AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Un oiseau, un temple et une guimauve ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Naoko Oshima
★ Modo ★

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 11/05/2012
Localisation : Toujours là, où tu ne t'y attends pas

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Kyosei♛Kaifuu
★ Age : 11 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Lun 14 Mai - 16:52

Une chose, une chose à faire, et une autre à ne pas faire. Le monde dans lequel nous vivons était rempli de ces deux questions existentielles, faire ou ne pas faire. Prenons comme exemple, pour commencer quelque part, devais-je me lever le matin ou aurait-il était préférable que je reste dans mon lit ? Toujours des choix, des choix et encore des choix. Pourquoi l’homme ne faisait-il pas ce qu’il voulait, pourquoi n’allait-il pas simplement suivre son instinct animal ? Vous connaissez la réponse comme moi, tout simplement parce que l’homme voulait se distinguer de la bête, l’homme se devait de réfléchir, choisir, agir et répondre en conséquences à des actes. Il va de soi que certains s’en dérobent, qu’ils se laissent aller, ne choisissent pas et ne font que agir sans réfléchir, mais ceux-ci rentre dans la catégorie d’abruti, d’idiots de la vie.

C’est sur cette pensée que je sortis de mon bain, laissant l’eau glisser sur mon corps, je pris place sur le rebord en soupirant lourdement. Les yeux fermés, un sourire invisible sur les lèvres, je me décidais de m’enrouler autour d’un essuie et attendre sagement que mon corps sèche. J’aurai pu aller dans ma chambre, étant donné que ma colocataire n’était pas présente, une fois de plus. En parlant de celle-ci, je n’avais pas la chance de la voir souvent, non, mademoiselle Kurayami préférait passer son temps à s’entraîner dans l’arène ou à l’extérieur en compagnie d’une certaine personne, ou alors, elle traînait à moitié saoule avec un dénommé Izaya Renzou. Je n’avais ni eut la chance de connaître ce jeune homme, tant mieux en quelque sorte, que de rencontrer l’entraîneuse de ma colocataire. Selon les rumeurs, je sus qu’elle se faisait entraîner par la meilleure, la présidente du conseil des étudiants, une certaine Yume Kuroi, connue sous le nom de Black Rock Shooter. Je me devais de la rencontrer, moi, celle qui prendrait le monde entre mes mains, devait impérativement rencontrer une alliée puissante pour gérer ses rangs. Oui, je n’arrêterais pas avec l’envie de conquérir le monde, mégalomane dites-vous ? Non, juste réaliste et puissante. Du moins, je deviendrais puissante, oui. Je me voyais telle la reine sur un échiquier, les pions étaient représentés par une bouchée des élèves inutiles de Undai, mon roi serait celle à qui j’offrirais mon cœur, Kaïla deviendrait une des pièces indispensables pour mettre le roi adverse en échec et mat et Black Rock Shooter serait elle à son tour, la deuxième face du miroir de Kurayami. Bien s’entourer et la première chose à faire pour conquérir un monde, pardon ? Qui ça ? Dead Master ? Voyons voir … elle pourrait être tout, et rien en même temps. Je l’aurai mise en tant que pion, pion que je ferai avancer pour qu’elle devienne une reine, oui, c’est ça, c’est un bon plan, une bonne idée, que j’allais mettre en action dans les plus brefs délais. Mais avant toute chose, il fallait commencer par le début, et ce début était l’arène.

Une fois séchée et habillée, je sortis de la chambre en fermant la porte derrière moi. Vérifiant que le verrou était levé, je soupirais doucement avant de me diriger vers l’arène. Traversant un petit sentier pour arriver dans le parc, je zieutais ma carte rapidement avant de poursuivre mes pas jusqu’à une infrastructure gigantesque ornée de piliers par-ci, par-là. Curieuse et excitée de ma découverte, je m’avançais vers celle-ci en posant ma main sur l’une des tours en pierre dont la roche était incrustée de symboles et d’inscriptions dont je ne connaissais pas le sens. Voyant une sorte de portail attirant mon corps se dessiner devant moi, je m’avançais d’un pas lent vers cet endroit inconnu avant que mes yeux se ferment, éblouit par une lueur ancestrale. Bercée par la chaleur, je sentis mes vêtements brûler dévoilant mon corps nu une fraction de seconde avant que par je ne sais quel tour de magie, un halo de lumière blanche s’entoura autour de mon corps pour y créer une robe rouge sang bordée de froufrou. Dans mon dos, des ailes se déployèrent, mais pas des ailes d’oiseaux, non, autres choses de bien plus grandiose, deux branches d’un chaîne mort sur lesquelles pendirent des cristaux, des fragments d’étoiles de couleurs vivent. Après autant de changement, une dernière chose se plaça entre mes mains, une chose que je voulus lâcher en comprenant ce que c’était mais je ne fis rien. Gardant un crane humain telle une peluche contre mes bras. Étrangement … j’étais terrifiée de ce que je voyais, mais heureuse en même temps. Seul un murmure inaudible traversa mes lèvres « Mamina ».

C’est après avoir découvert ma robe de combat et cette chose des plus étranges que je soupirais doucement, laissant apparaître un sourire sur mes lèvres. entendant des pas s’approcher de moi ainsi que des rires et des exclamations, je tournais les yeux pour découvrir un petit groupe composé de cinq filles me regarder tout en me demandant avec une gentillesse déconcertante :

- Mon Dieu qu’elle est mignonne, on dirait une poupée ! Comment tu t’appelles, ma petite ?

D’un air timide en faisant glisser mes mains sur le crane que j’avais entre mes mains, je me présentais aux filles. Celles-ci sous le charme de leur découverte, m’invitèrent à m’entraîner avec elles et répondre à mes questions. Contente d’avoir trouvé des pions à mon jeu, j’acceptais sans détour. J’ai passé au moins deux si pas trois heures en leurs compagnies, apprenant les rudiments de la matérialisation, ses biens et ses méfaits. Je n’aurais pas pu espérer mieux pour mon troisième jour à Undai, non, c’était juste parfait. Une fois les bases apprises et mes premières matérialisations faites, ce qui consistait à créer des peluches en forme de lapin, je me disposais des jeunes filles. Celles-ci me proposèrent de revenir demain, afin de continuer à apprendre avec elles, j’avais de la chance, dans le groupe des cinq filles, trois d’entre elles se trouvaient en terminale et les deux autres en première, prêtes à passer leurs tests dans peu. Cinq filles expérimentées rien que pour moi ? Que demander de plus.

C’est en sortant de l’arène que j’eus la tristesse de voir ma robe de combat disparaître, ainsi que le crane de ma défunte amie. Une expression de tristesse sur le visage, je baissais les yeux avant de remarquer, sur le sol, un oiseau noir, une pie ? Un corbeau ? Qu’en savais-je mais ce que je savais, c’était que cet animal peu gracieux avait en collimateur quelque chose de brillant que je portais autour du poignet. Et comme pour accentuer mes dires, la bestiole s’élança dans ma direction, m’arrachant mon bracelet de ses pattes pointues et prit son envole. Offusquée d’une telle attaque, je me mis à courir après le volatile en direction de la forêt.

Ce n’est qu’après avoir couru une bonne demi-heure après ce fichu oiseau que je me retrouvais au milieu d’une pleine verdâtre entourée d’arbres et perdue comme jamais. Je n’étais pas terrifiée par l’endroit, disons plutôt que j’étais dérangée de ne pas connaître mon chemin pour le retour. Soupirant cette fois-ci lourdement, je me décidais d’explorer un peu les lieux à la recherche d’une quelconque aide ou source de divertissement. C’est en m’enfonçant un peu plus dans la forêt que je me retrouvais, devant ce qui semblait être un temple abandonné.

Regardant l’infrastructure de loin, je m’en rapprochais avec une once d’inquiétude sur le visage. Il n’était pas coutume de voir ce genre d’endroit perdu au milieu d’une forêt. Le bâtiment était fort simple, une petite allée de pierres servant de sol, avant celle-ci se trouvait également un Torii rouge basique, servant d’entrée au lieu sacré. Le bâtiment en lui-même était surélevé par cinq marches tout au plus, tandis que la hauteur s’étendait sur trois étages sans compter le rez-de-chaussée. Le style japonais encré dans la construction du lieu, donnait à celui-ci une atmosphère aussi oppressante que sereine. N’est-ce donc pas étrange ? Si, je trouvais aussi. Tout en m’avançant vers cette chose en passant sous le torii, je remarquais avec étonnement que le bracelet que m’avait volé l’oiseau se trouvait sur les marches menant à l’entrée dont les portes étaient ouvertes, présentant un bouddha gigantesque sans doute fait en or. Mais ce qui était le plus intriguant, le bracelet ou le fait que cet endroit était et avait l’air entretenu ? Je ne voyais personne et n’entendais que les bruits des animaux de la forêt. Et me voilà, une fois devant un grand dilemme, rentrer ou ne pas rentrer ?

Courageuse ou intrépide, décidez-vous même, je montais les marches, et pénétrai dans la demeure. Comme je m’y attendais, la statue du prophète était presque aussi haute que la tour du temple en elle-même. Bouddhiste et respectueuse dans l’âme, je tirais neuf tiges d’encens et allumai celles-ci avant de me mettre à genoux devant la statue. Mains jointes, les yeux fermés, en mode médiation. Ce n’est qu’en entendant un bruit sourd derrière moi que je me retournais rapidement pour remarquer la silhouette fine d’une jeune femme, une adolescente plus précisément.

- Ara … Je ne m’attends pas à trouver une autre personne ici, êtes-vous perdue également, Onee-Sama ?

Le temple Interdit:
 

____________________________

♛♛♛:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amélia Leroy

avatar

Messages : 417
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 19
Localisation : Devant mon Ordi ..!

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Clover♣Gold
★ Age : 17 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Mer 16 Mai - 17:58



Le noir. Le vide. Un hurlement. Terrible. J'avais beau courir en tout sens, ce cri interminable ne me sortait pas de la tête. Comment faire ? Impossible de s'enfuir, car cet endroit était interminable. Se recroqueviller sur moi même et me boucher les oreilles ne ferait qu'atténuer le son mais pas l'arrêter. Je ne trouvais donc qu'un seul moyen. Crier à mon tour. Peut être que le son suraigu qui s'échapperait de ma bouche couvrira l'autre ? Mais rien à faire. Je ne pouvais rien faire. Le cri de mon grand frère me prit au coeur, m'assaillit et le désespoir m'envahit. Je pouvais ressentir la douleur de Victor jusqu'au plus profond de mon corps. Perdue, je trébuchais et m'étalais sur le sol. Je n'avais pas la force de me relever. Je restais donc par terre, assise, les genoux rassemblés sur ma poitrine, les mains sur les oreilles, les larmes coulants à flot sur mes joues.

Lorsque je me réveillais enfin de cette terreur, je me retrouvais en travers de mon lit, la couverture en vrac, et mes joues trempées. Comment pleurer en dehors d'un rêve lorsqu'on y est encore ? Les questions se bousculaient dans ma tête : Que c'est-il passé ? Comment me suis je retrouvé dans cette positon ..? Puis le hurlement me revint en mémoire. Je serrais les dents, posais mes mains sur mes oreilles une seconde fois et résistais pour ne pas suivre le cri de douleur de mon frère. Croyant de tout coeur être toujours dans un rêve, je relevais les yeux, bouffis par la fatigue et les larmes. Je n'avais pas remarqué la présence de Crysalia, qui me regardait d'un air horrifié. Je lui adressait un maigre sourire pour la rassurer, mais je ne faisais que lui mentir en lui disant que ce n'était rien.

Si c'était quelque chose. Entendre pendant des heures le cri de ton frère que tu as temps chéri, et que tu as vu t'abandonner ensuite, l'entendre crier de douleur, dans le noir complet, impuissante, inflige un sacré choc au réveil. Je me frottais les yeux, secouais la tête, me la prenais entre les bras, pour me convaincre, me persuader que ce n'était que le fruit de mon imagination, que personne n'était aller le chercher puis le torturer. Ma camarade de chambre vint s'asseoir sur mon lit, me prendre dans ses bras et me réconforter. Elle me raconta que j'avais hurler presque tout la nuit comme ca. Je m'excusais au près d'elle pour l'avoir réveillée et sûrement dérangé. Mais elle me dit que c'est normal de faire des cauchemars, et que ca lui était déjà arrivé.

Je la remerciais du fond du coeur avant d'aller me prendre une bonne douche chaude. Cela me fit le plus grand bien. Malgré que je venais de me laver les cheveux le soir même, je me passais le chauffe eau sur le visage ainsi que sur les cheveux, tentant vainement de me changer les idées. Après être restée plus d'un quart d'heure sous l'eau brûlante, je me rendais compte qu'il fallait que j'en laisse pour Crysalia. J'éteignais l'eau, sortais de la douche, me séchais rapidement avec ma serviette, essorais en gros mes cheveux trempés, mais ne les séchais pas. Je n'avais aucune envie de rester étouffer plus longtemps dans cette salle de bain embrumée. Lorsque je sortais, ma colocataire était toujours allongée sur son lit, perdue dans ses pensées. Elle ne remarqua même pas ma présence, alors je sortais discrètement, chipant au passage mon casque sur ma table de nuit et une veste sur le porte manteau.

Une fois dans les couloirs, je ne me trompais pas et prenait tout droit. Lorsque j'arrivais aux portes de la sortie, je les poussais et marchais dans l'air frais. Je prenais une grande bouffée d'oxygène, soufflais, et marchais tout droit. Je n'avais pas de but précis, déjà que je ne connaissais pas beaucoup d'endroits donc ne sachant pas où aller, je me fiais a mon instinct, me dictant où mes pas allaient, errant dans la Cour, à ma guise. Pour finir, au bout de plusieurs longues minutes à marcher au hasard, je me rendis compte que je me rendais à la Forêt qui se dessinait au loin. Je ne déviais pas ma trajectoire, car je n'y était encore jamais aller, et que cela me semblait être un bon endroit pour me retrouver seule un moment.

Lorsque j'arrivais à l'orée de la Forêt, les arbres imposants me firent de l'ombre. Une certaine angoisse m'envahit, mais je continuais d'avancer d'un pas mesuré. Le vent fit frémir les feuilles des conifères à mon passage. Après un petit temps à écouter les oiseaux chanter, je tombais devant un grand temple. Je devinais aisément que c'était le Temple Maudit. Soudain, tous mes soucis, mon rêve, le cri disparurent de mon esprit, pour ne plus qu'il visualise seulement le grand bâtiment imposant. J'avançais maintenant d'un pas hésitant, mais je poussais les grandes portes en bois rougis par les années, et y découvrait une jeune fille d'une douzaine d'années à peine, agenouiller devant une statue. Lorsqu'elle se retourna t m'aperçut dans la lumière du soleil, elle dit :

- Ara… Je ne m’attends pas à trouver une autre personne ici, êtes-vous perdue également, Onee-Sama ?

- Bonjour. Je ne le savais pas non plus. Je suis Amelia Leroy. Non je ne suis pas perdue, mais je ne suis néanmoins jamais venue ici. Tu es nouvelle ?

____________________________


Merci Yume (:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lifediscussion-fow.forumgratuit.org/
Naoko Oshima
★ Modo ★

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 11/05/2012
Localisation : Toujours là, où tu ne t'y attends pas

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Kyosei♛Kaifuu
★ Age : 11 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Jeu 17 Mai - 14:49

Prier, pourquoi prier ? Pourquoi l’homme priait-il, que signifiait ce mot en lui même ? N’était-ce pas illogique d’accorder des paroles à une personne n’étant pas là physiquement ? Donner une pensée à une personne, cela pouvait aider en quelque chose ? je ne savais pas, cette chose était irrationnelle pour mon être, mais dans ce cas, pourquoi étais-je donc agenouillée sur le sol, les mains jointes, les yeux clos à accorder des pensées à un prophète mort ? Les gens représentaient les prières tel que l’élévation de l’esprit vers un Dieu ou relique se présentant comme supérieure à l’humain par ses faits passés, montrant une évolution dans le cycle de l’homme ou celle de la terre. Je n’étais pas du genre à vénérer qui que ce soit, le seul être sur terre auquel j’apporterai ma vénération serait sans doute moi-même ou au pire des cas, une personne de mon sang, de mon rang. Mais ne nous égarons pas du sujet, retournons plutôt sur l’apparition d’une certaine personne.

- Bonjour. Je ne le savais pas non plus. Je suis Amelia Leroy. Non je ne suis pas perdue, mais je ne suis néanmoins jamais venue ici. Tu es nouvelle ?

Répondant à mes dires d’une simplicité déconcertante, je me relevais de ma position. Me plaçant devant elle, je me penchais respectueusement avant de croiser les bras, laissant mes yeux descendre sur la jeune femme. La détaillant du regard, j’eus un petit sourire satisfait en remarquant les formes de la jeune fille. Elle n’était ni trop grosse, ni trop maigre, son visage était encadré d’une chevelure brune et sa peau d’une blancheur hivernale tandis que les traits fins de son visage donnaient une touche de chaleur à son physique. Une simple description qui se retrouverait regroupée dans le mot « jolie ».

- Naoko Oshima, cela ne fait guère plus d’une semaine que je suis dans cet institut. Et vous ?

Décroisant les bras en plaçant ceux-ci derrière mon dos, je m’avançais vers la jeune fille. D’un air enfantin tout en affichant un sourire, je tournais autour d’elle, la regardant de plus près. Un artifice facile à remarquer d’une pierre bleuté, elle était donc en seconde, aussi nouvelle que moi. Intéressant, oui, il était toujours bien de savoir le rang de la personne qui se trouvait devant vous, imaginez que portée par l’envie de montrer votre supériorité, vous offenseriez un élève plus fort que vous. Le résultat coulerait de source, en disant que vous seriez le premier, tête dans le sol à moitié mort. De plus, les secondes ne savaient que matérialiser les robes de combats et armes dans l’arène contrairement aux premières qui pouvaient jouir d’une liberté de création dans l’académie. Mais nous n’étions plus vraiment dans l’académie, mais à ses abords … croyez-vous qu’il serait possible pour un première de matérialiser sa robe ici ?

- Pourquoi vous êtes vous rendue dans un endroit pareil ? Ce n’est pas chaleureux ici, c’est lugubre pour dire plus. Cherchiez-vous quelque chose ? De la tranquillité ? Une personne en particulier ? Aviez-vous peut être rendez-vous avec votre petit copain, Amelia-Onee-Sama ?

Bombardant la jeune fille de questions, je continuais à tourner autour d’elle avant de me décider de tourner sur moi-même. Laissant échapper un rire cristallin, je m’arrêtais devant la statue, dos tourné à celle-ci, yeux rivés et encrés dans les noisettes d’Amélia, pour lui dire d’une voix légèrement triste, accentuée par mon accent de Tokyo remarquable parmi tant d’autres :

- Naoko s’est perdue, un oiseau a volé le bracelet de celle-ci et l’a conduite jusqu’au temple. C’est la première fois que je m’y rends également … voulez-vous bien accompagner Naoko dans sa découverte du lieu, Onee-Sama ?

D’un regard de supplication, un petit sourire, je me plaisais à parler de moi-même à la troisième personne. Oui, j’étais supérieure à la vermine de ce monde, mon peuple, mes jouets, ils découvriront un jour celle pour qui ils vivront.

____________________________

♛♛♛:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amélia Leroy

avatar

Messages : 417
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 19
Localisation : Devant mon Ordi ..!

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Clover♣Gold
★ Age : 17 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Jeu 17 Mai - 17:50

- Bonjour. Je ne le savais pas non plus. Je suis Amelia Leroy. Non je ne suis pas perdue, mais je ne suis néanmoins jamais venue ici. Tu es nouvelle ?

Elle se releva dès que j'eus terminé ma phrase. Elle marcha dans ma direction, et se plaça face à moi. Elle se pencha respectueusement, en croisant les bras une fois la tête relevée. Elle laissa glisser ses jolis yeux sur ma silhouette, me détaillant avec minutie. Alors que je baissais la tête d'un air gêné, je remarquais un petit sourire se former sur la bouche de la jeune fille. Elle semblait très inspirée par mon physique des plus simples. Je relevais la tête à mon tour, comprenant qu'elle ne faisait que m'inspecter. Je lui souris gentiment. Je tentais vainement de lui donner un âge, mais je ne suis pas très physionomiste, je n'y arrivait donc pas. Elle me répondit enfin :

- Naoko Oshima, cela ne fait guère plus d’une semaine que je suis dans cet institut. Et vous ?

Elle décroisa ensuite ses bras et s'approcha de moi. Elle paraissait plus vieille qu'elle ne devait l'être avec ses manières qui faisait, comment dire ..? Adulte et responsable. Mais elle me montra qu'elle avait encore des pars de son esprit enfantin. Elle me sourit d'un grand rictus avec les dents, et se mit à me tourner autour, comme un chien le ferait avec son maître. Après qu'elle ait fait plusieurs tour, je lui expliquais que j'étais dans le même cas de nouveauté qu'elle, et que j'étais donc du même rang. Puis, alors qu'elle était toujours dans mon dos à m'inspecter, elle me demanda de sa petite voix diplomatique :

- Pourquoi vous êtes vous rendue dans un endroit pareil ? Ce n’est pas chaleureux ici, c’est lugubre pour dire plus. Cherchiez-vous quelque chose ? De la tranquillité ? Une personne en particulier ? Aviez-vous peut être rendez-vous avec votre petit copain, Amelia-Onee-Sama ?

Je retenais un petit cri de surprise devant ses questions un peu indiscrète. Mais je le ravalais, car ce n'était encore qu'une jeune fille qui voulait en savoir plus sur sa camarade, et voulait sûrement se faire des amis. Elle s'arrêta enfin de tourner autour de moi pour se décider à tourner sur elle même. Puis, elle laissa échapper un joli rire avant de tourner le dos à la grande statue imposante pour me fixer intensément. Je lui révélais tout de même ma venue ici, à moitié intentionnelle mais à la fois pas.

- J'avais besoin d'être seule pour réfléchir, mais je venais pas ici particulièrement, je suis tombée ici comme ça, et au fait, je n'ai pas de petit copain, et je ne connais pas beaucoup de monde à part toi et ma camarde de chambre.

Puis, me fixant toujours de ses yeux profonds, les pupilles dilatées, elle me dit d'une voix timbrée de tristesse :

- Naoko s’est perdue, un oiseau a volé le bracelet de celle-ci et l’a conduite jusqu’au temple. C’est la première fois que je m’y rends également … voulez-vous bien accompagner Naoko dans sa découverte du lieu, Onee-Sama ?

Elle me regarda d'un petit air suppliant que seul les enfants peuvent faire pour attendrir les plus âgés. Je me laissais prendre au jeu. Moi même ne connaissait pas du tout l'endroit, mais elle avait l'air si vulnérable, mais en même temps si responsable que je ne résistais pas à l'envie de l'accompagner dans sa visite. Et puis ca me ferait découvrir également. J'acquiesçais. Elle sauta littéralement de joie, puis se reprit. Je ne savais pas pour où commencer.

- D'accord. Mais je ne connais pas plus que toi. Mais je vais essayer de te conduire un peu. Viens, on va aller par là. Ah, et aussi, tu peux me tutoyer si tu veux.

J'esquissais un bref sourire. Elle me jeta un coup d'oeil avant de me suivre. A côté de la statue se trouvait une grande porte. Je m'en approchais. J'ignorais totalement ce que je trouverais derrière, mais j'osais tout de même la pousser. Elle émit un grincement sourd et sinistre, ce qui me rappela soudain que ce Temple était réputé maudit, hanté et interdit d'après son nom. J'écarquillais les yeux devant le spectacle que je trouvais dans la grande salle. Elle était immense. En son centre, une sorte d'estrade avec des marches en pierre, sur son socle, une énorme statue bien plus grande que cette de la pièce précédente, et puis sur tous les murs, de vieux tableaux d'empereurs chinois et japonais, tous tapisser de toile d'araignées et d'une épaisse couche de poussière.

- Ca va, pas trop peur, dis dans un petit ricanement.

Elle parut se renfrogner un peu, avant de se détendre un peu. Je toussotais un peu à cause des acariens, auxquels j'étais allergiques. Une brise froide vint soulever mes cheveux bruns. Il faisait incroyablement froid dans cette immense pièce, malgré qu'aucune fenêtre n'apparaissent à nos yeux. J'avançais. Mes pas résonnèrent, et un écho se fit. Je frissonnais, anxieuse. Je savais bien que ce ne pouvait pas arriver, que personne ne vivait ici, mais j'avais la vive impression d'être épiée. Je fis volte face, certaine d'avoir entendu un bruit. Naoko émit un petit rire moqueur. Je lui donnait une petite tape sur l'épaule. Décidément, cette Naoko Oshima me plaisait bien.

- Eh, ne plaisante pas avec cet endroit. Tu sais très qu'il est hanté !

Puis nous miment à rire. Arrivées, au bout de la salle, une seconde porte s'éleva devant nous. Je jetais un regard à la jeune fille, qui hocha la tête. Nous la poussâmes toutes deux, et tombèrent sur une salle encore plus mystérieuse que la précédente.

____________________________


Merci Yume (:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lifediscussion-fow.forumgratuit.org/
Naoko Oshima
★ Modo ★

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 11/05/2012
Localisation : Toujours là, où tu ne t'y attends pas

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Kyosei♛Kaifuu
★ Age : 11 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Jeu 17 Mai - 20:01

Suite à mes demandes, elle ne répondit que très brièvement, ne me laissant le temps de dires ou agir face à ses dires, elle m’invita à la suivre dans cet endroit encore inconnu à mes yeux. J’avais entendu une certaine rumeur disant qu’un temple à Undai était maudit et que celui-ci était tenu par un spectre des moins commodes. Je n’étais pas du genre à croire aux histoires de fantômes ou même, croire à la magie en elle même, mais dans un lieu tel que Undai, allez savoir ce qu’il peut y avoir ici. Bien que je sois telle une scientifique à chercher explication logique à tout, il y avait des mystères de la vie qui me laissaient perplexe. Pour ce qui était de la matérialisation, étrangement, y croire n’avait pas été un problème pour moi, j’eus fait quelques recherches au sujet de notre chère directrice et de la fondation de l’école.

Suite à mes recherches j’eus appris que celle-ci était connue comme étant une scientifique avant la création de l’école, c’est suite à une expérience dite ratée qu’elle créa le monde virtuel, mais réel de la matérialisation. Commençant par l’arène, pour finir par construire un institut dans lequel elle accordait un certain pouvoir à des êtres piochés au hasard. Serait-ce pour montrer son rang d’humain perdu qu’elle décida d’accorder ces choses à des insectes ? Un semblant d’humanité dans cette femme redoutée de tous ? Je ne savais tant que ça pour dire de cette personne, qu’elle était immonde, j’attendrai de la rencontrer en vrai pour fixer mon opinion sur la personne.

C’est en entendant le cri de surprise de ma camarade que je retombais sur terre, regardant avec intensité la salle, je ne sus retenir un rire moqueur à son encontre. Ara, avait-elle peur du surnaturel ? Confiante comme pas possible face au danger qui pourrait nous avoir dans son collimateur, je poussais avec son aide la grande porte se dressant devant nous pour découvrir une nouvelle salle. Et c’est là, comme pour marquer notre présence dans les lieux et que quelqu’un ou quelque chose nous surveillait, qu’une musique ressemblant à celle d’une boite à musique s’éleva dans les airs. Entrant dans la nouvelle pièce en fronçant des sourcils, je décrivais intérieurement celle-ci. Ressemblante à l’autre, mais différente, nous venions de passer de pièce historique à celle d’une … une chambre. Oui, une chambre mais sans lit. Les murs étaient peints d’étagères dans lesquels se trouvaient des livres et des poupées en porcelaines. J’avais du mal à me situer, je n’avais plus l’impression d’être dans le temple, mais plutôt dans un monde parallèle, comme si nous étions passé dans l’arène et que le décor de celle-ci se changeait sous notre envie.

M’approchant d’une des poupées, la musique s’arrêta subitement quand ma main se posa sur les cheveux de l’artifice que je tenais à présent dans mes mains. Je dus avouer avoir eu un sursaut de surprises à l’arrêt du son. Me retournant vers Amélia, je lui tendis la poupée tout en lui disant d’une voix presque muette, dans un murmure dont elle seule pouvait entendre les mots :

- Elle te ressemble.

Oui, la poupée que j’avais était aussi … aussi chose qu’Amélia. La même coupe, les même yeux, le même sourire inexistant et pour de l’accoutrement, ce n’était pas l’uniforme de Undai ou une tenue étrange, non, pour ce fait, la poupée était vêtue de ce qu’il semblait être une robe de combat. Un trèfle représentant quelque chose ? Je ne le savais pas. C’est en détournant mes yeux de la poupée et d’Amélia que je vis une ombre suspecte derrière celle-ci, blanchissant d’un coup, j’ouvris la bouche pour refermer celle-ci directement avant d’attraper la jeune fille par le poignet et de l’entraîner contre moi, faisant en sorte qu’elle se retrouve derrière moi à présent. Serrant les dents, je hurlais de colère :

- Montre toi !

Mais rien, seul le silence et le léger écho de ma voix me parvenait aux oreilles, l’ombre elle-même n’était plus là. Serrant le poing en lâchant un bruit d’énervement, je délivrais enfin la jeune fille, continuant à zieuter de gauche à droite à la recherche de quelque chose d’invisible.

- Une ombre … il y avait une ombre derrière toi, Amélia-Onee-Sama.

____________________________

♛♛♛:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amélia Leroy

avatar

Messages : 417
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 19
Localisation : Devant mon Ordi ..!

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Clover♣Gold
★ Age : 17 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Ven 18 Mai - 13:00



Une musique. Une musique qui me fit sursauter et lâcher un cri. Moi qui croyait que nous étions seules. Je ne m'étais pas trompée. Pourquoi cette petite berceuse pour enfant retentissait dans les airs de la nouvelle salle que nous venions de découvrir ? La pièce dans la quelle nous nous trouvions était très différente de la précédente. Elle me donnait l'impression d'être dans une immense chambre abandonnée, avec toutes ces étagères collées aux murs, avec à l'intérieur des livres et des poupées vieillent d'un demi siècle à mes yeux. Perturbée, je me mis à avancée. Je ne me préoccupais plus de savoir si Naoko me suivait ou non, j'étais trop absorbée par la contemplation de la décoration poussiéreuse. Je tournais brusquement la tête lorsque la musique cessa d'emplir la pièce de ses notes. Je découvris la jeune fille qui m'accompagnais, une poupée de porcelaine entre les mains. Puis, elle se tourna vers moi, et me tendit la poupée. Elle me dit d'une voix à peine audible :

- Elle te ressemble.

Je lui souris. Il est vrai qu'il y avait un air de ressemblance. Elle avait la même coupe de cheveux, les mêmes yeux profonds, et un sourire fin presque inexistant. J'avais peine à croire que je possédait le même, mais Naoko avait l'air de se justifier. Pour ce qui était de sa tenue, on aurait dit qu'elle portait une robe. Mais pas jolie robe que les jeunes filles portent en soirée, non, plutôt une robe de combat. Puis mon regard se porta sur un trèfle, qui se trouvait sur la poitrine du vêtement. J'écarquillais les yeux. Il était identique à celui de ma propre tenue de combat pour l'Arène. Perturbée, je n'eus pas le temps d'apercevoir ce que Naoko ne manqua pas de remarquer : Elle m'attrapa le poignet et me tira contre elle, puis derrière elle. La petite qui protégeait la grande. Comique non ? Mais il faut dire que je ne savais pas d'où venait le danger. C'est alors que la jeune fille révéla son côté dur. Elle hurla d'un voix assuré, emplie de colère :

- Montre toi !

Seul l'écho lui répondit. Elle serra le point tout en lâchant un petit cri d'énervement. J'ignorais ce qu'elle avait vu ou entendu, mais ce que je sais c'est qu'elle aurait voulu le coincer, mais cette chose avait disparue. Puis elle me libéra de son emprise, m'expliquant qu'une ombre était derrière moi lorsque j'observais la poupée. Intriguée, je me retournais également, jetant des regard inquiets en tout sens. Mais la personne qui semblait nous épier depuis un bon moment déjà semblait s'être volatilisée. Angoissée, je trouvais tout de même le courage d'avancer. Je pris la main de ma camarade, et nous marchâmes en silence. Je regardais dans tout les recoins, persuadée que si quelqu'un était entré ici, il n'avait pas pu en sortir sans avoir fait le moindre bruit.

- Où penses tu qu'il est allé, demandais je à Naoko Oshima.

Sans attendre sa réponse, je continuais, jusqu'à l'énorme porte qui se dressait devant nous pour la troisième fois. Je jetais tout de même un coup d'oeil à la jeune fille, au cas où elle veuille rebrousser chemin, mais elle n'avait pas la tête ni le caractère à abandonner. Elle hocha la tête, et ouvrirent la porte. Boum. Un bruit qui me fit lâcher un cri de surprise. On aurait dit qu'un vase venait de se briser. La peur m'envahit. La personne qui nous espionnait était toujours là. La salle, cette fois, n'était pas très grande, était presque vide, mise à part plusieurs tables et quelques armoires. Sur tous murs plutôt se trouvait de grands vitraux qui laissaient passer la lumière. Sur chaque table se trouvait un vase poussiéreux. Par logique, une table devrait être vide.

- Il ne devrait pas pouvoir se cacher. Viens.

Il est vrai que le voleur, ici, n'avait pas beaucoup de chance de se dissimuler. Je cherchais des yeux une table où un vase manquait. La sixième sur la gauche. Des débris était éparpillés sur le sol. Mais aucune trace de vie. Je lâchais un juron, exaspérée qu'il nous échappe comme ca, tel un fantôme. Mais qui était ce ? Et que nous voulait il ? Serait ce le démon du Temple ? Je n'y croyait pas moi même.

____________________________


Merci Yume (:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lifediscussion-fow.forumgratuit.org/
Naoko Oshima
★ Modo ★

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 11/05/2012
Localisation : Toujours là, où tu ne t'y attends pas

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Kyosei♛Kaifuu
★ Age : 11 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Ven 18 Mai - 15:31

Suite à un bruit strident, Amélia me prit la main. Ne m’offusquant nullement de ce geste que je trouvais plutôt rassurant je la laissais faire tandis que nous avançons à présent vers une nouvelle pièce. Ouvrant la porte de celle-ci, nous remarquions une pièce beaucoup plus petite que la précédente entourée d’étagères remplies de fioles et quelques tables se trouvant au milieu de l’endroit. Pour résumé, nous avions découverts la première pièce historique, la deuxième chambre lugubre pour finalement atterrir dans un … un laboratoire ? Tout ca dans un temple je vous rappelle. C’était presque affolant de savoir exactement ou nous étions, tout simplement parce que le décor changeait constamment, étions-nous encore dans le monde des humains ? Avons nous passé une sorte de barrière comme dans l’arène ? Je ne savais pas et je dois avoue que je n’étais pas à l’aise.

M’approchant du vase cassé, je regardais un peu plus en détail celui-ci. Il était couvert de poussière, ce qui signifiait donc que ce n’était pas lui qui venait de tomber, non, cela devait être un autre, mais lequel et surtout où et par la main de qui ?

- Je ne crois pas que nous devrions rester ici, Amélia-Onee-Sama … je …

J’étais complètement terrifiée et tétanisée par la peur, c’était rare de me voir si soucieuse, bien que j’essayais au maximum de ne rien laisser paraître je ne pouvais empêcher mon corps de trembler ainsi que ma voix. M’avançant d’un pas lent vers la jeune fille, je me collais légèrement à elle, cherchant une quelconque protection de sa part. Me reculant légèrement de son corps chaud en levant les yeux vers son visage, je lui dis d’une petite voix :

- Sortons d’ici, Onee-Sama … Naoko a peur.

Je me devais de l’avouer, oui, je ne pouvais le cacher plus longuement. Bien que j’essayais d’être le plus adulte possible, mon âge ne trompait personne, je n’avais que onze ans, une petite fille au air de femme distinguée, mais tout de même une petite fille. Enroulant la main dans celle de l’élève de seconde, je fermais les yeux en essayant de calmer ma peur.

Mais cela n’allait pas être si simple, tout simplement parce qu’au moment ou j’eus levé les yeux vers Amélia, une trappe s’ouvrit sous nos pieds nous faisant tomber un étage plus bas. Magnifique, nous voilà maintenant enfermées dans les sous-sols d’un temple sans lumière. Tombant lourdement sur le sol dans un cri de surprise, je levais les yeux par automatisme vers la trappe qui nous avait faite prisonnière. Celle-ci se refermait dans un amas de poussière me faisant tousser. Cherchant une quelconque source de lumière, je sortis de ma poche mon téléphone tout en activant le flash sur celui-ci. Lumière, ma tendre lumière.

- Onee-Sama ? Rien de cassé ?

Éclairant la jeune fille un court instant, je déviais la lumière vers l’endroit ou nous étions tombés. Cela ressemblait à un couloir, devrions nous aller jusqu’au bout de celui-ci ? Curieuse tout en étant terrifiée, je me levais tout en prenant appuis sur le mur. Sentant une sorte de renfoncement dans le mur, je poussais ma main dessus. Le résultat me surpris aussi rapidement que ce qu’il se passa, des torches s’allumèrent tout le long du couloir dans lequel nous étions. Un couloir sans fin dont on pouvait peut être entrevoir un semblant de liberté à la fin.

____________________________

♛♛♛:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amélia Leroy

avatar

Messages : 417
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 19
Localisation : Devant mon Ordi ..!

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Clover♣Gold
★ Age : 17 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Sam 19 Mai - 10:11



Sans me lâcher la main, Naoko se baissa pour examiner le vase brisé de plus près. Elle en pris un morceau entre ses doigts et me le montra : il était couvert de poussière, ce qui signifiait bien évidemment que ce n'était pas celui là qui venait de tomber. Mais cette vérité me troubla. Mais alors lequel ? Où, et par qui ? Mal à l'aise, elle reposa doucement le morceau sur le sol, et se releva, me regardant droit dans les yeux. Je n'y lisait que de l'angoisse. Je déglutis avec difficulté. Cet endroit était de plus en plus bizarre, et cela ne me disait rien qu'y vaille, car nous étions dans un temple tout de même ! Comment était ce possible ? Plusieurs questions se bousculaient dans ma tête et menaçaient de la faire exploser, mais la jeune fille qui m'accompagnait me sortit de mes pensées en disant :

- Je ne crois pas que nous devrions rester ici, Amélia-Onee-Sama … je …

Je voyais bien à la façon dont elle me tenais la main, fermement, et au son de sa voix, qu'elle avait aussi peur que moi. J'avais l'impression d'être passé dans un autre monde, parallèle à celui là, mais magique et terrifiant. Je tentais vainement de cacher l'horreur qui montait en moi, pour ne pas montrer à Naoko que j'étais faible, en me mordant la lèvre à m'en faire mal, mais à quoi bon ? Je savais bien qu'elle me voyait en train de craquer, car si il lui arrivait quelque chose, ce serait entièrement ma faute. Je lui serrais la main de plus belle lorsqu'elle se rapprocha de moi d'un pas lent pour venir se coller à mon corps chaud. Puis, elle me murmura d'une petite voix en murmure, à peine audible, d'où sonnait la peur, la seule peur que tout le monde éprouvait dans un moment pareil :

- Sortons d’ici, Onee-Sama … Naoko a peur.

- Moi aussi .. Viens, suis moi.

Je me devais de lui avouer que j'étais tétanisée, car si je tentais en plus de lui cacher ce que je ressentais, ca n'arrangerait rien. Elle enferma ma main autour de la sienne et ferma les yeux. Je l'imitais, tentant de me calmer. Mais cela ne fit qu'empirer les choses, car à peine rouvrais je les yeux pour apercevoir ceux de Naoko que le sol se déroba sous nos pieds. J'ouvris la bouche pour crier, mais aucun son n'en sortit. Nous atterrîmes un étage plus bas, dans un fracas sourd. En guise de réflexe, la jeune fille et moi levèrent en même temps les yeux vers la trappe qui nous avais fait prisonnière. Nous étions maintenant dans le noir complet. Je retins un second cri lorsqu'une lumière scintilla sur le visage de Naoko. Ce n'était que son portable.

- Onee-Sama ? Rien de cassé ?

- Non ca va. Et toi, tout va bien ?

Elle éclaira l'endroit où nous venions de tomber. Une espèce de grand couloir. J'imagine que la curiosité l'emporta sur la peur de la jeune fille car elle se leva et pris appuie sur un mur. Je poussais un cri de stupeur lorsque des dizaines de torches s'allumèrent. Elle éclairaient tout le couloir, qui paraissait interminable. Mais il fallait que l'on essaie de le traverser. Personne n'aurait idée de venir nous chercher ici. Mais c'est alors qu'une question évidente ma frappa : mais qui avait déclenché cette trappe ? Etait ce l'espoinneur ou un simple mécanisme conçu pour les intrus entré dans le Temple ? Je gardais néanmoins cette question pour moi, repris la main de Naoko et lui dit :

- Viens, allons par là. Peut être qu'il y a une sortie.

Je ne disais rien que pour la rassurer mais je n'y croyais pas moi même. J'avais le pressentiment que nous allions rester coincé ici jusqu'à ce que nous mourrions. Je faisais un effort phénoménal pour retenir mes larmes. J'admirais le courage de Naoko, car à son âge, j'aurais déjà craqué depuis longtemps. Je m'imaginais d'ailleurs que ce serait moi qui craquerait sûrement avant elle, mais je devais résister, au moins pour la faire sortir d'ici en vie, et en un seul morceau. Nous avancions lentement, sans bruit, l'une collée contre l'autre, nos respirations haletante calées sur celle de l'autre. Soudain, un courant d'air froid vint me caresser les cheveux et me couper le souffle. Toutes les torches s'éteignirent à l'unisson et d'un seul coup. Nous nous retrouvâmes une seconde fois dans le noir. Je tentais de garder mon clame.

- Tu peux ressortir ton portable s'il te plais Naoko ?

Mais elle n'eut pas le temps d'obtempérer qu'un craquement résonna dans le couloir. Sinistre, comme quelqu'un qui brise un os. Un frisson de terreur me parcourus l'échine. Je m'accroupis, terrifiée, n'ayant pas besoin de dire quoi que ce soit à ma camarade pour qu'elle fasse de même. Puis comme par magie, le craquement retentit encore une fois, plus proche, et un rire machiavélique surgit des entrailles de la terre. J'avais l'impression d'être retourné dans mon cauchemar d'hier soir, en cent fois pire. J'imitais ce que j'avais fait cette nuit là, me bouchant les oreilles. Mais qu'avions nous fait pour mériter ca ? Et moi qui était venue pour me retrouver seule et me mettre les esprits au clair, c'est raté.

- Je suis désolée .. dis je dans un murmure. Je ne suis qu'une incapable, je n'aurais jamais du t'emmener ici, tout est ma faute ..

____________________________


Merci Yume (:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lifediscussion-fow.forumgratuit.org/
Naoko Oshima
★ Modo ★

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 11/05/2012
Localisation : Toujours là, où tu ne t'y attends pas

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Kyosei♛Kaifuu
★ Age : 11 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Sam 19 Mai - 12:28

Un craquement, un bruit sourd, un hurlement, mon corps ne supportait plus une telle pression, je retenais mes larmes de couler, ma voix de se casser dans un hurlement, mon corps de se mettre à courir dans le sens opposé du bruit. Mais je ne bougeais pas, tétanisée par la peur, je grinçais des dents regardant à gauche et à droite à la recherche d’une quelconque solution à notre malheur. Le bruit retenti une fois de plus, j’avais l’impression que ce n’était pas les os d’une autre personne qui se faisaient craquer mais les miens, plongée dans un film d’horreur dont j’étais la principale victime. Un rire, un sanglot ou étouffement, je ne savais pas décrire le son qui me parvint aux oreilles à cet instant là. Tout d’un coup, ce fut Amélia qui céda à la peur, se recroquevillant sur elle-même, elle pressait ses mains sur ses oreilles comme si elle voulait se réveiller d’un mauvais cauchemar. Étranglée par la peur, je me raclais la gorge tandis que des bruits de pas s’approchaient de nous.

- Je suis désolée ... Je ne suis qu'une incapable, je n'aurais jamais du t'emmener ici, tout est ma faute ...

Elle se sentait responsable, elle ne devait pas l’être. J’étais assez grande du haut de mon jeune âge pour avoir décidé moi-même de m’aventurer dans cet endroit. Laissant un juron inaudible traverser mes lèvres, j’attrapais la jeune fille par la manche de son uniforme, une expression dure sur le visage sans le moindre sourire, je lui dis d’un ton relativement froid :

- Tu n’es plus une enfant, debout.

Tout en disant cela, j’attrapais sa main pour la tirer à ma suite. Il ne servait à rien de rester dans ce couloir à attendre que le vice nous prenne. Marchant d’un pas rapide mais soutenu, je traînais Amélia derrière moi dans le sens inverse du bruit. Cherchant des yeux une quelconque issue, je me hurlais mentalement mon désespoir et mon incapacité. Dieu, allions-nous sortir vivantes de cet endroit ? je l’espérais, j’avais un dessein plus grand que celui de mourir dans les sous-sols d’une école avec une inconnue, je me voyais reine de ce monde de ma générosité déconcertante, de ma force sans limites écrasant les déchets de cet univers, ralliant les plus grandes forces à ma cause et là ? Là j’étais telle une de ces vermines coincée dans un égout, cherchant la lumière du jour pour illuminer leurs vies.

C’est après cinq minutes de marche intensive que je vis une porte au fond du couloir. Légèrement contente de ma découverte, je m’empressais de déposer ma main sur la poignée essayant en vain de tourner celle-ci. Rouillée après avoir été à l’abandon des années, cette satanée clenche ne voulait pas s’ouvrir. N’ayant guère le temps de faire dans la délicatesse, j’assénais un coup de pied dans la porte essayant de la faire sortir de ses gonds par la même occasion. Ce n’est qu’après deux minutes d’acharnement que j’arrivais à mes fins.

Dans un bruit sourd, la porte tomba sur le sol, soulevant par la même occasion un amas de poussières monstres. Posant ma main devant ma bouche pour ne pas humer de cette crasse, je toussais légèrement en plissant les yeux. Une fois la poussière dissipée, j’avançais à présent dans cette nouvelle salle. Celle-ci ressemblait plus à un … une sorte de salon. Il y avait une bibliothèque remplie d’ancien ouvrages datant de je ne sais quand, au centre du salon se dressait un fauteuil double dont les ressors avaient éclatés depuis des années. Un semblant de cheminée se trouvait contre un mur. La salle était éclairée par des torches identiques à celles du couloir, était-ce un genre de mécanisme qui ouvrait toutes les lumières ? Mais d’une logique même, il fallait « renfourner » ce genre de lampe d’huile pour qu’elles puissent continuer à brûler. Cet endroit n’était donc pas si à l’abandon que ça … mais qui se trouvait donc ici dans ce cas ?

Cherchant une issue des yeux, je me raclais la gorge en écarquillant les yeux en voyant devant nous, tapis dans l’ombre une silhouette. On ne pouvait pas vraiment discerner son visage, seuls des yeux nous fixant d’un noir profond nous tétanisaient sur place tandis qu’un sourire s’agrandissant sur les lèvres de l’inconnu nous foudroyait sur place. D’un pas de recul, je me heurtais contre le corps d’Amelia se trouvant derrière moi … Qu’allons nous faire maintenant que nous étions « devant » notre « cauchemar » ?

____________________________

♛♛♛:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amélia Leroy

avatar

Messages : 417
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 19
Localisation : Devant mon Ordi ..!

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Clover♣Gold
★ Age : 17 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Sam 19 Mai - 13:51



- Tu n’es plus une enfant, debout.

Elle avait prononcé sa phrase avec froideur, sans aucune gentillesse dans la voix. Après tout, elle n'avait pas tort. Au fond, j'avais cinq ans de plus qu'elle et, comme je l'avais prédit, j'avais craqué la première, et c'était bien Naoko qui me soutenait. Elle me prit par le bras et m'entraîna à sa suite. Nous marchions d'un pas rapide et mesuré, dans le sens inverse d'où provenait le rire, ma jeune camarade le traînant littéralement derrière elle. Je cherchais des yeux une issue, un signe de vie dans cette endroit macabre, ne serait ce qu'un infime trou dans un mur, mais rien. Je sanglotais, je hurlais mentalement dans ma tête. J'avais maintenant la certitude que nous ne sortirions jamais de ce labyrinthe infernal, accabler par ce hurlement à mis chemin entre le rire et le pleure, qui se rapprochait tout en s'éloignant. Mais qui avait un coeur aussi dur pour faire une chose pareil ?

Je reniflais, les larmes affluant sur mes joues déjà trempées. Je me les essuyais du revers de la main, espérant que Naoko Oshima ne m'entendrais pas. Une fois que j'eus refoulais la boule qui s'était logée dans ma gorge, je me mis à courir, et à la devancer. Un soudain regain d'énergie me vint, comme si l'envie de vivre était revenue en moi. J'avais envie de revoir la lumière du jour, et presque, d'entendre le hurlement de mon frère que de rester mourir ici. Après plusieurs minutes à alterner marche et course que nous arrivâmes, à notre plus grande joie, devant une ultime porte. Je laissais ma camarade tourner la poignée rouillée par le temps. Mais avait beau appuyer de toutes ses forces, rien ne bougea. Entreprenant une autre façon pour l'ouvrir, elle se mit à asséner la porte de coups de pieds. La regardant faire, impuissante, deux minutes plus tard, elle s'écroula dans un bruit sourd qui résonna en écho dans le couloir.

Un énorme tas de poussière s'envola lorsqu'elle se fracassa sur le sol, me faisait tousser et me piquant les yeux à m'en refaire pleurer. Je me les frottais sans grand ménagement, avant de découvrir enfin ce qui se trouvait de l'autre côté. Une espèce de grand salon. Un canapé deux places se trouvait au centre, dont les ressorts ressortaient par dessus le tissu décoloré par les années. Sur les murs se trouvaient plusieurs bibliothèques sur lesquelles étaient empilés plusieurs livres datant de plusieurs siècles à mes yeux. Une sorte de cheminée noircie était contre un autre mur, tandis que des torches identiques à celle du couloir flambait un peu partout dans la pièce. Etait un mécanisme qui s'enclenchait tout seul pour toutes les allumer d'un seul coup ? Probablement, mais je n'avais pas le temps de me poser la question.

C'est seulement quand j'entendis Naoko se racler la gorge que j'aperçut la silhouette, tapis dans l'ombre. Je ne sais pas depuis combien de temps il nous épiait ainsi dans cette salle. Son visage était dissimulé par le manque de luminosité de la pièce, mais ses yeux d'un noir profond nous fixaient, tandis qu'un large rictus se formait sur ses lèvres, laissant apparaître ses dents blanches. Tétanisée de peur, je ne pouvais que bouger mon regard vers ma camarade qui venais de me rentrer dedans et me frôlais la main : cela formulait tout. Cette petite touche révélait tout. La question que nous nous posions, qui retournait en boucle dans nos têtes : Qu'allions nous faire ? Je pris une grande inspiration. Prenant mon courage à deux mains, je bloquais ma respiration pour me retenir de déguerpir en hurlant, et avançais.

- Montrez vous ! Qui que vous soyez, cela ne sert plus à rien de jouer la comédie ! Qui êtes vous et pourquoi faites vous ca ?

Mais l'espion ne bougea pas. Il continuais de nous fixer de son regard d'acier, sans ciller, alors que moi je luttais farouchement pour ne pas baisser les yeux, m'écrouler sur le sol et éclater en sanglots. Je soutenais son regard, comme le ferais une véritable guerrière devant un danger imminent. Il fallait que je sois forte, et je serais prête à me battre en cas de besoin, et je suis persuadée que Naoko en ferait de même. Je bandais mes muscles, prête à esquiver toute attaque de la part de notre adversaire à moitié invisible. Puis c'est alors qu'il se mua hors de l'ombre, nous dévoilant son physique d'homme plus qu'imposant, ses muscles roulant sous ses vêtements. Il possédait des cheveux court d'un noir de jais, identique à ses yeux qui ne nous quittaient pas.

- Que nous voulez vous ? A quoi beau nous faire peur depuis le début de notre entrée ici ?

____________________________


Merci Yume (:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lifediscussion-fow.forumgratuit.org/
Naoko Oshima
★ Modo ★

avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 11/05/2012
Localisation : Toujours là, où tu ne t'y attends pas

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Kyosei♛Kaifuu
★ Age : 11 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Sam 19 Mai - 15:30

L’homme sortit des profondeurs des ténèbres pour nous faire face, sous les questionnements intensifs de ma compagne, je laissais mes yeux descendre sur la silhouette de l’homme. Musclé comme jamais, un regard de psychopathe et un sourire qui en disait long sur sa pensée. Face à une telle carrure, je me sentais faible, faible à un tel point que je risquais de m’écrouler plus d’une fois. Était-ce l’aura monstrueuse de cet homme qui me mettait dans un tel état ? Ou ne serait-ce que par sa présence et le fait que je ne savais si cette chose était un homme ou un spectre. Il avait l’apparence humaine, mais des fumées noires émanaient de son corps, tel un Dieu sortant tout droit des enfers pour venir vous attirer dans ses ténèbres.

- Que nous voulez-vous ? A quoi beau nous faire peur depuis le début de notre entrée ici ?

Pour seule réponse de l’intéressée, nous eûmes un rire des moins rassurants. S’avançant vers nous, il se pencha gracieusement tout en continuant à fixer ma silhouette et celle de ma compagne. D’un mouvement de bras, il se redressa après sa révérence, sourire aux lèvres, je pus y décerner des dents relativement trop pointues pour qu’elles ne soient pas terrifiantes. Humant l’air à plein poumon, l’homme passa une main dans ses cheveux avant de faire claquer sa voix glaciale dans les airs :

- Cela fait bien longtemps que je n’ai pas vu les jouets de Dead Master s’égarer dans ma demeure … Pauvres petites choses.

La chose, l’homme s’approchait de nous, ouvrant ses bras prêt à nous emporter avec lui dans un autre univers, fermant les yeux en voyant son visage trop près du mien, j’eus un haut le cœur quand je vis une lumière verdâtre peindre la salle de sa présente. Des amandes de la même couleur, un sourire, un visage que je connaissais parmi tant d’autre venait de faire volte-face à l’homme des ténèbres. Sentant des bras m’entourer, je regardais la femme qui venait d’apparaître comme par magie devant nous. D’un simple sourire presque amusé, elle nous enroula, moi et Amélia dans un voile chaud matérialisé dans une fumée nous empêchant de voir quoi que ce soit. Par réflexe pour ne pas perdre mon amie, je m’accrochais à son corps sans doute aussi tremblant que le mien.

La suite se passa vite, trop vite pour que je ne comprenne complètement ce qu’il venait de se passer. Nos corps s’étaient fait attirer dans les bras de Dead Master, celle-ci par je ne sais quel procédé nous avait littéralement téléportée dans un autre endroit qui s’avérait être l’extérieur du temple. Nous retrouvant donc en dehors de celui-ci, incrédule, je regardais le bâtiment hanté de mes pupilles rougeâtres sans comprendre quoi que ce soit. Déviant le regard à la rechercher de la personne qui venait de nous sauver, je fus déçue en ne la trouvant pas.

Ce n’est qu’en entendant un bruit sourd que je reportais mon attention sur le temple, dans une explosion des moins compréhensibles celui-ci prit feu sous les cris de douleurs d’une personne semblant être enfermée dedans. Propulsée un peu plus loin par l’explosion, je me relevais tant bien que mal en rivant mes yeux sur le bâtiment en feu. Ouvrant la bouche tout en ayant les yeux écarquillés, je ne comprenais plus rien à ce qu’il venait de se passer. Pourquoi l’apparition de Dead Master ? Pourquoi ce temple est-il en feu ? Qui crie et surtout, qui a activé ce feu ? Pour seule réponse, je vus sortir des flammes la silhouette de la directrice, sourire aux lèvres de celle-ci. Tout en se rapprochant de nous, elle me prit dans ses bras telle une enfant avant de porter son attention sur la jeune Amélia se trouvant non loin de moi.

- Rentrons, nous n’avons plus rien à faire ici.

D’un mouvement de la main, elle invita la jeune fille à la suivre. Allait-elle … répondre à nos questionnements à présent ? Non, je ne croyais pas en vue de son petit air disant bien que nulle réponse n’allait sortir de cette femme mystérieuse.

____________________________

♛♛♛:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Amélia Leroy

avatar

Messages : 417
Date d'inscription : 03/05/2012
Age : 19
Localisation : Devant mon Ordi ..!

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Clover♣Gold
★ Age : 17 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    Dim 20 Mai - 14:14



Un rire. Ce rire qui avait résonner dans le couloir se fit en écho à celui qui monta dans la pièce. Un rire sarcastique. Moqueur. L'homme qui se tenait devant nous n'avait pourtant pas l'air de plaisanter. Puis il s'avança vers nous et s'inclina gracieusement, ne nous quittant pas des yeux pour autant. Lorsqu'il se releva dans un mouvement de bras, ce même sourire qu'il portait avant s'était encore élargis, nous dévoilant ses dents pointus, qui même de loin, était terrifiante. Puis il passa sa main dans ses cheveux, comme le ferait tout homme normal et civilisé, lorsqu'il fit résonner sa voix glaciale dans la salle vide et silencieuse.

- Cela fait bien longtemps que je n’ai pas vu les jouets de Dead Master s’égarer dans ma demeure … Pauvres petites choses.

Après ses paroles, il continua d'avancer dans notre direction, ouvrant les bras comme pour nous y accueillir, dans cette prison d'un autre monde. Il se pencha vers Naoko, qui ferma les yeux lorsqu'elle put sentir son souffle. Je la serrais plus fort encore contre moi. C'est alors qu'une lumière verte m'éblouit, puis une silhouette apparut, plus familière, et le visage le fut plus encore. Dans un sourire, Dead Master vint nous enrouler d'un voile chaud empli de fumée qui empêcha de voir la suite des événements. Naoko s'accrocha à mon corps tremblant comme une feuille. La suite passa si vite que je n'eus le temps de réfléchir aux choses qui venaient de se produire. La directrice de Undai nous avait enroulé de ses bras protecteurs et nous avait comme téléportés dans un autre endroit que je peinais à mettre un nom dessus : l'extérieur du temple ? Encore une autre pièce ?

Aucune idée. Lorsque le voile se dissipa peu à peu je découvrait les abords du temple, avec celui ci non loin de nous, s'élevant dans toute sa hauteur, mais gardant son enchantement à l'intérieur. Je cherchais des yeux notre "sauveuse" mais ne la trouvais nulle part. C'est alors qu'un bruit sourd retentit en direction du Temple, l'explosion l'enflammant d'un seul coup. Puis un cri de douleur s'ensuivit, comme si une personne était emprisonner à l'intérieur. Probablement l'homme. Plusieurs questions se bousculaient dans ma tête. Pourquoi avoir détruit le temple ? Pourquoi tuer quelqu'un en même temps ? Lorsque Dead Master sortit du bâtiment en feu, le sourire aux lèvres, je n'en fut que plus étonnée encore. En s'approchant, elle prit Naoko dans ses bras comme une jeune enfant avant de me regarder en disant :

- Rentrons, nous n’avons plus rien à faire ici.

J'avais une folle envie de lui poser un tas de questions, mais j'étais à bout de force. C'est à peine si mes jambes me soutenaient. Je jetais un regard à notre directrice qui portait toujours ma jeune amie. Je souris, heureuse. Après cette aventure qui avait failli nous coûter la vie, j'avais appris à contrôler mes nerfs, après plusieurs crises d'ailleurs, mais je pense que cette journée m'avait endurcie et m'avait fait gagner en courage. J'espère du moins que je serais plus forte, une fois que je serais amener à combattre dans l'Arène. Une nouvelle vague d'énergie revint en moi, et j'accélérais le pas. Une expérience inoubliable venait de se graver dans ma mémoire ..

END

____________________________


Merci Yume (:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://lifediscussion-fow.forumgratuit.org/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un oiseau, un temple et une guimauve ?    

Revenir en haut Aller en bas
 

Un oiseau, un temple et une guimauve ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Un oiseau qui chante....
» Un temple sous terre [PV Kusari]
» L'oiseau messager
» Deux oiseau etrange(PV Duscisio)
» Temple Zen du Thé sacré de Kami-sama [libre et pas sérieux]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Undai Gakuen RPG :: Alentours de l'Académie Undai :: Forêt :: Temple Interdit-