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 ♛ Ma première journée ♛

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Naoko Oshima
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MessageSujet: ♛ Ma première journée ♛   Ven 11 Mai - 15:24

Je me répète sans doute en disant que toute histoire à un début, qu’il faut que je commence quelque part, et ce quelque part c’est dans ce nouveau monde. Etrange et mystérieux, il est décrit comme magique par des centaines d’élèves, ceux-ci disent qu’ici nous pouvons retrouver ce que nous avons perdu, nous pouvons rire et pleurer sans être regardé de travers, nous pouvons même effacer nos chagrins et nos péchés, tout en trouvant de la tendresse et de la délicatesse. Undai Gakuen allait être un monde … dérisoire selon moi. Je ne m’attendais pas à ce que cette école m’offre tout ce que je désire, qu’elle réalise mes rêves les plus fous, loin de là cette idée. Cette école ne sera considérée seulement comme étant l’endroit, où un nouveau chapitre de ma vie commence.

C’est sur ces pensées que je me retrouvais dans une voiture en direction de l’institut, les yeux lourds par la fatigue d’un voyage éprouvant, je fixais le paysage défiler devant moi. Plus nous nous rapprochions de l’école, plus un semblant d’excitation montait en moi. J’étais impatiente, impatiente de découvrir ses habitants mais également l’endroit en lui-même. Peut être allais-je trouver une personne aussi noble que Mamina dans ces murs ? Peut être allais-je encore perdre quelqu’un finalement.

Tout en me disant cela, je plissais les yeux, laissant mon corps doux se déposer un peu plus profondément dans le siège arrière de la limousine. Je ne saurai vous dire combien de temps s’est écoulé entre le moment où je me suis endormie et celui de mon arrivée à Undai, mais à mon réveil, la voiture s’était arrêtée devant un grand portail. Regardant derrière moi, je vis que nous avions passé un pont, un pont gigantesque séparant la ville de Kyoto à l’Académie. Me faisant ouvrir la portière, je ne perdis pas de temps pour descendre de la voiture, rapidement, mais noblement, cela va de soi.

En arrivant dehors, je fermais les yeux une fois de plus, humant l’air frais et l’odeur sucrée d’une soirée chaude de printemps. Levant légèrement les bras pour me détendre, je baissais ceux-ci en me retournant vers mon chauffeur, ayant l’amabilité de prendre mes valises, pour finalement, lui demander de m’accompagner en direction de la réception. Celui-ci acceptant d’un sourire, il me suivit jusqu’au bâtiment principal où je trouverai sans doute, réponses à mes questions, et une aide pour mon premier jour.

Vêtue de mes vêtements normaux, je sentis les regards intrigués des élèves, je pouvais déjà entendre au loin leurs questionnements, pourquoi n’avais-je pas l’uniforme de Undai, pourquoi avais-je l’air si jeune, pourquoi un enfant se trouvait ici, ou encore mieux, c’est quoi ça ? La fille d’un professeur ? Oui, les humains sont idiots, c’est pour cela que je ne m’abaisse pas à leurs niveaux en me disant de la même race qu’eux, non, j’étais supérieure.

D’un mouvement rapide et d’une démarche droite, j’arrivais devant la réception. Étant légèrement trop petite pour faire savoir ma présence à la réceptionniste se trouvant devant moi, je laissais mon chauffeur, interpeller la demoiselle pour moi. Celle-ci se levant de sa chaise, passa sa tête au dessus de son bureau avant de me remarquer. Les yeux remplis d’étoiles, un léger bruit admiratif et voici que celle-ci m’adressait la parole :

- Puis-je t’aider Ojou-Sama ?

De sa voix fluette et tendre, elle me demanda cela. Bien élevée que je pouvais l’être, je répondis à son sourire avant de me mettre sur la pointe des pieds, de prendre appuis de mes petites mains sur le rebord du comptoir et de demander d’une voix aussi douce mais plus enfantine que la sienne :

- Naoko Oshima … Je viens d’arriver à Undai et je ne sais pas où me rendre, pouvez-vous m’aider, Onee-Sama ?

Tout en abordant une petite tête suppliante, je demandais cela. La réaction de la femme ne se fit pas attendre, rougissant légèrement en posant ses mains sur ses joues, elle quitta sa chaise pour venir se placer en face de moi. Déposant sa main sur ma tête, elle caressa légèrement mes cheveux avant de me dire, tout en prenant ma main :

- Bienvenue à Undai Gakuen, Naoko-Chan. Je vais t’accompagner jusqu’au conseil des étudiants, ceux-ci seront sans doute mieux placés que moi pour t’aider. Tu peux également laisser tes valises ici, je me chargerai de les monter dans ta chambre une fois que j’en aurai finie avec toi.

D’un sourire chaleureux, elle me répondit cela. D’un mouvement de la tête en signe d’acceptation, je demandais également à mon chauffeur de disposer. Il ne m’était plus utile étant donné que je venais de trouver une nouvelle personne à utiliser, c’était si facile, si facile de se faire apprécier, remarquer et de faire craquer les gens. Un hobby ? Sans doute.

- Tu m’as l’air bien jeune pour être inscrite à Undai, il est rare, à vrai dire je n’ai jamais vu une personne aussi jeune que toi dans l’école. Tu risques de te sentir seule, si tu as besoin d’une compagnie, je serai là pour toi, Naoko-Chan.

Il ne fallait pas grand-chose, un simple sourire, une poignée un peu plus ferme, une main douce et une demoiselle magnifique pour que ma journée commence parfaitement. Bien qu’il devait être déjà tard dans l’après midi, je me disais que ma journée n’avait pas été si mal que ça. Très bonne même, mon voyage, mon repos et finalement cette rencontre, que demander de plus ? Oui, je pouvais demander encore plus et encore plus de choses aussi amusantes, mais ne dit-on pas qu’il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre ?

- Merci de votre proposition, je serai grée d’avoir une personne telle que vous en ma compagnie. Puis-je vous poser quelques questions ? Parlez-moi un peu de Undai.

Tout en demandant cela, la jeune femme continuais son chemin en direction de ce qui semblait être le fameux conseil des étudiants. Traversant les couloirs, il ne fallut pas plus de cinq minutes pour que nous arrivons devant une porte coulissante, sur laquelle se trouvait une pancarte dorée, l’inscription « CONSEIL » était gravé dessus. Nous arrêtons donc de marcher, la réceptionniste me répondit brièvement avant de tourner frapper à la porte, quémandant l’entrée.

- Undai Gakuen est dirigée par une directrice, Dead Master. Tu apprendras ici à matérialiser des choses les plus folles les unes que les autres, tu te feras des amis ainsi que des ennemis dans cet endroit, et tu devras combattre pour un jour être la meilleure. Le but premier de cet académie, est d’aider les jeunes à montrer leurs sentiments, par le pouvoir de la matérialisation, c’est un peu difficile à comprendre, mais tu verras ce que je dis une fois que tu seras passée par l’arène, Naoko-Chan.

Non, j’avais compris parfaitement ce qu’elle venait de dire. Cela coulait presque de source suite aux quelques explications que j’avais reçu de la directrice quand j’eus appelé celle-ci pour accepter son invitation. Undai … une arène, des combats, des amis et des ennemis. Pouvais-je décrire ça comme une école militaire ? Non, les militaires ne faisaient pas des artifices à partir de boules d’étoiles que je serai apte à matérialiser, ils ne savaient créer quelque chose qu’il n’avait pas tandis que moi … moi j’y arriverai. Ouvrant la porte du conseil, elle me laissait rentrer la première, me retrouvant dans une grande salle ornée de chaises, je cherchais de mes yeux sangs une quelconque personnes. Mais rien, nous n’étions que deux … personne d’autre. Entendant un clic singulier me disant que la porte venait de se faire fermer et que le verrou avait été mis, je regardais avec amusement la jeune fille se trouvant devant la porte, la main sur le verrou.

- Onee-Sama voudrait quelque chose ?

D’un mouvement brusque, la femme se laissa tomber sur le sol, se retrouvant à genoux devant moi, elle me prit dans une étreinte chaleureuse tout en déposant sa tête dans mon cou. Déposant ses lèvres tout en laissant ma peau se hérisser sous son souffle, elle serra un peu plus ses bras autours de ma taille avant de me souffler sensuellement dans l’oreille :

- Il n’est pas permis d’être aussi magnifique, Naoko-Ojou-Sama …

Tout en disant cela, elle traça son chemin jusqu’à mes lèvres pour y déposer les siennes. Ne bougeant pas d’un pouce, seul un sourire visible sur mes lèvres masquées par les siennes se dessinait. Les femmes, les humains, tous les mêmes. Une créature divine se dépose devant eux, et voici qu’ils perdent la raison. C’était pitoyable, mais tellement amusant. Tout en me laissant faire, je regardais la jeune femme déposer ses doux baisers sur mon corps tandis que ses mains baladeuses, retiraient doucement mon ruban se trouvant autour de mon col.

- Perverse.

Ce mot sortit telle une claque de ma bouche, se heurtant violemment contre la personne devant moi, levant ses yeux verts légèrement mouillés, elle resta bouche-bée avant de se reculer, toujours sur le sol en me dévisageant, adressant un air peureux avant de bégayer quelque chose d’incompréhensible. Amusée par la situation, je croisais les bras tout en regardant cette chose infime devant ma supériorité, m’avançant jusqu'à elle, je me dressais de tout mon haut avant de faire descendre mes mains sur ma robe. Levant le bout de celle-ci en montrant clairement mes sous-vêtements d’un rouge attirant, j’adressais un sourire à la femme rouge de honte et d’envie devant moi :

- Naoko-Sama, appelle-moi ainsi et je te laisserai goûter à mon corps.

C’était un ordre, un ordre qu’elle accepta en s’avançant à quatre pattes devant moi. S’attachant à mon corps, elle me murmura « Ojou-Sama » avant de donner vie à ses fantasmes, tout en perdant sans doute, le titre d’humain devant moi. Me laissant bercer par cette femme, je fermais les yeux en laissant mon corps recevoir du plaisir. Ce n’est qu’en rouvrant les yeux que j’eus un léger sursaut de peur en voyant des yeux verts amandes me fixer et un sourire … un sourire diabolique sur les lèvres. En un clignement d’yeux, cette mystérieuse apparition disparu.

Ce n’est qu’une heure plus tard ou plus, nos deux personnes essoufflées que je me rhabillais tout en étant assise sur l’un des bureaux de la salle. Sans porter plus d’attention à la jeune femme, je m’attelais à ma tache. Une fois celle-ci finie, je me retournais et déposais mes lèvres sur la joue chaude et humide de la réceptionniste. Déverrouillant le verrou, je sortis du conseil d’un air amusé, sans me préoccuper de ce qu’il venait de se passer à l’instant. Me dirigeant vers ce qu’il semblait être l’extérieur, je regardais ma montre et remarquais qu’il était déjà bien tard. J’étais arrivée à Undai vers seize heures, et voilà qu’il était déjà dix-huit heures. Le temps passait si vite en bonne compagnie me diriez-vous, je vous l’accorde, mais bien que je me sois amusée, cette femme ne m’avait rien apporté de nouveau. Non, elle ne valait pas Mamina, bien quelle était jolie, douce et charmante … il lui manquait cette chose qui la rendait fade après utilisation … Qu’était-ce ? Je ne sais pas.

Parcourant la cour à la recherche des dortoirs, je m’arrêtais devant une personne se trouvant de dos à moi. Attrapant sa manche, j’essayais d’attirer son attention. Une fois celle-ci retournée, je lui demandais de ma petite voix :

- Onee-sama, savez-vous où sont les dortoirs ? Je ne connais que très peu cet endroit, seriez-vous gré de m’y conduire ?

Tout en analysant de la tête aux pieds la fille devant moi, un petit sourire mesquin qui disparu rapidement de mes lèvres s’était affiché. Abordant à présent un sourire amical et enfantin, j’attendis la réponse de la jeune fille aux yeux rouges, et aux cheveux d’ébènes.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 11 Mai - 22:16

Quand on regarde bien, on voit parfaitement que ce monde est banal, sans aucune beauté. Tout, tout, vraiment toute chose est identique et sans intérêt. Que ce soit un oiseau dans le ciel ou un humain sur terre, tout le monde se ressemble, tout le monde est interchangeable, mais tout le monde à une histoire. C'est pour cela qu'il faut écouter l'histoire d'une autre personne pour la considérer comme unique, pour savoir clairement que cette personne ne peut pas être remplacée par un autre individu. Oui, vous devriez déjà le savoir, mais je vais le dire tout de même, on vit dans un monde de consommation. Cela veut dire que si vous n'êtes pas assez bon pour le patron vous vous faites éjecter et dans l'heure qui suit il y a un nouveau employé à votre place, ni vu ni connu. Et à part la vielle grand-mère qui venait vous acheter des croissants tous les matins, aucune autre personne ne se rendra compte de votre démission imposée. Voilà le monde dans lequel on vit. Un monde cruel et sans pitié pour ceux qui ne peuvent suivre son rythme, un monde qui vous détruit, brise, reconstruit pour, en fin de compte, encore mieux détruire. Voilà la beauté de la vie. C'est pour cela, je vous dis ! C'est pour cette raison que les gens adorent raconter leur vie, ils aiment savoir qu'ils ne sont pas banals, qu'ils sont différents des autres, rien que pour leur petit quotidien ou grands événements qui se produisent. Ou encore mieux ! Pour se sentir importants ou existants, ils « profitent » de la vie, en fait ils croient en profiter, mais ils ne sont que des pauvres victimes dans une société bien définie et avec des règles à respecter sous peines, parfois, capitales. En somme pour être suffisamment clair, ce monde était bâtit sous des semblants, sous une définition, sous la ressemblance. Parce que ouais, « chercher le bonheur » veut parfois dire « faire comme tout le monde », devenir un putain de mouton qui suit la meute, qui suit celui qui est le plus fort par définition aussi. Mais celui, le chef de la meute qui croit que tous sont à ses pieds, lui aussi est un de ces moutons engloutit par les conventions, sauf que ce mouton là, lui, il a eu de la chance de bien naître, de naître dans une famille qui avait un nom ou une image, ou tout simplement, de l'argent. Et alors, le mouton il est puissant hein, ouais et il a des chien-chiens moutons aussi. Mais en fin de compte, il n'est rien, qu'une poussière dans ce monde qui partira, inconnu, oublié de tous. Et si par un heureux hasard il mourra avec un nom connu, ce n'est pas lui qui en profitera, mais ses descendants, et lui, bah lui sera mort quelque part enterré six pieds sous terre. Belle image de la vie non ? Se battre pour un bonheur inexistant, être comme tout le monde, pour à la fin, finir sous les pieds des autres imbéciles. Le monde est pathétique mais si cruel.

Mais oui, parce qu'il y a toujours un « mais » rien que pour rendre les choses plus attirantes, les « mais » qui en fin de compte ne veulent rien dire et qu'on pourrait s'en passer facilement. Donc mon « mais » ! Il y a aussi des exception à la règle, les dépressifs ou les pessimistes, ou encore ceux que j'appelle les « je m'en foutisme », je dois faire partie de cette catégorie là. Là où les gens n'ont rien à foutre d'être remarqués, populaires, ou vraiment au fond dans la société. En somme c'est ceux qui sont considérés comme nuls ou non ! Pas nuls, plutôt bizarres ! Ce sont ces gens qui vivent leur vie dans un monde gris et qui s'y plaisent. Les asociaux, les schizophrènes, les défoncés et les marginaux, même si ce dernier, je ne les mettrais pas là, parce que c'est aussi ces moutons qui veulent ressembler aux autres, qui veulent être important, peut-être riche ou alors, qui veulent s'enfuir de ce monde de clones en en devenant un. Je ne vais pas m'étaler d'avantage sur ce sujet. Je trouve ce monde pourrit, trop banal, trop cloné. Juste pitoyable et bon à se faire détruire, car oui, il faudrait détruire ce monde corrompu par la consommation et la recherche d'un bonheur faux. Oui, si les gens vivaient sans s'en soucier d’apparaître devant les yeux des autres, ils seraient libres, libres d'être eux. J'étais libre, oui, je suis libre, je m'en fous que les gens m'aiment ou ne m'aiment pas, je me fiche grandement du mouvement humain, de l'argent, de l'amour, de la vie en elle-même. Parce que ce n'est pas une belle vie... Cette vie ne sert à rien à cause de ces humains monotones qui la détruisent, qui détruisent cette planète trop belle, bleue qui est devenue une poubelle ambulante. Un jour où l'autre elle mourra... Mais avant qu'elle meurt par elle-même, je veux au moins détruire ces abrutis qui l'ont fait mourir. Alors ouais, si je deviens forte, assez puissante pour faire des miennes, je massacrerai toute personne qui s'amusera à détruire la Terre d'une façon ou une autre, devant mes yeux.

Voilà, c'est sur cette belle pensée que je me réveillais dans mon cours de mathématiques avec un terrible mal de tête qui tue de sa race, si je puisse le dire ainsi. Pourquoi ? Pourquoi je me suis levée ce matin, pourquoi ?! Non, plutôt pourquoi j'avais mal à la tête et j'étais de mauvaise humeur. Pourquoi ? Vous voulez vraiment le savoir ? Eh bien, je vais briefer rapidement les événements de la veille. Oui parce que hier j'étais sortie avec un certain Renzou, un de mes camarades de classe de Première, et qui dit sortie dit alcool, et alcool cela veut dire... Cela veut dire, par définition encore, gueule de bois. Mais cela aussi c'est juste une façon de voir les choses, parce qu'il y a des exceptions. J'en étais une aussi, ouais j'étais vraiment un cas assez difficile à cerner qui ne croyait pas aux principes enseignés, parfois je me dis que mes parents doivent voir de tous les couleurs avec ma personne. Soit ! Revenons à mon statut de santé en ce beau cours de mathématiques qui va se finir dans très peu de temps, donc je n'avais pas la gueule de bois, oh non, j'avais l'air même très fraîche comme si j'avais eu mes huit heures d'un sommeil paisible. Je devrais en être fière non ? Eh bien le seul hic au pseudo-bonheur, c'est que j'avais un sale mal de tête comme si un éléphant m'avait écrasé la tête avec son gros postérieur, et aussi, et surtout ! Même si je n'avais pas l'air, j'étais fatiguée mais ! Mais ! Par dessus tout, j'avais faim, faim comme jamais. Et je n'eus pas le temps d'aller me chercher à manger, parce que je me suis réveillée trop tard et donc, pour ne pas manquer les cours pour la centième fois sans justifications, je me suis préparée vite fait, pris une douche pour me réveiller et parti en courant vers l'endroit de mon martyr. Et que faisais-je dans ce fichu cours qui ne me servait à rien, oui j'étais douée dans toutes les matières, j'eus des bons professeurs dans le passé, eh bien, je ne faisais rien, je priais que le cours se termine plus vite, plus vite que je puisse aller me prendre un... un gros steak, des sandwichs de tous les goûts, des sodas même si je n'aime que l'eau à bulles, des chips, des frites, du riz, oh oui surtout du riz ! Ouais, je voulais un grand bol de riz, ou même deux, avec du poulet ! Voilà. Je bavais presque sur mon banc quand la fin du cours se présenta à moi par un « drrriiiing » assez particulier, le bruit qui prévenait les moutons qu'ils peuvent disposer du cours, du lavage de cerveau constant qu'on faisait subir aux étudiants dès le plus jeune âge pour qu'ils deviennent des bons moutons profitables pour la société future. Chiant, vraiment chiant de voir toutes ces choses, de voir comment le monde est corrompu. Je crois que c'est après quelques bons litres d'alcool que je deviens enfin moi, évidement après m'être dessaoulé, et là, ma véritable personnalité, cachée sous mes autres aspects de caractère, ressort puissamment. Et je me sens mal, mais pas dans le sens « je vais me couper les veines » non, c'est plutôt dans le sens « je veux les tuer, mais c'est pas évident pour le moment », oui et cela m’enrageait, me mettait de très, très mauvaise humeur. Soit ! Après que toutes ces personnes bruyantes soient sorties de la classe, je me décidais à me lever. Oui, je n'avais pas envie de me mélanger à la masse, ni à ce qu'ils me poussent ou me touchent, j'aimais pas cela. Et je venais encore de le démontrer hier, d'ailleurs Izaya n'était pas venu au cours... Il est en train de roupiller après ce qui s'est passé hier, certainement. Je ris intérieurement avant de quitter la classe. Je matérialisais deux barres de fer que je mis chacun d'un coté de flanc avec une extension où je pouvais glisser mes mains pour les tenir en sorte de ligne de non passage. Si les gens s'en approchent de trop, ils se font électrocuter, ouais j'ai insufflé mon énergie dedans. C'était un super moyen que j'ai découvert récemment après des maintes et maintes entraînements sans relâche. D'ailleurs il faudra que je demande à Izaya s'il ne veut pas un petit combat amical, je suis sûre que cette fois je l'aurais écrasé. Enfin, voilà quoi. En tout cas, j'utilisais ce moyen de barres électriques pour passer dans les couloirs un peu trop bondés d'étudiants. Évidement que certains me prenaient pour folle alliée, ou encore comme un danger sur pattes, quand aux Terminales, c'était des connards mais ils savaient quand il ne fallait pas m'emmerder. Parce que ouais, même si mes matérialisations ne valent rien contre eux, mes poings si. Enfin, soit... c'est des anecdotes comme ça que je n'ai pas envie de raconter ou d'y penser maintenant, quand j'étais en mode « approches et je te tue » en essayant de traverser la foule en direction de la cafétéria tant bien aimée.

Donc destination cafétéria atteint, je dématérialisais enfin mes barres et m'avançais d'un pas ferme vers l'endroit de mes plus secrets désirs. Je me retrouvais dans un endroit assez vaste, rempli de chaises et de tables et de... de nourritures ! Oui, il y en avait des tonnes, de toutes les saveurs et couleurs. Je devais avouer que les produits comestibles n'étaient pas des plus gratuits ici, au contraire c'était même cher, mais je n'avais pas la main ferme sur l'argent et, encore moins s'il s'agissait d'un bon repas chaud et de qualité, oh ouais. C'est pourquoi avec des regards glacials... Oui c'est paradoxal que des yeux d'une couleur rouge, dont le rouge est censé être une couleur chaude, peut être froid comme la glace et sans moindre flamme de sentiment qui s'y loge. Mais je dirais que c'est une qualité ou, plutôt, une caractéristique de gens tristes et constamment en colère. Oui voilà, très bonne comme explication. Donc, je me retrouvais devant un choix monstre, dont j'ai choisis trop de plats. Au point que mon plateau se voyait surchargé de riz, ramen, fruits, viandes, eau et tout ce qu'il me fallait pour bien me ravitailler. Je trouvais cela tout de même étrange, même si je mangeais trop, je ne grossissais pas, j'avais une silhouette proportionnelle. Grande, avec une poitrine bien développée mais pas de trop, une peau blanche et un visage beau mais qui transpirait l'asociabilité. Je ne me voyais pas comme une personne belle ou parfaite, non, je n'étais pas le genre de fille à se proclamer narcissiquement magnifique. À vrai dire, je savais qui j'étais, comment j'étais et je me fichais de connaître l'avis de gens sur la chose, vu que j'acceptais comment j'étais née. Cela s'arrêtait là. Bien ! Je mangeai en silence dans un coin, oh que je ne sais par quelle chance, peu rempli. Un coin tranquille où j'ai passé au moins une bonne heure à manger avant de me relever satisfaite, laissant le plateau là où je l'ai déposé il y a de là une heure. Bon sang que j'ai bien mangé ! Voilà ce qui venait de me rendre d'une humeur moyennement acceptable. J'étais pas heureuse, mais j'étais déjà plus en forme à me confronter au monde submergé par la masse de moutons. Oui ce mot c'est mon petit kiffe du jour.

Je parcourus rapidement le couloir principal, passant près du conseil des étudiants en affichant un ricanement que moi seule je pouvais comprendre, ouais bon moi et Izaya aussi, pour débaucher sur la cour. La cour... La cour qui menait par le parc vers les dortoirs où je pourrais terminer ma nuit incomplète. Oui après bien manger, il faut bien se reposer, donc aller tranquillement dormir sans peine ni gêne. Mais alors pourquoi je m'arrêtais en plein milieu de la cour ? Parce que, tout simplement hein, je venais d’apercevoir une certaine jeune femme au loin, alors comme je n'osais pas encore de trop m'en approcher, je restais là comme un piquet à attendre qu'elle passe. Oui mais pas comme le genre de piquet qui a peur, non, comme le genre de piquet qui va se faire engueulé en riant, parce que oui, je ne l'ai pas précisé, mais je pouvais rire là. Pourquoi ? Un petit secret de hier soir, ou devrais-je dire, ce matin très tôt.

Alors pendant que je ricanais, je sentis une pression sur ma main me tirant, enfin m'attirant vers l'arrière. Je me retournais vivement prête à mettre une raclée à l'enfoiré qui ose m'approcher au lieu de me laisser en paix, et là je vis... je vis... je ? Ah ? Je vis... Rien. Je restais là une fraction à regarder en face de moi avant de baisser mes yeux en retirant ma manche d'un geste sec, de l'emprise que exerçait... le petit machin sous mes yeux. Parce que oui, quand je posais mes rubis sur ce qui devait être le sol, je vis une tête blonde m'interpeller.

⁃Onee-sama, savez-vous où sont les dortoirs ? Je ne connais que très peu cet endroit, seriez-vous gré de m’y conduire ?

Vous voyez le genre d'enfant trop kawaii avec un grand sourire et des grands yeux en mode « je m'appelle tel et tel, vous allez bien ? » ? eh bien c'était la même chose, je me retrouvais devant un Minimoys de la taille d'un buisson qui me souriait d'un air, d'un air d'un pur enfant. Et moi ? Moi dans tout cela je restais là, sans moindre expression rivant mes regards rouges de glace dans ses prunelles tout autant rougeâtres que les miennes, mais plus chauds aussi. Voilà, il suffisait de regarder cet enfant pour comprendre ce que je voulais dire par rouge chaleureux. Mais voilà le problème de cette situation. C'était un enfant... donc je ne pouvais pas lui gueuler dessus ni la taper, n'est-ce pas ? Mais attendez ! Qu'est ce qu'un gosse faisait dans cette Académie ? De un, je n'ai jamais vu d'enfant ici au part avant, en tout cas pas d'un âge aussi bas que devait être le sien, je lui donnerai dix ans au plus... et faut dire que j'étais dans cette école assez longtemps pour dire qu'il n'y avait pas plus petit que 13 ans. Alors là ? Alors là je faisais quoi ? Je l'ignore et je pars ? Non, c'était une petite fille qui devait être nouvelle. D'ailleurs je remarquais rapidement, même si elle n'avait pas son uniforme, qu'elle portait une boucle d'oreille similaire à celle que j'avais un mois d'ici. Alors une nouvelle Seconde super jeune ? Mais c'était quoi l'idée de la directrice de permettre à un enfant innocent de se retrouver parmi des monstres assoiffés de sang et de puissance ? Il ne fallait pas chercher à comprendre, elle était folle cette Dead Master. Mais alors, je fais quoi ? Parce que je vous ai pas dit, mais moi et les gosses, c'est pas trop cela. Pourquoi ?

Voilà, je vivais depuis toujours enfermée dans une maison, ne voyant que quelques adultes autour de moi, et comme j'étais enfant unique, alors il va de soi que je n'avais pas l'habitude de me retrouver en compagnie d'enfants. Non, je vivais dans un monde d'adultes où j'étais la seule gamine, alors cela va de soi que j'ai grandi en mode « jeune adulte » avant même d'être adolescente. Alors l'image que j'avais des enfants qui venaient dans la maison une fois tous les deux ans ? C'était simple, je les trouvais effrayants, mais dans le sens pas rationnels du tout, trop bruyants, trop gentils parfois, trop petits, trop peu matures, trop, trop quoi ! Trop tout ! Mais ce qui était considéré comme la cerise sur le gâteau à mon point de vue par rapport aux gosses, c'est les gamins que je croisais dans la rue quand je pus enfin quitter ma maison familiale. Alors là, je pus voir ces sales gosses s'énerver sur leurs parents pour un caprice, baver partout, hurler sans raisons, sourire à des inconnus, demander des questions indiscrète comme si de rien était, poser des questions débiles dont un adulte ne comprenait même pas le besoin de savoir dans le genre « c'est comme ça voilà ! », être émerveillé devant un jouet qui faisait « bloup, bloup », ne jamais s'arrêter de pleurer, et toutes ces choses que je trouvais juste incompréhensibles. Non, les gosses ne me faisaient pas peur, mais le fait que je ne pouvais prévoir leur réaction parce qu'ils n'avaient aucune logique, ça c'était un peu énervant. Alors, je me retrouvais devant ce genre d'humain considéré comme un enfant et je ne savais pas comment réagir à part la regarder durement. Bon aller, je vais essayer de faire des efforts hein, il ne faut pas faire peur à ses créatures dites faibles par définition.

-Ah... ? Les dortoirs... Les dortoirs bien sûr, je m'y rendais justement, si tu veux je peux t'accompagner.

Et là je me giflais mentalement, non mais qu'est-ce qui m'a pris de demander à rester avec ce genre de petit être, moi qui ne savais pas comment réagir envers la fillette sans lui faire peur ou je ne sais quoi... Mais quelle idiote. Je fis un effort monstre pour lui lancer un sourire chaleureux pas trop sûr de moi, enfin c'est sortit plutôt comme un rictus froid, mais c'était déjà cela. Je l'invitais d'un signe de la tête à suivre mes pas, d'ailleurs, cela avait des petites jambes non, donc il fallait que j'aille doucement, ralentissant mes pas en joignant des gestes à mes pensées, je lui adressais un regard incertain avant de poursuivre d'un ton amical, enfin amical et assez éperdument froid, mais j’essayais hein !

-Dis-moi jeune fille, tu es nouvelle ici ? Je dois avouer qu'il est rare de voir des enfants ici. En fait !

Je me tournais vers elle en arrêtant mes pas. Soyons amical, soyons gentil avec des enfants. Aller Kaïla du nerf, ce n'est qu'un gosse, au pire si je ne saurais comprendre ses agissements, je vais la laisser en plan... Enfin, où aller l'amener à quelqu'un qui pourra s'occuper d'elle quoi.

-Mon nom c'est Kaïla Kurayami, et tu es ?

Bah voilà comment engager une conversation, j’espérai juste qu'elle n'allait pas me dire qu'elle ne peut pas donner des informations personnelles à une inconnue, sinon sérieux je prends mes jambes à mon cou et je me barre.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Sam 12 Mai - 16:52

Restant incrédule devant mon air magnifique, la jeune fille me détaillait de haut en bas, cherchant sans doute ses mots en voyant ma petite silhouette. Amusée par la situation, je ne fis que sourire, cachant derrière celui-ci mes pensées les plus folles les unes que les autres. Cette fille se trouvant en face de moi était magnifique également, sans doute pas autant que moi, mais elle se démarquait des autres. Serait-ce à cause de ses yeux rouges foudroyants l’air ? Ou encore ses longs cheveux semblant être entretenus à la perfection ? Ou ne serait-ce que l’aura douce, froide, dangereuse mais fragile qui émanait de cette personne ? Allez savoir, moi, je restais là, attendant une quelconque parole de mon interlocutrice.

-Ah... ? Les dortoirs... Les dortoirs bien sûr, je m'y rendais justement, si tu veux je peux t'accompagner.

Acceptant gentiment de m’ y conduire en prétextant devoir y aller également, je suivis la fille qui me fit signe de la tête tout en me montrant la direction de ses pas. Restant légèrement en retrait, je laissais mes yeux descendre sur sa silhouette. Un corps fin, ni trop mince, ni trop gros, des hanches bien formées, prête à recevoir un nourrisson, une poitrine qui me semblait ferme, mais délicate à la fois. Étais-je tombée sur une femme sublime ? Oui, je pouvais être chanceuse de la décrire ainsi. En bonne compagnie, surtout avec des personnes comme celle-ci, je ne pouvais qu’espérer joie et contentement pour la fin de cette journée.

-Dis-moi jeune fille, tu es nouvelle ici ? Je dois avouer qu'il est rare de voir des enfants ici. En fait !

Tout en faisant voler sa voix dans l’air, elle me demanda si j’étais nouvelle. Marquant ses dires en me répétant à l’identique ce que m’avait dit plutôt la réceptionniste, je ne pus contenir un petit rire doux traverser mes lèvres. N’était-ce pas amusant ? J’avais la vague impression de passer une fois de plus, mon arrivée à Undai. Vous me direz que cela ne faisait que deux heures ou trois que j’étais ici, mais que durant ce peu de temps, j’avais eu la chance de tomber sur deux personnes. Allait-elle finir de la même manière ? Allons savoir, le futur nous réserve parfois des surprises dont on s’en attend le moins.

-Mon nom c'est Kaïla Kurayami, et tu es ?

M’arrêtant légèrement, je me penchais par pur automatisme. Quand une personne se présentait, je me devais de montrer mon enseignement, ce que mes parents m’avaient inculqués, présenter leur travail tel un chef d’œuvre sans nom. Ne répondant cependant pas tout de suite, je me laissais avancer un peu plus rapidement pour me retrouver à sa hauteur. Marchant à ses côtés la tête haute, les yeux rivés sur l’horizon, je m’amusais à me comparer à la jeune fille du nom de Kaïla. Je n’étais pas grande, plus fine et sans doute plus efféminée également. Je ne lui arrivais pas plus haut que la poitrine … Vous me direz que cela est pratique dans certaines circonstances, mais là n’était pas le but de notre rencontre.

- Naoko Oshima. Enchantée Kaïla-Onee-Sama.

Tout en lui disant cela, je croisais son regard pour la gratifier d’un petit sourire. Les mains tenues l’une dans l’autre, je détournais les yeux tout en prenant une petite mine songeuse. Je me devais de lui répondre à sa demande et de commenter ses dires, bien que je ne savais pas si il était utile de le faire. Ne serait-ce que par politesse de répondre aux questionnements des routiers ? Sans doute.

- Je suis effectivement nouvelle, cela doit faire trois heures tout au plus que je me retrouve dans cette Académie. La réceptionniste n’a guère eut le temps de me montrer ces lieux, seule une description brève que j’ai reçu de celle-ci.

Tout en disant cela, je portais une certaine important à mon élocution. Je n’aimais pas parler « simplement », parler n’était pas amusant, « conter » l’était beaucoup plus. Cela ne voulait pas dire pour autant que je parlais étrangement, que je m’amusais à faire des rimes ou syllabes incompréhensibles, disons seulement que j’utilisais un langage plus soutenu, tout en accentuant mes mots d’une certaine délicatesse enivrante sans pour antan devenir mielleuse.

Voyant que nous étions arrivées devant les dortoirs, je passais les portes automatiques la première en ayant à ma suite mon guide du jour. Prenant une minute pour regarder le lieu, j’eus un petit sourire en remarquant le design prononcé. Du marbre sur le sol, un tapis rouge devant la réception, des murs bordés de tableaux, un coin attente pour les invités ou je ne sais quoi, et un énorme bureau, derrière lequel se trouvait un homme. Donc, dans le bâtiment principal, nous avons droit à une femme et dans les dortoirs à un homme ? Ne serait-il pas plus pratique de faire l’inverse ? Qu’importe, je m’égare. Pour revenir à la description de l’endroit, je dirais que celui-ci étant accueillant et chaleureux. Devant nous se trouvait un couloir assez large, se divisant en trois parties. La partie se trouvant en face de moi devait mener vers un restaurant de ce que j’en voyais, les quelques tables, chaises et étudiants assis dessus. A notre gauche, une pancarte disant que c’était la partie réservée aux garçons et celle de droite, aux filles. Je pouvais me sentir satisfaite de savoir que je ne risquais pas de croiser un mâle devant le pas de ma porte.

- Kurayami-San, j’ai à vous parler. Nous avons eu quelques problèmes avec l’aile nord du dortoir des filles, nous avons été obligés de déménager vos affaires. Sous l’autorisation de Black Rock Shooter… Veuillez nous excuser.

Tout en disant cela, sans la moindre émotion, le réceptionniste regarda longuement la jeune fille qui m’accompagnait pour finalement déposer son regard glacial sur moi. Pas le moindre sourire sur ses lèvres, il me fit un signe de la main de me rapprocher et me demanda la raison de ma présence. Répondant sans plus attendre à sa question, il s’excusa avant de me demander de patienter un court instant, qu’il puisse sortir les informations sur la chambre que j’allais utiliser lors de mon séjour à Undai. Tournant les yeux vers Kaïla, je vis celle-ci blanche comme morte avant que je ne sois une fois de plus, interrompue par l’ouvrier.

- Vous êtes chanceuses, vos affaires on été conduite dans votre chambre qui se trouve être … le numéro 88. Voici vos clés, vous partagerez la même chambre à partir de maintenant. Si vous n’êtes pas d’accord, allez vous plaindre auprès de la présidente du conseil ou de la directrice.

Tout en disant cela, il nous tourna le dos, reprenant place sur son siège, plongeant ses yeux dans son journal. Ces hommes, tous aussi incapables les uns que les autres. Soupirant doucement, je me retournais vers Kaïla, sourire aux lèvres, les yeux légèrement plissés pour lui dire avec amusement :

- Je suis chanceuse effectivement, j’espère que nous nous entendrons bien, Kaïla-Onee-Sama.

M’avançant déjà vers l’aile des filles, curieuse de découvrir ma chambre, je n’attendis pas ma nouvelle colocataire sans doute, encore sous le choc d’une telle annonce.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Lun 14 Mai - 16:55

Je jetais un petit coup d’œil à l'enfant, parce que oui c'en était un, avant de bien accentuer le fait qu'elle était vraiment polie. Elle devait aussi venir d'une famille assez stricte sur les traditions en vue de son geste respectueux quand je me présentais, enfin c'était une bonne chose... quoi que, je ne sache pas, les gosses de ce milieu étaient ennuyants, enfin ceux que j'ai rencontré quand j'étais jeune, l'étaient. Je ne sais pas si depuis le temps cela a changé, et je ne sais même pas comment me comporter envers cette fillette, sourire gentiment ? Oui bonne idée, sourions comme une idiote et cela devrait le faire, non mais vous avez cru hein, restons naturel ouais ! Naturel... donc ne pas essayer de taper sur les gens, ne pas faire de geste brusques ou sortir des paroles trop vulgaires pour ce genre de petite tête qui retiens rapidement les insultes, et aussi surtout, essayer de ne pas être trop gentille ni trop méchante pour que l'enfant en question qui est de nature collant, ne demande pas un câlin ou alors, émotif qu'il est, ne se mette pas à pleurer pour un rien. Voilà, difficile comme tâche.

- Naoko Oshima. Enchantée Kaïla-Onee-Sama. Je suis effectivement nouvelle, cela doit faire trois heures tout au plus que je me retrouve dans cette Académie. La réceptionniste n’a guère eut le temps de me montrer ces lieux, seule une description brève que j’ai reçu de celle-ci.

Elle dit tout cela avec une mine adorable sur le visage. Je crois que les enfants sont tous comme cela, ou du moins certains le sont plus que d'autres. Et là, j'avais ZE enfant trop adorable et mignon quand elle parlait, mais ce n'était pas tout, oh non... Ladite Naoko-San était du genre adorable et bien élevée, d'ailleurs... Pourquoi m'appelait-elle Onee-Sama ? Cela me mettais mal à l'aise, moi qui n'avais pas l'habitude de ce genre d’appellation. À la base si elle m'appelait juste Kaïla-San, cela me suffirait, mais comment dire, je n'allais pas l'agresser si elle m'appelle ainsi non plus, cela était une sorte de politesse à tenir envers ses aînés, eh bien autant laisser cet enfant bien élevée, faire comme elle le sent, non ? Au pire, un jour quand je serais de mauvaise humeur, je lui dirai qu'elle m'appelle comme tout le monde, et après... Après je me barrerai en courant avant qu'elle n'éclate en sanglots, déçue de m'avoir offensé, ou ce genre de chose. Je me fais trop de films ? Je crois bien. En tout cas j'eus les informations que je voulais, même si c'était dans un langage bien soutenu... Bon sang, ne me dites pas que je devrai aussi lui parler sur ce ton de noble rien que pour ne pas paraître cruche ou mal élevée, chose qui est courante à penser quand on se retrouve devant un « bonsoir, enchantée » dont la réponse est « yo, tu gères ta vie ? »... Donc bon. En tout cas, elle était nouvelle et c'était logique qu'elle ne connaisse pas les lieux, je me devais de l'aider, rien que parce que, je me répète, ce n'était qu'un enfant perdu dans ce monde de monstres. Mais je viens de me rappeler une chose, quand je suis arrivée avec Izaya pour la première fois, j'eus le même réflexe d'aller aux dortoirs avant de visiter les lieux, sans oublier de passer par la réception. Et ce jour, j'eus une carte et toutes les informations que je voulais... Bah à croire qu'on porte moins d'importance à un enfant dans ces lieux... Sérieusement quoi.

Je lui souris, tout en la gratifiant d'un léger mouvement de la tête comme quoi j'ai enregistré les informations qu'elle m'avait si gentiment divulguée. Je marchais avec elle qui me suivait de près, tout en faisant attention de ne pas aller trop vite même si elle soutenait ma marche assez rapide. Nous arrivâmes rapidement dans les dortoirs, et la première chose que je fis, c'est laisser du temps à la jeune fille de découvrir l'endroit de ses petits yeux curieux tandis que moi, je me dirigeai vers la réception. Le lieu où elle devra passer pour avoir toutes les informations qu'il lui faut avant de connaître le numéro de sa chambre. Tandis que moi, je pourrai la laisser ici et être débarrassée de cette bombe à retardement, tout en rejoignant ma propre chambre. D'ailleurs c'est ce que j'allais faire hein ! J'allais l'interpeller pour lui montrer où était la réception, lui expliquer qu'elle doit demander la clé au gentil monsieur aux airs froids et que... et que voilà, et puis tout simplement partir sans demander mon reste. Mais ceci ne se passa pas comme je l'avais prévu, parce que quand je fus à la hauteur du réceptionniste, celui-ci me sortit de sa voix monotone quelque chose que je n'aurais jamais voulu entendre de ma vie à Undai Gakuen.

- Kurayami-San, j’ai à vous parler. Nous avons eu quelques problèmes avec l’aile nord du dortoir des filles, nous avons été obligés de déménager vos affaires. Sous l’autorisation de Black Rock Shooter… Veuillez nous excuser.

Vous-vous doutez bien de ma réaction non ? J'étais restée là à le regarder comme si c'était la fin du monde, pâle comme la mort, si pas plus. Je ne fis plus attention à rien, seul mon regard vide répondit au réceptionniste tout aussi neutre, ainsi que les derniers mots qui tourbillonnaient dans ma tête. Ma chambre... Mes affaires... Plus là... Et ! Et j'espère pour Yume-San que ma chambre est nickel et qu'elle est exactement comme celle que j'avais, sinon, je vous jure que je vais faire un massacre dans le Conseil, rien à foutre si je parle ou non à Yume, elle allait m'entendre.

- Vous êtes chanceuses, vos affaires on été conduite dans votre chambre qui se trouve être … le numéro 88. Voici vos clés, vous partagerez la même chambre à partir de maintenant. Si vous n’êtes pas d’accord, allez vous plaindre auprès de la présidente du conseil ou de la directrice.

- Je suis chanceuse effectivement, j’espère que nous nous entendrons bien, Kaïla-Onee-Sama.

Et là... Là je tombais de haut, je défaillais, j'étais morte foudroyée sur place, seul mon cadavre restait debout sous le choc que je venais de recevoir en plein dans la tête... Ou plutôt dans la partie « compréhension » de l'esprit. J'étais là, regard froid, neutre, à regarder dans le vide. Je n'avais même pas tourné mon regard vers la jeune fille quand elle me dit de sa petite voix qu'elle est toute contente de cette nouvelle. Non, si je l'ai pas fait ce n'était pas pour ne pas l'effrayer en lui montrant mon visage demandeur de sang, mais c'était juste que je n'avais pas la force de bouger, paralysée par le choc, que j'étais. Je l'a vis partir avec une pair de clé vers la direction de... NOTRE ?! chambre COMMUNE... Et, et là le déclique !

-QUOI ?!

Je vis bien que le réceptionniste n'allait plus rien ajouter et d'ailleurs, il faisait bien attention de ne pas lever ses yeux vers moi, même si je venais d'abattre ma main sur son comptoir dans une exclamation de colère. Je n'allais PAS partager une chambre avec qui que ce soit, et surtout pas avec un enfant.. UN ENFANT ! Ça pleure, ça crie, ça respecte rien, ça fait du bizarre, ça... Voilà quoi ! J'aimais mon calme tranquille dans ma chambre, j'aimais rentrer le soir et me nourrir avec mes... Oh merde de bordel de... Mes réserves que j'ai entrepris si bien de constituer, rien que pour mon ventre quémandeur de bonnes choses. Oh bon sang, je vais la tuer, je vais tuer Yume ! C'est pas possible, comment a-t-elle permis ce genre de chose ! Je vis rouge, mais je vis aussi que le réceptionniste ne se bougera pas, alors mes pas me menèrent vers la sortie des dortoirs. Je vais aller parler à Yume, je n'accepte pas de me retrouver dans la même chambre que quelqu'un d'autre, je n'ai pas signé pour cela, depuis le début j'ai demandé une chambre seule, c'était pour une bonne raison non. Hors de question... Mais j'arrêtai ma marche bien rapidement et je revins sur mes pas. J'ai laissé Naoko aller toute seule dans la chambre, elle risquait de faire des ravages, et et ! Et je me mis à courir dans le couloir, dans l'autre sens, passant par les escaliers et déboulant dans le couloir du dortoir des filles. J'arrivais rapidement à la hauteur de l'enfant en question quand elle ouvrait la porte. Je rentrais à sa suite te je restais sur le pas de la porte, regardant avec une grimace bien prononcée ce qui se présentait à moi... Une chambre commune...

Une chambre bien aménagée, digne de Undai. À ma droite je devinais aisément la porte d'une salle de bain assez spacieuse, le mur du même coté était remplacé par une bibliothèque bien remplie dont certains de mes livres s'y trouvaient déjà. D'ailleurs, je laissais échapper un petit rire narquois, ils ont pensé à tout hein, bande de cons ! Ensuite plus loin il y avait un coin bureaux à deux place, sûrement pour les devoirs et... Et je m'y avançais pour voir quelque chose ! Et je fus éblouie en remarquant que j'avais un coin cuisine similaire à celui de mon ancienne chambre. Maintenant... J'ouvris d'un geste sec le frigo et les petites armoires pour voir si ils étaient pleins, et je fus soulagée que ce fût le cas. Je soufflais d'une petite voix rien que pour moi même un :

-Une bonne chose, mais cela ne pardonne rien.

Avant de refermer le tout et de reporter mon attention sur la chambre. Il y avait une grande garde-robe que je devinais remplie de mes vêtements ainsi que ceux de ma nouvelle colocataire, ainsi que deux lits chacun avec sa petite table de nuit. Je vis la jeune fille s'installer sur le le lit le plus éloigné de la porte de sortie, ce qui ne me laissait que l'autre qui se trouvait plus vers la garde-robe. Je soupirais lourdement avant de dévisager la petite créature devant moi.

-Cela doit être un malentendu. Mais si on doit vraiment partager cette chambre, alors bon...

Comment dire pour ne pas froisser cet enfant, pour qu'elle ne boude pas et tout... J'en savais rien, j'allais tuer Yume à coup sûr, mais là.. là j'avais un dilemme. Que devais-je faire à présent ? Lui sourire comme si c'était la chose la plus naturelle possible ? Aller bouder dans mon coin en échafaudant un plan de contre-attaque ? Ou alors tout simplement, ignoré la jeune Naoko ? Rien. Rien de tout cela, je ne savais pas quoi faire à vrai dire... Alors pourquoi pas... Groooo ! Cela m'énerve au plus au point, parce que je suis trop mal à l'aise, comparé à ma froideur de toujours, là, si je faisais cela, la bombe allait exploser et là... Là j'aurai des VRAIS problèmes. Bon bah, faisant comme si tout était bien, naturel, naturel, aller.

-Je vais faire du thé, tu en veux aussi Naoko-San ?

Voilà, comme ça cela m'occupera et aussi... me laissera du temps à réfléchir. Oui voilà ! Je m'avançais vers la cuisinière en sortant tous les ingrédients importants pour bien faire ma tache, tout en lui affirmant d'une voix un peu neutre, certes :

-J'espère que tu te plairas ici, même s'il faut faire attention à certaines personnes, surtout dans l'Arène.

Ah ouais, c'était le moins qu'on puisse dire, cette Académie était dangereuse dans tous les sens du terme. On ne venait pas ici pour passer du bon temps. Enfin, si aussi, mais avec des montres qui se tapissaient à tous les coins de la rue pour venir t'arracher la tête et, un enfant était une sacrée proie trop facile à avoir. Mais bon, ce n'était pas mon probl... Si ! Justement si maintenant oui ! Comme je partage la même chambre que elle, c'est où que ses ennemis ou amis viendront ? C'est ici. C'est où que les recherches commenceront si elle disparaît ? C'est ici ! C'est qui, qui me fera chier les nuits avec des jambes cassées ? C'est elle parce qu'elle se ferait tabasser par un fou furieux... Alors ouais, si je voulais du calme, je devais tout faire pour ne pas avoir ce genre de problèmes.

-Par contre... Si quelqu'un t'embête, tu me le dis et... et j'arrange cela.

Non que j'étais une âme charitable ou que je m'en faisais pour cette mignonne gamine. Mais bon ! Je voulais avoir du silence, du calme, pas d'ennuis et... Et je déteste les chambres communes !

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Lun 14 Mai - 19:19

Traversant le pas de la porte, je restais un instant ébahie devant le spectacle se dressant devant moi. Je ne devais pas être si expressive ou encore si heureuse que ça devant une chambre aussi médiocre comparé à ce que j’avais eu droit au par avant, mais il fallait tout de même accorder que la chambre devant moi dégageait un charme particulier. Le sol en bois lisse, un parquet simple mais qui faisait tout le plaisir d’une chambre propre sans l’utilisation de la moquette et des centaines si pas des milliers de choses qui pouvaient se cacher dans celle-ci. Sa couleur sobre d’un gris blanc assez clair, donnait au vernis du bois un semblant lisible miroitant. En levant mes pupilles rougeâtres vers les murs, je ne fus pas déçue de voir une peinture fraîche. Une couleur, une fois de plus clair, plutôt verte ou plutôt jaune, allez savoir quelle teinte a été donnée à cette chambre. Quoi qu’il en soit, la chambre était claire et reflétait la propreté et la sérénité de haut en bas, de gauche à droite.

Pour ce qui était de l’immobilier, celui-ci était en bois, un bois plus foncé, noir à dire vrai, contrastant à merveille avec les couleurs claires de la pièce. Je pus remarqué que nous avions chacune nos propres affaires, un lit, une table de nuit, un bureau, une garde-robe. Chacun avait donc son espace personnel qu’il pouvait décorer à sa guise, je ne m’en plaignais pas, non, loin de là. Tout en parlant décoration, je pouvais remarquer quelques tableaux disposés sur les murs dans les tons « natures » … cette chambre reflétait-elle également le plein air, la forêt, l’extérieur ? Sans doute ou peut être pas non plus, cette chambre ne faisait pas campagnarde. Mais plutôt entre le design et la fraîcheur.

Une fois ma contemplation finie, je pris place sur mon lit, désignant par la même occasion à Kaïla que je comptais prendre celui près du mur. En déposant mon corps dessus, je fus soulagée de le sentir plus que confortable, doux, douillet et tout ce qu’on pouvait utiliser comme adjectif pour décrire un lit « parfait ». Il était logique qu’une personne de ma grandeur allait avoir un lit digne d’une souveraine non ?

-Cela doit être un malentendu. Mais si on doit vraiment partager cette chambre, alors bon...

Une once de mécontentement se faisait sentir dans sa voix, je me doutais bien qu’elle n’allait pas être d’accord du premier coup avec cette nouvelle, si celle-ci avait une chambre seule avant que je n’arrive et que son sanctuaire ce fasse détruire. En parlant de ça, quelqu’un sait ce qu’il s’est passé ? N’était-il pas rare ou plutôt irrespectueux de déménager les choses d’une personne sans son accord ? Imaginez que celle-ci cachait des choses personnelles tels que … tels que des choses personnelles.

-Je vais faire du thé, tu en veux aussi Naoko-San ?

D’un simple signe de la tête de ma part, j'agréais à sa demande tout en me redressant sur mon lit. Me levant complètement de celui-ci, je me dirigeais vers la garde-robe et ouvris celle-ci remarquant mes diverses robes dedans. Continuant un peu ma visite, je sortis d’une boite se trouvant dans la garde-robe quelques décorations personnelles telles que des peluches, figurines, tissus que je disposais sur mon lit. Par la suite, je déposais également une poupée en porcelaine sur mon bureau, la poupée de Mamina plus précisément. Caressant les cheveux de la poupée, je m’arrêtais sous les dires de Kurayami.

-J'espère que tu te plairas ici, même s'il faut faire attention à certaines personnes, surtout dans l'Arène. Par contre... Si quelqu'un t'embête, tu me le dis et... et j'arrange cela.

Je me disais sans doute « étonnée » par sa réponse, je n’avais pas spécialement l’habitude que quelqu’un me protège, non, étant donné que personne ne m’attaquait. Mais dans un endroit aussi peu rassurant que pouvait être Undai, je me devais d’avoir de bonnes personnes à mes côtés. Oui, le monde est un échiquier dont je suis le roi et elle sera une des pièces me protégeant. Sur cette pensée qui me fit sourire, je me retournais vers Kaïla, sourire aux lèvres pour lui dire :

- Je m’en vois ravie, prenez bien soin de moi, Kaïla-Onee-Sama.

Tout en me penchant respectueusement devant celle-ci avant d’accepter la tasse qu’elle me tendit, je soufflais légèrement sur l’eau chaude et goûtais le liquide aromatisé. Plissant les yeux tout en humant l’odeur douce du thé, je me déposais légèrement sur le bureau de la chambre. Une fois le jus goûte et apprécié, je déposais ma tasse fumante à côté de moi et reportais mon attention sur Kaïla.

- Votre thé est délicieux, en contre partie de ceci, désiriez-vous que je cuisine vos repas pour les cours ? Je suis douée dans la matière et cela me ferait plaisir de préparer votre déjeuner, Kaïla-Onee-Sama.

Tout en bousculant accidentellement ma poupée se trouvant derrière moi, je ramassais celle-ci quand elle tomba sur le sol, une légère expression de tristesse sur le visage rapidement effacée par de la compassion, je déposais ma mains une fois de plus sur la chevelure de la figurine avant de demander, les yeux toujours baissés :

- J’espère que mes effets personnels ne vous dérangent pas, si c’est le cas, faites le moi savoir et je les retirerai. J’essayerai de ne pas être une charge pour vous également, je suis assez calme et silencieuse et je respecte la vie privée des gens. N’ayez donc pas peur d’être dérangée, Onee-Sama.

Tout en tendant ma main, la paume vers le plafond, j’attendis que celle-ci réponde à mon geste en signe d’acceptation.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Lun 14 Mai - 22:03

Je pus constater que mon affirmation maladroite fut bien prise par Naoko, elle avait l'air de vite comprendre les choses, c'était plus facile pour moi comme cela aussi.

- Je m’en vois ravie, prenez bien soin de moi, Kaïla-Onee-Sama.

Je ne sais pas pourquoi cette phrase me mit mal à l'aise, mais je ne relevais pas continuant ma tâche. Le thé enfin prêt, je le tendis à la jeune fille faisant bien attention de ne pas la toucher ni rien, oui j'étais maniaque sur la question et je ne changerai pas que ce soit envers un adulte ou un enfant. Mais une chose était sûre, si elle aura un problème, elle m'en parlera et j'aviserai pour que je n'aie aucun problème qui puisse se mettre sur ma route en rapport avec elle. Vous voulez comprendre ma logique ? Laissez moi d'abord goûter à mon thé, ensuite mon esprit torturé va tout déballer dans son subconscient. Voilà ! Je m'accoudais à la cuisinière, mon regard toujours rivé sur la fillette qui avait l'air d'aimer fixer les gens, je crois que c'est une pratique chez les petits, ils aiment te regarder comme si ils voulaient te trouer avec leurs regards persistants et insistants. Je crois que j'étais trop sur le « les enfants sont comme cela, je crois ». Mais comment je devais voir ce spécimen nouveau si ce n'était par des hypothèses et suppositions. Soit !

- Votre thé est délicieux, en contre partie de ceci, désiriez-vous que je cuisine vos repas pour les cours ? Je suis douée dans la matière et cela me ferait plaisir de préparer votre déjeuner, Kaïla-Onee-Sama.

Quoi ? Je restais incrédule à ce que cette jeune fille n'ayant certainement pas plus de dix ans, était en train de dire. Je crois que c'était une très mauvaise idée, imaginez qu'elle oublie le repas qui cramerait dans une poêle et que après, il y a le feu qui monte et que cela se termine par un incendie. Et enfant qu'elle est, la seule chose logique qu'elle trouve à faire c'est d'aller demander de l'aide, tandis que toute la chambre cramerait pendant son absence, ou encore pire ! Si elle reste et essaye d'éteindre le feu, et que par malheur ses habits prennent feu... Là j'aurai un môme sur la conscience sans oublier que je perdrai certainement toutes mes affaires... Non non, non ! La cantine, la cafétéria était aussi faites pour cela, et les plats là-bas étaient exquis, et fait sans danger imminent. Donc, cela devrait aller. Maintenant, je me demandais comment faire pour faire comprendre à cet enfant très entreprenant et redevable que... que je n'avais pas besoin de ce genre d'attention, et tout cela sans l'offusquer... Bon sang, c'est vraiment une plaie de se retrouver dans la chambre avec quelqu'un et en plus, avec un enfant. Parce que si c'était quelqu'un d'autre, je l'enverrai à la merde, plaçant bien les règles ou lui disant tout simplement de dégager de MA chambre. Mais là... là... dilemme de merde.

Une autre chose attira mon attention à part les dires qu'elle sortie de sa douce voix d'enfant. C'était le geste répétitif qu'elle faisait avec son jouet, une poupée en porcelaine pour être précise. Elle avait l'air de vraiment s'en faire pour cette dernière... Un jouet qu'elle apprécie grandement ? Qui sait, en tout cas je me ferais attention de ne pas mettre cette chose à la poubelle, pourquoi ? Parce que je n'aimais pas les jouets et surtout pas les poupées dans le genre... genre les poupées la qui parlent sorties des meilleurs films d'horreur, seulement y penser me donner la chair de poule. Mais bon, tant que cette chose ne se retrouve pas dans mon lit par je ne sais quel hasard, cela devrait aller. Enfin soit, je lui demanderai tout de même pourquoi tant d'attention pour un objet. Oui les gosses s'attachaient à des choses inutiles, mais cela, cela c'était une autre histoire n'est-ce pas ? Ouais.

- J’espère que mes effets personnels ne vous dérangent pas, si c’est le cas, faites le moi savoir et je les retirerai. J’essayerai de ne pas être une charge pour vous également, je suis assez calme et silencieuse et je respecte la vie privée des gens. N’ayez donc pas peur d’être dérangée, Onee-Sama.

Magnifique ! Je crois que je pourrai tomber amoureuse de cette gosse. Adorable, gentille, et surtout ! Oh ouais surtout elle comprenait ce qu'était vie privée et tranquillité ! Que demander de plus que d'accepter une colocataire du genre, du genre que tu savais qu'un jour en rentrant de l'école, tu ne verras pas ta chambre sans dessus-dessous, que tu ne trouveras pas des peluches dans ton frigo ou sous ta douche ou encore, que tu ne te réveilleras pas les nuits à cause d'un quelconque bruit ne venant pas de toi-même. Je crois que j'allais bien m'entendre avec cette fille... Mais pourquoi elle me vouvoyait ? D'accord j'étais son aînée, mais aller jusqu'à me sortir des « vous » à tous les va et viens, c'en était un peu trop je crois... Oui, si elle devait passer du temps avec moi, autant le faire dans un cadre plus chaleureux. Mais là, j'avais encore un autre problème avec Naoko, si on pouvait appeler cela un problème, elle me tendit sa main en affichant une moue trop, mais trop mignonne dans le genre pas possible à refuser. Et moi dans tout cela ? J'allais lui répondre en ignorant son geste amical, bien évidement. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heure, au pire je lui expliquerai le pourquoi du comment, et comme elle avait l'air intelligente, elle comprendrait... non ? Je fis un geste affirmatif de la tête ainsi qu'un mouvement pour déposer ma tasse avant de venir m'asseoir sur mon lit, un peu gênée d'avoir ignoré son geste. Bon, je vais me rattraper avec mes paroles dans ce cas. Oui, je pris un ton amical et gentil pour m'adresser à Naoko.

-Ne prends pas mal mon refus de te serrer la main, je suis d'accord avec tes conditions, c'est juste que je préfère éviter le contact physique.

Je lui fis un beau sourire, enfin un micro-sourire assez gauche, avant de poursuivre tout en m'asseyant confortablement sur mon nouveau lit, toujours aussi petit, mais toujours aussi confortable.

-Ne t'en fais pas, tes affaires ne me dérangent pas. Je suis heureuse de voir une personne respectueuse comme toi partager ma chambre, je ferai en sorte que mes affaires ne dérangent pas ton espace personnel, comme cela on sera quitte.

Et maintenant venait la tâche la plus difficile à lui expliquer, mais comment dire... Oui, je sais comment j'allais le dire pour paraître le moins désagréable ou juste en contradiction avec cette demoiselle aux yeux rouges chaleureux. Parce que oui, quand vous avez un enfant avec une moue adorable sur le minois, et des grands yeux vous fixer avec tant de... d'intrigue, alors je vous le dis, c'est difficile de dire non. Très difficile même, mais bon, aller. Go.

-Par contre, pour ce qui est de la nourriture, ce n'est pas la peine, le restaurant des dortoirs et très bon, il faudrait que tu le vois par toi-même. Et heu...

Je fis mine d'hésiter un instant, mais juste pour faire paraître le suspens mais aussi pour qu'elle digère les mots de refus que je venais de lui présenter, assez gentiment, je me félicitais d'ailleurs de cela. Ensuite, je poursuivis avec un sourire qu'on donnait que à un enfant, un sourire gentil, interrogatoire et en même temps décontracté. Je fis un geste assez souple et discret de la main en direction de son jouet et avec un peu d'intérêt dans la voix, je lui affirmais avec une touche d'interrogation :

-Tu n'as pas besoin de me vouvoyer, Kaïla-San sera suffisant. Et, tu as l'air de tenir à ta poupée dis donc.

Oui voilà, et maintenant comme ceci fut fait, elle allait me dire le pourquoi du comment en oubliant ma phobie de toucher les gens mais aussi mon refus quant à sa proposition de me faire à manger, voilà, bon boulot Kaïla, t'es la meilleure dans ce genre de situation sans issues. Bon sang, je crois que je vais aller prendre une douche froide pour me remettre les idées en place. Mais bon là aussi, c'est quand qu'on peut fausser compagnie à un colocataire de chambre sans paraître trop « je m'en foutisme de ta présence » ou alors de ne pas la laisser faire n'importe quoi dans la chambre, parce que oui, il fallait surveiller les enfants. Bon sang, il faut que j'arrête avec cela, cette Naoko avait l'air d'être plus intelligente qu'un gosse mal élevé de son âge. Oui, cela, c'était un fait.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Lun 14 Mai - 22:39

-Ne prends pas mal mon refus de te serrer la main, je suis d'accord avec tes conditions, c'est juste que je préfère éviter le contact physique.

Je ne savais pas si je devais me sentir offusquée par ce refus ou me montrer compréhensive, mais je ne bougeais pas de ma place, baissant la main en continuant à fixer l’espace vide qu’était rempli par la silhouette de Kaïla il y avait un instant d’ici. Je n’étais pas du genre tactile, je ne me plaisais pas  à toucher les gens, mais je ne refusais pas les gestes non plus, disons que je faisais partie de la catégorie normale des personnes. Un signe de la main ou une poignée n’avait guère de différence pour moi, hormis le fait que je devais sans doute me laver les mains après avoir touché un inconnu. Mais devais-je considérer Kurayami comme une inconnue ? Pour le moment je me devais de continuer de la sorte, mais en tant que partenaire de chambre, j’allais sans doute en apprendre plus sur elle au fil des jours qui allaient suivre. Déviant les yeux à présent sur le coin repos de notre pièce commune, je vis celle-ci se déposer délicatement sur son lit. Prenant ma tasse entre mes mains, j’avançais vers mon plumard pour m’y déposer, toujours la poupée sous le bras.

-Ne t'en fais pas, tes affaires ne me dérangent pas. Je suis heureuse de voir une personne respectueuse comme toi partager ma chambre, je ferai en sorte que mes affaires ne dérangent pas ton espace personnel, comme cela on sera quitte.

Autant éviter le sujet ou plutôt parler de quelques choses de plus intéressant et de moins contraignant, n’est-ce pas ? C’est sans doute sur le même mode de pensée que ma colocataire répondit à mes dires au sujet de nos effets personnels. De ce que je pouvais voir, la jeune fille n’avait pas spécialement l’air d’apprécier les décorations, les objets en tout genre montrant la personnalité des ses possesseurs étant donné que je ne voyais aucune décoration de sa part. Hormis quelques livres bordant la bibliothèque, cette chambre était vide des affaires de Kaïla. Comme si celle-ci préférait garder l’espace propre que s’ennuyer à décorer la pièce. Serait-ce pour une question pratique ? Ou plutôt pour ne pas dévoiler ce qu’elle était ? Allez savoir, avec ce genre de personnes dites mystérieuses, on ne pouvait voir que ce qu’elles étaient aptes à nous montrer. Devais-je me réjouir d’avoir une personne dont je ne pouvais percer les secrets d’un regard ? Pas vraiment, disons plutôt que cela allait mettre un peu de piment dans mon quotidien. De plus, pour une première fois, un première rencontre j’entends par là, je me voyais mal faire « ma curieuse » de plus, je venais de lui dire il y a de cela cinq minutes que je respectais la vie privée des gens.

-Par contre, pour ce qui est de la nourriture, ce n'est pas la peine, le restaurant des dortoirs et très bon, il faudrait que tu le vois par toi-même. Et heu...

Une autre manière de me dire non en terme clair. Cherchait-elle vraiment à ne pas m’offusquer ? Quoi qu’il en soit, c’était raté, moi qui me faisait servir et jouissais des gens, pour une fois que je prenais la peine de m’offrir à une personne, voici que celle-ci me refuse, de manière la plus maladroite que je pouvais connaître. De quoi avait-elle peur ? Que je cuisine et l’empoisonne ou que je fasse de cette chambre un four à Pizza ? Allez savoir ce qu’il peut se passer dans la tête de cette fille qu’étrangement, descendait de plus en plus dans mon estime. N’oubliez pas mon rang, n’oubliez pas ce que je compte et vais devenir, vous avez devant vous, votre prochaine reine.

-Tu n'as pas besoin de me vouvoyer, Kaïla-San sera suffisant. Et, tu as l'air de tenir à ta poupée dis donc.

Mon sourire avait disparu depuis qu’elle avait ouvert la bouche, les yeux rivés vers le sol fixant un point invisible, je pris ma poupée en main, déposant celle-ci sur mes genoux avant de lever les yeux vers Kaïla. Mon regard était devenu aussi froid que l’expression qui s’affichait sur mon visage si magnifique, penchant légèrement ma tête tel un mécanisme, mon expression se changea pour passer à un sourire radieux, doux et compréhensif tandis que la froideur de mon regard se changea en celle d’une douceur d’été. Jouant de ma poupée, je levais la main de celle-ci avant de faire un signe de « bonjour » à l’encontre de Kaïla. De ma voix angélique, accentuée par la région de Tokyo, je répondis à Kaïla :

- Mamina, elle s’appelle Mamina, elle me rappelle une personne que j’ai perdu lors de mon enfance.

Parler d’enfance alors qu’on était encore un enfant soi-même était sans doute étrange n’est-ce pas ? Pourtant regardez cela, je me plaisais à dire que mon passé était « mon enfance » étant donné qu’à 11 ans j’avais déjà acquit le savoir d’une personne ayant le triple de mon âge. Dans mon comportement ou dans mes gestes, on pouvait y voir du génie, de la perfection, j’étais ce genre d’enfant avancé, n’ayant sans doute plus d’innocence en vue des milliers de choses et expériences traversées. Mais là n’était pas le sujet, bien que j’aimais parler de moi-même, revenons un peu sur cette poupée que j’appelais Mamina. La raison était simple, elle appartenait à ma défunte amie, elle avait même la même apparence que celle-ci. Des cheveux gris assez courts légèrement bouclés sur leurs fins, un visage doux mais inexpressif, des yeux jaunes perçant les ténèbres de la nuit, une peau blanchâtre, rappelant que ma chère et tendre se trouvait six pieds sous terre à l’instant où je parlais. Pour rester dans le morbide et la mauvaise humeur qui s’installait peu à peu dans mon être sans que je ne le fasse paraître ne serait-ce qu’un instant, je poursuivis en continuant d’un ton calme :

- Mamina nous a quitté, Mamina s’est faite écraser, Kaïla-Onee-Sama va-t-elle devenir ma prochaine Mamina ?

Mes yeux d’un rouge sang s’étaient incrustés dans le regard identique au mien de Kurayami. Un léger sourire indescriptible s’était dessiné sur mon visage tandis que je déposais ma poupée sur mon lit tout en me levant, je m’approchais du lit de ma chère colocataire doucement. M’arrêtant à la hauteur du bord, je regardais le corps assis de la jeune fille aux cheveux d’ébènes avant de passer ma main dedans, sans pour autant toucher son visage. Je ne respectais déjà plus mes dires, je rentrais, non, je défonçais la vie privée de ma compagne ne serait-ce que par ce mouvement mais je n’en avais que faire, elle aussi, un jour sera mienne et m’appellera « majesté ».

- Ce n’était que par politesse que je te vouvoyais, cela ne me dérange pas d’être plus familière avec toi, cependant, je compte garder le préfixe de Onee-Sama, Kaïla-Onee-Sama.

Retirant ma main en me reculant légèrement, je la foudroyais du regard avant de lui adresser une fois de plus un de mes sourires doux. Tournant sur moi-même, je m’arrêtais au milieu de la chambre, un doigt sur les lèvres avant de lui demander, d’un ton trop enfantin, trop timide, trop chaleureux pour la froideur qui était sortie de ma bouche il y a de cela un instant :

- Quelle âge me donne Onee-Sama ? Je me sentirai offusquée si celle-ci me prenait pour ce genre d’enfants trop bêtes pour comprendre les méandres d’un adulte.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Mar 15 Mai - 16:27

Après cette dernière question, je pus voir le regard enjoué de Naoko disparaître en un clin d’œil pour le remplacer par une expression froide sur son petit visage. J'ai fait une boulette n'est-ce pas ?

-Mamina, elle s’appelle Mamina, elle me rappelle une personne que j’ai perdu lors de mon enfance.

Mamina, voilà un nom bien japonais sortit du four. Une personne ? Enfance ? Mais elle était encore un enfant. Oui je devais avouer que sa façon de parler ou même de se tenir démontrait un enseignement de rigueur, mais cela ne voulait rien dire, rien de plus que le fait qu'elle venait d'une bonne famille où les traditions et règles étaient au premier plan, c'est pas pour autant qu'elle devait se croire déjà adulte ou quoi que ce soit. Ces gosses, vraiment illogiques. Mais bon... Tenait-elle une poupée en effigie à quelqu'un ? C'était flippant. Et ce qui l'était encore plus, c'était sa façon de jouer avec cette poupée, je ne sais pas, mais je trouvais cela vraiment morbide. Ou alors, en étant plus jeune, elle dût déménager et donc quitter le lieu où sa meilleure amie était, et de ce fait, elle perdit contacte avec son amie ne laissant qu'un jouet avec lequel elles jouaient ensemble. Mon dieu, ces mômes sont vraiment trop émotives. Je soupirais légèrement en détournant mon regard de ladite Mamina, je n'aimais vraiment pas ce genre de poupées.

-Mamina nous a quitté, Mamina s’est faite écraser, Kaïla-Onee-Sama va-t-elle devenir ma prochaine Mamina ? Ce n’était que par politesse que je te vouvoyais, cela ne me dérange pas d’être plus familière avec toi, cependant, je compte garder le préfixe de Onee-Sama, Kaïla-Onee-Sama.

Après ces mots des plus étranges, elle se leva et commença à s'approcher doucement de mon emplacement. Je ne bougeais pas, méditant ses dires... écraser ? Que voulait-elle dire par là ? Et... Mais je ne voulais pas me faire écraser moi. Elle était vraiment flippant cette gamine, peu importe d'où elle sortait, ses expressions passaient du froid au chaud, du amical à inexpressif, encore pire que moi. Elle était étrange... D'ailleurs, le monde s'arrêta de tourner quand elle ne fut qu'à quelques centimètres de moi, je ne savais pas vraiment pourquoi, mais j'avais une envie monstre de me rendre toute petite et me cacher dans un trou quelque part loin de là. Pourquoi ? Parce que ce gosse dégageait une aura morbide, froide et glauque en même temps, je croyais voir la poupée se relever en elle, en quelque sorte. Enfin, c'est une métaphore assez incompréhensible, mais moi je savais bien ce que je ressentais à ce moment. Ce n'était pas de la peur, je n'avais pas peur d'un enfant, mais c'était une sorte de gêne qui me mettait trop mal à l'aise devant ce petit être qui se croyait de trop. Pourquoi de trop ? Parce que, contre toute attente, elle me toucha. Oui elle mit sa petite main dans mes cheveux faisant hérisser tous les poils de mon échine. Paralysée ou choquée ? À vous de choisir, mais en tout cas je n'étais pas contente. J'aurais pu réagir brusquement en la repoussant ou en la giflant, mais je ne fis rien, encore trop sur le « écraser » de ses derniers mots. D'ailleurs, c'était fou à quel point mes dires étaient prises au mot, bon au mieux elle ne me vouvoiera pas, juste ce fichu suffixe super japonais « Onee-Sama » qui me suivra partout où je la verrai, c'était tout de même intéressant... Soit !

- Quel âge me donne Onee-Sama ? Je me sentirai offusquée si celle-ci me prenait pour ce genre d’enfants trop bêtes pour comprendre les méandres d’un adulte.

Et c'est là quand elle se recula enfin que je me bougeais, matérialisant ma robe de combat j'attrapais la petite chose qui était de dos à moi dans mon énorme gant, prenant appui sur le mur pour l'élever, je rivais mes yeux rouges assombris par la colère sur Naoko. Je ne serrai pas trop fort, mais ma poigne était assez ferme pour qu'elle ne puisse pas s'en défaire. Son corps paraissait si léger, si facile à broyer que je n'avais qu'une seule envie, c'était de le faire. Je refermais mon emprise un peu plus, mes yeux glacials dans les siens, ma voix devenue froide comme le pire hiver.

-Je te donne assez pour que tu comprennes qu'on ne me touche PAS, je pense bien que tu es assez intelligente pour suivre cette règle.

Je sortis tous ces mots avec une froideur et dureté que moi même je m'étonnais de mon comportement qui était juste calme presque timide au part avant. En tout cas, là j'avais une envie monstre de... l'écraser, d'écraser ce petit être en fin de compte innocent. Je m'importais trop, vraiment trop. Il faut vraiment que je me calme, parce que là j'étais super mal partie pour le bien être de notre vie commune. Aller Kaïla, lâche l'enfant devant toi, arrête de lui faire peur, tu n'as pas envie d'avoir un môme sur la conscience et encore moins un qui pleure comme pas possible. Sur cette pensée, je soupirais lourdement avant de desserrer mes griffes du corps frêle de la jeune fille, et de m’éloigner de quelques pas en arrière, affichant une grimace de frustration. Et maintenant quoi ? Je fais comme je ne le l'avais jamais agressé, comme si elle ne m'avait jamais mis mal à l'aise et comme si le monde était rose ? Non, je ne pense pas que cela passera ainsi... Bon sang ! D'un air ennuyé, je la regardais de haut avant de détourner mon regard et de lui répondre à ses dires d'avant, tout cela avec une neutralité parfaitement soutenue.

-Je vois que cette poup... Mamina, t'était chère, je me tairais sur le sujet, je sens que cela t'importune. Et pour être plus exacte, je te donne dix ans, me tromperais-je ? Mais je crois que tu as un âge mental beaucoup plus élevé que cela Naoko-San.

Ouais, cette gosse dégageait une intelligence et une aura puissante et beaucoup plus mature qu'un enfant, c'était un fait. C'était le genre de gamine... Non, le genre d'esprit d'adulte enfermé dans le corps d'un enfant. Je me demande juste si c'était à cause de son éducation ou juste parce qu'elle avait de la chance de naître ainsi, quoi qu'il en soit, pour moi c'était un démon auquel je devrais expliquer quelques règles, et surtout... surtout, ne jamais la croire, je venais d'avoir la preuve même que cette fille parlait, mais ce qu'elle faisait pouvait être tout autre. Ouais, je la trouvais louche, terriblement louche... Les gosses c'est effrayant, je hais les mômes. Je passais ma main dans mes cheveux avec une désagréable impression que si je les laves pas bientôt, je vais porter ce désagréable sentiment de m'avoir fait approché pour encore longtemps, rien que d'y repenser me mettait dans tous mes états les plus furieux ou, tout simplement cela me rendait mal.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Mar 15 Mai - 16:49

Je ne m’attendais sans doute pas à une réaction aussi violente et surprenante de Kaïla, sans que je ne comprenne quoi que ce soit, ou que je ne puisse l’éviter, je sentis mon corps se décoller du sol tandis que mes os craquaient légèrement sous une pression forte formée par ce qu’il semblait être de la magie. Devant moi, ce n’était pas ma tendre et gentille colocataire, non, j’avais un monstre à corne aux yeux cramoisis. De sa tenue particulière et des quelques artifices qui s’étaient créés sur son corps, j’eus conclu directement que celle-ci venait de matérialiser sa robe. Suite à l’appel de la directrice quand je me trouvais en France, Dead Master avait eu l’obligeance de m’expliquer quelques détails aux sujets de la matérialisation, des cours, de l’arène et de cette tenue des plus étrange. Devais-je me sentir « contente » de découvrir si facilement une de ces fameuses combinaisons d’attaques ? Dans d’autres circonstances sans doute, mais à cet instant précis et dans cet espace restreint, je ne pouvais que maudire la personne devant moi.

-Je te donne assez pour que tu comprennes qu'on ne me touche PAS, je pense bien que tu es assez intelligente pour suivre cette règle.

Ara, mademoiselle se fâche, mademoiselle va-t-elle broyer mon corps ? Mademoiselle ne sera-t-elle pas emprise par le regret d’avoir détruit un être si prometteur que je l’étais ? Sans doute, du moins, c’est ce que je pensais en voyant le semblant d’hésitation derrière sa froideur. Oui, comme je le disais, j’étais observatrice, je détaillais les moindres de ses mouvements, de ses dires ainsi que de ses expressions avec une facilité déconcertante. De son ton glacial et de son regard perçant, je pouvais décerner chez la jeune fille une once de quelque chose d’indescriptible. Une sorte de lueur, ou plutôt une tache sombre… serait-ce en rapport avec le fait de se faire toucher ou non, était-ce une sorte de traumatisme qu’elle eut gardé depuis son plus jeune âge suite à un événement ayant bousculé sa vie ? Peut être s’était-elle fait toucher maladroitement par certaines personnes, ou tout simplement que vivant telle un ermite, elle n’eut le plaisir de toucher les gens, dont sa peur de se faire toucher et donc contaminer par la même occasion. Une sorte de phobie se relatant à la maniaquerie ? Quoi qu’il en soit, je le découvrirai sans doute dans les jours qui suivront… ou pas.

-Je vois que cette poup... Mamina, t'était chère, je me tairais sur le sujet, je sens que cela t'importune. Et pour être plus exacte, je te donne dix ans, me tromperais-je ? Mais je crois que tu as un âge mental beaucoup plus élevé que cela Naoko-San.

Continuant à garder mon sourire depuis qu’elle avait soulevé mon corps de sa main géante, je fermais les yeux à l’entente de ses dires. Elle avait raison sur deux faits, Mamina comptait énormément pour moi et finalement le fait que mon esprit était sans doute bien plus développé qu’un enfant moyen, à dire vrai, mes compétences cérébrales dépassaient la moyenne de celles d’un adulte. Soit, je n’avais pas à m’étendre sur mon intelligence, en tant qu’être parfait, il était logique que je sois douée en tout.

Sentant enfin son étreinte se desserrer, mon corps glissait sur son gant géant pour se déposer sur le sol. Mes jambes ne supportant pas le coup se rompirent en touchant le parquet. Dos au mur, je ne tombais pas lourdement, je pris appuis sur celui-ci pour glisser légèrement jusqu’à arriver sur le sol tout en douceur. Posant mes mains sur mes bras et détournant le regard, je grimaçais légèrement de douleur avant de reporter mon attention sur la jeune fille toujours vêtue de sa robe de combat. D’un air angélique que j’affectionnais utiliser, je répondis à ses dires :

- Onze ans plus exactement. Tu n’as pas l’air aussi idiote que les autres filles peuplant cette école pour remarquer mon intelligence, je m’en vois ravie de ne pas partager ma chambre avec une larve sans cervelle. Je prendrai garde à ne pas te toucher, histoire de ressortir vivante de nos discussions, Kaïla-Onee-Sama.

Tout en disant ces mots d’un naturel déconcertant, je me relevais doucement tout en prenant appui sur le mur. Essayant d’avancer vers mon lit, je pris mon temps avant de poser mon corps sur celui-ci. Croisant les jambes tout en posant mes coudes sur mes cuisses et ma tête sur mes mains, je regardais avec un peu plus d’attention la tenue de Kaïla. Curieuse de savoir et de connaître moi-même quelle serait ma robe de combat, je ne pus éviter le sujet et de demander d’un ton enjoué :

- C’est donc ça l’artifice de Undai, explique-moi comment tu crées cette chose, sais-tu modifier ta robe ?

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Jeu 17 Mai - 15:23

-Onze ans plus exactement. Tu n’as pas l’air aussi idiote que les autres filles peuplant cette école pour remarquer mon intelligence, je m’en vois ravie de ne pas partager ma chambre avec une larve sans cervelle. Je prendrai garde à ne pas te toucher, histoire de ressortir vivante de nos discussions, Kaïla-Onee-Sama.

Elle dit ces mots sans sourciller, avec un sourire tout aussi enfantin qu'avant, comme si mes menaces un peu gauches et, surtout, improvisées ne lui ont fait pas trop d'effets. En quelque sorte c'était mieux ainsi, c'était mieux que si elle se mettait à pleurer ou me faire une crise ou encore, faire sa maligne en me provoquant d'avantage. Par contre, une chose qui me fit grimacer, c'était sa façon de se relever pour aller s'asseoir sur son lit... Je crois que j'y suis allée trop fort, bon sang, maintenant je vais m'en vouloir pour avoir fait du mal à un enfant. Oui, je n'y suis pas allé trop fort ou aussi, puissamment que je l'aurais fait si c'était un adulte qui me ferait face, mais tout de même, c'était un corps d'enfant que j'ai agressé... Bon, la prochaine fois, je ferai en sorte de me contrôler d'avantage, même si, après ses paroles, je ne savais pas si je tiendrais bon. Parce que oui, c'est bien d'avoir un beau sourire, être mignon et intelligent... Mais ses paroles hautaines... Je ne savais pas comment devrais-je les prendre, comme une invitation à lui arracher la tête pour le seul fait qu'elle ose me traiter indirectement d'idiote ou autre, mais aussi pour me dire clairement que j'étais une brute dans ses paroles cachées, ou alors la gratifier d'un sourire narquois quant au seul fait qu'elle a pu me comparer aux autres personnes à ses dépens. Difficile à dire, c'est pourquoi je restais debout devant elle, ne relevant pas, ni ne faisant guère attention à son sourire d'enfant tint d'un regard malin. Non, je restais là à la fixer d'un regard froid, sans expression sur le visage, en pleine réflexion intérieure. Au moins je sais que j'étais tout près pour son âge... haha.

-C’est donc ça l’artifice de Undai, explique-moi comment tu crées cette chose, sais-tu modifier ta robe ?

Je fus surprise par la question, je ne m'attendais pas à ce qu'elle me demande ce genre de chose, surtout si j'ai utilisé ma robe pour m'attaquer à elle, en quelque sorte. Mais, je crois que je devrais être étonnée de ma surprise, parce que quoi qu'il en soit, elle était nouvelle et cela devait être la première fois qu'elle voyait ce genre de chose aussi. Moi-même j'étais trop curieuse quand j'ai découvert l'existence de la matérialisation, alors en fin de compte, c'était logique que cet enfant, adulte qu'il puisse être, ne pouvait pas passer outre ce sujet sans montrer un semblant de curiosité. Je soupirais lourdement, on va dire que au moins ainsi, je n'aurai pas à perdre mes moyens devant ce gosse. D'une voix passionnée, je tendis mon bras ganté devant moi, pour qu'elle puisse le voir, et lui répondis à la question.

-C'est ce qu'on appelle la robe de combat. Tu découvriras la tienne dans l'Arène. Tu peux l'activer grâce à ta boucle d'oreille, il ne faut surtout pas la perdre, c'est un précieux présent que tu as reçu là, et tu ne le recevras pas deux fois.

Je dis tous ces mots en lui montrant mon propre bracelet de la couleur verte. J'aimais parler de la matérialisation, j'aimais tout ce qui était en rapport avec ce sujet, et si je le pouvais, je ne vivrai que pour pouvoir exercer mon imagination à créer des choses. Mais oui, tout avait un hic, si je voulais matérialiser, il fallait que j'aie mon ce bracelet ou boucle d'oreille, et le pire, ce qu'il ne fallait pas le briser ou perdre... Oui c'était encore plus précieux que la prunelle de nos yeux, c'était une clé pour un avenir rempli d'aventures et cet avenir, il ne fallait pas le gâcher par mégardes. Je me grattais la tête d'un air indécis, en butant sur ces fichues cornes qui ne me servaient vraiment à rien, sauf à me gêner... Qu'est-ce que je pourrais encore lui dire sur cette robe sans paraître trop passionnée du sujet ? Rien en fait, si j'en parle j'allais en parler mais à fond. Mais bon, je ne devais pas paraître trop expressive sur tout cela, c'est pourquoi je me décidais de lui donner juste des réponses techniques.

-Donc... lorsque tu seras en Première, donc quand tu auras un bracelet vert ou en Terminale un rouge, tu pourras créer « cette chose » en dehors d'un endroit qu'on appelle l'Arène. Cela te viendra naturellement. Et pour te dire...

J'ai bien appuyé son « cette chose », pare que c'était vraiment pas une simple chose, c'était nous en mode différent, c'était notre miroir et il fallait lui porter du respect, non ? Si, si ! Après tout, il fallait chérir cette chance, il fallait se montrer heureux de se voir autrement, voir son vrai « soi » en quelque sorte. Oui évidement, maintenant il y avait des gens qui osaient ne pas aimer leurs robes, et donc mépriser leur propre personne en quelque sorte. C'est con à dire, mais ceux qui n'aiment pas leurs robes, ne s'aiment pas plus ou moins... Ouais, je crois que c'est ainsi qu'il faut le voir...

-Non, tu ne peux pas changer ta robe, c'est le reflet de ta personnalité et donc... Dès que tu rentres dans l'Arène, elle se définit par elle-même, et tu la portes comme elle est... Oui bon, maintenant tu peux lui ajouter des armes pratiques, mais cela reste quand même la même robe de combat qu'au premier jour.

Et pour lui montrer ce que je voulais dire avec mes paroles, je tendis mon bras ganté devant ses yeux et je l’agrandis d'un coup, mais pas de trop pour ne pas puiser de trop dans mon énergie non plus. Ensuite, je le remis à la taille initiale avant que je ne perde contrôle par mégarde ou autre, parce que oui c'est cool de matérialiser sa robe en dehors de l'Arène, c'est plaisant de jouer avec aussi, mais il fallait faire attention où on s'amusait avec, surtout dans des petits endroits comme une chambre.

-Et ensuite, grâce à ta pensée, tu peux créer d'autres choses en rapport, ou juste comme ça... qui disparaîtront si tu n'y penses pas... Parce que oui, si tu veux créer, tu dois te concentrer sur quelque chose pour le faire... C'est comme ca que cela marche avec de l'entraînement.

Ouais, je crois que je fais le tour. Bon encore un petit tour de « magie » en matérialisant un... un couteau de chasse et voilà, c'est fait. Ouais bon, je pus faire quelque chose de plus plaisant ou enfantin qu'un couteau... mais j'avais pas d'idées sur le moment. Bon d'accord, je le fais disparaître. Après ceci, je ne savais pas si je pouvais dématérialiser ma robe de combat ou si elle allait encore la fixer longtemps. Je pourrai presque me sentir gênée qu'on me fixe ainsi, je n'aimais pas cela. Bon bah, on verra si tout est clair, ou si elle a encore des questions.

-Et sinon oui... On peut dire qu'il vaut mieux que tu ne me compares pas aux gens qui peuplent ce lieu, rien que pour que je ne t'écrase pas avec une matérialisation, Naoko-San.

Je dis cela, sans mon air trop content d'avant, mais avec un sourire en coin. Non... En fin de compte non. Je ne sus retenir mon envie de répondre à sa remarque de tout à l'heure. Oui, j'avais un sale caractère, et je l'assumais. Mais bon, elle n'avait pas à dire ce genre de chose. Et non, je ne la menaçais pas, c'était juste ma façon de mettre les choses en place avant que rien ne dégénère. Voilà.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Jeu 17 Mai - 18:04

-C'est ce qu'on appelle la robe de combat. Tu découvriras la tienne dans l'Arène. Tu peux l'activer grâce à ta boucle d'oreille, il ne faut surtout pas la perdre, c'est un précieux présent que tu as reçu là, et tu ne le recevras pas deux fois.

Après l’agresseur, voilà qu’elle prenait le rôle de ma mère en me rappelant que ce précieux bijou que j’eus reçu en même temps que l’enveloppe, n’allait pas être donné une fois de plus. Je me doutais déjà que l’on ne recevait pas ces pierres vingt fois dans une vie, non pas pour leurs prix mais plutôt pour leurs utilités. Imaginez si  la directrice s’amusait à faire des pierres tous les jours, ne serait-il pas logique de croiser des individus dans Undai essayant de s’emparer de celles-ci, créés en flot ? Maintenant que nous y étions, demandez-vous pourquoi, on ne voyait pas ces gens roder dans l’école. J’avais déjà ma petite idée sur la chose, selon laquelle Dead Master devait être assez terrifiante pour que les abrutis de l’extérieur ne viennent pas déranger son monde, ce qui signifiait donc que cette femme était puissante, aussi puissante que les Oshima ? J’en ai bien peur.

-Donc... lorsque tu seras en Première, donc quand tu auras un bracelet vert ou en Terminale un rouge, tu pourras créer « cette chose » en dehors d'un endroit qu'on appelle l'Arène. Cela te viendra naturellement. Et pour te dire...

Pointilleuse sur l’appellation des « choses » ? Sans doute pour souligner si grandement la robe de combat, mais je n’avais que faire de ces haussements de voix, non, j’étais plus intéressée sur le contenu de celle-ci. Si je comprenais bien, nous étions séparés par des couleurs, c’était une bonne manière pour savoir qui était qui, dans le sens que je ne devais pas piquer un far si une personne « bleue » m’adressait la parole pour je ne sais quelle raison débile. Toujours assise sur mon lit, je continuais à contempler les vêtements de ma colocataire, de mon regard avide de curiosité, je n’oubliais cependant pas d’écouter ses dires :

-Non, tu ne peux pas changer ta robe, c'est le reflet de ta personnalité et donc... Dès que tu rentres dans l'Arène, elle se définit par elle-même, et tu la portes comme elle est... Oui bon, maintenant tu peux lui ajouter des armes pratiques, mais cela reste quand même la même robe de combat qu'au premier jour.

D’un tour de passe-passe, elle donna vision à ses dires en faisant grandir sa main. Intriguée par la manière et la raison d’une telle chose, je me penchais pour regarder la main à laquelle elle redonna son aspect normal. Était-ce le genre de choses que les magiciens utilisaient ? Genre, une pipette sous leurs manches pour grossir et réduire les choses ? Les magiciens étaient tous des élèves de Undai ? Oui, j’avais beau me sentir adulte et logique, je restais cependant une enfant, une enfant avide de connaissances et amusée des nouvelles découvertes. Oui, une enfant qui regardait à présent, d’un air amusé les cornes s’étant dressés sur la tête de Kaïla. Le reflet de sa personnalité disait-elle … un bœuf ?

-Et ensuite, grâce à ta pensée, tu peux créer d'autres choses en rapport, ou juste comme ça... qui disparaîtront si tu n'y penses pas... Parce que oui, si tu veux créer, tu dois te concentrer sur quelque chose pour le faire... C'est comme ca que cela marche avec de l'entraînement. Et sinon oui... On peut dire qu'il vaut mieux que tu ne me compares pas aux gens qui peuplent ce lieu, rien que pour que je ne t'écrase pas avec une matérialisation, Naoko-San.

Affichant un petit sourire en vue de ses dires, je baissais la tête en fermant les yeux légèrement. Je ne risquais pas de m’ennuyer dans cette école à ce que je voyais, loin de là. Si je devais me soucier d’entraîner mon corps et mon esprit à la matérialisation en plus d’aller en cours, j’allais me préparer un bon planning à suivre dans ce cas. Mais il fallait commencer par quelque part et ce quelque part c’était donc l’arène, j’étais curieuse de découvrir cet endroit, c’est sans doute pour cela que je me décidais déjà de m’y rendre demain. Deuxième jour à Undai et j’apprendrai déjà et, surtout je verrai déjà ma robe de combat. Décroisant mes jambes en relevant la tête, je replongeais mes yeux dans les rubis de Kaïla avant de lui dire :

- Je comprends donc, j’ai hâte de m’y mettre. Et je dois admettre que tu as chatouillé ma curiosité, je suppose que mon apparence sera aussi grandiose que la tienne, Kaïla-Onee-Sama.

Compliment mit de côté, je me levais de mon lit en me dirigeant vers le coin cuisine de fortune. Rallument la bouilloire, je préparais rapidement un thé avant de revenir à ma place et de tendre une tasse à ma colocataire. Une fois la tasse tendue, je retournais sur mes pas, ouvris le frigo, lançai un regard et un sourire à la jeune fille avant de reporter mon attention sur l’armoire à nourriture. Cherchant des yeux une boite devant m’appartenir, je vis celle-ci et la sortis. Déposant le tout sur le bureau en prenant en compte de trouver un sous-plat, je ne sus retenir quelques mots.

- Votre personnalité disiez-vous ?

Affichant un petit sourire moqueur, je continuais à déplacer les aliments se trouvant dans la boite vers une assiette. J’avais pris la peine de passer par une pâtisserie avant d’arriver à Undai, ayant fait un choix personnel de gâteaux divers et d’autres pâtisseries que je m’amusais à présent, à présenter sur l’assiette, je revenais à la place, assiette en main, avant de bouger légèrement ma table de nuit toujours vide pour en faire un table et de poser les pâtisseries dessus.

- Tu as des cornes … serais-tu vache à tes temps perdus ?

Ne pouvant m’empêcher un rire moqueur sans vraiment l’être, oui c’était une pique amicale, qu’elle ne le prenne pas mal sinon je fais un malheur. Je pris entre mes doigts fins une petite tartelette aux fraises avant de m’avancer vers le lit de Kaïla, de me poser dessus, de la faire reculer d’un mouvement de la main et d’être assez près d’elle sans la toucher pour lui dire, tout en plaçant la nourriture devant sa bouche :

- Onee-Sama me ferait-elle le plaisir d’ouvrir sa bouche et de goûter mes sucreries ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Jeu 17 Mai - 20:57

- Je comprends donc, j’ai hâte de m’y mettre. Et je dois admettre que tu as chatouillé ma curiosité, je suppose que mon apparence sera aussi grandiose que la tienne, Kaïla-Onee-Sama.

Je ne dis rien à sa réponse quant à ce que je venais de dire. Évidement que son apparence sera bien, parce qu'il était rare qu'on se retrouve devant un mec habillé en grenouille ou avec des choses gluantes lui sortant des ongles, et encore ce mec là, serait dans la vraie vie une personne terriblement affreuse ou alors avec des déficiences mentales. Et je ne crois pas que ce gosse devant moi, est ce genre de personne. À part peut être que c'est un gosse et qu'elle est assez bizarre dans son genre mais bon, pour elle je m'attends plus à une robe de combat du style petite robe rose avec comme arme... voyons voir... un bazooka ? Oui, dans le genre. Pourquoi donc j'imaginais cela ainsi ? Tout simplement, parce qu'elle avait l’apparence d'un enfant trop mignon avec des airs sages et hautains, un peu comme une princesse. Mais ce qui se cachait derrière, en tout cas ce que j'avais comme première impression, c'était plutôt un enfant sans pitié et manipulateur. Enfin, ce n'était peut être qu'une impression, et que tous les enfants sont comme cela, mais moi... moi cela m'effrayait, cette incompréhension que je ressentais envers ces petites créatures.

Pendant que j'étais en pleine méditation sur ses mots, je dématérialisais ma robe de combat et m'assis sur mon lit, regardant avec intérêt ce que faisait la jeune Naoko dans mon endroit préféré de la chambre, à savoir le coin-cuisine. Elle était en train de préparé le thé, dont elle me tendit une tasse que j'acceptais volontiers sans sourciller en l'écoutant parler et... et fouiller dans l'armoire à nourriture sans que je ne proteste, vu qu'elle venait d'y sortir une boite qui visiblement, n'appartenait pas à ma collection d'aliments à manger. Je la regardais faire, mes yeux exprimant de la curiosité.

- Votre personnalité disiez-vous ? Tu as des cornes … serais-tu vache à tes temps perdus ?

Elle me dit cela, assise de l'autre coté de sa table improvisée avec une assiette de gâteaux visiblement très appétissants. Je faillais m'étouffer avec le reste de mon thé que j'avalais de travers. Non mais quoi ?! Que voulait-elle dire avec son rire moqueur pour accompagner ses mots ? Je... Hein ? Je rougis, mais je ne sais pas si c'était de colère ou de honte, je savais bien que ces fichus cornes ne servaient pas à grand chose, en tout cas à mon avis, et d'ailleurs je les détestais aussi ! Mais, me traiter de vache ! Il y avait des limites hein ! Et d'abord... vache dans quel sens aussi ? Non mais ce gosse allait m'entendre quoi ! Mais je ne sortis rien, parce que la gamine en question, se rapprocha de moi, s’assit sur mon lit me faisant déplacer par automatisme d'une trop grande proximité et... et...

- Onee-Sama me ferait-elle le plaisir d’ouvrir sa bouche et de goûter mes sucreries ?

Et... et là je fais quoi ? J'avoue que la tartelette qu'elle avait dans la main, avait l'air assez appétissante et bonne de tous les cotés. Et comme j'étais adepte de nourriture... Non ! Cela ne se voyait pas sur ma silhouette, j'étais bien proportionnée peu importe ce que je mangeais.

-Eh bien... Ce que... Hmm... cela a l'air tout bon.

Mais juste une chose qui me dérangeait dans tout ce petit spectacle... Je devais faire quoi ? « Aaaaaah » ? Non mais sérieusement. Je suis restée comme cela, devant elle avec un regard mi-perplexe, mi-envieux à me demander ce que je devais faire maintenant. Faire vraiment comme un enfant ou je ne sais quoi pour qu'elle me fourre la pâtisserie super alléchante qu'elle me tendait dans la bouche, ou alors prendre cette chose sucrée de ses mains avant de la porter à mes papilles... ou encore, l'ignorer et me servir sur le plateau... En tout cas, je déposais la tasse que j'avais dans les mains sur la table improvisée et je dis d'une voix hésitante.

-Autant essayer...

Eh bien, c'est con, j'avoue... Mais mon corps réagit avant ma pensée et par pur automatisme, oui je regardais trop la télé, c'est décidé j'arrête, j'ouvris la bouche dans un « aaah » inaudible et mordis dans le petit gâteau remplis de sucre et de fraises. Et quand je me reculais, mes yeux s'illuminèrent d'un rouge, bah rouge comme la tartelette dira-t-on. C'était juste trop bon, mais dans le genre que j'avais qu'une envie, c'est d'avaler le reste en prenant tout mon temps pour bien le savourer. Oui, je n'aimais pas forcement ce qui était sucré, mais je devais reconnaître que ces gâteaux là, ils ne venaient pas de la première boulangerie au coin d'une ruelle délabrée. Juste un régale ! Je la regardais un moment toujours tout prêt de moi, et jetai un petit regard sur le plateau en lui demandant :

-Tu ne manges pas, Naoko-San ?

Tout cela, en me demandant si j'allais lui prendre la tartelette des mains, ou pas. Parce que je ne sais pas comment réagirait ce gosse, mais je crois que c'est logique de prendre ce que vous avez mordu non ? Bah... ouais, je crois bien quoi, autant le faire ainsi. Et après tout, comme je l'ai entamé sous sa demande, eh bien voilà, je l'ai pris, toute contente de pouvoir se nourri après lui avoir expliqué tous les rudiments sur la matérialisation. Eh bien, si cette enfant allait me ramener des choses aussi bonnes tout le temps, je crois qu'on s'entendrait assez bien, évidement tant qu'elle suit certaines règles.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Jeu 17 Mai - 21:27

C’est d’une lenteur déconcertante que la jeune fille se décida enfin à ouvrir la bouche, acceptant la douceur que je lui tendais. Amusée par la situation, je m'agrippais un peu plus sur son lit, légèrement à quatre pattes tout en prenant appuis sur la main libre pour la nourrir. Que j’aimais ça, dieu, je me sentais puissante, désirant, et dieu que je voulais plus de saveurs douces, plus de petits rougissements sur le visage de Kaïla, plus de petits sourires, plus d’étoiles dans les yeux.

Vous voyez ces films romantiques où vous êtes dans un parc, prenant un pique-nique avec votre amoureux ? Et bien je faisais ce genre de remix avec ma colocataire en mode, gâteau, crème fraîche et chambre. Vous allez me dire que je suis la seule petite perverse dans ce joli petit monde de pervers, mais je vous dirai que je suis au courant, et bien que je suis sûre que ma partenaire de chambre ne soit pas du même bord que moi et qu’elle voit mal, une enfant si pure que je lui montre déjà dépucelée, je ne pouvais contenir mon envie de goûter à cette perle précieuse aux yeux de rubis.

Devons-nous appeler ça de la pédophilie ? Dites-vous seulement que je suis plus vieille et que les apparences sont trompeuses, cela marche également non ? Évidemment que non, j’étais ce genre d’adulte coincé dans un corps d’enfant dont l’esprit et la curiosité grandissaient trop vite pour ne pas succomber elle-même dans le vice. De plus, mes actions sont justifiées, je ne fais que chercher, une personne assez bonne pour remplacer Mamina. Oui, c’était pour … remplacer Mamina que je voyais Kaïla ainsi à cet instant là. Et pour accentuer le tout, oui, il fallait bien le faire n’est-ce pas, la petite traînée de crème au coin de ses lèvres me hurlait de se laisser lécher, retirer, sucer avidement par les miennes.

-Tu ne manges pas, Naoko-San ?

Non, c’est toi que je veux manger, Kaïla. Si je lui avais dis ça, elle serait partie en courant non ? C’est sans doute pour cette raison que je m’abstenus de tout commentaire, décidant plutôt de me reculer légèrement pour mordre à mon tour dans la tartelette. Un baiser indirect ? Oui, je deviens folle. Silence, je meurs d’envie. Silence j’ai dis !

- Je préfère laisser ce plaisir à Kaïla Onee-Sama.

Tout en laissant un petit rire cristallin s’évader de mes lèvres, je me décidais à céder à mes tentations, m’approchant sans doute trop rapidement de Kaïla pour qu’elle ne comprenne quoi que ce soit, déposer mes lèvres aux bords des siennes pour ramasser la crème qui s’était collée dessus et pour finalement … finalement tourner le regard en voyant que la porte était grande ouverte et qu’une certaine personne se trouvait sur le pas, me dévisageant moi et ma colocataire. Qui est-ce ?

Je décris la suite ? Aller, une larme, un petit cri de surprises de je ne sais qui et la folle qui venait de perturber notre intimité est partie en courant de l’autre côté. Oui, Undai peuplait des gens bizarres et voilà un exemple.

HRP: Finis pour Naoko, je me la refais à la remix de Zaza, et j'arrive avec Yu', ferme la bouche, sois pas si choquée mon coeur <3

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Jeu 17 Mai - 21:42

La douleur encrée dans ma peau, la chaleur de cet être qui n’est pas le mien étouffant ma peau devenue salée, un bruit sourd marquant le déchirement d’une chose, un autre bruit marquant le plaisir, une odeur sucrée, enivrante et finalement mon corps se retrouvant sur le sol, heurté par le parquet froid de la chambre et le plaisir qu’il reçut, je me laissais mourir telle une chose sans vie. Les yeux clos, je laissais une larme couler sur ma joue, une seule réponse, un rire, un bruit nouveau, des paroles, ma porte de chambre s’ouvra et le noir se fit.

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais comment, je ne me souviens que très peu de ce qu’il s’est passé. Je me souviens de ma mauvaise humeur, des ténèbres s’étant étalé devant mes yeux, un ricanement et la violence de mes gestes. Par la suite, seul un voile vert, une douce odeur de miel me rappelant brièvement une personne et lui. Oui, lui, lui je le vois, je sens même ses os craquer sous mon poids et sa tête ensanglantée pour finir par se heurter contre un mur. Un mur de chambre, pas ma chambre, celle … celle de l’odeur du miel. Oui, mais qui était cette fille ? Du miel, je me souvenais juste du miel.

Ce n’est qu’environ un mois après l’épisode du miel que je sortis enfin de ma chambre. Oui, aussi étrange que cela puisse être, Black Rock Shooter n’était pas sortie depuis un mois de sa chambre. Voilà que je me mets à parler de moi à la troisième personne, désolée, je retourne sur la première. Soit, tout ca pour dire que je passais mes journées dans mon lit, oui, je n’étais que dans mon lit. Mais je ne faisais pas rien dans mon lit, non, j’étais super occupée dans mon lit. Ne voyez rien de pervers, ce n’est pas mon genre. Ce que je faisais dans mon lit se résumait à faire mes paperasses pour l’école et de geeker sur mon pc quand je ne dormais pas. Aussi étrange que cela pouvait l’être, quand j’étais enfermée, c’était Dead Master qui se chargeait de mon emploi du temps, oui, j’ai eu la chance de rajouter une dizaine de cadavres à la liste en un mois. Tous justifiés par ses soins, je vous montre un exemple ? Allez, parce que vous avez l’air de vouloir et que je me sens gentille aujourd’hui.

Nom : Moka Shuromi
Âge : 19 ans
Classe : Première
Cause : Violation du matériel scolaire, agression d’un élève de seconde, manque les cours depuis son passage en rang, s’est retrouvé ivre mort un samedi soir derrière un buisson.
Conséquence : Disparition, corps retrouvé une semaine par la suite, dans une benne à poubelle au centre de Kyoto.


N’était-ce pas magnifique ? Je n’aurais pas fait mieux. De plus, je crois que c’était pour me faire rire, Dead Master ajoutait un PS après chaque personnes dont elle s’était occupée, par exemple, pour ce garçon du nom de Moka … ah, non c’était une fille, désolée, elle avait ajouté, de son marqueur vert à mon égard :

PS : J’ai laissé le plaisir aux policiers de retrouver son corps entouré d’un sous-vêtement en dentelle enfui dans la gorge, je trouvais cela plus amusant, je suis sûr qu’ils croient à un tueur en série. Tu crois que je devrai le faire pour tous ? Si c’est un homme, je mets une chaussette ? Tu crois qu’ils seront faire le rapport avec la culotte ?

Avouez que quand vous tombez sur quelque chose du genre, vous ne pouvez vous empêcher de sourire ou rire, pour ma part, ce fut un fou rire, oui, je l’avoue. Quand je me devais de débarrasser une personne, je ne faisais pas du grand art, non, je préférais brûler les corps ou encore mieux, les jeter tout simplement dans la baie de Kyoto. C’est mieux, du moins je pense. Dans ce mode de processus, la police ne risquait pas de me tomber dessus… je crois.

Soit, après cette parenthèse disant que Dead Master s’amusait à s’occuper de mes taches ménagères et autres, j’avais la paix la plus totale. Personne ne passait devant ma chambre, aucun bruit ne se faisait entendre dans les dortoirs, plus rien, le calme et la tranquillité la plus totale. Je ne sais pas ce qu’il s’était ébruité dans Undai pour que personne ne vienne me déranger, même les membres du conseil se tenaient en place pour je ne sais quelle raison. Que ce soit cette petite nouvelle du nom de Kiyo ou encore Hibari, aucun d’entre eux ne faisaient du tapage. Peut être que Dead Master s’occupait d’eux … Allez savoir. Et en parlant d’Ayame, celle-ci me rendait visite au moins dix fois sur la journée, que ce soit pour m’apporter de la nourriture ou pour me parler, elle traversait ma fenêtre ou apparaissait telle un fantôme dans ma chambre dans une fumée verdâtre. Une rentrée en scène digne d’un monstre ? Oui, c’était le cas.

C’est quand elle passa ce matin pour me réveiller et m’apporter mon déjeuner que nous décidâmes de parler de ce qu’il s’était passé il y a un mois d’ici. Ma tête n’avait pas vraiment la notion du temps et je dois admettre que, comme je l’ai dis plus haut, je ne me souvenais plus exactement de ce qu’il s’était passé. Ce n’est que suite aux paroles de ma tendre Ayame que le film repassa dans ma tête tel un flash back dont on préfère ignorer l’existence. Je crois que c’était … oui, c’était la première fois depuis longtemps que je n’eus pas une telle montée de stress, oui, j’étais complètement paniquée face aux dires de la directrice, que ce soit ses dires sur l’état des deux personnes que j’eus massacré ou encore, la manière dont j’avais réagit et le comment du pourquoi.

Izaya Renzou, un garçon banal ? Non, un gay qui courait après Hibari s’est retrouvé interné dans le centre hospitalisé de Kyoto sous cause de blessures graves. Grâce aux nano-machines de la directrice, celui-ci se serait remit sur pieds en un mois. Mais depuis lors, il n’est pas revenu à Undai. Suite aux appels passés par la directrice, nous avons pris connaissance de son départ pour l’Angleterre, ses parents ont demandés à ce qu’il « prenne » congé de ses cours pour une durée indéterminée. Magique, j’eus exclu un membre sans vraiment l’exclure ? Soit, après quelques jours l’appel de ses parents, nous avons revu la tête rose se balader dans Undai à la recherche d’un garçon à « lover ».

Kaïla Kurayami, une fille tueuse connue comme étant l’élève de la chienne de la folle. Elle se fit enfermée également, mais seulement pour une courte durée à l’infirmerie de Undai, suite à une certaine attaque, elle se vit transférée dans une chambre commune dont… dont elle loge actuellement avec une certaine Naoko Oshima. Blessures relativement graves, mais soignées assez rapidement pour qu’elle n’ait aucunes séquelles, elle n’eut toujours pas le plaisir d’avoir la visite de la directrice étant donné que celle-ci s’était « échappée » de l’infirmerie. Elle est vivante et continue à maltraiter les faibles… je ris ?

En terme clair, j’étais choquée, et j’avais qu’une envie, massacrer Ayame pour m’avoir fait revivre ces pensées. Mais la grande question, pourquoi et pourquoi moi, je me suis prise à tabasser ces deux personnes. Tout simplement parce qu’elles avaient briser les règles ? Que j’eus surpris Izaya sur Kaïla dans une position trop sexuelle à mon goût et qu’il était interdit, de un, d’avoir des rapports avec les sexes opposés, de deux, d’avoir le sexe opposé dans sa chambre après 23h et finalement, parce que leurs parties de jambes en l’air ont réveillé certains élèves que j’ai faillit massacrer dans les couloirs ? Non, ca aurait été trop simple mais si c’était un peu le cas, dans cette histoire, je m’étais sentie trahie. Oui, trahie par Kaïla.

De la jalousie, de la dominance, de l’amour ? Non, rien de tout ca, je convoitais Kaïla pour un avenir meilleur, je me voyais à ses côtés comme je voyais mon ancienne amie à mes côtés. Rappelez-vous d’elle, celle dont le sang tache mes mains, celle que j’eus tué pour satisfaire Ayame, celle qui m’a permise de son sang, à atteindre mon niveau actuel. Oui, je voyais Kaïla à cette place, qu’elle soit assise dans mon cœur à l’endroit où cette fille morte était. C’était glauque comme pensée, mais je devais l’assumer, je voulais qu’elle soit proche de moi, assez proche pour que je lui fasse confiance, que je me livre à elle, qu’elle soit l’ombre dans mon dos pour poignarder mes ennemis, que je sois son bras droit pour décapiter ses protagonistes. Et comment cela se finissait-il ? Je l’ai battue à mort.

- Je ne crois pas que tu l’aimes autant que tu m’aimes, je te laisse cependant apprendre ce nouveau sentiment Yume-Chan. Mais sache que je ne suis jamais loin, et que tu es toujours mienne, qu’importe que tu ailles « expérimenter » ces choses avec ta Kaïla.

Une phrase simple qui fit monter ma colère comme jamais, je crois que ma réaction fut assez violente étant donné que mon mur se fissura légèrement tendis que j’avais la gorge de la directrice entre les mains et douée comme j’étais, mon seul réflexe fut de la lâcher, de tourner les talons et de sortir de ma chambre. Et voyant la tenue trop légère, je matérialisais directement ma robe de combat, tapant du pied dans le couloir tout en marmonnant des mots incompréhensibles dites comme insultantes à l’encontre de la femme aux yeux verts. Ce n’est que par pur hasard, ou pas en fait, que je me retrouvais à présent, droite comme un poteau devant la chambre, du moins, la nouvelle chambre commune de Kaïla. La main sur la poignée, je restais facilement cinq minutes comme ça jusqu’à ce que j’entende un rire peut être trop amusé à mon goût que je toquais à la porte avant de faire mon entrée sans attendre une quelconque autorisation.

Maintenant, je me retrouvais il y a un mois d’ici, vous remplacez la nuit par le jour, une fille par un mec et toujours, toujours au mauvais moment. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête quand j’ai vu ça, j’ai juste cru que j’allais mourir, mais la mort lente et douloureuse, j’ai même cru entendre mon cœur exploser et j’ai senti… du mouillé sur la joue. J’ai fermé les yeux, j’ai serré les dents et les poings et puis j’ai détourné les yeux avant de les plonger dans ceux d’une gamine à la gueule trop belle pour que je l’explose, mais pas assez pour que je ne l’explose pas. Dans le genre, je me retiens parce que c’est une gosse et parce qu’elle est belle, mais là … Soit, j’ai contenu ma colère comme je pouvais, j’ai tourné le dos, et je suis partie en courant.

Ce n’était plus une larme, mais une fontaine qui me coulait des yeux, oui, une fontaine tel un geyser sortant tout droit d’une terre morte durant des siècles pour illuminer le monde de son eau pure. Métaphore débile ? Je trouve aussi. Courant à l’arrache dans les couloirs en croisant quelques personnes, je ne pris garde à cacher ma tristesse et … et je traversais la première fenêtre qui s’ouvrait à moi. Oui, je n’aime pas les escaliers, je préfère prendre les fenêtres, c’est plus mieux. La chute ? Mes os se sont brisés les uns après les autres, mais étant dans ma robe de combat, je ne sentis que des fourmis dans les pattes avant d’entendre tous mes os se remettre en place. C’était fou… mortel, oui, j’étais mortellement morte et je ne mourrais pas. Étrange ? Je le suis.

Bon, on arrête là les conneries, j’ai pas sauté par la fenêtre et j’ai pas croisé quelqu’un dans les couloirs qui m’a vu pleurer, tout simplement, parce que dans la beauté la plus belle du monde, je n’eus le temps que de courir une minute que je me fis attraper, oui, complètement attraper le bras par une certaine personne dont j’attrapais le bras à mon tour pour la faire pivoter tel un sac poubelle contre le mur le plus proche tout en hurlant, oui, très expressive que je pouvais être à ce moment :

- NE ME TOUCHE PAS !

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Jeu 17 Mai - 23:02

Je crois que j'étais aux anges à ce moment précis. Mais je ne peux dire si c'était par gourmandise ou juste parce que je ne m'attendais pas à une telle affirmation favorable pour mon système digestif ainsi que mon cerveau ne demandant que plus et plus de ce délice aux couleurs de pâte sablée et de fruits multicolores. Mais en tout cas, après avoir mordu dans la même tartelette que moi, elle affirma ne pas vouloir en manger.

- Je préfère laisser ce plaisir à Kaïla Onee-Sama.

J'étais tout de même déçue qu'elle ait pris MA tartelette, celle qu'elle m'a offert, pour la manger à son tour. Oui ces gosses, ce n'est vraiment pas compréhensible. Attendez si on vous tend de la nourriture c'est pour que vous la manger et non, que vous en foutez de votre bave et que l'offreuse vous la mange sous le nez par après, si ? Non ! Et ce gosse, pas moyen de la comprendre en tout cas. Mais ma déception ne dura pas longtemps quand mon regard du surpris, passa au satisfait en voyant que le plateau était encore rempli d'autres pâtisseries plus appétissantes les unes aux autres. Alors oui, ce n'est pas grave pour un petit gâteau, si elle voulait, elle avait qu'à la manger en entier, parce qu'il allait de soi que je n'allais plus mordre dedans. Je trouvais cela répugnant d'ailleurs. C'est quand ma main se porta vers la table improvisée à la recherche d'un autre délice de la vie, qu'une chose plus communément appelée Naoko, me surpris de plein fouet. Tout en rivant mes yeux aux ralentis dans les siens, non... non, cela ne s'est pas passé ainsi. En fait, j'ai senti quelque chose tout près de mes lèvres, quasiment dessus, quelque chose de très similaire à ce que j'ai déjà pu sentir, mais en beaucoup plus désagréable. La suite ? Eh bien, après un spasme de dégoût, mon visage passant du blanc au rouge, je repoussais l'être qui venait de briser la règle d'or qui tournait autour de ma personne comme une sentence sur ma vie. Mais ce n'était pas elle qui me fit laisser échapper un juron et mon visage tourner au blanc. C'est fou comment je pouvais rapidement changer de couleurs, du rouge au blanc, du vert au... jaune ? En tout cas, j’eus juste le temps d'entendre un bruit sourd avant que mes yeux ne se fixent sur une silhouette bien connue à ma personne. Ce qui se passa en moi quand je vis le visage si inexpressif et en même temps trop expressif de Yume ? Eh bien... Rien. Je restais là à la fixer, ou plutôt à fixer son départ rapide en retenant mon souffle. Et d'un coup le déclique se fit, je me relevais rapide comme jamais, et... et je giflais la gosse qui venait de m'approcher de vraiment trop près à un moment vraiment pas calculé, et sans ajouter ne serait ce qu'un regard ou un mot, je sortis de la chambre en claquant la porte derrière moi dans une colère non-contenue. Ce que je fis plus tard ? Eh bien sans réfléchir, sans me demander quoi, je courus derrière ladite Yume et, chose inimaginable, je l'attrapais d'un geste sec par le bras. Seul résultat ? Et bien je me retrouvais contre un mur, dos en feu en me faisant hurler dessus comme jamais.

- NE ME TOUCHE PAS !

Et la seule chose qui se déclara sur mon visage ? Eh bien je passais du rouge de colère à blanc comme un linge de peur. Parce que oui, je me remémorais une sale situation où j'ai faillit perdre la vie. Il ne manquait que le visage à la flamme mauve de Yume qui... Oui qui quoi ? Eh bien, qui avait envie de me mettre en pièce, qui ne voulait voir que mon sang couler sur le sol. Oui Yume pour moi représentait la mort. Une mort subite, une mort qui vient, qui arrive et qui t’abat d'un coup, sans pitié, sans émotion, juste pour se délecter de te voir te vider de l'intérieur, de voir tes yeux devenir doucement vitreux et ton corps se raidir sous l'arrête subit de ton cœur. Voilà comment je voyais Yume depuis un certain épisode qui arriva, il y a de cela bien un mois. Pourquoi ? Eh bien revenons à ce petit épisode de ma vie que je voulais tant oublier faisant d'autres choses, oubliant ce moment, respirant une joie de vivre... non, ce que je faisais pour oublier que j'ai faillit mourir de la main d'une personne que je considérais comme étant une amie, eh bien c'était taper sur tout vivant qui pouvait m'approcher. Voilà, c'était cela ma vocation. À un moment, quand je me suis sortie de ma situation de vie en danger, je voulus quitter l'Académie, pour ne plus recroiser les yeux bleus, tins de mauve d'une certaine Black Rock Shooter, oui la terreur de Undai qui a faillit me tuer ainsi qu'un de mes amis. Ami qui lui, est parti de Undai pour un moment et qui est revenu il y a peu, mais je n'osait pas aller le voir non plus, et je crois que lui aussi, préférait se donner du temps pour oublier cet... incident. Mais alors, qu'est-ce que je faisais là, rivant mon regard rouge effrayé dans celui bleu rempli de colère et de chagrin de cette personne que je voulais éviter tant ? Eh bien, disons que je me suis ravisé de quitter cette Académie, par pur amour de la matérialisation mais aussi, parce que c'était l'endroit où je me sentais libre, et je ne voulais pas retourner dans ma demeure froide et remplie de mauvais souvenirs.

-C'est...La ferme !

Et voilà, donc maintenant du blanc je passais... Non, je restais toujours au blanc et je déclarais ces quelques mots d'une voix tremblante. Oui, pourquoi je devrais réagir autrement ? Que devrais-je dire ? M'excuser comme si de rien était, demander pardon à cet être impitoyable pour avoir brisé des règles de l'Académie... Elle voulait quoi ? Que je rompe sous ses pieds pour avoir fait une petite erreur dans son sanctuaire ? Pourtant, pourtant c'est elle qui a faillit me tuer, c'est ses mains que je sentis sur mon cou avant de voir le néant se présenter à moi. C'est par sa faute que j'ai souffert pendant un bon moment n'osant pas me promener librement dans l'école, car à chaque tournant j'avais peur de croiser sa silhouette... C'est à cause d'elle que je ne pouvais dormir revoyant les yeux vitreux et plein de sang de Izaya dans mes cauchemar avant de voir le visage haineux et meurtrier de Yume... Mais pourtant, il y avait ce quelque chose... Ce quelque chose qui rendait le reste moindre... Ouais, je me sentais terriblement coupable en même temps. Je ne savais pas pourquoi, je ne savais pas pourquoi je m'en voulais tant, c'était comme si toute la douleur physique que j'eus reçu et le choc mental que j'ai subis fut comme inexistant rien que avec une seule phrase. Une seule parole que j'ai enregistrée et gravée en moi comme une sentence qui me suivra jusque la fin de ma vie... Oui, ces mots avant que le néant n'emporte mon être dans un autre monde... «Je te faisais confiance … trois règles ont été … ignorées. Je t’avais accordé … je m’étais accordé à toi et toi … tu…». Et moi je ? Et moi j'ai brisé le règlement... Mais il y avait quelque chose d'autre aussi que j'ai brisé, une amitié naissante... Ouais, je l'ai brisé comme une grosse merde saoule que j'ai pu être sur le moment... Mais alors, maintenant qu'elle était en position de puissance et que moi, moi je n'étais rien, qu'elle ne me voyait que comme ce 'rien'... Que devais-je dire ? Pourquoi j'ai couru derrière ? Pour savoir d'où venait cette culpabilité, même si c'était moi la victime dans l'histoire ? Je ne savais pas... J'y est pas réfléchis... Putain. Et l'autre là, la gamine ! Mais ne me dites pas que...

-éc... écoute... Ce n'est pas ce que tu crois... Je ne faisais rien avec... désolée...ce n'est qu'un malentendu !

Je pouvais voir que Yume n'en avait que faire de mes paroles, que mes bégaiements étaient aussi utiles que comme si c'était un poisson dans son bocal qui s'adressait à elle. Sous son regard bleu azuré, je me sentais comme déjà morte, inexistante... Et de ce fait, je sentis mon corps et mon esprit se remplir d'une colère froide... Non d'une chaleur étouffante, presque irréaliste, tellement l'injustice montait en moi, oui c'était injuste. Injuste que je me retrouve dans cette position de faiblesse encore une fois... Oui pour la troisième fois. Injuste que c'est moi qui paye les pots cassés. C'est pourquoi dans un élan de courage et de sang-froid, je plongeai mon regard sombre dans le sien et d'une voix qui ne laissait paraître aucun sentiment, je déclarais, frappant tout de suite là où cela faisait mal. Autant dire les choses, d'un coup, d'un ton impérial.

-Regarde-moi ! Tu vas m'écouter, je crois que tu me le dois, ... ouais tu me dois au moins cela !

D'accord, j'ai hésité un moment quand même. Ce n'est pas facile de se mesurer à son meurtrier présumé. Et encore moins de l'intimider pour lui faire comprendre certaines choses sans se retrouver la tête la première dans un mur très... accueillant avant de crever dans d'affreuses souffrances. La seule pensée pour cela me fit frissonner de peur, ouais, j'étais suicidaire à mes temps perdus. Reprenant une grande inspiration pour m'encourager moi-même, j'attrapais le bras de mon agresseur du dimanche, pour bien lui faire comprendre que je ne la laisserai pas partir avant d'avoir dit ce que j'avais à dire.

-Ce jour là, il ne s'est rien passé entre lui et moi. Ce que t'as vu... Il n'allait rien en ressortir. D'accord, j'ai brisé les règles, d'accord, tu étais bien placée pour me le faire comprendre, d'accord... Mais... c'est injuste, je n'étais pas vraiment...

Moi ? Mais oui du con, t'étais qui alors ? Le père noël ? Sérieusement... Et ouais, plus sérieusement, ma voix se cassa sous les émotions qui coulaient cette fois-ci à flot de mes yeux toujours aussi... rouges. Je me remémorais enfin, pour la première fois, cette soirée qui a tourné au cauchemar. Oui... Je me voyais encore avec Izaya, amusés à boire et faire des conneries dans les rues de Kyoto ainsi que dans Undai pour finir par arriver dans ma chambre, innocents ? Peut être pas tant que cela, mais certainement pas avec ce genre d'idées perverses en tête depuis le début. C'est venu spontanément, en plus il n'y avait aucun risque non ? Il était gay... Bon d'accord, ma naïveté s'estompa quand il se retrouva tout chaud sur mon corps... Mais c'est parti de rien, aucun sentiment, juste des litres d'alcool dans le sang et une stupidité de jeunes adolescents. Oui, bon, c'est allé un peu loin dans le feu de l'action, mais elle... Yume est arrivée au moment même où mon état d'ivresse s'estompait, au moment même où j'allais repousser Izaya parce qu'il était allé trop loin, parce que cette proximité, j'en avais peur... Et pour finir... Eh bien, j'eus peur, mais pas de ce que je croyais, non. J'eus peur mais d'une certaine personne en mode Insane, ou je ne sais comment on appelait le monstre qui sortait, tapis au fond de mon ancien professeur.

- Je sais que j'ai enfreint les règles... J'en suis désolée... vraiment... Yume... Mais t'es allée trop loin aussi ! Ne me tiens pas complètement responsable... ça fait mal... je voulais pas...

Je détournais le regard comme un enfant pris en faute, honteuse de n'avoir aucun bon argument, et de rejeter la faute sur mon aînée. Ouais, sur le moment je me trouvais pitoyable, mais comme jamais. Encore pire que les jours où je n'osais pas venir m'excuser auprès de Yume-San, encore d'avantage que quand je me cachais dans un coin pour ne pas avoir à voir certaines personnes, encore pire que ce jour là, quand j'entendis ses mots si blessants. Une amitié hein ? Eh bien voilà, une asociale qui n'aime pas se faire toucher et toucher, voulait se faire une amie misanthrope... et le fin mot de cette histoire ? C'est qu'elle a tout foutu en l'air par sa stupidité de libertine. Magnifique, que je crève, si ce n'est pas déjà le cas.

HRP: C'est injuste >__< Tu joues bien avec tes perso pour me mettre dans la merde! >__< Mais je serai vaillante! xD

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Jeu 17 Mai - 23:43

-C'est...La ferme !

Je me glaçais sur place à l’entente de ses dires, je ne sais pas vraiment si c’était la tête qu’elle faisait ou encore le sens de ses mots qui se heurtèrent sur moi comme des centaines de flèches venant du camp ennemi. Oui, ses paroles étaient rudes mais son air apeuré me brisa encore plus que je ne l’étais. Je revoyais la scène que j’eus caché au fond de mon esprit durant une dizaine d'années, je me rappelais en voyant le visage de Kaïla, celui de ma défunte amie dont je pris la vie, sans la moindre émotion. Oui, j’étais ignoble, ignoble à un point tel que je ne me souvenais même plus du nom de celle qui fut ma première amie, ce n’était plus que des brides d’une histoire entre deux filles qui partageaient une chambre, et se terminait par une nageant dans le sang de l’autre.

Flash Back On

- Yume ! YUME ! YUMEEEEEE ! Debout la larve ! Hop, hop, on a cours !

C’est par ce bruit strident que je me levais de mon lit en hurlant à la mort, tout en levant les bras et matérialisant sans plus attendre ma robe de combat. Une arme se créant dans mes mains, je pointais celle-ci vers la personne qui venait de me hurler dans les oreilles. Face à un geste aussi violent, je n’eus que par chance une réponse aussi violente. Créant ce qu’il semblait être une poêle dans sa main, je me ramassais l’instrument de cuisine en pleine tête avant de non plus hurler de surprise, mais de douleur.

- Pyon-Kun te maudit, Pyon-Kun te tuera un jour !

Oui, à cette époque je parlais en mode Pyon, Pyon, c’est mon canard de bain si vous ne le saviez toujours pas. C’était mon meilleur ami en dehors de ma colocataire de chambre et c’était sans doute, la personne qui était restée en vie, le plus longtemps à mes côtés depuis… Depuis longtemps. Tout ça pour dire que ces deux personnes, oui, mon canard est une personne à partir de maintenant, m’étaient indispensables dans mon bonheur quotidien.

- J’ai trop peur, et tu vas me dire que Pyon-San va matérialiser sa robe de combat et que aujourd’hui, lorsqu’on passera enfin le rang de terminale il va me lyncher ? Yume t’es trop naïve ma petite, c’est moi qui gagnerai et qui intégrerai le conseil ! Toi, toi … toi tu me feras du café !

Oui, c’était son rêve, elle rêvait de faire partir de l’élite, je m’en souviens encore. Elle combattait pour être puissante, elle combattait pour montrer qu’elle n’était pas qu’une tache, pour se faire connaître de la directrice, mais surtout, pour accomplir son rêve. Son rêve ? Son rêve de puissances, d’avoir la chance d’utiliser un pouvoir pour le bien du monde comme elle le disait et d’une logique illogique, elle disait qu’en faisant partie du conseil, elle arriverait à atteindre son rêve. Moi dans tout ca, je n’avais pas vraiment de rêve, non, moi je ne faisais que la suivre, épaulant ma camarade. Mais nous le savions toutes les deux, que moi, j’avais déjà un futur tracé, que dès que je passerai dans le clan de l’élite, je finirai par présidente du conseil et que quoi que j’en dise et ne fasse … Je serai toujours plus hautement placée, parce que moi, moi j’avais Dead Master comme maître.

- Je te ferrai manger le sol, Pyon-Kun ne devra pas se fatiguer pour écraser un insecte comme toi, morceau de viande.

Ca s’arrêta là, on se mit à rire, à s’étendre et à se décider de bouger pour ne pas être en retard pour le combat de notre vie. Oui, ce combat hein ? Le combat de sa vie plutôt.

Flash Back Off

-éc... écoute... Ce n'est pas ce que tu crois... Je ne faisais rien avec... désolée...ce n'est qu'un malentendu !

Retombant sur terre, je détournais les yeux, m’empêchant de voir le corps faible et si fragile que me présentait Kurayami. C’était indécent, c’était même inconcevable que cette fille qui inspirait la douleur ou encore même la peur aux autres se retrouvait en position de faiblesse. Tout son corps hurlait la peur tandis que moi, moi j’étais plantée devant elle comme un zombie, essayant de regarder ses pupilles bordées de larmes. Oui, elle pleurait devant moi, elle pleurait son chagrin, sa peine, sa douleur et moi ! Moi… moi je revoyais le visage de cette fille que j’appelais amie avant de devenir un monstre. Et le visage maintenant devant moi, me montrait combien j’étais détestable et combien j’étais devenue la pire des personnes si je pouvais encore me dire humaine. Je n’étais pas faite pour le contact humain, non, je n’étais pas faite pour avoir une amie, ne serait-ce qu’une …

- Regarde-moi ! Tu vas m'écouter, je crois que tu me le dois, ... ouais tu me dois au moins cela ! Ce jour là, il ne s'est rien passé entre lui et moi. Ce que t'as vu... Il n'allait rien en ressortir. D'accord, j'ai brisé les règles, d'accord, tu étais bien placée pour me le faire comprendre, d'accord... Mais... c'est injuste, je n'étais pas vraiment...

Elle me toucha une fois de plus mais cette fois-ci, je ne bougeais pas non, je ne fis que plonger mes saphirs dans ses rubis devenus vitreux à cause du geyser coulant de ses pupilles si magnifiques autrefois. Elle me disait que je me devais de l’écouter, que je lui devais ça, bien que j’aurai pu m’offusquer en disant que je ne lui devais rien, je me tus, attendant la quelconque suite à ses dires qui ne se fit pas tarder. J’étais dégoûtée, dégoûtée de l’entendre parler de ce jour dit noir dans mon calendrier. Entre lui et elle, entre elle et lui. Je n’avais qu’une envie, massacrer, oui, massacrer cette fille qui était sur le sol pour rayer cette honte de ma vie, ce sentiment de désespoir, de désastre qui régnait en maître dans mon corps. Tombant sur les genoux, je baissais les yeux devant Kaïla, serrant les dents en essayant de retenir un mouvement trop brusque, je levais la main pour sortir de son emprise avant d’avancer celle-ci sur son visage. Avant de déposer ou toucher sa joue, je serrai le poing en reprenant ma main que je pressais cette fois-ci sur mon cœur. Levant les yeux à son encontre, la colère marquée sur mon visage, mes les larmes marquant ma tristesse, je lui dis dans un murmure :

- Je … Tu …

C’était la chose la plus constructive que je réussis à dire, je ne savais lui pardonner, si je savais, mais quelque chose m’empêchait de le faire. Ca aurait été tellement plus simple que je lui dise tout simplement, oublions, j’ai faim, on va manger ? Oui, j’aurai aimé lui dire ça, lui tendre la main, mais la réalité, ma réalité était toute autre. Je me levais doucement, laissant les os craquer sur chacun de mes mouvements tendis que mon visage toujours aussi froid de chaleur essayant de se cacher derrière des bras faibles d’apparences, mais puissant de pouvoir. Secouant légèrement la tête, je ne sus retenir un sanglot avant de me reculer, me heurtant le dos doucement contre le mur se trouvant en face de celui de Kurayami, de taper de mon point dans ce même mur qui me servait de dossier, laissant un craquement sourd retentir signifiant que je venais une fois de plus, de dégrader le matériel de l’école.

- Tu m’as trahie ! J’ai … C’est toi ! Tu as fait ça et tu dis que c’est ma faute ?! Te fou pas de ma gueule Kaïla, c’est ta faute ! Moi aussi j’ai mal ! Tu crois quoi ?! Tu … C’est ta faute …

M’écroulant une fois de plus sur mes genoux, je me laissais aller pour la première fois dans une mélancolie si puissante que je m’étonnais de pleurer autant. Je ne sais pas ce que j’attendais à cet instant, si je voulais qu’elle parte en me laissant pleurer, honteuse de me montrer si faible, si humaine ou encore mieux, si méprisable ou alors … alors j’attendais quelque chose de tendre, de doux, de réconfortant telle une étreinte … en vain.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 0:57

Je ne savais pas quel effets auraient faits mes mots, mes bouts de phrases pour se coller dans un charabia sans queue ni tête, mais je crois que je ne m'attendais pas à ce que l'effet soit tel que même Yume, THE Black Rock Shooter ne sache comment réagir. Parce que oui entre me montrer sa haine sous un amas de larmes, elle me donnait l'impression de vouloir encore une fois abattre ses mains de jeune femme puissante sur mon corps faible, mais sans vraiment oser le faire. Ne l'osait-elle pas pour des raisons obscurs ou, juste qu'elle ne voulait plus se salir les mains à cause d'un être qui devait être si insignifiant à ses yeux ? Je ne sais pas, ce n'est pas ce qui m'intéressait en fait sur l'instant précis. Ce que je voyais captait toute mon attention, et je pense... Je pense qu'elle était complètement perdue après ce que j'avais dit, entre sa main qui se serrait dans un poing meurtrier et un recul impuissant, je ne savais pas où donner de la tête, m'attendre à recevoir le coup de grâce ou alors, un mot pour me faire pardonner... Rien de cela ne vint, rien, et en fin de compte, je ne m'attendais pas à un mot gentil de sa part, mais plutôt à un coup violent qui m'enverrait directement dans le pays des rêves si pas dans l'au-delà.

- Je … Tu …

Mais rien. Rien que ces quelques mots qui ne signifiaient rien, rien qu'une voix, un murmure pour me montrer qu'il n'y avait rien à dire. Que il était temps pour moi de disparaître loin, loin de cet endroit, loin d'elle et ne jamais revenir sous peine de se faire décapiter après un seul faux mouvement... non, un seul geste pouvant être considéré comme mauvais par la personne la plus susceptible au monde... Oui, je crois que si on pouvait tuer du regard, je serais déjà morte un millier de fois, mais bizarrement ce genre de pensée pourrait me faire rire, vu que ce n'est pas la première fois que je frôlais la mort, à la longue je pourrais presque m'habituer à voir la lumière blanche au fond du tunnel. Mais rien. Seul des gestes disparates de la part de Yume, des larmes et sanglots non-contenus, une violence dirigée contre le mur me faisant face, une force monstrueuse qui ne savait s'abattre sur moi pour je ne sais quelle raison. Une force que la personne en face de moi ne savait pas où diriger... Et moi dans tout cela ? Je restais là, ravalant ma peur et ma peine, regardant cet être puissant, si perdu.

- Tu m’as trahie ! J’ai … C’est toi ! Tu as fait ça et tu dis que c’est ma faute ?! Te fou pas de ma gueule Kaïla, c’est ta faute ! Moi aussi j’ai mal ! Tu crois quoi ?! Tu … C’est ta faute …

Elle se décida enfin de relever mes mots en s'écroulant sur les genoux dans un chagrin et une peine qu'elle ne sut stopper derrière ses airs froids et sans émotions. Là, je ne voyais plus la Black Rock Shooter qu'elle était d'habitude, je ne voyais qu'une fille détruite par un malheur qu'elle ne pouvait garder pour elle, qu'elle devait libérer peu importe l'endroit où les circonstances. Et là, là on se trouvait dans un couloir des dortoirs, et peu importe quelle heure il était, les étudiants commenceront à s'alarmer du bruit de casse et de pleure qui devaient déjà être parvenus à leur oreilles. C'est pourquoi, même si ses paroles étaient juste, même si cela prouvait bien que je lui ai fait du mal, sans vraiment vouloir lui en faire, je n'avais pas l'intention de me laisser aller, ni de l'abandonner là, trop incapable de la soutenir. Parce que même si je me sentais perdue devant cette faiblesse soudaine de son être si fort, je n'allais pas fuir ce que j'ai déclenché, je me devais de rester là, ne serait-ce que pour sortir un mot, faire un geste ou tout simplement me taire. Je baissais les yeux en me mordant la joue pour ne pas moi aussi libérer ce mal-être m'habitant, ne pas céder à ce sentiment de culpabilité intense... Oui si elle n'en pouvait plus sans vraiment me dire de dégager, alors je me devais de rester forte et de lui dire de... non pas de dégager, abruti ! Mais bien de se ressaisir. Ouais, mais non... Mais si...

-Debout ! Tu veux que les autres te voient dans cet état ou quoi !

Voilà la voix du sage qui a parlé d'une voix complètement autoritaire avant de se la fermer et fixer cet être sans bouger, avec une expression de tristesse mais aussi de malaise sur le visage. À se demander qui de nous deux était plus pitoyable, Yume qui se donnait libre cour à sa force et son chagrin ne savant pas quoi en faire, ou alors moi qui était là plantée comme un piquet essayant de dire quelque chose pour se raviser par la suite avec un torrent sur le visage. Magnifique spectacle, je vous le dis.

- Je sais que c'est de ma faute ! Je saisis ce que tu veux dire... Enfin, non... Pardon.

Je serrai les poings et les dents pour ne pas me mettre à gesticuler dans tous les sens, et hurler comme une folle furieuse que ce n'était pas elle qui devait pleurer là, que ce n'était pas juste qu'elle souffre ainsi pour quelqu'un comme moi, que je n'ai rien fait de SI mal pour qu'elle se mette dans tous ses états, que... que... Que oubliant mon aversion envers le touché et brisant toutes les règles possibles et imaginables que ce soit de mon coté et de mes principes ou encore par rapport à l'intouchabilité de Yume, je l'attrapais par le col la relevant de toute sa hauteur avant de river mon regard sang dans ses prunelles bleutée, à quelques centimètres de son visage. Et la seule chose que je pus faire en relâchant son col... Eh bien, vous n’allez pas le croire et me traiter d'une folle furieuse sortie d'un asile, du trou du cul du monde, ou dites cela comme vous voulez... Eh oui, je l'ai fait, maudite que j'étais par mes envies suicidaires, je l'ai fait, j'ai giflais cette fille d'un geste sec, neutre en attendant qu'elle me massacre. Mais juste avant qu'elle ne dise ou fasse quoi que ce soit, je lui sortis d'une voix cassée par... par je ne sais quoi :

- Je ne voulais pas te faire du mal... Pourquoi le prends-tu si mal... Je... Tue-moi si cela puisse te remonter le moral.

Comme je disais que j'étais malade mentale, ce n'était pas pour rire, j'avais vraiment le suicide pour deuxième nom... Oui, je venais de le réaliser.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 1:49

-Debout ! Tu veux que les autres te voient dans cet état ou quoi !

Sous ses paroles que je n’entendis pas forcément à cause de mes sanglots, je me renfermais encore plus sur moi-même, me laissant aller pour la première fois depuis des années, je n’arrivais plus à contenir ma tristesse ne comprenant pas moi-même la raison de tant de pleures. Oui, pourquoi est-ce que je pleurais ? Pourquoi avais-je tant de mal à comprendre et à extérioriser ma peine envers Kaïla ? Si elle avait été une autre personne, elle serait déjà morte à cet instant précis, oui, démembrée de toutes parts, baignant dans son liquide vital. Mais là non, je préférais me renfermer sur moi-même, pleurer à chaudes larme tandis que elle …

- Je sais que c'est de ma faute ! Je saisis ce que tu veux dire... Enfin, non... Pardon.

Me prenant par le col m’obligeant donc à me lever, je détournais les yeux honteuse de montrer une image si pitoyable de moi. J’étais lamentable et je le savais, moi la grande terreur de cette école montrait pour la première fois sa faiblesse et autant que ma tête me disait d’arrêter et que mon cœur me disait de continuer, mon corps lui se retrouvait mitigé entre les deux, ne sachant qui écouter.

Flash Back On

- Yume Kuroi, vous êtes appelée dans le bureau de la directrice.

Un bruit sourd qui me fit sursauter en cours, oui, une fois de plus je m’étais endormie dans une classe quelconque en compagnie de ma chère colocataire que j’utilisais comme coussin de fortune. Me redressant en dévisageant celle-ci, je soupirais lourdement avant de me lever complètement de son être et de lui tendre une main, signifiant que je voulais qu’elle m’accompagne, mais pour seule réponse, j’eus un sourire moqueur et ces quelques dires de sa voix rauque :

- Tu me prends pour ton chien, va retrouver ta maîtresse toute seule, on se retrouve dans l’arène après ! Sois pas en retard et n’oublie pas de prendre Pyon-San avec toi !

Tout en me disant cela, elle se leva à son tour et parti de la classe. Me retrouvant seule sans avoir le temps de lui répondre quoi que ce soit, je soupirais lourdement avant de traîner mes pieds jusque dans le bureau d’Ayame. Arrivant devant celui-ci, j’ouvris la porte dans un bruit sourd avant de m’avancer vers le bureau de la femme dans la pénombre habituelle habitant les lieux. Connaissant chaque emplacement des objets, je n’eus du mal à me hisser jusqu’au siège de la directrice, de déposer mon corps dessus avant de faire résonner ma voix pour montrer ma présence que je savais déjà connue.

- Yume-Chan va devoir combattre son amie aujourd’hui, comment se sent-elle face à cela ?

Pour seule réponse, je ne fis qu’un « hum » relevant tout le sens de ma pensée. Je ne pensais pas vraiment à ca, ce n’était qu’un combat comme tant d’autres que je devais faire, ce n’était pas la première fois que je combattais ma colocataire, non, nous passions notre temps à se taper dessus, que ce soit dans l’arène ou ailleurs. Évidement, je ne sortais pas tout le temps gagnante, non, ca m’arrivait de perdre et je n’étais pas forcément déçue de mes échecs, trouvant cela intéressant dans mon apprentissage à la maîtrise.

- Tu devras la tuer aujourd’hui.

Cela sonna longuement dans mes oreilles avant que je ne réalise la signification de ces dires, me levant rapidement en tapant mes mains sur le bureau de la tête de Undai, j’écarquillais les yeux avant de lâcher un « Quoi, pourquoi ? » remplis de surprise, haine et étonnement.

- Yume-Chan s’est assez divertie, Yume-Chan doit écouter les ordres de Dead Master, n’est-ce pas ?

Flash Back Off

C’est en sentant un coup brutal sur ma joue que je retombais une fois de plus sur terre, mes larmes se séchant d’elles-mêmes sur mes joues, je pivotais mon regard sur Kaïla qui se retrouvait dangereusement trop proche de mon être. De son souffle doux et sucré, je me rappelais l’odeur que j’avais donnée à cette fille pour me rappeler de celle-ci. L’odeur du miel, je n’aimais pas le miel, je n’aimais pas cette chose visqueuse et sucrée, mais j’adorais ça en même temps. C’était sucré et enivrant, mais tellement détestable à la longue. Mais l’odeur de ce produit me plaisait tout autrement, oui, il me rappelait étrangement l’odeur d’une autre personne.

- Je ne voulais pas te faire du mal... Pourquoi le prends-tu si mal... Je... Tue-moi si cela puisse te remonter le moral.

Elle se posait les mêmes questions que moi, mais si la tuer pouvait être si simple, je l’aurai déjà fait. Mais là, c’était tout autre. Entendant des pas venir dans notre direction, je me dégageais de l’emprise de Kaïla, cherchant un endroit où nous cacher pour ne pas que je me fasse surprendre par je ne sais qui dans cet état. Ouvrant donc la première porte qui s’adressait à moi, je traînais à ma suite Kaïla contre qui, je déposais le corps contre la porte que je venais d’ouvrir pour la refermer une fois nous retrouvant dans la nouvelle chambre vide. Une chambre inutilisée, coup de chance.

- Vous avez entendu ? C’était qui ? Regardez le mur ! Quelqu’un s’est battu ici ? Il n’y a personne pourtant ?

Quelques filles sans doute alarmées par le bruit que nous faisons étaient venues en reconnaissance, entendant leurs dires, je ne bougeais pas sans comprendre forcément la position dans laquelle j’étais, collée délicatement contre Kaïla qui se trouvait donc entre mon corps et le bois froid de la porte. ne portant que très peu d’attention à ma compagne, je continuais à pester les paroles des inconnues se trouvant derrière la porte jusqu’à ce qu’elles se décident de partir, afin de prévenir une personne tel un professeur ou le réceptionniste, je suppose. Soupirant doucement, je déposais ma tête contre l’épaule de Kaïla, oubliant totalement « la bulle » personnelle de celle-ci.

- Si je le savais, je te tuerai.

C’était froid, mais chaud en même temps. Le genre de paroles à deux sens, disant une fois que je ne te tue pas parce que je suis incapable de t’ôter la vie, mais disant également que j’attends d’avoir cette capacité pour le faire. Me reculant enfin, je marchais en marche arrière jusqu’au mur pour me poser contre celui-ci et me laisser tomber sur le sol dans un soupire long. Tendant une main vers Kaïla pour qu’elle vienne à côté de moi, j’attendis qu’elle le fasse pour poursuivre mes dires :

- Je te hais … mais je t’aime aussi, beaucoup.

Je ne savais pas vraiment si ce que je venais de penser avait été dit de la manière dont je le voulais dans le sens, parfois vous pensez pomme et vous dites orange sans vous en rendre compte. Ma voix était toujours aussi cassante, contrairement à la tantôt ce n’était plus des larmes, mais un fin sourire qui était sur mon visage si meurtrit par la tristesse d’avant.

- Tu me dégoûtes, mais je t’admire aussi. Tu oses me tenir tête, me taper, me faire souffrir et regarde toi ou plutôt, regarde moi. Non en fait, tu ne me dégoûtes pas, du moins pas là… Non, pas là. Là je sais pas … j’ai faim.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 13:18

À quoi m'attendais-je après l'avoir si bien et tapé avec toute la précision du monde ? À ce qu'elle me rende le coup bien sûr, ne serait-ce que par automatisme. Mais ce n'est pas cela qui arriva, non. D'un geste brusque elle se dégagea de mon emprise que, maintenant que j'y repense, je trouvais aussi trop proche, pour me traîner dans la première chambre qu'elle vit sur son passage. Ma première réaction, ce fut la surprise et donc je me laissais faire sans broncher. Bah ouais, vous venez de taper sur un méchant et le méchant il s'offusque pas et vous traîne dans une chambre vide. Non, ce n'est pas logique comme déroulement de situation. Quoi qu'il en soit, je me retrouvais donc dans une chambre vide, avec une Yume trop près de moi et, et moi dans tout cela ? Eh bien entre la porte et la femme aux cheveux noirs. Bizarre comme spectacle ? Je trouvais aussi. D'ailleurs démonstrative que j'étais, je passais par tous les états d'horreur, de dégoût, de gênes intensives, ainsi que j'essayais de me retenir du mieux que je pouvais pour ne pas la repousser. Je retins mon souffle en entendant les gens dans le couloir, alors voilà pourquoi cette soudaine animosité de la part de ma compagne du jour, cela ne m'étonnait pas. Il serait assez déplacé de nous voir dans des états proches de la crise d'hystérie dans un couloir sombre, et entourés d'un tas d'étudiants curieux. Mais ce n'est pas pour ma réputation que j'avais peur ou celle de Yume-San... Non, c'était pour les élèves qui nous verraient, qui verraient Yume Kuroi baigner dans ses larmes... Ouais, je me demandais combien d'eux survivraient dans cette école ou le meurtre était chose commune... Pas grand monde, j'en étais certaine.

- Si je le savais, je te tuerai.

Je sursautais quand sa tête vint se poser sur mon épaule et qu'elle sorte ces quelques mots d'un ton froid, d'un ton vrai et sincère. Je dois en être heureuse ou fuir le plus loin possible ? Rien du tout, je restais là jusqu'à ce que son corps s'éloigne de moi, s'adossant contre un mur de l'autre coté. Je relâchais mon souffle en continuant à penser à ce qu'elle venait de me dire sans forcement bouger de contre la porte. Ne savant pas vraiment comment devais-je prendre ses paroles, en bien ou en mal... ou tout court en tant qu'une menace ou juste une affirmation... ou encore comme un aveux muet ? Bon sang, la vie c'était une chose compliquée qu'il était difficile de cerner. Et que parfois... Oui, parfois il fallait juste arrêter de penser, de s'en faire pour nos actions, et juste... juste faire ce qui nous passe par la tête sans penser aux conséquences... Mais juste parfois, parce que, il y avait des moments où ce genre de réflexion libertine pourrait nous coûter la vie. J'étais bien placée pour le savoir. Ouais, la vie c'est un merdier difficile à vivre, ou seule la survie dans des conditions acceptables importe, jusqu'au jour de notre mort. Ce jour, cela devrait être THE jour de notre libération de tout problème, de toute... la vie.

- Je te hais … mais je t’aime aussi, beaucoup.

Réalisant qu'elle me parlait, mais cette fois-ci sans cet air de haine sur le visage, je la regardais un moment incrédule avant de venir m'asseoir à ses cotés, hésitant un moment à répondre ou même penser à ce qu'elle venait de me dire. Elle me haïssait, c'était compréhensible vu que j'ai fait quelque chose qui a brisé le calme de son sanctuaire, et je savais que pour elle, les règles c'était saint. Mais pourquoi dire qu'elle m'aimait dans ce cas ? Je savais bien qu'un jour on deviendrait amie, je la considérais même comme telle, mais je ne pensais pas que de son coté, de sa froideur et haine pour le genre humain, elle aussi me considérait comme une amie... était-ce juste possible ? À croire que oui, en vue de ses paroles, et bizarrement Yume-San ne balançait pas ses mots pour ne rien dire non plus. Si elle le disait, c'est que c'était vrai. Non ? Je crois que oui quand même.

- Tu me dégoûtes, mais je t’admire aussi. Tu oses me tenir tête, me taper, me faire souffrir et regarde toi ou plutôt, regarde moi. Non en fait, tu ne me dégoûtes pas, du moins pas là… Non, pas là. Là je sais pas … j’ai faim.

J'écoutais sans sourciller ses mots froids assez disparates sans vraiment savoir quoi ou comment dire les choses. Je fermais les yeux un moment passant par toutes les expressions entre hésitation et incrédulité. Je ne pensais plus à comment pourrais-je réagir à ses mots, je savais déjà ce qu'il se tramait. Mais maintenant, est-ce que je pouvais considérer son geste comme une réconciliation ou juste comme une façon de dire « je ne te tue pas, mais tu restes une chose du statut d'un rien ». Difficile à dire, mais je pense que cela devrait aller, je crois que si elle me pardonnait et juste acceptait ma présence, cela devrait bien se passer... Je crois. Je déposais ma tête sur son épaule en éclatant d'un rire nerveux.

- Moi aussi je t'aime Yume-San... Mais la prochaine fois que tu voudras me tuer, fais le, je ne suis pas masochiste dans mon genre, à supporter ce genre de... chose.

Mais ce geste proche ne dura que le temps que je dise ces mots, vu que je réalisais à quel point je ne supportais pas ce genre de proximité. C'est pourquoi avec une légère grimace, je relevais ma tête et positionnais mon corps contre le mur. Tout cela en éclatant d'un rire nerveux songeant à ce que je venais de dire. Oui, je voulais à tout prix être amie avec Yume et non que parce que c'était la meilleure de Undai, non c'était la première personne que je considérais comme une amie et la première que j'ai pas tapé quand elle m'a touché... Oui, je sais cela n'explique pas le pourquoi du comment, mais pour moi cela comptait beaucoup hein. Donc oui, je l'aimais bien, même si j'ai faillit crever plusieurs fois de sa main... Ouais je suis masochiste en fin de compte, j'aime la mort, je suis un vampire. Non, mais je délire là, parce que ouais, la prochaine fois que je la vois en mode Insane je ne sais quoi, je me suicide avant qu'elle ne m'arrache le bras ou autre pour que je sois en convalescences pendant des mois dans d'affreuses souffrances. Ouais, quand on crève, on a pas mal n'est-ce pas ? Tandis que si on survit... Eh bien, tu souffres, vraiment. Une fois mais pas deux quoi. Mon corps n'en pouvait plus de la violence occasionnée par des mains puissantes, il aimait juste procurer de la douleur aux autres. Cela s'arrêtait là. Ouais parce que... comment dire... ça faisait mal sa mère.

En soupirant bruyamment, je me mis sur les genoux et fis briller mon cristal vert, j'avais envie de répondre aux envies de ma compagne du moment. Elle avait faim ? Cela me fit sourire, évidement. Je me concentrais sur une simple tartine, avec du jambon dedans et aussi du fromage, et comme par magie, une tartine dans un pain blanc et bien symétrique apparut dans ma main. Contente du résultat, je la tendis à la femme à mes cotés. Parce que ouais, si on pouvait matérialiser tout, alors on pouvait aussi créer de la nourriture non ? Enfin, bizarrement pour cela, je ne faisais pas confiance à la matérialisation... étrange ? Je ne sais pas si c'était si étonnant que cela, mais ma tartine si parfaite, se changea rapidement en quelque chose du gluant qui coula entre mes doigts pour s'écraser à mes pieds, laissant juste une flaque jaunâtre sur le sol. Je regardais un moment le résultat avec un dégoût bien peint sur le visage avant de lancer un petit regard à Yume et puis de nouveau sur la pseudo tartine. Et finalement, je fis une moue boudeuse en croisant les bras, sans en dire plus sur mon échec, parce que ouais, la matérialisation ce n'était pas fait pour des aliments mangeables. Me concentrant plutôt sur la situation dans laquelle nous nous trouvions.

-Eh... que veux-tu que je te dise Yume-San... Je ne peux que m'excuser pour ce qui s'est passé... Et essayer de ne plus refaire cette même erreur. Enfin...

Ouais, parce que c'était vrai que je ne comprenais pas forcement entièrement pourquoi elle a pété un câble aussi puissant ce jour là, ni pourquoi elle s'est énervée à ce point là. Oui d'accord, nous avions brisés les règles comme des cons, mais aller jusqu'à nous laisser pour mort sans même entendre notre version des faits, c'était un peu fort je crois. Que voulez-vous que je vous dise, je crois que cela restera une tâche noire dans ma vie sur laquelle je garderais une perplexité constante, me demandant le pourquoi du comment. Mais pour le moment, on était là dans cette chambre, dans des états pitoyables qui nous empêchait de sortir nickel d'ici, sans attirer l'attention des gens et réveiller les mauvaises langues. Magnifique.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 13:50

- Moi aussi je t'aime Yume-San... Mais la prochaine fois que tu voudras me tuer, fais le, je ne suis pas masochiste dans mon genre, à supporter ce genre de... chose.

Déposant sa tête contre mon épaule, je fermais les yeux sous le contact prenant les moindres de ces mots en considération. Je ne sus me retenir un petit sourire en l’entendant me demandant de la tuer la prochaine fois, oui, je me disais que si une chose pareille arrivait une fois de plus, je ne risquais pas de ne pas la tuer, je l’attraperais comme il se le doit en achevant sa vie sans la moindre pitié. Mais bien que je me disais cela, était-ce vrai ? Si une chose pareille se reproduisait, allais-je réussir à la tuer la fois prochaine ? Allez savoir, et j’espérais que ce jour n’arriverait jamais.

C’est en se redressant légèrement que je rouvris les yeux, regardant la jeune fille créer quelque chose dans ses mains, je restais perplexe jusqu’à ce que je découvre qu’il s’agissait de nourriture. Regardant la tartine rectangulaire et relativement appétissante, j’en avais l’eau à la bouche et il ne fallait pas me demander plus pour que je la prenne et la mange, mais mon envie s’estompa sans plus attendre quand la tartine se transforma en une sorte de gélatine toxique d’une couleur se rapprochant à celle du vomi pour finalement couler de la main de Kaïla pour se déposer dans un mouvement lent et gluant sur le sol. Affichant un petit sourire jaune en regardant cet exploit, je nme disais que cela était normal. Oui, créer une arme était une chose, et de la nourriture était une autre. Si nous étions capables de créer du pain à notre bon vouloir, nous pourrions éradiquer la famine sur le monde, mais qui dit qu’en mangeant une matérialisation, vous n’allez pas mourir ? Pour le savoir, il fallait connaître les composants scientifiques de notre pouvoir, et personnellement je ne les connaissais pas et étrangement, j’étais persuadée que notre chère directrice était elle aussi toujours dans le brouillard à ce sujet.

-Eh... que veux-tu que je te dise Yume-San... Je ne peux que m'excuser pour ce qui s'est passé... Et essayer de ne plus refaire cette même erreur. Enfin...

Elle voulait essayer de refaire la tartine ? La regardant un instant incrédule, je soupirais doucement avant de river mon regard bleuté dans ses rubis brillant. Regardant un peu l’état pitoyable de la jeune fille, je me redressais en lui tendant une main avant de lui dire d’un ton calme et peut être un peu moins froid qu’à mon habitude :

- Si tu ne sais pas faire la tartine c’est parce que tu n’es pas douée tout simplement.

Ca coulait tellement de source pour moi qu’elle parlait du pain qu’elle avait raté et non pas des faits passés que je me giflais intérieurement en comprenant le vrai sens de ses paroles. Souriant jaune en faisant des « AH…HA…AH. », je me grattais légèrement la tête en prenant un petit air gêné en vue de ma réaction, je parie combien qu’elle a capté que j’avais pas capté ? Beaucoup sans doute.

- Non mais … non.

Constructif n’est-ce pas ? Tournant les yeux en fixant un point invisible, je lui tendis une main sans pour autant soutenir son regard que je savais pesant sur mon corps. Je ne savais pas ce que j’attendais vraiment avec ce geste, mais une chose qui m’interpella de ses dires passés jaillit dans mon esprit tel un point d’incompréhension gigantesque. Allais-je avoir le courage de lui demander le fond de ma pensée ou comptais-je vivre avec le poids de cette question sans réponse jusqu’à la fin de ma vie ?

- Tu … étais avec un garçon et aujourd’hui avec une fille … dans des circonstances peu … compréhensibles pour moi. Je veux dire … tu viens de dire que tu … m’aimais … comment ?

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 15:46

J'étais hilare, elle n'a rien compris à mes dires. Non en fait, au début, je n'ai pas compris ce qu'elle n'a pas compris et donc on ne s'est pas comprise. C'est peu à peu que de intrigues, je passais à la surprise, de surprise à l'offuscation et de cette dernière à un sourire qui s'élargissait de plus belle.

- Si tu ne sais pas faire la tartine c’est parce que tu n’es pas douée tout simplement.

Toujours aussi aimable qu'elle pouvait être, elle me sortit très gentiment que j'étais une merde en matérialisation. Que voulez-vous, entre potes on s'aime comme cela, avec toute la tendresse du sadisme et de la méchanceté. J'éclatais de rire, sans vraiment rire en fait. Je n'osais pas encore complètement me laisser aller, après tous ces événements. Mais bon... Et c'est elle qui me traite de pas douée hein ! Yume, Yume... déjà que tu n'ouvres pas la bouche souvent... Quand tu le fais, c'est vraiment... Bah deux choses peuvent arriver, la première c'est que tu es foudroyé sur place par la froideur occasionnée par l'Iceberg de service ou alors, pour la deuxième option qui s'offrait à toi, ce que tu étais carrément hilare ou émerveillé par les conneries qu'une telle personne pouvait sortir. Et là, là j'avais droit à un air gêné quand elle comprit que j'ai compris qu'elle n'a pas compris.

- Non mais … non.

Et voilà, j'en pouvais plus, j'éclatais de rire de plus belle, me tenant le ventre tellement qu'il me faisait mal... Non, je plaisante, je ne suis pas à ce point expressive, mais je lui lançais un beau sourie moqueur qui en disait long sur ce que je pensais, j'étais tellement focalisée sur sa gourde que je n'ai même pas relevé qu'elle m'a traité d'incapable. Haha, Yume Baka. Parlant de cette dernière que je fixais toujours avec cet air narquois, elle se détourna de moi pour perdre son regard je ne sais où, mais en tout cas quelque part pour ne pas croiser mes yeux emplis de rire, et tout cela en me tendant sa main. Me tendant... sa main... Pourquoi me tendait-elle sa main ? Oui d'accord, j'arrête avec ce verbe à la con. Mais je restais tout de même perplexe en la voyant faire, sans vraiment savoir que pourrai-je faire ou que voulait-elle que je fasse. Bah ouais, si on te tend la main c'est automatique que tu viennes la saisir, sauf que dans mon cas, ce n'était pas vraiment un déroulement logique des choses. C'est pourquoi, je restais là à hésiter devant ce geste, levant ma main en sa direction, la suspendant, pour la ramener le long de mon corps, pour hésiter encore... Ne pas oser frôler sa peau d'une blancheur mortelle, ou alors répondre à son geste comme si de rien était en brisant les principes mais aussi en combattant la répugnance d'un touché. Parce que ouais, attraper quelqu'un par son vêtement était encore acceptable, mais s’attaquer tout de suite à sa peau, à son être en quelque sorte, c'était une toute autre chose que je trouvais trop... trop privée, ouais. Oui, je trouvais l'humain trop à lui-même pour oser le toucher... Non ! Je me trouvais trop m'appartenant pour que je partage ce genre de contact avec autrui. Voilà, j'étais privée, à moi.

- Tu … étais avec un garçon et aujourd’hui avec une fille … dans des circonstances peu … compréhensibles pour moi. Je veux dire … tu viens de dire que tu … m’aimais … comment ?

Et maintenant, imaginez une fille avec sa main blanche levée vers vous à hésiter d'attraper celle de son amie (?) qui se bloque en plein mouvement, qui se frigorifie sur place pour, pour dans un ultime cri de surprise et des bégaiements intensifs, virer au rouge. Eh bien voilà, je vous détaille en... détail ce qui s'est passé dans ma tête quand sa voix questionneuse me posa cette question avec une affirmation à la clé. Donc de un, j'ai rien compris à la vie en la regardant, ensuite comme par magie je croisais son regard et le déclique se fit. Pour finir, je restais pétrifiée comme pas permis rien qu'à réfléchir à ses mots. Et mes réflexions furent telles que je virais au rouge tomate plein d'indignation. Est-ce qu'elle voulait dire que je... que j'ai faillit coucher avec un mec et... et aussi avec une fille... une fille qui de plus était un enfant. Que donc j'étais... que j'étais bi doublée d'une pédophile ?! Mais ! Mais ! Mais rien du tout ! Je n'aimais pas forcement les hommes, ni les femmes d'ailleurs. D'ailleurs que aimais-je ? Bah heu... j'aimais la matérialisation, le calme... Non mais merde ! Je m'aimais moi, et je n'allais pas faire ce genre de choses dégoûtantes avec qui que ce soit, eh oh ! On oublie pas mon amour du touché hein ! Je n'aurais jamais supporté que quelqu'un me fasse ça et... ça... et ! Et j'avais les yeux écarquillés en m'imaginant des choses peu catholiques, suivit de près par une grimace de dégoût et un rouge consistant sur mes joues qui empirait avec les secondes. Et puis aussi... L'autre gosse là... Elle ne... ne... mais c'est quoi ce bordel ?!

-Ne... Tu te trompes ! Ça n'a rien à voir ! Jamais je ne... ne... tu... C'est pas ce que tu crois ! Moi et... eux... impossible... dégoûtant ! Te méprends pas !

Et voilà, très, vraiment très digne d'un rang assez élevé pour aller à l'école et apprendre à parler, n'est-ce pas ? Oui, je m'exprimais pire qu'un homme de Cro-Magnon en gesticulant dans tous les sens sans oublier de piquer le far du siècle. Et encore sa question... Je l'aimais... aimais... dans le sens... bah dans le sens normal non ? Dans le sens d'amie... Non mais ne me dites pas qu'elle me prend pour une perverse finie qui saute sur tout ce qui bouge ?! Je restais là à la regarder, en faisant magnifiquement le poisson dans son bocal, ouvrant la bouche pour la refermer par la suite. Oubliant complètement sa main tendue, je la vis toujours là immobile pendant que moi, je piquais une crise de nerfs sur l'injustice des choses m'entourant. Bah autant lui prouver que j'étais normale, pas perverse, ni rien... et que je n'aimais pas forcement le genre de situation trop sexuelles ou juste trop... trop quoi ! Et que je ne la voyais pas comme... comme... comme... Attrapant sa main dans la mienne dans un geste désespéré, je plongeais mes rubis dans ses azurs et déclarait d'une voix implorante, ouais limite j'allais pleurer pour cette injustice de la vie, j'étais pure, sainte... je ne faisais rien que taper sur les autres, c'est tout !

-Je... Je te vois comme une amie... Je veux dire... Je... Tu sais... Pas une amie... genre amie... Mais pas genre... pas... pervers... non...

Ouais, voilà, mais bon, que voulait-elle... C'était embarrassant. Dites, c'est moi où je n'ai pas vraiment forcement compris ce qu'elle voulait entendre comme réponse ? Non, mais ce que je me demandais là, c'était ce qu'elle s'imaginait, bah ouais, si elle m'a posait cette question, c'est qu'elle pouvait croire que... et puis que... Bon sang !

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 16:30

-Ne... Tu te trompes ! Ça n'a rien à voir ! Jamais je ne... ne... tu... C'est pas ce que tu crois ! Moi et... eux... impossible... dégoûtant ! Te méprends pas !

J’étais … oui, j’étais aussi rouge qu’elle à cet instant précis, je me demandais même pourquoi j’avais été assez stupide pour lui poser ce genre de questions sérieusement, qu’est-ce que j’attendais moi à présent ? Une petite amourette idiote avec Kaïla ? Sérieusement, vous nous imaginez vraiment ensemble ? Entre une qui fait l’iceberg et l’autre qui s’offusque à chaque fois qu’on la touche on n’était pas sortie de l'auberge si on pouvait le dire comme ça. Et puis si on devait parler des choses … genre, les choses que les gens qui, qui s’aiment font … oui, c’est choses là … Oui, j’avais une certaine expérience à cause d’une certaine personne … mais c’était pas … non et puis, tu vois ? MAIS TA GUEULE TU ME POMPES LA ! Oui, voilà.

-Je... Je te vois comme une amie... Je veux dire... Je... Tu sais... Pas une amie... genre amie... Mais pas genre... pas... pervers... non...

Elle avait sa main dans la mienne et moi la réaction face à ça ? J’ai crié de peur, mais genre le AH ! Qui te dis bien que t’as la trouille et que tu sais pas quoi faire. Incomprise devant ses paroles et sans doute la gagnante de celle qui était le plus rouge entre nous deux, j’ouvris la bouche tandis qu’elle … elle, elle faisait le poisson, ouvrir, fermer, gober, respirer, expirer ? Et comme une conne, bah je faisais pareil, genre, elle ouvre, je ferme, j’ouvre, elle ferme. Mais on est où là ? Dans un cirque ?!

- Non mais non, je ne voyais pas … qui, mais tu vois … je croyais que tu … et moi.

Et là, c’était sans doute trop pour ma petite tête parce que la seule réaction qui suivit fut que je repris ma main, retrouvais une expression froide sur le visage, mes yeux tuant tout ce qu’il semblait et mon aura s’assombrit en moins d’une seconde pour retrouver la Yume que j’étais avant et que je suis toujours, d’ailleurs. Froideur quand tu nous tiens … Levant la main ou plutôt le doigt vers l’insecte que je regardais maintenant froidement, de ma voix sombre et tellement glaciale, je lui dis :

- Tu crains.

Non, ce n’était pas ce que je voulais dire, mais c’était sorti. Me tournant de sa silhouette, je me grattais les cheveux en prenant une mine songeuse tout en me demandant, maintenant que j’étais de nouveau moi-même, ce que j’allais bien pouvoir faire à cette fille qui m’avait tant fait … passer d’état d’âme en état d’âme. Me retournant une fois de plus dans sa direction, je fixais longuement Kaïla avant d’étirer mes lèvres en un semblant de sourire psychopathe. Matérialisant dans ma main ce qu’il semblait être une chaîne, je créais également une chaise que je fis glisser contre les genoux de mon élève afin de lui faire perdre l’équilibre et l’obliger à s’asseoir dessus. Enroulant les chaînes autour de son corps, je m’approchais d’elle, toujours le même sourire aux lèvres avant de lui dire d’un ton moqueur :

- Punitions.

Matérialisant une plume dans ma main, je m’amusais maintenant à passer celle-ci sur les parties du corps visible de ma tendre Kurayami. Chatouilleuse ?

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 18:30

Nous sommes restées comme des connes à se regarder dans le blanc des yeux avec cette horrible impression de mal être et de gêne, ou honte appelez cela comme vous voulez. En tout cas, après mes paroles des plus incompréhensibles, elle devient aussi rouge que moi, si pas plus et... Et c'est con à le dire mais elle pourrait presque me faire rire avec son expression faciale. Ce que vous voyez du blanc, qui se transforme au rouge écrevisse ainsi qu'une tête froide qui ne montre rien, en un poisson rouge qui veut dire quelque chose, mais qui n'y arrive pas... Voilà ce qu'était Yume, la terrible black Rock Shooter à ce moment précis. Oui bon, je n'étais pas mieux, mais moi au moins, je n'avais pas l'étiquette de... méchante dans ce lieu. Enfin, pas aussi bien encrée dans la peu que notre chère Terminale.

- Non mais non, je ne voyais pas … qui, mais tu vois … je croyais que tu … et moi.

Je n'ai rien compris à ce qu'elle voulait me dire. Enfin, je crois que c'est parce que j'ai utilisé un dialecte aussi peu connu qu'elle devait en faire de même. Oui je crois bien que autant qu'on se parle la même langue en espérant qu'on puisse se comprendre. Mais vous savez quoi ? Parfois il y a des gens qui parlent la même langue, mai qui, par je ne sais quelle raison, n'arrivent pas à communiquer ensemble. Mais dans le genre, on parle, on parle, mais vas y pour répéter ce que j'ai dit ou trouver le sens caché des mots. Impossible. Et bien voilà, c'était la même situation d'inconfort assez pénible qui se présentait à nous. En mode « bloup bloup », il n'était pas évident de savoir quel « bloup » choisir. Et je crois que Yume aussi ne savait plus trop quoi dire, alors pour bien faire les choses... Non en fait, la fille devant moi changea du tout au tout en une fraction de seconde, poussée par l'inconfort de notre conversation ? Ou par la gêne et honte d'avoir posé des questions indiscrètes. Qui sait.

- Tu crains.

C'était froid, glacial, méchant, hautain, neutre... trouvez un adjectif qui vous plaît. Quand elle me dit cela, il y a... Non, en fait, rien ne se passa. Je me relevais d'un coup et la larguais du regard pour répondre à son ton méprisable. Ce n'était pas dans le genre, je prends mal les choses, mais c'était une bonne manière pour faire partir le rouge et de changer de sujet. Oui le glaçon numéro un qui apporte l'hiver, savait refroidir l'atmosphère. Métaphore de merde ? Je la trouve carrément exacte ! Par contre, pour ce qui suivit... Je n'allais pas faire de métaphore à la con, non. C'était trop effrayant, si je puisse le dire ainsi. Parce que quand le glaçon en question change d'un coup son minois inexpressif et y fait apparaître un sourire carnassier, je crois que tu fuis. Oui parce que madame Yume, à part être méchante et sans moindre définition du mot 'amical', était tout aussi cruelle et sadique. Preuve ? Elle venait d'afficher un sourire de prédateur et matérialiser des chaînes et... une chaise. Pourquoi je voyais le coup foireux arriver ? Le genre de torture sur une chaise électrique ou encore à la SAW, enchaînée sur un morceau de bois en attendant la fin de sa vie, tout en se faisant arracher les yeux, les doigts, brûler la peau, ou encore être obligé de boire un liquide qui te tue de l'intérieur... Mais non, Yume était encore plus cruelle, sans pitié et moindre humanité dans son être... Oh ouais ! Elle m'a gentiment attaché à la chaise, serrant assez bien pour me couper le souffle sans oublier de prendre soin de presque me broyer les os. Et quand ceci fut fait, la grande Kuroi matérialisa son instrument de torture connu de tous... une plume. Une plume...

- Punitions.

Une plume... Une punition ? Punition... quoi ?! Ha ha... Je la voyais s'approcher de moi à pas de loup et commencer la pire torture connue à travers les siècles. Moi chatouilleuse ? Non, qu'un peu. Je lui lançais un regard assassin en lui hurlant presque dans les oreilles :

-Yu... Yume ! Arrête, c'est pas marrant ! STOP !

Seule réponse de mon bourreau ? Eh bien, elle accentua ses gestes des moins... En fait si, trop délicats. Je me tortillais dans tous les sens, essayent de ne pas rire, serrant mes dents pour échapper des rires entrecoupés par des protestations allant jusqu'aux supplications, demandes non-entendues d'ailleurs. Parce que ce qui se trouvait devant moi n'était pas la femme mature et froide qu'elle devait être, non c'était un démon sans pitié qui voulait me voir se pisser dessus de rire. Jamais, vous entendez, jamais elle n'arrivera à me mettre à genoux pour que je la supplie d'épargner mes cordes vocales à cause d'un fou rire insupportable. Comme pour me persuader de ma détermination, avec un visage rougi et pleurant presque de rire, je venais de me rappeler que conne que j'étais, j'étais vert. Vert qui te disait « mais putain, matérialise ta robe et détache toi, fuis s'il le fous, au lieu de mourir là sur place ». Et bah voilà, par je ne sais quel miracle, je sus assez me concentrer pour matérialiser ma robe de combat, je dois dire que après cela, me défaire d'une chaise et de chaînes n'était pas si terrible que cela. Libérée, c'était à mon tour de reprendre mon souffle coupé et de sourire de plus belle. Je l'attrapais par le bras qui m'a fait toutes ces malheur, avec ma main d'attaque. Ayant ma prise dans les mains, je souris avec des yeux bien sombres et bien... soit !

-Ha ha... Non mais t'es méchante ! Attends, tu vas voir maintenant !

Pour accompagner mes dires très, trop sûr de moi, je matérialisais un sceau d'... un sceau vide que je lui envoyais sur la tête. Oui à la base cela devait être de l'eau qui se trouverait dedans, mais disons que ce n'est pas évident pour moi de contrôler un élément autre que les étincelles d'électrons. C'était con, il fallait le dire, et la seule chose que je voulais lui sortir, c'était « joli chapeau ». Oui la folie du rire, nous pousse à faire des conneries monstres. C'est pourquoi pour rattraper mon coup à la con, qui servait de diversion, je matérialisais cette fois-ci de la peinture que je balançais à l'aveuglette sur ma chère tortionnaire. Éclatée de rire que je pouvais être et fatiguée de la torture précédente, je restais ainsi à me moquer d'elle.

-Punitions tu dis ? Haha, jolie couleur... rose ! Haha...

Oui parfois, on a des rêves. Des rêves de se sentir puissant et surtout chanceux. Oui, et dans ce rêve, je sentais que j'allais me faire lyncher comme une saucisse... Pourquoi ? Parce ce n'était même pas le rapport de force entre un Première et un Terminale là. C'était le rapport de force entre moi, Première moyenne, et Yume une Terminale bien au dessus de son statut. Vous voyez le résultat ? Je cours ? ... Je cours !

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 19:32

Je jouissais sur place en l’entendant rire ainsi, moi-même je riais face à ses dires me suppliant presque d’arrêter de la chatouiller, Dieu que j’aimais la voir dans cet état, la voir rire, la voir rire sous mes … mes chatouillis. Ce mot existe ? Je ne sais pas, mais j’allais l’utilise dès à présent, parce que oui, cette fille qui rit aux éclats était juste magnifique à ce moment présent. Évidemment, vous retirez les filets de baves que l’on voit dans sa bouche à chaque fois qu’elle l’ouvrait, mais ca restait mignon. Mais le mignon s’arrêta quand elle matérialisa sa robe de combat pour se dégager de mon emprise. Me retrouvant donc face à un visage peu content, je sentis ses grandes mains se poser, emprisonner mon corps tandis qu’elle matérialisa un sceau. Sentant que j’allais être mouillée, je fermais les yeux sans vraiment me débattre, amusée de la situation. Mais aussi douée que pouvait être mon élève, ce ne fut pas de l’eau que je reçus sur la tête, mais le sceau lui même. Sonnée légèrement face à cette attaque des plus étranges, je ne voyais plus rien étant donné que j’avais cette chose sur la tête faisant office de couvre chef. Mais ca aurait été trop beau si ca s’arrêtait là hein ? Parce que oui, après le sceau que je dégageais de ma tête, ce fut une chose collante et gluante que je me ramassais en pleine figure. Dégoûtée en touchant la couleur rose sur mon corps, je foudroyais du regard une Kaïla hilare de la situation.

Matérialisant à mon tour un sceau en ôtant de ma tête l’ancien, je lançais le contenu se trouvant dedans sur Kurayami. Sauf que moi, je n’étais pas du genre à faire mumuse avec de l’eau, non, je préférais la colle. Et après de la colle, que faut-il ? Des plumes évidemment ! Beaucoup de plumes ! Créant une sorte de sac en tissu rempli de plumes, je le lançais sur ma compagne dans un éclat de rire. Mais je n’allais pas m’arrêter là, non, j’étais amusée et j’en voulais plus. D’un mouvement souple, je la poussais contre le mur, espérant qu’elle y soit collée assez longtemps pour continuer à faire mumuse.

- Si tu crois t’en sortir comme ça, tu te trompes Kaïla.

Recréant un sceau de colle, je le balançais sur la fille sans plus de retenue. Donc, on résume ? Une couche de colle pour coller les plumes, des plumes et par dessus de la colle, ca donne quoi ? Un poulet tout collant du nom de Kaïla Kurayami. Enchantée de mon œuvre d’art, je touchais le corps de ma prisonnière en me disant que celle-ci n’était pas prête de s’en sortir comme ça. Non, si personne ne l’aide, elle pouvait resté collée à ce mur pendant des heures, si pas des journées. Créant une chaise devant elle, je pris place dessus en croisant les jambes, d’un sourire moqueur, je lui demandais :

- Supplie moi de te libérer.

Allait-elle le faire ? Non je ne crois pas, mais rêver ne tue pas. Restant donc ainsi à la fixer, sourire aux lèvres, je n’attendais pas la moindre parole de sa part. Soupirant légèrement en m’étirant, je me décidais de la libérer environ dix minutes après ses jérémiades. D’un claquement de doigts, je fis disparaître la colle et les plumes, retrouvant donc une Kaïla intacte et propre. Oui, ce n’était que de la matérialisation, aussi réelle qu’elle pouvait l’être. D’un mouvement de la main, je la décollais du mur tout en riant. Défroissant ses vêtements légèrement, je lui donnais une petite tape sur l’épaule avant de lui adresser un petit sourire sincère.

- Il faut vraiment que je reprenne ton entraînement Kaïla, j’ai l’impression de me retrouver devant une nullarde de premier rang avec tes conneries.

Ce n’était pas méchant, c’était ma manière à moi de lui dire que je comptais toujours être son professeur et que je serai même contente de lui enseigner mon savoir, mon savoir illimité à vrai dire. Et en parlant d’entraînement, cela faisait un petit moment que je voulais lui montre deux choses que j’avais moi-même essayé récemment. Choses que je trouvais inutiles au par avant mais dont je trouvais l’utilité à présent. Et pour ce fait, j’allais lui en toucher deux mots.

- Tu as sans doute déjà vu … Dead Master en action. Je veux dire, disparaître et apparaître d’un coup non ? J’ai appris « comment » faire cela, mais j’aurai besoin de ton aide et je crois que cela pourrait t’être utile aussi un jour. Du moins, si tu veux ?

C’était assez simple comme processus à vrai dire, mais très complexe également. Ce n’était plus simplement de la matérialisation, non, c’était ce qu’on appelait un transfert de matérialisation. J’explique ça dans les grandes lignes ici, c’est le fait de voir son corps projeter dans un endroit. Quand l’on veut créer quelque chose, on doit y penser et celui-ci apparaît dans vos mains, alors maintenant, imaginez vous dans un endroit existant, qu’importe où dans l’institut par exemple. En imaginant votre corps dans cet endroit réel, il vous est possible de vous téléporter là bas en donnant à votre corps le statut d’objet de matérialisation. Les risques sont assez simples, si vous n’êtes pas doués votre corps se voit broyé entre les deux mondes parallèles et vous crevez, et c’est justement là, que la deuxième chose que je voulais enseigner à Kaïla rentrait en jeu. L’échange, ou plutôt le partage de pouvoir.

- Embrasse-moi.

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MessageSujet: Re: ♛ Ma première journée ♛   Ven 18 Mai - 21:31

Comme je le disais et prévoyais et savais et, et... Et comme je le pensais, il serait-vraiment mieux pour moi de courir, courir autant que mes jambes le permettaient avant que madame Kuroi ne me tombe dessus avec un air bien amusé sur le visage. Trop amusé, trop louche pour être innocent, ouais un sourire et regard dangereux qui te disait que tu deviendrais la proie... non, la victime d'un chasseur expérimenté. Et c'est ce qui m'arriva, ce n'était même pas le temps ou juste le mouvement qui me manquait pour m'enfuir, mais le truc ce que je n'eus même pas le plaisir de penser à galoper comme une gazelle loin de là, que... que Black Rock Shooter me donna sa sentence pour l'avoir aspergé de rose. Je vous explique rapidement ce qui s'est passé. Un sceau, de la colle, des plumes et je me voyais piégée contre un mur, collée à ce dernier pour être plus précise, en mode poulet dégoûtant. Je dirais un poulet sale sortant d'un élevage intensif avant de se faire arracher la tête pour passer sur les plats de prestigieux restaurants. Un poulet rôtit sur un plateau devant une certaine dame prête à entamer son repas avec gourmandise. Oui voilà comment je me voyais à cet instant précis.

- Supplie moi de te libérer.

Jamais ? Non, mais non ! Jamais, quitte à devoir me ridiculiser à rester ici pendant des heures et me faire découvrir par un élève venu dans les dortoirs avec sa copine pour faire des choses malsaines dans un endroit calme et désert, je n'allais pas la supplier ni rien pour cela. Non jamais ! Et elle n'est pas si méchante que cela non plus hein, elle me libérera hein ! Et, oui, elle me libéra, mais avant cela j'eus le temps de m'époumoner sur elle, faire l'ignorante, me débattre contre ma prison de colle, la tuer des regards noirs, et ainsi de suite pendant une bonne dizaine de minutes qui passèrent comme des heures pour moi, avec cette colle plumée qui me grattait de partout et mes entraves au niveau du mouvement.

- Il faut vraiment que je reprenne ton entraînement Kaïla, j’ai l’impression de me retrouver devant une nullarde de premier rang avec tes conneries. Tu as sans doute déjà vu … Dead Master en action. Je veux dire, disparaître et apparaître d’un coup non ? J’ai appris « comment » faire cela, mais j’aurai besoin de ton aide et je crois que cela pourrait t’être utile aussi un jour. Du moins, si tu veux ?

Quand je fus libre et propre comme avant qu'elle ne me montre que je n'étais qu'une larve par rapport à sa puissance mais aussi, à son imagination pour faire souffrir autrui, elle me dit ces quelques phrases comme un bon prof rappelant à un de ses élèves qu'il avait eut des mauvais points au dernier trimestre et qu'il faudrait rectifier le tir. Attends... Mais cela voulait dire que... Je crois que si j'étais assez tactile pour accepter le contact physique, je me serai déjà jetée dans ses bras en cirant à la hystérie combien j'étais heureuse qu'elle veuille toujours continuer à m'entraîner. Oui, j'étais si contente que je ne relevais pas qu'elle me traitait de larve incapable, oui j'avoue mon coup du sceau devait vraiment être minable... Et là, les étoiles pleins les yeux je buvais ses paroles avec attention, ne voyant que elle et ses mots dans mon esprit. Je restais alors ainsi, debout toujours ma robe activée, à hocher de la tête comme un enfant qui montrait avoir compris ce qu'on lui disait. Surtout pour la partie de Dead Master, il était vrai que savoir se téléporter comme si de rien était, ce serait super pratique que ce soit en combat ou en situation réelle. La preuve ? Il ne me fallait que me rappeler d'un certain événement, il y a de cela un bon moment, quand la directrice arriva en un clin d’œil à Kobe dans ma demeure, pour repartir aussi vite à Kyoto. Je trouvais cela presque irréaliste de savoir apprendre ce genre de chose, moi qui croyais que seule la femme qui a créé la matérialisation pouvait le faire.

- Embrasse-moi.

Et là, mon visage radieux par la soif de connaissances perdit tout éclat pour se transformer en une incompréhension teintée de perplexité. Comment cela, embrasse-moi ? C'était sortit d'un coup, carrément naturellement comme si elle demandait l'heure à un horloger. Décroisant les bras, je tirais la tête jusqu'au par terre, en me demandant quoi. Oui, ses mots, son pseudo-ordre, me déconcerta au point que je ne savais pas quoi faire. Seule un mot hésitant sortit de ma bouche.

-Non ?

Et là je me rendis compte qu'elle pouvait le prendre comme un refus pour la première chose qu'elle me dit. Et pour lui faire bien comprendre que ce n'est pas ce qu'elle pensait, je fis des grands gestes des bras, un peu comme le mec là qui dirige les avions sur la piste de décollage, et m'exclamais empressement :

-Non ! Je veux dire, je serai honorée que tu m’entraînes de nouveau Yume-San ! Et oui ! Oui ! Je veux bien apprendre comment faire, enfin... Je veux essayer !

Parce que oui, je n'ai jamais vu personne parler de cette technique de matérialisation ni même la pratiquer. Et donc, je me disais bien que cela ne devait pas être facile à faire, au contraire quoi. Et donc, dans mon niveau actuel, je ne pensais pas être capable à arriver à faire de ce genre de prouesses. En plus, je me demandais pourquoi voulait-elle m'enseigner un tour de passe-passe si puissant, parce que oui, je pouvais déjà voir les aspects avantageux de ce genre de déplacement instantané. Mais de là... Mais si c'était un genre de chantage pour... Non mais... Je voulais apprendre moi, oui, mais pourquoi elle voulait m'embrasser celle-là aussi ? C'était juste...

-Mais je vais pas... c'est indécent !

Je détournais le regard avec un petit rougissement sur le visage. Parce que ouais, c'est pas tous les jours qu'une belle femme se ramène devant toi, qui veuille être ton professeur pour ton bien-être (ou pour ses propres idéaux obscurs pour moi à ce jour), et qui pour je ne sais quelle raison te sort du but en blanc de l'embrasser, tout cela d'un ton neutre. Et non, ce n'était pas logique. Bon, maintenant si je n'étais pas si hérissée au niveau du touché, je n'hésiterai pas... Enfin, si je serai de ce bord en tout cas... Parce que qui ne voudrait pas embrasser une femme puissante, grande, belle quand elle ne tirait pas une gueule de déterrée, avec un regard insistant quand il n'était pas froid, et aux formes proportionnelles, en somme une jolie femme. Mais bon... Voilà quoi. Mais à quoi je pensais moi aussi, je ne devrais même pas me poser ce genre de question ! Mais c'était sa faute à me mettre des idées bizarres dans la tête avec ses paroles des plus déroutants. Manipulatrice qu'elle était ! Toujours avec mon regard détourné pour ne pas croiser ses prunelles bleutées, je me battais contre mon esprit torturé qui se demandait quoi, oubliant presque qu'elle était là. Presque hein ! Et ouais, je ne planterai pas mon regard dans le sien... Non !

-Et heu... pourquoi ?

Je dis cela d'une petite voix complètement innocente. Ouais bon, si elle aura un peu de temps libre, alors on pourra passer une bonne vingtaine de jours à m'expliquer les choses, et encore une dizaine pour que j'y réfléchisse, et ensuite encore un mois pour que je me décide enfin. Ouais, deux mois, c'est encore bien, je trouve.

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