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 Un élève à Kobe - entrainement d'endurance

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Ven 4 Mai - 21:04

★ Dernier Jour à Kobe... Les conneries ne sont pas finies! ★


Notre séjour à Kobe prendra bientôt fin, ou plus précisément dans quelques petites heures. Je vais tout de même expliquer un peu ce qui s'est passé pendant cette petite semaine de mon absence à Undai Gakuen. Les jours passèrent vite en compagnie d'une Yume beaucoup plus expressive que d'habitude ou encore entre les conneries quelconque qu'on pouvait faire étant ensemble. C'est fou, je crois que je n'ai jamais autant mis la pagaille dans ma maison que en quelques jours en compagnie de la jeune femme. Il fallait l'avouer, elle n'était pas douée dans le genre social et vie commune, mais elle était tout de même amusante. Tout cela pour dire que, en fin de compte, si elle sortait plus souvent de l'Académie, elle tuerait la moitié de la population et l'autre moitié deviendrait ses esclaves pour lui faire à manger. Je crois que le compte est bon là. En tout cas, entre les entraînements, les diverses conneries et la famille, je me suis bien amusée et j'ai gagné en endurance. Oui c'était dit et prouvé, Yume avec ses méthodes peu catholiques et tolérantes, était tout de même la meilleure enseignante qu'on pouvait avoir, à la fois ferme mais aussi avec ses moments de gentillesse. Alors qu'avons-nous fait pendant une semaine précisément ? De un des entraînements inhumains passant par se traîner dans la boue à un millier de pompes avec un poids sur le dos. Oui, je devais l'avouer ce n'était vraiment pas une semaine de vacances pour moi, loin de là, c'était vraiment une période de ma vie la plus difficile que je n'ai jamais connu au niveau physique. Mais je suis fière du résultat, j'arrivais à faire des choses qu'au début je n'aurais même pas imaginer savoir faire, alors sérieusement je n'avais pas à m'en plaindre. D'ailleurs, je regretterai presque de devoir retourner à Undai. Non, je plaisante ! Je voulais y retourner au plus vite, parce que avec un corps sain, je voulais voir ce que cela donnera dans une robe de combat. Oui, je voulais perfectionner le tout et seul cet endroit était capable d'accueillir mon nouveau pouvoir, seul endroit où je savais l'utiliser. Donc, si je voulais devenir plus forte, il fallait que je perfectionne cette partie de moi aussi. Et pour modèle j'aurai qui, à votre avis ? Bah bien sûr que la fameuse Black Rock Shooter. Attendez, c'est une chance folle de l'avoir non ? Si... Enfin, si cela pouvait m'éviter des problèmes avec les autres étudiants et un entraînement de première classe en plus d'un semblant d'amitié, alors je ne dirai pas non. C'est certain, parce que je l'aimais bien cette Yume Kuroi.

Donc, revenons à aujourd'hui. Je me suis levée super tôt, vers six heure du matin, tellement l’impatience de retourner à Undai me tenaillait. Mes valises déjà faites la veille, je n'eus qu'à les mettre en bas dans le hall avant de remonter prendre un bain bien mérité et savonneux. J'aimais ma salle de bain en fait, avec la grande baignoire qui pourrait comporter au moins trois personnes, les miroirs scintillants et les couleurs d'eau m'entourant. Je ne m'attardais pas dans cette eau qui ne me disait que de rester dedans. Je sortis, je pris mes médicaments et je m'habillais rapidement dans un short et un débardeur sombre avant de descendre prendre mon petit déjeuner. Quand j'ai fini, il était déjà huit heures et demi. Je me demandais si Yume-San dormait encore, normalement elle était toujours debout avant moi, quoi que non, plus les jours passaient, plus je la voyais se lever plus tard et manger plus aussi. Je crois que j'ai trouvé au moins une chose qu'elle aimait, c'était la nourriture même si elle était vraiment nulle pour la préparer. D'accord j'avoue, je n’étais pas mieux... Bon, je me décidais de remonter et l'attendre dans ma chambre, elle risquerait encore d'y débarquer par la fenêtre ou encore mieux, briser un mur. Soit, je m'assis sur mon lit, et une nostalgie de malade m'envahit. C'était fou comment je pouvais aimer et détester cet endroit en même temps. Je pense que si je serais née complètement normale, je l'aimerai encore plus. Dommage. Mais un jour, oui un jour, je rendrai cet endroit magnifique, libre et sans contraintes. Oui certainement... Un bel endroit où le passé sombre est encré dans les murs et dans l'air. Oui, un magnifique endroit ampli de mélancolie. Je secouais la tête, il fallait que je me change les idées, alors pour seule occupation que j'ai pu trouver, c'était d'aller voir si Yume dormait encore ou pas.

J'ouvris ma porte et allai toquer à la porte adjacente à la mienne. Aucune réponse, je fronçais les sourcils. Ne me dites pas qu'elle dormait encore quoi, elle qui aimait m'extirper de mon lit sans pitié quitte que je lui boude dessus par après. Haha, j'aurai peut-être l'occasion de me venger aujourd'hui en la réveillant à son tour, ce serait trop amusant, vraiment trop. Je l'appelais doucement, espérant tout de même qu'elle me réponde, parce que je n'avais pas vraiment de subir les conséquences de cette vengeance trop tentante. Rien, aucun son, elle devait avoir un sommeil lourd. Je retins ma respiration et appuyais sur la clenche argentée de la porte. Elle n'a pas fermé à clé, je le constatais quand je n'eus aucune résistance et que la porte s'ouvrit dans un silence de mort. Je jetais un œil discret dedans, je pus apercevoir son lit fait, et donc qu'elle n'était pas dedans. J'ouvris d'un coup la porte et pénétrais dans la chambre en me demandant sérieusement où elle avait pu passer. Parce que je ne l'ai vu nulle part, alors je pouvais imaginer le pire. Peut-être qu'elle est partie sans moi constatant que j'étais assez grande pour me débrouiller et trouver le chemin à Undai toute seule... Non ! Elle n’aurait pas fait cela tout de même. Ou alors, elle est partie chasser des oiseaux pour je ne sais quelle raison, peut être pour les ramener avec elle et aller montrer à la directrice ce qui dérangeait son sommeil. Ou alors... Ou alors... Mon regard sombre se porta sur la porte de la salle de bain toujours fermée. Et si elle... Si elle se serait noyée parce qu'elle pensait tant à un bon morceau gras de la viande qu'elle s'en est endormie dans un rêve où elle le mangeait ? Ou encore... Elle a vu un insecte et elle voulait le tuer, et donc elle s'est cogné la tête et et.. et est tombée dans l'eau du bain... ! Je devais avoir le cœur net, je m'avançais vers la porte et d'une voix timide, tout en l'ouvrant je dis :

-Yume-San, tu es là ?

Et mon coeur ne fit qu'un bon. Ce n'est pas une Yume froide et morte baignant dans son sang que je découvris, non. C'était tout autre chose. Elle, el... elle... Je sentis mon visage passait de ma couleur normale à un rouge prononcé comme une écrevisse avant que je ne bafouille un :

-Pa...Pardon, je ne savais... pas que tu... je croyais que... tu... sais... voulais pas... je... je...

Du bafouillage plein la tête pour terminer dans un petit cri et, et là ma tête changea encore de couleur devenant cette fois d'un banc de la mort. Je venais de... de surprendre l'iceberg de tous les temps, la terreur de Undai, la froideur même, en train de... de jouer ! De jouer avec un canard en plastique jaune dans son bain plein de mousse. Oui, j'ajoute bien ce détail pour que personne ne croit que j'étais une perverse voyeuse, non, je n'ai rien vu de son corps, et d'ailleurs j'ai détourné mon regard juste après avoir capté ma gourde. Mais qui... qui l'aurait cru. Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer ou courir le plus loin possible. Pour tout dire, je restais là, plantée comme un piquer sans oser respirer ni bouger, à fixer un point invisible par terre, tout pour ne pas la fixer, elle.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Ven 4 Mai - 21:59

C’était mon dernier jour à Kobe, j’avais passé une semaine monstre, une semaine remplie de joie et de folies, je ne savais pas que j’étais capable de m’amuser autant, je ne savais même pas que j’étais capable d’être aussi contente rien qu’en sortant de Undai. J’étais à mon apogée, je baignais autant dans la joie que dans l’amusement. Oui, il fallait s’en douter que cela ne se voyait pas sur mon visage, que je restais avec mes expressions froides et que je répondais toujours aussi sèchement … mais il fallait se le dire aussi, Kaïla avait découvert des parties de moi que seule la directrice connaissait, elle était la seule autre personne qui m’avait vu rire, sourire ou encore parler « gentiment ».  

C’est en me levant vers cinq heures du matin, les yeux à moitié ouvertss mais un sourire grand sur mes lèvres que je bougeais de mon lit. Non, ce n’est pas que je suis matinale, disons plutôt que mon estomac m’avait réveillé et que je me devais de manger quelque chose si je voulais encore dodo un peu … beaucoup. C’est sur cette pensée que je me dirigeais vêtue de mon pyjama et d’une couverture vers la cuisine, arrivant dans les lieux, je remarquais que personne n’était encore levé, c’était mauvais, si personne n’est là … qui va me faire à manger ?

Sur cette déception, je me dirigeais tout de même vers le frigo, espérant à un quelconque miracle. Et le miracle se produisit, sur un petit plateau se trouvant tout au dessus, juste à la hauteur de mes yeux, un petit mot m’était adressé sous lequel se trouvait de la nourriture déjà fraîchement préparée.

NOTE : Ce plat appartient à Yume en cas de faim nocturne, il est avisé de ne pas y toucher. Signé, Kaïla Kurayami.

C’était fou comment cette fille m’avait percé à jour, contente de voir qu’elle avait pensé à moi, je sortis le plateau, avalais d’une traite ce qu’il y avait dedans avant de retourner dans ma chambre, sourire aux lèvres en chantonnant -silencieusement, mais genre dans ma tête- une chanson dont je ne me souvenais plus le nom. Mais toute bonne chose a un mauvais côté non ? Et pour une matinée presque parfaite, je ne pouvais pas espérer que celle-ci continue et c’est la présence d’une certaine personne qui affirma mes dires.

Devant moi se trouvait une personne dont j’aurai préféré éviter la venue et dont j’aurai tout fait pour retarder l’entrevue, à mon retour à Undai. Mais à croire que madame la maîtresse n’avait pas envie d’attendre plus longtemps le retour de son mouton et pour ce fait, par ses gestes et ses paroles claquant l’air froidement, je reculais de quelques pas avant de me faire emprisonner dans une étreinte.

- Yume m’a manquée, Yume ne m’a pas donné de coups de fil hier ! J’ai eu peur qu’il lui arrive quelque chose alors que je suis venue ici le plus vite possible pour me rassurer que tout allait bien !

Coincée comme jamais, je la laissais déposer ses lèvres sur mon cou sans bouger ne serait-ce qu’un instant. Je n’avais vraiment pas eu le temps de l’appeler hier … à vrai dire, j’avais complètement oublié la présence de cette femme et en oubliant sa présence, j’en avais oublié l’utilité de l’appeler. Logique comme jamais n’est-ce pas ?

- Je serai ce soir de retour, tu n’avais nullement besoin de te déplacer Ayame.

C’était froid, mais pour elle cela donna d’une autre manière puisqu’elle me lâcha avant de déposer un baiser sur mon front, de se positionner devant moi et de me dire de sa voix mielleuse :

- Yume est si gentille de s’en faire pour moi … Il faut que je récompense Yume pour de telles gentillesses, il faut que …

Je n’eus le temps de faire ou dire quoi que ce soit que je m’étais retrouvée sur le sol. Les bras attachés par ses mains et mes jambes écartées par son corps. Les yeux rivés dans ses amandes vertes et une expression de malaise sur le visage, je me débattais légèrement avant que mon corps tout entier ne se courbe en sentant sa main froide passer sur mon ventre qu’elle venait dé découvrir. Mon visage se fit par la suite emprisonné par des lèvres, par un sourire, par un mot et je m’abandonnais une fois de plus à cette femme que je détestais tant, que je me promettais d’un jour tuer de mes mains, de cette femme qui m’accordait tellement de soins à cet instant précis que… que …

- Ayame … C’est … C’est … Ayame …

Me redressait d’un coup dans mon lit, je secouais la tête en fixant le mur se trouvant devant moi. En sueur et crevant de chaud, je me retenais de hurler de surprise en posant ma main sur ma bouche. Un rêve, oui, un putain de rêve. Tournant la tête vers mon réveil, je vis qu’il était déjà presque huit heures… Déjà. Déjà ! Me levant donc rapidement, je me dirigeais vers la salle de bain, restais planter devant mon miroir en me demandant bain ou douche pour finalement me saisir de mon cellulaire en ouvrant les vannes du bain.  Composant le numéro d’une certaine personne, je déposais mon oreille contre le métal froid de mon téléphone en entendant le bip ordinaire signifiant que l’appel était en cours :

- Juste pour dire que … je rentre ce soir. Je serai à Undai vers vingt heures normalement …

- Merci de m’avoir prévenue Yume, tu veux que je vienne te chercher quelque part ou tu comptes rentrer par tes propres moyens ?

Ma seule envie, c’était de lui dire « viens », c’était fou, mais suite au début du rêve que je venais de faire, ma tête ne résonnait pas forcement correctement. Cependant, j’écoutais plutôt mon sens logique et lui répondis que je viendrai seule avec Kaïla. Suite à cela, elle me proposa de fêter mon retour, je la gratifiais d’un petit oui, avant de raccrocher en lui disant au revoir.

Rentrant dans mon bain mousseux suite à mon coup de fil, je me laissais tomber dans l’eau tout en soupirant doucement. Me redressant en matérialisant mon canard, je le déposais sur l’eau avant de le faire avancer tout en soufflant légèrement dessus.

- Pyon … Pyon-Kun … J’ai beaucoup de choses à te dire aujourd’hui. J’ai fait un rêve étrange et … et Pyon-Pyon-Kun … Tu m’écoutes ?

Mais mon canard n’eut le temps de me répondre que la porte de ma salle de bain s’ouvrit, laissant une étrangère traverser la porte. Sous un cri de surprise, je la vis virer au rouge, tandis que moi … moi j’étais déjà complètement en feu. Mais Dieu ! C’était quoi cette manie qu’avaient les gens de rentrer dans mon lieu privé quand j’étais dévêtue ou encore mieux, dans des circonstances peu … peu … Dieu !

-Pa...Pardon, je ne savais... pas que tu... je croyais que... tu... sais... voulais pas... je... je...

Mais elle croyait quoi ?! Mais elle croyait quoi putain ?! Qu’elle le dise ce qu’elle croyait avant que, avant que, avant que ! Là … j’ai pas réussi à me contrôler, sortant de mon bain sans plus de cérémonie, je l’attrapais par le col avant de poser brusquement son corps contre la porte de la salle de bain qui se ferma sous son poids. Elle décollant du sol, la flamme bleue signifiant ma matérialisation se créa sur mon œil gauche avant que celle-ci ne vire de couleur pour un mauve froid tandis qu’une robe de combat encore inconnue à Kaïla se transforma sur mon corps. D’un mouvement habile de la main, je créais une pointe en acier avant de la diriger vers son visage, prête à lui crever un œil, je m’arrêtais au dernier moment à même pas deux centimètres de sa pupille avant de relâcher ma proie ainsi que de faire disparaître ma robe.

D’un mouvement brusque je reculais, m’enroulais tant bien que mal dans des essuies avant de cracher du sang de ma bouche. Insane … Insane !

- Ne pars pas … Reste …

Ce n’était pas un ordre, ce n’était pas quelque chose de sorti froidement, mais plutôt comme une demande. J’avais perdu contrôle, j’étais complètement déboussolée, je ne savais pas ce qu’il m’arrivait, mon corps se mit à trembler tandis que du sang continuait à couler de ma bouche, c’est en levant mon bras en direction de Kaïla que là … le mouvement me baissa pour une dernière fois, le noir fit place dans ma vison et mon énergie m’abandonna. Tombant littéralement dans un malaise, je n’entendis même plus ce qu’il se passait autour de moi … Ayame … Kaïla … Insane.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Sam 5 Mai - 17:28

Ma torpeur ne dura qu'une fraction de seconde, il fallait le dire. Je n'eus même pas le temps de cligner des yeux que Yume réagit au quart du tour, même si je ne m'attendais pas à une réaction aussi violente de sa part. Avant même que je puisse dire « ouf » mon corps se sentit écrasé contre la porte de la salle de bain avec une Yume en colère à quelques centimètres de moi. Je n'ai pas vu le coup venir et la situation m'échappait complètement. J'avais terriblement mal au dos et j'étais bloquée sans pouvoir bouger, rien que regarder ce qui se déroulait sous mes yeux, oui, je devais l'avouer, effrayés par la tournure de la situation. Je vis l’œil de la femme, son œil gauche dont une flamme bleutée s'échappait à chaque fois qu'elle engageait un véritable combat, justement se recouvrir de cette flamme froide avant, avant de passer dans une teinte toute différente de celle à la base. Son œil vint virer au mauve, un mauve étrange et qui avait l'air plus sauvage, plus agressif que la flamme d'origine. Jusque là, rien de très choquant à part peut être que je me retrouvais le dos contre la porte, coincée entre cette dernière et une Yume folle de rage, sans oublier qu'elle venait de matérialiser une robe de combat assez étrange dans son genre, prête à frapper. Bon, là toujours encore rien de grave, je le méritais, si elle me tapait dessus, je n'avais pas à pénétrer son espace vitale comme je venais de le faire. Mais alors là, là y a rien qui était normal ou amusant ou juste, juste neutre. Elle venait de matérialiser un genre d'arme ou je ne sais pas quoi, mais de là où j'étais je constatais facilement que cela devait être pointu et dangereux, que d'un geste rapide elle l'avança vers moi sans moindre hésitation. Je crus défaillir à ce moment, déjà que je manquais d'air à cause de sa poigne de fer, oui elle était forte la madame. De plus, pour couronner bien les choses j'allais perdre un œil sans plus de cérémonie, ou encore mieux, la vie. Au lieu de fermer les yeux quand son arme s'approcha de moi, je les écarquillais encore d'avantage comme si je donnais un accès libre, aller vas y crève moi un œil, pas de souci tant que tu évites ma paupière quoi. Non, mais pour être plus sérieuse, j'ouvris grands les yeux de surprise mais aussi de peur. Pourquoi ? Ce n'était pas comme si c'était la première fois que Yume me menaçait de m'arracher la tête ou autre chose dans le genre, mais là, là une telle aura meurtrière se dégageait d'elle que je n'attendais qu'une mort rapide. J'aurai pu me pisser dessus de peur, mais bon, même dans ces conditions, y avait pas moyen que je fasse cela. Alors vous n’imaginez pas mon soulagement quand elle s'arrêta à même pas trois centimètres de moi, quand elle stoppa son mouvement brusque et violent. Oui, là je l'avoue, j'avais des sueurs froides tout le long de mon dos, et de mon front, et mes mains étaient moites, et quand elle me relâcha sans plus de cérémonie pour s'enrouler dans des essuies, mes jambes étaient en compote et je tombais comme une gélatine flasque au sol, glissant sur la porte jusqu'à ce que mes fesses touchent le sol. Et, et oui parce que faut le dire, mes yeux étaient toujours aussi rouges et toujours aussi ouverts à regarder tout le rouge devant moi. Non, je ne voyais pas rouge, je voyais trouble, mais le rouge bah c'est le rouge que... que crachait Yume sur le sol blanc de la salle de bain. Alors oui, la couleur ressortait fort, fort rouge quoi.

- Ne pars pas … Reste …

J'eus un rire nerveux, même si je voulais partir, je ne pourrais pas tellement j'étais encore sous le choc de ma pauvre petite existence. Je la vis perdre connaissance sous mes yeux et je ne bougeai toujours pas. Il fallait le dire, il n'y a même pas trois secondes de là, elle avait failli me tuer sans moindre ressentiment. Oui d'accord, je méritais ce traitement de faveur, mais bon. Non en fait, d'accord je suis rentrée dans sa salle de bain en la découvrant dans une situation délicate, mais de là à aller essayer effacer tout trace de mon existence dans ma propre demeure, c'était cruel. La prochaine fois...

J'entendis un son étrange parvenir à mes oreilles, je suis restée ainsi un moment à fixer le corps de Yume puis son cellulaire, puis de nouveau elle, et ainsi de suite un moment avant de me réveiller de mon rêve éveillé. Du mieux que je pus j’enjambais rapidement la femme inconsciente et attrapai son cellulaire. Oui j'aurai mieux fait d'appeler l'ambulance ou un truc du genre, mais avant j'allais tout de même répondre à l'appel. Ne cherchez pas la logique, quand vous êtes en état de choc et complètement terrifiés vous faites des conneries monstres. Bah voilà, la mienne c'était de taper la conversation avec une inconnue à moitié déboussolée tandis que mon invitée qui voulait me tuer, était au sol nageant dans son propre sang. Magnifique. J'entendis une voix chantonner de l'autre coté du fil.

-Yume, j'ai oublié de te dire... ~

Je la coupais réalisant de qui devait s'agir, le puzzle dans ma tête se mit ne place d'un coup. Oui, j'étais de nouveau lucide.

-Dead Master…-Sama ?

La voix à l'autre bout se tut un moment avant de reprendre de plus belle d'un ton trop calme, trop amusé comparé à ma propre voix qui tremblait comme pas permis.

-Oui, Kurayami-San ?

Au moins, elle savait à qui elle parlait, quoi elle savait reconnaître la voix des gens à l'autre bout du fil ? Mais même, comment elle aurait pu le faire si elle ne m'a jamais ni vu ni entendu en vrai ? Elle avait des superpouvoirs, c'était certain.

-Y a Yume qui est... elle s'est évanouie et heu... et y a du sang.

-J'arrive.

Simple mot, après lequel je laissai le cellulaire tomber sur le sol pour reporter mon attention sur le corps à mes pieds. Je n'osais pas l'approcher, et je crois que le mieux ce serait que j'aille tout de suite prévenir quelqu'un au lieu de rester ici comme un merlan frit à la regarder, parce que désolé, mais comment le dire. Kobe se trouvait à quand même une à deux heures de route de Kyoto, alors attendre que la directrice se ramène chez moi, c'était laisser mourir la jeune femme dans la salle de bain, et comment dire ce n'était pas mon but non plus. Et d'ailleurs... Elle connaît mon adresse d'abord ? Oui, mais avant qu'elle la retrouve dans toute sa paperasse, le temps ne s'arrêtera pas et continuera son cour. Par contre, je ne pus continuer avec mes scénarios catastrophiques qu'une silhouette apparut juste à coté de moi, de nulle part comme ça, comme si elle s'était matérialisée à partir de l'air. Je sursautais avec un petit cri de peur avant de river mes yeux sur la... la fille qui était devant moi. Elle était plus petite que moi, elle ne devait pas avoir plus de 15 peut être 16 ans, et elle abordait un air enjoué. Elle n'avait rien d'une directrice, mais je le sentais, je sentais à partir de sa matérialisation et surtout de l'aura malsaine qui se dégageait d'elle, que c'était bien Dead Master et personne d'autre. Et sa voix... Juste trop douce, trop, trop tout et trop peu appropriée pour cette situation.

-Kurayami-San, veux-tu venir avec nous à Undai ?

Je lui fis un « non » de la tête. La fille aux yeux verts détailla la jeune femme par terre avant de la prendre dans ses bras et en me faisant un clin d’œil amusé, se volatiliser dans les airs. Avant qu'elle ne disparaisse, je pus discerner dans son regard une étrange lueur, une lueur qui ne disait rien de bon. De ce que j'ai entendu par la bouche de Yume-San, je ne faisais pas du tout confiance à cette apparition... démoniaque.

Ce que je fis ensuite ? Je suis partie dans ma chambre, et j'ai dormis jusqu'à ce que ma mère me réveille paniquée et me demande ce qui s'est passé. Je lui dis vaguement que tout allait bien, qu'il serait bon que papa me conduise jusqu'à Undai et que voilà. Donc après quelques heures et explications plus détaillées, je quittai la maison familiale. Mon père me conduisit jusqu'à Undai. Où je rejoins tout de suite les dortoirs et mon lit. J'espérais que Yume-San allait bien, que Dead Master a su s'en occuper. J'espérai que la jeune femme aux cheveux noirs ne m'en voudra pas trop pour ce que je venais de faire. Mais ce que j'espérai le plus, c'était que j'ose la regarder en face sans m'enfuir à l'autre bout de la ville. Je crois que cela devrait aller. Il faudra que j'aille m'excuser un jour ou l'autre de toute façon.


END

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Un élève à Kobe - entrainement d'endurance

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