice. Une expression mauvaise sur le visage, la seule chose que je réussis à lui demander fut un « Explique toi » avant de croiser les bras, la toiser de mon regard, attendant une quelconque réponse de sa part. Sentant mon visage se déformer sous la colère une fois de plus, non, il m’était impossible de garder mon calme finalement, je poursuivis à l’encontre de Dead Master :

- Je … Je t’in… Je ne te permets pas de parler ainsi à Kaïla. Excuse toi, Ayame.

Oui, j’eus un moment d’hésitation mais je m’étais promise de la protéger, je m’étais promise d’être à ses côtés dans la joie comme dans la douleur, plus jamais … Je ne la laisserai supporter tout ça, seule.

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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Dim 10 Juin - 0:55

Dead Master-Sama alla préparer du thé pour nous tous. Quatre personnes présentes physiquement dans la pièce ce qui voulait dire quatre tasses. Je me demandais comment Yume allait réagir à mes dires assez extravagant, mais voyons j'étais encore gentille, je ne faisais que la taquiner. Mais ce n'est pas l'éternelle Terminale qui parla, mais bel et bien la directrice qui, posant le plateau avec les tasses sur une table, fit disparaître les couvertures du lit où étaient cachées Yume et sa partenaire, pour bien accentuer ses dires.

- Ara Akiha-Chan dit des bêtises, regarde les donc, elles sont toujours habillées ~

Cela était vrai, il y avait Yume vêtue de sa robe de combat ainsi qu'une autre fille que je ne voyais pas très bien de ma place. Je ris doucement sans prendre gare que ce genre d'attaque à la vie privée pouvait être mal vu. « Avoues que cela t'amuse plus qu'autre chose, Akiha » Oui, cette situation, je ne m'attendais pas du tout à ce que cela se déroule de la sorte, mais je dois avouer que c'était encore plus intéressant ainsi. Sentant Ayame-Sama se poser auprès de moi, je fermais légèrement les yeux de bien-être. Mon sourire s’agrandissait à chaque seconde de plus en plus pour rester toujours autan amusé et implacable, figé sur mon visage. Pauvre Yume, comment te sentais-tu dans cette situation, étais-tu en colère, honteuse, peut être jalouse ? Laisses-moi voir à l'intérieur de toi.

-Yume-Chan est une vilaine fille, Yume-Chan doit dire bonjour à sa nouvelle maman, voyons ~

Ma surprise pouvait se lire sur mon visage tandis que personne ne bougeait, je levais mes yeux sur la femme m'accompagnant sans pour autant faire faille à ma pose, jambes croisées, le coude sur l'accoudoir du fauteuil et ma tête au creux de ma paume légèrement penchée pour prendre appui dessus. J'étais vraiment amusé de la situation, même si les dires de la directrice me déstabilisèrent un peu. Que voulait-elle dire par « nouvelle maman » ? C'était étrange, mais je ne me devais pas d'analyser tous les dires de Dead Master-Sama non plus, surtout quand il s'agissait de cette Yume, petite inculte qui eut juste la chance de se trouver au bon endroit et au bon moment pour tomber dans les grâces d'un être aussi magnifique de la directrice de Undai. Je ne contestais aucun choix de la femme à la faux, vu que je la trouvais parfaite, mais celui là... « Elle a fait une erreur, quoi que tu dises, tu le penses. » Oui, je ne me l'avouerai jamais, mais je trouvais que ce choix, de faire de Yume un être dépendant d'elle, était une erreur monstre.

- Kaïla-Chan ne se sent-elle pas de trop ? Si c’est le cas, la porte t’es grande ouverte. Non pas que je suis sure que tu as meilleure chose à faire que d’assister à notre réunion de famille, mais ce n’était pas comme si tu faisais partie de notre petit groupe si tu vois ce que je veux dire ~ Vas et essayes de ne pas croiser Naoko-Chan cette fois-ci ~

Et c'est là que mon regard se reporta sur la personne qui était en compagnie de la jeune... Enfin, pas si jeune que cela elle devait avoir le même âge que moi, Kuroi qui toujours dans le lit ne bougeait pas. La personne en question me rappelait quelque chose, mais c'était surtout l’appellation donnée par Ayame-Sama qui me poussa à prêter d'avantage d'attention à la fille à la chevelures de jais qui venait de se redresser sous les dires désobligent de la directrice, me laissant libre vue sur son joli visage. Curieuse, je me redressais en croisant le regard rouge de cette personne et là... « Mais c'est... Kurayami Kaïla. Oh. » J'étais tout aussi surprise que mon mauvais coté de constater que c'était bel et bien cette fille. Était-ce juste possible de croiser une de mes meilleures réussites en médecine, si pas la meilleure, que j'eus guéri après des années d’acharnement sur un virus jamais détecté auparavant ? Et là, cette enfant, devenue une jeune fille si pas une femme se tenait devant moi, une robe de combat sur son corps bien avantageux, ne montrant aucun signe de sa maladie. Je ne pouvais qu'être heureuse de voir que j'avais accompli l'infaisable et que mon patient se portait à merveille, même si c'était surprenant de la voir ici, dans Undai. « Le monde est petit » Je ne fis que hocher de la tête pour affirmer les dires de mon ombre, sourie doux sur mes lèvres ne quittant pas le visage de Kaïla d'une semelle.

- Akiha... Tu... fais quoi là ?

Me posant cette question, même si avec tant de haine, elle venait d'affirmer que je ne faisais pas erreur sur la personne et que c'était bel et bien cet enfant que j'ai sauvé qui se trouvait devant moi. Sa lame pointée sur moi, je pouvais aisément constater qu'elle était en Première, un jeune petit chaton que je me ferais le plaisir d'analyser en vue... « Ses yeux sont toujours rouges, même si elle a l'air guérie, vu qu'elle est dehors... Akiha, c'est intéressant ». Oui, cela l'était vraiment. Combien de temps je suis passée à me battre contre cette maladie, contre ce corps trop fragile pour que l'âme de l'enfant ne meure pas. Je connaissais tout de cette fille que ce soit au niveau familial ou ses peurs, ce qu'elle aimait, ou détestait. Oui, je la connaissais du bout des doigts, même si son comportement agressif me laissait perplexe. Sans perdre mon sourire, mes yeux reflétèrent l'envie de voir ce qu'elle est devenue, comment la matérialisation dans laquelle elle devait baigner depuis un moment déjà réagissait sur son virus, oui, des nouvelles questions prenaient vie dans ma tête. Non que je l’aie délaissé après que je trouve le remède dit assez bien pour la guérir, mais ses parents ne me laissèrent plus poursuivre mes recherches après que les autres scientifiques affirmaient qu'elle devrait s'en sortir. « C'était embêtant... Pas assez compétent. » Oui, il fallait que je reprenne son suivit. Cette école m'offrait vraiment tout, c'était presque hallucinant, non, ca l'était vraiment.

Je n'eus pas la plaisir de contester ou de calmer la jeune fille et sa lame, pleine de colère sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, de ma puissance que Yume se décida de réagir enfin, se levant et exerçant une pression sur Kaïla pour qu'elle s’assaille, robe de combat et épée baissée, colère aux yeux. D'ailleurs parlant de colère...

-Partez. Pour qui tu te prends pour appeler Ayame par son prénom toi ?! Tu n’as rien à faire ici, et encore moins dans cette chambre, dégage d’ici avant que je …

Colère, et jalousie... « Jalousie surtout, laisse moi jouer ! ». Un doux sourire s'afficha sur mon visage si expressif, trop heureux de me savoir capable de la déstabiliser avec tant de facilité. Mais aussi contente d'avoir mon sujet le plus prometteur pour des nouvelles expériences. C'était mon jour de chance, non... Depuis que je suis à Undai je baigne dans le bonheur. La voyant, essayer de se contenir pour ne plus faire attention à moi, mais cette fois à Ayame-Sama, je la sentis hésiter. L’atmosphère de la pièce est devenue vraiment lourde et emplie de mauvais sentiments. Mais pauvres chatons, pourquoi tant de colère ?

- Je … Je t’in… Je ne te permets pas de parler ainsi à Kaïla. Excuse toi, Ayame.

Et là je venais de réaliser ce qu'il en était. C'était si facile à voir... « Haha, intéressant, vraiment, tant de sentiments... tant de choses... j'en jouis ». Oui, tout se mélangeait, de la jalousie, hypocrisie, haine, colère, tout ce dont mon mauvais coté affectionnait tant. C'était son monde, mais je n'allais pas lui laisser le plaisir de jouer dans cette ambiance, trop dangereuse et pesante. Dans un léger rire, je me levais avec lenteur et grâce. À coté de moi, un énorme miroir venait de se matérialiser, ne touchant pas le sol faisant toute la hauteur de Yume, mes yeux prirent des teintes multicolores tandis que ma voix résonna dans la pièce, douce et mélodieuse, ne voulant que le calme et la joie.

-Yume que vois-tu dans le miroir ? Cette colère et jalousie qui te rongent, dis moi pourquoi ?

J'exerçais mon pouvoir de plaine puissance, je savais que cette jeune femme était torturée par un millier de malheurs qu'il me serrait facile de débusquer pour mieux les utiliser contre elle. Mon miroir se mit à briller tandis que toutes les peines de Yume apparaissaient peu à peu dedans. Trop lentement... Elle avait une bonne volonté, mais combien de temps tiendras-tu contre tes propres hontes ? « Tu es vicieuse Akiha ». Je m'approchais d'elle pour mieux la regarder, la touchant presque de ma main sans pour autant le faire.

-Non, je ne le suis pas tant que ça.

Faisant disparaître le miroir en un claquement des doigts, je contournais Yume sans un mot. Je ne me permettrais pas de la mettre à nue devant Dead Master-Sama, d'ailleurs cette dernière pourrait mal prendre que je m'attaque à sa protégée. De plus Yume serait devenue furieuse et un combat éclaterait certainement si je puisais trop dans ses souvenirs douloureux. C'est pourquoi, laissant planer l'apaisement sur la pièce pour calmer les sentiments de personnes ici présentes, je me dirigeais vers ma nouvelle proie, assise sur le lit, me fixant toujours avec autant de haine. Me penchant légèrement pour être à sa hauteur, j'attrapais son menton dans mes mains pour bien river mon regard bleu dans le sien rouge qui m'intriguait tant. Je pouvais sentir tout à coup toute la révulsion qu'elle ressentait en elle. « Qu'est-ce... ? » Relâchant son menton en me reculant d'un pas, je n'avais qu'une envie, c'était de voir qu'est-ce qui pouvait bien la mettre dans cet état.

-Kaïla mon chaton, tu as bien grandit depuis le temps que j'eus le plaisir de te voir. Qui aurait cru que je te rencontrerais ici...

Un sourire doux sur mon visage, je mis ma main sur sa tête et la submergeais de sentiments positifs pour faire diluer cette fureur qui l'habitait, au point de faire dématérialiser sa robe de combat. Je posais mon regard sur son cou, inévitablement, je pouvais voir la cicatrice sous sa chaînette, dont je connaissais la forme par cœur. Ceci fait je me retournais vers Dead Master-Sama avec un sourire content sur le visage, m'approchant d'elle doucement. Je constatais ce qu'il en était de la situation, un air bien triste se peignant peu à peu sur mon visage.

-On dirait que Yume ne m'aime pas vraiment, Ayame-Sama. En tout cas, quelle journée pleine de rebondissements...

étant qu'à quelques pas de Dead Master-Sama, je me disais que toute cette mauvaise ambiance n'était pas vraiment ce que j'affectionnais le plus. Je n'aimais pas utiliser la violence que ce soit sur Yume ou quelqu'un d'autre. Après tout, Yume aussi était un de mes chatons dont je devrais m'occuper, alors autant qu'on soit en bons termes non ? « Tu n'y crois pas toi non plus. » Un sourire sur le visage, je pris une des tasses sur la table que je portais à mes lèvres, me tenant assez près de la directrice pour sentir la réaction de Yume imminente. Devrais-je donc puiser dans la puissance de mon miroir ?

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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Dim 10 Juin - 15:33

Ce n’est pas un visage neutre qui se dressa devant moi, ce n’est pas une action douce, ce n’est plus qu’un semblant de tristesse, un rire grossier et me voilà emprise dans mes plus grands délires. Le regard détourné, je ne voulais pas voir ce qui allait suivre, je ne voulais pas accepter que je sois si ouverte à cela, je ne voulais pas accepter qu’elle puisse porter la main sur mon chef-d’œuvre sans que cela ne me blesse. Fermant les yeux en me laissant plonger dans les limbes de mon esprit, un fin sourire apparu sur mes lèvres alors que des images d’un passé torturé venaient hanter ma tête.

Flash Back

Ce n’était pas douloureux, c’était juste horrible, ce n’était pas ce qu’on pouvait appeler une vie, non … vivre ce n’était pas ça. Survivre était même inutilisable pour décrire comment mes journées se passèrent, cela était … Non, je ne pouvais pas. Les yeux fermés, une larme traçant son sillon sur ma joue sale, je me recroquevillais sur moi-même alors que les gémissements de mes pleures commencèrent à se faire entendre dans mon cachot. Un main tendue, un regard levé, je la saisis avant de me rendre compte que ce n’était pas bien … non, je ne pouvais pas les impliquer dedans, je ne pouvais faire entrer personne d’autre dans mon malheur. Détournant les yeux en reprenant ma main contre mon corps frêle, je retournai dans mon coin, continuant à subir « ma vie ».

Une enfant, non, un objet. Un sentiment de haine alors que mes yeux vitreux ne reflétaient plus aucune humanité. Qu’étais-je ? Un simple sujet. Pourquoi ? Parce que j’étais spéciale. Comment ? Mon sang, mon hérédité, ma lignée, mes parents, maman, papa, grand frère. Eux ? La mort au premier test. Moi ? Le cachot froid dans lequel j’étais enfermée lorsque mon corps ne servait plus aux chercheurs. Pourquoi étais-je devenue ce bout d’organe qu’on plaçait sur une étagère, pourquoi avais-je été réduite à un semblant de vie alors que ma seule existence résidait à laisser mon corps s’exposer aux divers scientifiques qui me trouvèrent plus qu’intéressante comme cobaye ?

Mais comment et pourquoi étais-je arrivée à ça ? Cela remonte à bien plus longtemps que vous ne pouvez l’imaginer, la médecine comme la science n’étaient qu’au début de sa découverte et moi, du haut de mes cinq ans, je fus découverte comme une entité étrangère, bonne à disséquer, bonne à comprendre le fonctionnement. Mais je ne peux en dire plus … ceci est mon plus grand secret, ceci est mon plus grand malheur.

Flash Back End


-Yume que vois-tu dans le miroir ? Cette colère et jalousie qui te rongent, dis moi pourquoi ?

Je ne savais pas vraiment comment réagir face à cela, entre amusement et mécontentement de voir ma chère enfant se voir découvrir ses plus grandes hontes que je connaissais sous le bout des doigts, je détourais une fois de plus les yeux. Laissant disparaître mon sourire pour laisser une expression neutre sur le visage. Voyant la porte de la salle de bain ouverte, mon regard se perdit dans cette pièce tandis que les actions et dires devant moi me devenaient invisibles et muets. Laissant mes yeux tracer les jointures du sol en carrelage, ma vision remontait automatiquement sur la baignoire. Baignoire sur laquelle se trouvait un charmant objet qui me fit remonter dans mes souvenirs une fois de plus. Laissant un doux sourire se dessiner timidement sur mes lèvres, j’étais heureuse de voir que ma Yume-Chan avait encore et toujours « Pyon-Kun » comme elle se plaisait à l’appeler, à ses côtés. Un premier jouet … son premier jouet offert de mes mains.

-On dirait que Yume ne m'aime pas vraiment, Ayame-Sama. En tout cas, quelle journée pleine de rebondissements...

Retombant sur terre suite à ses paroles m’étant adressées, je laissais mes yeux se poser sur la femme désireuse devant moi. Lui tendant une main pour qu’elle se rapproche de moi, j’attendis qu’elle soit à ma hauteur pour la tirer délicatement sur le fauteuil. Encadrant son visage dans mes mains, je déposais mes lèvres chastement sur les siennes tandis que je sentais le regard lourd des deux enfants sur nous deux. Laissant un petit rire m’échapper, je me détachais de son corps pour me lever à mon tour et me rapprocher de ma chère et tendre Yume. Assise sur le sol, les yeux vides de sens, je déposais ma tête sur la sienne tandis que mes bras vinrent encercler son corps. Aucun bruit, aucune réaction de sa part, un état de choc. Akiha-Chan avait fait fort pour des retrouvailles avec sa chère élève ~

- Si Akiha-Chan n’avait pas brusqué Yume-Chan, un semblant d’amitié aurait pu vous lier … ou pas ~

Laissant un petit rire m’échapper alors que je me redressais, prenant le corps de ma Yume dans les bras telles une mariée. Celle-ci toujours inerte telle une coquille vide, je vins la poser à nos côtés dans le fauteuil. Encerclé dans une étreinte maternelle, je devais avouer que son état « immobile » me plaisait plus que tout, oui, je pouvais aisément « la serrer » contre moi sans me faire repousser. Devrais-je demander à la scientifique de faire cela plus souvent ? Sa tête contre mon épaule, ses yeux rivés sur un point invisible, nulle expression sur son visage, seul un sourire narquois venait se peindre sur ma bouche alors que mes yeux se rivèrent sur la chose immonde, dépourvue de sa robe de combat.

- Finalement, tu n’es pas plus utile que Mato-Chan, Kaïla-Chan. Peut être que tu finiras comme elle ~

Laissant une fois de plus mon rire s’élever, je laissais le corps mort de mon chef-d’œuvre sur le côté libre du fauteuil. N’appréciant pas forcement son apparence physique que je lui laissais de jouir depuis un trop long moment tandis que je savais qu’elle n’était plus sous l’emprise de mon pouvoir par son cristal pur, je me devais d’y remédier … comment, non plutôt quand ? Prochainement sûrement ~ Laissant cette pensée en suspens, j’adressais un petit sourire à son encontre avant de reporter toute mon attention sur Akiha. Frottant ma jambe à la sienne, un sourire aguicheur sur les lèvres, je venais lui murmurer mille et une choses à son oreille alors que je me plaisais à border son cou de milles baisers. Vu l’état de Yume, je ne sais même pas si elle était encore « consciente » du monde réel ~ Quelle faible nous fais-tu là, Yume-Chan ~

- Akiha-Chan veut-elle qu’on fasse quelque chose de spécial après que nous aurons quitté ces deux enfants ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Dim 10 Juin - 17:16

Ma haine déversée sur cette femme ne dura pas longtemps, dans le sens que je ne pouvais l'exploiter vu que la réaction de Yume fut plus rapide que mes mouvements. Sans plus de ménagement, elle m'intima de me rasseoir sur le lit, baissant mon arme de sa main et se plaçant devant moi. J'étais en colère, je fulminais, mais je ne rétorquais pas, après tout c'était sa chambre, et faire des grabuges dedans ne devrait pas être à son goût. De plus, elle était là, à canaliser ma rage du moment, me laissant par la même occasion analyser mes actes, me rendant enfin compte de ce que je faisais.

- Partez.

Un frisson me passa dans le dos tandis que je levais mes yeux encore remplis de flammes de colère sur Yume. Cela se voyait qu'elle n'appréciait pas la venue de deux femmes tout autant que moi, et bizarrement, je la sentais non pas indifférente comme à son habitude, mais aussi pleine de rage, essayant à sa contrôler du mieux qu'elle pouvait. Si la situation n'était pas comme celle-là, je m'aurais mise à rire avec moquerie, de sorte à lui montrer qu'elle m'ordonnait le calme, mais elle-même était à deux doigts de faire une scène de pètage de nerfs. Toujours sans broncher, ni montrer un quelconque sentiment sur mon visage, en fixant la scène devant mes yeux, j'étais d'accord avec Black Rock Shooter, je voulais qu'elles partent.

- Pour qui tu te prends pour appeler Ayame par son prénom toi ?! Tu n’as rien à faire ici, et encore moins dans cette chambre, dégage d’ici avant que je …

Surprise, je relevais les yeux sur le dos de Yume réalisant qu'elle connaissait Akiha, sinon elle ne lui aurait pas parlé ainsi, je crois. Mais d'où ? Comment ? Et que faisais cette maudite femme ici ? Serait-elle une nouvelle élève, à cet âge ? Non, Yume avait l'air de la connaître depuis un bon moment. Mais alors, une ancienne élève de Undai ? Mais que ferait-elle ici après certainement des années d'absence... Un professeur ! J'écarquillais les yeux sur cette constatation. C'était si évident que je ne pouvais pas le croire. Akiha aurait-elle fait partie de Undai Gakuen à une époque et maintenant, elle serait revenue pour enseigner dans cette école... Impossible, incroyable. Mais si c'était vrai, j'avais déjà affaire à la matérialisation, à cette école avant même que je connaisse son existence, c'était vraiment invraisemblable. Mais pourquoi, pourquoi tout me tombait sur la gueule maintenant. En plus, Yume n'avait pas l'air d'apprécier la femme blonde, nous voilà encore une chose en commun. J'en ris ou j'en pleure ? Je ne bouge pas.

- Je … Je t’in… Je ne te permets pas de parler ainsi à Kaïla. Excuse toi, Ayame.

Je pâlis sous ses dires, non que je ne trouve pas cela admirable de me défendre auprès de la directrice, mais je devais dire que je trouvais cela complètement dérangé de la part de Yume. S'opposer à Dead Master était comme trouver la mort avant l'heure et, pour Yume cela pourrait être une contrainte encore plus grande avec toutes les punitions possibles que cette femme folle pourrait lui inventer. Mais je n'eus guère le temps de protester ou de bouger que Akiha se leva pour... faire apparaître une glace devant Yume. Je la regardais elle à présent, ne comprenant pas pourquoi ses yeux sont devenu... étranges, non bleus et qu'elle avait l'air de s'en prendre à mon amie sans vraiment lui faire quoi que ce soit. Je pouvais apercevoir un éclat orangé sur son oreille. Un professeur... comme je m'en doutais. Mais ce qui m'intrigua le plus, c'était que Yume ne bougeait plus, regardant son reflet dans le miroir. Je ne comprenais rien à la vie là, passant mes yeux de sa silhouette statufiée à une Akiha qui s'approchait dangereusement de moi.

-Kaïla mon chaton, tu as bien grandit depuis le temps que j'eus le plaisir de te voir. Qui aurait cru que je te rencontrerais ici...

Toujours son sourire, toujours cette voix, toujours ce regard trop doux, trop tout par rapport à ce qui se passait ici. Trop, ma haine prit des proportions démesurées tandis que la femme, professeur de Undai ou non, ne s'imaginait pas à quel point j'avais envie de lui enfoncer ma main en plein cœur pour le lui arracher, surtout quand elle me toucha. Un mouvement de recul autant de sa part que de la mienne et je me voyais assaillit par un clame fou. Je n'avais plus rien devant mes yeux, aucun voile rouge qui me soufflait de frapper ces êtres abominables se trouvant dans cette pièce, non juste le spectacle auquel je ne portais plus autant attention. Je sentis Akiha partir pendant que je me plongeais dans... le silence, l'apaisement. J'étais toujours en colère, mais c'était comme si les dires de la directrice, les gestes de la femme blonde et la situation en elle-même, n'étaient que des choses futiles, que je pouvais pardonner facilement. Oui, le monde tournait, les insultes n'étaient que des choses dont je me moquais délibérément. J'étais calme, si calme que cela me frustrait, ne comprenant pas moi-même pourquoi j'ai changé si vite d'humeur, de comportement. Fermant les yeux en appréciant ce sentiment de vide et de bien-être, des souvenirs m'assaillir l'esprit.

Flash Back
Il pleuvait dehors, mais pourtant, même sous cette pluie battante et l'atmosphère lourde de dehors, la maison était pleine de vie et de lumière. Même moi, toujours affectée par le temps du dehors, j'avais un grand sourire sur le visage, une fois riant, une autre criant de surprise, m'émerveillant ou encore boudant dans mon coin, je jouais à des jeux plaisant pour un enfant de mon âge. M'énervant quand je perdais, ou encore montrant avec entrain ma curiosité quand je découvrais une nouvelle chose, sans oublier d'afficher d'énormes sourires en criant « j'ai gagné ! » quand cela advenait, souvent d'ailleurs. Mais à l'époque comment pourrais-je savoir que je ressortais vainqueur des jeux parce qu'elle me laissait gagner ou encore, je perdais quand elle avait envie de voir ma moue boudeuse... Déjà là, je me faisais manipuler, en fait, quand j'y réponse, j'étais toujours sous son contrôle depuis que je l'ai rencontrée.

Après un grand cri de joie, je déboulais du salon en plein dans le hall d'entrée ne faisant guère attention à ce qui m'entourait, courant comme une flèche dans la cuisine à la recherche de mes parents. Une seconde déçue en n’apercevant que le cuisinier encore jeune à l'époque qui s'affairait à préparer le dîner, un sourire, je fis demi-tour et allai voir dans le bureau de mon paternel. Bingo, ils étaient tous les deux là à lever leurs yeux surpris de leur occupation pour voir leur fille transpirant la joie et la fierté, avant que je ne m'exclame de ma voix d'enfant :

-Regardez je suis une scie... scie... un docteur comme Akiha-San !

Des éclats de rire amusés en vue de ma tête qui ne trouvait pas le mot que je cherchais, mes parents ne firent que me féliciter de cette nouvelle. Non pas de façon moqueuse mais bel et bien celle des parents aimants qui trouvaient la situation amusante en vue de mon accoutrement. Une blouse blanche, celle qui appartenait à Akiha et qu'elle m'a laissé mettre après que j'ai gagné le jeu auquel on jouait. Heureuse comme pas possible de pouvoir mettre ce vêtement dit professionnel, je ne pus m'empêcher d'aller en faire part à mes géniteurs. Heureuse comme jamais, je me pris les pattes dans cette même blouse blanche en voulant faire demi-tour pour retourner dans le salon prête à une nouvelle récompense et un nouveau jeu, parce que oui qui dit blouse d'une femme sur un enfant de quatre ans tout au plus, dit aussi trop grand, beaucoup trop grand pour que je ne flotte dedans et que les bouts ne tombent pas au sol. Sentant mon corps chuter, j'appréhendais déjà la rencontre avec le sol, rencontre qui n'arriva pas car je venais de me faire rattraper par des bras chaleureux et une étreinte douce. Riant aux éclats dans les bras d'une Akiha tout sourire, j'essayais de sortir ma main de la manche trop longue pour repousser sa main qui me tapotait gentiment la tête.

-Fais attention, tu risques de te faire du mal. On retourne jouer ? J'ai quelque chose d'intéressant à te montrer Kaïla.

Enfant que j'étais, seul un « ouiiii » empressé sortit de ma bouche avant de pointer le salon du doigt, par dessus l'épaule de la scientifique. Un regard complice entre Akiha et mes parents et nous retournâmes dans le salon pour continuer à s'amuser devant différents tests et jeux de société. C'était une façon qu'elle trouva pour me mettre en confiance, c'était la manière dont elle procéda pour que je sois heureuse à chaque fois qu'elle venait, du moins avant que la cave ne devienne un autre endroit qu'elle affectionnait en ma compagnie.
Fin Flash Back


- Finalement, tu n’es pas plus utile que Mato-Chan, Kaïla-Chan. Peut être que tu finiras comme elle ~

J'étais furieuse que ce souvenir que je classais dans la partie heureuse de ma vie vienne me heurter de plein fouet surtout que j'en avais tellement qui ne l'étaient pas concernant cette femme. Je secouais légèrement la tête sentant ma colère revenir à grands pas en faisant ce constat, je ne voulais pas me rappeler cela, surtout quand elle était là quoi. Je levais mes yeux dépourvus d'éclats sur la pièce, une Yume ne bougeant pas plus que moi, non plus au sol, mais dans le fauteuil à coté des deux femmes, tandis que ces dernières... étaient occupées à sa lécher littéralement devant mes yeux, sans plus de cérémonie comme si de rien était, comme si c'était normal de faire ce genre de choses ici, tandis que Yume et moi étions vides... Je fronçais les sourcils une bouffée de rage me prenant du plus profond de mes entrailles. Me levant d'un coup, je m'approchais du fauteuil sans plus faire attention à ces deux êtres écœurants, sans plus de ménagement je secouais légèrement Yume mais quand cette dernière ne réagit pas, une confusion doublée de colère me prit de court. Je me retournais vivement vers les deux femmes, ma robe de combat activée, la flemme rouge dans mon œil droit, j’attrapais Akiha par la gorge en serrant de plus en plus fort.

- Qu'as-tu fait à Yume, arrête cela Akiha, tout de suite !

Je sifflais cet ordre sans prendre en compte les ébats des deux femmes un moment auparavant. Je ne l'acceptais pas, c'était trop dégoûtant, pas ces deux femmes qui détruisaient ma vie. Il ne manquait que Naoko pour compléter le tableau et là, je vais me pendre sans demander mon reste. Un vive sentiment de révulsion me prit que j'essayais de combattre, mais rien à y faire quand un haut le cœur me prit et des nausées m'assaillir, je relâchais rapidement la gorge de ma proie en me reculant jusqu'à butter conte le lit. Je savais que c'était sa faute, je savais que si j'étais dans l’incapacité de l'attaquer ou faire quoi que ce soit, c'était parce qu'elle s'immiscer dans mon esprit, dans mon corps, pour me dicter ce que je devrais faire. Et cela, c'était violation de ma conscience, et je ne l’acceptais pas. Prise d'une folie incontrôlable, j'éclatais de rire, d'un rire moquer avant de tourner mon regard vers la directrice et sans plus de ménagement, je lui crachais au visage ce que j'avais à dire.

- Parlant utilité Dead Master-Dono. Vous vous croyez peut être plus utile là ?! Vous venez ici et vous ne faites que du mal à Yume, pour vous lécher les amygdales avec cette... cette femme dans sa chambre ! Alors question utilité, vous faites erreur sur l'image !

Grimaçant sous le constat que je venais de faire, je trouvais ces deux femmes vraiment écœurantes à en mourir, sans plus ajouter, j'allais prendre les couvertures avant de retourner dans le lit et de emmitoufler dedans avec colère. Oui, c'était de la folie, ce n'était qu'un rêve à la con dont j'avais marre. Ouais, sérieusement mon esprit délirait parfois de trop, et là... là j'avais qu'une envie, qu'on me réveille et qu'on arrête cette stupidité. Parce que ouais, folle que j'étais, je n'appréciais pas ce genre de mélange de mondes, de temps surtout le passé avec le présent. Cela ne me mettait que mal à l'aise.

-... Qu'un stupide rêve... un mauvais rêve... ouais...

Parlant à moi-même, je rivais mes yeux dans le vide essayant de brouiller la scène qui se passait devant moi. Bon sang, qu'on me réveille ou je délire complètement dans les secondes à venir. Et là, je réalisais à quel point j'étais suicidaire, à quel point... je sentais une chose arriver après l'autre, m'agrippant d'avantage aux couvertures, j'éclatais de rire en m'attendant au pire, j'attendis qu'une lame traverse mon corps, j'attendis que ma respiration se coupe et que tout mon corps me brûle de douleur, oui, c'était un cauchemar. Yume... Yume réveille-moi je t'en supplie avant que ce mauvais rêve ne me consume entièrement, sous mon corps qui se mit à trembler violemment. Je n'en pouvais plus.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Dim 10 Juin - 19:54

Plantée devant ces deux personnes, je détournais le regard avant que l’impossible ne se passe. Quand Akiha se leva, je sentis que mon corps se raidit alors qu’un mauvais pressentiment pointait son nez dans mon esprit. Et ce que je crus ne jamais vouloir se passer, se passa devant moi. Me figeant devant un miroir monstre, je vus mon reflet premièrement alors que mes yeux essayèrent de se détourner de ce dernier. Des images apparaissaient vaguement dans la glace, et là … là je me combattais avec moi-même pour que mon esprit ne s’ouvre pas, que mon pire cauchemar ne se présente pas devant mes yeux … une volonté d’acier, qui se vit briser en mille morceaux alors que mes yeux, écarquillés commencèrent à voir défiler … ma vie, non, un passage de ma vie qui me serra le cœur.

Flash Back

- YUME ! YUME ! YUME !

Mon regard était rouge de sang, ma main qui tenait la gorge de mon amie ne voulait se relâcher, je regardais le corps frêle de mon adversaire se peindre de mort, se vider de son énergie tandis que je continuais à écraser sa trachée. La flamme bleu de mon œil dansait en contre sens du vent s’étant propagé dans l’arène, seul les cris de stupeurs du public et ceux de douleurs de mon amie me parvenaient aux oreilles. Elle me quémandait de la lâcher, disant qu’elle préférait déclarer forfaits que de mourir. J’aurai aimé la lâcher, lui garder la vie, mais c’est en desserrant ma main légèrement que je croisais le regard verdâtre d’une certain personne se trouvant dans l’arène. Me fixant tout en souriant, elle me posait un ultimatum rien que d’un regard … la puissance ou l’amitié ? Oui, c’était ce qu’elle me disait, allais-je être assez forte en tuant mon amie pour pouvoir supporter tant de puissance ? Avais-je les nerfs assez solides pour le faire, si c’était le cas, cela voulait dire qu’un avenir glorieux m’attendait, du moins, c’était comme ça que j’avais compris les choses, oui, c’était dans ce mensonge là que je m’étais persuadée que je pouvais la sacrifier.

- Yume … Ne fait … Yume … S’il te plaît … Épargne …

Elle n’eut le temps de finir sa phrase que je vins complètement lui écraser la gorge. Laissant donc tomber le corps presque mort de la jeune fille que je considérais comme une amie, avec qui j’avais passé ma vie à Undai, avec qui j’avais créé des souvenirs toujours plus beaux les uns que les autres et là … là. Attrapant ses cheveux pour la lever à ma hauteur, j’attendis qu’elle entrouvre les yeux pour plonger mon regard dans le sien. Aucune expression ne s’était placée sur mon visage, je n’exprimais ni tristesse, ni joie. Les seuls mots, ou plutôt le seul mot qui sorti de ma bouche fut un « désolé » dépourvu de sens. En réponse à cela, elle usa de ses dernières ressources pour me dire d’une voix cassante :

- Aide-moi …

Un instant, une seconde et la mort sonna à la porte de mon être avant que je m’y engouffre, ne laissant plus qu’une coquille vide de moi-même dans une tristesse et des pleurs que je trouvais surhumains pour moi qui venais, une fois de plus, perdre toute humanité.

- J’ai … je n’ai pas … parce que …

C’était un jour noir ce jour là, j’étais agenouillée devant le cadavre d’une fille sans tête. Mes larmes coulaient à flot alors que les spectateurs ne disaient rien, voyant bien qu’une seule acclamation de leurs parts me tuerait plus qu’autre chose. Posant mes mains sur mes yeux en essayant d’extirper mon douleur par ce flot de larmes, je tenais la chemise de cette fille que je dus tuer, cette fille que je considérais comme ma meilleure amie. Mon énergie explosait à l’intérieur de moi à chaque fois qu'un cri de tristesse traversait mes lèvres, on pouvait voir des flux de matérialisation raser tout sur son passage tandis que ces mêmes flux revenaient en puissance contre mon corps suivant les battements de mon cœur. Posant ma tête humidifiée par mes larmes sur le ventre de cette élève, je tapais de mon point sur le sol de l’arène.

Entendant un claquement de mains, je me redressais pour voir qui pouvait oser applaudir mon geste, mon meurtre. Voyant qu’il ne s’agissait de personne d’autre qu’Ayame, je serrais le dent avant de me relever et de me mettre à courir dans sa direction, voulant lui faire payer cet ordre, voulant rendre la vie par le sacrifice de Dead Master à … comment s’appelait-elle déjà ? La colère prenant le contrôle sur mon corps, ma flamme bleue prit une teinte violette alors que ma robe de combat se changeait à son tour. N’étant plus vêtue légèrement j’avais un blouson sur lequel se trouvait des croix sur les épaules, mon ventre toujours aussi dénudé, le tissu changea de couleur tandis que je continuais à courir en criant mon chagrin. J’étais honteuse de moi, j’étais honteuse de n’être qu’un chien obéissant, j’étais en colère contre cette femme alors que mes larmes coulaient.

Arrivant à sa hauteur, je levais un poing qu’elle attrapa entre ses mains, entre ses doigts fins si détestables, ce simple toucher me révulsa mais je n’eus le temps de réagir qu’elle me prit dans une étreinte forte m’empêchant de bouger ne serait-ce que d’un pousse. Sa puissance m’écrasait alors que sa tête se posait sur mon épaule, mes larmes coulant toujours autant, seul son murmure résonna dans ma tête.

- Yume-Chan n’avait plus besoin d’elle, Yume-Chan n’a jamais eu besoin de Strength, Yume-Chan a toujours eu besoin que de moi.

Strength … voilà donc son nom, non, ce n’était qu’un surnom, celui du combattant. Quel était son vrai nom ? Elle qui était si proche de moi, celle que je disais apprécier, celle avec qui je partageais mes journées … Qui ? Qui ! Qui ?! Ne sachant bouger, je mordis le cou d’Ayame, mais celle-ci ne bougea pas alors que son sang se remplissait dans ma bouche, je continuais ainsi pendant un long moment jusqu’à ce que mon flot de pleurs diminue et qu’elle me lâche enfin tandis que je reprenais mon apparence normale, ma simple robe de combat.

- Je … coupable … je suis coupable … de … c’est ma faute si … si elle est morte, Ayame …

Flash Back END

Je ne compris pas, je ne sais pas, seules des larmes venaient couler de mes yeux alors que je sentis mon corps se faire bouger d’un coin à un autre de la chambre. Je devenais sourde comme muette à ce monde, sans oublier de perdre toute ouïe sur les activités se dansant devant mes yeux. Où étais-je ? Suis-je toujours dans ma chambre ? Je ne sais pas, je ne sais plus et c’est là que … un seul mot, une seule phrase peut être vint se heurter dans mon esprit alors que j’étais sous le choc de ma vision du miroir. Un tremblement me prit alors que mes yeux cessèrent enfin de pleurer, ouvrant la bouche en levant mes pupilles retrouvant leurs éclats bleutés sur Ayame, je la vis, trop proche … trop collée à la sorcière aux cheveux blonds.

- Aya… Ayame … AYAME !

Mon murmure s’intensifia dans un cri de douleur alors que je me levais enfin de ma transe. Les yeux remplis de larmes, je serrai les dents en me plaçant devant celle qui devait être mon maître, un sourire sur les lèvres, tandis que mon visage n’exprimait que tristesse, perdant toute contenance devant celle que je détestais mais que j’aimais tant. Je la vis se lever, m’encercler de ses bras chaleureux alors que sa tête vint se poser sur mon épaule. Un doux murmure qui me fit écarquiller les yeux, qui me fit froncer les sourcils, qui me fit … passer la tristesse pour laisser place à la colère. La repoussant rapidement en faisant un pas en arrière, d’un mouvement de la main, je balayais l’espace devant nous tout en criant un « JAMAIS ! » en disant long sur ma pensée.

Sans plus attendre, je me retournais vivement, attrapai le pied de mon élève que je savais, perdue dans une de ses crises et de partir d’ici. N’importe où mais plus dans cette chambre, plus avec elle. Sentant une chaleur monstre me prendre de partout, la puissance émergeant de mon corps, sa puissance, celle que j’eus reçu de cette femme maudite. Fermant les yeux en visionnant l’endroit de mes désirs, quand je les rouvris, j’arrivais sans plus attendre devant l’arène. Une Kaïla sans doute déboussolée, je la tournais de manière à la prendre dans mes bras en lâchant son pied et d’un mouvement rapide, je pénétrais dans mon sanctuaire. Ma flamme bleue virevoltant sans plus attendre, je me mis à courir, essayant de m’enfoncer le plus possible dans ce lieu, oui, il fallait que … partir, partir vite, plus loin, toujours plus loin. Trouvant que j’étais assez « loin » de l’entrée de l’arène, je m’arrêtais. Le décor toujours le même, toujours cette lune, toujours ce … Labyrinthe !

D’un mouvement souple du corps, je tapais ma semelle contre l’échiquier alors que je faisais des mouvements avec mes mains pour modeler l’air. Sans plus attendre, nous pûmes voir des murs de pierres se dresser devant nous, transformant donc ainsi l’arène en un labyrinthe monstrueusement grand, long, infranchissable. Me retrouvant donc à la sortie de l’autre côté de celui-ci, il fallait espérer maintenant, que Dead Master … Ayame n’aille pas jusqu’au bout, qu’elle renonce à nous pourchasser, qu’elle … nous offre un peu plus de temps à vivre.

- Jamais. Non, jamais je ne lui obéirai plus ainsi, je te le promets Kaïla, jamais je ne te tuerai. Tu m’es trop … précieuse pour que je te perde une deuxième fois.

Une deuxième fois, oui, elle était comme Strength, elle était … ce que mon amie était. Elle était pour moi, une manière de laver mes pêchés en la protégeant. Kaïla, je te le promets … jamais je ne te ferai subir le même sort que celui de Mato.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Dim 10 Juin - 23:19

- Si Akiha-Chan n’avait pas brusqué Yume-Chan, un semblant d’amitié aurait pu vous lier … ou pas ~

Je ne rétorquais rien à ses dires, encore sous le charme de son baiser que je voulais encore goûter. Assise sur le fauteuil, tranquillement sans même me poser plus de questions, je laissais mon regard divaguer sur sa silhouette qui s'occupait de cajoler sa protégée après le traitement de faveur que je lui venais d'administrer. Je ne voulais pas aller si loin, je ne savais même pas que j'aurais autant de facilité à apprivoiser ses émotions... « Menteuse, tu savais parfaitement qu'elle était torturée ». Un sourire se peignit sur mes lèvres. Oui, je savais, oui, mais je ne pouvais m'avouer que j'ai fait du mal à un chaton... un chaton bien mal-dressé qui ne connaissait pas sa place en plus, même si je ne disais pas que Dead Master-Sama n'est pas une bonne personne pour enseigner, loin de là. Ayame-Sama était parfaite, c'est cette fille qui ne savait pas se ranger comme il le fallait. Mais j'étais soulagée qu'elle ne m'en voulait pas de trop pour avoir mis Yume dans cet état « Faut dire, tu n'as pas fait grand-chose non plus ». Non, juste perturber son esprit...

- Finalement, tu n’es pas plus utile que Mato-Chan, Kaïla-Chan. Peut être que tu finiras comme elle ~ Akiha-Chan veut-elle qu’on fasse quelque chose de spécial après que nous aurons quitté ces deux enfants ?

Je fronçais légèrement les sourcils quand j'entendis cela. Toujours jouissant de pouvoir sentir le corps de la directrice juste à mes cotés, me retenant difficilement de ne pas lui sauter dessus dans cette ambiance glauque. « Non ! Je veux le corps de la gamine... » Oui c'était le seul problème dans cette situation. Je ne m’opposerais pas aux décisions de la directrice, mais mon mauvais coté, si. Sans prendre plus attention à ce qui se passait, je me laissais bercer par les baisers et mots doux de la directrice, mouillant rien qu'en la sentant chatouiller mon cou de son souffle. Mes mains partirent d'eux mêmes à l'exploration du corps qui ne quémandait que cela, quitte à la prendre ici pour décompresser, j'avais envie de jouir sous ses caresses. Oui, je voulais partir d'ici, aller dans un lieu plus approprié pour nos ébats. Mais mon envie fut stoppée par une main qui emprisonna ma gorge.

Q- u'as-tu fait à Yume, arrête cela Akiha, tout de suite !

Sentant son emprise se resserrer, je soupirais légèrement avant de froncer les sourcils. Désolé mon chaton, mais je n'ai pas de temps à perdre avec toi pour le moment, laisses-moi encore un peu de temps, je m'occuperai de toi... demain. « Tout ça parce que tu veux jouir du corps de la directrice... Vraiment quoi ». C'était vrai que ma priorité résidait dans le corps de Dead Master-Sama, même si cela me tiraillait d'aller faire des expériences sur Kaïla... et sur Yume. Parce que oui, quoi que je dise, son corps était aussi mystérieux que celui de la directrice de Undai, j'en étais sûre. Insufflant un sentiment de répulsion à l'intérieur de Kurayami par sa main qui me touchait, je me plaisais à voir son membre se détacher de moi, ne pouvant pas résister. Pauvre petit chaton... D'ailleurs, je ne la savais pas aussi violente non plus, qu'est-ce que ce monde a fait de toi ? Je lui poserais mes questions plus tard, un autre jour.

-... Qu'un stupide rêve... un mauvais rêve... ouais...

Après avoir insulté Dead Master-Sama, Kaïla partit dans un délire toute seule. J'analysais ses faits et gestes, me demandant de plus en plus à quel point elle était devenue perturbée. « Intéressant, non ? » Oui ça l'était, je voyais un nouveau défi dans son cerveau, serait-ce à cause de sa maladie ? Aurait-il atteint son système nerveux ? Vraiment intriguant. Laissant parcourir ma main sur la jambe de la directrice, la caressant avec envie, j'étais plongée dans mes pensées.

- Aya… Ayame … AYAME !

Jusqu'à ce que Yume, sortie de son état de choc se lève et se plante devant nous. « Hahaha... C'est mignon ». Je fronçais les sourcils en voyant Dead Master se lever pour encercler sa protégée dans une étreinte. Non, je n'étais pas jalouse pour si peu, après tout je savais bien qu'était la relation entre ces deux femmes, cela sautait aux yeux, mais ce qui m'inquiéta, ce fut la réaction brusque de la fille qui se devait d'être toujours froide et impassible. Yume devenue furieuse comme pas permis, repoussa l'étreinte pour nous tourner le dos et... et disparaître dans des grands cris. « Elle aussi utilise la téléportation ! » J'étais restée un moment interdite réalisant enfin ce que cela voulait dire... Alors la directrice n'était pas la seule à savoir le faire, ce qui voulait dire que... Qu'il y avait moyen de l'apprendre. Excitée par cette découverte, je me levais d'un coup, doux sourire aux lèvres et vins encercler la femme à la puissance indéfinissable, me collant contre son dos.

-Ayame-Sama, cette histoire m'intrigue. Depuis quand Yume est devenue si impulsive ?

Ma voix n'était que murmure tandis que mes lèvres vinrent se déposer sur le cou tendre de la directrice déposant des baisers légers par-ci par-là. «Je veux savoir comment elle a fait ça, faut l'attraper pour lui retirer l'information ! » Je retournais la directrice sous cette pensée soufflée par mon mauvais coté. Oui, il me serait très facile de sortir les vers du nez à Yume, surtout après avoir vu son état fébrile quand à ses propres peurs, mais aussi ses réactions quant à ma personne surtout en compagnie de Dead Master. Oui, j'avais un cobaye potentiel, et je n'avais pas forcement envie de le perdre de vue maintenant.

-Et si...

Je me mordis la lèvres avant d'emprisonner celles de la directrice dans un doux baiser, l'accentuant tout en collant mon corps au sien d'avantage. Hésitant un moment, je me reculais délicatement et plongeai mes yeux dans les siens, admirant cette femme qui n'a pas perdu son sang-froid. « Elle est cruelle, peu importe avec qui et comment. » Oui, elle l'était. Oui, cela faisait peur, mais en même temps je trouvais ça trop excitant.

-Et si on allait les chercher ?

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MessageSujet: Re: Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.   Lun 11 Juin - 0:15

- Parlant utilité Dead Master-Dono. Vous vous croyez peut être plus utile là ?! Vous venez ici et vous ne faites que du mal à Yume, pour vous lécher les amygdales avec cette... cette femme dans sa chambre ! Alors question utilité, vous faites erreur sur l'image !

Devais-je rire devant cela ? A vrai dire, non pas vraiment, j’avais tellement à faire que ses paroles m’étaient devenues comme des bruits muets où la jeune Kaïla ne faisait que s’exciter devant moi en remuant ses lèvres. Mon utilité dans ce monde étais tel que le simple fait de le remettre en compte était un blasphème, mais devrais-je m’offusquer ou plutôt me sentir déshonorée par ses paroles ? Nullement, elle était qu’un insecte et moi j’étais le doigt qui viendra l’écraser dans les secondes à venir. Mais mon empressement ne se fut exaucer étant donné que d’une poussée folle, elle attaqua la gorge de ma douce Akiha qui … qui quoi d‘ailleurs ? Qu’importe après tout ~

Mais ce fut sans doute la réaction suivant de la jeune femme présente à nos côtés qui m’arracha un rire, après sa petite attaque à notre encontre, elle s’en alla rattraper sa couverture et prit place dans son lit, niant considérablement notre présence. Dieu, cette enfant devait se faire soigner avant qu’elle n’affecte ma tendre Yume. Oui, il le fallait et je m’assurerai de la faire « soigner » du mieux possible, éradication totale. Quelle bonne idée ~

- Aya… Ayame … AYAME !

Sortant du pays des morts, Kuroi se réveilla enfin. Émue de voir mon enfant perturbée et emprise de tristesse, je me levais de mon siège, m’approchant d’elle pour venir l’enlacer dans mes bras remplis d’amour. Collant mon corps au sien en lui offrant de la chaleur, j’essayais de la réconforter alors qu’elle … Elle devait m’obéir. Oui, approchant ma bouche de son oreille, je mordillais légèrement le lobe avant de lui susurrer une petite phrase. « Il faut que tu te débarrasses de Kaïla-Chan Yume-Chan. Avec elle, tout ne sera que tristesse autour de toi ma chérie ~ ». Pour seule réponse à ma demande, je me fis repousser, bien que ce soit délicat, je n’ai pas apprécié ce geste, mais ce ne fut pas que cela qui me laissa de marbre, non, ce fut la suite des événements.

D’un mouvement rapide, elle attrapa sa chose avant de se … de se téléporter je ne sais où. Ouvrant légèrement la bouche en laissant un petit « Ara ? » traverser mes lèvres, je me retrouvais en extase devant la prouesse de ma tendre élève. Yume-Chan m’a-t-elle fait des cachotteries ? Depuis quand utilise-t-elle donc mes technique ? Maaah, Oka-Sama ne peut être que fière de voir son enfant progresser de la sorte. Oui, j’étais ravie, contente, en extase devant telle prouesse. Si je n’étais pas en compagnie d’une certaine personne, j’aurai sautillé de joie, admirative devant ma petite chérie qui s’envola de ses propres ailes. Mais pas trop loin, elle n’était encore qu’un oisillon devant rester au chaud dans mon nid ~

Sentant un corps chaud se coller à mon dos, je posais mes mains automatiquement sur les bras m’enlaçant. Laissant tomber ma tête en arrière sous les doux baisers d’Akiha, frottant ses lèvres désireuses à mon cou, je me mordillais la lèvre en me laissant aller à ce plaisir chaleureux, tendre dont je ne voulais que plus, tellement plus, tellement que ~ Maaah, je ne dirais pas que je m’excite pour un rien, c’est de sa faute si elle me fait tourner la tête ~

- Ayame-Sama, cette histoire m'intrigue. Depuis quand Yume est devenue si impulsive ?

Laissant un rire traverser mes lèvres alors que je ne répondis guère à sa question, je laissais mon esprit formuler de lui-même cette réponse. Depuis quand ? Depuis un peu plus de huit ans ? Je ne sais plus dire si Akiha était déjà une élève de Undai quand Yume dut combattre sa meilleure amie sous mes ordres, nous pourrions dire que c’est depuis ce moment là que je ne l’avais plus aussi facilement en laisse qu’avant mais il fallait quand même que j’admette que son impulsivité était plutôt récente. Pas plus d’une année … plutôt, depuis que l’autre chose la suit comme son ombre, lui collant à la semelle tel un chewing-gum. Oui, elle était la cause « du changement » de mon petit chiot. Pour la protéger, jusqu’où iras-tu Yume-Chan ?

- Et si... Et si on allait les chercher ?

Agrandissant mon sourire alors que ma bouche se vit enfermer dans un baiser rempli de douceur, je laissais la jeune femme reculer de mon corps en affichant un petit air de déception. Ce n’était pas assez, j’en voulais plus, plus de ses lèvres, plus d’elle. C’est pour cette raison que je la rattrapais de mes bras envieux, la collant contre le mur pour venir emprisonner ses lèvres à mon tour. Restant douce et aimante, je laissais notre baiser devenir langoureux tandis que nos langues dansèrent en harmonie cette danse macabre qui me faisait toute chose. Laissant une de mes mains passer par dessous sa jupe pour venir dessiner de mes doigts des petits cercles sur sa peau, j’atteignis rapidement son entrejambe chaude et humide. M’arrachant un sourire, je m’amusais de l’autre main à déboutonner son chemisier alors que mes lèvres s’agrippèrent à son cou. M’amusant ainsi une bonne dizaine de minutes, ne prenant guère de gênes pour immiscer mes doigts dans son entre, je la laissais se mouvoir sur mes vas et viens tandis que ma bouche, toujours avide parcourait son corps. Allant à sucer son cou jusqu’à venir mordiller ses tétons, je n’oubliais pas de venir embrasser sa bouche entrouverte laissant son plaisir se faire entendre. Une fois mon petit jeu fini, je me reculais de son corps en lui offrant un dernier baiser dans un petit rire cristallin.

- Tu m’excuseras pour cela ~

Prenant place sur le divan en croisant mes jambes, je fis sortir mon collier tout en parlant à Akiha. Regardant dans celui-ci d’un œil, son éclat verdâtre s’intensifia alors qu’une petite lumière bleu se mit à grandir dans celui-ci jusqu’à éclater dans une poussière d’étoiles. Agrandissant mon sourire, je trouvai aisément où se trouvait ma dulcinée et son petit jouet en bois. L’arène, quoi de mieux que son sanctuaire pour « m’éviter ». Mais Yume-Chan aurait-elle oublié que nous étions deux à avoir créé cette plate-forme, que dis-je, que j’étais celle qui connaissait mieux que quiconque cet endroit magique.

- Depuis que Kaïla-Chan est à ses côtés dirais-je. On pourrait presque croire qu’elle s’est entichée pour cette enfant, bien que je ne comprenne pas ce raisonnement il m’est impossible d’y faire quoi que ce soit pour l’instant. Sa réaction précédente vient de nous le montrer ~

Oui s’enfuir aussi vite alors que je ne lui avais demandé que d’exécuter son amie … N’était-ce pas excessif ? Me relevant dans un soupir, je m’approchais de la jeune scientifique avant de la prendre dans une étreinte. Laissant mon front se poser sur le sien, j’arquais un sourire amusé avant de poursuivre tout en me préparant à partir « aussi facilement que Yume-Chan ».

- L’arène sera donc notre destination ~

Tout en disant cela, je déposais mes lèvres sur celle de la femme devant moi et d’un simple pas en reculant voulant nous faire croire que nous tomberions en arrière si je ne nous rattrapais pas, nous arrivâmes dans un nouveau décor, un nouvel endroit peuplé de jeunes personnes diverses. Arrivant au milieu de la foule sur les regards surpris des élèves, je n’y portais pas plus d’attention en décollant mes lèvres de Ketsuki. Me reculant de son corps en faisant face à la porte invisible de l’arène, je traversais celle-ci dans un rire alors que ma robe de combat s’activa. Mes ailes de chauve-souris, mes cornes de scarabée sans oublier mes gants métalliques me couvrant les mains, rallongeant mes doigts dans des épines ou griffes aux choix, acérées. Vêtue à présent d’une robe noire couronnée par un petit leggins, je voyais mes talons se dessiner à mes pieds aussi gracieusement que le reste de mes vêtements. Sortant d’une fumée verdâtre en jouant de la faux pour faire dissiper la fumée on pouvait voir ma transition d’âge rester fixée à celle que je lui avait donné, à la place de ressembler à une gamine, je gardais mon âge de trente ans dans les traits ainsi que dans mes formes généreuses. D’un rire macabre je découvrais ce qu’il se dressait devant moi, Yume-Chan veut elle jouer à cache-cache ? Sentant la présence de deux personnes dans mon dos, j’abordais un sourire avant de dire à l’encontre des deux Akiha :

- Maaah ~ Il faut que je trouve un surnom à ton ombre Akiha-Chan, cela serait dérangeant que vous ne sachez pas à qui je m’adresse quand je dirai votre prénom. Que penses-tu de « saleté » ? ~

C’était vilain, méchant et tellement amusant que je ne pus contenir un petit rire alors que je m’approchais de l’ombre de la femme me faisant office de présence. Moche, la laideur même mais tellement … enivrante. Laissant mes lèvres se poser sur le sourire aux dents pointues du mauvais côté d’Akiha, je lui dis avec un ton amusé « J’ai un humour assez noir, tu me le pardonneras n’est-ce pas, A-Chan ? ». Laissant mon rire une fois de plus traverser mes lèvres, je levais les yeux vers la lune, d’un sourire amusé je levais la main dans sa direction et d’un mouvement brusque je la fis se peindre d’une couleur rougeâtre. Nous allions nous amuser ~

- Le jeu ne fait que commencer ~

Tout en m’engouffrant dans le labyrinthe, le peu d’élèves présents dans l’arène se sauvèrent rapidement. Les gradins se peuplant petit à petit, on pouvait sentir une aura meurtrière peser dans le ciel alors que mes élèves réclamaient sang et amusement sans savoir qui allait combattre contre qui. Dieu, tous des incapables ~

END

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Rencontre, retrouvailles, crises de nerfs, folie, froideur... On est pas sortie de l'auberge avec toutes ces folles réunies.

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