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 Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.

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Ozuki Kirame

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MessageSujet: Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.   Mar 1 Mai - 11:20

Je repris la main de la jeune fille et l'amena dans le dortoirs des garçons. J'eus à peine le temps de bouger que le torrent s'accentua. Un maigre sourire apparut sur mon visage. Je levais les yeux au ciel tout en avançant. Les larmes coulaient à flot, elle était invisible. Personne ne pouvait les distinguer. Mon visage était entièrement trempé. L'uniforme commençaient également à prendre l'eau. Je regardais Harui-san. Elle était frigorifiée, mais elle faisait tous pour laisser penser le contraire. Je tenais un peu plus fermement sa main, assez pour quelle comprenne que je me préparais à courir. Le bâtiment se dessinait devant nous. La porte vitrée était juste devant nous. Je l'ouvris rapidement, la faisant entrée en première, avant de passer et de la refermer.

Le hall était assez éclairé, le concierge dormait profondément dans son fauteuil. Je lâchais enfin la main d'Harui-san. Avant de monter lentement les escaliers avec la discrétion d'un chat. Je marchais assez lentement, on avait l'impression que mes pieds ne touchaient pas le sol. Aucun son dans le calme plat. Seul un éternuement de la part de la jeune fille qui m'accompagnait. Après quelques secondes, nous nous retrouvions en haut. Je me tournais vers elle, son uniforme était trempée. Si elle restait dans cette tenue elle allait attraper froid. Mais bon je n'ai rien pour elle. Je m'arrêtai devant une porte mon nom était inscrit sur la porte. J'insérai la clef dans la serrure. Avant de la tourner et d'ouvrir.

La pièce était sombre, de par la fenêtre en face de la porte, on pouvait voir des nuages très noirs, les arbres qui bougeaient penché dangereusement. Les vents étaient très violents. Le temps avait changé extrêmement vite. Passant d'un soleil radieux. À une tempête. J'étais impressionné. Harui-san était toujours devant la porte. Elle était vraiment trempée. Je soupirai.


-Entre, tu vas finir par prendre froid.

Je partis quelques instants dans ma salle de bain, sans vérifier qu'Harui-san était bien rentrée. Je cherchais deux serviettes. Je trouvai rapidement la mienne rangée sur son support. Je trouvai une autre serviette dans un placard. Elles étaient identiques. Je passai la mienne autour de mon cou. Avant de sortir et de lui donner l'autre sans mots dire. Je partis dans ma garde robe j'en sortis ma veste noire et ma tenue habituel. J'arrivais à dégoter d'autre vêtement, assez grand probablement pour la jeune fille. Je pris les vêtements que je déposai sur le lit.

-Si tu veux te changer c'est tous ce dont je peux te proposer.


Je partis ensuite dans la salle de bain, prenant soin de fermer la porte. J'enlevai l'uniforme qui tomba lourdement sur le sol. Je passai rapidement ma serviette sur mon corps afin d'enlever toute trace d'humidité. J'enfilais ensuite ma tenue noire. Il n'y avait pas photo. Elle était beaucoup mieux que leurs uniforme. Une fois changé, je passai la serviette autour de mon cou. Je rejoins Harui-san. Toujours aussi trempée. Je ne sais pas ce qui me pris, mais j'attrapai sa serviette commençant à lui sécher ses cheveux. Lorsque je me rendis compte de mon acte, elle était tournée vers moi, son regard était assez dur. Je cessai mon effronterie. Au moins l'eau ne gouttais plus de sur ses cheveux. J'avais repris mon air neutre, totalement désintéressé. J'ouvris la bouche.

-Tu veux commencer par quoi ?

Ma voix raisonnée dans le vide, ça devait être vraiment étrange pour elle. J'eus le temps de partir chercher une chaise et de m'installais à côté. Je la sentais toujours grelotter. Bien sûr, j'avais compris depuis le début qu'elle ne voulait pas de pitié, voilà pourquoi mon geste déplaçai de tout à l'heure l'avait certainement marquée. Il ne faut pas croire que je suis un monstre. Ce n'est pas parce que je cache mes sentiments, que je ne ressens rien. Enfin, je soupirai lourdement avant d'ajouter d'un ton tout aussi neutre.

-Tu es sûre que tu vas tenir le coup trempée comme tu es ?

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Harui Nadeshiko

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MessageSujet: Re: Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.   Mer 2 Mai - 3:03


Nous arrivâmes enfin au dortoir. Raaaa, ce que j'ai froid! Le froid et la bonne nourriture sont décidément mes deux points faibles...Je grelottais le plus silencieusement possible afin que personne ne remarque combien j'avais froid. Tiens? Le concierge dort (encore) et ATTCHAA!
Manquait plus que ça, me dites pas que j'ai attrapé froid... Je tentais en vain d'éponger un peu mes vêtements, essayant de me réchauffer. Cependant, ce que je parvins à faire, ce fut éternuer tandis qu'Ozuki marchait dans un silence de mort.
Arrivés à l'étage, il se tourna enfin vers moi. J'imagine que si une fille s'était retrouvée avec son chemisier complètement trempé devant un garçon, elle aurait paniqué mais bon, moi j'ai toujours un débardeur noir dessous, donc mon chemisier peut être mouillé, jm'en fous. Même si j'avais l'impression de m'être jetée dans une rivière avec toutes mes fringues.
Ozuki aussi était trempé. Je tentais de tourner ma tête pour voir si ses yeux étaient redevenus bizarres, mais ils étaient cachés par ses mèches de cheveux mouillées. Il se tourna de nouveau et ouvrit la porte puis entra sans un mot.

Tiens, ça doit être la première fois que je regarde vraiment la chambre d'un garçon...
Je restais sur le seuil pour mieux voir. Les garçons que je connaissais à Kobe auraient sûrement décorés leur chambre crasseuse avec des pages de Playboy accrochées aux murs, mais ici, il n'y avait pas grand chose. C'est comme ma chambre en fait. Ozuki remarqua que je n'étais pas entrée avec lui et me dit en soupirant:

-Entre, tu vas finir par prendre froid.

J'entrais donc. Il me fila une serviette et posa des vêtements à lui sur le lit, me proposant de me changer; avant de disparaître dans sa salle de bain. Pendant qu'il se changeait, je pris les vêtements laissés à mon intention. Ils pourraient m'aller...Mais je les reposais après un instant de réflexion. Je le dérangeais assez comme ça, la serviette suffira. Je soupirais encore. Il faut vraiment que dans les prochains jours je trouve un moyen de remercier Ozuki-san...
Tandis que je réfléchissais encore, des mains s'emparèrent de la serviette pour me la plaquer sur la tête avant de me frotter vigoureusement.

-Hey! protestais-je, indignée.

Je m'apprêtais à empoigner mon agresseur pour lui foutre une raclée (qui lui permet de toucher ma tête clui-là?!) mais en me tournant, je ne vis qu'Ozuki. Je rougis (encore) violemment sous le coup de la honte. Bon, finalement, le frapper n'est pas une bonne idée. En voyant le regard noir que je lui jetais, il s'arrêta et j'en profitais pour me saisir de la serviette et continuer à me sécher en grommelant que je pouvais le faire toute seule.
Il n'y fit pas attention et demanda:

-Tu veux commencer par quoi ?

Puis il se saisit d'un chaise pour s'installer près de moi. Il avait repris sa voix normale. Ba, je finirai peut être un jour par comprendre ce qui a bien put déclencher ce court changement comportemental chez lui.
Et j'étais encore un peu fâchée qu'il ait osé tenter de me sécher la tête; pense t-il que même pour m'essuyer il faut qu'il m'aide?! Mais je répondis tout de même:

-Um...La physique-chimie je pense. C'est là que j'ai le plus de retard.

Je me saisis de mon sac pour y chercher mes livres et fiches de cours, tout en grelottant comme une malade. 'Tain, pourquoi il fait si froid? Il faisait beau y'a trois minutes! Faut pas que je me mettes à claquer des dents, sinon je ressentirai encore plus le froid m'envahir. Bon, je vais réviser sérieusement, puis ensuite je ferai un sprint jusqu'à ma chambre pour m'enrouler direct dans ma couette et mourir dedans.


-Tu es sûre que tu vas tenir le coup trempée comme tu es ?

Mon corps se figea pendant un instant, mais je réussi à répondre d'une voix qui manquais un peu d'assurance à mon goût:

-Mais oui, quelle question! Tiens!

Je lui tendis fièrement les résumés que j'avais fais. Kami-sama, j'ai froâââ... Je regardais Ozuki avec attention. Finalement, Ozuki-san n'est pas une personne vide, sinon il ne se soucierait pas autant des gens. Je lui souriais. Il est très gentil en fait! Je suis contente de l'avoir rencontré!

-Ah! m'exclamais-je avant qu'il ait dit quoi que se soit, j'ai besoin de revoir ce chapitre sur l'électricité, j'ai pas bien compris cette formule...

Je me perdais le plus possible dans mes explications afin de détourner son attention de mon état de santé. Et puis, je suis là pour bosser. J'éternuais encore, mais pris rapidement la serviette pour l'enrouler autour de mon cou. Oui, elle est mouillée, mais c'est mieux que rien. Et puisque c'est épais, ça devrait me réchauffer, nan? En plus, ça cache mes grelotements.
Je ne faisais plus vraiment attention à Ozuki, me contentant de lui montrer des parties de cours. Pas envie de le regarder si c'est pour qu'il soupire encore avant de me demander comment je vais, shuis pas là pour ça. Déjà que je n'aime pas vraiment lui prendre son temps comme ça, même s'il m'a assuré que ça ne le dérangeait pas...

-ATCHOUM!

Bon, en discrétion là, j'ai zéro. Je ne m'en étais pas rendue compte car trop occupée à détourner l'attention d'Ozuki sur la physique, mais je grelottais vraiment beaucoup maintenant. J'enroulais un peu plus la serviette autour de moi, avant de tourner mes yeux vers Ozuki en gonflant mes joues. Tss, pourquoi quand je suis avec ce type j'ai encore ce réflexe de mioche? Bon, maintenant, il a dut remarquer que je crève de froid.





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MessageSujet: Re: Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.   Mar 8 Mai - 19:49

Elle voulait donc de l'aide sur la physique chimie, mes quelques années dans le lycée technologique près de chez moi me serait donc utile. Elle me tendit donc ses résumés. Elle était assez fière d'elle. Lorsque je pris les résumés, je sentais un regard pesait sur moi. Elle me regardait en souriant, pourquoi je n'avais pas envie de le savoir.

-Ah! J'ai besoin de revoir ce chapitre sur l'électricité, j'ai pas bien compris cette formule...

De l'aide sur l'électricité hein ? Parfait je suis incollable là-dessus ! Elle commençait à m'expliquer beaucoup de choses. Sont seul but, me faire oublier son état de santé. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Elle m'expliquait les choses sans importance du cours. Je soupirai discrètement alors qu'elle éternuait encore. Son réflexe fut plutôt amusant. Enrouler la serviette mouillée autour de son cou. Elle pensait que ça la réchaufferait. Je ne dis rien, me contentant d'observer la suite, calmement. Je fermais les yeux me rappelant toutes les choses importantes du cours sur la lois d'Ohm. Une simple formule de calcul de tension. Rien de plus simple pour moi. J'ouvris les yeux.

-ATCHOUM!


Son éternuement avait résonné dans toute la chambre comme un coup de feu dans mon esprit. Elle était gelée, elle grelottait ses lèvres étaient devenues violette. Elle enroula machinalement la serviette autour d'elle avant de poser son regard sombre sur moi. Elle gonflait encore les joues. Je la mettais mal alaise ? Enfin je ne sais pas. En réponse, je me levais attrapa la serviette autour de son cou avant de l'étendre parfaitement dans la salle de bain. Je revins vers mon lit. Je ne pouvais pas la laisser mourir de froid. La pile de vêtement que j'avais déposé repris sa place dans l'armoire. Mes mains attrapèrent la couverture et l'amenèrent sur les épaules de la jeune fille frigorifiée.

Je me rassis en silence, je pris une feuille et un crayon commençant mes explications simples avec un schéma tout aussi simple. Un générateur de tension en série avec un ampèremètre et une résistance. Lui démontrant rapidement la formule. Mes explications étaient claires et fluides. Elle devait avoir l'impression que j'avais fait ça toute ma vie.

-Tu as compris maintenant ?

Ma voix résonnait encore vide. Mes yeux étaient redevenus parfaitement vide également. Aucun mouvement ne pouvait être interprété. Je tournais les yeux vers mon élève (oui, c'est un peu le cas non?). Elle était toujours aussi frigorifiée. Forcément, elle avait gardé ses vêtements trempés.

Un éclair déchira le ciel. L'électricité menaça de se couper. Je continuais de la regarder. Elle ne savait pas vraiment où se mettre.

-Dans quelques secondes nous n'aurons plus d'électricité... Tu veux quand même continuer ?

Je n'eus pas le loisir d'entendre sa réponse. Un second éclair se fracassa sur un poteau électrique non loin. Privant l'académie d'électricité. Je soupirai, mon analyse était encore parfaite. Impossible d'expliquer comment mon esprit fonctionné. Nous étions maintenant dans le noir totale. J'attrapai mon ordinateur portable que j'allumais pour avoir seulement un peu de lumière. Mes yeux ne passaient pas non plus inaperçus dans le noir. Je soupirai murmurant.

-Devils never cry...

c'était les seules mots anglais que je connaissais. Oui j'étais encore un démon. Mes pupilles rouges en témoignaient. Je regardais par la fenêtre en soupirant, le ciel était noir, aucune lumière dans le couloir. Autant dire qu'elle aurait du mal à rejoindre sa chambre dans ses conditions. Je soupirai lourdement.

-Le temps joue contre nous. Le couloir et totalement sombre. Je ne pense pas que l'on puisse si retrouver à moins de connaître l'emplacement de chaque marche.

Il était bien plus prudent qu'elle reste ici. Plutôt que de vouloir partir dans sa chambre dans l'obscurité la plus totale. Je reprenais mes explications sur les lois gérant l'électricité de ma voix vide.


HRP: Encore désolé pour le temps de réponse. ><

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Dernière édition par Ozuki Kirame le Sam 12 Mai - 13:45, édité 1 fois
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Harui Nadeshiko

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MessageSujet: Re: Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.   Sam 12 Mai - 6:24

Après mon éléphantesque éternuement, Ozuki-san me couvrit de sa couverture. ça y est, je sais, pourquoi j'ai des réflexes à la con avec ce type. Avec lui à côté, je peut être une gamine. Depuis petite, je ne me suis jamais comportée comme une vraie enfant, car je ne pouvais que compter sur moi pour conserver mon corps et ma santé mentale. Même ici, alors que je suis enfin libre, je ne pouvais me permettre de voir quel effet ça faisait d'être un enfant, mais avec lui... Lui, il s'en fichait totalement, n'y faisait pas attention, donc je pouvais. ça ne le gênera jamais.
Bref, il entama ses explications, m'expliquant tout en détail et à la bonne vitesse pour que j'assimile l'information. C'était plutôt un bon prof. Décidément, ce type est bizarre.
Il s'arrêta un moment pour savoir si j'avais compris, me regardant de ses yeux rouges. J'étais encore un peu mal quand il me regardait, mais tout de même moins que tout à l'heure. à la longue, peut être que je pourrai m'y habituer. J'avais encore froid, même avec sa couverture. J'aurais aimer être en première, comme ça j'aurais pus matérialiser un poêle ou un truc du genre, mais de toute façon c'est sa chambre alors ça n'aurait pas été poli...

Il y eut un éclair, l'électricité fut coupé. Gé-ni-al. Je gonflais encore mes joues. 'Tain mais qu'ai-je fait?
Je relevais ma tête, et croisa le regard d'Ozuki.

-Sugoi, Ozuki-san, on dirait que tes yeux brillent dans le noir!

Il se leva et alluma son ordinateur pour avoir de la lumière, en marmonnant quelque chose. Kwouâ? Il m'a parlé ou...

-Le temps joue contre nous. Le couloir et totalement sombre. Je ne pense pas que l'on puisse si retrouver à moins de connaître l'emplacement de chaque marche.

Là, il m'a parlé.
C'est vrai, il faisait si noir...mais même avec le peu de lumière de son ordinateur, on n'était pas vraiment très éclairés. En plus, ça gaspille sa batterie. Sauf que HAHA! Une fille qui fuguait tout le temps comme moi prévoit ce genre de situations!
Je sortis donc fièrement une lampe à dynamo de mon sac (qui contenait aussi un peu de fric, une mini-bouillotte et d'autres trucs qui m'ont servis quand je pionçais dehors...même si maintenant, je suis censée avoir un toit où dormir en sécurité). Je commençais donc à tourner avec ferveur la manivelle tout en m'adressant à mon prof:

-Voilà, Ozuki-san, si tu le veux bien, j'aimerai rester encore un petit peu de temps avec toi pour réviser. Tu expliques très bien! Mais si tu préfère, je peux te laisser cette lampe et rentrer dans ma chambre, je ne veux pas t'importuner.

La lampe s'alluma, mais je tournais le levier encore trois minutes. Avoir bougé un peu m'avais réchauffée, et je n'éternuais plus.
Ce pendant, la pluie, le vent et le tonnerre continuaient de faire la fête, ce qui n'était pas vraiment génial...
La vitre de la chambre d' Ozuki-san menaçait légèrement de se péter...mais légèrement hein, elle tanguait juste dans tous les sens. Sauf qu'en fait, c'est solide ces fenêtres. Elles ne se brisèrent pas, elles s'ouvrirent violemment, déversent au passage la pluie qui était gentiment dehors à l'intérieur. Bref, il nous pleuvait sur la gueule. Littéralement. C'est pas très poétique, mais c'est vraiment ce qui décrit le mieux la situation. Résumons: je suis dans la chambre d'un type qui en plus m'aide à réviser, je lui éternue joyeusement sur la figue, et maintenant la pluie s'invite avec nous ALORS que je commençais à ne plus éternuer.

-'Tain! hurlais-je de mécontentement, abritant mes feuilles.

Mes précieuses révisions... Et puis POURQUOI il me pleut toujours dessus?! La fenêtre, bordel! Je me dirigeais donc en luttant contre le vent pour fermer cette débile de fenêtre et arrêter le déluge, avant de m'arrêter. Ozuki-san était trempé, mais il restait sous la pluie, l'eau martelant son visage.

-Ozuki-san, ça va?

HS: Pas de problème ^^ au fait, y'a un paragraphe répété dans ton post.Et désolée si ma réponse est un peu courte -_-'...encore plus désolée de l'avoir changer si tu l'as déjà lu, mais bon, je la trouvais vraiment pourrie ma réponse, du coup j'ai essayé de la changer un peu

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Ozuki Kirame

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MessageSujet: Re: Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.   Dim 27 Mai - 18:56

Les yeux luisants dans l'obscurité, je regardais la suite des événements. Harui-san sortit une lampe de poche à dynamo de son sac. Je voyais également un peu, d'argent et des objets permettant de tenir dehors dans le froid. Je compris rapidement que cette fille devait avoir un passé fort peu appréciable. J'étais certain qu'elle avait connu la vie dehors. Elle était fière avec sa lampe, tournant la manivelle dans le sens horaire. Créant ainsi un peu plus de lumière que l'écran de mon ordinateur. J'éteignis le pc d'un geste lent, appuyant sur le bouton d'alimentation. Regardant l'écran afficher me dire qu'il sauvegardait mes paramètres avant de s'éteindre entièrement.

-Voilà, Ozuki-san, si tu le veux bien, j'aimerai rester encore un petit peu de temps avec toi pour réviser. Tu expliques très bien! Mais si tu préfère, je peux te laisser cette lampe et rentrer dans ma chambre, je ne veux pas t'importuner.

Je l'écoutais, aucune fluctuation dans sa voix. Elle était sincère, à vrai dire. Je n'imaginais pas cette fille capable de mentir. Elle était du genre à dire ce qu'elle pensait et si ça n'allait pas au destinataire, cogner pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas faible. Je regardais la jeune fille dans les yeux.

-Reste si tu veux, que veux-tu voir ensuite ? Tu ne me gênes pas.

Ma voix résonnait dans le vide. Comme si je me trouvais dans une pièce fermée. Un bruit sourd attira mon attention, la fenêtre. L'unique fenêtre de ma chambre commençait à vibrer dangereusement. Le vent était trop fort, la pluie tambourinait sur la vitre. Dans quelques secondes, elle s'ouvrirait et je n'aurais pas le temps de la fermer. Harui-san se jettera dessus, affrontant ainsi les puissantes rafales. Mon analyse avait encore fait ses preuves. Après une puissante rafale, les deux battants s'ouvrirent violemment. Laissant pénétrer le flux irrépressible d'eau dans ma chambre. Plus particulièrement sur nous. Harui-san tenta de mettre ses précieuses révisions au sec en lançant un juron. Je regardais ses mouvements plus que brouillon, avant de soupirer et de retirer ma veste. Pour cacher les précieuses fiches, remplit d'encre, de l'eau intense qui se déversait sur nous.

Harui-san se leva, me démontrant une fois de plus que j'arrivais à prévenir toutes actions. Elle partit donc affronter l'air puissant qui s'engouffrait dans la chambre. Laissant tomber la couverture sur le sol. J'étais en t-shirt, l'air était gelé. Elle ne tiendrait pas longtemps ainsi. Elle s'arrêta, me regardant. J'étais sous la pluie, précieux liquide liquide tombé des cieux. Reliant ciel et terre. Qui faisait naître chez moi, un étrange sentiment. Puissant, je ne pouvais lutter. J'étais totalement trempé. L'eau goutté de mes cheveux, tombant sur la bague grise dans un léger clapotement. J'étais le seul à comprendre. J'étais de nouveau perdu dans mes pensées.

Un soleil radieux, un visage voilé. Un air chaud, sur mon visage. Je me retrouvais, moi le démon aux yeux rouges, dans un endroit où la nature était maîtresse. Au bord d'un lac, allongé sur l'herbe ma jambe droite posée sur le sol avec un angle de quatre-vingt-dix degrés, ma jambe gauche étendue, mes bras derrières la tête. La bague argentée au doigt. Au loin, une jeune fille aux cheveux blond. Le visage rayonnant, je souriais devant un tel spectacle. J'étais heureux. Elle s'approcha de moi, montrant son visage au très d'une finesse indescriptible. Ses yeux étaient aveugle. Oui c'était mon amie d'enfance. Morte quelques années auparavant. Je fermais les yeux une fraction de seconde. Me retrouvant devant son cadavre, une large plaie au niveau de la poitrine. Je fus tiré de mes pensées par la voix d'Harui-san.

-Ozuki-san, ça va?

Je revins à la réalité. Sentant le contact de l'eau sur ma peau. Mes yeux se tournèrent vers la personne proche de moi. Dévoilant une tristesse immense. Un regard insoutenable. D'une force inouïe, j'étais certain d'être effrayant. Mon seul réflexe fut de me lever. De m'avancer vers la fenêtre encore battante. Je n'affrontais pas le vent puissant. Je marchais déterminé vers mon objectif. Prenant la fenêtre et la fermant. Avant de jeter un regard dans la noirceur du dehors. Tout était calme. Aucun mouvement dans l'obscurité. Je me tournais vers Harui-san un pâle sourire sur mon visage.

-Je vais bien reprenons veux-tu. La fenêtre de cédera plus. Le vent va s'apaiser.

Je la regardais, en souriant dévoilant une partie de moi que je ne me connaissais pas. Un sourire, moi ? L'être le plus mauvais, le dit « Démon » ? c'était peu probable et pourtant, mon visage était bien illuminé par un sourire chaleureux. J'entendais des pas se presser en bas. Le concierge faisait une tournée. Pour vérifier que tout aller bien. Mon regard se posa sur Harui-san.

-Avant tout, tu devrais te changer.

Je regardais dehors, attiré par le bruit sourds de petites billes qui frappaient ma fenêtre. La grêle venait de remplacer le vent. Il devait donc faire extrêmement froid dehors. La température de la chambre de tarderai pas à chuter considérablement. Je repris la couverture sur le sol, la tendant à nouveau vers Harui-san.

-Et bien, et bien, Il est temps de reprendre non ?

Je soulevais ma veste totalement trempée avant de la remettre sur mes épaules. Ses écrits étaient sauvés.

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Harui Nadeshiko

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MessageSujet: Re: Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.   Mar 29 Mai - 12:23


Il pleurait ? Je n’arrivais pas à le voir correctement, avec toute cette pluie…mais j’avais vraiment l’impression qu’il pleurait. Ou du moins, il ne semblait exprimer qu’une immense tristesse. J’avais eu envie pendant un instant de frotter sa tête comme un vieil homme l’avait fait pour moi, un jour où je mourrais de faim.
J’avais douze ou treize ans, et je fus surprise en train de voler. Le commerçant m’avait frappé jusqu’au sang. Je m’étais défendue et avait fini par l’assommer, mais comme j’avais entendu la police arriver, j’étais repartie sans rien à manger. Il faisait froid et j’étais trop fatiguée pour voler autre chose ou même fouiller dans les poubelles, alors je m’étais affalée sur le trottoir dans un endroit peu fréquenté avant de m’endormir. Je suis restée comme ça plus d’une journée, puis j’ai entendu des pas près de moi. En entrouvrant mes yeux, j’aperçu un vieillard accroupi près de moi. Je m’étais redressée pour m’en aller, lorsqu’il me tendit une pomme en souriant. Je l’avais prise farouchement avant d’y mordre à pleine dents. L’inconnu avait alors posé sa grande main sur le sommet de mon crâne et ébouriffé mes cheveux avec douceur. Puis il s’était relevé avant de partir.
Je n’ai jamais revu cet homme, et n’ai jamais compris pourquoi m’était-il venu en aide, mais le ce fut le premier être humain à se montrer aussi tendre envers moi. Et à chaque fois que je voyais quelqu’un triste, j’avais envie de lui frotter la tête comme il l’avait fait pour moi. C’était le geste qui me rassurait le plus désormais.
Seulement, je n’eus même pas le temps de lever un peu ma main qu’Ozuki-san tourna les talons pour fermer la fenêtre, et lorsqu’il me regarda à nouveau, il souriait.
Il souriait vraiment. C’était étrange comme ça me soulageait et m’attristait à la fois. Parce que j’avais l’impression que ce sourire, aussi chaleureux qu’il soit, était « cassé ». Qu’il y avait quelque chose de brisé à l’intérieur, quelque chose qui ne se réparera pas de sitôt.
Ça le rendait presque effrayant, mais pour moi qu’il avait aidé sans me connaitre, c’était juste terriblement triste. Lui s’était montré gentil envers moi. Moi je ne peux rien faire pour lui. Ce genre de situation m’énervait particulièrement. Le sentiment d’impuissance est vraiment affreux.
Mais d’un autre côté, j’étais vraiment heureuse de le voir sourire. Ce n’est définitivement pas un extraterrestre insensible. Et surtout…c’est à moi qu’il souriait.
Bien sûr, d’autres personnes m’ont déjà souris, mais c’était des personnes à la gentillesse franche qui souriaient tout le temps, tandis que là, Ozuki-san est une personne dont la gentillesse était plus complexe…J’avais l’impression d’avoir « gagné » ce sourire, qu’il m’appartenais (le sourire hein, shuis pas non plus une obsédée sexuelle) et ça m’enchantais.
Il tenta de me rassurer sur son état, puis proposa de reprendre puisque la fenêtre était à nouveau à sa place. .

-Avant tout, tu devrais te changer.

Je hochais de la tête. Cette fois, je n’avais plus le choix.
Il avait repris la couverture pour la mettre sur mes épaules, avant de récupérer sa veste trempée qui avait servi de parapluie à mes affaires. Merde, il faisait de plus en plus froid… Je me retenais de toutes mes forces d’éternuer, pour ne pas le déranger, avant de me lever, prendre les vêtements qu’il avait mis à ma disposition et disparaître dans la salle de bains.
Pfff…comme je le pensais, les fringues d’Ozuki-san ne sont pas à ma taille. Il était bien plus grand et avec des épaules bien plus larges donc c’est normal mais bon… En plus, c’est tout noir… Il porte autre chose que des vêtements noirs ce type ? Ah be vi, l’uniforme… mais je pense que c’est tout. En même temps, le voir avec une autre couleur serait un peu bizarre. Je me mis à glousser à la pensée d’un Ozuki-san habillé en bleu flash, vert pomme et rose bonbon.
Après avoir rentré le tee-shirt dans le pantalon (que j’avais raccourci avec des ourlets), et avoir serré le tout avec une ceinture histoire que ça tienne, je suis sortie.
Ozuki-san m’attendais patiemment.
…Oh niiiiaaaan ! Je me remets à l’imaginer en rose bonbon ! Faut surtout pas que je rigole, ça gâcherai la situation.

-Et bien, et bien, Il est temps de reprendre non ?

Le ton était différent. Presque joyeux. Où étais passée sa totale neutralité habituelle ? C’est quand même pas la pluie qui le rend schizo quand même… Finalement, c’était quand même un peu effrayant. A moins que ce soit bon signe et qu’il commence à apprécier ma présence.
… Je sais vraiment pas quoi penser de ce type. Autant prendre l’option positive « il commence à m’apprécier, on est amis c’est biiieeeen Harui ! »
J’acquiesçais de la tête, avant de ranger mon uniforme humide dans une poche en plastique afin qu’il n’abîme pas les autres affaires de mon sac. Bon, je crois qu’avant de partir, je vais luis proposer de lui payer la laverie pour sa couverture et sa veste.
Je m’assis à nouveau en soupirant :

-Je te cause quand même pas mal d’ennui Ozuki-san…La prochaine fois, si tu veux quelque chose, n’hésite pas à me le demander ! Je ferai n’importe quoi pour te remercier !

C’était sincère. Même s’il a fait tout cela par gentillesse, je préférai que l’on soit quitte. Je pourrais par exemple lui offrir un déjeuner gratuit dans pas mal de resto du centre commercial, étant donné que presque toutes leurs serveuses me connaissent maintenant...je vais y réfléchir...
J’avais dis ça avec toute ma bonne volonté, mais en plongeant à nouveau mon regard dans le sien, l’image d’un Ozuki-san en robe rose pâle à froufrou prit la place de la réalité.
Et ce fut plus fort que moi, un rire s’échappa de mes lèvres.
Décidemment, il n’y a qu’avec lui que je peux me comporter comme une gamine. Mais ça me faisait franchement du bien. Si une enfance normale signifie se sentir ainsi pendant des années, je commence à regretter de ne pas avoir vécue la mienne

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Lorsque le démon aux yeux rouges s'improvise professeur.

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