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 Un élève à Kobe - entrainement d'endurance

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Ven 27 Avr - 22:25

Aujourd’hui, aujourd’hui … aujourd’hui. Oui, aujourd’hui, c’était aujourd’hui et aujourd’hui n’était pas n’importe lequel des aujourd’hui, parce que aujourd’hui, pour la première fois depuis plusieurs années, je sortais enfin de l’académie. Evidemment, j’avais du demander, supplier, me faire … pour avoir l’autorisation de Dead Master. Cette femme était assez folle pour que je doive au moins l’appeler toutes les deux heures, préciser mon emplacement, les gens avec qui j’étais et surtout, si un problème quelconque survenait. J’avais beau être la grande Black Rock Shooter, je n’en restais pas moins l’enfant protégé à sa maman pour la directrice. Mais bon, commençons par parler « d’aujourd’hui » depuis … ce matin.

Il était sept heures du matin quand mon réveil sonna, sortant rapidement de mon lit, je me dirigeais vers ma salle de bain pour y prendre une douche rapide. Une fois lavée et séchée entourée de ma serviette, je retournais dans ma chambre pour y préparer mes affaires. Pliant quelques vêtements dans un sac sans oublier quelques autres affaires dont je ne savais pas me séparer tel que mon canard de bain, un mouchoir étrange et ma paire de pantoufles, je finissais rapidement avant de m’habiller.

Vous-vous demandez surement pourquoi je fais mes valises ? Tout simplement parce que en ce jour plein de rebondissement, je quittais l’académie pour Kobe. Pourquoi Kobe ? Tout simplement parce qu’une certaine personne, après avoir passé son combat pour accéder en première, m’avait demandé d’être son professeur. Sachant que la matérialisation n’était pas un problème pour elle, je lui avais proposé de partir dans un endroit reculé dont elle connaissait peut être l’existence, pour entrainer son physique et surtout sa résistance sans recourir à une quelconque matérialisation. Rester à l’école n’avait pas grand-chose d’amusant et je dois avouer quand elle m’a proposé de se rendre dans sa demeure familiale, je n’avais pas pu résister. J’allais voir … une famille, et surtout, un autre endroit que Undai.

Soit, une fois mes affaires faites, habillées et prête à partir, je me dirigeais vers l’extérieur des dortoirs d’un pas rapide. Sachant que nous avions rendez-vous dans une demi heure à l’entrée du parc, je profitais d’aller chercher de quoi manger sur le chemin. Arrivant donc à la cafétéria, j’achetais un peu de tout avant de partir en direction du lieu de rendez-vous. Vérifiant une dernière fois que j’avais tout ce qu’il me fallait, j’arrivais dans le parc, sandwich en bouche, attendant avec impatience l’arrivée de Kaïla Kurayami.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Ven 27 Avr - 23:19

Cela faisait trois jours qui se sont écoulés après mon passage en rang. Je n'ai plus recroisé Izaya depuis, et je ne voulais pas le croiser. Pourquoi ? Je ne savais pas vraiment, juste, je ne voulais pas. Quoi qu'il en soit, depuis ce temps, je n'ai plus remis les pieds dans l'Arène, tout simplement car j'ai dû passer un peu de temps à l'infirmerie et, après ce court séjour, j'ai demandé à Yume-San de devenir mon professeur particulier, en ce qui concernait la matérialisation. Pourquoi ? Parce qu'elle était une des plus douée, mais c'est aussi avec elle que j'ai franchis le seuil de l'Arène pour la première fois. Je ne sais pas pourquoi elle a accepté et a cédé à ma demande, mais je me retrouvais là, avec une des meilleurs de l'Académie Undai, comme professeur. Oui, elle aurait pu me dire que j'avais des enseignants pour ce genre de choses, mais elle n'en fit rien, juste m'a sortis un de ses 'oui' froids, comme si de rien était, avant de partir de son coté en me laissant en plan.

C'est ainsi que je me retrouvais ce matin, debout à 6 heures, la tête dans le cul. Yume-San m'a demandé de quitter l'école avec elle pour une semaine d'entraînement dans un endroit reculé, pour améliorer mon endurance. Je n'étais pas contre, fallait dire, il ne restait qu'à trouver un endroit et savoir si je pouvais quitter l'enceinte de ces lieux. Évidement que je pouvais, j'étais accompagnée de Black Rock Shooter après tout, donc question autorisation ce n'était pas un souci. Le seul problème était de trouver un endroit calme pour cela. C'était un problème pour un simple étudiant qui n'avait pas où aller, par contre je passais outre cette catégorie. J'avais où aller. C'est pourquoi, après avoir parlé avec mes parents, j'invitais Kuroi-San à passer du temps dans le manoir familial de la famille Kurayami. Cela ferait plaisir à mes parents que leur fille chérie vienne leur rendre visite, après tous les événements que j'ai bien pu leur raconter, et de plus, on aurait un endroit calme pour s’entraîner. Oui, j'avais à ma disposition un grand manoir, dans un coin reculé de Kobe, que demander de plus.
En plus de cela, j'avais des parents assez gentils pour accepter d'héberger une inconnue, enfin sous ma demande express et comme ils ne savaient me refuser quoi que ce soit, eh bien le tour était joué.

Ainsi, quand mon réveil sonna, je me dirigeai automatiquement vers ma salle de bain où je pris une douche rapide en me savonnant de partout, puis j'allais m'habiller, mais je ne mis pas mon uniforme cette fois-ci, non, je le remplaçais pour un simple pantalon noir avec un T-Shirt et un pull à capuche de la même couleur. Non, je n'étais pas gothique, j'aimais juste les vêtements noirs, bande de cons. J'avais fait mes valises la veille, donc il ne me restait qu'à descendre tout cela pour me rendre avec jusqu'à l'entrée du parc, là où j'avais rendez-vous avec Yume-San. Enfin, valises était un grand mot, je n'avais en ma possession qu'un sac, assez léger. Je me disais que je n'avais pas besoin de plus, et s'il me manquerait quelque chose, je le trouverai fort bien chez moi. Chez moi... Hein...

J'ai fait mon lit, par la suite. J'ai rangé tout ce qu'il y avait à ranger, je pris mes médoc's, je finis mes devoirs d'anglais qu'une prof surexcitée nous a donné, et me voilà prête pour partir. Sauf que... mon ventre n'était pas du même avis. Il hurlait son désaccord, il voulait manger, mais manger voulait dire risquer d'être en retard en vue de l'heure qu'il était. Mais bon, c'était question de vie ou de mort, c'est pourquoi, traînant mon sac derrière moi, je dévalais les mètres me séparant de la cantine sans faire attention à toute la foule qui se trouvait sur le passage. Non, je plaisante, je hurlais sur ces bâtards qui ne savaient pas rester dans leurs espaces vitaux, ensuite, j'ai pris un sandwich chicken/mayo et je suis partie en courant vers le parc. Enfin, en courant était un grand mot aussi, en marchant rapidement tout en avalant mon repas, voilà.

Essoufflée enfin, plutôt échauffée, j’arrivais à la hauteur de la jeune femme qui m'attendait devant l'entrée. J'étais un peu en retard, certes, mais pas de longtemps. Cela me faisait toujours aussi bizarre de me retrouver devant une femme d'environ 25 ans, au lieu d'une fille qui avait plus ou moins mon âge. Attendez, cette fille avait au moins... Si je compte bien, sept à huit ans de plus que moi, ce n'était pas un peu. Finissant mon sandwich d'une dernière bouchée, je m'exclamais joyeusement :

-Ohayo Yume-San ! Comment vas-tu aujourd'hui ?

Grand sourire sur le visage, je ne pris pas grande attention à son air froid et sévère. Il fallait la décoincer un peu, je n'imaginais même pas ce qu'il se passera quand elle rencontrera mes parents.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Sam 28 Avr - 11:43

- Ohayo Yume-San ! Comment vas-tu aujourd'hui ?

La jeune fille que j’attendais venait de pointer son nez en criant étrangement amicalement ces quelques mots à mon encontre. Me retournant en la voyant arriver à ma hauteur, je levais la main légèrement pour lui faire signe. Devant mes aînées, je me penchais respectueusement, mais suite à mes diverses lectures sur les relations sociales, j’avais appris qu’entre « amis », ce geste n’était plus obligatoire.

- Bien.

J’aurais pu sans doute répondre beaucoup plus que ça, genre, « je vais très bien merci et toi ? » mais aucun de ces mots n’avaient envie de sortir de ma bouche. Me retournant en regardant légèrement autour de moi, je demandais à la jeune Kaïla de se reculer d’au moins un mètre. Levant ma main vers un espace que je jugeais assez bon pour matérialiser ce que je voulais, je fermais les yeux et créais en une fraction de seconde l’objet de ma convoitise.

Pour ce fait, une voiture noire se créait sous nos yeux. Un modèle de course avec seulement deux places, assez petite et pratique pour doubler les autres. De sa peinture sombre et lumineuse, on pouvait voir le reflet du soleil éblouir la vue des gens tel un miroir. Me dirigeant vers le coffre, j’y déposais mes affaires et invitais Kurayami à en faire de même.

- Je n’aime pas les trains, il y a trop de gens, on va donc y aller en voiture.

Prenant déjà place sur le siège conducteur, je réglais rapidement tout ce qu’il fallait avant de matérialiser une clé dans ma main et de l’insérer à l’endroit où elle devait être pour faire ronronner le moteur. Par simple mesure de sécurité, j’attachais ma ceinture et attendis que ma compagne y monte.

Devrais-je lui dire que je n’avais pas de permis ? Non, ca lui aurait fait peur. De plus, c’était aussi la première fois que je conduisais une voiture, je savais maîtriser tout ce qui était sur deux roues, donc un quatre roues ne devrait pas être si différent … si ?

De plus, je n’avais eu jamais d’accident à deux roues … ah quoi que … écraser les chats, les chiens et tout types d’animaux ça compte ? Et puis, pour ce qui était des gros accidents … quelques élèves qui ne devaient pas se trouver là. Mais là, c’était pas accidentel, non, j’avais fait exprès de leurs foncer dessus.

- Attache … toi.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Sam 28 Avr - 15:00

⁃ Bien.

Accompagné d'un signe de la main assez raide. Que demander de plus à une asociale de première, rien, c'était déjà « bien » comme cela. Évidement, comme je pouvais m'en attendre, on ne passa pas à une discussion amicale et sans vrai but, non, Yume-San préférait venir à l'essentiel. À quoi utiliser des paroles et sa salive pour rien, si on pouvait tout de suite passer aux choses sérieuses. Je crois que c'était une des choses qui étaient bien avec Kuroi-San, elle ne s'attardait pas.

Elle me dit de me reculer, quand j'eus exécuté sa demande, ou son ordre à vous de voir vu son ton, une voiture sportive flambant neuve apparut devant nous, de rien, du vent transformé en métal. C'était cela le pouvoir d'une Terminale très expérimentée. Mais maintenant... elle veut utiliser une matérialisation pour se déplacer dans le monde réel, enfin non pas dans ce sens là, je voulais dire dans les rues du Japon où on n'utilisait pas ce genre d’engin ?

⁃ Je n’aime pas les trains, il y a trop de gens, on va donc y aller en voiture.

On dirait bien que oui. Ha ha... Je mis mon sac dans le coffre et m'installai à la seule place libre de la voiture à coté du conducteur. Bon sang, en tout cas, cette fille avait bon goût en choix automobiles.

⁃ Attache … toi.

Je m'attachais sans protester, je ne savais pas pourquoi, mais j'étais un peu angoissée de me retrouver dans cette voiture, avec elle au volant. Pourquoi ? Parce qu'elle n'avait pas l'air fiable, et il fallait dire qu'on ne pouvait pas conduire ici avant l'âge de dix-huit ans, et, même si elle avait l'air assez vieille, il y a encore quelques mois de là, elle était plus jeune que moi, en tout cas en apparence. Alors est-ce que... ?

-Heu... Yume-San, dis, tu as ton permis ? Parce que je crois que conduire une matérialisation... c'est assez illégal, je pense...

Une question comme une autre hein ! Simple question dont la réponse ne sera autre que positive, hein ! En tout cas, c'est ce que j’espérai quand elle démarra la voiture et s’engagea dans les rues bondées de Kyoto, après que je lui ai indiqué l'adresse. Le chemin de Kyoto jusqu'à Kobe ne devrait pas nous prendre plus d'une heure en voiture, plus peut être vingt minutes pour arriver jusqu'à ma demeure reculée. Oui, mais en une heure, on pouvait crever cent fois, si pas davantage. Mais il y avait un plus dans tout cela, on évitera au moins les trains bondés, les taxis en retard ou encore mes parents qui seraient encore capable de venir nous chercher à la gare. Je devais les prévenir de ma venue, et que dans peu je serai là, juste pour qu'ils ne me fassent pas une crise qu'ils n'étaient pas préparés à ma venue. Bon, ils vont la faire tout de même, même si ils le savent, mais voilà quoi.

J'ai envoyé un texto à mon père quand nous fîmes à mi-chemin, et un autre à ma mère, pour qu'elle ne me dise pas que je préfère mon père à elle. Oui, les parents de nos jours sont bizarres, surtout avec leur enfant unique. Yume-San n'était pas du genre bavarde, et de plus, j'avais peur qu'elle fasse un faux mouvement ou qu'on s'écrase contre un des nombreux arbres adjacents à la route, c'est pourquoi, mes yeux étaient rivés sur le chemin qui défilait à travers la vitre. Quand nous étions au centre de Kobe, je reconnus facilement la grande tour rouge qui ornait le paysage, c'était mon indicateur quant au lieu où je me trouvais. Dans peu je reverrai ce manoir qui me tenait prisonnière pendant quatorze longues années, maintenant à savoir si je voulais vraiment y retourner ou non.

-On y est presque...

Et sans accidents mortels, mais avec un bon coup d'adrénaline quand elle ratait presque ses virages ou manquait de peu d'écraser un piéton, juste parce qu'elle ne voulait pas attendre que ce dernier traverse. Bon sang... Je crois que je ne remonterai plus jamais avec elle dans une voiture, en plus dans une matérialisation !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Sam 28 Avr - 18:07

-Heu... Yume-San, dis, tu as ton permis ? Parce que je crois que conduire une matérialisation... c'est assez illégal, je pense...

Je n’allais pas lui répondre, si je montrais ne serait-ce qu’un signe que je ne savais pas conduire, elle serait descendue du véhicule et m’aurait tiré avec elle dans un train ou je ne sais où pour arriver à Kobe. Décidant d’ignorer royalement ses demandes, je n’écoutais plus que le chemin qu’elle m’indiquait et suivait la voix du GPS se trouvant dans ma matérialisation.

La première étape étant de démarrer la voiture et conduire droit, j’y arrivais, aucun blocage, pas d’arrêt soudain, tout se passait bien.

Deuxième étape, tourner dans les virages, si ce n’était qu’un petit tournant, je devrais réussir en conduisant à du 180 km/h non ? Cependant, quand vous avez un tournant ressemblant à un angle de 90°, votre vitesse se voix augmentée du double, alors maintenant, imaginez moi, ne sachant que conduire « à moitié » à plus de 300km/h dans un tournant pareil ? Ca va, nous sommes en vie.

Troisième étape, arriver à éviter tout le monde, pas de poubelles, animaux, arbres, piétons et ainsi de suite. Mais j’avais un espèce de problème avec le frein, comme si mon pied m’interdisait de l’utiliser. Oui, j’ai faillit tuer quelqu’un, mais cela restera notre secret, n’est-ce pas ?

Quatrième étape, ne pas zieuter à gauche et à droite sous peine de rentrer dans un mur. Et pour ce fait, j’avais la meilleure coéquipière de conduite avec moi, Kurayami ne faisait que regarder par la fenêtre sans me déconcentrer. Le silence, Dieu que j’aimais ça.

-On y est presque...

Elle venait de dire ça après que j’eus évité un piéton ayant décidé de traverser la route en trombe. Passant peut être à deux cent kilomètres de son corps, celui-ci tomba lourdement sur la route, se releva, me fit un doigt d’honneur en hurlant à la mort. Descendant ma vitre, je passais ma main en dehors de la voiture et lui fis également un signe peu amical. Enculé oui.

- Je suppose que c’est le manoir là bas ?

Lâchant une de mes mains du volant, je pointais du doigt une grande demeure entourée par de la végétation dense. Sentant que j’allais perdre le contrôle du véhicule si je n’y reposais pas rapidement mes mains sur le volant, je tapais mes mains contre le guidon en me reconcentrant sur la route en ignorant la réponse de la jeune fille à côté de moi.

Empruntant un petit sentier, nous arrivâmes devant un immense portail. Ne prenant pas la peine de m’arrêter, je fonçais littéralement dessus. Détruisant la barrière dans un bruit sourd, je regardais les dégâts causés dans le rétroviseur avant de poursuivre ma route.

- Tu m’excuseras pour ça … Kaïla-San.

Ce n’est qu’environ cinq minutes plus tard que nous arrivâmes devant le manoir de ma jeune élève. Posant mon pied sur le frein, la voiture s’arrêta comme par magie juste devant l’entrée, faisant une traînée de poussière monstre. Me détachant, je sortis du véhicule, pris mes bagages, respira un bon coup avant de me retourner vers Kaïla.

- Ca va ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Sam 28 Avr - 19:08

J'en pouvais plus, c'en était trop ! Elle roulait comme une malade, et je crois que oui, oui elle n'avait pas de permis pour... pour faire cela ! J'ai cru que j'allais mourir tellement la vitesse était grande, il n'y a que pendant les tracés droits en dehors de la ville que je pouvais me concentrer sur, sur rien. Parce que sinon, c'était la mort, je devais me tenir tout le temps à quelque chose, n'importe quel appuis, pour ne pas voler avec tout le siège ou me cogner contre la vitre pendant qu'elle tournait.

Ce n'est qu'en voyant le sentier menant au manoir des Kurayami que je me suis dit que dieu existait. J'étais soulagée d'y être arrivée en un seul morceau. Bon sang, il s'en est fallu de peu quoi ! Mais ma joie ne fut pas de longue durée, car, quand je pensais qu'elle allait s'arrêter à l'entrée du chemin en arbres, oui je l'appelais ainsi car il était entouré d'arbres menant jusqu'à la maison, elle n'en fit rien et... et... et elle fonça dedans ?! Elle... elle venait de détruire la grille... grille... Mais elle était folle !

-Tu m’excuseras pour ça … Kaïla-San.

Je pâlis et ne bougeai pas, je la laissais continuer le chemin jusqu'à s'arrêter devant le manoir d'un mouvement sec. J'étais toujours assise sur mon siège le regard vide, quand elle sortit de son engin diabolique pour aller chercher les bagages. D'un mouvement brusque j'ouvris la portière pour...

-Ca va ?

... Pour aller vomir un peu plus loin derrière la voiture. Soufflant comme un buffle, je me relevais et la fusillai de mon regard noir, en colère.

-Non mais ca va pas ?!

Mais je n'eus pas le temps de continuer ma tirade bien cinglante que mes parents arrivèrent doucement vers nous, un peu alarmés par la grille cassée, dont ils devaient déjà avoir eu vent. Je soupirais en les regardant, traînant Yume-San derrière moi par la manche de son veston, oui il ne fallait pas changer les bonnes habitudes, je n'allais pas la toucher non plus, ca va pas ?! Arrivée à leur hauteur, je les gratifiais d'un beau sourire, rare hein, en lâchant la femme aux cheveux noirs. Cela pouvait paraître étrange qu'aucun câlin ni rien ne vint accentuer nos retrouvailles à part un sourire des deux cotés avec des « bon retour, ça va, tu es fatiguée ? », mais ils savaient bien que je détestais me faire approcher, et cela par n'importe qui. C'est avec surprise, mais aussi respect qu'ils détaillèrent Yume-San avant que ma mère me demande de sa voix gentille, sans prendre en considération la grille ou encore la chose diabolique qu'était la matérialisation de la Terminale :

-Tu nous présentes ton amie ?

Oui, elle était complètement mon opposée, j'ai hérité de la froideur et asociabilité de mon paternel, tandis que ma mère c'était tout autre chose. Je levais mes yeux vers les siens en prenant quelques bonnes secondes pour répondre. La fille... La femme aux yeux bleus était beaucoup trop âgée pour être une camarade de classe, et même dire qu'elle était dans mon école pourrait être démesuré, c'est pourquoi :

-Je vous présente Kuroi Yume-San, mon professeur particulier.

Ce n'était pas faux après tout. Si on était là ce n’est pas pour passer du bon temps à se prélasser sous le soleil au bord du lac qui se trouvait à l’arrière de la demeure. Si on était là, c'est pour s'entraîner. Mais cela ne voulait pas dire que je ne pourrai pas glander tranquillement de temps en temps, montrant à Yume-San quelques petits trucs de la maison. D'ailleurs, j’espérai qu'elle n'était pas déçue d'être là, et qu'elle n'avait pas trop peur de la bonté démesurée de mes parents, ce serait amusant. Je me demandais ce qu'ils pensaient d'elle. Bah, je le saurais bien assez tôt, mon père c'est une grande gueule sans gêne, après tout.

-Enchantés Kuroi-San.

C'est fou comment ils arrivaient à être syncro parfois, mes parents. J'allais pouvoir rentrer et montrer à Yume-San tout ce qu'il y avait à montrer, comme ma chambre ou encore sa chambre. Je suppose qu'une chambre d'ami fut aménagée rien que pour elle dès que ma mère sut qu'il y aurait une invitée à la maison.

-Mais ne restez pas là, rentrez ! Votre chambre est prête Yume-San, si vous voulez déposer vos affaires et vous rafraîchir.

Comme je le disais. Sans attendre, avec un dernier coup d’œil à mon père resté silencieux à nous détailler, je traînais ma nouvelle invitée à ma suite, dans le manoir en m'exclamant joyeusement à son encontre :

-Bienvenue au manoir Kurayami, Yume-San.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Sam 28 Avr - 20:39

-Non mais ca va pas ?!

Après être sortie du véhicule sans plus de ménagement, elle s’était adossée à celui-ci pour vider une partie de son déjeuner. Détournant la tête pour ne pas voir le liquide épais jaune sortir de Kurayami, je détaillais des yeux le manoir qui se trouvait devant moi. Ce n’était pas immense, mais c’était quand même grand, j’étais presque sûr qu’il y avait également une salle de bain dans chaque chambre, un peu comme dans le dortoir de Undai.


-Tu nous présentes ton amie ?

Tandis que Kaïla, me tira pas la manche, nous nous arrêtâmes en entendant une voix nous interpeller. Levant les yeux vers les deux nouveaux arrivants, je pouvais dire que ceux-ci étaient sans doute les parents de ma jeune élève. Un homme d’une quarantaine d’année et une femme légèrement plus jeune. Kaïla avait l’air d’avoir hérité de l’air froid et renfermé de son père tandis que son physique se rapprochait à grand pas de celui de sa mère. Un enfant digne de ses parents je suppose, on pouvait au moins être sur que la mère n’avait pas fricoté avec le voisinage, et en parlant de voisinage, il n’y avait vraiment rien d’autre que des arbres ici. Le jardinier alors ?

-Je vous présente Kuroi Yume-San, mon professeur particulier.

En entendant la voix de Kaïla, je retombais doucement sur terre, reportant mon attention au sol qu’une fois de plus, je trouvais intéressant. Ce n’est pas que j’étais gênée … disons que je n’avais pas l’habitude qu’on me qualifie d’amie ou autre chose. De plus, j’étais presque persuadée que pour Kaïla, je n’étais rien d’autre qu’un monstre sans cœur dont parlait les rumeurs de Undai Gakuen, quoi que … elle m’appréciait sans doute au moins un peu, pour me demander d’être son professeur, non ?

-Enchantés Kuroi-San.

C’est à l’entente des paroles du maître de la demeure que je me décidais de me pencher respectueusement à l’encontre des deux personnes devant moi. Fermant les yeux en me pliant, je rouvris ceux-ci en me redressant.

-Mais ne restez pas là, rentrez ! Votre chambre est prête Yume-San, si vous voulez déposer vos affaires et vous rafraîchir.

Me faisant tirer une fois de plus par Kaïla sous un accueil chaleureux de sa part et de celle de ses parents, je pénétrais dans sa maison sans plus attendre. Jetant un coup d’œil rapide à la voiture que je dématérialisais, je reportais mon attention sur le hall d’entrée, me faisant plutôt penser à une salle de danse immense. Des rangées doubles d’escaliers trônaient dans la salle tandis que la décoration de très bon goût apportait cette petite … chaleur, ce petit quelque chose,  à une maison familiale.

- Merci.

C’était froid, c’était plat et tellement bas que je ne sais pas si quelqu’un à entendu mon remerciement. Suivant Kaïla jusque dans « ma chambre », j’ouvris la porte la première en l’ayant à ma suite et déposais mes affaires sur mon lit. Un lit, non, j’aurai plutôt appelé ça vingt lits les uns à côté des autres pour former un espèce de nid douillet digne d’un roi. Touchant de la paume de ma main celui-ci, je souris légèrement en me disant que ma pensée à propos de la douceur de ce matelas était parfaite.

- Je … je n’ai pas besoin de me rafraîchir, veux-tu commencer dès maintenant, ou préfères-tu me faire visiter cet endroit d’abord ?

Et c’est à ce moment là, que mon ventre ce décidait à grogner, un tour dans la cuisine peut être ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 0:18

- Merci.

C'était un souffle presque inaudible pour lequel je ne répondis que par un sourire, avant de me diriger toute joyeuse vers l'étage du dessus, passant par cet éternel hall d'entrée. Non, je n'étais pas tant heureuse que cela de revenir dans cette énorme maison dans laquelle je dus passer la plus longue partie de ma vie, mais je n'étais pas déprimée non plus, je retournais dans mon monde, celui que je connaissais comme ma propre poche. J'ai juste revêtue ma peau, dans un environnement des moins hostiles à ma vie. Je la conduis jusqu'à la chambre d'amis qui se trouvait juste à coté de ma chambre. Elle me dépassa quand elle comprit dans quelle chambre elle séjournera cette semaine, et y rentra sans plus de cérémonie. Je la suivais du regard et tout court aussi. Je restais sur le seuil de la porte en la laissant découvrir la chambre à son aise. Personnellement, je la trouvais simple, sans vraiment du superflu qui pouvait dire que cette pièce appartenait à quelqu'un, un grand lit, une armoire, un bureau et voilà, un peu comme dans les dortoirs des étudiants. Sans oublier la salle de bain, oui chaque chambre avait une salle de bain, pourquoi ? Rien que pour remplir l'espace, car ouais, mes parents n'avaient vraiment pas quoi faire de tout cet espace hérité de mon grand-père, donc ils se sont amusés à ajouter des salles de bain, pour ne pas avoir à partager une seule, un truc dans le genre.

- Je … je n’ai pas besoin de me rafraîchir, veux-tu commencer dès maintenant, ou préfères-tu me faire visiter cet endroit d’abord ?

Je n'ai pas eu le temps de lui répondre quoi que ce soit, parce que son ventre fit un bruit monstre qui me sortit de ma torpeur. La regardant d'un œil moqueur, je me décidais à parler avant que l'impatience ne la gagne, vu qu'elle ne savait pas être gênée.

- Je crois qu'on va visiter la cuisine d'abord.

Je m'empêchais de rire, valait mieux ne pas s'attirer ses foudres non plus hein. Mais bon, voir la terrifiante Black Rock Shooter, ou plutôt son ventre, demander tellement à être nourrit, c'était hilarant. Mais bon, cela nous fera un bon petit détour pour la visite des lieux.

- Je te servirai de guide en même temps, si tu veux.

Joignant des gestes à mes paroles, je l'invitais à sortir pour reprendre le chemin inverse en direction du hall, passant devant ma chambre fermée, je pris bien soin de ne pas trop fixer la porte. Arrivées en bas, je lui montrai du doigt le coté gauche, en disant que c'était le salon avec la salle à manger au fond, à droite par contre il y avait une sorte de vestiaire dans un coin, et plus loin c'était réservé pour la grande cuisine. C'est là ou nous nous dirigeâmes. Mes parents n'étaient pas dans les parages, mon père devait être enfermé dans son bureau, attendant certainement que je vienne le voir un peu plus tard dans la soirée quant à ma mère... ma mère devait traîner dans le jardin, ou encore devait partir de toute urgence au travail, comme d'habitude.

Dans la cuisine, il n'y avait personne à part le cuisinier qui préparait le repas de ce soir, il m'accueillit avec surprise, ne savant pas que j'étais revenue pour, disons, les vacances. Je lui présentais rapidement Yume avant de lui demander si il ne pouvait pas nous préparer quelques sandwiches ou un autre repas vite fait. Quand ceci fut dit, j'invitais Yume-San à venir dans la salle à manger, où la grande table de bois, les murs remplis de tableaux de toutes les nuances, et les grands sofas, nous attendaient.

- Prends place, le repas devrait arriver bientôt. Sinon tu te plais ici, pour le moment ? Et tu veux qu'on commence par quoi pour l’entraînement ?

Je m'assis tranquillement sur une des nombreuses chaises autour de la table, posant mon coude sur son rebord, je déposais ma tête sur mes mains tout en fixant Yume-San d'un air... heu, en la fixant quoi, de mes yeux rouges, en attendant sa réponse.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 1:07

- Je crois qu'on va visiter la cuisine d'abord.

J’étais morte de honte, j’étais rouge tomate, je ne savais plus ou me mettre ni lever les yeux sur Kaïla qui je savais, devait se foutre de ma gueule comme pas permis. Si j’étais à Undai, ma réaction aurait été simple, je l’aurai tué de main morte sans remord, mais là, nous étions chez elle, il y avait tellement de témoins qui grouillaient de gauche à droite que je ne pouvais rien faire.

- Je te servirai de guide en même temps, si tu veux. Prends place, le repas devrait arriver bientôt. Sinon tu te plais ici, pour le moment ? Et tu veux qu'on commence par quoi pour l’entraînement ?

La suivant en direction de la cuisine, je regardais à gauche et à droite afin de me situer dans la maison. Nous avions pris les escaliers pour descendre au rez-de-chaussée, passant une fois de plus par ces escaliers monstre, suivis de quelques couloirs pour finalement atterrir dans une pièce monstre dont des ustensiles de cuisines étaient disposés par-ci, par-là. Par la même occasion, je fis la connaissance du cuisiner, du moins, Kaïla me présenta à son chef italien de renommée… Personnellement, je ne connaissais pas, que ce soit son nom ou son visage, rien de rien.

Une fois cela fait et une commande passée, Kurayami me conduisit dans une salle dont une table gigantesque faisait office de table à manger. Prenant place à une des nombres chaises, je déposais mes coudes sur la table en me décidant de répondre aux questions de mon hôte.

- Ca va … J’ai … j’ai vécu dans un lieu comme celui-ci avant d’arriver à Undai.

Baissant les yeux en fixant la table en bois, je me rappelais ces souvenirs douloureux dont j’aurai préféré ne jamais être la victime. La maison de mon ancien maitre ressemblait un peu à celle-ci, reculée, avec des couleurs vivent sur les murs, la seule différence était l’atmosphère, ici c’était chaud, là bas c’était sanglant.

- Mais je suis … contente. Cela fait longtemps que je ne suis pas sortie de Undai, à vrai dire, c’est la première fois depuis mon arrivée à l’école.

Je n’étais pas du genre à blablater de ma vie, mais étrangement, je me sentais à l’aise de converser avec Kaïla. Bien que mon ton n’était pas forcement amical, je pouvais y voir une petite touche de … de non froideur.

- Pour l’entrainement, je te propose de commencer demain. Profite de retrouver ta famille … elle, elle a du … soit.

Te manquer ? Sans doute, je ne connaissais pas ce sentiment, je n’avais pas d’attache avec qui que ce soit hormis Dead Master et en parlant de celle-ci je me devais de l’appeler pour la prévenir de mon arrivée. Sortant mon téléphone de ma poche, je composais le numéro personnel d’Ayame et dès qu’elle décrocha je lui dis froidement :

- Je suis arrivée.

Je ne comptais pas dire plus, c’est aussi pour cela que je fermais mon cellulaire sans donner plus attention à mon interlocutrice qui avait l’air satisfaite de mon appel. Voyant le chef cuisiner arriver, je levais les yeux et regardais ce qu’il nous avait préparé. De la viande, beaucoup de viande, du riz, des pommes de terres, des tonnes de légumes et … du vin ?

- Buon apetito Kurayami-Sama, Yume-Sama !

De sa voix frivole à l’accent italien, il déposa tous ces plats devant moi. Attendant qu’il me serve, je demandais du regard à la jeune fille devant moi si je pouvais vraiment me servir et si c’était vraiment pour nous. Recevant un accord de sa part, je me fis servir au même instant par le chef avant que celui-ci ne retourne dans sa cuisine.

- C’est … c’est … c’est … merci …

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 13:28

-Ca va … J’ai … j’ai vécu dans un lieu comme celui-ci avant d’arriver à Undai. Mais je suis … contente. Cela fait longtemps que je ne suis pas sortie de Undai, à vrai dire, c’est la première fois depuis mon arrivée à l’école.

J'étais surprise en entendant ses mots. Elle ne parlait jamais de sa vie privée, déjà apprendre qu'elle était à Undai depuis une dizaine d'années était une chose pour laquelle il fallait faire des pieds et des mains, rien que pour l'entendre le dire. Alors là qu'elle me parle d'elle, bah je sais pas, cela faisait bizarre. Mais je ne relevais pas, même si ma curiosité fut titillée par le fait qu'elle n'a jamais mis les pieds dehors, c'était étrange non ? Genre quoi, sérieux c'est la première fois qu'elle sort de la gigantesque infrastructure de Undai depuis son arrivée là-bas ? Ça devait être quand même lourd de voir la même chose tout le temps, enfin... Oui, je sais de quoi je parle, j'étais enfermée dans un lieu encore plus petit que Undai. Mais bon, je me demandais tout de même pourquoi, pourquoi et aussi comment se fait-il que maintenant elle pouvait sortir. Beaucoup de questions qui tourbillonnaient dans ma tête rien qu'avec ses quelques mots. Du genre : où elle vivait avant, elle avait de la famille, et tout, et tout.

J'étais encore plongée dans mes pensées quand elle sortit son portable, appela quelqu'un et lui dit ces quelques mots froids :

-Je suis arrivée.

Je ne relevais pas, cela ne me regardait pas avec qui elle parlait après tout, c'est juste que l'entendre dire une phrase et puis raccrocher comme cela, c'était vraiment digne de son caractère. Quand elle eut raccroché, le cuisinier arriva pile au bon moment, à croire qu'on leur apprenait aussi les grandes entrées toujours quand il fallait. Soit, je ne m'en préoccupais pas, ce qui me fit soupirer tout de même, c'est qu'il en faisait toujours trop. J'avais demandé un repas rapide comme un sandwich, et je me retrouvais avec un repas rapide, certes, mais qui ne ressemblait pas du tout à ce que j'aspirais.

-Buon apetito Kurayami-Sama, Yume-Sama !

Pourtant, je ne fis rien, ni de reproches, ni de remerciements, juste un signe neutre de la tête en direction du cuisinier avant qu'il s'éclipse de la salle à manger. Pourquoi ? Parce que Yume-San avait l'air d'apprécier ce geste de la part de notre cuisto'.

-C’est … c’est … c’est … merci …

Elle me regardait avec des étoiles dans les yeux. C'est fou de voir quelqu'un d'inexpressif dont il y a que les yeux qui s'illuminent. Cela me faisait penser à un émoticône tordu. Je souris et l'invitai à se servir, en faisant de même. Après avoir entamé le repas, je lui posais tout de même mes questions qui me pesaient dans la tête.

-Comment cela se fait que tu n'es jamais sortie de Undai Gakuen, au part avant ?

J'attaquais un bout de viande bien tendre, faisant en sorte que mon ton soit détaché, ainsi si elle ne voulait pas répondre, elle n'aurait pas à le faire. Après tout, Yume-San n'était pas du genre à parler d'elle, donc autant ne pas la pousser, elle risquerait de se méprendre et de finir de nouveau en mode IceBerg si connu de sa part. Je me demande si elle était toujours comme cela, du genre à regarder les gens sans les voir, si ce n'était pour les tuer, ou quoi. D'ailleurs, je lui demande si elle a de la famille, ou c'en serait trop pour une journée ? Peut être bien, autant se tenir à des choses simples, et ne pas empiéter sur la vie des autres. La curiosité a des limites, et je méprisais les gens trop curieux, je ne parlais pas souvent de moi-même, alors je ne commencerai pas à demander aux autres de parler d'eux. Simple comme bonjour, mais aussi logique non ? Si. Je sens qu'à la fin de ce repas, enfin si j'arriverai à manger tout, je serai lourde comme pas possible... J'espère que mon invitée va apprécier pas que à la vue, mais au goût aussi. C'est grave comment je faisais attentions aux gens qui venaient chez moi, du genre si tout allait bien ou pas. En fait non, les rares gens qui se ramenaient, je les larguais de haut avec froideur, ou je les ignorais. Mais là, c'est moi qui lui aie proposé de venir, donc je me devais d'être, bah je sais pas, normale ? Je crois que c'est encré dans mon enseignement culturel.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 16:20

-Comment cela se fait que tu n'es jamais sortie de Undai Gakuen, au part avant ?

Je ne répondis pas directement à sa question, trop omnibulée par la tonne de nourriture devant moi, je ne savais ou donner de la tête. J’adorais la nourriture, j’aurai même battis un temple pour le Dieu qui a fait descendre sur terre cette espèce de … non, cette chose si délicieuse, si parfaite, si magnifique qui fondait dans ma bouche. J’attrapais sans ménagement une cuisse de poulet que j’engloutis en moins de cinq secondes, j’avais beau manger vite, je mangeais bien, je ne faisais pas de saleté, je ne faisais pas de bruit bizarre, je ne faisais que déguster et me remplir l’estomac.

- C’est parce que Ayame ne voulait pas, elle disait que je devais rester là bas.

Je n’étais pas du genre à parler de moi, mais mettez moi devant de la nourriture parfaite et je vous dirai sans plus attendre tout ce que vous voulez. Vous voyez, c’est comme faire avancer un âne, mettez une carotte sous son nez et il essaya de la chopper et donc, marchera à sa poursuite. J’étais du même genre, oui, un âne. Mais bon, j’avais évidemment mes limites, des sujets top secrets, même sous les menaces ou la mort, je ne cracherai rien.

- Si j’ai pu sortir de l’école, c’est grâce à … je ne sais pas, depuis que je n’ai plus mon premier cristal, elle est plus … elle me laisse plus de liberté si tu vois ce que je veux dire.

Je venais de dire ça tout en levant une patte de poulet, contente de ce que je mangeais, même mon visage exprimait une certaine joie, oui, je souriais, regardais partout comme une enfant à l’affût de quelque chose que je n’ai pas encore « goûté ».

Ce n’est qu’environ une demi-heure après avoir commencé le repas que je m’arrêtais en soupirait doucement. M’étendant sur ma chaise, je levais les bras avant de les rabattre tout en remerciant Kurayami du repas qu’elle m’avait offert. Oui, je me devais de sortir plus souvent, rien que pour pouvoir manger comme ça tous les jours.

- C’est un bel endroit … pourquoi tu es partie d’ici ? C’est calme et tes parents ont l’air … gentils, oui, très gentils même.

J’étais curieuse de savoir ce que pouvait penser une personne qui avait toujours vécu dans un cocon familial, pour ma part, je n’ai été que traînée de gauche à droite sans avoir aucune attache. J’aurai aimé connaître le bonheur familial, avoir une mère qui m’aurait fait à manger quand je rentrais de l’école, un père présent le soir pour déposer ses lèvres sur mon front avant que je m’endorme, une sœur plus âgée que j’espionnerai tandis qu’elle parlerait avec X et X de ses copains, un petit frère que j’aurai pu protéger contre les méchants garçons. Mais non, ca ce n’était qu’un rêve, je n’y ai pas eu droit … et je n’y aurai jamais droit. Ma vie à moi … peut-on seulement appeler ça une vie ?

- Je ne me souviens pas de mes parents … je n’ai pas eu la chance de vivre dans un cocon familial, bien que je t’ai dit que j’avais moi aussi vécu dans une maison similaire, l’atmosphère était toute différente. Lourde, lugubre, froide et tellement étranglant. Comparé à ici où c’est chaud, doux et lumineux.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 17:03

-C’est parce que Ayame ne voulait pas, elle disait que je devais rester là bas.

Je sursautais imperceptiblement quand elle me répondit, je ne m'y attendais pas, il fallait l’avouer, je croyais qu'elle laisserait ma question en vent dans ce silence entrecoupé par le bruit des couverts, mais non, j'eus tord. Je levais les yeux de mon assiette pour la regarder, c'était un signe de respect que de regarder son interlocuteur. Mais qui était donc cette Ayame dont elle parlait ? Je ne savais pas mais j'avais ma petite idée sur la question, ayant entendu beaucoup de rumeurs sur Back Rock Shooter et la directrice de Undai Gakuen. Mais alors, pourquoi, pourquoi une directrice ne laissait pas une de ses meilleurs étudiants sortir de la forteresse que représentait son école ? Je ne connaissais pas les motivations d'une telle chose, mais je crois que je pouvais comprendre un peu ce que devait ressentir Yume-San, étant enfermée ainsi dans un seul et unique endroit. Quoi que, elle pouvait toujours interagir avec des gens, se promener dans l'Académie entière... Mais bon, ce n'est pas ce qu'on appelle liberté.

-Si j’ai pu sortir de l’école, c’est grâce à … je ne sais pas, depuis que je n’ai plus mon premier cristal, elle est plus … elle me laisse plus de liberté si tu vois ce que je veux dire.

Je hochais la tête d'un signe affirmatif. C'est vrai que cette histoire a fait la une de tous les ragots de l'Académie. Évidement beaucoup de nuances se sont formée quand à la silhouette actuelle de Kuroi-San, mais tous se rejoignaient, d'une façon à une autre, au fait qu'elle a fait quelque chose pour avoir l'air plus âgée, et que, irréductiblement, c'était sa vraie apparence et que avant elle se cachait derrière son matérialisation d'une fille de seize ans. C'était tout de même étrange, et je croyais que la directrice n'était pas qu'un peu mouillée dans cette affaire. Je laissais la femme en face de moi, parler et manger sans l'interrompre. Avec une mine songeuse, je me disais qu'elle était encore plus mystérieuse que je ne l'aurais cru.

-C’est un bel endroit … pourquoi tu es partie d’ici ? C’est calme et tes parents ont l’air … gentils, oui, très gentils même.

Je grimaçais à ces mots, voilà la partie délicate de ma vie. Mais, je crois que je lui devais de dire ne serait-ce quelques trucs sur moi, vu qu'elle m'a donné des informations sur elle. Donnant, donnant, non ?

- Je ne me souviens pas de mes parents … je n’ai pas eu la chance de vivre dans un cocon familial, bien que je t’ai dit que j’avais moi aussi vécu dans une maison similaire, l’atmosphère était toute différente. Lourde, lugubre, froide et tellement étranglant. Comparé à ici où c’est chaud, doux et lumineux.

Je n'ai jamais décris cet endroit comme étant tel, je le trouvais justement assez froid, sombre et emplis de solitude et de monotonie. Je crois que c'est en rapport de comment j'ai vécu ici aussi, mais alors elle ? Dans quelles conditions devait-elle vivre pour dire que sa demeure était lugubre ? En tout cas, je venais d'apprendre qu'elle ne connaissait pas ses parents, et donc qu'elle n'avait pas une enfance heureuse, je pense qu'elle a dû vivre quelque chose d'horrible, peut être de là que venait son comportement distant et froid, qui sait... Pas moi, autant ne pas faire des hypothèses farfelues à son encontre. Je reculais mon assiette de moi, en signe du fin de repas, en me raclant la gorge, je me relevais en m'approchant de Yume, les mains dans les poches.

-Allons dehors, on sera mieux pour parler là-bas.

Je lui indiquais le chemin de la sortie, dans le jardin de derrière la maison. Si je devais parler de moi, je préférai le faire dans un autre endroit que entre ces murs, ici justement, les murs avaient des oreilles, de plus, il m'était assez défendu de donner ma version des faits qui se sont produit ici, au détriment des faits donné par mes parents.

-Je suis contente dans ce cas que ta première sortie soit ici, même si c'est dans un cadre d'entraînement. Et j'espère qu'elle te laissera d'avantage profiter de la vie extérieure maintenant... Même si je trouve que t'es assez mature pour décider de ton propre chemin non ?

Nous arrivâmes dans un petit chemin bordé des fleurs multicolores, c'est fou comment je n'aimais pas les couleurs, ça m’écœurait presque, je crois que c'était si négative à cause de ce lieu. Je lui dis ma pensée d'une traite. Parce que oui, elle était déjà assez adulte pour ne pas être enfermée dans un endroit par qui que ce soit, cela s’appelait de la séquestration. Mais bon, j'étais peut-être mal placée pour en juger.

-Je ne sais pas dans quelles conditions tu as dû vivre, mais cela ne devait pas être facile tous les jours, n'est-ce pas ? Quant à moi... disons que je ne trouve pas cet endroit si beau que cela...

Je pris une grande inspiration. Devais-je continuer ou m'arrêter là. Arrêter de parler de ma belle vie si idyllique, mais tenue par des parents gentils mais autoritaire au point de ne me laisser aucune liberté de vie ? Difficile à dire, d'ailleurs nous nous trouvions dans un endroit paradoxal, plein de couleurs pour raconter des choses qui n'ont avaient pas.

-Hm... Disons que, jusqu'à l'âge de mes quatorze ans, je ne pouvais pas quitter le manoir qui se trouve derrière toi, ne serait-ce que pour venir me promener dans ce jardin là. Alors quitter cet endroit, était comme une libération pour moi. Quant à mes parents, on peut dire qu'ils sont gentils oui, mais assez mauvais pour... enfin. Gentils mais pas tant que cela quand ils jugent que quelque chose est bien pour moi... disons qu'ils sont assez inflexibles.

Je laissais échapper un rire sans joie, non mais sérieusement, ils étaient gentils, bons, me donnant tout ce dont j'avais besoin, mais c'était là, gravé dans mon cœur, et je ne leur pardonnerai jamais ce qu'ils m'ont fait, peu importe leur bienveillance maintenant. Cruel de ma part ? Bien sûr que non, c'était comme cela, c'est tout.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 18:02

-Allons dehors, on sera mieux pour parler là-bas.

Une fois que j’eus fini de manger, elle se leva et se plaça devant moi, les mains dans les poches et les yeux rivés sur un point invisible, elle me montra la sortir d’un simple signe. Me levant donc à sa suite, je la suivis jusqu’à ce que nous arrivâmes dans un petit sentier, après quelque pas, ce fut un jardin coloré qui heurta ma vision. Du rouge, rose, jaune, vert, orange, bleu, il y en avait pour tout les goûts. Je n’aimais pas les couleurs, en fait si, disons plutôt que j’en avais rien à faire de celles-ci, que je vois du rouge ou du bleu, pour moi c’était la même chose. Quoi que, si vous me présentez une chose bleue marine, celle-ci sera automatiquement jolie. J’aime … cette couleur.

-Je suis contente dans ce cas que ta première sortie soit ici, même si c'est dans un cadre d'entraînement. Et j'espère qu'elle te laissera d'avantage profiter de la vie extérieure maintenant... Même si je trouve que t'es assez mature pour décider de ton propre chemin non ?

Elle avait raison, j’étais assez grande pour choisir ma destinée, mais face à une personne comme Dead Master, pouvais-je dire être « assez forte » pour me défaire de ses chaînes ? Cette femme était puissante, bien plus que ce qu’on voulait le croire. Entre choisir vivre attachée à une chaîne mais dans un certain confort ou vivre en étant traquée et risquer de mourir toutes les minutes, je prenais la première option. Pour Ayame … m’avoir à ses côtés était une sorte d’amour, un sentiment qu’elle n’osait pas desserrer de peur que je m’enfuisse quelque part. Elle avait beau avoir peur et moi la rassurer que je ne partirais jamais (puisque je n’avais nulle part d’autre où aller et que l’inconnu pouvait m’effrayer parfois) elle continuait à me serrer dans une étreinte dont je ne savais sortir.

-Je ne sais pas dans quelles conditions tu as dû vivre, mais cela ne devait pas être facile tous les jours, n'est-ce pas ? Quant à moi... disons que je ne trouve pas cet endroit si beau que cela...

Secouant la tête positivement pour abdiquer à ses dires, je détournais les yeux en fixant une plante qui était sortie de la ligne dont le jardinier avait sans doute prit soin de créer à la perfection. M’accroupissant légèrement, je repoussais la tige afin qu’elle soit alignée avec les autres.

-Hm... Disons que, jusqu'à l'âge de mes quatorze ans, je ne pouvais pas quitter le manoir qui se trouve derrière toi, ne serait-ce que pour venir me promener dans ce jardin là. Alors quitter cet endroit, était comme une libération pour moi. Quant à mes parents, on peut dire qu'ils sont gentils oui, mais assez mauvais pour... enfin. Gentils mais pas tant que cela quand ils jugent que quelque chose est bien pour moi... disons qu'ils sont assez inflexibles.

Elle me disait ça sans y apporter une touche d’émotions, comme si ce sujet était tabou dans ces lieux, comme-ci c’était tellement « redoutable » que le vent lui même essayait de masquer les paroles de la jeune fille à côté de moi.

- Tu as donc été élevée en cage toi aussi.

C’était sorti tout seul, je ne comptais pas vraiment dire ces mots, mais c’était fait. Posant mes mains sur mes hanches en inspirant un grand coup, je fixais le cil bleu avant de me retourner et de m’exclamer d’un ton plutôt amical :

- Je suis assez grande pour savoir ce que je veux, mais pas assez puissante pour me sortir des chaînes de Dead Master. Bien que j’ai l’air de me plaindre, je me suis fait à ce mode de vie.

Lui adressant un petit sourire en coin, je reportais mon attention sur le ciel se dévoilant devant moi.

- Il est encore tôt … veux-tu faire quelque chose de particulier ?

Savez-vous ce que j’ai envie de faire là ? Non, sérieusement ? J’ose le dire ? Oui, non ? Allez savoir. C’est assez simple, ca comporte une grande télévision, un lecteur de jeu, des manettes et ma petite collection de jeu PV que j’ai amenée avec moi aujourd’hui. Avouez que vous ne saviez pas ça de moi, si, si, j’aime les jeux vidéos. Mais bon, avouez que c’est fou de m’entendre parler autant.

- Tu aimes les jeux vidéo ?

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 18:54

-Tu as donc été élevée en cage toi aussi.

Sans un mot, je la gratifiais d'un regard absent. Quoi qu'il en soit, c'était du passé, autant ne plus en parler n'est-ce pas ? En parler ne changera pas le cour des choses, alors autant oublier ou le mettre quelque part bien au fond de son esprit, laissant sa personnalité forgée ressortir.

-Je suis assez grande pour savoir ce que je veux, mais pas assez puissante pour me sortir des chaînes de Dead Master. Bien que j’ai l’air de me plaindre, je me suis fait à ce mode de vie.

Elle dit tout cela d'une voix, pas froide. Elle aussi aurait préféré ne pas en parler ? Cela paraîtrait assez plausible. D'ailleurs, déjà la voir parler autant, cela faisait trop bizarre, alors de là à l'entendre parler amicalement, c'était complètement irréaliste, j’espérai que c'est pas toutes ces couleurs qui lui ont donné un mal de tête ou chamboulé carrément l'esprit.

-Il est encore tôt … veux-tu faire quelque chose de particulier ? Tu aimes les jeux vidéo ?

Je crois que j'ai décroché un moment, un moment de bug suprême. Les jeux vidéos ? Je la fixais avec des yeux étonnés, ou plutôt avec une incompréhension fatale.

-Heu... Oui... Oui, tu veux jouer ? Viens !

Après avoir repris mes esprits, je lui intimais de me suivre à l'intérieur de la demeure, au sous-sol ou se trouvait ma chambre de jeux, quoi vous n'avez pas cela chez vous ? Bah... Chacun son truc hein ! Nous passâmes toute la journée et soirée à jouer aux différents jeux dont certains apportés par Yume-San, à croire qu'elle a prévu le coup. Je ne peux calculer combien de fois elle voulait me tuer parce qu'elle perdait ou combien de fois je lui hurlais dessus quand elle descendait mon personnage tandis qu'on était dans le même camp, mais c'était encore amusant, jusqu'à ce que ma mère descende pour nous dire que le repas du soir était prêt. Après avoir mangé, je présentais à Kuroi-San sa chambre où elle passerait la nuit tandis que moi, je me fit interrompre dans mon mouvement pour rejoindre enfin ma chambre à moi, par mon père qui me convoqua dans son bureau pour un... comment il appelait cela encore ? Un entretient ? Oui, un truc dans le genre, ou une analyse, ou je ne sais quoi. En tout cas j'ai passé un bon moment à devoir décrire tout ce qui s'est passé pendant mes jours d'absences ainsi qu'il m'informa que je devrais refaire des testes avant mon retour à l'Académie... au cas où, comme il disait. Après des heures et des heures, je fus enfin congédiée par mon paternel et je pus partir dans ma chambre. Arrivée dedans, je regardais tous les objets restés comme je les avais laissée à mon départ, une vague de nostalgie me submergea, mais je décidais de ne pas y faire attention, en allant me coucher. Demain sera une longue journée, une journée d'entraînement intensif.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 19:32

★ Deuxième jour, le parcours militaire ★

Le premier jour, le premier jour, et un nouvel aujourd’hui venait de commencer, sous les champs des oiseaux peuplant les alentour de ma chambre. Je suppose que vous étiez en train de m’imaginer me lever doucement, étirer mes membres, ouvrir les rideaux et dire bonjour à ces petits amis de la nature ? Et bien non, c’était tout autre, vraiment autre.

Je me levais rapidement en ne supportant plus le bruit agaçant de ces piafs, j’ouvris la fenêtre, matérialisais une arme et m’amusais à tirer sur tout ce qui bougeait et avait osé perturber mon réveil. A moitié réveillée et de mauvaise humeur, j’étais debout sur le bord de la fenêtre à continuer mon jeu de tir. Ce n’est qu’environ deux minutes après avoir abattu une dizaine de piaf que je tournais la tête en direction de la fenêtre de la chambre de Kaïla, vis celle-ci blanche comme morte, lui faisant un signe de la main, descendis de ma fenêtre, fermant celle-ci en dématérialisant mon arme et me dirigeais vers la salle de bain.

J’étais choquante, peu commune et sans doute la pire des invitées, mais je n’en avais rien à foutre, surtout avec mon humeur de merde. Après avoir pris ma douche, je m’habillais rapidement, descendis de l’étage où se trouvait ma chambre et me dirigeais vers la salle à manger pour y prendre mon petit déjeuner. Il n’y avait pas vraiment beaucoup de monde, les parents de Kurayami devaient soit être en train de dormir ou être parti au travail étant donné que je ne remarquais pas leurs présences dans les lieux. Il était déjà huit heures du matin quand je reçus mon bol de céréale, un grand verre de jus d’orange et une petite salade de fruit.

Kaïla était arrivée alors que je venais d’entamer mon repas, lui faisant un simple signe de la tête pour la saluer, je continuais à manger dans le plus grand silence. Une fois que nous eûmes fini, je l’invitais à me suivre dans le jardin qu’elle m’avait présenté hier.

En arrivant dans cette grande allée verdâtre, je fermais les yeux avant de poser ma paume sur le sol et faire apparaître un véritable parcours de combattant. C’était digne d’un camp de militaire, il y avait des arbres à escalader comme des parois hautes de deux mètres, autant que des bouées, des files barbelés, des grillages en tout genre, un jeu de course et de souplesse, ainsi qu’une endurance hors du commun.

Créant également un trône, oui, j’adore ça, je pris place dessus tout en jouant avec une feuille dans mes mains. Tournant les yeux vers Kaïla, je l’invitais à s’approcher et lui dis d’un ton neutre :

- Commence par faire ça, tu as 10 minutes pour finir le parcours. Je commence le décompte, un, deux, trois …

Et si j’expliquais aussi un peu ce qu’il y avait ? Je fais ça en point ce sera plus simple non. Bon commençons donc par le tout début, Kaïla à plus ou moins 10 minutes pour faire un petit parcours, spécialement créé pour celle-ci, la première chose à faire est :

• Sauter dans des bouées (8 bouées) pour un bon jeu de jambes.
• Escalader une paroi de 2 m de hauteur, seule aide, une corde.
• Passer en dessous d’un chemin de grillages, traînes-toi dans la boue.
• Attention, passage à eau, si tu tombes dedans, tu recommences. Pour réussir le coup, une barre en bois de plus ou moins dix centimètres relies les extrémités l’une à l'autre.
• Maintenant, amuses-toi à passer au dessus des grillages, attention au pantalon.
• T’aimes l’altitude, une petite parois de 3 m t’attends.
• Vas et sautes au dessus de 5 barrières mon petit mouton.
• Essayes d’avancer dans un terrain sablé, si tu t’enfonces, je ne bougerai pas.
• C’est sexy la boue sur le corps non ? Nages dedans.
• Ouch, ca pique ces merdes, essayes de ne pas trop te piquer aux ortilles.
• Une vraie colombe, vole plus haut ! Une paroi de 4 m de hauteur.
• Et encore l’étape de l’eau, tombes pas maintenant, ca serait con !


The end ? Peut être … Qui sait !
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Dim 29 Avr - 23:33

Ce matin, j'avais trop envie de dormir, mais genre dormir vraiment pour dormir, rien de plus juste me reposer dans mon lit douillet. Que c'était bon, oh oui, rien que pouvoir se fondre presque dans les couvertures chaudes avec le bruit ambiant de dehors, le pied je vous dis. Les petits bruits des oiseaux, le chant de toutes les espèces possible de volaille qu'on pouvait trouver, des chants stridents, des bruits sourds, des coups, plus de bruit bizarre... quoi ? J'ouvris mes yeux encore endormis et d'un geste lent à contrecœur, je m’extirpais du lit tant aimé, pour... pour aller voir à la fenêtre se qui se passait. Et ce que je vis me cloua sur place, Yume sur le rebord de la fenêtre de sa chambre entrain de... de... de tirer sur les petits oiseaux innocents sans défense avec un de ses matérialisations. Je la regardais de mes yeux rouges, pâle comme la mort en me demandant qu'est-ce qui lui passait par la tête. Neutre, sans mouvement, sans expression, je la vis quitter le rebord pour retourner dans sa chambre, je restais encore un moment comme cela, puis je reportais mon attention sur mon lit encore chaud. Peut-être que ce n'était qu'un mauvais rêve, ou il ne me suffisait que d'aller me recoucher et oublier ce spectacle macabre auquel je venais d'assister, oui bonne idée.

Je le fis, je suis repartie m'enrouler dans mes couvertures pour... trois, deux, une seconde après lesquelles j'ouvris grands les yeux en balançant mes couvertures au sol et me lever comme une flèche. Si Yume-San était debout, c'est qu'elle allait se lever, cela voulait dire qu'il faudrait que je sois debout aussi, rien que pour assurer qu'elle nev a pas faire d'avantage de dégâts ici.

Je pris une douche express, je m'habillais dans des vêtements toujours aussi sombres, en me disant qu'il allait faire beau aujourd'hui et je pris mes médoc's comme tous les matins. J'ouvris ma porte que je refermai derrière moi dans un claquement sourd avant de dévaler les escaliers à grandes enjambées avant d’atterrir littéralement dans le hall. Je pris tout de suite la direction de la salle à manger, pourquoi ? Parce que c'est l'endroit où je pensais le plus probable pour trouver Yume, en vue de son amour de la cuisine du jour d'avant. J'ai visé juste, elle me fit signe de la tête en continuant de manger tranquillement son bol de céréales. Je voulus l'interrompre, pour lui faire comprendre que c'est mal de tuer les petites bestioles qui peuplent le jardin, mais je m'abstins et entamais moi-même, des céréales qui arrivèrent de la cuisine. En lançant de temps en temps des coup d’œil en coin à Yume, je me demandais qu'est-ce qu'elle pouvait bien avoir derrière la tête en ce moment. Mais comme je le pensais, il m'était impossible de deviner quoi que ce soit de ce visage froid et inexpressif.

Quand notre petit casse-croûte fut terminé, je suivis Yume dans le jardin. Je me demandais ce qu'elle voulait faire ici, j'espère qu'elle ne me demandera pas de ramasser les oiseaux qu'elle avait tué, sinon, je jure sur la tête à ses oiseaux morts que je les lui ferai gober, de force s'il le faudra. Déjà que le jardinier va faire une crise en se demandant si une maladie n'avait pas frappé les oiseaux ou un truc dans le genre... Voilà quoi ! Fallait pas en ajouter en plus que la petite Kurayami ramasse ces oiseaux, elle risquerait d'être contaminée... Bon sang, j'imaginais déjà le grabuge que cela aurait fait... Mais ce n'était pas l'intention de Yume, non, elle a fait encore mieux, rendant le jardin méconnaissable par sa matérialisation. Au lieu d'avoir un beau paysage replis de verdure et de fleurs, je me retrouvais devant des engins métalliques, boueux qui ressemblaient vaguement à un terrain de... d'entraînement pour les soldats. Mais... C'est quoi ce bazar ? Je restais ainsi sans bouger, les bras pendants, les yeux grands ouverts tandis que mon invitée s'installait sur un trône similaire à celui de mon jour de passage dans l'Arène, et me dit de sa voix neutre, comme si de rien était :

-Commence par faire ça, tu as 10 minutes pour finir le parcours. Je commence le décompte, un, deux, trois …

Quoi ? Comment cela ? Je devais passer à travers tout cela, en si peu de temps... Mais que... ?

-Quoi ?! Mais... Mais tu rigoles ou quoi ?!

Je croisais son regard, ainsi que les chiffres qui s'écoulaient de sa bouche comme une sentence, bon sang... J'aurais dû ne pas me lever ce matin, mais qu'est-ce qui m'a pris de demander à une personne aussi impitoyable de m'entraîner... J'allais mourir par sa main avant même de commencer le parcours parce que je ne suivais pas ses directives ou c'est ce parcours qui aura raison de moi, dans tous les cas, une mort lente et douloureuse m'attendait. Autant y aller à fond et essayer de ne pas crever trop tôt.

-D'accord ! D'accord, j'y vais.

Ce n'était qu'un murmure boudeur et contrarié, je lui lançais un dernier regard de reproches avant de me mettre face à cette torture future. Je voulais m'entraîner, alors voilà, c'est parti. Qu'elle reste sur son trône et admire ma prestance, je vais lui faire ce parcours en moins de deux. Épreuve numéro un... des bouées ? Sortes de pneus dans lesquels il fallait mettre ses pieds et essayer de ne pas trébucher sous un faux mouvement. Facile. Je commençais le parcours lentement, faisant attention de bien mettre chaque pied dans chaque trou, mais le décompte derrière moi devint plus prononcé comme pour me dire de me bouger un peu, ce que je fis instinctivement, mais... mais je trébuchais comme pas possible, jurant comme jamais, je me relevais et essayais encore. Ceci fait, je fus déjà essoufflée et furieuse contre ces fichus pneus mais aussi parce que je dus me taper une honte monstre. Je n'osais même pas jeter un petit regard à Yume, préférant ne pas croiser ses yeux moqueurs ou autres. Je me concentrai sur la deuxième étape et... je ris, je me mise à rire avant de faire volte-face et de hurler en direction de Yume :

-Mais tu te fous de moi ?! Comment tu veux que j'escalade cela ? C'est de la folie !

Seule réponse ? 45,46,47,... Oui c'était du foutage de gueule royal et ma prof de fortune n'avait même pas envie de daigner m'encourager. Enfin, cela dépendait si on pouvait dire que son décompte était là pour encourager ou pour menacer. Je tournais furieusement les talons pour me retrouver face à face à ce bloc de je ne sais quoi dont une corde tombait jusqu'au sol, et supposant que je me trouve en haut, comment je descends de l'autre coté d'abord ? Il y avait une autre corde de l'autre coté hein, je n'avais pas envie de me manger le sol en tombant comme une dératée. Je pris la corde entre mes mains et déjà là je pouvais sentir la matière non douce et surtout irritante qui allait se frotter à ma peau. Empoignant la corde à deux mains, je commençais l'escalade quand ma fichue main glissa et que je me retrouve au sol, les fesses les premières. Impossible... Je repris ma tâche, cette fois j'arrivais au dessus par un moyen bizarre, d'une main je tenais la corde de l'autre j'ai réussi d'attraper le bout de la cloison rien qu'en sautant. Je grimpais dessus prenant appuis sur mes pieds, en haut, je passais tant bien que mal par dessus et je me laissais tomber de l'autre coté, une bonne chose de faite, mais qui me valu une respiration coupée et un point de coté.

Soufflant d'un coup, je fis face à la prochaine torture inventée par ma tortionnaire. Un grillage fait de corde, et je devais passer en dessous, et en dessous, il y avait de la terre. Génial... J'allais la tuer après ce fichu parcours. Je me mis sur le ventre et à l'aide de mes coudes, passais ce barrage. À la fin de ce dernier, je ne me relevais pas, trop crevée d'avoir fait l'effort de ma vie. Bordel, mais c'est de la folie pure, je crois que je vais abandonner, de toute façon j'ai dépassé les dix minutes depuis longtemps. Quel échec. Je me relevais avec un regard noir, mes vêtements plein de poussière me faisant tousser. Je lançais un regard froid à Yume en lui faisant un signe de « non », mais quand je voulus rebrousser chemin pour lui dire que j'arrête là, je me révisais de le faire. Pourquoi ? Parce que j'ai déjà entamé bien le chemin, et elle ne bougeait toujours pas de son siège qui me paraissait terriblement confortable, ce qui voulait dire qu'elle me laissait une chance de finir le parcours sans prendre en compte le temps, n'est-ce pas ? D'accord.

Maintenant je me retrouvais devant une sorte de flaque d'eau assez profonde sur laquelle se trouvait un morceau de bois, rien de plus facile n'est ce pas ? M'étirant un peu, je plaçais mon pied sur la barre en essayant de me mettre en équilibre, quand ceci fut fait, je commençais mon avancée, doucement, avec concentration et là, quand je fis presque au bout, tremblant tellement c'était éprouvant, je glissais. Je pus même imaginer mon regard de surprise quand mon pied lâcha prise. Je me retrouvais maintenant trempée jusqu'aux os à aller au départ, hurlant, criant, et me débattant dans mes habits mouillés. Je n'étais jamais aussi furieuse que là, j'étais au bout du désespoir. Arrivée au point de départ, j'enlevais mon pull trempé mort avant de recommencer l'épreuve. Les pneus, encore une fois, vite fait avec un peu d'accrochages, ensuite la paroi, oké, ensuite la terre qui vint se coller à mon pantalon, ensuite de nouveau l'épreuve de l'eau que cette fois, avant de la traverser, je pris le temps de me reposer. Quand ceci fut fait, je me lançais et traversai sur la barre en manquant de tomber deux ou trois fois, mais me rattrapant à la fin.

Un autre grillage mais cette fois il fallait passer au dessus, merveilleux, cela m'étonnait à quel point je pouvais être sarcastique et mauvaise longue quand la situation était si extrême. Déjà se mettre dessus était difficile, je devais ressembler à un chat s'accrochant désespérément à un rideau ou encore un écureuil sur une branche d'arbre. En tout cas, après m'avoir pris plusieurs fois les pieds dans le grillage, après m'avoir tordu les poignets et limite brisée la nuque, j'arrivais de l'autre bout. Mon dieu que cela s'arrête, j'étais épuisée, rouge d'effort, trempé par ma chute d'avant et sale comme pas permis. Et là, je me tapais la tête contre la parois qui était mon prochain obstacle, elle était encore plus grande que la précédente. J'allais pleurer, j'allais vraiment pleurer. Ravalant les larmes, la douleur de mes bras et jambes, je pris cette fichue corde et comme une grosse merde, me hissais jusqu'en haut pour, avec un bruit sourd retomber de l'autre coté, le dos en feu dû à la chute. Je crois que je vais rester ainsi un moment...

Et je suis restée allongée au moins deux minutes, pesant les pour et les contres de cet entraînement. Je me relevais ensuite pour je ne sais pas la quantième fois, et sautais... oui, je m'amusais à sauter au dessus des barrière, me mangeant de temps à autre une barrière dans les jambes ou m'éclatant la tête la première après avoir sauté comme une patate. Génial, je me traînais limite pour la prochaine épreuve qui n'était autre que du sable, mais le genre du sable mouvant qui si tu ne faisais pas attention, t'ensevelissait. Là, je n'en croyais pas mes yeux, en me jetant corps perdu sur cet obstacle. C'était vraiment dur, plus j'essayais d'aller vite, plus cela me freinait, plus je me débattais pour ne pas finir au fond de tout ce sable, plus je me voyais plonger dedans. 'C'est quand je perdis l'équilibre et essayais de me relever que la peur me prit au ventre, me débattant comme si je nageai, je hurlais pour qu'elle m'aide, tout en essayant de trouver un appui.

-YUME ! Tu veux ma mort ?! Oï ! À l'aide !

Je ne sais pas si c'est elle ou si j'ai eu juste de la chance, mais j'ai réussi à trouver appui pour me sortir de là. Après être sortie de ce piège, je lançais un regard à Yume qui, plusieurs mètres de là, avait l'air complètement absorbée par autre chose, comme si je n'existais pas. Ouais, on dirait que j'ai eu de la chance de me sortir toute seule de ce tombeau du désert, en plein dans mon jardin. Prochaines épreuve ? De la boue, oké j'étais bonne en natation, mais pas dans la boue, c'est pourquoi je pataugeais dedans, me prenant de la boue plein la tête, parfois même en mangeant avant de recracher. À la fin, j'étais couverte de la tête aux pieds d'une boue dégoulinante, m’essuyant le visage de ma main, j'avais juste une seule envie qu'était d'enlever toute cette saleté de mon corps quitte à me dézapper. Mais quand je vis un champ de trucs verts devant moi, que je m'approchais pour bien voir qu'était ce, je pâlis et criai :

-Mais c'est quoi l'utilité de me faire piquer par cette merde ?! Yume !

Je te hais ma vieille, d'ailleurs cela faisait un moment que j'essayais de la tuer de mille et une façons dans ma tête et cela faisait un bon moment que je ne la vouvoyais pas à cause de la colère. Il me faudra au moins une semaine pour me remettre de tout cela. Si pas plus, le choque psychologique c'est du fort à guérir. Mais bon, la boue avait un bon coté des choses, les orties me piqueront moins, vu qu'ils ne sauront passer par la tonne de boue sur mon corps, il fallait juste faire attention à ce que je ne trébuche pas et que je ne m'étale pas dedans la tête la première. C'était une des épreuves que je trouvais la plus facile, mais aussi la plus stressante, poussant des petits bruits de peur, j'arrivais à mes fins. Et là, une autre parois, j'abandonnais là... Je m'assis devant, analysant tranquillement les moyens de passer sans me briser les os, non en fait, je reprenais mon souffle et un peu de force, j'étais crevée, sale et j'avais faim. Je m'attaquais à la paroi espérant que ce serait la dernière chose à faire aujourd'hui, je glissais plusieurs fois, au point d'arriver que mes mains fussent en feu et blessées. J'ai essayé du mieux que j'ai pu de ne pas me casser la gueule en retombant comme un poids mort de l'autre coté.

Pfffiou... Pour la fin, un peu d'eau c'est cela ? J'allais le faire, oh oui que j'allais réussir. Et quand j'étais à la moitié, un bruit me déconcentra et je tombais dans l'eau comme une mouche sans vie. Je me mis à hurler, à vociférer comme une malade en tapant dans l'eau. Ma mère qui vint nous apporter à manger a pris peur, en me demandant si j'allais bien. Je lui répondis, ou plutôt je m’époumonais en disant que non, cela n'allait pas du tout. Je me mis même à pleurer en voulant manger et aller dormir. J'étais devenue complètement une fontaine à larmes et une folle furieuse qui tapait sur tout le matériel qui se trouvait là en se faisant encore plus mal, et donc en s'énervant encore plus.

-Argggggh ! Merde ! Merde ! ... J'ai faim...

Je crois que j'ai sortis toutes les insultes existantes, et encore ma vulgarité dû faire vraiment peur à ma mère, elle qui ne m'avait jamais vu dans cet état, qu'elle a même osé s'approcher de moi un peu trop près, alors pour réponse, je la congédiais à grands coups de cris. Elle partit sans demander son reste, je crois que je vais payer mon insolence ce soir devant mes deux géniteurs, mais pour le moment, je m'en fichais grave.

PS: C'est ZE RP que je n'ai jamais fait Oo" Ah oui, tu peux jouer mes vieux en PNJ, cela m'arrangerait ^^

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Lun 30 Avr - 10:59

-Quoi ?! Mais... Mais tu rigoles ou quoi ?!

Croisant mon regard, je lui adressais un petit sourire avant de reporter mon attention sur la feuille que j’avais entre les mains, je ne comptais pas l’aider, je ne comptais pas agir si elle se trouvait sur le sol et encore moins l’aider à passer au dessus des obstacles. Si j’aurai dû le faire, deux minutes m’auraient suffit, avec ou sans robe de combat. Ce qui était bien, c’était que la robe nous donnait plus d’énergie, plus de force et plus d’endurance en comparant la compétence d’un simple mortel sans pouvoir spécial.

Soit, revenons donc à ma chère élève qui s’avançait d’un pas confiant vers les bouées, passant les unes après les autres avec facilité, j’accentuais un peu plus les nombres pour la faire comprendre qu’elle devait être plus rapide, seul résultat, elle se trouvait sur le sol à crier une fois de plus. Oui, elle était vraiment nulle, mais vraiment pour ne pas réussir ça sans problème … même un enfant de cinq ans y serait arrivé sans … sans tomber. Recommençant donc, je continuais le décompte dans ma tête, déjà 3 minutes passées rien que pour les bouées alors qu’elle se trouvait maintenant, devant quelque chose de « plus difficile » pour son niveau actuel.

-Mais tu te fous de moi ?! Comment tu veux que j'escalade cela ? C'est de la folie !

Seule réponse, je continuais mon décompte. La voyant tomber, je du me retenir de rire en voyant son air perdu. La pauvre, elle était pitoyable … comme un petit chien venant de tomber dans une flaque d’eau. Recommençant cependant dans un juron, elle arriva en haut. Et là … et là, elle se laissa tomber comme une merde sur le sol. Dieu, c’était possible d’être si peu logique pour ne pas songer à tourner la corde et la faire tomber de l’autre côté ?

Quand elle arriva devant l’eau, elle marcha dessus avant de tomber une fois de plus, le temps était passé depuis … deux minutes facilement et la voilà recommencer les bouées et l’escalade. Dieu, j’étais hilare de ce spectacle même si mon visage n’exprimait aucune émotion. Regardant son parcours une fois de plus, je détournais les yeux pour plonger mon regard bleuté vers le ciel. Un oiseau passa, j’ai faim.

-YUME ! Tu veux ma mort ?! Oï ! À l'aide !

Là elle était dans les sables mouvant, elle s’enfonçait comme pas possible, d’un mouvement de la main, je la fis sortir à l’aide d’une barre que j’eus matérialisé et dématérialisé en moins de cinq secondes. Je m’étais dis ne pas l’aider, mais il fallait se le dire, si elle mourrait maintenant, je ne pourrai profiter de ma semaine en dehors de l’école et j’aurai été obligée de rentrer directement. De plus, je ne suis pas sûre que ses parents auraient été heureux de voir leur petite protégée mourir sous un de mes entraînements … j’aurais été en prison ? Non, cela sonnait comme la fin du monde si on m’enfermait dans un lieu entouré de déchets.

-Mais c'est quoi l'utilité de me faire piquer par cette merde ?! Yume !

Les plantes piquantes ? C’était juste parce que je ne savais pas quoi inventer sur le coup et je me suis dit qu’un truc facile mais douloureux pouvait être intéressant tout de même. Et puis … c’est genre supporter la douleur non ? Oui, je venais de l’inventer à l’instant.

-Argggggh ! Merde ! Merde ! ... J'ai faim...

Et c’est là que le mot blesse, juste au dernier moment, songeant qu’elle allait finir son parcours elle s’éclata sur le sol, dans l’eau plus précisément, l’obligeant donc à tout recommencer. Au même moment, sa mère venait d’arriver avec un pique-nique digne de ce nom. Me levant en la saluant, je la vis s’approcher de Kaïla et lui dire de son ton maternel et apeuré pour son poussin :

- Que se passe-t-il ici mon cœur ? Regardes-toi, tu …

Elle n’eut même pas le temps de continuer sa phrase que sa chère progéniture l’envoya bouler comme une grosse … grosse poubelle qu’on bazarde dans un container. Regardant la scène sans vraiment bouger, je soupirais lourdement avant de m’avancer vers Kaïla, un sandwich en main.

- Ouvres la bouche et mâches, touches pas, tu vas salir la nourriture.

C’était une sorte de … de geste amical que je faisais là, je lui donnais les bouchées les unes après les autres, la faisant boire également. Là, ce n’était plus le chiot, la folle qui hurle, mais un poulain que je devais nourrir pour que celui-ci continue à courir dans la prairie. Une fois qu’elle eut fini de manger et que je m’étais également rassasié, je l’invitais à prendre un temps de repos de plus ou moins une demi-heure avant de reprendre l’entraînement. J’avais été … gentille, oui, très gentille sur ce coup là et étrangement, j’étais fière de moi.

- Allons y, encore une fois, tu peux le faire.

Pointant du doigt le parcours, j’attendis qu’elle se lève pour reprendre ma place sur le trône. Les premiers tours avaient été difficiles pour elle, elle dut recommencer au moins cinq fois avant de finalement, après plusieurs heures finir tout ça. S’effondrant sur le sol, je me couchais à côté d’elle en regardant le ciel déjà étoilé. Pour seul mot de ma part et félicitation, je lui dis avec un ton amusé :

- J’ai faim.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Lun 30 Avr - 13:39

★ Troisième jour, pas envie ! ★

Hier fut la pire journée de ma vie, hier c'était juste horrible, même si j'ai fini à faire ce parcours. Jamais, mais jamais je n'aurais cru faire ce genre de chose un jour, et là, là j'ai eu la totale. J'avais vraiment un professeur qui ressemblait d'avantage à une tortionnaire qu'autre chose, même si par moment elle montrait un semblant de... compassion ? Je ne savais pas si cela pouvait être si haut jugé, en tout cas, quand j'ai fini ce qu'elle m'a concocté il était déjà assez tard. Donc après avoir pris une douche rapide, pour comme Yume le disait, ne pas salir la nourriture, je me mis à tabla en sa compagnie et celle de mes parents, sur le moment tout allait bien jusqu'à que cela vire au sujet de Undai. Ils ne voulaient plus me laisser revenir à l'Académie, parce que, selon eux, cette école m'a pervertie. Après quelques vociférations de ma part et quelques mots froids de Yume, tout s'arrangea, enfin plus ou moins. Alors je ne vous dis pas comment j'ai aimé me mettre au lit, le ventre plein, le corps vide d'énergie, sans broncher, sans bouger, sans... sans vie. Je m'endormis rapidement.

Alors voilà, j'étais dans mon lit, à neuf heures du matin, je dormais tranquillement quand j'entendis des bruits qui me réveillèrent. Seule réponse de ma part ? Aucune à part parfois des petits gémissement contrariés ou encore, des « foutez-moi la paix » prononcés. Sinon, je restais toujours aussi bien calée dans mes draps, sans moindre envie de réagir. Évidement que j'allais pas bouger, je savais pertinemment ce qui m'attendait en dehors de cette pièce si chaude et confortable et accueillante et, et ... sécurisée. Oui, parce que si c'était Kuroi-San qui me demandait de me lever, alors je dis non. Hors de question, aujourd'hui je dors parce que, parce que j'ai peur de ce qu'elle pourrait me demander de faire, alors tans pis, qu'elle toque ou s'attaque aux oiseaux, je ne bougerai pas ! Parce que imaginez que cette dingue qui aime manger, oui j'ai appris cela récemment elle adore la bouffe, me demande d'escalader la maison, ou encore de courir, m'enfuir parce que des chiens sauvages me pisteraient à la trace. Non ! Je veux pas, je veux dormir, profiter de ma petite vie tranquille pendant cette semaine, non, au moins cette journée, je voulais rester au lit sans bouger, sans réagir, parler ou encore subir des tortures affreusement douloureuses. En plus, j'avais encore mal partout depuis hier, sans oublier tous les bleus qui apparurent sur ma peau blanche, ce n’était vraiment pas joli à voir, alors non. Stop ne serait-ce que pour que je reprenne des forces.

Je mis un coussin sur ma tête en grognant, j'allais continuer à dormir peu importe le bruit. Je m'enroulais comme un durum dans mes couvertures et je fermais mes yeux fatigués, oui, il ne me restait qu'à faire de beaux rêves.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Lun 30 Avr - 14:37

Nous y étions, il était neuf heures du matin quand je me levais de mon lit, m’étirant légèrement, comme à mon habitude je me dirigeais vers ma salle d’eau. Pour changer un peu mes habitudes, je décidais de prendre un bain à la place d’une douche. Une fois l’eau coulée, je me glissais dans celle-ci en compagnie de mon canard en plastique et le laissait flotter sur l’eau.

- Pyon, Pyon-Kun … Tu es tout mouillé …

Dis-je à mon animal de fortune en plastique, m’amusant à le couler avec une certaine joie marquée sur le visage, je fis forcée d’arrêter en entendant mon cellulaire sonner. Tendant la main pour glisser celle-ci dans la poche de mon pantalon, j’en sortis mon téléphone et répondis sans plus attendre à l’appel entrant.

- Allo ?

Il fallait évidemment que ce soit Dead Master qui m’appelle pour avoir des nouvelles, lui expliquant brièvement la journée de hier, je pouvais l’entendre rire à chaque fois que je lui donnais des détails sur le comportement de Kaïla sur son habilité à tomber pour tout et pour rien, pour son peu de puissance et son air ronchon qu’elle eut à chaque fois qu’elle ratait quelque chose. C’était rare que je parle comme ça, c’était rare à dire invraisemblable que je soutienne une conversation pendant dix minutes avec quelqu’un et là, ca faisait déjà une bonne demi-heure que je parlais avec Ayame. Une fois la conversation finie, je sortis du bain, me séchais et enfilais une tenue décontractée, un petit short blanc, un T-shirt bleu marine, mes converses de la même couleur et me voilà prête … prête à prendre mon petit déjeuner.

C’était un des moments les plus importants pour moi, manger le déjeuner était comme, dormir une nuit dans un lit douillet, incomparable et irrésistible. Pour ce fiat, j’eus droit à un régiment de nourriture, que ce soit des céréales, du pain, de la pâte à tartiner, des desserts en tout genre, je goûtais une fois de plus à tout en finissant par un petit verre de lait qui me remonta mon moral. Oui, j’étais de bonne humeur, j’avais bien mangé, et j’avais bien dormi. Étrangement, les quelques oiseaux rescapés de mon massacre de hier ne venaient plus déranger mon sommeil, non, je ne les entendais même plus.

Soit, il était temps que j’aille rendre visite à Kaïla qui n’avait pas daignée bouger de son lit. Arrivant devant la porte de sa chambre, je toquais premièrement. Aucune réponse. Décidant d’ouvrir la porte, je sentis celle-ci fermée, ce qui voulait dire qu’elle ne voulait sans doute pas qu’on la dérange. Mais comment … comment j’allais rentrer ? Défoncer la porte ? Avec autant de concierges, bonnes ou je ne sais quoi qui me fixaient en se demandant pourquoi je restais coincée devant la porte de la jeune maîtresse de la maison ? Non, mauvaise idée.

Meilleure idée en tête, je retournais dans ma chambre, ouvris la fenêtre, passa par celle-ci en longeant les murs pour me retrouver … devant la fenêtre fermée de la chambre de Kurayami. Posant mon visage sur la vitre, j’essayais de trouver son corps sous la tonne de couvertures dans lesquelles elle s’était enroulée. Finissant par voir son nez passer, je souriais avant de créer une matérialisation me faisant passer de l’autre côté sans casser, ni même briser la vitre. Une fois cela fait, je soupirais doucement avant de m’avancer vers le lit.

D’un mouvement brusque, je levais les couvertures, regardais la tête à moitié endormie, à moitié frustrée de Kaïla pour lui dire :

- On va nager.

Je ne lui laissais pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit, que je l’avais déjà tirée par le bras, passant par la fenêtre comme si de rien était, me réceptionnant sur mes pieds trois mètres plus bas, elle dans mes bras et moi, me mettant à courir vers le jardin qui avait été utilisé hier comme « camp d’entraînement ». En arrivant là bas, je déposais la jeune fille, posais ma main sur le sol et créais une piscine immense, de plus ou moins sept mètres de long pour trois mètres de largeur avec une estimation de deux mètres de profondeur.

Créant un siège gonflable, je balançais celui-ci dans l’eau avant de sauter littéralement dedans en matérialisant un maillot sur mon corps. Une simple maillot, bleu, style écolière avec une étoile blanche sur son dos, identique à celle de ma cape de matérialisation.

- Pas de douche, ca sert à rien, saute. Aujourd’hui, pas d’entraînement douloureux juste de la détente et un peu d’exercices de respiration, Kaïla-San.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Mar 1 Mai - 19:30

Vous savez quoi ? Je n'ai pas pu rêver de mes petits oiseaux ou d'autres fantasmes plus tordus les uns que les autres. Et vous savez pourquoi cela ? Parce que madame l'enseignante tortionnaire s'est décidée à ne pas me lâcher d'un poil, que ce soit aujourd'hui ou demain, tant que mon entraînement n’était pas terminé. Donc sans répit, sans compassion pour mon corps malade et fatigué, Yume tint bon et vint me déranger comme si de rien était, comme si c'était normale de venir dans la chambre de quelqu'un par une fenêtre ouverte, parce que oui, j'ai pris soin de fermer ma porte à clé, mais cela ne l'a pas empêcher de rentrer, bien sûr que non hein ! Donc ! Je me retrouve d'un coup sous mes couvertures chaudes pour, l'instant d'après sentir un courant d'air froid sur l'échine et une tête neutre devant moi m'intimant de me lever. Et encore, dire « lèves-toi » c'était pas assez adéquat pour notre chère terreur de Undai, oh non, elle a préféré ME lever. Pour que je sois debout tout de suite sans qu'elle n’ait à user de trop de sa salive ? Ou juste que c'était sa façon de bouger les choses à son rythme ? Qui sait, en tout cas, je ne dormais plus, non, j'étais très, même trop bien réveillée. Non dans un rêve éveillé, mais carrément avec tout mon esprit là.

- On va nager.

Mais ce ne sont pas ses mots qui me réveillèrent, loin de là. Ce ne fut autre que la brusquerie de Kuroi-San, et encore, sauter par une fenêtre du deuxième étage assez haut, n'était rien de normal. Parce que oui, la femme asociale n'avait rien de mieux comme idée que de sortir par où elle est rentrée, mais cette fois avec moi. Évidement que j'ai poussé un petit cri de frayeur quand je me vis voler dans les airs jusqu'à ce que, après deux secondes, nous arrivâmes sur le sol, dans le jardin, moi dans les bras de la jeune femme en pyjama et pas du tout fraîche. Oui, un très beau spectacle que vous allez oublier tout de suite, bande de couillons ! Soit ! Quoi qu'il en soit de ce réveil brusque et peu commun, je savais ce qu'on allait faire aujourd'hui. Comme pour accentuer les choses, elle créa une piscine dans le jardin, déjà qu'il restait des traces de sa matérialisation de hier, maintenant le pauvre jardinier allait faire une crise cardiaque. Oui parce que même si ce n'était qu'une matérialisation, cette derrière laissa des traces sur la pelouse parfaitement droite et verte, ainsi par endroit on pouvait voir des enfoncements dans la terre ou des taches de boue et autres sur ce paysage dorénavant moins précis qu'avant. Alors là...

Bah là, elle créa sa piscine, plus un fauteuil gonflable, plus un maillot simple et, pour finir en beauté, elle s'installa sur sa création comme si de rien était, comme si il y a quelques minutes, elle ne m'avait jamais extirpé de mon lit.

- Pas de douche, ca sert à rien, saute. Aujourd’hui, pas d’entraînement douloureux juste de la détente et un peu d’exercices de respiration, Kaïla-San.

De la détente ? Pour elle ou pour moi ? En vue de son air nonchalant, je pense que c’était elle qui allait se prélasser sous le soleil matinal en mangeant si cela était possible, pendant que moi, moi je vais nager. J'aimais nager, oui j'étais même bonne en natation, alors faire quelques tours de cette gigantesque piscine n'était pas un grand souci pour ma part. Mais le problème c'était que je ne pensais pas que j'allais faire des tours tranquilles de la piscine, bizarrement j'avais peur qu'elle me demande d'en faire mais à une vitesse inhumaine et sans que je puisse m'arrêter. Ou encore, qu'elle m'envoie des requins en disant que si je ne les évite pas ou que si je ne nage pas plus vite, je deviendrai le déjeuner de ces animaux marins. Oui, je sais, j'avais une imagination débordante, et j’espérerais que cela n'arriverait pas, même si avec cette femme tout était possible.

Je la regardais un moment quand ses dires percutèrent enfin mon esprit. Donc comme ça, je devais me mettre à nager, dans une robe de nuit, à moitié réveillée et le ventre vide ? Mais c'était du suicide. D'accord, j'avais pris la bonne habitude de dormir dans des sous-vêtements, mais quand même quoi, ce n'était pas un habit adéquat pour ce genre de sport, il était hors de question que je me dézappe devant elle et que je saute dedans comme cela. Non, mais vous avez cru hein ! JE croisais les bras en regardant ladite fille sur son fauteuil gonflable, il ne lui manquait qu'une boisson glacée et des lunettes de soleil et c'était bon, elle était en vacances. Non mais, je vous jure !

Tout en soupirant de frustration mais aussi parce que je ne savais pas trop quoi faire, je tournais les talons à l'intérieur de la maison en lui lançant, avant qu'elle ne se décide à m'arrêter :

-Je reviens, je vais me changer.

Et manger un coup aussi peut être. Arrivée dans le hall, je montai rapidement dans ma chambre, ouvrit la garde-robe et en sortis un maillot deux pièces, ouais un bikini quoi, d'une couleur, vous l'avez deviner, noir. Cela fit, je partis dans la salle de bain pour me changer, oui j'étais pudique et alors ? Ensuite, je me lavais les dents en troisième vitesse, pris des essuies et descendu pour me chercher un yaourt que je mangeai rapidement avant de rejoindre Yume-San dehors. Elle... Elle toujours sur son fauteuil en mode « holiday ». Je me posais devant la piscine, mis un pied dedans pour voir la température de l'eau et frissonnais, non mais un peu d'eau chaude cela ne ferait pas de mal. Grimaçant d'un air désapprobateur, je me décidais enfin à lui faire la leçon d'une voix neutre mais tout de même avec des nuances de fatigue.

-Yume-San, ce n'est pas approprié de rentrer dans la chambre de quelqu'un ainsi !

Voilà, ceci fait, je me jetai à l'eau dans un plongeon sans éclaboussures, avant qu'elle ne réplique avec quoi que ce soit. Je remontais à la surface et nageais sur place le temps d'analyser la situation. Une piscine, un truc flottant en plein milieu, des longueurs à faire. Facile, simple, autant s’exécuter tout de suite. Ainsi, je nageais, je nageais, et je nageais encore, et encore, et parfois je m'arrêtais pour reprendre mon souffle ou pour me prélasser dans l'eau, ou m'asseoir sur le rebord de la piscine avant que je croise le regard insistant de Yume. Pourquoi elle me fixait comme cela d'abord ? Il faut que je reprenne mes forces de temps en temps, tout de même. Alors voilà, je nageai encore avec ma faim au ventre, et encore, jusqu'à ce que j'en ai marre de nager sans cesse et faire toutes ces longueurs. Seule chose qui me passa par la tête, c'est d'aller vers le milieu de la piscine, en dessous du fauteuil et le renverser. Conséquence ? La petite vacancière se mouillera un peu, cela lui fera du bien. Ha ha, j'étais la pire élève possible hein? Non, je lui montrais juste que elle aussi, pourrait un peu se bouger question de ne pas rouiller.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Mer 2 Mai - 13:09

-Je reviens, je vais me changer.

D’un air fâché, elle se tourna et s’en alla en direction de sa maison. Restant dans mon fauteuil en voyant sa silhouette de dos partir, je soupirais légèrement en m’enfonçant un peu plus dans mon matelas gonflable. Le soleil était haut dans le ciel, nous approchions déjà de midi à grand pas, venant tout juste de prendre mon petit déjeuner, je me demandais ce que j’allais bien pouvoir me mettre sous la dent à midi. J’avais le temps pour y penser, sous le soleil le plus doux et le plus appréciable qu’il puisse être, je me créais des lunettes que je déposais devant mes yeux avant de fermer ceux-ci.

-Yume-San, ce n'est pas approprié de rentrer dans la chambre de quelqu'un ainsi !

C’est en entendant sa voix que je me décidais de tourner les yeux dans sa direction, voyant ma chère élève habillée d’un deux pièces sombres, j’esquivais un petit sourire avant de reprendre mon activité principale, la sieste.

Je ne lui avais pas demandé quoi que ce soit, je n’avais même pas daigné répondre à sa remarque, à vrai dire, je restais silencieuse tandis que la jeune Kurayami s’amusait à faire des longueurs. Bien que je la regardais de temps en temps, non pas pour lui faire une quelconque remarque sur le nombres incalculables de pauses qu’elle pouvait faire, elle me dévisageait à chaque fois en me fusillant de ses yeux rouges sang.

J’aurai sans doute pu lui dire que je ne voulais pas qu’elle fasse des brasses ou autres, je voulais juste qu’elle se repose à la base. Croyant que c’était peut être un entraînement, elle nagea pendant une bonne heure si pas deux pour finalement s’arrêter dans un soupire monstre. C’est en la voyant arriver vers moi que je me demandais ce qu’elle allait faire, plongeant dans l’eau, je ne pouvais plus voir son corps. Me redressant légèrement en regardant à gauche et à droite, c’est en sentant quelque chose me pousser les fesses que je compris qu’elle essayait de me mettre à l’eau.

N’ayant même pas le temps de réagir, je basculais comme une pierre dans l’eau. Me laissant couler sans montrer aucune expression faciale, j’attendis de toucher le sol pour, de mes pieds me propulser vers l’extérieur. La tête une fois hors de l’eau, je cherchais des yeux le machin qui venait de me tremper jusqu’aux os.

- C’est pas marrant.

J’avais lâché ça en affichant un petit sourire en coin, encore un peu et je lui tirais la langue. Me décidant de lui faire payer un tel crime, je nageais rapidement vers elle, je lui sautais complètement dessus en maintenant sa tête sous l’eau. Me décidant qu’il serait inutile de la tuer pour cette blague à la con, je pris place sur son dos, enroulant mes jambes autour de sa taille, mes bras autour de ses épaules.

- Maintenant tu dois faire vingt longueurs avec moi sur ton dos, dépêches-toi, je compte jusqu’à cent. Si tu n’as pas fini d’ici là, je te noie.

La vengeance, owi la vengeance.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Mer 2 Mai - 19:09

-C’est pas marrant.

J'éclatais de rire, oui je sentis le feu vert arriver en vue de son sourire presque indéchiffrable. Au moins, elle ne me criait pas dessus en matérialisant je ne sais quelle arme pour me trucider hein. Mais mon rire ne dura pas longtemps, quand la jeune femme me sauta littéralement dessus pour plonger ma tête dans la grande étendue d'eau. J'essayais de remonter après avoir bu la tasse, quand la pression sur ma tête disparu. Avant même que je ne fasse un geste ou quoi que ce soit, je sentis un poids arriver sur mon dos, et quelque chose de froid me toucher la peau. Tout en toussant l'eau qu'était dans mes poumons, je pris une bonne seconde pour réaliser que ladite femme que j'ai mouillé au part avant, se trouvait à présent sur mon dos, me tenant fermement pour que je ne puisse pas là décrocher de moi. Non mais vous imaginez la scène ? Je me sentais comme un cheval monté par un cow-boy acharné, et tout cela dans de l'eau comme si de rien était. Sauf que le cheval là, il coulait. Et ! Mais... Mais ! Mais, mais elle me touchait bon sang ! Merde, faut pas, faut pas, je vais mourir.

-Maintenant tu dois faire vingt longueurs avec moi sur ton dos, dépêches-toi, je compte jusqu’à cent. Si tu n’as pas fini d’ici là, je te noie.

Quoi ?! J’écarquillais les yeux, comment cela vingt longueurs, déjà sur place je coulais en l'ayant dans mon dos, alors là, et jusqu'à cent en plus ? Mais, mais... Je crois que je n'aurais jamais dû la provoquer hein... Ouais, je crois bien. Non en fait, c'était encore marrant, à part le fait que j'étais en train de mourir parce qu'elle était trop près, et aussi si son « je te noie » ne sonnait pas si terriblement et sérieusement à mes oreilles. Un frisson de malaise passa sur mon échine avant que j'essaye d'avancer. Seul résultat, je me noyais tandis que elle, bah elle était assise sur moi comme sur une monture à, j'en suis persuadée, à regarder l'horizon. Amusant ? Cela ne l'était plus tant que ça, c'est pourquoi, pour rendre les choses plus épiques, je tournais brusquement sur mon dos du mieux que je pus, pour seul résultat, je me retrouvais à couler avec ladite Yume toujours scotchée à moi. Bon, si elle ne me lâchait pas, on allait couler toutes les deux. Mais j'avais comme l'impression qu'elle arriverait à tenir sa respiration plus longtemps que moi, et que, elle attendrait de me voir mourir asphyxiée avant de remonter tranquillement à la surface. Elle en était capable ? Oh bien sur que oui, aucun remord ne sortait de cette fille, quoi que, elle ne m'a toujours pas tué, je devrais prendre cela comme un compliment de sa part. Bon, et si on revenait à cette profondeur qui m'entraînait dans ses entrailles... Quand nous fîmes arrivées en bas, je poussais sur mes pieds pour remonter à la surface.

-Non mais... décroches-toi de moi, 'spèce de pot de colle !

Je gigotais dans tous les sens en riant, j'essayais de la faire tomber sans pour autant boire une autre tasse dans cette piscine improvisée. Non mais elle avait de la poigne la petite, enfin grande, et elle ne lâchait pas prise, c'en était hallucinant. Ce ne fut personne d'autre que ma mère qui vint arrêter notre lutte acharnée, parce que oui, je n'ai pas daigné faire ces longueurs, je préférais me débattre pour me séparer de ma tortionnaire. Je m'arrêtais de bouger en m'accoudant à la bordure de la piscine aux pieds de ma mère, le singe toujours accroché à mon dos, j'étouffais presque sous cette proximité. Ma génitrice nous regarda un moment bizarrement, logique on ne me touchait pas, avant de nous informer que le dîner serait prêt dans peu. J'affirmais qu'on arriverait dans peu avec un petit regard de chien battu qui voulait être sauvé, mais elle s'éloignait déjà, lâche ! Je l'interrompis et lui criais qu’on n’allait pas manger à la maison. Je me demandais si Yume était déçue par ce fait, ou si elle voulait tout simplement m'arracher la tête pour ce refus de manger. En tout cas, essayant de me tourner par tous les moyens vers Yume, quitte à devoir la pousser ou écraser mes mains sur son visage, je lui fis un sourire cruel. Oh oui, elle allait payer pour m'avoir approché.

C’est ce que je me suis dit, mais j'ai sentis, à part des spasmes terribles à cause de cette proximité non-désirée, une vague de mort dans les airs. Mais non, n'y croyez pas, c'est pas pour cela que je lui proposais ce que j'allais lui proposer, c'est juste que peut-être comme cela, elle allait me laisser tranquille. Enfin...

-Yume-San ! Si tu me lâches, on va faire un barbecue ! Oui, voilà ! On va aller chercher de la viande dans la cuisine, et on va faire cela, ce sera meilleur que le dîner normal !

Bon argument ? Hein, bon argument ou pas ? Enfin, il fallait encore voir, parce que si elle accepte... un barbecue avec une Kuroi affamée, cela devait être hard, non ? J'espère que non.

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Mer 2 Mai - 19:46

Elle n’allait pas les faire, je sentais déjà qu’elle ne voudrait pas suivre mes directives, et pour peine, se débattant comme un chien galeux dans l’eau en essayant de me faire lâcher prise, je restais sur son dos, les yeux rivés sur son crâne. Si, quand t’as les cheveux mouillés, on voit bien ton crâne et comme tu le sais déjà, ton crâne bronze pas alors il est blanc. Et avouez que c’est marrant de voir un crâne blanc sur une tignasse noire. Moi je trouve, pas toi ?
 Soit, après cette parenthèse, je restais agrippée à son dos tandis qu’elle gesticulait dans tous les sens. D’un mouvement brusque, elle nous fit renverser sur la gauche, puis sur la droite, pour finalement, que je me retrouve, le dos le premier en direction du fond de la piscine. Me laissant couler sans broncher, respirer ou même bouger, j’attendais un mouvement de la part de la jeune élève. Chose pensée, chose faite, d’un mouvement de jambes elle propulsa nos corps vers l’air frais. Suffoquant comme un bœuf pour reprendre son souffle, je restais sans bouger tout en jouant à « cracher » en mode fontaine l’eau que j’avais « stocké » dans ma bouche en « coulant » dans la piscine.
 
-Non mais... décroches-toi de moi, 'spèce de pot de colle !
 
Se dandinant de plus en plus, elle me hurla ça dans les oreilles, posant ma tête sur son épaule sachant pertinemment que la jeune fille n’aimait pas quand les gens la touchaient, je m’amusais à lui faire subir mes mouvements proches. Elle m’amusait, oui, et je l’amusais sans doute aussi en vue de ses rires … peut être qu’elle riait jaune, mais j’avais lu dans un livre, si une personne rit avec vous, c’est qu’elle vous apprécie. On est donc … ami ? Oui, non ? Peut être ? Je ne sais pas.
 
Mais soit, parlons plutôt de ce que je pensais en l’entendant rire, bouger et se noyer. La vision qui m’éclatait aux yeux, était que moi, de ma grandeur et de mon charme premier, je me retrouvais être un Koala, et elle, de sa … sa hauteur et sa rigidité, se trouvait être la branche de bambou sur laquelle j’étais accrochée. Mais pas dans n’importe quelle environnement, pas dans un zoo ou simplement en pleine nature, mais plutôt au milieu d’une tempête de vent, qui de sa méchanceté première essayait de me faire lâcher prise. Vous avez sans doute compris que je suis toujours accrochée à ma tige et que je combats le vent qui essaye de me séparer de mon « aimé » lit, bouffe, chaleur et autres. Oui, Kaïla pouvait être n’importe quoi pour moi, un objet ou un animal, ca me convennait parfaitement.
 
C’est en voyant une silhouette s’approcher de nous et sentant Kaïla s’immobiliser en prenant appui sur le rebord que je retombais sur terre. Levant les yeux pour croiser le regard ahurit de la mère de mon élève, je compris que cela devait être étrange pour elle, de voir sa chère et tendre fille se laisser « toucher » si pas câliner, appelez ça comme vous voulez par moi-même. D’un air interrogatoire, elle nous dit qu’il était temps d’aller manger, déjà prête à sortir hors de l’eau en la suivant pour lui demander ce qu’ils avaient prévu aujourd’hui, je fus retenue par les mouvements de Kaïla, qui en se retournant, me fixa de ses yeux noirs de malices, rouges de méchancetés et déclara d’une voix tout à fait normale à sa mère « Que nous ne viendront pas ». Sa mère ne demandant pas son reste, reparti, cette information encré dans sa tête.
 
Pas manger ? Pas manger ? Ca veut dire que … qu’elle ?! Foudroyant des yeux Kurayami, je compressais un peu plus mon corps contre le sien, me retenant de lui briser les os face à cette nouvelle. Elle comptait me priver de ce que j’aimais le plus au monde ? Déjà qu’elle avait désobéit à mon ordre suprême de faire des brasses avec moi sur le dos, elle osait … elle osait me ! Nourriture … Reviens.
 
-Yume-San ! Si tu me lâches, on va faire un barbecue ! Oui, voilà ! On va aller chercher de la viande dans la cuisine, et on va faire cela, ce sera meilleur que le dîner normal !
 
C’est quand elle croisa mon regard froid qu’elle bafouilla ces quelques mots. Restant stoïque à ses paroles, je la fixais longuement avant de me détacher -enfin- de son dos. Prenant appuis sur le rebord pour sortir, je me secouais légèrement avant de matérialiser deux essuies, une que j’enfilais autour de ma taille et l’autre que je déposais sur le sol à l’attention de Kaïla.
 
Pointant du doigt la maison, les yeux expressifs disant bien « On y va, c’est d’accord », je lui dis de ma voix froide et monotone :
 
- Bouges.
 
Une fois l’ordre sorti comme une claque de ma bouche, je me dirigeais avec elle vers la maison. Traversant le hall pour accéder à la cuisine, je saluais le chef cuisiner avant de choisir « ce que j’allais griller ». Pour être sur que nous ayons quelque chose à manger, le cuisiner se proposa de faire tout ce qu’il ne se faisait pas cuire au feu. Pour ce fait, il se lançait dans la préparation de riz, pâtes, pommes de terres sautées avec des accompagnements de salades et autres crudités.
 
Une fois dehors, le plateau de viande en main composant, du porc, du poulet, de la dinde, de la vache et peut être même de l’agneau, je me postais devant la piscine, reculant légèrement pour avoir de la place à une nouvelle matérialisation, je changeais légèrement la forme de la piscine d’un mouvement de la main, avant de taper brusquement mon pied sur le sol. Le résultat ? Deux tables dont une plus petite comportant des chaises, l’autre me servirait de pose-plats et finalement, l’outil indispensable à un barbecue, le barbecue.
 
Déposant donc les choses sur la table, j’allumais un feu dans la machine à cuire la bouffe tout en demandant à Kaïla de m’aider d’un mouvement de la main. Évidemment, pyromane et douée comme j’étais, j’allumais le feu sans doute un peu trop fort étant donné que la chaleur ou les éclaboussures de flammes venaient de complètement carboniser, la première saucisse que j’avais commencé à cuire. D’un air triste, je me retournais vers Kaïla, les yeux presque mouillés de tristesse, je lui dis d’une petite voix :
 
- C’est carbonisé … fais le, moi je mangerai.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Jeu 3 Mai - 15:53

Elle sortit de l'eau piquée par mes paroles, c'était déjà une bonne chose de faite, je ne passerai pas comme repas à des requins assoiffés de sang. Mais son air froid et distant ne disait rien qui vaille, elle n'avait pas l'air d’apprécier complètement quand elle pointa la maison du doigt, et m'ordonna très, très gentiment.

-Bouges.

C'était clair, sec et sans repartie. En soupirant, je me hissais hors de l'eau d'une poussée de bras, sortie je pris l'essuie qui était sur le sol et m'entourait dedans en suivant Yume à l'intérieur de la maison, d'un pas pressé. Arrivée dans la cuisine, Yume prit un plateau de viande et ressortit en direction du jardin, pendant que le cuisinier s'affairait à la tâche de nous préparer quelque chose d'autre que des morceaux d'animaux divers. Je suivis la jeune femme en dehors, et je m'arrêtais non loin de la piscine, délaissant mon essuie qui tomba au sol. Oui, il faisait bon et j'étais déjà sèche, autant ne pas s'encombrer.

Je croisais les bras en fixant les prouesses de Yume quand à sa matérialisation, c'est fou comment on pouvait tout matérialiser que ce soit de l'eau ou une tour Eiffel, tout pouvait être créé, c'était vraiment hallucinant. Parfois, souvent en fait, je me disais que j'avais beaucoup de chances pour arriver à faire cela, enfin à étudier dans une Académie qui proposait ce genre de cours invraisemblables. Seule chose qui me perturbait un peu, c'était que je trouvais cela trop facile, dans le sens on nous donne un pouvoir hors de la norme, qui dépasse l'imagination propre, alors se dire que c'est totalement gratuit, était un peu trop impossible à mon goût. Parfois, je me demandais quel était le prix à payer pour savoir faire ce genre de choses, à part la perte de l'énergie. Peut-être qu'on mourrait plus vite après s'être vidé et vidé inlassablement de son énergie vitale, peut -être que cela jouait un rôle quelconque sur la vie, peut-être que Undai était encore plus mystérieux et avait des secrets à cacher à ses étudiants. Qui sait...

Elle a changé légèrement la forme de la piscine pour y faire un creux où elle installa le barbecue. Je me demandais pourquoi l'a-t-elle fait, quel en était l'intérêt. Mais bon, il ne faut pas se poser trop de questions quand on parlait de Black Rock Shooter, c'était une personne étrange, vraiment bizarre, mais c'est cela qui faisait son charme sous ses airs de glaçon. Ensuite, elle plaça deux tables l'une en face de l'autre, des deux cotés du barbecue, une pour manger dessus, l'autre pour déposer la viande. Je la regardais faire toujours les bras croisé non loin de la table à viandes. Je la vis prendre une saucisse, la placer sur le grill et allumer le feu, sauf que le feu jaillit comme le feu craché par un dragon. Je fixais ce désastre avec désespoir mais aussi avec la peur dans le ventre pour ma propre vie. Quand la saucisse ressortie toute cramée, noir et presque en poussière, Yume se décida de me prêter attention et, d'un air que je ne connaissais pas, m'implora de prendre la relève.

- C’est carbonisé … fais le, moi je mangerai.

Je souris doucement avant de reprendre mon sérieux, elle n'était vraiment pas douée, mais rien de rien. Soit, quoi qu'il en soit, je me devais de sauver la situation avant que tout le jardin ne brûle entièrement et que les flammes ne se propagent sur la demeure faisant face à la piscine. D'ailleurs, je me disais que c'était une bonne chose qu'elle plaça le barbecue à cet endroit, au pire si cela devenait incontrôlable, il suffirait de pousser cet engin dans la piscine. Et l'affaire serait réglée.

- Laisses-moi faire.

Je lui fis signe de se reculer, et d'un air sûr de moi, je m'avançais vers le barbecue, fourchette à la main et un bon morceau d'une viande fraîche piquée dessus. J'allumais le feu avec précaution, et je déposais ma viande dessus, je la laissais rôtir doucement jusqu'à ce qu'elle roussisse. Quand j'estimais qu'elle était assez cuite ainsi, je déposais d'autres morceaux sur le grill, et allait déposer mon premier sur la table à manger. Mais je n'ai pas prévu que ma cuisson allait dégénérer. Comment cela se faisait-il ? Tout simplement parce que le jus de la viande tomba sous le grill et attisa d'avantage le feu, laissant une flamme bleue lécher la nourriture un peu trop fort.

-Merde... Bon sang, faut pas que tout brûle, sinon c'est la cata'.

Le feu se déclencha encore plus sur des morceaux, c'est pourquoi je le pris sur une fourchette et, et là, le jus me coula sur le bras me brûlant, le seul réflexe que j'eus était de balancer la fourchette avec la viande, et malencontreusement cette dernière arrivait droit sur Yume-San. Pour seul résultat horriblement marrant, Yume prit peur de la vache volante et l'esquiva en plein vol. La viande atterrit par terre, près de la piscine, mais ce qui fut vraiment hilarant, ce n'était autre que Yume, qui quant à elle, tomba dans la piscine dans un grand « plouf », comme un caillou. Je ne pus m'empêcher de rire, en continuant la cuisson. Vraiment, vous auriez dû voir sa tête au moment où elle trébucha, c'était trop ! Il ne me restait qu'à faire comme si de rien était, et finir ma cuisson tandis que elle, bah elle... heu...

-Je ne ris pas, hein. Heu, à table ?

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un élève à Kobe - entrainement d'endurance    Jeu 3 Mai - 17:06

Prenant ma place devant le barbecue, je regardais Kaïla telle une mère préparant le petit déjeuner à son enfant. Oui, j’étais le genre de môme à tourner autour de sa génitrice, regarder par dessus son épaule, à gauche à droite, les moindre mouvements, attendant qu’une chose, pouvoir gouter le plat préparé ou encore mieux, quand il s’agissait de dessert, lécher le reste de la crème se trouvant sur la cuillère.

C’est par surprise et sous le bruit du cri de Kaïla que je reculais légèrement en voyant une flamme monstre apparaître sous nos yeux. Surprise par celle-ci, j’essayais également d’étouffer un petit hurlement mais je ne le sus. C’est en voyant la cuisinière du jour secouer sa brochette dans ma direction, faire tomber la viande grillée sur le sol que je reculais de quelque pas. Me prenant premièrement la table sur les fesses, je basculais en perdant l’équilibre dans l’eau.

Plongeant dedans comme une pierre dans un « plouf » bruyant, je me mis à nager directement pour remonter à la surface en reprenant mon souffle m’aillant été volé, je pris position sur le bord de la piscine en crachant l’eau que j’eu avalé durant ma chute. Sous le rire même pas caché de Kurayami, je sortis de l’eau en secouant ma tête de gauche à droite.

-Je ne ris pas, hein. Heu, à table ?

Matérialisant un essuie que je tournais autour de ma tête tout en faisant une mine plus que contrariée, je fis sécher l’eau se trouvant sur mon corps et me matérialisais des vêtements. Un short bleu, un T-shirt blanc sur lequel se trouvait mon étoile et des converses en toiles de la même couleur que mon short. Prenant place à table, je vis également le cuisiner arriver avec une tonne de plat « en plus » pour notre barbecue.

Déposant tout cela sur la table, accompagné de la viande cuite par mon élève, je déposais mes coudes sur la nappe lisse que j’avais créé comme support, j’attendis d’être servie pour admirer la tonne de choses les plus alléchantes les unes que les autres se trouvant dans mon assiette. Quand la fille aux yeux rouges prit place devant moi, je levais le regard à son encontre avant de lui dire d’un ton mi-froid, mi-triste :

- C’n’était pas marrant… En plus, je suis sure que tu l’as fait exprès. J’espère que c’est bon, sinon je te brule.

Prenant une bouchée de la viande cuite par Kaïla, je mâchouillais la viande caoutchouteuse avant de … de changer de couleurs. C’est fou comment je pouvais passer de blanc, à rose, de rose à rouge et de rouge à verte pour finir bleue en crachant ce que j’eus osé déposer sur mon palet. Ne pouvant m’en empêcher, j’éclatais de rire avant de dire d’un ton amusé entre deux éclats :

- Finalement t’es pas mieux que moi, c’est vraiment dégelasse, goute.

Amusée par la situation, je vis le cuisinier n’étant toujours pas parti en direction de sa cuisine regarder la viande mi cuite, mi brulée ou encore … complètement crue. D’un mouvement de la tête, il me demanda si il pouvait s’en charger en vue de mon air dérisoire, je lui répondis oui et voilà que finalement c’était lui qui s’attelais à cuire notre viande.

- C’est amusant.

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Un élève à Kobe - entrainement d'endurance

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