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 On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?

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Alyssa Erstein

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MessageSujet: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Dim 18 Mar - 15:32

Je marchais. Ce qui étais déjà bien. J'étais enfin arrivée. J'avais enfin accès à une ébauche de vie. Un croquis, du moins. Mon voyage avait été... plutôt... bien ? Dans la mesure où à chaque fois que quelqu'un m'adressait la parole, je changeais de siège, ou détournait le regard. Surtout que je ne comprenais absolument rien au panneau d'ici. Je suis Russe, pas Japonaise. Néanmoins, j'avais réussi à m'en sortir un minimum avec l'aide d'une sorte de... guide de la langue que j'avais trouvé au fond du carton. Je ne vous explique pas à quel point j'ai été étonnée quand à la compagnie aérienne, il m'ont informé que mes billets étaient déjà réservés. Je n'avais rien payé du tout. Ni pour le train, ni pour l'avion, ni pour le taxi ou le bus. Par contre, avec l'argent... "emprunté" à l'orphelinat, j'avais pu, pour la toute première fois de ma vie, avoir un téléphone haut de gamme avec traducteur vocale, écrit, et pleins d'autres choses hyper utiles. Que je ne savais pas utiliser. En fait, dans la notice, je ne m'étais concentrée que sur le "Fonctionnalités du Traducteur" avant de le jeter. Encore une fois, j'avais failli faire un arrêt cardiaque quand on m'avait annoncé que j'avais déjà souscrit un abonnement. Soit quelqu'un lisait dans mes pensées, soit cette école prévoyait les moindres mouvements de ses élèves. Au final, j'avais passé mes presque 24h de voyage dans des coins isolés, feuilletant mon Guide du Japonais. Ça n'avait pas été trop compliqué d'apprendre les bases de la langue, avec une mémoire photographiques et beaucoup de temps. Alors, maintenant, je pouvais parler avoir une véritable conversation avec un habitant. Bon, il ne fallait pas exagérer, je n'aurais jamais l'accent, et encore moins l'intonation, et je ne connaîtrais jamais le jargon, mais au moins, je pouvais me débrouiller seule dans ce pays inconnu.

C'est pour ça que j'avais réussi à comprendre (enfin, je crois... Je ne sais pas encore si elle me disais de ne pas déranger la directrice, ou d'aller la voir directement...) que je devais me rendre auprès de personnes importantes... Du genre du dirigeant de l'établissement, ou le Conseil des Étudiants. Je crois. Je marchais donc dans les couloirs, repassant en boucle les informations qu'on m'avait donné, baissant la tête au moindre croisement de regards, et finalement, frappait doucement à une grande double-porte en bois massif, d'un marron presque noir. Ayant entendu un bruit étouffé à l'intérieur, je me décidais à entrouvrir la porte et a enter doucement. Alors, maintenant, expliquez-moi comment je vais faire pour engager une conversation avec une des personnes les plus importantes de l'Académie, alors que je hais parler aux autres ? Très bonne question. A laquelle je devrais m'empresser de répondre.
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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Lun 19 Mar - 18:32

C’est larmoyant de voir tant de pourritures dans ce monde, c’est triste de voir que toutes ces pourritures se prennent pour des fleurs, et c’est encore plus déprimant de voir que ces fleurs croient sentir bons. J’aurais pleuré si j’avais pu le faire, j’aurais hurlé l’injustice en voyant cela si j’avais la voix pour, mais non, ma place à moi était telle que je ne pouvais faire que regarder sans bouger, sans parler. Croyez-vous en Dieu ? Croyez-vous qu’une puissance divine pourrait supprimer ces ordures qui me gâchent tant le paysage ?

Cela fait longtemps que je suis dans l’Académie Undai à regarder les élèves venir et partir, cela fait longtemps que je les considère comme des déchets sans pour autant en dire un mot à qui que ce soit. Je ne me plains pas de ma situation … Je n’en ai pas le droit. Cela fait longtemps également que j’ai cette apparence d’une gamine de seize ans … Quand était-ce la dernière fois que j’eus revêtit ma véritable apparence ? Depuis peut être une dizaine d’année sans doute … Que se passerait-il si je redevenais normale à présent ? A quoi allais-je donc ressembler ? Quel âge ai-je seulement en réalité … Moi-même je ne le sais plus.

Toi … toi qui m’a fait ça, sais-tu qui je suis réellement, dis moi pourquoi tu m’emprisonnes ici, dis moi pourquoi ma liberté ne peut s’étendre par de là ces murs ? Pourquoi m’avoir promis un avenir si finalement je me retrouve attachée à une laisse que tu tiens serrée autour de mon cou ? Dead Master … Pourquoi m’avoir sauvé pour finalement m’esclavager ?

J’étais assise sur le bureau de la directrice, mes jambes ne touchant pas le sol, je m’amusais à les balancer d’un air enfantin sans pour autant marquer l’amusement sur mon visage. Ce n’est qu’en entendant le grincement de la chaise se trouvant derrière moi que je me décidais à parler. Parler … mais parler pour dire quoi ? J’avais beau me ressasser cette histoire des centaines de fois dans ma tête, elle ne me laissera pas partir, elle ne me laissera pas visiter ce qu’il y a en dehors de l’Académie. J’avais mon rôle ici, et je ne pouvais pas quitter mes fonctions.

- Je te hais, Ayame Eimin.

Comme réponse, je n’eus qu’un petit gloussement de la dénommée Dead Master. Personne ne connaissait son vrai nom, et je suppose que ce ne sera pas de si tôt qu’on le sache à vrai dire. Je me demande moi-même comment je suis au courant, sans doute lors d’une de nos grands moments de discutions. Je voulu répliquer à son gloussement, mais je n’eus pas le temps car la porte de son bureau s’ouvrit après qu’un petit bruit signalant que quelqu’un toque se fasse entendre. Regardant en coin le siège tourné de la directrice, je me demandais si elle comptait faire un signe de sa présence à la nouvelle venue.

Nouvelle venue qui ne se présenta pas et ne nous, ou plutôt ne me salua pas. Bien que je sois la seule visible, j’espérais dans mon fort intérieur que celle-ci ne me prenne pas pour Dead Master. Non pas que cela me dérangerait, disons plutôt que j’en serai exacerbée.

- Puis-je …

Laissant ma phrase en suspens, je détaillai des yeux la fille se trouvant devant moi. Maigre, petite et moche. Parfait. Non, ce n’était pas vraiment le cas, c’était juste ma manière à moi de décrire les gens, les ordures, les déchets, les pourritures de ce monde. Elle était blonde … ou brune ? Va savoir, mais son teint pale ainsi que son visage droit me disait qu’elle n’était pas Japonaise. Voilà encore une énergumène sortie d’un autre pays.

- … Savoir qui tu es, Ojou-San ?

HRP: Ne poste pas directement :) Dead Master postera avant ^_^

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Lun 19 Mar - 20:40

Comme à mon habitude je me trouvais dans mon bureau. La fonction de directrice m'obligeait presque de rester enfermée pendant des heures assises devant un tas de paperasses. Après tout, gérer une Académie de cette taille avec des étudiants venu de par le monde, il fallait tout prévoir, tout enregistrer, réserver, ce n'était pas une partie facile de ce job. Sans oublier tout ce qui était administratif dans l'enceinte même de l'école. Passant par les étudiants turbulents et les examens constants à faire, il n'y avait pas le temps pour se reposer. Il fallait tout aussi dire, que ca ne me dérangeait pas tant que ça, au contraire, j'aimais ce travail. D'ailleurs, je ne considérai pas cela comme tel, mais plutôt comme un passe-temps, un hobby à plein temps. Je prenais plaisir à voir des nouveaux étudiants affluer en répondant positivement à l'invitation, ainsi que voir des anciens diplômés sortir d'ici avec une opportunité de vie meilleure ou tout simplement, innové et à envier. Car qui ne voudrait pas savoir matérialiser des armes à tout va, juste avec un claquement des doigts. Mais bien sûr pour faire le bien... Bien sûr... Comment cela pourrait être différent ? Cela ne le pourrait pas. Impossible. Après tout, tout élève de cette Académie en sortait parfait, à mon image, n'est-ce pas ? Tous mes petits étudiants étaient comme je le voulais, non ?

Plongée dans mes pensées idylliques, j'étais assise sur une chaise confortable, tournée vers la baie vitrée, de sorte à ce que je ne voyais pas la porte se trouvant derrière moi, ni même la personne qui était assise sur mon bureau avec un air penaud. Cette personne n'était autre que Yume, ma petite protégée, même si elle n'était plus si petite que cela. Mon étudiante préférée sans vraiment faire du favoritisme. Je me rappelle encore quand je l'ai découvert et amené dans Undai Gakuen, c'était tout aussi le meilleur et le pire jour de sa vie, mais à cette époque, elle ne le savait pas encore. Mais ça c'est une autre histoire...

Je souris tout en faisant apparaître des flammes vertes dans ma main. Je ne jouais pas vraiment avec mon pouvoir comme bon me semblait, non. Mais parfois voir cette couleur verte m’apaisait, ou m'excitait ou encore me motivait, cela dépendait du moment. Souriant en sentant l'air vibrer sous le balancement des pieds de ma chère Yume, je me demandais comment elle supportait mon ignorance à son égard, ou ma façon particulière de lui montrer mon attention aussi.

-Je te hais, Ayame Eimin.

Je gloussai en entendant le son si particulier de sa voix. C'était ma seule réponse à cette affirmation qui aurait pu me blesser, mais cela n'était pas le cas. Au contraire, je jouissais presque en l'entendant, cela m'amusait grandement. En plus de cela, c'était si rare que j'entende mon nom, que pour une raison obscure, je trouvai ça juste... hilarant. Je sentais sa frustration quand à ma réaction, et j’attendais déjà une remarque bien placée arriver de sa bouche comme un son annonçant la mort. Mais l'apocalypse fut stoppée par un petit bruit étouffé provenant de la porte. Je devinais aisément au silence étrange qui venait de s'installer que c'était une personne encore inconnue pour Yume, et donc de ce fait je devinais qu'il devait s'agir d'une nouvelle venue, une nouvelle petite chose venant agrandir la famille, venant faire partie de mes rangs.

-Puis-je …

Pendant ce laps de temps, je devinais que Yume était en train de juger et détailler un diagnostic sur la nouvelle arrivante.

- … Savoir qui tu es, Ojou-San ?

Comme je me le disais, elle avait une tendance particulière de s'adresser à des inconnus. Je me demandais si la nouvelle invitée allait prendre peur. Bon voyons comment Yume va se débrouiller sans moi pour ce cas là. J'allais surement m'amuser à regarder la scène un moment, juste parce que cela allait frustrer d'avantage ma protégée mais aussi cela allait être très, mais très hilarant. Malsaine moi ? Non jamais.

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Alyssa Erstein

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Lun 19 Mar - 23:29

J'étais sur le pas de la porte, face à une fille balançant ses pieds dans le vide, assise sur un bureau, et ayant l'air d'avoir environ mon âge. Je discernais aussi un fauteuil tellement énorme que je ne saurais pas qui étais assis dedans tant qu'il ne se retournera pas. Mon regard s'attarda un peu sur le visage inexpressif de la jeune fille, avant que je me décide à fixer mes pieds tandis qu'elle m'interrogeait d'un ton froid.

-Puis-je …

Elle me détailla comme on observe un objet bizarre, mais un minimum intéressant... Je me sentis brusquement gêné par cet "examen", mais contînt de justesse mon trouble.

- … Savoir qui tu es, Ojou-San ?

Apparemment, bûcher pendant des heures cette langue que je trouvais beaucoup plus facile que le Russe, avait payé. J'avais compris, avec certes, un léger temps pour réfléchir, mais ce qu'elle avait dit avait un sens, pour moi, et j'espérais que c'était le bon. Si je ne me trompais pas, "Oujou-san" était... synonyme de "Jeune fille"... Je composais rapidement mes phrases mentalement, histoire de ne pas passer vingt minutes à réfléchir à tel ou tel mot, et répondit d'une voix mal assurée, un peu rauque, du fait de n'avoir pas parlé depuis plusieurs heures. Voir plusieurs jours. Je m'appliquais, en espérant que mon accent russe ne transparaîtrait pas trop, tentant de prendre appuis sur l'intonation des différents passants que j'avais entendu parler, sans trop me forcer, afin de ne pas avoir l'air d'une touriste qui veut se faire passer pour une japonaise.

- Je m'appelle Alyssa Erstein.

Je fus presque surprise d'avoir réussi à lui donner mon nom. J'avais eu peur que ma voix se bloque au dernier moment, et que je n'arrive pas à sortir un son. J'évitais de détailler la jeune fille aux longs cheveux noirs, dont l'attitude m'intimidait. J'ai beau paraître je m'en foutiste, au fond, j'ai peur de l'inconnu. Donc du monde qui m'entoure. Je fis un pas de plus à l'intérieur de la pièce, et enfilait ma neutralité comme un costume.

- Désolée du dérangement, mais... Non, en fait je ne peux pas être désolée,
ajoutais-je un peu pour moi-même, je n'ai rien fait de mal, mais je souhaiterais parler à...

Là. J'attendais ça. Cet horrible phénomène. Ma voix disparut soudainement totalement. Je raclais ma gorge discrètement, et essayais de continuer ma phrase, persuadée que ce n'était que psychosomatique, je tentais de me convaincre que tout allait bien. Au bout d'environ dix minutes d'essais infructueux, durant lesquels, j'en étais sûre, la jeune fille devait soit me fixer comme si j'étais une arriérée mentale, soit en se bidonnant, j'abandonnais et fouillais dans mon sac à a recherche de mon carnet, interdite, bien qu'affichant un air neutre sur mon visage pâle. Une fois que je l’eus en main, j'attrapais un stylo dans la poche de ma veste et écrivis ma phrase en anglais, et en dessous, je traçais doucement des caractères japonais. Oui, depuis environ deux heures, je suis trilingue, et je savais écrire le japonais ainsi que l'alphabet arabe. Je le montrais ensuite à la fille en face de moi, ignorant totalement l'expression présente sur son visage.

" ... A quelqu'un qui pourrait me donner des informations. Pardon pour l'extinction de voix, ça va passer, dans... un moment. "

J'ai eu beaucoup de temps, durant mon voyage. Trop de temps.
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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Mar 20 Mar - 0:03

- Je m'appelle Alyssa Erstein.

Alyssa … Erstein. Ce n’était en rien un nom Japonais, il sonnait légèrement Allemand dans mes oreilles, mais une petite touche des pays de l’est y mettait son grain de sel. Je n’aimais déjà pas les Japonais, imaginez seulement ce que je pouvais penser de ceux qui venait d’au delà nos mers. Oui, je sais, il n’y a qu’à regarder plus haut. Cependant, ce qui me dérangeait le plus à cet instant précis, fut le silence de Dead Master, comptait-elle vraiment faire comme si elle n’était pas là ? Non pas que je n’avais pas envie de me coltiner cette nouvelle à l’accent bizarre, mais c’était tout comme.

- Désolée du dérangement, mais... Non, en fait je ne peux pas être désolée, je n'ai rien fait de mal, mais je souhaiterais parler à...

A qui donc ? Je ne compris pas directement que celle-ci venait d’avoir un beug cerveau, continuant à la fixer en attenant une quelconque continuation, je soupirais intérieurement en me demandant quelle genre de demeurée j’avais en face de moi. Voilà ce qu’il en coûte d’envoyer des invitations à n’importe qui, on ne sait jamais quel genre de spécimen le monde va nous apporter. J’avais déjà pensé à supprimer cette stupide idée d’envois à un inconnu, mais Ayame trouvait cela plus qu’amusant, comme elle le disait elle-même « On ne choisit pas sa famille », cette famille que nous étions tous à Undai. Une famille bien pourrie, entre des crétins qui se prennent pour des Dieux, et d’autres qui croient encore que le père noël est un personnage réel, nous ne sommes pas sortir d’auberge.

" ... A quelqu'un qui pourrait me donner des informations. Pardon pour l'extinction de voix, ça va passer, dans... un moment. "

Ce n’est qu’une bonne dizaine de minutes plus tard, qui semblait être des heures pour moi que la fille se décida à communiquer. Bidouillant quelque chose sur un bout de papier avant de me le tendre je pus lire avec ennui que la … chose venait tout simplement de perdre sa voix.

- A quelqu’un qui pourrait me donner des informations. Pardon pour l’extinction de voix, ça va passer, dans un moment.

Je venais de répéter mot pour mot ce qu’il était écrit sur le papier de manière à ce que la femme se trouvant derrière moi puisse comprendre ce qu’il se passait. Bougeant enfin de mon bureau, j’atterrissais souplement sur le sol avant de m’avancer vers la fille et de lui rendre son torchon. Je voulu lui sortir tout ce que je pensais dans la gueule d’une traite, mais je me retenu de faire peur à ce déchet en l’ignorant royalement.

- Je ne suis pas … Pas apte à aider. Je n’aide pas, demande à quelqu’un d’autre …

Avançant vers le siège retourné de la directrice, je me plaçais juste devant Ayame en la regardant de haut en bas. Aucun sourire, aucun clignement d’œil en vue de son air plus qu’amusé, d’un mouvement brusque mais gracieux, je fis tourner son siège. Permettant ainsi à la dénommée Alyssa de voir enfin la Directrice de l’Académie.

- Ce … ce n’est pas mon travail. Je garde les lieux, je ne m’occupe pas des ordures, ma fonction d’éboueur n’a toujours pas été « activée », Dead Master.

Ces mots étaient adressés à la directrice, et non pas au piquet se trouvant au milieu de la pièce. Retournant à ma place se trouvant sur le bureau, je grimpai doucement jusqu’à ce que je sois bien installée. Pointant du doigt un siège se trouvant à un mètre devant moi, je demandai à la … fille de s’y asseoir.

- Prends place … Alyssa-San.

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Mer 21 Mar - 13:42

Je ne dus pas attendre longtemps pour savoir qui était la nouvelle venue se trouvant dans mon bureau, devant la pire asociale peuplant cette planète. Je pourrais presque être compatissante quant à la position de cette jeune fille se lançant dans l'inconnu, mais je savais aussi que ce n'était pas évident pour Yume que de répondre et réagir quand aux paroles de Alyssa. Étirant mon sourire, j’adorai, je prenais plaisir à voir, ou plutôt entendre cette scène. Plus cela continuerait, moins je voudrais dévoiler ma présence. D'ailleurs parlant de Alyssa.... Je ne pris pas beaucoup de temps pour déterminer qui était cette personne. Une jeune fille russe sortie d'un orphelinat, par mes soins. Pauvre petite chose que, en sainte que j'étais, j'ai sauvé des griffes des méchants. N'était pas ce une magnifique image à me donner ? En temps que sauveur des âmes en peines ? Mais bien sûr que si, l'ange déchu venant libérer les âmes plongées dans les ténèbres. Bon sang, j'étais la meilleure et de plus je faisais le bien ! Arrêtant de délirer quand à ma bonté innée, je me reconcentrais sur les paroles de Erstein, qui par la même occasion m'impressionnaient. J'ai bien étudié son dossier, et je savais pertinemment qu'elle ne connaissait pas notre langue, l'aurait-elle appris en si peu de temps ? C'est ce qui me semblait le plus évident dans toutes les suppositions que je pouvais faire, après tout elle était intelligente non ? Encore une petite au QI démesuré pour faire valoir la renommée de l'Institut. Non ! Il ne fallait pas penser que j'installais dans ma demeure que les surdouées, question d'avoir un nom bien fort pour mon académie, du genre « Undai Gakuen un endroit qui fait sortir des génies d'entre ses murs ». Non loin de là mon idée, la preuve ? Je recrute un peu de tout ici. Pourquoi donc ? Parce que une famille se crée sur des différences. Une belle famille avec des origines différentes, un lieu ou tout le monde s'aime. Il faudra que j’ y pense à la prochaine fête de Saint-Valentin, des cœurs, des cœurs partout, des bonbons rouges en forme de cœur... Sublime non ? Ou noir... ou vert alors ! Oui des cœurs verts ! Vraiment intéressante comme idée, n'est-ce pas ? J'en ferai par à Yume par la suite, pour voir ce qu'elle en pense.

- Désolée du dérangement, mais... Non, en fait je ne peux pas être désolée, je n'ai rien fait de mal, mais je souhaiterais parler à...

étrange façon de s'exprimer, mais cela reste tout aussi intéressant, il y a juste ce silence qui suivit, et qui tint ma curiosité et mon impatience aux augets, qui m'a quasiment valu enlever ma couverture de la non-présence. Parle à qui ? À la déesse, à la grande et suprême directrice de cet magnifique établissement ? À la plus gentille femme au monde ? J'étais prête à tout entendre. Mais mes espérances s'envolèrent avec la voix monotone de Yume.

-A quelqu’un qui pourrait me donner des informations. Pardon pour l’extinction de voix, ça va passer, dans un moment.

Oh et moi qui croyais qu'elle cherchait un bon mot pour me définir. Yume tu viens de briser mes rêves, je te le ferai payer après cette rencontre. Mais pour le moment, il fallait gentiment informer cette charmante personne que je voulais découvrir par la suite. Que voulait-elle savoir ? Où son les dortoirs ? Quand commençaient ses cours ? Comme je m'appelle peut-être ? Je suis une source de toute information qu'elle veut savoir, alors allez y pose les, et je te dirai tout ce que tu veux savoir.

Comme je m'attendais... ou plutôt non, je ne m'attendais pas à ce que Yume, après avoir clairement dis qu'elle n'était pas assez intelligente pour répondre aux questions de la jeune russe, se plaça devant moi. Mon sourire toujours tracé sur mon visage, je sentis ma chaise pivoter vers la direction de la porte me faisant par la même occasion découvrir ma nouvelle élève. Des trais fins, cheveux bruns ou presque, des yeux verts,... Oh oui ! Des yeux verts, magnifique, j’espérai qu'elle aimait ses yeux. Non, je n'étais pas fanatique de cette couleur... Ou presque.

-Ce … ce n’est pas mon travail. Je garde les lieux, je ne m’occupe pas des ordures, ma fonction d’éboueur n’a toujours pas été « activée », Dead Master.

Je regardais Yume s’installer à sa place initiale. En affichant une petite mine boudeuse, je fis un signe ennuyé de ma main crochue, avant de sourire à la jeune fille qui prit place sur une des chaises qui se trouvaient dans le bureau. Je voulais me présenter toute seule, mais on dirait que cela ne serait plus possible. Mais bien sûr que si, j’allais faire comme si Yume n'avait pas parlé, ce serait tout aussi bien. Oui voilà, très bonne idée ! Affichant un sourire chaleureux, je m'exclamais gentiment.

-Je suis ravie de te voir en ces lieux Alyssa-San, je suis Dead Master, la directrice de Undai Gakuen. Ainsi que la personne la mieux placée pour répondre à tout ce qui te trotte dans la tête.

Je lui fis un clin d’œil amusé avant de poursuivre, mais cette fois d'un ton d'excuse bien feint. Tout en ignorant largement le fait que moi-même je ne me sois pas présentée dès le début.

-Excuse le comportement de Yume, elle n'a pas l'habitude des nouvelles rencontres.

Je pouvais tout aussi bien dire qu'elle ne sait pas parler aux gens autrement que comme si ils étaient des objets. Ou qu'elle était une asociale, ou juste... Enfin, dans ces cordes là. Je pourrais toujours lui demander de s'excuser auprès de Alyssa-San pour ses mots des moins agréables ? Mais je doutais bien qu'elle allait le faire... Peut être que sous torture je saurais la persuader ? Non ? Soit ! Mettant mes coudes sur le bureau et posant mon menton sur mes mains, je plongeai mon regard dans celui, verts de Alyssa. Voyant son air neutre, je souris à nouveau. Me rappelant que la jeune fille à perdu sa voix pour je ne sais quelle raison, je fis signe à Yume de bouger de sa place avant de demander à Alyssa si elle ne voulait pas quelque chose. Ou plutôt lui intimant de prendre ce que je lui offrais.

-Yume, fais du thé à Alyssa-San.

Maintenant la question c'était si ma chère protégée allait se montrer coopérative ou non. Et si par un quelconque miracle, elle allait faire ce thé, la question serait si elle n'aurait pas mit du poison dedans. Ce serait embêtant pour moi, trop de paperasse pour un décès, ca ne me faisait pas du bien Peu importe, j'avais plus important sur la planche pour le moment.

-Prends ton temps Alyssa-San, et quand tu sauras ce que tu veux me demander, je t'écouterai.

C'était une autre façon de dire que je l'écoutais et qu'elle pouvait me poser ses questions sans attendre. Ou alors, je lui dis qu'elle me fait trop attendre et qu'elle aille voir le conseil des étudiants ? Oui, mais le conseil était là devant elle aussi. En attendant, j'allais la fixer intensément dans les yeux pour, peut être avec un peu de dextérité, lire en elle comme dans un livre ouvert. Quelle métaphore.

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Mer 28 Mar - 19:47

HRP : Désolée du retard, promis juré la prochaine fois, je me fouette >o<

Ciel... Je me demandais combien l'école avait dépensé pour meubler cette pièce. La seule fenêtre était une énorme baie vitrée qui laissait entrer la lumière à flot, et un grand fauteuil retourné était disposé devant un bureau en bois. J'avais presque peur de salir l'air, tellement l'endroit dégageait une sorte de... propreté noble. Je veux dire, je n'avais jamais vraiment été en présence de la modernité et du luxe, et je n'avais pas de souvenirs de mon enfance en Russie. Jusque là, je n'étais presque jamais sortie de l'Orphelinat, et croyez-moi, ce n'est pas le plus bel endroit du monde, c'est même le plus moche, le plus horrible, et le plus crade. Une chance que lors de mon vol en correspondance, j'ai eu le privilège de passer une nuit dans un hôtel dont les suites coûtaient tellement cher que sur l'instant, je m'étais demandé si ce n'était pas la date de fondation du bâtiment... Enfin, tout cela pour dire qu'une bonne douche avec de l'eau chaude, ça change tout une vie. Et un lit moelleux aussi. Je sortis de ma rêvasserie idiote en entendant la voix froide de Killer Eyes - oui, un voyage de la Russie au Japon, c'est long, alors j'ai appris à parler Anglais, pour m'amuser... - me répondre qu'elle n'était pas assez compétente pour me renseigner. Quoi ? Il faut être un génie pour m'aider ? Je veux dire, plus débile que moi, tu meurs... Et elle me dit de demander à quelqu'un d'autre... Mais qui ? Le peu d'étudiants que j'avais croisé dans les couloirs jurait dans des tenues bizarres, d'autres semblait sur leur petit nuage, d'autres encore faisait apparaître des objets dangereux pour ma santé au moment où j'avançais, et pour finir, j'avais failli mourir parce que j'avais bousculé un garçon qui semblait être le Dieu de cette Académie. Sont-ils tous fous ? Entre demander de l'aide à un frigo, ou bien m'agenouiller devant un échappé d'asile psychiatrique, je préférais aller voir dans le bureau de la Directrice. Ce que j'avais fait. Pour arriver à ça. Je suivis des yeux la jeune fille aux longs cheveux d'ébène qui se plaça derrière le fauteuil de ministre, dos à la baie vitrée, avant de le faire tourner soudainement, dévoilant une femme assise dedans, l'air vaguement intéressée et très amusé. Attendez... Était-elle à depuis le début ? Ma parole, en fait, j'étais complètement idiote, quand j'avais pris l'avion, bonne chose à savoir, désormais, j'éviterais les voyages.

- Ce … ce n’est pas mon travail. Je garde les lieux, je ne m’occupe pas des ordures, ma fonction d’éboueur n’a toujours pas été « activée », Dead Master.

Son travail ? Garder les lieux ? C'était un doberman de bureau ou quoi ? Enfin, elle ne lui manquait plus que les aboiements, parce que son air tendu et froid me filait des frissons le longs du dos, et faisait mon pauvre petit cœur remonter jusque dans ma gorge brutalement comparée à un désert. Et puis, que signifiait son attitude cool et sa phrase qui voulait clairement dire "Je ne t'aime pas, je ne te supporte pas, mais je fais semblant parce que c'est comme ça...". Donc... au dernière nouvelles, j'étais une ordure. Cool. Super. Magnifique. Et elle un éboueur. Yep. L'adolescente retourna silencieusement s'asseoir sur le bord du bureau, et me pointa du doigt un siège situé devant elle. Oui, moi assis, j'ai compris.

- Prends place … Alyssa-San.

Vous croyez que si je lui dis que je préfère rester debout, elle va me déchiqueter ? Ou bien, elle va attendre encore un petit moment avant de passer la nuit dans ma chambre et de jeter mon corps dans un lac sombre et marécageux derrière l'établissement ? Je n'étais même pas sûre qu'il y ait un lac dégoûtant derrière l'école, par contre, mon corps et Killer Eyes, on était bien là, et j'aurais préféré une sombre légende de sorcière et des cris effrayants le soir, plutôt que croiser son regard. J'obéis à l'ordre - oui, j'assimile ça à un ordre, étant donné que ce n'était pas vraiment lancé sur le ton de la conversation agréable - de l'asociale flippante, en m'asseyant sur l'extrême bord de la chaise, nerveuse en profondeur, mais impassible en surface, et me contentais de poser mes mains sur mes genoux, en m'attachant à l'observation du visage de la personne en face de moi, qui semblait être, visiblement, la Directrice elle-même. Qu'est-ce que c'était, cette moue enfantine sur un visage adulte ? Étrangement, c'était familier et inconnu à la fois... Si toutes les Directrices mystérieuses d'Institut tout aussi mystérieux ont des expressions faciales étranges... Le monde court à sa perte. Soit. Elle me fixa et me souris. Je sursautais quand elle pris la parole, d'un ton joyeux et chaleureux.

- Je suis ravie de te voir en ces lieux Alyssa-San, je suis Dead Master, la directrice de Undai Gakuen. Ainsi que la personne la mieux placée pour répondre à tout ce qui te trotte dans la tête.

Ah, ah... Moi aussi, oui. Et sinon, vous aimez bien, vous cacher et observer les réactions de vos élèves face à cette fille ? Ahem. J'eus droit à un clin d’œil amusé, qui ponctua sa phrase, tandis qu'elle poursuivais avec un ton tellement... mielleux et doux, que j'oscillais entre le choix que 1) Elle face bien semblant et qu'elle se foute de moi et 2) Elle soit vraiment désolée, mais désolée, oui, désolée, et que ceci soit sa vraie façon de parler... C'est bizarre, je penche plus pour la proposition 1. Pas vous ? Ben ,tant pis.

- Excuse le comportement de Yume, elle n'a pas l'habitude des nouvelles rencontres.

Oh, Killer Eyes était en fait Yume. Autant pour moi. Joli nom... C'était "Rêve", en Japonais, non ? Je l'aurais plutôt classifier dans mes cauchemars mais chacun ses idées... Mais quoi, enfin, cette fille me faisait peur ! Et puis, ce que venais de dire la Directrice signifiait très implicitement : "Cette tarée est une impolie, asociale, désagréable, mais voilà, je la garde, ça peut être marrant !"... Voui, je suis très forte en ce qui concerne les messages subliminaux. Mes yeux suivirent les mouvements de la dénommée Dead Master, qui posa lentement ses coudes sur la table et me fixant droit dans les yeux. Je m'empressais de porter mon attention sur mes... mains. Ai-je déjà précisé que je détestais tout simplement croiser le regard des autres ? Je trouve cela horriblement embarrassant... Je n'eus même pas le temps d'attraper mon crayon, que la Directrice... euh... m'obligea ? A boire du thé que notre chère Yume allait nous préparer. Enfin me préparer. J'imaginais que la femme en face de moi ne se risquerait pas à avaler quelque chose destiné à me tuer, non. Était-elle au moins sûre que la psychopathe au cheveux noirs n'allait pas verser quelque chose de très corrosif et passablement mortel dans ce thé ?!

- Prends ton temps Alyssa-San, et quand tu sauras ce que tu veux me demander, je t'écouterai.

"Retrouves ta voix et parles.". Ah, désolée, mon sixième sens imagination à refait brutalement surface. Je relevais la tête et jouais avec mon crayon, mon bloc-note (oui, Killer Girl me l'avait remis...) en mains, me mordant la lèvre inférieur en cherchant quelle question j'allais lui poser en premier. Peut-être quelque chose du style "Où sont les Douches ?" ou alors "Comment se fait-il que des gens jouent avec des épées, dans le hall ?!" ou bien "Vous allez me tuer, ou commettre des expériences génétiques sur moi ?" ou encore "Et c'est quoi cette école ??"... J'hésitais très sérieusement, c'était certe banale, mais tout ce petit monde se bousculait dans mon esprit à la vitesse d'un TGV aillant déraillé. Je me raclais la gorge pour tester ma voix, et pendant de longues minutes, de petits toussotements vinrent chatouiller ma gorge. J'essayais de parler, mais ma voix était un peu cassée. J'aurais peut-être dû adresser la parole à ce gars à côté de moi, dans le train... Au moins, je me serais entraîné à parler, mais rester dans le silence pendant des années, c'est pas cool pour les relations sociales, après. Sentant que pour l'instant, mes cordes vocales étaient encore un peu fragiles, je me décidais à gribouiller un phrase sur mon carnet. Puis, alors que j'étais en train de l'écrire, ma bouche s'ouvrit comme sous l'impulsion divine (non, je ne suis pas croyante, mais les bonnes soeurs, au bout de quelques années, ça gave.) et une seule question en japonais fusa, dans le silence du bureau.

- Pourquoi ?

Ma voix était faible et mon ton tremblant, surtout que j'avais envie de m'auto flageller, mais comme prise d'une soudaine inspiration, je posais mon matériel sur mes cuisses et poursuivis, en explicitant un peu.

- Pourquoi moi, et pourquoi pas quelqu'un d'autre ? Quelqu'un d'important.

Soit. Je suis une imbécile.
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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Mer 28 Mar - 20:43

-Je suis ravie de te voir en ces lieux Alyssa-San, je suis Dead Master, la directrice de Undai Gakuen. Ainsi que la personne la mieux placée pour répondre à tout ce qui te trotte dans la tête.

Elle la regardait avec cet air pathétique, son sourire faux et narquois sur le visage. Qui pourrait croire que derrière son sourire mielleux et ses paroles endormantes, se cachait un monstre sans cœur. Oui, Dead Master n’avait pas de cœur, aucun, le néant, un trou noir et béant dans la poitrine. Avait-elle seulement déjà été « vraiment sincère ou amicale » pas à mes souvenirs, elle disait m’apprécier, m’aimer, me chérir, mais je n’étais pas assez conne pour gober ses mots sonnant tellement faux à mes oreilles. Elle se disait la personne la plus apte à répondre, qu’elle prenne déjà ses responsabilités envers l’Académie avant de parler. Qui passait des heures à travailler pour elle ? A réorganiser les classes, surveiller les gens, compléter les dossiers et ainsi de suite ? C’était moi évidement. Elle, elle faisait bonne figure à se faire passer pour une étudiante dans l’académie en cachant son identité, mais ce temps … il sera bientôt résolu.

-Excuse le comportement de Yume, elle n'a pas l'habitude des nouvelles rencontres.

Si je n’avais pas tant été coupé du monde, peut être que j’aurais pu moi aussi me faire des amis. Si elle ne m’avait pas obligé à sacrifier ce sentiment qui m’était si cher au par avant, j’aurais été une fille sociale, gentille et aimante. Mais ca n’est jamais arrivé, parce que mes mains son tachées de sangs, de victimes pauvres, des âmes souillées par ma puissance et ma folie. Je regardais la chienne devant moi prendre place avec cet air de dégoût que j’affichais si facilement sur mon visage. Quelle avait été son histoire, aussi tragique que la mienne ? Elle aussi avait été usée et violée comme un simple objet sexuel ? Non, personne n’a jamais subi ce que j’eus subi.

-Yume, fais du thé à Alyssa-San.

Me tournant en regardant Dead Master de travers, je me décidais de complètement ignorer cette personne en lui tournant le dos, croisant les bras, fermant les yeux et m’immobilisai sur son bureau. Faire du thé ? Et ramasser les poussières tant qu’elle y était ?!

-Prends ton temps Alyssa-San, et quand tu sauras ce que tu veux me demander, je t'écouterai.

Prendre son temps, c’était le moins qu’elle faisait, je ne sais pas combien de temps s’est passé entre la question de Dead Master et la réponse de la fille. Je la vis premièrement gribouiller sur son carnet, elle faisait encore l’autiste ? Soupirant en voyant cela, je me décidais de me bouger du bureau et me diriger vers un petit chariot sur lequel se trouvait un service à thé ainsi qu’une bouilloire. Faisant chauffer l’eau, je m’attelais à assortir les différentes plantes de thé dans un autre récipient. Une fois l’eau chaude et ma mixture finie, je déposais le tout sur le plateau et me dirigeais une fois de plus vers le bureau.

- Pourquoi moi, et pourquoi pas quelqu'un d'autre ? Quelqu'un d'important.

Je ne supportais pas cette question, pourquoi toujours demander si quelqu’un d’autre devrait être à notre place ? Si elle ne voulait pas être ici, elle pouvait tout simplement quitter les lieux et arrêter de me polluer mon air. Déposant une tasse chaude devant la directrice, j’en mis une autre sur le rebord du bureau en l’adressant à Alyssa. Oui, je peux être « aimable », parfois. N’aimant pas le goût du thé, je ne me fis pas une tasse, je préférais tout simplement croiser les bras, soupirer et répondre à la question de la chose :

- Tu n’as pas été choisie, ce n’est que par pur hasard que tu es ici. Tu as reçu la lettre et tu as accepté celle-ci. C’est tout, ne te crois pas spéciale ou unique, ce n’est qu’un coup de chance.

Avais-je été méchante ? Si c’était le cas, cela ne changeait pas de d’habitude. Je pouvais encore entendre les rires de Dead Master dans mon dos, non mais en plus elle se foutait de moi, la tête de gazon ?

- L’académie est bien … étrange. A toi de voir si tu te sens capable d’y survivre où non, au pire des cas, ton corps baignera sous peu dans les eaux entourant l’académie.

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Jeu 29 Mar - 12:25

- Pourquoi moi, et pourquoi pas quelqu'un d'autre ? Quelqu'un d'important.

Ce n’est qu’après un long moment d’attente que la nouvelle élève se décide à parler pour demander comment et pourquoi notre choix s’était porté sur elle, je savais que cela pouvait être décevant d’entendre que ce choix n’a été fait que par pur hasard, que nous ne trouvions rien de spéciale à cette fille et que finalement, si elle avait reçu la lettre, c’est qu’elle avait eut de la chance sur le coup.

- Tu n’as pas été choisie, ce n’est que par pur hasard que tu es ici. Tu as reçu la lettre et tu as accepté celle-ci. C’est tout, ne te crois pas spéciale ou unique, ce n’est qu’un coup de chance.

Le son froid de la voix de Yume résonna dans la pièce. Je pouvais sentir des piques de glace traverser la pièce à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, mais ce qui ne m’inquiétait pas n’était pas son ton, mais plutôt ses paroles. L’enfant devant nous n’avait déjà pas l’air à l’aise devant Yume, et à présent ? Notre but, du moins, mon but n’était en rien d’effrayer les gens et encore moins à être méchante avec eux.

- L’académie est bien … étrange. A toi de voir si tu te sens capable d’y survivre où non, au pire des cas, ton corps baignera sous peu dans les eaux entourant l’académie.

J’avalais ma gorgée de travers, voilà que Black Rock Shooter venait de dire de tout en blanc qu’elle n’en avait rien à faire de ce qu’il adviendra de la jeune fille si elle restait parmi nous, en lui présentant des exemples peu glorieux. Soupirons lourdement après une dizaine de secondes, je me relevais de mon bureau pour me placer cette fois-ci à côté de Yume, juste en face d’Alyssa.

- Ne t’inquiètes pas, ton corps ne finira pas dans la baie de Kyoto, Alyssa-Chan. Cependant, Yume a raison sur le point que tu as reçu cette lettre par hasard, mais cela ne veut pas dire que tu n’es pas spéciale. C’est en évoluant dans cette école que tu découvriras ce que tu vaux, en parlant de cela, je dois te demander de porter continuellement ceci avec toi. Ne les perds jamais.

Lui tendant une petite boite dans laquelle se trouvait un paire de boucle d’oreille azurée ainsi qu’un bracelet en argent sur lequel des petits pierres bleues étaient incrustées dans la chaîne de celui-ci, je repris la parole pour lui demander :

- Tu as besoin de ceux-ci pour te matérialiser, tu peux choisir si tu préfères la chaîne ou les boucles d'oreilles, Alyssa-Chan.

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Jeu 29 Mar - 23:33

D'accord, dans le langage du corps, croiser les bras en tournant le dos à une personne signifie le refus. Yume venait donc de refuser de faire du thé. Elle tenait peut-être un peu à ma vie, finalement... Ou pas. En tout cas, on avait l'impression qu'elle était passablement indignée par les ordres de Dead Master. Enfin, du moins, pas pour longtemps. Elle finit tout de même par se lever en soupirant, et alla saisir une bouilloire. Une fois qu'elle eut fini son affaire, elle revînt enfin vers le bureau en déposant du bout des doigts une tasse devant moi, et la Directrice. Si je te dégoûte, cher Killer Eyes, fait-le moi savoir, surtout. Mais elle avait eu l'extrême gentillesse de me préparer du thé, en plus, de ne pas me tuer, donc j'imaginais qu'il n'y avait pas de quoi me plaindre, pour le moment. Et puis, même si il y avait eut matière à râler, je ne l'aurais pas fait. Quoi qu'il en soit, ma question eut l'effet de l'énerver souverainement. Elle croisa les bras et répondit d'un ton si dure que j'eus l'envie soudaine de prendre mes jambes à mon cou et de retourner à l'Orphelinat. Envie qui passa bien vite quand je pensais à ce qui m'attendrait comme jolie correction si je me pointais là-bas.

- Tu n’as pas été choisie, ce n’est que par pur hasard que tu es ici. Tu as reçu la lettre et tu as accepté celle-ci. C’est tout, ne te crois pas spéciale ou unique, ce n’est qu’un coup de chance.

Ah, d'accord, merci pour l'explication. Et pour la douche froide, j'avais un peu chaud, là. Bon, cela confirmait mon impression que la Directrice (ou la personne qui envoyait les "invitations", du moins) était une personne folle, gamine, et... irresponsable ? Je ne sais, je ne la connais pas, peut-être que oui, ou peut-être que non. C'était sûr que Yume avait été un peu - voir beaucoup... - brutale, mais ce n'était pas le fait de savoir que je n'étais rien, pas même un petit morceau de papier sur la banquise, qui me démoraliserait. J'en avais conscience. Je savais que j'avais eu une chance monstre, que n'importe qui d'autre aurait pût tomber sur ce colis. Mais voilà, c'était moi qui l'avait eu, mais je n'étais toujours rien.

- L’académie est bien … étrange. A toi de voir si tu te sens capable d’y survivre où non, au pire des cas, ton corps baignera sous peu dans les eaux entourant l’académie.

Merci chère Yume, tu es la fille la plus ravissante, la plus gentille, et la plus agréable avec qui j'ai discuté de toute ma vie. En même temps, tu étais la seule, donc... Alors il y avait vraiment un marécage empli des corps en putréfaction de pauvres étudiants qui avaient eu le malheur d'affronter le regard de glace et le rire de psychopathe de ces deux femmes. J'ai une imagination débordante, mais une technique de survie imparable, on compense comme on peut, non ? Même si les paroles de l'adolescente en face de moi m'effrayaient un peu - dans un sens, n'importe quel pauvre gamin peut arriver ici, alors qu'il n'a, en général, rien demandé - ce n'était pas mon soucis principale, parce que quand quelque chose m'inquiétait, sur le coup, je l'oubliais, et puis, le soir, seule, je le ressassais encore et encore dans ma petite cervelle d'occidentale. Mais... "survivre" dans une Académie... Je n'avais jamais entendu quelque chose d'aussi peu rassurant et chaleureux, quoi. Je remarquais que la Directrice avait quitté son siège pour venir se placer non loin de moi. Elle prit alors la parole, comme pour effacer de ma mémoire ce que Yume m'avait dit.

- Ne t’inquiètes pas, ton corps ne finira pas dans la baie de Kyoto, Alyssa-Chan. Cependant, Yume a raison sur le point que tu as reçu cette lettre par hasard, mais cela ne veut pas dire que tu n’es pas spéciale. C’est en évoluant dans cette école que tu découvriras ce que tu vaux, en parlant de cela, je dois te demander de porter continuellement ceci avec toi. Ne les perds jamais.


J'eus envie de lui répondre que ce n'était pas autant de finir noyée que de devoir me battre pour vivre ici qui me faisait peur, mais je fus coupée par les objets qu'elle dévoila à mes yeux. Dans sa main, un jolie petite boîte pour bijoux, noire, avec un intérieur brillant et satiné, sur lequel reposait une paire de boucle d'oreille bleu ciel au doux reflets argentés, brillants comme des joyaux plus précieux que l'or lui-même, et à côté, un bracelet simple et délicat, dans lequel on pouvait distinguer de magnifiques pierres azuréennes, incrustées dans la chaîne. Je restais un moment à les contempler. De ma vie, jamais je n'avais vu des bijoux aussi beaux, et le seul qui pouvait prétendre être équivalent aux trésors que me montrait Dead Master était peut être le collier que j'avais depuis ma naissance, ayant soi-disant appartenu à ma famille, et tout le blabla ancestrale. J'étais sûre qu'en fait, mes parents ou les sœurs l'avaient trouvé dans un boui-boui paumé.

- Tu as besoin de ceux-ci pour te matérialiser, tu peux choisir si tu préfères la chaîne ou les boucles d'oreilles, Alyssa-Chan.

Elle plaisantait, n'est-ce pas ? Je pouvais vraiment choisir quelque chose là-dedans ? J'étais presque sûre que si on était dans un manga, vous auriez vu mes yeux briller, remplis d'étoiles, et ma bouche former une sorte de "O" admiratif. Mais ma vie n'était pas une fiction, et ma main se tendait en direction des bijoux, caressant l'écrin dans lequel il reposait, plus je jaugeait du regard leur brillance, leur... noblesse. Oui, je sais, je suis folle de dire que des bijoux sont "nobles", mais j'étais littéralement émerveillée comme une enfant devant ceux-ci. Au bout d'un instant de réflexion, je me décidais à prendre le bracelet entre mes doigts, et dis d'une voix ferme, décidée à prendre soin de cette... chose, même si elle ne me servait à rien. Enfin, apparemment, c'était plutôt important, comme objet, je ferais donc attention à ne pas le perdre ou le casser, mais pour le moment, j'étais plus intéressée par le fait de savoir à quel poignet j'attacherais ça, que comment l'utiliser.

- Je vais... choisir le bracelet. Et puis, ajoutais-je surtout pour moi, je n'ai pas les oreilles percées, donc ça aurait été plutôt compliqué.

Observant le magnifique bijoux entre mes doigts fins, je refermais doucement la main dessus, et la rouvrit. Dites, si j'étais moins coincée, je suis sûre que j'aurais pu frimer, même si tout le monde avait un bijoux à peu près identique. Constatant que je me donnais en spectacle depuis tout à l'heure, je m'empressais de reprendre un air dégagé et... totalement neutre, même si il était trop tard pour ça, et me contentais de dire d'un faiblement, peut être un peu naïve, ou par pure politesse.

- Merci.

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Ven 30 Mar - 15:33

C’est fou comment cette gamine pouvait être heureuse en recevant ce bout de pierres précieuses, moi, je restais là devant elle à regarder ses expressions. Je n’avais jamais compris cela, à quoi cela servait de montrer ses émotions ? Un sourire, une larme, pourquoi ne pas le dire directement quand on est heureux ou non ? Pourquoi devoir l’exprimer autrement que par des mots ? C’est comme cette chose que l’on appelle l’amour, je n’avais jamais compris quoi que ce soit à ce sentiment. Je n’avais jamais aimé, je n’avais sans doute jamais été aimée, comment aurais-je pu comprendre ?

Tournant le regard pour regarder le dos de Dead Master, je me demandais ce qu’il en était de cette femme. A force de faire l’ermite dans son bureau et de passer ses nuits à essayer de me violer, elle ne devait pas avoir beaucoup de relations amoureuses non plus. Peut être qu’elle aimait quelqu’un elle ? Ou plutôt, comme je le pensais, elle n’avait pas de cœur ni de sentiments et tous ces faux semblants n’étaient que pure hypocrisie.

Sautant du bureau pour atterrir doucement vers le sol, je me dirigeais vers la baie vitrée se trouvant derrière le bureau gigantesque de la directrice. Posant ma main sur la vitre sans que les deux autres personnes ne prêtent attention à ma personne, j’attendis qu’elles finissent de parler pour leurs dires d’un ton un peu plus amical :

- Il te faut à présent apprendre, comment te matérialiser et comment matérialiser une arme. Pour ce fait … tu devras te rendre dans l’arène pendant ton temps libre. Si tu as de la chance, tu croiseras quelqu’un qui pourra … t’aider.

Ce qui n’arrivera sans doute pas. Si les personnes ici n’étaient pas complètement malades et amoureux de leurs pouvoirs, ils n’étaient autres que des monstres sanguinaires n’attendant qu’une seule chose : décapiter leurs camarades dans l’arène.

- Cependant …

Ma voix sonna légèrement comme un écho avant que je poursuive :

- L’arène à ses règles. Il te sera prié de les respecter … En cas de non respect, ce sera mon rôle d’y remédier de la manière la plus convenable possible.

L’arène était pour moi comme ma maison, j’avais appris tout les rudiments de la matérialisation dans celle-ci, j’avais appris tout ce qu’il fallait savoir, comment combattre, comment jouer du décor ou encore, comment achever un adversaire sans pour autant se faire tacher de sang. L’arène était l’endroit dans lequel je passais tout mon temps libre, je sentais quand il y avait un combat dans celle-ci, je savais qui y pénétrait et ce qu’il y faisait. J’avais mes yeux rivés sur cette dimension dont je me croyais maître. Mais j’avais beau la connaître par cœur, ce n’était pas moi la créatrice de ce monde parallèle, je n’étais pas « le Dieu » de ces lieux, non, ce n’est autre que cette …

- Si tu n’as rien d’autre à faire, tu peux libérer cette chaise et t’en aller. Les dortoirs … il serait intéressant pour toi que tu y ailles … Alyssa Erstein.

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Ven 30 Mar - 19:42

Je tendis l'encrier devant les yeux de Alyssa. Je la laissais admirer les bijoux qui se trouvaient à l'intérieur tout en me félicitant de trouver un tel mécanisme de fonctionnement pour les matérialisations. C'était très ingénieux de ma part, avoir trouvé une petite boule de cristal qui puisse tant plaire à mes petits étudiants adorés. Je ne pus que sourire en voyant que ma nouvelle acquisition... hum, étudiante, aimait ce principe tout autant que moi.

- Merci.

Après avoir choisi le bracelet, elle le dit d'une telle voix neutre que j'aurais cru qu'elle n'appréciait pas ce présent très utile, mais je ne m'en faisais pas pour cela, car son expression d'avant montrait bien qu'elle était émerveillée par ce petit bijou. D'ailleurs, ce petit détail ne passa pas inaperçu aux yeux de Yume qui ne put s'empêcher de relever, à sa façon, le comportement précédent de la jeune fille.

-Il te faut à présent apprendre, comment te matérialiser et comment matérialiser une arme. Pour ce fait … tu devras te rendre dans l’arène pendant ton temps libre. Si tu as de la chance, tu croiseras quelqu’un qui pourra … t’aider.

Je fis une moue boudeuse tout en m'éloignant un peu de la jeune fille assise sur la chaise devant moi. Quelle méchanceté de la part de Yume, elle disait clairement qu'elle n'allait pas aider notre petite nouvelle venue à se débrouiller dans l'école, et que, par un malheur quelconque, cette petite chose n'aura d'aide de personne. Yume à quel point tu peux mépriser et sous-estimer tes camarades ? Mais tout ceci me donna une idée de génie. Et cette idée m'éclaircit le regard et un large sourire vint orner mon visage. Oui, tu vas souffrir ma petite Yume, enfin je me demandais qui allait souffrir plus, la petite nouvelle ou Yume. Les paris sont ouverts !

-L’arène à ses règles. Il te sera prié de les respecter … En cas de non respect, ce sera mon rôle d’y remédier de la manière la plus convenable possible. Si tu n’as rien d’autre à faire, tu peux libérer cette chaise et t’en aller. Les dortoirs … il serait intéressant pour toi que tu y ailles … Alyssa Erstein.

Je gloussais en entendant sa voix froide qui devait donner vraiment une peur monstre à Alyssa. Cela m'a toujours intrigué de la voir tant aimer ce lieu, et surtout tenir tant au respect de ce lieu qu'était l'Arène. Je savais pertinemment les raisons de cet amour amusant, évidement, je connaissais Yume plus qu'elle ne se connaissait elle-même. Mais c'était une autre histoire que je lui ferai remarquer un autre jour où je m'ennuierai. En passant, je devrais peut être apprendre à Yume une forme plus sociable de l'expression. Une sorte de cours de la parole, ca ne lui ferait aucun mal. Mais pour le moment, j'avais d'autres chats à fouetter que de penser à ces choses. Je gloussais légèrement avant de poser ma main sur l'épaule de Yume en affichant un sourire mystérieux et emprunt d'amusement sadique. Je restais ainsi une petite minute jugeant du regard les deux occupantes de mon bureau avant de m'exclamer avec force :

-Bien ! Yume a raison ! Maintenant que tu as tout ce qu'il te faut Alyssa, il est temps que tu visites mon Académie ! Yume va t'accompagner comme guide, si tu as des questions tu peux les lui poser !

Souriant à mon idée brillante, je poussais légèrement Yume pour qu'elle s'avance vers Alyssa. Un grand sourire sur mes lèvres, je fis un geste vague de la main avant de m'installer de nouveau sur mon siège derrière mon énorme bureau. Ne pouvant pas m'empêcher, je laissais échapper un rire heureux qui envahit toute la pièce.

-Amusez-vous bien.

Ce n'était qu'un murmure, mais je savais que Yume l'ait entendue. Ça allait être vraiment divertissant même si je n'allais pas être présente sur place, j'en entendrai parler, et en attendant je pourrais toujours m'imaginer ce que sa donnera. Voilà une bonne occupation... Très bonne occupation.

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MessageSujet: Re: On ne sort jamais du thème de la petite nouvelle paumée, hein ?   Ven 6 Avr - 18:14

Moi ? Je me sentais débile. C'est super, depuis que je suis arrivée ici, mon taux de non-respect-de-ma-philosophie à explosé... Quoi que... Si j'arrivais encore à utiliser mon exposition minimale et à avoir une chambre individuelle, ma vie serait un peu plus en ordre. Du coin de l’œil, je remarquais que Yume avait souplement sauté du bureau pour se poster devant la baie vitrée. Aussitôt ma... conversation avec la Directrice finie, elle dit d'un ton... moins... euh... gelé ? Glacé ? Plus chaleureux ? Bon, disons que j'avais l'air de la faire déjà moins chier. La mine enfantine que Dead Master eut en s'écartant un peu me fila des frissons le long du dos.

- Il te faut à présent apprendre, comment te matérialiser et comment matérialiser une arme. Pour ce fait … tu devras te rendre dans l’arène pendant ton temps libre. Si tu as de la chance, tu croiseras quelqu’un qui pourra … t’aider.

J'en doutais fermement. Je ne comptais pas mettre les pieds dans cette arène. Quitte à rester toute ma vie une Seconde, je ne voulais pas me pointer là-bas. Ni même en cours. Je demandais juste un endroit où dormir, et passer au moins une année à peu près normale, sans que personne ne me remarque, dans cet endroit.

- Cependant ... L’arène à ses règles. Il te sera prié de les respecter … En cas de non respect, ce sera mon rôle d’y remédier de la manière la plus convenable possible.


Ah ah. Je traduisais "Si tu ne respectes pas les règles de cette arène, on utilisera ta tête, à Pâques." Seulement... fêtait-elle Pâques ?! Elle serait capable, si mes yeux faisaient partis de la récompense... Je me contentais de hocher la tête gentiment, sans pour autant répondre quoi que ce soit, ou afficher une expression de peur intense sur mon joli minois.

- Si tu n’as rien d’autre à faire, tu peux libérer cette chaise et t’en aller. Les dortoirs … il serait intéressant pour toi que tu y ailles … Alyssa Erstein.

Soit. Elle me disait clairement de me barrer, n'est-ce pas ? Ce que je m'empresserais de faire, au vu de son accueil plus que... chaleureux et agréable. Pourquoi le moindre contact avec une autre personne me donnait envie de fuir au loin ?

En fixant la Directrice, je vis son regard illuminé. Pourquoi... oui, pourquoi elle ? Pourquoi pas une gentille directrice douce et délicate ? Une qui vous engueule quand vous courez dans les couloirs,avant de vous filer une heure de colle en vous expliquant que respecter les règles de l'Académie fait parti de votre travail d'étudiant ?! Celle-ci avait l'air très tarée, et surtout.. pas sympa du tout. Oui, je sais, mon vocabulaire est assez... limité, parfois. D'ailleurs, sa voix soudainement haussée d'un ton, me fit sursauter plus que les menaces déguisées de Yume. J'aurais du, oh oui, m'enfuir d'ici le plus vite possible. En fait, je n'aurais même pas du entrer dans cette pièce maudite. Philosophie d'exposition minimale : Échec.

- Bien ! Yume a raison ! Maintenant que tu as tout ce qu'il te faut Alyssa, il est temps que tu visites mon Académie ! Yume va t'accompagner comme guide, si tu as des questions tu peux les lui poser !


... Non, non, non, non, noooooooon. Je n'aime pas cette fille, elle ne m'aime pas, alors pourquoi me ferait-elle visiter l'école ? Question réglée. Et puis, j'étais sûre qu'elle allait me montrer les marécages, et me jeter dedans, je finirai par plonger au fond, loin, et servirai de nourriture au poissons rouges d'un aquarium aux États-Unis. Je trouvais cela horrible. La Directrice, elle, avait l'air de surtout s'amuser comme une petite folle. Soit. Je la vis pousser Yume vers moi, et, instinctivement, je reculais de deux ou trois pas. D'un geste de la main - nous prenait-elle pour ses esclaves personnelles ? - elle nous nous invita à partir, maintenant.Son rire de psychopathe sous antidépresseur me fit reculer d'un quatrième.

- Amusez-vous bien.

Son murmure atteignit mes oreilles. Elle était sérieuse ? M'amuser ? "S'amuser" avec une fille comme Yume ? J'avais déjà trop peur de rester dans la même pièce qu'elle, alors marcher dans un couloir en sa compagnie, je trouvais que cela était au dessus de mes forces. Bien trop au dessus. Un peu paniquée dans le fond, je m'empressais de secouer vigoureusement la tête en lui répondant poliment.

- Non, désolée, mais je pense que ça ne va pas être possible. Ou du moins, ce n'est pas nécessaire. Merci beaucoup, mais non.

Me dirgeant à reculons vers la porte, je retins mon soupir de soulagement en sentant la poignée contre mon dos. Une question me trotte dans la tête, depuis que je suis arrivée ici... Jamais ça ne s'arrête ?! Comme en me justfifiant, je poursuivis soudainement.

- Je ne pense pas me perdre, et je n'ai pas vraiment de question... Alors, voilà.


HRP : Désolée du retard >o< Entre être malade et les vacances, j'ai été un peu nulle Y_Y Encore désolée ! Je ferais de mon mieux... >_<

END

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