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 Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?

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Naoko Oshima
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MessageSujet: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Ven 18 Mai - 18:50

Un silence sans nom, une forme dont je ne connaissais pas l’appartenance, un légère grincement et me voilà une fois de plus aveuglée par une lumière peut être trop vive pour une personne endormie. Essayant en vain de sortir quelques jurons à l’encontre de cette chose qui venait de perturber mon sommeil, je me retournais en me cachant sous les couvertures. Ce n’est que cinq minutes après avoir entendu le bruit de tasses se heurter que je décidais de sortir ma tête des couvertures, ouvrant mes pupilles rougeâtres je regardais la silhouette d’une femme d’environ une vingtaine d’années sortir de la chambre dans laquelle j’avais passé la nuit.

Ne me demandez pas comment j’étais arrivé ici, je le savais mais j’étais légèrement honteuse de le dire. Oui, pour une fois ce n’avait pas été une rencontre perverse entre moi et une jeune femme, non, c’était bien plus complexe que cela, bien plus étonnant de ma part et assez bouleversant pour mon petit être. Mais avant que je ne dise cela, commençons donc par le début, et ce début commençais hier après-midi. Le soleil étant à son zénith, je m’étais décidée de me promener dans le parc avant de faire un saut dans le centre commercial en compagnie d’un petit groupe de jeunes filles ayant plus ou moins une quinzaine d’années. Discutant tout en nous promenant, nous arrivâmes rapidement dans un lit un peu plus rempli de personnes, décidant d’y rester une bonne heure, nous restâmes sur un banc sans vraiment prendre en compte le temps qui passait ou encore mieux, les gens qui nous regardaient. C’est environ trois heures après que notre petit groupe se sépara, les filles décidèrent de retourner vers leurs chambres tandis que moi, je préférais continuer ma visite des lieux. Continuant donc à marcher jusqu’à épuisement, je m’arrêtais sur un banc non loin d’une fontaine et douée que je pouvais être, m’endormis sur celui-ci. C’est en sentant quelque chose sur ma tête me caressant que je me réveillais doucement, regardant avec intensité la personne dont j’utilisais les jambes comme coussin, celle-ci me fit savoir qu’elle était restée à mes côtés sans oser me réveiller sous mon air mignon. Intriguée et légèrement gênée de cet aveu et de ma position dite faible face à cette femme, je m’excusais. Amusée par la situation, elle me proposa de rentrer en direction des dortoirs et de faire plus ample connaissance. Ne pouvant vraiment refuser l’invitation d’une personne si gentille, je la suivis jusqu’à dans ses appartements. Apprenant par la même occasion qu’il s’agissait d’un professeur, nous conversâmes toute la nuit jusqu’à ce que je tombe de fatigue dans les bras de Morphée, ou plutôt plus précisément dans les bras de cette femme et dans son lit.

Pour résumer tout ca, j’avais fait la rencontre de cette femme dans des circonstances assez étranges, j’avais passé une journée étrange et je me sentais étrange. Me hissant hors du lit double, je pris la tasse fumante se trouvant sur l’une des tables de nuit avant de porter le liquide à mes lèvres. D’un automatisme presque commun, je me dirigeais vers la salle d’eau pour m’y rafraîchir. Une fois cela fini, la tasse bue et le lit fait, je remis mes vêtements de la veille et partis de cette chambre sans prendre la peine de fermer la porte à clef étant donné que je ne possédais pas celle-ci. Marchant à présent vers ma chambre, je me décidais d’y faire un détour afin d’enfiler un uniforme frais et de ramasser quelques affaires pour les cours que j’avais aujourd’hui.

Le reste de ma matinée se passa dans le plus grand des ennuies, assistant enfin à mes cours, je pus remarquer que je connaissais déjà certains élèves de ma classe. N’étant pas du genre à converser avec ceux-ci, je ne fis que les saluer avant de me plonger dans mes livres tout en écoutant le blabla des professeurs. Une fois ce calvaire passé, je fus presque obligée de me rendre à la bibliothèque afin de compléter un devoir portant sur un livre dont je n’avais pas l’existence. Un livre de ? Un livre d’une romancière … française ou belge dont les ouvrages étaient traduits en Japonais parce que cette même romancière serait née dans ce magnifique pays qu’est le Japon.

Non contente de devoir me rendre dans un lieu tel que celui-là, je traînais mes pas lentement jusqu’à la bibliothèque. Arrivant devant la réception, je déposais mes petites mains ainsi que mes cahiers sur le bureau de la réceptionniste, beaucoup moins jolie et attirante que celle se trouvant à l’entrée du bâtiment principal, pour lui dire de ma voix timidement exagérée :

- Oba-Sama sait-elle aider Naoko ? Elle doit trouver un livre sur … sur …

Cherchant un court instant mes mots, je finis par poursuivre toujours sur le même ton, ma demande. C’est en me remarquant après que j’eus fini de parler que la vieille femme me dévisagea avant de me dire d’attendre là, de ne pas bouger, de ne pas faire de bruit et de ne surtout pas faire quoi que ce soit d’étrange. Levant un sourcil en croisant les bras, je me décidais d’attendre que la vieille chose n’arrive pour finalement me dire, de sa voix sale et tremblante que le livre que je cherchais n’était plus disponible et que le dernier exemplaire avait été donné à un élève ce matin. Jurant intérieurement, je décidais donc de partir de cet endroit puant le vieux mais je me fis arrêter par quelque chose qui attira mon attention. M’avançant donc dans cette salle remplie d’élèves aussi muets que des tombes, je m’arrêtais devant une étagère dont la couverture d’un livre avait attiré mon attention. Déposant mes affaires premièrement sur le sol, je montais sur mes orteils afin de me saisir de l’ouvrage. En vain cela va de soit, je suis une naine qui ne mesure pas plus d’un mètre quarante. Dois-je pleurer ? Voyant qu’un … esclave se trouvait non loin d’où j’étais, je lui demandais de ma petite voix enfantine :

- Onii-Sama ? Pouvez-vous aider Naoko a attraper le livre se trouvant tout en haut ?

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Alexander St-James

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Ven 18 Mai - 21:26

    L'air était doux, ce matin-là. Le vent agitait à peine les branches fines des arbres, au dehors, et le ciel arborait une belle couleur azur, laissant çà et là de petits nuages se promener. C'était une journée où rien de mal ne semblait pouvoir arriver ; où rien de mal n'avait même simplement le droit de se passer. Des oiseaux piaillaient sans s'arrêter, voletant doucement dans la mer infinie de ce ciel si calme et si paisible. Pourtant, cette nuit-là, je ne dormis pas bien ; sans que je ne comprennes pourquoi, des ombres s'infiltraient jusqu'en mon esprit agité, qui semblait ne jamais pouvoir être à nouveau en paix.

      Dans ma tête, l'orage tonnait : le tonnerre grondait, le vent soufflait, encore, encore ; jusqu'à en faire s'envoler des pans entiers de toits, jusqu'à en faire se déraciner des arbres aux troncs à la circonférence parfois immense. Une odeur d'humus flottait dans l'air, alors que la pluie s'abattait violemment contre le sol terreux. Tout en ce maudit cauchemar me ramenait à cette soirée-là : soirée déjà sombre d'un automne naissant, des nuages d'un gris sombre recouvraient la totalité de ce ciel si triste. Il attendait là, sagement, un papier détrempé par l'averse dans sa main droite, tenant de la gauche un parapluie qui le protégeait difficilement des gouttes d'eau. Ou peut-être était-ce l'inverse ? Peu importe.
      Ses cheveux lui collaient au front, et il semblait plus perdu que jamais. Ses yeux furetaient d'un coin à l'autre de la bâtisse, tandis qu'il avançait jusqu'à l'intérieur de celle-ci. Alors que je le dépassais en vitesse, afin de rejoindre ma salle de cours malgré mon retard apparent, je sentis une petite main agripper ma manche, et je dus enlever mes écouteurs de mes oreilles. Je tournai la tête vers son visage fin.

      « E-eto... Sempai...

      Je levai un sourcil.

      - Pouvez-vous m'aider à trouver l'accueil, s'il vous plaît ?
      - Premier étage, première porte à gauche, lâchai-je d'un ton neutre en enlevant ma capuche.
      - Merc-... »

      Je l'entendis à peine me remercier que j'avançais déjà en direction du labo C de chimie.


    À ce moment là, je ne connaissais pas encore son nom, et, à la fin de la journée, je me souvenais à peine de l'avoir croisé. Pourtant, ce fut notre première rencontre, et probablement la chose la plus importante qui me soit arrivée jusqu'ici. Mais tant pis. Le passé reste le passé ; à présent, c'était le futur qui était à construire.
    Je me levai d'humeur exécrable. Une migraine insupportable se frayait un chemin jusqu'à mon crâne alors que je prenais une douche rapide, tentant de ne pas tremper mes cheveux sous le jet brûlant. Lorsque je sortis, je pris à peine le temps de me coiffer et de m'habiller que je sortais.
    Sortir faire quoi, exactement ? Eh bien, pas grand chose. Je n'avais pas de cours à dispenser ce matin, j'étais donc libre d'aller et venir au sein de l'académie comme je le souhaitais. Néanmoins, je ne savais même pas par où commencer. Aussi me contentais-je de monter sur le toit et de m'allonger sur un banc, une cigarette allumée coincée entre mes lèvres. Une fois installé, je fermai les yeux avec lenteur, une musique de barbare déversant une bonne centaine de décibels dans mes pauvres oreilles malmenées. Mais tant pis. C'était ça, ou continuer à déprimer comme un idiot sur des choses vieilles de plusieurs années.
    La suite fut légèrement floue. Je m'endormis, avant de me réveiller, presque à la fin de la matinée. Aussi, ne sachant que faire, je me dirigeais vers la bibliothèque, ne saluant même pas la vieille peau de bibliothécaire – qui de toute manière ne pouvait pas me voir en peinture – qui continuait à feuilleter dans ses petits papiers sans pour autant accorder le moindre regard à ce qui l'entourait. Les seuls moments où on pouvait voir ses petits yeux perçants se fixer sur quelque chose dans la salle étaient ceux où des élèves devenaient un peu trop bruyants. Derrière ses lunettes en demi-lune, elle les sermonnait silencieusement et leur conseillant bien gentiment de fermer leur clapet si ils ne voulaient pas finir empaillés devant la porte d'entrée de son sanctuaire. Cette vieille chouette a toujours été pire que moi, vraiment...
    Je poussai un soupir, parcourant des yeux les rayons, lorsqu'une voix fluette et enfantine se fit entendre, presque au ras du sol.

    - Onii-Sama ? Pouvez-vous aider Naoko a attraper le livre se trouvant tout en haut ?

    Je baissai le regard, pour tomber dans les iris rouges sang – comme les miens, ne pus-je m'empêcher de penser – d'une petite fille, aux cheveux d'une blondeur incroyable. Mon cœur se serra presque à cette vue, ne me rappelant que trop bien les pensées qui m'assaillaient depuis plusieurs jours – plusieurs semaines, à vrai dire.

      « Nee, nee, Alexander-sempai, je peux t'appeler « onii-chan » ? »


    Je restai quelques instants à la regarder, ne sachant trop comment réagir. Cette candeur, cette manière de parler... C'était évident qu'il n'y avait que ça qui pouvait me venir à l'esprit, en un tel moment.
    Je voulus me secouer la tête pour reprendre contenance, mais me contentais de m'administrer une bonne gifle mentale. Je ne pus empêcher un léger sourire de prendre place sur mes lèvres.

    - Lequel, celui-ci ? lui demandais-je poliment, pointant du doigt l'ouvrage que je pensais vouloir l'intéresser.

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Naoko Oshima
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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Sam 19 Mai - 13:33

Le jeune homme que j’eus interpellé s’approcha de moi, me désignant le livre que je désirais, il me demanda si c’était bien celui-ci, d’un sourire accompagné d’un mouvement de la tête, je lui répondis positivement. Attrapant donc mon livre, je le saisis de ses mains délicatement une fois qu’il était à ma hauteur, sourire aux lèvres, je regardais la couverture rose ornée de dessins représentant des choses et d’autres, je levais mes pupilles rougeâtres vers le garçon qui m’eut aidé.

- Merci beaucoup, Onii-Sama. Naoko était trop petite pour se saisir de ce livre, puis-je savoir votre nom ?

Regardant plus en détail l’homme, je détaillais sa physionomie mentalement. Un visage doux mais froid aux traits fins, une chevelure bleutée presque noir ressemblant à celle de mon frère, des pupilles rouges identiques aux miennes … non, elles n’étaient pas identiques, son regard exprimait la tristesse tandis que le mien celui de la curiosité et de l’envie. N’étant pas vêtue de l’uniforme des étudiants, je cherchais son bijou de matérialisation afin de connaître son rang. Remarquant la petite perle orange se dessiner dans un écrin, je compris rapidement que la personne se trouvant en face de moi n’était autre qu’un professeur.

- Onii-Sama est bien trop jeune pour être professeur, comment cela se fait-il ? Êtes-vous intelligent ? Ou serait-ce parce que vous connaissez la directrice intimement ? Avez-vous fait ce genre de choses d’adulte avec celle-ci pour être promu à un tel rang si rapidement ?

Les questionnements d’un enfant, toujours les mêmes, emprise par la curiosité, je harcelais le jeune homme de questions sans vraiment lui laisser le temps d’y répondre. Regardant de mes billes rouges son être, j’essayais de transpercer du regard la cage de son esprit pour en connaître plus sur celui-ci. Hormis une aura froide et légèrement mélancolique se dégageant de son être, il paraissait ce qu’il y avait de plus normal. Du moins, c’est ce que je crus jusqu’à ce que mes yeux tombent sur l’une de ses poches, une marque, un pli défroissé, une petite boite ? Je ne sais pas, un objet sans doute quelconque mais froid dont j’entendrais le claquement d’ici peu. Toujours en pleine contemplation de son être, je rivais à présent mes yeux dans les siens avant de lui adresser un petit sourire.

- Onii-Sama ne saurait-il pas répondre aux questions de Naoko ?

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Sam 19 Mai - 15:00

    Alors que la petite hochai la tête en signe d'assentiment, j'attrapai doucement le livre pour le lui tendre. Elle le prit dans ses fines mains à son tour et, souriante, me remercia poliment.

    - Merci beaucoup, Onii-Sama. Naoko était trop petite pour se saisir de ce livre, puis-je savoir votre nom ?

    Je remarquai finalement son utilisation de la troisième personne pour parler d'elle même, et en fut légèrement troublé. Cela me semblait un peu étrange, mais pourquoi pas ? Je n'aurais, en ce cas, même pas besoin de lui demander son nom, puisque je le connaissais déjà. Néanmoins, ce qui me troubla plus encore, ce fut cette manière, une fois de plus, de m'appeler « Onii-Sama ». Pas que je n'avais pas l'habitude, ou que ça me dérangeait réellement. Mais, simplement, ce surnom ne me ramenait que trop en arrière, et je détestais réellement ça. Cette impression constante d'être enchaîné à votre passé, ne trouvez-vous pas cela définitivement désagréable ? Douloureusement désagréable.
    Je penchai légèrement la tête sur le côté, alors que je la sentais me dévisager de part en part. Une fois de plus, je trouvai cet examen de ma personne assez déroutant, mais la laissai faire, plus par considération à l'égard de son jeune âge que par sympathie pure et dure.

    - De rien.

    Ma voix s'était une fois de plus faite neutre, peut-être légèrement froide. Je savais néanmoins que ceci n'était pas dû à une quelconque exaspération, puisque mon timbre ne s'éloignait que très rarement de ces accents frigides et impassibles. Je continuai tout même, souhaitant répondre à sa question avant de m'en aller aussi rapidement que j'étais venu.

    - Moi, c'est Pyro, Naoko-chan.

    Puis, je grimaçai doucement, avant de lâcher, de mauvaise volonté :

    - Enfin... Alexander. Appelle-moi comme tu le souhaite, ça n'a aucune importance.

    Si, pour moi, ça en avait ; je n'étais plus Alexander St-James depuis bien longtemps. Mais qu'importait ? Je savais son prénom, je me devais de lui dire le mien aussi. Le vrai. Pas juste ce surnom aux allures de pyromane que j'avais adopté à mon arrivée ici. Et, même si personne ne m'avait jamais vraiment appelé « Alexander », mis à part lui, ça ne me dérangeait pas. Parce qu'après tout, on ne pouvait pas changer son propre nom. C'était comme tenter d'effacer une inscription au fer rouge de ton front ; c'était comme tenter de changer qui tu étais. Je voulais, j'ai toujours voulu, changer qui j'étais. Changer ce « moi », que je ne supportais pas, ou plus, selon les temps qui courraient. Mais peu importait.
    Je voulus me détourner, afin de chercher moi aussi un livre qui pourrait me plaire, quand je fus une fois de plus interrompu par la voix de la petite Naoko. Je voulus lui répondre immédiatement, mais fus pris de cours par le reste de ses questions, qui s'enchainaient à un rythme affolant, que je peinais à suivre réellement :

    - Onii-Sama est bien trop jeune pour être professeur, comment cela se fait-il ? Êtes-vous intelligent ? Ou serait-ce parce que vous connaissez la directrice intimement ? Avez-vous fait ce genre de choses d’adulte avec celle-ci pour être promu à un tel rang si rapidement ?

    Je clignai des yeux un instant, abasourdi. D'accord, alors cette fillette, là, elle voulait quoi exactement ? Que je lui raconte ma vie ? Y avait plus jeune que moi, comme prof, en plus, donc qu'elle commence pas tout de suite à dire n'importe quoi ! Par ailleurs, en presque quatre ans, je n'avais pas vu cette femme, la directrice, la moindre fois. Je ne savais même pas à quoi elle ressemblait, et du peu que je savais d'elle, je ne pensais pas que ma présence aurait été désirée si près d'elle.
    Je portai instinctivement deux doigts à ma pierre de matérialisation, d'une belle couleur orangée, se situant à mon oreille gauche.

    - Onii-Sama ne saurait-il pas répondre aux questions de Naoko ?
    - Une petite fille ne devrait pas être aussi curieuse, tu le sais ? finis-je par répondre après un temps de flottement, tout en laissant retomber mon bras le long de mon corps. Et puis, je connais de nombreux professeurs encore plus jeunes que moi, alors on ne peut pas dire que ce soit un problème.

    Je poussai un petit soupir, laissant mon regard parcourir les rangées de livre face à moi.

    - Pour aller plus rapidement, nous dirons que j'ai réussi à gravir les échelons uniquement grâce à ma ténacité... Et au fait que je déteste perdre.

    Non, non, je n'ai jamais été un mauvais perdant, pas du tout ! Je refusai simplement de m'abaisser à me couvrir de honte en baisant les pieds du vainqueur, et de ne rester dans l'esprit simplet de tous les autres que comme un « vaincu ». Rien que ce mot provoquait un goût amer dans ma gorge.

    - D'ailleurs, dis-moi... Quel âge as-tu ?

    Cette manière de parler, mélange savant entre une candeur toute propre à l'enfance et un choix des mots tel qu'on pouvait entendre parler une dame de la haute société. J'étais très curieux d'en savoir plus sur elle, à présent.

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Sam 19 Mai - 17:32

- Une petite fille ne devrait pas être aussi curieuse, tu le sais ? Et puis, je connais de nombreux professeurs encore plus jeunes que moi, alors on ne peut pas dire que ce soit un problème.

Je n’étais pas trop curieuse, j’aimais juste savoir ce que les gens étaient et ce que ceux-ci faisaient … oui, cela vouait donc dire que j’étais curieuse et puis zut, j’assumais ce que j’étais. Affichant un petit sourire moqueur à son encontre en entendant cela, je passais mes mains dans mon dos en tordant légèrement ceux-ci. Il disait qu’il y avait plus jeune que lui comme professeur, je ne savais pas exactement quel âge celui-ci pouvait avoir, mais quoi qu’il en soit, je l’aurai classé dans la catégorie d’élèves de seconde et peut être de première mais jamais plus haut. Dans un sens, cette réflexion était déplacée, regardez moi, je n’avais que onze ans et j’étais en seconde, d’ici peu je comptais passer en première également, si on suivait le sens de mes dires, je n’aurai pas plus de treize ans en arrivant en terminale. Décrocher son diplôme si jeune, cela voulait dire que je pouvais prendre le titre de professeur avant mes seize ans si je comptais enseigner quoi que ce soit aux larves peuplant Undai.

- Pour aller plus rapidement, nous dirons que j'ai réussi à gravir les échelons uniquement grâce à ma ténacité... Et au fait que je déteste perdre.

Détester perdre, j’étais étonnée de tant de franchisse de sa part. Ne faisant que sourire en l’écoutant parler, je continuais à scruter son corps de mes yeux amusés de notre rencontre. Le dénommé Alexander était donc ce genre de professeur, le genre d’ancien élèves de Undai ayant lui aussi excellé lors de son parcours dans l’institut, montant en grade rapidement pour finir en tant que professeur de je ne sais de quoi. Je ne comprenais pas les gens qui se voulaient être professeur dans le même institut où ils ont eu cours, tout simplement par le fait qu’après avoir acquérit tant de puissances qui serait assez con pour le partager avec les nouvelles recrues ? Oui, je restais perplexe sur cet aspect des choses, mais qui sait dans cinq ans, ce que je ferai.

- D'ailleurs, dis-moi... Quel âge as-tu ?

Tout en l’invitant à prendre place à la table sur laquelle il était posé au par avant, je marchais d’un pas lent vers une chaise avant de la soulever légèrement pour que son bruit de traînage ne dérange pas la tranquillité des lieux. Prenant place sur le bout de bois, je déposais mon livre sur la table avant de répondre au jeune homme.

- Naoko a 11 ans et il est vrai que sa curiosité n’est pas l’une des ses meilleures qualités.

Posant à présent mes coudes sur la table, je déposais ma tête dessus en souriant à mon compagnon de la journée. De ma petite voix douce mais bien audible, je lui demandais plus d’infirmations à son sujet. Oui, curieuse un jour, curieuse toujours non ?

- Quel est donc le rôle d’Onii-Sama ? Qu’enseigne-t-il ? Aime-t-il être en compagnie d’étudiants ? Naoko ne vous a toujours pas eu lors d’un de ses cours, Naoko ne trouve pas le temps d’assister à tous ces derniers.

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Sam 19 Mai - 20:42

    Je la suivis jusqu'à une table, à laquelle je m'installai à mon tour, nonchalant. Eh bien, il semblait que celle-ci ait décidé à ma place que je resterais un petit moment à discuter avec elle. Grand bien lui fasse ! Tant que je pouvais me détourner de mes trop sombres pensées, j'étais prêt à faire n'importe quoi – ou presque, il ne fallait pas croire, non plus. De plus, je ressentais une certaine curiosité ; ou peut-être pas vraiment comme ça, mais... Comment pouvait-on le dire, exactement ? De l'intérêt ? Pas vraiment non plus... Simplement, ces souvenirs, à son contact, s'éveillaient comme autant de bourgeons face au soleil levant. Des bourgeons aux senteurs délicates, mais parfois imprégnées de poison inodores et indétectables, qui vous tuent ensuite, lentement. Tellement lentement... Rongeant votre cœur jusqu'aux tréfonds de votre âme déchue, extirpant ces derniers élans d'humanité qui vous appartenaient encore. Un parfum maudit. Un parfum de la Mort. Mais, pourtant... Je ne voulais pas m'en défaire.
    Aussi étrange que cela pouvait paraître, sa compagnie ne me dérangeait pas outre mesure, comme à l'accoutumée. Généralement, j'évitais les gens autant que possible, ou bien c'était eux-même qui me fuyaient. Ou, lorsque j'étais en présence d'une personne aussi peu intéressante qu'une élève de seconde, comme je le voyais à sa pierre de matérialisation encore bleue, j'avais plutôt tendance à chercher à le faire fondre en larme de la manière la plus affreuse possible. Mais, en la regardant de plus près, en l'entendant parler, je ne pouvais même pas me résoudre à faire quoi que ce soit de ce genre-là. Elle semblait jeune, une dizaine d'années, tout au plus. Je n'avais jamais réellement été pris d'affection pour des enfants – même si je devais avouer avoir plus de facilité à discuter avec eux qu'avec des adultes soi-disant responsables, ennuyeux à mourir et tellement faciles à berner – et n'avais jamais éprouvé une telle tendresse pour quiconque. Mais ce regard, ce regard-là, d'un rouge trop écarlate, trop empli d'étoiles, il était... comme le sien. Pas de la même couleur, et il n'y avait pas toute cette assurance que l'on porte généralement à la noblesse qui scintillait dans ses pupilles. Il n'y avait que cette candeur, cette candeur-là, que je n'arrivais pas à sortir de ma tête, que je ne pouvais pas ne pas remarquer.
    Comment pouvait-on être si semblables, et pourtant si différents ? J'étais définitivement troublé ; plus que ce que j'aurais préféré admettre. Mais ainsi allait la vie : on ne savait jamais vraiment sur quoi nous allions tomber, de quelle manière, et, peu importait, plus tard, il faudrait faire avec.

      « Excusez-moi ?

      Je levai les yeux de mon livre de maths un instant, et fut ébloui par la lumière trop vive du soleil perçant derrière les nuages. Une fine silhouette, flottant quelque peu dans des vêtements légèrement trop larges pour celle-ci, s'était plantée devant moi, semblant attendre une quelconque réaction de ma part.

      - Je savais que c'était vous ! Merci encore pour hier matin, et désolé de vous avoir retardé.

      Sa voix me disait en effet quelque chose, et, alors que je laissai mes yeux s'habituer à la lumière, je vis une main à quelques centimètres de mon nez.

      - Pardonnez mon impolitesse. Je m'appelle Rui.
      - Oh. Alexander.

      Je lui attrapai la main pour la lui serrer un instant, pas très à l'aise.

      - C'est un prénom Américain, pas vrai ? sembla-t-il s'émerveiller. Oh, et, sempai, est-ce que je peux vous tutoyer ?

      Je le fixai durant quelques secondes, comme si il débarquait d'une autre planète.

      - Si tu veux ?
      - Tant mieux ! Nee, nee, tu es en quelle classe, Alexander-sempai ?
      - Première B.
      - Oh, je le savais ! Tu n'avais pas la tête pour être en seconde, et en terminale... Ca me semblait bizarre, en réalité, ne me demande pas pourquoi. Ah, d'ailleurs, j'ai été transféré en Seconde C, pour ma part. Et, tant que j'y suis, est-ce que je peux te demander...
       »


    Un brin bruyant, légèrement chiant, et, surtout, incroyablement débile. Mais voilà. Il était comme ça, et pas autrement. J'avais aussi fini par m'y faire, de cette manière. C'était un peu étrange au début, puis après... Enfin voilà, quoi.
    Je revins rapidement dans le présent, constatant qu'une fois de plus j'étais parti trop loin dans mes pensées.

    - Naoko a 11 ans et il est vrai que sa curiosité n’est pas l’une des ses meilleures qualités.
    - Onze ans ? Eh bien, nous avons dix années d'écart, en ce cas, souris-je doucement, sur un ton dénotant la constatation de ce fait. Et ne t'en fais pas : la curiosité n'est pas toujours louable, mais peut-être bien utile parfois. Ce n'était pas réellement un reproche.

    Dieu ! J'étais aussi minuscule, moi, à son âge ? Je ne me souvenais d'ailleurs pas avoir un jour eu une telle taille. Ou même un tel âge. Vieux, vieux, vieuuuux... Aaaarg. Je deviens une vieille chouette, moi aussi ! Et je finirais certainement aussi défraichi que cette maudite chienne des enfers gardant l'entrée de la bibliothèque... Enfin... Tout de même pas, hein ? Pas vrai ? Pas vrai ?!
    La petite fille s'installa plus confortablement sur la table, et j'eus envie de lui dire, un brin moqueur, de ne pas mettre les coudes sur celle-ci, mais me retins. À la place, je la laissai me harceler une fois de plus de questions.

    - Quel est donc le rôle d’Onii-Sama ? Qu’enseigne-t-il ? Aime-t-il être en compagnie d’étudiants ? Naoko ne vous a toujours pas eu lors d’un de ses cours, Naoko ne trouve pas le temps d’assister à tous ces derniers.

    Je mis un certain temps à réfléchir à tout cela, puis finit par répondre, le plus honnêtement possible :

    - Eh bien, je suis professeur de physique/chimie. C'est bien vrai, je ne t'ai encore jamais vue à l'un de mes cours. Enfin, ce n'est pas bien grave : fais comme tu le peux, les emplois du temps sont très chargés. Surtout qu'avec les cours de matérialisation et les entraînements personnels, pour mieux acquérir tes pouvoirs, tu peux avoir un peu de mal au départ.

    J'attrapai mon zippo, abandonné dans ma poche depuis mon départ du toit, et commençait à l'ouvrir et le fermer, l'allumant doucement. Le bruit m'apaisa immédiatement.

    - Généralement, j'ai un peu de mal à discuter avec les élèves, mais par moment, un peu de compagnie peut-être bénéfique, je ne le nie pas. Je suis en temps normal peu enclin à la discussion.

    Clac. Woosh. Clac.
    Je haussai doucement les épaules, laissant un sourire poindre à nouveau sur mes lèvres.

    - Et toi, Naoko-chan ? Tu te plaît ici, à Undai ? Pas trop de mal, question matérialisation ?

    À son âge, je savais qu'il m'aurait été strictement impossible de monter ainsi jusqu'en haut du podium. Avait-elle assez de combativité en elle ?

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Lun 21 Mai - 11:59

- Onze ans ? Eh bien, nous avons dix années d'écart, en ce cas. Et ne t'en fais pas : la curiosité n'est pas toujours louable, mais peut-être bien utile parfois. Ce n'était pas réellement un reproche.

Souriant à ses dires, je continuais à détailler de mes yeux brillants ses gestes. Aussi plaisant qu’il puisse être, j’adhérais complètement à ses dires, la curiosité était sans doute ce qui m’avait permis le plus de trouver et comprendre bien des choses que l’on pourrait cacher à un enfant de mon âge. Si je n’avais pas tenté le diable, ouvert des portes, ou encore mieux, avoir entendu X choses, je ne serais sans doute pas aussi éveillée que je pouvais l’être. Mais ce qui m’arracha un petit rire, fut le fait que nous avions dix ans de différence, si une personne ne nous voyait pas, mais entendant seulement notre discussion, quel âge nous donnerait-elle ?

- Eh bien, je suis professeur de physique/chimie. C'est bien vrai, je ne t'ai encore jamais vu à l'un de mes cours. Enfin, ce n'est pas bien grave : fais comme tu le peux, les emplois du temps sont très chargés. Surtout qu'avec les cours de matérialisation et les entraînements personnels, pour mieux acquérir tes pouvoirs, tu peux avoir un peu de mal au départ.

Après lui avoir demandé une fois de plus milles questions ayant traversé mes lèvres, le jeune homme dans sa bonté naturelle me répondit qu’il était professeur de sciences, matière à laquelle je n’avais effectivement pas assisté étant donné que dans mon emploi du temps si parfait, j’utilisais cet genre de cours pour rejoindre mes quartiers et me reposer ou encore mieux, pour aller bouquiner je ne sais où dans un lieu calme. Mais ce qu’il me surprit sans doute le plus, fut le fait qu’il accepte que les étudiants ne viennent pas à son cours, pour que ceux-ci puissent s’entraîner au but premier de cette institut, la matérialisation. N’était-ce que par pure gentillesse qu’il eut dit cela, ou tout simplement, moins d’élèves dans sa classe sonnait comme plus de tranquillité pour son cours ?

- Généralement, j'ai un peu de mal à discuter avec les élèves, mais par moment, un peu de compagnie peut-être bénéfique, je ne le nie pas. Je suis en temps normal peu enclin à la discussion.

Sortant ce qu’il semblait être un briquet, un Zippo plus précisément, il s’amusa à lever le couvercle en métal pour finalement le lâcher, une fois, deux fois, la flamme s’allume, le couvercle se ferme, la flamme s’éteint. Recommençant ce geste continuellement, mes yeux se posèrent sur ce petit objet, remplissant mon être de curiosité. Était-ce un objet qui lui était cher ? Rien que par le fait de la manière dont il le tenait, je pouvais en conclure que c’était le cas.

- Et toi, Naoko-chan ? Tu te plais ici, à Undai ? Pas trop de mal, question matérialisation ?

Détournant les yeux de la flamme qui apparaissait et disparaissait sans arrêt, je levais mes pupilles vers Alexander. Le gratifiant d’un petit sourire, je soupirais doucement avant de prendre un air songeur, retirant mes coudes de la table, je commençais à parler, tout en accentuant mes dires avec mes mains. Utilisant la première personne à la place de continuellement répéter mon prénom, je fis vibrer mes cordes vocales afin de lui dire :

- Je me plais beaucoup dans ces lieux, j’ai eus la chance de rencontrer beaucoup de personnes assez intéressantes depuis que je suis arrivée. Mon frère par exemple, Ira…

M’arrêtant en me souvenant que celui-ci ne se faisait pas appeler ainsi dans cette école je me raclais la gorge inaudible en essayant de dire son nom d’emprunt, nom dont je détestais ne serait-ce que de l’entende et voilà que je devais l’utiliser pour qualifier, l’autre être aussi supérieur que moi.

- Hibari Ishinose-Onii-Sama.

Tout en affichant un petit sourire impassible, je poursuivis.

- La matérialisation n’est pas un problème, je m’entraîne afin d’y arriver bien que je trouve que mon avancée est peut être trop lente. Mais trop de précipitations n’amèneront que sur un échec, n’est-ce pas ? Et vous, avez-vous de la famille à Undai, des relations, des amis ?

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Lun 21 Mai - 17:36

    Après m'être enfin sorti de mes pensées, je répondis à la petite seconde d'un ton calme. Je sentais son regard posé sur moi ; il semblait suivre le moindre de mes gestes avec une attention toute particulière. Elle semblait réellement vive, pour son âge ; je n'avais pas l'impression de discuter avec une enfant. Était-il vraiment bon pour elle d'être aussi consciente de ce qu'il se déroulait autour d'elle, alors qu'elle n'avait que onze ans ? Certes, à son âge, j'aurais probablement eu une moue méprisante, et aurais répondu « Te laisse pas embobiner par mon âge, débile. », ou quelque chose s'en rapprochant beaucoup... En probablement plus vulgaire. Beaucoup plus vulgaire, en fin de compte. Je n'avais pas eu la chance d'avoir une éducation irréprochable ; ce que beaucoup de gens continuait à me dire et répéter. Mais, le plus souvent, je n'en avais cure -ou faisais comme si c'était le cas – : je les dépassais sans broncher, incendiant au passage une mèche de cheveux, histoire que cet affront ne reste pas impuni. Je ne supportais pas qu'on manque de respect, c'était ainsi, et pas autrement. La plupart des personnes ayant osé le faire s'en souvienne probablement encore.
    Mais passons.
    Je continuai à jouer doucement avec mon briquet, ignorant les regards lourds de reproches que cette maudite bibliothécaire, qui venait de se lever pour ranger des livres à leur véritable emplacement. Celle-ci ne dit cependant rien, connaissant mon caractère facilement irritable et la propension que j'avais de jouer du zippo plus rapidement que mon ombre. Certainement avait-elle peur pour ses chers et tendres livres. Si seulement elle savait ! Je ne pensais pas être capable de faire un autodafé d'autre chose que mes livres de cours du lycée. Les livres, c'est probablement aussi sacré que la bouffe. Et la musique. Et un bon feu de cheminée. Ou un bon feu tout court. Genre un bûcher, c'est classe, c'est joli, super chaleureux et tout ! On s'amuse comme des petits fous à entendre les cramés vifs hurler de douleur ! Bref, je m'égare encore une fois, sauf que c'est plus dans des délires psycho-sadiques, là... Ce qui est doublement effrayant.
    Je reportai mon attention sur la petite, qui répondait elle-même à mes questions.

    - Je me plais beaucoup dans ces lieux, j’ai eus la chance de rencontrer beaucoup de personnes assez intéressantes depuis que je suis arrivée. Mon frère par exemple, Ira…


    Je hochai lentement la tête, ne notant pas de suite le changement de pronom utilisé. « Ira- » ?
    Finalement, elle sembla se reprendre, et lâcha presque avec mépris :

    - Hibari Ishinose-Onii-Sama.

    Appelait-elle tout le monde de cette manière ? Je n'eus pas le temps de me poser plus de question que son sourire reprit place sur ses lèvres, alors qu'elle continuait :

    - La matérialisation n’est pas un problème, je m’entraîne afin d’y arriver bien que je trouve que mon avancée est peut être trop lente. Mais trop de précipitations n’amèneront que sur un échec, n’est-ce pas ? Et vous, avez-vous de la famille à Undai, des relations, des amis ?

    Je hochai lentement la tête, prenant le temps d'assimiler les informations qu'elle venait de me livrer. Je m'attardai peut-être un trop peu sur sa dernière question, à laquelle je répondis presque du tac au tac, sans même réfléchir à ce que j'allais bien pouvoir dire pour justifier une réponse aussi simple et bornée que celle que je lui donnai.

    - Non.

    Je failli grimacer, mais gardai tout de même un visage impassible. Je n'avais pas dit faux, après tout. Ici, je ne connaissais réellement personne, parce que je n'avais jamais souhaité discuter avec personne. Probablement était-ce ma seconde véritable conversation depuis mon entrée en seconde. Je n'abhorrais pas spécialement l'humanité en elle-même ; simplement, je ne supportais pas un trop nombreux type de personnages et personnalités. Ceux au tempérament trop fort m'agaçaient, ceux trop faibles me répugnaient. C'était ainsi. Je n'avais ni amis, ni relation, ni famille, ni rien du tout, ici. Et même nulle part ailleurs. Pour la première fois, je pris conscience de la solitude qui m'entourait. Le vide. Le néant. Que dalle, en fait. J'étais vraiment destiné à crever seul, dans un trou obscur ? La seule personne à qui j'avais tenu, un jour, n'était plus de ce monde, alors sérieux... Ca ne motive même pas à chercher à s'intégrer.

      « Tu devrais faire des efforts, Alexander-sempai.
      - Des efforts à quel propos, je te prie ?
      - Quand tu parles aux autres, avait-il sourit. Tout le monde n'est pas aussi conciliant que moi, tu le sais bien. Et discuter avec tes poings, ce n'est pas discuter.
      - Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.
      - Tu as envoyé un type à l'infirmerie, ce matin.

      Silence.

      - Un jour, tu m'expliqueras comment tu fais pour savoir tout ce que je fais ? avais-je alors soupiré, presque de mauvaise humeur.

      Il m'avait uniquement répondu par un sourire énigmatique de son crû. Et je ne sais d'ailleurs toujours pas comment il faisait.
       »


    Je haussai les épaules, et laissai néanmoins un minuscule sourire prendre place sur mes lèvres. Sourire que je forçai quelque peu, mais n'étais-je pas passé maître dans l'art de la dissimulation des sentiments ? Eh bah si. Et bim. (D'accord, ça, c'était tout à fait inutile...)

    - En tout cas, tu as raison ! Trop de précipitation ne peut entraîner qu'un échec cuisant. Progresse à ton rythme, et, lorsque viendra ton heure, je ne doute pas que tu puisses vaincre ton adversaire.

    D'accord, j'avais légèrement changé de sujet... Ou pas vraiment, en fait, j'avais simplemeeeent... Comment dit-on déjà ? Pris le train en marche ? Ou un truc du style, je sais plus. On s'en fiche, au pire. Parce que, oui, voilà, elle avait posé la question, je n'allais pas l'ignorer tout de même, la pauvreeee petite question ! Non, je ne me cherche pas du tout des excuses dans ma tête, pas du tout du tout.
    Ohh, tiens, la jolie flamme !

    - D'ailleurs, puis-je être un peu curieux, moi aussi ? De quelle région viens-tu ?

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Lun 21 Mai - 23:44

- En tout cas, tu as raison ! Trop de précipitation ne peut entraîner qu'un échec cuisant. Progresse à ton rythme, et, lorsque viendra ton heure, je ne doute pas que tu puisses vaincre ton adversaire.

Oui, j’avais un avenir radieux qui m’attendait et je savais pertinemment comme être sûr de l’acquérir, j’aspirais à être la reine de ce monde, moi la grande Naoko serait appelée à être la femme qui guidera ce monde vers la réussite. Je savais déjà que je serai apte à écraser tout ce qu’il se dresserait sur mon chemin sans pour autant avoir un quelconque état d’âme. Je suis née en tant que princesse, pour un jour me poser sur le trône de ce monde en tant que reine. Mes esclaves à mes pieds, l’élite faisant mon armée, usant des connaissances et de la puissance de la directrice pour assouvir mes desseins.

J’étais née dans une famille noble ou seule l’hypocrisie gagnait mon quotidien, des sourires faux pour des dires bien pensées mais jamais dites. La richesse coulant de partout, le luxe jusqu’au bout des ongles où les droits humains n’existaient plus, où seul titre et liasse de billets régnaient. Secouant devant le visage des gens de classes moyennes, pouvant acheter leurs cœurs comme leurs corps pour finir par en faire de la chair à plaisir, de la chair à mourir.

- D'ailleurs, puis-je être un peu curieux, moi aussi ? De quelle région viens-tu ?

Me posant un peu plus sur ma chaise en laissant échapper un léger soupir, je fermais les yeux avant de les rouvrir et de plonger ceux-ci dans ceux d’Alexander. Devais-je dire d’où je venais exactement ? Non pas qu’ils seraient dangereux de l’avouer à qui que ce soit, mais ne sait-on jamais que l’homme aussi sympathique qu’il puisse être s’avérait être un pédophile, voulant savoir mille et une choses sur ma vie jusqu’à me traquer dans les profondeurs d’une grotte. Bien que je sois en mesure, oui, en mesure de protéger mon être de mes servants multiples et soigneusement sélectionnés, sans oublier la puissance de mon cher frère faisant partie de l’élite de Undai … oserais-je tout de même ?

- Naoko vient des abords de Tokyo, la famille a placée sa demeure dans la campagne afin de jouir de la tranquillité.

Devais-je lui dire exactement où j’habitais, non, il n’avait fait que me demander la région après tout et lui, dans tout cela, d’où venait-il ? Son nom ne sonnait pas japonais du tout, de plus, je ne pouvais pas vraiment savoir si dans sa voix un accent était audible ou pas, du moins il parlait comme tout nippon se respectant.

- Et vous ? Alexander-Onii-Sama n’est pas un nom commun pour les japonais. Seriez-vous … Anglais ? Français ?

Je dois avouer que j’étais légèrement perturbée par cela, mais ce qui se passa en boucle dans ma tête me perturba encore plus. Voulez-vous savoir à ce que je pensais à ce moment précis, aussi étrange que cela puisse être, je me devais de vous l’avouer. Pensez-vous, tout comme moi, qu’Alexander-Onii-Sama soit le genre d’homme à aimer les petites filles ? Non pas que j’ai peur pour ma virginité déjà partie depuis … un moment, mais c’est que je ne m’offrais pas aux hommes et je serai presque triste si je devais me refuser à Onii-Sama. Non pas triste de ne pas recevoir ces choses, mais triste d’offusquer sa personne qui me semblait si amicale avec moi. Détournant le regard en le laissant se perdre sur un petit groupe de filles se trouvant autour d’une autre table non loin de la nôtre, je regardais les formes souples de celles-ci en laissant mon esprit vaguer à ses envies. Sans prendre la peine d’arrêter de me rincer l’œil intensivement, je demandais, d’une voix assez calme, trop peut être pour les paroles que je lui dis :

- Onii-Sama est-il ce genre de personne aimant les petites filles, sympathisant avec elles en les berçant de belles paroles avec une gentillesse démesurée pour finir par les violer sauvagement ? Alexander-Onii-Sama est-il un pédophile ?

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Mar 22 Mai - 17:28

    Sa voix douce retentit à nouveau.

    - Naoko vient des abords de Tokyo, la famille a placée sa demeure dans la campagne afin de jouir de la tranquillité.

    Je hochai la tête. Il était bien vrai que Tokyo, en plus d'être une ville passablement énorme et outrageusement polluée, était loin d'offrir la résidence calme que des gens de haut rang auraient souhaité habiter. Certes, elle n'avait jamais parlé de sa famille, mais, à y voir de plus près, les manières, les mimiques et cette politesse pourtant effrontée dont elle semblait faire preuve tendaient en cette direction : cette petite n'étais surement pas née dans le bas peuple, ou comme une jeune fille normale. Je ne connaissais rien d'elle, ne savait rien de la richesse de sa famille. Et pourtant, il ne pouvait en être autrement. Par ailleurs, aurait-elle été de sang royal que cela n'aurait pas changé ; elle prenait l'attitude d'une petite princesse. Tout en elle respirait le prestige de cette instruction qui lui a été administrée.
    Lorsqu'elle reprit avec ses questions, je me dis que, finalement, le plus curieux de nous deux n'était surement pas moi. Et des questions, cette fillette en avait ! Des plus simples aux plus alambiquées et tordues, je me rendis soudainement compte que sa curiosité n'avait réellement aucune limite.

    - Et vous ? Alexander-Onii-Sama n’est pas un nom commun pour les japonais. Seriez-vous … Anglais ? Français ?

    J'eus un petit sourire, une fois de plus. Me contentant néanmoins de hausser les épaules, je répondis tout simplement, d'une voix calme :

    - Eh bien, ma mère est japonaise, et mon père britannique, qui ne parlait pas trop bien la langue. Il avait du mal à supporter le Japon, alors nous sommes partis lorsque j'ai eu à peu près ton âge. Jusque-là, j'avais grandi, moi aussi, en bordure de Tokyo. Puis, nous sommes revenus, sans lui, lors de ma dernière année de collège. Du coup, je me considère plus comme japonais, ayant passé plus de temps ici qu'en Angleterre.

    Je me souvenais encore de ces longs trajets jusqu'à mon collège, puis mon lycée. D'abord, seul, puis accompagné de Rui, qui me suivait partout où j'allais, collé à moi comme mon ombre. Nous mettions bien trente minutes à y aller, lorsque nous pressions le pas. Mais, généralement, nous n'étions pas réellement pressés d'aller cuire nos cervelles à la broche, aussi nous contentions-nous de prendre une allure de promenade, traînassant sur le chemin. Au final, je ne me souviens même plus du nombre d'heures de colle que nous avions écopé pour être arrivé quasiment une fois sur deux quelques minutes avant la fin du cours. Mais ce n'était pas réellement de notre faute : le bus ne passait qu'une fois toutes les heures et nous le loupions presque à chaque fois.
    Puis, une fois de plus, elle continua avec ses questions, allant cette fois-ci directement dans la catégorie « questions tordues ».

    - Onii-Sama est-il ce genre de personne aimant les petites filles, sympathisant avec elles en les berçant de belles paroles avec une gentillesse démesurée pour finir par les violer sauvagement ? Alexander-Onii-Sama est-il un pédophile ?

    J'eus envie de rire, très fortement. Mais je me retins, et mon visage n'en laissa rien paraître. Dieu, que j'aime être maître de mes émotions.
    J'avais envie de plaisanter en lui disant « Oh, mince, je suis démasqué ! », mais cette plaisanterie aurait réellement été de très, très mauvais goût. On ne plaisante pas sur ce genre de sujet, surtout dans une telle académie. On pouvait aussi bien risquer de se faire prendre au mot et menacer ainsi notre réputation ou bien... Se faire prendre au mot et se faire mettre en morceaux. Et, étrangement, je ne voulais pas savoir dans quelle catégorie se situerait Naoko si elle décidait de me croire.
    Aussi, je haussai les épaules, et déclarai d'un ton complètement neutre, continuant de jouer avec mon briquet :

    - Bah... Disons que déjà, les enfants, c'est pas trop mon truc. Et puis après, j'aime les hommes, donc bon...

    Je poussai un soupir à fendre l'âme.

    - Quoi que... « Aimer » est certainement un bien grand mot, mais soit.

    Pour dire la vérité, je n'éprouvais d'attirance spéciale ni pour les hommes, ni pour les femmes. Je trouvais simplement les femmes inutiles, passablement bruyantes, et surtout chères à entretenir pour ce qu'elle nous rapportaient. Simplement, toutes n'étaient pas comme ça, je le savais bien. Et ce n'était qu'à cause de cette sorte de misogynie que je pouvais réellement me considérer comme gay. Parce que, même si le corps de l'un ou l'autre sexe ne m'apparaissait pas plus plaisant que l'autre, il n'était pas rare – tout de même, mais passons – que je ressente une réellement attirance pour une personne, même en particulier. Je n'aimais pas l'humanité. J'aimais juste une, ou deux personnes. Les autres, je ne les voyais même pas. Et c'est ce qui est arrivé. L'une ou l'autre fois...
    … Bon, d'accord, ce n'était arrivé qu'une seule et unique fois que je m'intéresse à mon partenaire. Merci Rui de t'imposer encore une fois à mon esprit. Repose enfin en paix, et arrête de me hanter, merde !
    Je sortis de mon monologue un intérieur en fixant intensément la flamme de mon zippo.

    - Vraiment, je crois que je suis certainement le type le moins probable pour devenir un pédophile.

      « Nous deux, notre histoire, elle est un peu comme cette flamme. On sait que ça durera pas, mais, plus on vit, plus sa taille croît, pour finalement devenir bien plus chaleureuse et puissante que toutes les autres flammes. Parce que son secret est qu'elle ne consume pas seulement l'air que l'on respire tous les deux, mais aussi nos émotions les plus passionnées et les plus ardentes. Cette flamme, ce n'est pas qu'une flamme. C'est nous, nos deux cœurs entrelacés, exaltés et douloureux. C'est les sentiments que l'on a l'un pour l'autre. C'est cette passion, qui ne mène finalement pas qu'à la souffrance. »


    Je rajoutai néanmoins, honnête :

    - Désolé de t'inquiéter.

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MessageSujet: Re: Onii-Sama serait-il enflammé par ma présence ?   Jeu 24 Mai - 13:40

- Bah... Disons que déjà, les enfants, c'est pas trop mon truc. Et puis après, j'aime les hommes, donc bon...

Alexander était comme moi dans ce cas ? Non pas que je n’aimais pas les enfants ou que j’aimais les hommes, mais bien l’inverse, moi je consacrais ma vie à la recherche de la femme parfaite, à la domination du monde et de celle avec qui je pourrai accomplir mes desseins. Oui, je cherchais la perfection étant perfectionniste, je cherchais l’amour d’une personne que j’avais perdu, une personne illusoire pour remplacer ce vide dans mon cœur, cette même personne qui était mon tout et qui à présent, je n’avais plus que son crâne quand je matérialisais ma robe. Mamina … pouvais-je la considérer comme mon premier amour ? Nous n’avions jamais rien fait d’étrange, notre amour était platonique, ceux que les enfants ont entre eux, ce même amour qui m’avait tant rendue heureuse pour que finalement, après un temps que je trouvais trop court, s’en vola avec cette personne.

- Quoi que... « Aimer » est certainement un bien grand mot, mais soit.

Je ne connaissais pas son histoire, je ne savais pas quelle raison l’avait poussée à venir à Undai et encore mieux, pourquoi cet homme que je trouvais si sympathique paraissait si distant avec les autres. Était-il un tsundere ? Une personne méchante et forte qui au fil du temps, devenait gentille et serviable ? Mais ce qui m’intéressait le plus chez lui était de connaître sa peine, non pas par compassion,  mais toujours et la même chose, par curiosité.

- Vraiment, je crois que je suis certainement le type le moins probable pour devenir un pédophile. Désolé de t'inquiéter.

Sortant de ses pensées en fixant sa flamme, je suivais son regard sans dire quoi que ce soit. Aucune possibilité qu’il soit pédophile donc, cela voulait dire que cet homme était « trop » ou justement « pas assez » apte à apporter son attention sur une personne pour le faire. Un point que je devinais sans vraiment le deviner, disons qu’à force de regarder les gens, de les fixer intensément en essayant de me hisser sous leurs peaux, au plus profond de leurs cœurs pour toucher leurs hontes, leurs peines de mes doigts fins.

- Onii-Sama à l’air triste … Onii-Sama a-t-il des problèmes ?

Levant mes petits yeux vers l’homme, je bougeais mes mains de manière à attraper l’une de ses grandes mains d’homme. Lui adressant un petit sourire désolé, hypocrisie suprême mais impossible de s’en rendre compte, j’ouvris la bouche doucement pour laisser ma voix cristalline lui parvenir aux oreilles.

- Naoko est contente que Alexander-Onii-Sama n’ait pas de vue sur celle-ci. Naoko n’aime pas les hommes, Naoko cherche une nouvelle Mamina pour lui rendre le sourire.

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