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 Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]

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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Jeu 7 Juin - 20:52

Je courais sans relâche depuis plusieurs minutes déjà, mon souffle étant rauque et mes poumons étant douloureux. Je ne voulais pas arrêter, pas avant que j'aie mis une distance respectable entre moi et Dead Master. Mais je savais que même si je m'enfuyais jusqu'a l'autre bout de la planète, ça ne serais pas suffisant. Rien n'échappait à cette femme. Pas même moi. Je manquai de trébucher et me rattrapai de justesse, grognant tout en continuant de courir. Je voulais la solitude, le calme. C'était toujours mieux d'être seule. Si j'étais seule, personne ne serait là pour se jouer de moi, me blesser, me trahir. Personne ne serait là pour me juger, m'haïr, me mépriser. Oui, la solitude était probablement ma vraie et unique amie, celle qui me comprenait et qui ne me faisait pas de mal. Ah Solitude, si tu savais! J'aimerais tant être invisible aux yeux des autres moi aussi, pouvoir vivre une vie dans l'ignorance, sans personne pour jouer avec moi, comme si j'étais une simple marionnette. J’en avais marre d’être manipulée. Je n’étais pas un pantin, et personne n’avait le droit de me manipuler ainsi. Pas même Dead Master.
J’arrêtai finalement de courir et posai les mains sur les genoux, haletante. J’essayai de reprendre mon souffle, mon cœur battant la chamade dans ma poitrine. Je posai un poing contre ma poitrine, comme si je voulais empêcher mon cœur d’en sortir. Après un moment, je relevai la tête et regardai autour de moi. Je me trouvais dans une forêt, isolée du reste de l’académie. Parfait. Il y avait que très peu de chance de rencontrer quelqu’un, et pour le moment, je ne voulais voir personne. Je serrai les poings de colère en me rappelant la rencontre d’Ayame. Pourquoi m’avait-elle mentis ainsi? Probablement pour le plaisir de me tourmenter. Je fronçai les sourcils. Peut être que les élèves avaient raison après tout, peut être que Dead Master était vraiment cruelle et sans cœur? Je reniflai dédaigneusement avant de me redresser et de continuer ma route. Qu’elle soit Dead Master ou non, je ne la laisserai pas me manipuler si facilement. Je n’étais pas un simple pantin, j’allais me battre pour ma liberté. Elle n’avait aucun droit de jouer avec la vie des autres ainsi.
Perdue dans mes noires pensées, je continuai de m’enfoncer dans la forêt, soupirant de soulagement lorsque les rayons de soleil, bloqués par la végétation, devinrent moins violents. Dans ma hâte de quitter ma chambre et de fuir Dead Master, j’avais oublié ma casquette, laissant mes yeux vulnérables au soleil, ce qui me laissa un joyeux mal de tête.
Je me laissai finalement tomber sur un rocher non loin, m’étalant sur mon dos et regardant la végétation au dessus de moi. Qu’avais-je fait pour mériter une vie si merdique que ça? Et pourquoi, au grand pourquoi, Dead Master avait-elle envoyé une lettre à mon domicile? Pourquoi me faire venir dans son académie? Je n’en avais aucune idée. Faudrait peut être que je lui demande…. Euumm, après réflexion, mieux ne valait pas, non. Je croisai les bras sous ma tête et fermai les yeux, essayant de me calmer. Elle m’avait prise par surprise, je dois l’avouer. Jamais je n’aurais soupçonné Ayame d’être Dead Master lorsqu’elle prétendait être ma nouvelle colocataire. Elle avait très bien joué son jeu. Puis je repensai à ses paroles, comment elle s’était décrite, étant une lady avec des sentiments et tout et tout. À d’autres! Des sentiments sadiques et détraqués oui! Elle organisait des meurtres, recrutaient des jeunes pour commettre ces dudit meurtres et elle manipulait les autres!
Je me redressai en grognant de colère et entourai mes jambes de mes bras. Mieux valait penser à quelque chose d’autre. Ça ne me servait à rien de retourner encore et encore cette scène dans ma tête. Je ne ferai que gâcher ma journée.
Je soupirai. Une fois de plus. Parfois, la solitude me fatiguait. J’aimerais bien avoir une vie normale, avec des amis normaux, être une fille normale. Mais ma vie était une catastrophe, je n’avais pas d’amis, et j’étais une albinos semi-muette. Naan, impossible d’avoir une vie normale. Je levai une fois de plus les yeux vers le ciel masqué de végétation. Je me demandais si j’allais pouvoir me faire des amis ici? J’eu un rire dénudé de joie et secouai la tête. C’était une école de fou, de dérangés et de gens anormaux. Bien sûr que je vais pouvoir me faire des amis, avant de probablement me retrouver avec une lame aiguisée plantée dans le cœur! Je posai le menton sur mes genoux et grimaçai. Il devait y avoir des gens à la limite de la normalité ici, non? Peut être que tout n’était pas perdu finalement, peut être que je pourrai me bâtir une nouvelle vie et essayer de me faire des amis? Mais comment avoir une vie sociale quand, depuis ta plus tendre jeunesse, tu fuyais les gens?


Dernière édition par Ryuko Hirano le Sam 9 Juin - 0:31, édité 1 fois
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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Jeu 7 Juin - 22:41

Ma deuxième semaine dans ce drôle d'établissement. Dire que j'avais survécu jusque là ... Je m'en félicitais grandement à la moindre occasion. J'avais du fuir devant beaucoup de furies, apprendre à manipuler ma superbe et grande faux pour me défendre dans cette arène qui grouillait de meurtriers qu'on laissait vagabonder sans lien ni muselière ...
J'avais du éviter précautionneusement ma consœur faucheuse, Dead Master, la grande, l'unique, celle qui m'avait rejeté et tenté d'attenter à ma vie de sa lame trempée et tranchante à souhait.
J'avais beaucoup séché ces derniers temps, mais dans l'unique but de m'entraîner à la matérialisation et j'osais espérais que je ne recevrais pas de convocation de cette maudite directrice qui se donnait tout les droits sur ses élèves et sur son établissement.
Je soupire. Et s'il n'y avait eu que ça encore ... Bon d'accord, j'avais un physique particulièrement avantageux, un charme indiscutable ... MAIS qu'avaient-elles toutes ses filles à me tomber toutes dessus en même temps !? Était-ce trop demander d'attendre leur tour !? Je n'avais pas pu en goûter une seule ! Pas une seule, sans qu'une autre ne vienne fourrer son nez dans nos petites affaires !? Diable !
Je grogne, frustrée. Je pensais pourtant que ce petit être repoussant et fragile que j'avais battu à mort ce matin m'avait calmé. Que nenni !
Toujours ses pulsions, ses mêmes envies de sang et de chair dont je n'arrivais pas à me débarrasser ... La directrice avait divagué en envoyant ses lettres d'invitation ! Elle ne cherchait pas à nous aider à contrôler nos désirs mais à les assouvir !

Je donne un coup de pied dans une motte de terre puis un coup de poing contre l'écorce d'un arbre, pestiférant cruellement avant de m'apercevoir d'une présence féminine non loin de là. Je relève mon regard vers la jeune fille assise, là, contre un rocher, comme renfermée sur elle même. Je détaille ses longs cheveux d'une pâleur parfaite, son teint maladif, sa taille fine ...
Minute ! Que faisait-elle là !? En plein milieu de cette maudite forêt dans laquelle moi même je venais de me perdre !? Et c'était trop demandé un sourire ? Je veux dire, elle était typiquement le genre de fille un peu cruchotte, fragile et trop gentille que tout le monde prenait pour une poire. Il y avait pleins de fleurs autour d'elle, pourquoi ne s'émerveillait-elle pas à chaque pétale ?
Enfin ce n'est pas comme si j'avais quelque chose contre ce genre de fille. C'est juste que j'étais un peu peinée de voir que cette demoiselle là n'était pas le genre d'imbécile-heureuse que l'on rencontrait souvent et qui ne voyait même pas que tu lui faisais des crasses, qu'elles soient aussi voyantes que le nez au milieu de sa figure ou non. Au moins, ces filles là, aussi idiotes soient-elles, étaient un minimum joyeuse et exaltante.
Mah, au moins, j'étais presque, un chouïa, quasi sûre qu'elle n'était pas l'une de ces folles expertes en démembrage. Bien qu'il fallait que je reste sur mes gardes, si je ne voulais pas voir ma tête roulée avant d'avoir eu le temps de dire :

-Hey toi ! Oui, toi, là bas ! La fille aux tifs blancs ! Tu ne te sens pas bien ? Tu n'as pas l'air très en forme.

J'attendais qu'elle se retourne. Après tout, elle était peut être une jolie fille de plus avec qui j'aurais le plaisir de flirter. J'avais accorder mon attention à la sombre beauté, Dead Master, alors pourquoi ne pas l'accorder à cette demoiselle dont la blancheur se détachait avec ravissement de la verdure du lieu.
Je finit par m'approcher prudemment vers elle, me demandant si elle n'était tout simplement pas endormie ou pire ! Un cinglé de l'Académie l'avait peut être assassinée dans son sommeil !
Je me mis à courir dans sa direction, quasi sûre et certaine qu'elle avait besoin de mon aide ou tout du moins quelqu'un pour récupérer sa dépouille et l'enterrer. J'arrive presque à sa hauteur quand je chute et m'étale de tout mon long devant elle. J'encaisse le coup douloureusement. Dieu ! Pourquoi mes foutues jambes n'arrivaient jamais à me porter dès que je courrais un peu !?

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Jeu 7 Juin - 23:49

Je ne sais pas combien de temps je restai assise là, le regard perdu dans le vide, mes pensées voguant dans tous les sens. Je repensais à mon enfance, comment je m’étais fait traitée, comment je voyais que ma famille était différente de celle des autres. Puis je me revoyais, seulement âgée de six ans, attendant sous la pluie devant l’école et regardant les autres jeunes se faire ramener à la maison par soit leur mère, soit leur père, ou même les deux. Et moi, j’attendais là comme un piquet, trempée de la tête aux pieds, me demandant pourquoi ni ma mère ni mon père ne venaient me chercher. Ils ne venaient jamais. Puis un autre souvenir prenait place. Le fameux soir du concert, alors que j’avais quinze ans. Je jouais du violon, sur la scène. Pour l’une des rares fois, mes camarades de musique n’étaient pas effrayés. Ils me regardaient comme en adoration, ébahis par les émotions que je jouais au violon, les hypnotisant de ce son magnifique. On se serait cru comme dans un rêve. Je jouais sans retenue, faisant courir l’archet sur les cordes, en tirant des sons magnifiques. Puis je l’avais vu se lever du coin de l’œil. Un homme, dans la trentaine. Cheveux grisonnant. Il se trouvait juste devant moi, à la première rangée de bancs. Il avait sorti un couteau de chasse et m’avait regardé droit dans les yeux. Ma main s’était immédiatement figée, brisant le charme. On m’avait regardé sans comprendre. Et dans la confusion, l’homme en avait profité pour se jeter sur moi.

« Vampire! Créature du chaos! » Avait-il crié.

Puis il s’était jeté sur moi, l’arme en avant. J’avais eu le réflexe de me jeter sur le côté, évitant partiellement le coup. Mais j’avais été gravement touchée. La lame avait pénétré dans ma chair, partant de sous mon sein gauche, descendant en diagonale sur mon flanc et finissant sur ma hanche gauche. Une longue blessure. Des personnes avaient finalement réagis, immobilisant l’homme au sol et lui retirant son arme. Et moi? Bah, on me regardait de haut. Sans bouger. On se demandait si j’allais m’en sortir, avec tout ce sang qui coulait. La douleur était insupportable. J’avais fouillé la foule du regard, espérant capter des visages connus. Mais comme je m’y attendais, ni ma mère ni mon père n’étaient en vue. Je fus finalement amenée à l’hôpital, là ou on me déclara que mes parents étaient introuvables. Que la maison était vide. Pas une seule trace de leur existence. En gros, qu’ils m’avaient abandonné.
Je soupirai et baissai les yeux sur le sol devant moi. Après, on me demandait pourquoi je ne faisais confiance à personne, pourquoi je fuyais les autres. C’était toujours la même chose. « Ryu-Chan, tu devrais t’ouvrir aux autres, » ou « Ryu-Chan, fait confiance aux autres ». Mais pourquoi ferais-je confiance aux autres, si ce n’est que pour me retrouver une fois de plus abandonnée?

-Hey toi ! Oui, toi, là bas ! La fille aux tifs blancs ! Tu ne te sens pas bien ? Tu n'as pas l'air très en forme.

Je n’entendis pas vraiment ces mots tant j’étais perdue dans mes pensées. Ils ne flottèrent que légèrement aux bords de ma conscience avant de s’évanouir, comme s’ils n’avaient jamais été prononcés. Puis soudainement, une masse difforme s’étala de tout son long devant moi dans un grognement de douleur et j’écarquillai les yeux de surprise. Je remarquai que la masse difforme était en fait une personne à la tignasse noire, et que cette personne venait tout juste de s’écraser face première à mes pieds. Sans hésiter, je me redressai sur mes genoux et tendis les mains vers la personne, l’aidant doucement à se relever.

- Est…est-ce que tout va bien? Rien de cassé?

J’aidai la personne à se redresser, plaçant mes mains timidement sur ses épaules. Je n’étais vraiment pas habituée aux contacts, et je ne savais pas trop comment réagir dans ce genre de situation. Après avoir aidé la personne à se relever, je la détaillai du regard. Elle était à peu près de ma taille, et portait une tignasse noire sur sa tête. Ses yeux étaient gris, et il était facile de s’y perde. Son visage fin était magnifique…
Je sentis une bouffée de chaleur sur mon visage et détournai rapidement la tête. Mais qu’est-ce qui me prenait? C’était quoi, cette sensation? Et pourquoi est-ce que je pensais que cette fille avait un corps magnifique? Je retirai mes mains de ses épaules et reculai d’un pas avant de la regarder timidement, consciente que mes joues devaient être complètement rouges, mariant avec perfection mes iris cramoisis.

- Euhh… je… tu… ça va aller?

Mais pourquoi je me mettais à bégayer comme une idiote maintenant? C’était surement la fatigue et le contre coup des évènements plus tôt. Oui, ça devait être ça, et rien d’autre… Surtout pas cette fille super mignonne qui me regardait de ses magnifiques yeux gris…
Je secouai la tête pour chasser ces pensées de ma tête. Allez, reprends-toi ma vieille! Ce n’est pas la première fois que tu vois une jolie fille, si? Après réflexion, non, ce n’était pas la première fois, loin de là.
Je me mordis la lèvre inférieure et regardai la jeune fille du coin de l’œil. Je ne savais vraiment pas quoi dire, que faire. Comment était-on supposé agir dans ce genre de situation?
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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Ven 8 Juin - 22:07

- Est…est-ce que tout va bien? Rien de cassé?

La demoiselle tente de m'aider à me relever, de ses gestes timides et hésitants, genre j'étais en sucre quoi.
Je grogne douloureusement et porte une main à ma tête. Ce n'était pas la première fois que je me mangeais le sol de cette façon. Au moins, mon interlocutrice, elle, ne se foutait pas de ma gueule, c'était toujours ça de pris.
Ses mains sur mes épaules, j'en profite pour la détailler. La première chose qui attire mon attention sont ses étranges yeux rouges ... Dans cette académie, c'était plutôt commun mais je n'arrivais vraiment pas à m'habituer à ce genre de "fantaisies" ? Non, non, je pense que c'est leur vraie couleur.
Je n'ai même pas le temps de l'examiner plus que ça puisqu'elle détourne aussitôt le regard, rouge pivoine. Huh ? Pourquoi elle rougissait celle là ? C'est plutôt moi qui devait me sentir embarrassée !

- Euhh… je… tu… ça va aller?

Elle ose enfin me regarder dans les yeux, toute bégayante qu'elle était, puis secoue curieusement la tête.
Dieu, quelle peau pâle ... Pas que ça me déplaise, non. C'était original quoi, je n'avais jamais vu de telle blancheur de toute ma vie. Comment appelait-on ce genre de personne ? Il y avait aussi des lapins qui naissait comme ça ... Argh, ça allait me revenir ! Al ... Albinos, voilà !
Jolie fille quoiqu'un peu ... Minute ! Pourquoi se mordait-elle la lèvre ? Je la dévisages longuement et m'approche d'elle, m'arrêtant à quelques centimètres d'elle. Même la couleur de ses lèvres était claire, surprenant mais pas désagréable ~ Pouvais-je me permettre ...

-Tout va bien maintenant ~

Une telle envie de taquiner ne se faisait jamais trop attendre. Je souris, fortement amusée. Pauvre jeune fille ~ Je dirige une main vers sa joue rougie que j'effleure légèrement d'une affectueuse caresse avant d'avancer mon visage vers le sien pour lui dérober un bref baiser et de me reculer, un sourire malicieux aux lèvres.
Dieu, Jun, tu es une très vilaine fille ~ Faire mumuse avec cette jeune fille si prude, timide et rougissante ~ Faudrait t-il qu'elle te punisse ? Oh, oui, il le fallait ~
Je pouffe de rire, fière de moi et lui lance, après lui avoir amplement lécher la joue, ronronnante à souhait :

-Je me demandais ce qu'une si jolie demoiselle faisait en pleine forêt seule ~ Il faut faire attention, le grand méchant loup n'est jamais bien loin ~

Je finis ma phrase sur un grand sourire carnassier en me collant à nouveau contre elle, approchant mes crocs de son cou délicieusement appétissant. Attention, au grand méchant loup ~

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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Ven 8 Juin - 22:55

Je continuai de scruter la jeune fille du regard, ne sachant pas quoi faire d’autre. Elle semblait pouvoir s’en sortir qu’avec de simples égratignures, rien de bien grave. Les joues toujours en feu, j’essayai de calmer les battements de mon cœur, mais rien n’y faisait. Qu’est-ce qui m’arrivait, bon sang? Pourquoi est-ce que j’étais devenue si timide tout d’un coup? Et pourquoi j’étais incapable d’arrêter mon regard d’aller se poser sur la jeune fille? Décidemment, cette journée n’étais pas vide de surprise et de situation gênante, voire choquante. Puis elle me fixa d’un regard étrange. Je me sentis mal à l’aise sous le poids de son regard et je dus faire un effort colossal pour m’empêcher de me tortiller. Puis elle s’approcha de moi. Ayant été dans mon état normal, j’aurai immédiatement pris la fuite et fais trois pas de reculons. Mais mon cerveau était complètement perdu dans un étrange brouillard et refusait de répondre à mes signaux. La jeune fille s’arrêta juste devant moi, à quelques centimètres de distances de moi seulement. Mon souffle se coupa et je sentis mes joues devenir encore plus brûlantes.

-Tout va bien maintenant ~

Wooo, miiiinute! Pourquoi est-ce que sa voix était très, très, très séductrice maintenant? Et pourquoi était-elle si séduisante? Arrrg, impossible de réfléchir correctement! J’avalai avec difficulté ma salive et mes mains se mirent légèrement à trembler, ainsi que ma lèvre inférieure. Puis elle me toucha. Dès que sa main se posa gentiment sur ma joue, j’écarquillai les yeux sous la surprise. Immédiatement, j’envoyai des signaux contradictoires à mon cerveau. Danger. Proximité. Douceur. Bien être. Bon. Mauvais. Fuir. Rester.
Tout se bousculait, rien n’était cohérent. Comment rester saine d’esprit dans une situation pareil?
Puis quelque chose sur mes lèvres. Doux, bref, léger. Puis la jeune fille se recula légèrement, un sourire malicieux aux lèvres. Puis elle éclate de rire et… mais qu’est-ce que!?!? ELLE M’A LÈCHÉE! Sa langue laisse une trainée humide sur ma joue et je ne pus m’empêcher de trembler de la tête aux pieds. Est-ce que j’allais m’effondrer sur le sol? Ou mon corps serait capable d’encaisser le trop plein d’émotion de surprise?

-Je me demandais ce qu'une si jolie demoiselle faisait en pleine forêt seule ~ Il faut faire attention, le grand méchant loup n'est jamais bien loin ~

Loup? Quel loup? Car loup il y avait, mais ce n’était pas une bête affamée, non. Le loup, c’était cette jeune fille qui m’avait complètement ensorcelée, rendant mon cerveau hors d’usage. Puis elle se colle contre moi, son visage dangereusement proche de mon cou. Le cœur battant la chamade et le souffle haché, je ferme les yeux. Je me sens trembler comme une feuille. Trop de contacts. Pas assez de distance. Mais d’un côté…
J’ouvre soudainement les yeux. Je ne ressentais aucune douleur. Son toucher était différent. J’étais confuse. Ayant un faible éclair de lucidité, je pose (faiblement) mes mains sur ses épaules et la repousse doucement, sans grande conviction.

- A…attend… je… arrête…

Arrrg! Je n’arrivais pas à m’exprimer clairement! Je pris une grande inspiration et la regardai droit dans les yeux.

- Tu… tu es trop près… r…recule….


Non mais, vous avec entendu ça? J’étais ri-di-cule. On aurait dit un agneau qui essaie de faire peur au loup. Ha. Ha. Pas étonnant que l’agneau devint une bonne côtelette, comment faire peur à un loup avec si peu de force? Je détourne le regard et mes joues rougirent encore un peu plus. Pathétique.

- Tu peux… reculer, un moment? Je…

Je me mordis la lèvre inférieure. Ma voix tremblait quand je parlais. Est-ce que cette mystérieuse jeune fille doublée d’un loup affamé allait écouter les pauvres plaints d’un agneau sans défense? Ou allait-elle en profiter pour le dévorer? J’espérais sérieusement la première option. Madame Chance, pourriez-vous m’écouter pour une fois? Non? Problème de connexion? C’est ce que j’croyais…


Dernière édition par Ryuko Hirano le Sam 9 Juin - 1:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Ven 8 Juin - 23:58

- A…attend… je… arrête…

Oh, trop mignon ~ Essayait-elle de me repousser, alors qu'elle me bavait littéralement dessus, qu'elle tremblait dangereusement entre mes bras ? Cette délicieuse créature, je n'allais en faire qu'une bouchée ~
Pauvre petite biche, éloignée de sa maison, sautillant imprudemment trop loin de son troupeau ~
Elle plonge son regard dans le mien, osant tout de même opposer une résistance bien qu'elle soit, de toute façon, vaine et continue plus troublée que jamais, des mots hésitants glissant difficilement d'entre ses lèvres pâles :

- Tu… tu es trop près… r…recule….

Face à mon regard gourmand, elle ne peut que détourner les yeux, rougissante et délicieuse, alors que je m'approche lentement, ignorant sa demande peu éloquente.
Je n'avais aucune envie de me reculer. Cette proie était appétissante et parfaitement à ma portée, pourquoi devrais-je la laisser s'enfuir ? Je ne m'étais pas amusée depuis très longtemps et le rôle de jouet lui convenait à ravir, elle qui était si innocente, désirable et désireuse.

- Tu peux… reculer, un moment? Je…

Je la pousse délicatement contre le tronc massif et creux d'un arbre trônant derrière elle, puissant et convenable pour mes approches.
Je la détaille des pieds à la tête, me demandant brièvement si elle était encore aussi prude que ne le laissait paraître sa timidité maladive. Hum, il faut se montrer douce avec les "nouveaux nés" ~
Mes deux bras entourant son visage, je fixe mes yeux affamés dans les siens apeurés. Par quoi allais-je commencer ? Je souris, amusée et plante légèrement mes canines assoiffées dans son cou, faisant rouler sa peau délicieusement entre mes mâchoires.

-Ma petit biche ne veut donc pas s'amuser avec moi ?

Une de mes mains entreprenante se faufile sous le haut de son uniforme, effleurant soigneusement son bassin, tandis que mes lèvres suçotent avidement la chair qui s'offrait à elles.
Hum, quel parfum ~ J'avais vraiment le don, de me dégoter les plus belles proies ~
Me plaisant à mon petit jeu, je me demandais quand même si cette innocente demoiselle aurait l'audace de me repousser ou non. Je n'étais pas une violeuse, j'aimais m'amuser, nuance ~

-Alors quoi ? Je ne mords pas, enfin, pas si fort ~

Mes doigts remontaient déjà vers sa poitrine, caressant audacieusement le tissu de son soutien gorge.
Il me tardait de savoir si oui ou non j'aurais le plaisir d'aimer cette attirante femme mais tremblante qu'elle était je doutais fortement de sa réponse. Je grogne gentiment contre sa nuque en me collant plus encore à elle, savourant la sensation de son corps contre le mien. Allait dit moi oui, je me ferais un plaisir de te dévorer de toutes parts.

-On est pas obligé de faire ça ici, jeune fille ~

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Sam 9 Juin - 0:31

Au lieu d’écouter ma requête, celle de prendre de la distance, la jeune fille me pousse délicatement et je me retrouve le dos contre un tronc d’arbre. Merde. Pas bon, pas bon du tout. Elle continue de me fixer du regard puis elle entoure mon visage de ses bras, me forçant à la regarder dans les yeux. Mon cœur bat la chamade et je suis incapable de détourner le regard. Puis elle se penche vers moi et mord gentiment mon cou. Un gémissement m’échappe et je suis choquée. Il ne fallait pas réagir ainsi, ça ne faisait que nourrir la bête. Je sentis sa langue sur mon cou et je fermai les yeux. C’était la première fois qu’on me touchait ainsi. Et je devais me l’avouer, c’était bon. Mais mauvais. Ça allait trop vite. Il fallait que je l’arrête, je n’étais pas prête pour ce genre de chose. Et premièrement, qu’est-ce qui se passait, bordel? Quand est-ce que tout ça avait dérapé? Ah oui, depuis le tout début…

-Ma petite biche ne veut donc pas s'amuser avec moi ?

Un étrange frisson me parcours le dos et je tremblai légèrement, mon souffle haché. Un autre gémissement m’échappe lorsqu’une de ses mains s’infiltre sous mon uniforme, glissant sur mon dos. Je ferme les yeux, incapable de supporter plus longtemps son regard.

-Alors quoi ? Je ne mords pas, enfin, pas si fort ~

- Nn…

Est-ce que ce son vraiment gênant venait de sortir de ma bouche? Ehhhh merde…
J’ai un léger sursaut lorsque sa main effleure mon abdomen avant de monter vers ma poitrine. Mon souffle s’accélère, ma poitrine se soulevant et s’abaissant à un rythme effréné. Je l’entends grogner contre ma nuque et inconsciemment, je l’enlace, l’attirant plus à moi. Ça y est. Le cerveau à sauté. Réflexion hors service. Veuillez contacter l’équipe de techniciens pour régler ce problème technique. Nous nous excusons de ce malentendu.
Mais les excuses et les remords viendront plus tard, ça je le savais. Pour le moment, j’étais incapable de réfléchir, incapable d’arrêter cette étrange jeune fille. Le souffle court, je posai mon front contre son épaule, mes bras autours de son corps. Lâche là! Immédiatement. Ehhh ooohh! Conscience à Ryuko! On a un sérieux problème! Danger! Recule! BARRE-TOI!
Désolée, madame conscience, le service de communication est hors d’usage. Veuillez réessayer plus tard.

-On est pas obligé de faire ça ici, jeune fille ~

Ici ou ailleurs, ça ne changerait rien au fait que je ne pourrai pas l’arrêter. Un autre tremblement me gagne et je me mords la lèvre inférieure jusqu’au sang. Puis j’entrouvris mes lèvres, tentant pathétiquement de parler.

- Je… Nn… ehhh…

Ryuko Hirano, tu mérite le prix nobel pour le discourt le plus complet jamais prononcé! Je me dégoûte. Je grognai, autant de colère que d’un plaisir inconnu et je m’abandonne finalement à mon sort. L’agneau se rend au loup. La proie se rend à son prédateur. La suite ne tient qu’a cette fille. Allait-elle me dévorer, tel un loup affamé, ou allait-elle me laisser gentiment partir, comme si rien ne s’était passé? À ma grande honte et gêne, mon corps désirait le premier choix, tandis que ma conscience (elle était encore là elle?) me criais de me battre et de fuir la queue entre les jambes. Bèèèèèèh!
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Sam 9 Juin - 19:32

- Je… Nn… ehhh…

Quelle éloquence ! Je pouffe de rire contre son cou délicieux, me moquant gentiment d'elle.
Une petite indécise ~
Son corps disait oui mais elle tentait quand même de me résister ... Amusant ~
Bien dans ce cas, je me permets de faire ce choix à sa place. J’attrape délicatement sa main et me retourne, l'entraînant dans mon sillage d'un pas rapide et sûr. Mah, je n'étais pas assez cruelle pour déflorer une jolie demoiselle en pleine forêt comme un animal en rut. Ma chambre ou la sienne me semblait beaucoup plus agréable et confortable pour de tels élans de passion. Je lui indiqua d'ailleurs vaguement ou je nous entraînais tout en tentant de savoir comment sortir de ce maudit bois. Je lève mon regard vers la cime des arbres. Des bâtiments au loin ? C'était par là.
On sortit assez rapidement de la végétation - à mon plus grand étonnement, moi qui me pensais perdue - pour rejoindre les bâtiments principaux et plus particulièrement celui qui abritait les dortoirs.

-Patience ~

Je gardais le silence durant tout le chemin, me retournant de temps à autre pour adresser un sourire malicieux ou un clin d’œil coquin à ma proie. Je prenais mon temps, je voulais me faire désirer mais arrivée devant la porte de ma chambre, je fis claquer sans plus attendre le métal de la poignée contre le mur, soulagée de ne voir qu'aucune de mes colocataires occupait la pièce. Je souris amplement. J'allais pouvoir faire mumuse librement et pour m'en assurer je verrouillais la chambre soigneusement après y avoir attirée mon appétissant gibier.

-Libido, libido, libido ...

Avait-elle changer d'avis ? Trop tard ~ Je l'attire contre moi, entourant sa taille de mes grands bras chaleureux. Approchant mes lèvres des siennes, les dérobant sauvagement, je reculais vers mon lit à moitié défait pour mieux m'y laisser tomber, entraînant doucement dans ma chute la jeune demoiselle, sans prêter attention aux réactions qu'elle aurait pu avoir devant mon audace. De toute façon, il ne fallait pas s'attendre à autre chose si l'on acceptait de "s'amuser" avec quelqu'un. Je n'allais pas lui proposer une partie de cache cache ou de scrabble, non plus ! Et puis, elle me semblait assez grande pour savoir ce qu'elle faisait et prendre ses propres décisions. Sinon, ça ne m'empêcherait pas de la dévorer ~
Je mordille délicatement ses lèvres et me colle plus encore contre son corps, faisant dériver mes mains sous son haut.

-Jun Onee-sama va bien s'occuper de toi ~


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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Sam 9 Juin - 20:24

Devant ma pathétique tentative de parole, la jeune fille pouffe de rire dans mon cou, un son magnifique et sensuel. Puis elle se recule légèrement, attrape ma main dans la sienne et me tire doucement, avant de m’entraîner dans son sillage. Elle m’indique d’un vague signe où elle m’entrâine : vers les dortoirs. Je sens mes joues brûler. Il n’y a aucun doute à ce qu’elle prévoit me faire. J’ai beau crier intérieurement à mes jambes d’arrêter de marches, ces dernières ignorent mon commandement et suivent la jeune fille. Je baisse les yeux sur la main qui tenait la mienne et la fixe un moment. Sa paume est douce et chaude, et le contact n’est pas désagréable du tout. Après quelques minutes, on réussi à sortir de la forêt et la jeune fille continue de m’entraîner dans son sillage, me lançant de temps en temps des sourires malicieux. Elle me guida dans les dortoirs et je baissai timidement la tête lorsque des élèves nous jettent des regards curieux. Finalement, la fille s’arrête devant une porte et l’ouvrit sans ménagement, me tirant à l’intérieur de la chambre. J’entends le vérrou être mis en place dans mon dos et je ne peux m’empêcher de paniquer légèrement. Maintenant, j’étais cuite. Il n’y avait plus aucune chance de faire marche arrière. Puis une pensée me traversa l’esprit. Qu’est-ce que j’étais sensée faire au juste? C’était la première fois que je me retrouvais dans une situation semblable. Je n’avais jamais eu de petit ami ou de petite amie auparavant. Nul besoin de vous dire pourquoi.
Je restai plantée là comme une idiote un moment, puis la fille vint à ma rescousse. Ou plutôt m’attira encore plus dans l’antre de la bête. Elle se plante devant moi et entoure ma taille de ses bras fins puis son visage approche le mien. Puis ses lèvres affamées se posent sur les miennes dans un baiser sauvage tandis qu’elle m’entraîne vers le lit. Je ne sais pas trop quoi faire, donc mon cerveau décide de prendre instinctivement la relève. À ma grande surprise, mes lèvres bougent contre les siennes, lui rendant son baiser. Elle se laisse tomber sur son lit sans briser le baiser et je la suis dans sa chute, me retenant de mes bras pour ne pas lui tomber complètement dessus. Je me retrouvai au dessus d’elle, les jambes de chaque côté de son corps et mes bras de chaque côté, supportant mon poids. Elle continue de m’embrasser et je réponds maladroitement à ses baisers, ne sachant pas trop ce que je faisais. Où étaient passés mes instincts de fuite? Pourquoi est-ce que je me laissais faire? Et ma conscience qui me criait toujours de partir, de fuir sans me retourner. Mais mon corps pensait différemment. Mon corps désirait cette femme. Après tant d’années dans la solitude sans jamais goûter le plaisir de partager des contacts avec quelqu’un, voilà que mon corps se rebellait et se jetais dans les bras de la première femme qui me faisait des avances. Foutu libido. Je l’étriperais bien si je le pouvais.
Je n’ai pas les moyens de réfléchir plus longtemps. La jeune fille mordille ma lèvre inférieure et me regarde droit dans les yeux. Puis ses mains se faufilent sous mon haut, me donnant des frissons de plaisir. Je ferme les yeux et enfouis ma tête dans le creux entre son épaule et son cou, abaissant mon corps contre le sien par le fait même.

-Jun Onee-sama va bien s'occuper de toi ~

Je gémis dans son cou, me mordant la lèvre inférieure. Mes cheveux tombent comme un rideau devant mon visage, cachant la rougeur de mes joues. Faites que tout ça ne soit pas trop douloureux ou traumatisant… j’aimerais bien être capable de me regarder dans un miroir de nouveau sans mourir de honte…

- J… Jun…

C’était sorti dans un souffle alors que, sous le contact de ses mains, je sursautais légèrement, pas habituée à de tels contacts. Je me mordis une fois de plus la lèvre et pris mon souffle.

- Ne… me fait pas de mal… je t’en supplie…

Voilà, c’était dit. Je me mets à trembler légèrement. J’avais sérieusement peur. Je ne savais pas ce qui allait se passer. Et cela me terrorisait. Je ne voulais pas souffrir. Pas encore. J’avais assez souffert jusqu’ici. La longue cicatrice sur le côté gauche de mon corps le prouvait amplement. J’agrippe les couvertures de mes mains, formant des poings avec ces dernières. Je me préparai au pire. Je me préparais au cas où j’allais souffrir. Encore… Mais j’espérait sérieusement que Jun n’allait pas me faire du mal… Je l’espérait fortement.
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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Lun 11 Juin - 19:46

- J… Jun…

Je me redresse à son appel et plonge mon regard gris dans le sien, timide. Je n'avais encore rien fait et cette pauvre petite chose gémissait déjà, la suite promettait d'être très bruyante et agitée. Devais-je tester ses résistance ? Non, ce n'était pas nécessaire : Elle n'en avait aucune ~
Je commençais à me débattre avec le haut de son uniforme alors qu'elle tentait de rassembler son courage pour énoncer tout haut ce que je savais déjà. Y aller doucement ? Je grogne. Je n'aimais pas particulièrement patienter même si j'adorais me faire prier ... En fait, j'aimais faire attendre ma partenaire jusqu'à qu'elle n'en puisse plus. Faire aux autres ce que je n'aimais pas que l'on me fasse ? Et alors !? Ce n'est pas comme ci ça vous concernait, ni de près, ni de loin.
Je défis lentement un bouton puis plus rapidement les autres avant d'écarter les deux partis du vêtement, dévoilant un soutien-gorge affriolant devant lequel je ne pu que sourire lubriquement. Je sens que j'allais vraiment bien m'amuser ~ Je tirais malicieusement sur une bretelle.

- Ne… me fait pas de mal… je t’en supplie…

Je lui tends un sourire malicieux, amusée de son embarras et de sa naïveté. Que croyait-elle ? C'était moi qui menait la barque pas elle ! Un peu de brutalité permet de pimenter un peu mon jeu. Il n'était pas question de faire une croix définitive et formelle là dessus.
Mon attention se porte sur une cicatrice assez longue, encrée sur son flanc gauche que je lèche amplement avant de remonter à ses lèvres, la sentant frémir délicieusement. Ma langue gourmande vient taquiner ses lèvres avant que ma bouche affamée ne lui dérobe un baiser sauvage. Je me demandais si quelqu'un d'autre avait déjà embrasser ses lèvres ? J’espérais que non, voulant en faire mon territoire. Je ne pouvais que frissonner sadiquement devant tant de pureté.
Mes mains glissent lentement sur son bassin et son buste pour mieux ramener vers le haut le tissu qui gênait ma vue, découvrant une poitrine appétissante.

-Huhu, joli ~

Je défais rapidement sa chemisette que je fais glisser soigneusement sur ses bras puis son soutien gorge que je jette finalement sur le sol au hasard. Nice view ~ La pâleur de sa peau ne cessait de m'étonner, jusqu'à la couleur de ses mamelons, deux auréoles claires et alléchantes.
Puis, j'approche mes lèvres de ses seins, prenant appui sur mes coudes, pour mieux les laisser glisser sur son téton droit que je ne tarde pas à mordiller. Les morsures : Des gestes que j’appréciais tout particulièrement, et pour la douleur intense mais courte qu'il produisait, et pour le plaisir cuisant et long qu'il procurait. Comme une brûlure à peine étouffer mais tellement agréable.
D'ailleurs, j'étais beaucoup trop gentille avec cette jeune demoiselle, mais soit, c'était sa première fois. Je n'allais pas la traumatiser ou lui faire mal non plus.

-Ai-je l'air d'être si dangereuse et brutale ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Lun 11 Juin - 20:18

Je me retrouve bien assez vite sous Jun, incapable de résister, prise au piège. Elle me regarde de ses yeux gris sans fond puis je sens ses mains sur le haut de mon corps, déjà au travail. Elle entreprend de déboutonner ma chemise, qu’elle écarte sans préambule, avant de contempler ma poitrine maintenant seulement couverte de mon soutien gorge. Je tremble légèrement et Jun tire sur une de mes bretelles, son regard remplis de malice. Puis elle se recule légèrement et son regard se pose un moment sur mon flanc. Je sais ce qu’elle regarde. Cette longue cicatrice blafarde qui marquait mon flanc gauche et qui s’arrêtait juste sous mon sein gauche. Je frissonne lorsque je sens quelque chose d’humide tracer ma cicatrice, et je me mords faiblement la lèvre inférieure. Puis la langue de Jun taquine mes lèvres, les faisant trembler involontairement, puis sa bouche s’empare de la mienne dans un baiser affamé, sauvage. Je sens ses mains glisser sur mon corps pour finalement ramener vers le haut mon soutien gorge, mettant ma poitrine à découvert. Je regarde Jun dans les yeux, mes paupières à demi fermées, le souffle court. Je ne sais pas comment elle s’y prenait, mais ses contacts ne me faisait pas mal. Ils étaient tout simplement exquis.

-Huhu, joli ~

Je sens mes joues rougir devant son commentaire et je détourne les yeux, gênée. Elle entreprend par la suite de me retirer ma chemisette, me forçant à lever les bras au dessus de ma tête pour la retirer. Je me laisse faire, frissonnant sous ses mains expertes. Elle jette le tout négligement au sol et prends le temps de me contempler, comme une experte qui regarde un morceau de choix. Mon cœur bat à un rythme effréné dans ma poitrine et, les bras toujours étendus au dessus de ma tête, je regarde craintivement cette jeune fille qui avait réussi à m’attirer dans son antre en moins de temps qu’il en faut pour dire « ouf ».
Puis Jun s’abaisse légèrement vers moi, posant légèrement ses lèvres sur mon sein droit, me tirant un gémissement. Je ferme les yeux lorsque je sens des petites dents mordiller mon téton, envoyant une décharge électrique partout dans mon corps. Le souffle coupé, j’arque inconsciemment le dos, offrant ma poitrine tout entière à Jun.

-Ai-je l'air d'être si dangereuse et brutale ?

Je secoue légèrement la tête puis la regarde dans les yeux, avant de dire, dans un souffle presque inaudible :

-N… non

Puis bouge légèrement mon bassin sous elle, cherchant une position plus confortable et je ramène mes bras vers moi et pose mes mains sur les hanches de Jun, pour finalement les remonter légèrement sous son chandail. Ma peau tiède entre bientôt en contact avec la sienne, chaude et douce. Je laisse courir mes doigts sur ses côtes, y allant à l’instinct. Je ne savais pas trop quoi faire, donc je me fiais à ce que mon corps me dictait.
Puis je glisse mes mains sur son abdomen, caressant sa peau que très légèrement, avant de poser mes mains à plat juste sous sa poitrine. Je pouvais sentir son cœur battre de là où étaient mes mains, et je me délectai de cette sensation.
J’étais toujours effrayée à l’intérieur de moi. Mais d’un autre côté, j’étais émerveillée par tout ces nouvelles choses que je découvrais, comme le désir que je ressentais, les frissons de plaisir qui me gagnaient sous les mains de Jun, ainsi que le sentiment de ne vouloir faire qu’un avec elle. C’était étrange, je dois l’admettre. Vouloir être si proche de cette personne alors qu’elle était toujours une pure inconnue. Mais parfois, on ne peux expliquer les réactions incontrôlées du corps. Parfois, il fallait seulement se laisser aller, et découvrir. Oui, découvrir toutes sortes de nouvelles sensations, les unes tous plus meilleures que les autres.
C’est pourquoi je décidai de m’abandonner toute entière à cette inconnue. Parce que d’une raison qui m’échappait totalement, elle me faisait sentir entière, différente. Vivante.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Mer 13 Juin - 22:56

-N… non

Je n'étais pas brutale - certes - mais j'étais dangereuse, il n'y avait aucun doute la dessus et pourtant cette fille ne se méfiait aucunement de l'étrangère que j'étais. D'ailleurs, elle avait accepté bien trop rapidement le "jeu" que je lui avais proposé. Pour cela, je me demandais à nouveau si cette demoiselle était aussi innocente que je le prévoyais.
Elle bouge légèrement son bassin contre le mien et je ne peux dire s'il s'agissait là d'une simple pulsion, un geste fiévreux, incontrôlé, ou si elle voulait tout simplement changer de position. A vrai dire, je m'en fichais un peu. Le principal c'était qu'elle était là, docile, n'essayant même pas d'échapper au loup que j'étais. Et plus les choses avançaient, plus je la soupçonnais de cacher certaines tendances masochistes. Dans tout les cas, cette pâle beauté était une pure soumise qu'on ne trouvait décidément pas à tout les coins de rue. Cachait-elle d'autres choses ? Il suffisait d'attendre un peu que la biche se dévoile ~
Je la laissais parcourir mon buste de ses mains - pas si intimidées que ça finalement - observant attentivement ses réactions de jeune femme qui s'éveille à la luxure. Ce qu'elle touche - de ce que je vois - semble lui plaire furieusement et je dois avouer que ses quelques caresses me ravissent tout autant.
Je ne peux m'empêcher de frisonner quand ses doigts glissent sur mes côtes. Je suis chatouilleuse, trop chatouilleuse ... Un léger soubresaut de rire m'échappe malgré moi et je dois me ressaisir pour ne pas exploser de rire, de peur de vexer ou d'effrayer ma proie.
Une main devant mes lèvres pour m'empêcher de pouffer, j'écarte délicatement l'une de ses paumes de ma peau frémissante pour mieux la porter à ma bouche afin de la baiser gentiment.

-Fais attention où tu poses tes mains, ma belle ~ Je ne résiste pas aux chatouilles.

J'attrape doucement son autre main et plaque, sans trop forcer, ses poignets contre le matelas, admirant une nouvelle fois la poitrine de mon gibier. Huhu ~ Où allons nous après les deux monts magiques ?
Mon regard glisse plus bas sur son bassin puis sur son entre-jambe que dissimulait encore sa jupette et son sous vêtement. Ma langue malicieuse vient d'elle même pourlécher amplement mes babines alors que je m'abaisse en quête de nouveaux baisers. De douces lèvres qui ne demandaient que d'être embrasser, j'adorais ça et pas qu'un peu ! Exquis ~
Lâchant ses bras, je dérive sur son nombril tandis que mes doigts habiles et taquins s'amusent avec la fermeture éclair de sa jupe. La faisant descendre pour mieux remonter, je me décide enfin à la lui ôter en la faisant lentement glisser sur ses cuisses.

-Rappelles moi ton nom, joli cœur ~

J'attends ma réponse, déboutonnant suggestivement ma propre chemise froissée puis lui tends un sourire taquin en la jetant plus loin sur le sol, suivie rapidement par mon soutien gorge rouge et noir à ruban. M'avait-elle déjà dit son prénom d'ailleurs ? Je n'en avais aucun souvenir ... De toute façon, moi et les noms ... Si on m'écoutait, toutes les filles s’appelleraient "joli cœur" ou "ma belle" et les mecs, "Porcs", "Chiens" ou encore "Gueule d'amour" pour les plus chanceux donc bon ... D'ailleurs, je n'arrivais toujours pas à me rappeler celui de Surimi donc je la condamne d'ores et déjà à s'appeler ainsi pour le restant de mes études. Mais bref, on s'en foutait de Surimi là. J'étais beaucoup plus focalisée sur ma nouvelle victime frétillante de pureté qui regardait certainement avec des yeux ronds ma superbe poitrine. Mes yeux se régalaient devant la sienne en tout cas ~

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Mer 13 Juin - 23:31

Mes mains toujours posées à plat contre la peau de Jun, je fis courir légèrement mes doigts sur le devant de son corps, récoltant une réaction. Elle sursaute légèrement et attrape l’une de mes mains avant de la baiser, un sourire aux lèvres.

-Fais attention où tu poses tes mains, ma belle ~ Je ne résiste pas aux chatouilles.

Je plonge mon regard dans le sien et un léger sourire étire mes lèvres. J’avais bien envie de mettre cette théorie à l’épreuve. Mais je n’eus pas la chance de m’y essayer, car elle attrape mes poignets et me fait lever les bras au dessus de ma tête avant de les plaquer gentiment contre le matelas. Je bouge légèrement sous elle, sentant une étrange sensation monter du bas de mon corps. Je n’aimais pas avoir les bras ainsi, je voulais être capable de la toucher moi aussi. Je rougis légèrement en prenant compte de comment je réagissais au touché de Jun. Vraiment, cette situation m’échappait complètement. Puis Jun prends le temps de m’admirer… avant que son regard ne se pose plus bas. J’avale ma salive avec difficulté, n’ayant aucun doute sur quoi son regard s’était posé. Elle se lèche les babines et je frissonne, autant d’impatience que d’anticipation. La peur et la bête effrayée étaient toujours là, cachées quelque part sous ma peau, mais le désir et la faim de mon corps brouillaient les signaux d’alarme. Jun se penche vers moi et ses lèvres s’emparent des miennes. Je l’embrasse en retour, échappant un petit gémissement. J’avais faim de ces lèvres, elles étaient douces et délicieuse. J’échange des baisers passionnés avec elle, puis elle se retire (trop tôt à mon goût) pour s’abaisser vers mon abdomen. Elle lâche mes bras puis s’attaque à ma jupe. Mon cœur fait un bond violent dans ma poitrine et je regarde Jun avec mes paupières à demi fermées. Elle joue avec la fermeture éclair de ma jupe, ne se décidant pas tout de suite à me la retirer. Finalement, après un moment, elle fait glisser le vêtement sur mes cuisses et je bouge les jambes pour lui faciliter la tâche.
Je n’avais nul besoin de vous dire qu’à ce moment là, madame conscience m’avait complètement abandonnée, me laissant aux prises avec mon corps et ma libido indomptable. Jun me regarde et me dit, de sa voix si envoûtante :

-Rappelles moi ton nom, joli cœur ~

Je ferme les yeux et prends mon souffle avant de rouvrir mes paupières et de regarder Jun. Cette dernière commence à déboutonner sa chemise et je la regarde, intéressée. Je dus faire un effort colossal pour ne pas lui retirer sa chemise moi-même. Après ce qui me semble être une éternité, elle se retrouve finalement la poitrine dénudée, ses vêtements ayant rejoints les miens au sol. Incapable de résister plus longtemps, je pose mes mains de nouveau sur ses côtes puis je les fait glisser sur sa poitrine, savourant la sensation de sa peau douce sous mes mains. Je caresse sa poitrine généreuse de mes mains tremblantes et incertaines, titillant ses tétons de mes pouces. Après un moment, je l’agrippe par la taille et l’attire vers moi, collant son corps au mien. Je lui caresse le dos, faisant des mouvements circulaires avant de caresser ses côtes, lui tirant de légers sursauts. La sensation de sa poitrine contre la mienne était exquise, et je savourai le moment présent. Puis je l’embrasse longuement avant d’approcher mes lèvres de son oreille et de lui chuchoter :

- Ryuko… Je m’appelle Ryuko…

Puis je décide de l’embrasser de nouveau, glissant mes mains entre nos deux corps, caressant sa poitrine. Je me délectais de son corps, il était tout simplement délicieux. Je n’avais jamais touché une femme de la sorte auparavant, et je savourais chaque sensation, chaque découverte que je faisais. Sa peau, chaude, contre la mienne, tiède. Sa bouche, humide, délicieuse et douce, son corps épousant le mien alors que je la maintenais près de moi. Tout ça était merveilleux. Je ne voulais pas que ça cesse. Pour une fois, je ne souffrais pas. Pour une fois, je ressentais quelque chose d’autre que la crainte et la solitude. Pour une fois, je me sentais désirée, même si c’était une pure inconnue.
Je bouge une fois de plus mon bassin sous le sien, cherchant une position plus confortable et une décharge électrique parcours mon corps lorsque je sens sa partie intime rencontrer accidentellement la mienne. J’en ai le souffle coupé. Je reste immobile un moment, le cœur battant la chamade, tandis que le désir grandissait toujours en moi.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Jeu 14 Juin - 14:46

- Ryuko… Je m’appelle Ryuko…

Je réponds au baiser qu'elle m'offre et laisses ses mains curieuses palper ma poitrine alors que j'approche mes lèvres désireuses de son oreille pour mieux y murmurer langoureusement son nom. Ryuko, huh ~ En tout cas, cette jolie demoiselle était plus entreprenante que je ne l'avais imaginé. Elle n’hésitait pas tellement à user de ses mains et de ses lèvres pour en redemander un peu plus. Pas que ça me déplaise, j'étais même ravie d'avoir quelqu'un d'un peu réactif dans mon lit.
Elle bouge à nouveau son bassin contre le mien puis plus rien. Elle reste tendue et silencieuse plusieurs longues secondes, comme après une pleine jouissance, ce qui me fait pouffer malicieusement de rire. Je profite donc de cet instant pour écarter ses cuisses et mieux me caler contre elle. Je mime ensuite quelques coups de reins, m'amusant de son état d'excitation et tire sur son dernier vêtement que je lui ôte rapidement sans lui laisser le temps de contester.

-Alors qu'avons-nous là ?

Mon regard descend sur son bassin et s'arrête juste un peu plus bas, sur ce qui me semblait le plus intéressant à mâter. Un sourire taquin se place sur mes lèvres alors que je m'abaisse pour papouiller la peau délicieuse de son ventre et dériver sur l'intérieur de ses cuisses. Une beauté parfaitement pâle ~ Des cheveux blancs, une peau blême et lisse, un sourire colgate blancheur et ... Étonnant, vraiment. Dire que personne n'avait jamais été aussi loin avec elle, c'était une véritable chance pour moi. J'allais marquer soigneusement ce nouveau territoire. Son corps allait s'en souvenir longtemps ~
Je dépose encore quelques baisers sur son bas ventre et décide de taquiner un peu ma proie en léchant amplement son entre-jambe pour toute suite remonter mes lèvres vers l'un de ses tétons que je tête avidement. Je pouffe soudainement de rire contre sa poitrine et me redresse pour plonger mes yeux gris dans les siens tout en descendant une main vers son sexe humide. Ma bouche s'entrouvre et je chuchote quelques mots fripons à son insu :

-A t'exciter comme ça, tu vas finir par te tremper ~

Ce dit, je presse délicatement ma paume contre sa chair mouillée et sensible puis l'observe longuement, ne voulant pas perdre une miette du spectacle. Il était temps de passer aux choses sérieuses ~ J'avais été assez patiente et gentille, maintenant j'allais me faire plaisir et m'accorder un peu de liberté.
Mes crocs autour de sa joue, je croque fortement cette pommette savoureuse et tendre à souhait qui s'offrait à moi, avant que mes lèvres ne retrouvent rapidement les siennes, les suçotant longuement. Je bouge légèrement ma main contre son intimité, plus diabolique que jamais et me colle plus à elle encore, soupirant au contact de sa peau contre la mienne.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Jeu 14 Juin - 15:54

Je restai figée un moment, tentant de comprendre le flux d’étranges sentiments qui m’envahissaient. J’avais le souffle coupé et j’avais conscience que Jun me regardais attentivement, lisant sur mon visage les différentes expressions qui s’y peignaient, comme dans un livre ouvert. Je n'avais aucun mal à deviner que mon visage devais être rouge, mes yeux à demis fermés et mes lèvres tremblantes. Devant ma soudaine tension, elle pouffe de rire et, sans avertissements, écartes mes cuisses, me prenant complètement par surprise. Je laisse échapper un petit cri et la regarde dans les yeux alors qu’elle se cale contre moi, se plaçant entre mes cuisses. Puis son corps bouge légèrement contre le mien, me tirant des frissons de plaisir. Puis Jun retire finalement mes sous vêtements sans me laisser le temps de respirer, ni de protester.

-Alors qu'avons-nous là ?

Je prends quelques inspirations, mon cœur battant la chamade contre ma poitrine comme s'il voulait en sortir. Puis Jun s’abaisse vers mon ventre, effleurant ma peau dans son sillage, me faisant sursauter légèrement sous la chatouille. Elle embrasse quelque fois mon bas ventre et je ferme les yeux, savourant la sensation. Je me mords la lèvre inférieure et bouge légèrement sous Jun, tandis qu’elle s’arrête finalement à l’intérieur de mes cuisses. J’ouvre brusquement les yeux lorsque je sens quelque chose d’humide laper ma partie intime, et je ne pus retenir un gémissement. Elle ne reste pas là longtemps cependant et je relâche la soudaine tension qui avait gagné mon corps. Elle remonte vers ma poitrine, emprisonne un de mes téton dans sa bouche et le suce sans ménagement, me tirant des frissons de plaisir. Mes réactions semblent plaire à Jun car cette dernière pouffe de rire et se redresse, plongeant ses yeux dans les miens. Puis je sens sa main descendre vers mon entre jambe et j’écarquille les yeux.

-A t'exciter comme ça, tu vas finir par te tremper ~

«Nn » fut ma simple réponse. Puis sa main se pose finalement sur ma partie intime et j’arque le dos tout en me mordant la lèvre inférieure. Je n’avais jamais rien ressentis de tel auparavant. Sa main sur mon entre jambe envoi des petits chocs électrique dans tout mon corps, me laissant pantelante. Jun me mord la joue, ce qui me tire un autre gémissement, puis ses lèvres se posent sur les miennes, les possédant sauvagement. Puis sa main commence à bouger lentement contre mon sexe et je gémis dans la bouche de Jun tout en posant mes mains dans le bas de son dos, l’attirant plus à moi alors qu’elle se colle contre mon corps. Tandis que sa main bouge avec expérience entre mes jambes, je continue de l’embrasser, haletante et la tête commençant légèrement à tourner. Puis je fais descendre mes mains sur son fessier, glissant mes mains sous sa jupe et son sous vêtement. Je caresse ses fesses glabres un moment et, tandis qu’elle est toujours occupée avec mon entre jambe, je lui retire ses derniers vêtements avec des mains tremblantes. Je fais glisser le tout sur ses cuisses puis je jette le tout au sol avant de caresser de nouveau cette peau si douce. Je sens un étrange sentiment grandir dans mon bas ventre mais je l’ignore pour le moment, continuant à embrasser Jun. Je fais glisser mes mains sur ses côtes puis je m’empare de ses seins, les caressant gentiment, pinçant légèrement ses tétons.







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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Sam 16 Juin - 21:52

Je peux sentir ses mains moites et chaudes sur le bas de mes reins qu'elle caresse quelques instants, m'arrachant un soupir. Elles descendent sur mon fessier qu'elles flattent sans plus aucune timidité et je ne peux m'empêcher d'agiter légèrement mon bassin sous ses attentions.
Elle défait fébrilement mes derniers habits et ses lèvres avides repartent immédiatement à la conquête des miennes, tandis que ses mains s'attardent longuement sur ma poitrine, la pelotant soigneusement. Je me redresse un peu et la méprise de toute ma hauteur, un sourire sadique aux lèvres avant de m'abaisser, me collant contre elle, et de m’immiscer profondément en elle, ma langue lapant grossièrement sa joue.
Je jouit presque à l'idée d'avoir - une nouvelle fois - mener une délicieuse et innocente enfant sur les chemins de la luxure. Je ferme les yeux, excitée et doit me faire violence pour les ré-ouvrir et ainsi pouvoir observer ma superbe proie qui - jusqu'à lors - ne cessait de gémir et de s'agiter sous moi.
Ma main libre se perd dans ses longs cheveux blancs alors que j'agite malicieusement mon doigt en elle, me réjouissant au contact de ses muscles se resserrant autour de mon doigt fin. Mon idée de départ se confirmait, elle était bel et bien vierge, aucun doute la dessus. La seule question que je n'avais pas élucidée, c'était : Pourquoi avoir accepté ma proposition aussi facilement ? Généralement, on se laissait longuement désirer ou on n'acceptait sans préavis les propositions uniquement quand on n'avait plus rien à "perdre" que ça soit de en terme de pureté ou de raison de subsister.
Je goûte sa peau savoureuse et frissonnante, commençant de longs et profonds va-et-vient, puis approche mes lèvres de son oreille. Était-elle de celles qui se sentaient à tel point seule que n'importe quelle compagnie pouvait faire l'affaire ? Et que cachait-elle de si sombre qui aurait pu lui permettre d'intégrer cette Académie ?
Je susurre son nom doucereusement, en ajoutant un doigt, et ramène ses longs cheveux en arrière pour glisser dans le creux de son oreille quelques mots sans véritable sens ni forme. Des pseudos déclarations ou compliments sans queue ni tête qui s'échappaient tout seuls de mes lèvres, sans qu'ils ne possèdent quelques significations que ce soit, ronronnant à merveille.
Ma langue glisse jusqu'à son nombril puis plus bas, quelque part par "là". Je ne sais plus trop où. Tout ce que je sais c'est que j'aime la saveur de tout ce qu'elle pouvait effleurer ou lécher avec plus ou moins d'attention et qu'elle ne quitta cette chair appétissante uniquement pour chantonner une phrase sans fond ou presque.

-Ce n'est pas en te perdant dans les bras d'une inconnue que tout s'arrangera ~


J'aimais bien cette petite, c'était dangereux ... Mais les enfants apprenaient de leurs aînés, non ? Oui, c'était un simple avertissement d'aîné à cadette. Oublier certaines choses en se jetant dans la gueule du premier loup qui passait n'était pas la meilleure des idées. Quoi qu’après, peut être qu'elle avait tout simplement envie de moi. Ça se comprenait, j'étais séduisante, "propre" - Pas comme la première catin venue en tout cas - elle ne risquait pas d'avoir de mauvaise surprise et puis je m'étais intéressée à elle. Cette jeune demoiselle mystérieuse mais appétissante à qui j'avais envie de passer un joli collier de cuir ~

-Peu importe. Tu es mienne maintenant ~

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Sam 16 Juin - 23:57

Jun soupire sous mes mains, appréciant probablement l’attention que je lui portais. Elle bouge au dessus de moi et brise notre baiser pour pouvoir me regarder de haut, avant de finalement se recoucher sur moi, prenant sauvagement possession de ma bouche et sa langue forçant le passage. Nos langues se battent furieusement, s’entremêlant, se bousculant. Je sens sa main inoccupée se fondre dans ma chevelure, me donnant des frissons. Puis elle enfonce un doigt en moi, me tirant un soupir. Je resserre mes bras autour d’elle, la voulant plus près de moi. Je sens mes muscles internes se tendre puis finalement, elle commence un mouvement de va-et-vient. Au début, ça fait un peu mal, mais finalement, l’excitation gagne en puissance, me faisant oublier la légère douleur. Jun approche ses lèvres de mon oreille et me murmure des choses incompréhensibles. De toute façon, j’avais l’esprit bien trop embrouillé pour porter attention à ses paroles. La sensation de son doigt en moi était complètement exquise et je fermai les yeux, glissant mes mains dans le bas du dos de Jun. Puis elle fait glisser sa langue jusqu'à mon nombril sans arrêter le mouvement de son doigt. Sa langue sur ma peau me fait légèrement sursauter et je gémis faiblement. Le plaisir enfle en moi tandis que Jun continue de bouger son doigt dans de longs mouvements experts puis j’entends sa voix comme à travers un voile.

-Ce n'est pas en te perdant dans les bras d'une inconnue que tout s'arrangera ~


Je détourne la tête et reste silencieuse. Enfin, aussi silencieuse que je pouvais l’être si on oubliait mon halètement et les quelques gémissements qui s’échappaient involontairement de ma bouche. Je n’avais jamais pensé que quelque chose de semblable m’arriverait. C’était tout simplement arrivé. J’étais beaucoup trop déséquilibrée émotionnellement quand Jun m’avais trouvé. Je n’avais plus de contrôle sur mes émotions, j’étais complètement déboussolée. Puis ma libido avait décidé de me rentrer dedans sans avertissement, réagissant au corps de Jun.
Je n’avais pas voulu me perdre dans les bras d’une inconnue, loin de là. Mais je n’avais rien pu faire pour empêcher cette situation. Et maintenant… je me trouvais dans la chambre de Jun, dans son lit, nue sous elle, et elle était en train de… de quoi précisément? Je ne pouvais pas vraiment appeler ça un viol, non. Car je l’avais suivie de mon plein gré, que je l’accepte ou non. Seulement, ma conscience m’avait abandonné lorsque j’avais pris la décision finale. Non, Jun n’étais en aucun cas dans le tors. C’était moi la fauteuse.
Une larme solitaire coule sur ma joue et je détourne la tête, paupières serrées. Maintenant que ma conscience revenait, je voyais la situation d’un autre œil, ainsi que les conséquences. Qu’allait-il m’arriver par la suite? Est-ce que tout cela n’était qu’une aventure d’un soir, ou est-ce que ça allait s’approfondir? Et Jun? Allait-elle me laisser repartir comme si de rien n’était? Me traiter comme un déchet une fois qu’elle aura eu ce qu’elle veut? Me considérer comme un accessoire et non un être humain, l’erreur de plusieurs? Je n’en avais aucune idée, et les possibilités qui s’étendaient m’effrayaient. Je ne sais plus quoi penser, quoi faire. Il était déjà trop tard pour partir de toute façon.

-Peu importe. Tu es mienne maintenant ~

J’ouvre légèrement les yeux et regarde Jun, me demandant ce qu’elle voulait dire par là. Puis je me mordis la lèvre inférieure et me battis contre d’autres larmes qui me montaient aux yeux. Je détournai la tête de nouveau, ne voulant pas que Jun voie mes larmes. Mais je savais que c’était peine perdue. Inconsciemment, je resserre mon emprise sur elle, cherchant sans vraiment le vouloir du réconfort de sa part. Depuis ma plus tendre enfance on m’avait utilisée, méprisée, rejetée. On m’avait haïe sans raison, on m’avait fait du mal. Pourquoi est-ce que ça changerait maintenant? Non, ça ne changerait jamais, et Jun était probablement une tortionnaire supplémentaire dans ma vie, et elle allait probablement s’amuser à me tourmenter. Ce n’était pas parce que j’étais à Undai qu’on me laisserait tranquille. Non. Que je sois ici ou ailleurs, il y aurait toujours quelqu’un pour me faire du mal. Et aujourd’hui cette personne était Jun, même si elle utilisait une méthode que personne n’avait osée utiliser sur moi auparavant.

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Dim 17 Juin - 0:33

Elle pleurait non ? Avais-je dit quelque chose de mal ? Certes j'avais abusé de sa naïveté et sa pureté mais la décision venait d'elle. Je n'étais pas en train de la forcer à faire quoique ce soit, alors ...
J'accélère le mouvement, légèrement sur les nerfs et creuse un peu plus mes va-et-vient au fur et à mesure que je la sens venir. Ma bouche se glisse là ou elle peut, ne cherchant aucun endroit particulier ou stratégique comme folle et avide, et ma main libre, posée sur sa joue, glisse un doigt entre ses lèvres entrouvertes.
J'examine ma proie, particulièrement agitée et éplorée et ronronne en m'attardant sur son cou rougi par mes assauts :

-Je t'enserrerais bien la nuque ~

Je pouffe de rire, malgré moi et ouvre le tiroir de ma table de chevet. J'en tire un collier de cuir noir, ré-haussé d'une boucle de fer que j’apprécie d'utiliser lors de certaines "festivités".
Mon regard se perd dans le sien, alors que je le lui passe autour du cou, ajustant la longueur, de sorte à ce qu'il lui colle à la peau. Puis je souris, satisfaite de mon œuvre avant de jouer avec l'attache en acier. Devrais-je l'attacher ? Je me mords les lèvres d'envie.

-Je crois que je vais te garder à mes pieds pour le reste de notre scolarité, ma jolie ~

Je replonge mes doigts fins en elle, plus sauvage et excitée que jamais, et lui dérobe un long baiser.
L'attacher ... Ma chose, mon plaisir, ma passion, mon amour, ma violence ... De ma main libre, j'attrape la laisse qui reposait dans mon "coffre à jouets" et l'attache à ce collier qui lui sied à ravir, possessive et territoriale.
Un troisième doigt se joint aux autres, mes lèvres encerclent son mamelon et ma main libre resserre son emprise sur la lanière de cuir, affirmant sa conquête.

-Que me caches tu ?

Mes yeux se vissent dans les siens et la réponse vient, flagrante.
"Le prix de la liberté, c'est la solitude." Ces mots cinglent mon esprit. Où les avais-je lus ? En tout cas ... Mon sourire s'agrandit, diabolique, alors que j'accélère une nouvelle fois le pas.

-Toi qui es si seule, deviens mienne ~

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Dim 17 Juin - 1:39

Je sens Jun se tendre légèrement au dessus de moi puis sa main bouge plus rapidement et plus violemment en moi, me tirant un petit cri de douleur. Je ne m’y attendais pas. Je cache par la suite mon visage dans son cou, fermant les yeux, serrant les paupières le plus fort que je pouvais. Alors que ses mouvements se font plus rapides, je sens l’excitation monter, et monter encore, faisant mon corps trembler. Je sens mes hanches avoir des soubresauts involontaires, mon corps voulant aller à la rencontre de la main experte de Jun. Sa bouche glisse sur mon corps sans destinations particulières, me marquant de se douceur humide et je frissonne. Sa main libre avait maintenant pris place sur ma joue et Jun profite de mes lèvres entrouvertes pour y glisser un doigt. Je gémis alors que ses mouvements dans ma partie intime sont sur le point de me faire perdre la tête.

-Je t'enserrerais bien la nuque ~

Cette phrase me fit brusquement ouvrir les yeux et je fixe Jun, légèrement inquiète. Puis elle tend le bras vers sa table de chevet. J’entends un tiroir être ouvert puis refermé, et finalement, je peux voir ce qu’elle avait dans les mains. Un collier en cuir, noir, et orné d’une boucle de fer. J’écarquille les yeux et mon souffle se coupe sous la peur. Jun plonge son regard dans le mien et me passe l’accessoire au cou. Je me laisse faire, petit lapin effrayé que j’étais, n’osant bouger. Puis elle ajuste le collier, veillant à ce qu’il me colle à la peau. Je déglutis avec difficulté, n’aimant pas la sensation de « piège » que je ressentais. Puis Jun sourit et joue avec la boucle de métal, ne me quittant pas des yeux.

-Je crois que je vais te garder à mes pieds pour le reste de notre scolarité, ma jolie ~

J’échappe un petit gémissement de désespoir à ses paroles. Il n’y avait plus de marche arrière. J’étais arrivée au fond du baril. Je veux secouer la tête, dire non, mais rien. Je ne fais rien. Comment on disait « non » déjà? Aucune idée. J’étais incapable de protester. Je ne me débattais pas comme une folle, je ne criais pas au meurtre, je ne cherchais pas a fuir. Non. Je restais là, soumise. Gentil chienchien Ryuko.
Jun replonge soudainement ses doigts en moi et je me mords la lèvre inférieure pour m’empêcher de crier. Ses lèvres s’emparent alors des miennes et malgré tout, je lui rends son baiser, savourant ces lèvres douces et délicieusement humides. Puis Jun bouge encore, ajoutant quelque chose à mon nouveau collier. Une laisse. Je la regarde faire, n’ayant pas la force ni la détermination pour protester.
Puis un autre doigt se joint au mouvement de va-et-vient en moi, me tirant un gémissement. Ses lèvres se posent sur mon sein, envoyant une décharge électrique dans mon corps.

-Que me caches tu ?

Je plonge mon regard dans le sien. Mon histoire, mon passé, tout se cache dans mon regard que je voile volontiers à longueur de journée, masquant ma détresse. Je ne voulais pas qu’on lise en moi comme dans un livre ouvert, alors j’avais, depuis plusieurs années déjà, appris à enfouir mes sentiments et les cacher derrière de faux sourires et des regards tout aussi faux. J’avais appris à porter un masque, cacher mes sentiments. Mais lorsque Jun croisa mon regard, j’eu l’impression qu’elle vit brièvement quelque chose. Son sourire s’agrandit et je détourne le regard, ne voulant pas qu’elle y découvre quoi que ce soit d’autre. Sa main accélère dans ma partie intime et je me mets à haleter avec difficulté. Je sentais que j’allais bientôt craquer, que bientôt, la digue qui faisait face à cette sensation qui enflait dans mon bas ventre allait céder. J’enfonce mes doigts dans les épaules de Jun, gémissant et haletant maintenant sans relâche.

-Toi qui es si seule, deviens mienne ~

Je ne fais qu’hocher sans vraiment le savoir la tête contre son cou tandis que mon souffle haletant balaye ses cheveux. Sa main continue ses mouvements frénétiques, puis la digue céda. Un torrent d’extase se déverse dans mon corps et mes muscles se tendent tandis qu’un son entre un cri et un grognement étouffé s’échappe de mes lèvres. L’orgasme me fait trembler sous Jun et mes hanches cognent légèrement contre les siennes, mon corps étant devenu complètement incontrôlable. Je me mords la lèvre inférieure jusqu’au sang, et finalement, mon corps se détends. Je m’effondre sur le lit, le corps tremblant et haletante. Ma poitrine se soulève et s’abaisse à un rythme effréné et je ferme les yeux, laissant glisser faiblement mes mains sur les côtes de Jun. J’étais complètement vidée de mes forces après ce torrent d’émotion. La main de Jun continue son mouvement pendant un moment avant de se retirer, ce qui me tire un tremblement. J’essaie de calmer mon souffle, prenant de grandes inspirations, faisant courir inconsciemment mes doigts sur le dos de Jun, lui tirant des frissons.
Je me demande ce qui allait ce passé maintenant. Puis je me rappelle la présence inconfortable du collier de cuir autour de mon cou. J’ouvre légèrement les yeux et croise le regard de Jun. Qu’allais-tu faire de moi, Jun Onee-sama?




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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Dim 17 Juin - 16:44

Je l'observe se tendre délicieusement, alors que d'un dernier aller et retour je l'envoie planer au septième ciel. Je la sens trembler adorablement et se serrer plus encore contre moi pour mieux se laisser tomber, une fois l'orgasme passé.
Dieu, quelle exquise enfant ~ Je me pourlèche mes babines humides et gonflées par leurs assauts et me penche vers mon faible gibier. Mes doigts tire légèrement sur la lanière de la laisse et je me décide enfin à la lui ôter, sans pour autant enlever le collier qui enserre son joli cou.
Des doigts parcourent délicatement mon dos et me font frissonner tandis que je plonge mon regard dans le sien, interrogateur et épuisé. Qu'allons-nous donc bien pouvoir faire avec cette demoiselle maintenant ? Elle était du genre à se jeter dans les bras du premier venu sous prétexte d'avoir un peu de compagnie. Mon attention se reporte sur son nouvel accessoire.
Je me lève soudainement et quitte mon lit défait, frissonnant de quitter une si douce source de chaleur. J'ouvre la porte de mon armoire, sors ma valise qui y reposait depuis plusieurs semaines et lui dérobe son cadenas pour retourner l'attacher au collier de ma nouvelle possession.
Je saute carrément sur Ryuko, lui vole un bref baiser et l'enchaîne finalement, un léger cliquetis s'élevant brièvement dans les airs.

-Maintenant tu es à moi ~

Je vérifiais que le cuir ne l'empêchait pas de respirer en passant un doigt dans l'encolure et souris malicieusement. Un peu serré mais je pense que ça devrait aller. Le principal c'est que tout prédateur qui puisse lui tourner autour sache qu'elle était mienne et qu'elle était, de ce fait, intouchable. Les gens ne pouvait pas se permettre de poser leurs mains crasseuses et lubriques sur cette peau blanche que mes lèvres avaient embrassée.
Je remonte les couvertures sur nous et m'allonge contre ma beauté pâle épuisée avant de déposer un baiser contre sa tempe. Moi qui avait chercher jusque là quelqu'un pour assurer ma protection, voilà que j'offrais la mienne à une étrangère qui brillait par sa naïveté et son innocence.
Je soupire. Disons que c'était donnant-donnant : Son corps contre l'assurance de sa sécurité. J'allais avoir du pain sur la planche ...

-Fidélité et obéissance : Tout ce que je demande en échange de ma compagnie et de ma protection.

Je ramène ses longs cheveux en arrière et l'embrasse une dernière fois, dévotement.
Il fallait que je mette les choses au clair, avant qu'elle ne flanche et ne tombe de sommeil. Qu'elle ne se fasse pas de mauvaises idées sur mes intentions. Que l'on soit bien d'accord sur les termes du "contrat" que j'avais soumis sans son avis et sans arrières pensées. Honnêteté et bienveillance.

-Nous ne sommes pas ensemble. Tu es simplement sous ma tutelle, compris ?

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MessageSujet: Re: Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]   Dim 17 Juin - 20:04

Alors que je reprenais lentement mon souffle, Jun retire finalement la laisse du collier, le posant hors de vue. Le collier, lui, resta en place. Non, elle ne me l’enlèverait pas. Je lui jetai un regard interrogateur. Elle semble avoir pensé à quelque chose car elle se leva brusquement et se dirigea vers une armoire et elle farfouille un moment. Je fixe le plafond, l’esprit en ébullition. Qu’allais-je faire maintenant? Devenir sa bête? Me battre pour ma liberté? Me soumettre? Je soupire et ferme les yeux. Je n’avais aucune idée de ce que je devrais faire. Ma conscience elle, savait : fuir. Loin d’ici. Partir.
Une idée me traverse l’esprit. Et si je partais… de cette façon? De la façon dont on ne revient pas? Se glisser dans la noirceur d’un sommeil interminable pour ne plus jamais revenir? Oui, cette perspective était très tentante. À quoi bon se battre lorsqu’au final, on n’avait rien en retour? Pourquoi me battre quand je ne faisais que m’enfoncer de plus en plus dans des problèmes? Pourquoi ne pas simplement…glisser, partir, sans un regard en arrière, pour me faire oublier? Ce n’est pas comme si quelqu’un se rappellerait de moi.
Une soudaine envie de jouer du violon me prend et je regrettai de ne pas l’avoir avec moi. Comme j’étais incapable d’exprimer mes sentiments par moi-même, je les criais, je les faisais résonner par les cordes de mos instrument, créant des mélodies mélancoliques tandis que mes doigts experts tâtaient les cordes. Avec mon violon, je criais au monde qui j’étais vraiment. Mais très peu de personnes comprenaient le message subtil qui se glissait dans la mélodie. Les autres étaient simplement perdus dans la beauté de la musique, sans chercher à en comprendre le sens.
C’est le retour de Jun qui me sort soudainement de mes pensées. Sans avertissements, elle me saute dessus et, instinctivement, j’entoure sa taille de mes mains. Elle se penche vers moi et m’embrasse brièvement puis j’entends un léger cliquetis. Lorsqu’elle se recule, je peux voir le cadenas à mon collier.

-Maintenant tu es à moi ~

Je la regarde sans rien dire. Puis elle passe un doigt sous mon collier, probablement pour vérifier qu’il n’était pas trop serré, puis elle sourit malicieusement. Je passe moi-même un doigt sous le matériau, satisfaite de voir que je pouvais toujours respirer librement malgré le fait que le collier était quelque peu serré.
Jun se déplace à mes côtés et soulève les couvertures pour nous couvrir, collant son corps contre le mien, me tirant un soupir de bien être. J’aimais la sensation de son corps contre le mien, et sentir sa chaleur contre ma peau était comme une drogue toute nouvelle pour moi. Je me blottis contre elle, posant ma tête sous son menton et entourant son corps de mes bras frêles. Elle m’embrasse sur la tempe et je ferme les yeux, écoutant le rythme des battements de son cœur.

-Fidélité et obéissance : Tout ce que je demande en échange de ma compagnie et de ma protection.


J’ouvre les yeux et lève légèrement la tête vers elle. Fidélité et obéissance? Pour quoi exactement? Et pourquoi moi? Et pourquoi voudrait-elle me protéger? Je reposai ma tête contre sa poitrine, fronçant les sourcils. Pourquoi perdrait-elle son temps à me protéger moi, une moins que rien, une incapable de la vie, une erreur de la nature? Je n’ai vraiment aucune idée.

Elle passe sa main dans ma chevelure, ramenant mes longs cheveux blancs vers l’arrière et ses lèvres m’embrassent une fois de plus. Je fixe le mur alors qu’elle me dit :

-Nous ne sommes pas ensemble. Tu es simplement sous ma tutelle, compris ?

Ainsi donc, j’avais raison. Je n’étais, une fois de plus, qu’un objet qu’on jetterait une fois qu’il ne serait plus utile. Je n’étais pas surprise. Ça avait toujours été ainsi, depuis que j’étais assez âgée pour courir d’un sens puis dans l’autre. Je reste silencieuse un moment, considérant ses paroles dans ma tête. Me pensait-elle si vulnérable? Je grogne intérieurement. Probablement. Après ce qui s’est passé aujourd’hui, elle doit me prendre pour une pauvre demoiselle sans défense qui ne cherche que la protection chez les autres. Mais j’étais loin d’être faible. Je savais me défendre. Je n’étais pas la meilleure combattante de ma classe d’arts martiaux pour rien. Jun m’avait seulement surprise dans un moment de faiblesse, qui m’arrivait que très rarement d’ailleurs.
Une pensée me trotte dans la tête et je la tourne et la retourne dans tous les sens dans mon esprit. Puis je prends une décision. Je ne fais pas parts de mes pensées à Jun, elle n’a pas besoin de savoir à quoi je pense. Une détermination nouvelle se forme en moi. J’avais trouvé un but. Un sens, quelque peu étrange soit-il, à ma vie. J’hoche finalement la tête pour accepter ses termes, comme si j’étais soumise. Mais dans mon regard brillait une détermination nouvelle que Jun ne voyait pas. Si elle voulait me protéger, soit. Mais je ne resterai pas là les bras ballant. Non. J’allais lui rendre la pareille. Je me fis un serment intérieur. Je jurai, sur mon sang, de protéger Jun au péril de ma vie, peu importe ce qui arriverait. Je sais, c’était peut être drastique, mettre ainsi ma vie entre les mains de Jun. Mais je me disais que, tant qu’a être à Undai, pourquoi ne pas trouver une motivation? Un but? Je ferme les yeux et repose la tête sur sa poitrine, prenant une inspiration.

- Je comprends, Jun Onee-sama…





END

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Ce n'est pas en courant qu'on fuit ses problèmes, ça non! [Yuri! NC-16]

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